Il y a 20 aujourd’hui, un grand révolutionnaire africain mourrait assassiné dans un coup d’État orchestré par un ancien frère d’arme. Thomas Sankara dirigea la révolution anti-impérialiste au Burkina Faso et deviendra premier ministre. Son gouvernement tentera de réformer l’agriculture, l’économie, l’éducation et le statut des femmes, mais se heurtera à une bourgeoisie puissante et aux différents pouvoirs religieux.
Il demeure encore aujourd’hui un exemple pour la jeunesse africaine, au même titre que Nelson Mandela, Patrice Lumumba ou même Che Guevara (le surnom de Sankara est d’ailleurs le Che Guevara africain)
Officiellement, il est décédé de «causes naturelles», mais, en réalité, il est décédé lors du coup d’État contre son gouvernement le 15 octobre 1987. Pour masquer son assassinat, le nouveau gouvernement au pouvoir affirma qu’il était «décédé de mort naturelle». L’absence de tout procès ou d’enquête de la part du gouvernement burkinabè a été condamnée en 2006 par le Comité des droits de l’homme des Nations unies.
Voici quelques liens :
Vidéo du discours de Thomas Sankara, le 29 juillet 1987, à Addis Abeba sur la dette des pays africains
Site dédié au capitaine Thomas Isidore Sankara
Discours de Thomas Sankara devant l’assemblée générale des Nations Unies le 4 octobre 1984










