Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Archive de 21 février 2008

Ah, ta yeule…

Posté par Libertad ! le 21 février, 2008

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Les ambassadeurs américains sont bien connus pour ne pas se mêler de leurs propres affaires. Nous en avons eu la démonstration aujourd’hui avec l’ambassadeur des États-Unis au Canada, Paul Cellucci. Selon lui, si les américains élisent un gouvernement démocrate, cela va supposément selon lui «nuire aux relations commerciales entre les deux pays». Il est par ailleurs actif au sein de la campagne du républicain John McCain, candidat connu pour son appui inconditionnel à la politique de Bush.

Il agite le spectre des syndicats qui appuient le parti démocrate et ainsi, il affirme qu’ils sont opposés à la libéralisation des échanges commerciaux. Il est que Barack Obama et Hilary Clinton sont opposés à certains points des accords de libre-échange de l’ALENA, mais il serait fort étonnant qu’ils aient une politique économique qui se démarque vraiment de ce qu’on fait les républicains. Car comme nous l’avons mentionnés dans un autre article, les démocrates et les républicains se ressemblent pas mal plus que certains voudraient nous le laisser croire.

Les syndicats américains ont raison de s’opposer à ce «libéralisme commercial» représenté par les accords de l’ALENA et du PSP. Les accords de libre-échange apauvrissent les travailleurs, ferment des usines ici et font baisser la qualité des produits et cela enrichit une minorité de possédant.

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Le rapport Castonguay et l’opportuniste Dumont

Posté par sylvainguillemette le 21 février, 2008

Comme certains ont peut-être eu la chance, ou malchance de l’entendre, notre girouette nationale, pour reprendre les termes de son ennemi, s’est empressée, après la réaction de Couillard face au rapport totalitaire Castonguay, de conseiller au premier ministre, un remaniement ministériel. Certes, cette simple affirmation vous amène probablement, ce petit sourire en coin que je partage.

D’abord, sur le rapport Castonguay, Mario Dumont fait fi des études sur la question des soit disant, bienfaits du privé en santé qui, rappelons-le, est plutôt néfaste pour le contribuable, dans les faits. Ce nuage pelleté des capitalistes, n’est nulle autre qu’une utopie, visant en fait à engraisser ces flasques paresseux de bourgeois minoritaires et parasitaires, comme si leurs sources de profits n’étaient déjà pas excentriques.

Comme pour le constat scientifique sur le réchauffement climatique et la responsabilité humaine face à celui-ci, l’ADQ/équipe Mario Dumont*, ignore totalement le rapport de l’IRIS, qui rapporte justement, que le coût en santé avec le privé, augmenterait. Ce n’est pas tout, les files d’attente n’en seraient pas plus diminuées.

Si Mario Dumont croit que Charest doit changer de ministres de certains secteurs, je n’oserai pas moins, que de lui suggérer de recourir le plus vite possible à une course à la chefferie dans son propre parti, parce que plus déconnecté de la réalité que Mario…

Quant à son équipe d’autistes qui lui sert de députés et de candidats, là encore, la place à l’évolution et à la reconnaissance des constats scientifiques, reste vacante et mériterait le plus grand intérêt, du prochain chef qui, soit-dit-en-passant, devra changer le nom du parti populiste crasse qu’est l’action despotique du Québec, oups! J’ai laissé aller mon imagination.

Nuls, sont les rapports et commentaires des scientifiques dans l’ADQ. Réchauffement climatique? Complot socialiste! Privé en santé égale une croissance des coûts et une stagnation de l’attente selon l’IRIS? Bzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

Ce parti populiste crasse, est en fait, un danger pour l’humanité, donc bien sûr, pour le Québec!

Conseil à Mario Dumont : Faites le ménage de vos principes, de votre équipe, quittez ensuite votre poste de chef suprême pour celui du président du conseil du patronat… Là, peut-être, l’ADQ gagnera en crédibilité! Encore là, faudra t-il que votre parti défende réellement les intérêts du prolétariat, ce dernier majoritaire. Bref, fermez donc boutique!

(Ce n’est pas le premier constat contradictoire de ce parti, veuillez consulter leur plate-forme quant à la « reproduction ». C’est totalement contraire à ce que prône la communauté scientifique, tout comme la productivité prônée de façon sectaire.)

*C’est en passant, le nom du parti.

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Le système électoral cubain et les mythes entourant l’île :On est bien loin de ce que prétendent les médias!

Posté par sylvainguillemette le 21 février, 2008

 Les récentes élections tenues à Cuba pour les choix des 614 membres de l’Assemblée nationale ont été la cible d’un grand nombre de critiques dans les médias.  Le message était simple : il ne s’agissait, selon la plupart des reportages, que d’une parodie de démocratie puisqu’il n’y avait pas vraiment de choix possibles lors de ces élections.

Comme c’est souvent le cas lorsqu’il s’agit de Cuba, bien des médias ont tout simplement coupé les coins ronds et n’ont finalement gardé, pour leur reportages, que les faits qu’ils voulaient bien garder, parce que cela faisait leur affaire.  En même temps, ce qui faisait moins leur affaire, parce que cela ne cadrait pas vraiment avec leur parti pris anti-Cuba, était mis de côté.

Une fois cela dit, la réalité des choses, à Cuba, demeure pas mal différent de ce que ces reportages laissaient entendre.  À plus d’un égard, leur système électoral pourrait même être considéré comme plus avancé que le notre.

Premier mythe : les Cubains n’avaient aucun véritable choix dans ces élections.  Faux.  Il faut en effet savoir que le processus électoral, pour la détermination de qui deviendra membre de l’Assemblée nationale, se fait en plusieurs étapes.  Dans un premier temps, il faut d’abord élire ceux et celles qui composeront les assemblées municipales.

Cela se passait l’automne dernier.  Près de 55 000 candidatures furent ainsi soumises afin de combler quelques 15 236 postes, soit à peu près la moitié de tous les postes requis , à travers toutes les différentes municipalités, l’autre moitié devant être comblée par des candidats et des candidates en provenance de différentes organisations de la société civile (ex: les syndicats).    Dans plusieurs endroits, il y avait même jusqu’à huit (8) candidatures par poste !

Par la suite, c’était le rôle de chacune de ces assemblées locales de se choisir un certain nombre de représentants et de représentantes qui iraient ensuite à l’Assemblée nationale.

L’élection du 20 janvier représentait la dernière étape de ce processus, au cours de laquelle l’ensemble de la population cubain, en âge de voter (note : à Cuba, il suffit d’avoir 16 ans), avait une fois de plus la possibilité de dire son mot.  Chaque Cubain et chaque Cubaine avait en effet la possibilité, à ce point, de se prononcer sur le choix des assemblées municipales en endossant en bloc (ou non) l’ensemble des candidatures retenues.  Ils pouvaient aussi décider de ne voter qu’en faveur de ceux et de celles qu’ils ou elles voulaient.  Il faut aussi dire que le fait de voter n’est pas obligatoire à Cuba (contrairement à beaucoup d’autres pays).  D’une manière ou d’une autre, un candidat ou une candidature doit absolument recueillir au moins 50% des votes pour être déclaréE éluE.

Deuxième mythe : Seuls les membres de la “nomenklatura” au pouvoir à Cuba peuvent espérer se faire élire; finalement ce sont toujours les mêmes gens, déjà au pouvoir, qui se feraient réélire.  Encore faux.  Suite aux élections du 20 janvier, 63% des membres de la nouvelle Assemblée nationale sont des gens qui siègeront pour la première fois de leur vie.

Autre fait à noter : 43% d’entre eux sont maintenant des femmes, ce qui fait de Cuba le 3e pays dans le monde possédant le plus haut taux de participation des femmes à la vie politique.  Cela représente en même temps une nette progression sur ce qui se passait avant, puisque ce pourcentage était alors de 36%.  D’une manière ou d’une autre, c’est tout à l’honneur de Cuba.  Ici même, au Québec, on aurait encore pas mal de chemin à faire pour rejoindre Cuba à cet égard.

On notera également, qu’à Cuba, tous les députéEs peuvent être démiEs de leurs fonctions, suite à une procédure de destitution, déjà prévue dans la loi.  Aucun députéE ne reçoit de rémunération spéciale pour son travail de député (puisque les députéEs ne siègent pas tout le temps et qu’Ils continuent également, entre deux sessions du parlement, de travailler là où ils oeuvraient avant leur élection).  Les dépenses électorales sont d’autre part très sévèrement contrôlées de manière à éviter les excès et aussi éviter qu’un candidat ou une candidate puisse tirer plus avantage de sa situation qu’un ou une autre.

À l’occasion des élections du 20 janvier, les Cubains ont également élu quelques 1 400 autres  déléguéEs qui siègeront au niveau des différentes assemblées provinciales.

Le 24 février prochain, quand la nouvelle Assemblée nationale se réunira pour la première fois, les nouveaux députéEs devront commencer par décider qui formera le nouveau Conseil d’État, en même temps que le prochain président de ce conseil (qui sera en même temps le président de Cuba; jusqu’ici c’était Fidel Castro),  qui sera vice-président, qui aura la responsabilité de présider la nouvelle Assemblée nationale et, finalement, qui composera les dix Commissions permanentes de cette assemblée.

Le système cubain n’est peut-être pas parfait.  Il ne pourrait pas se calquer directement chez nous, ne serait-ce qu’à cause de la présence, ici, de nombreux partis politiques.  Ce qui n’est pas le cas à Cuba.  Les Cubains, y compris les principaux porte-parole du gouvernement, sont les premiers à reconnaître que ce système a aussi ses défauts et qu’il n’y aura jamais un système parfait.  Une fois cela dit, on demeure très loin du portrait sombre que nous donnait, encore récemment, la plupart des médias à propos de Cuba.

Des chiffres à faire réfléchir !


Tandis que le taux de participation aux élections a plutôt tendance à baisser chez nous — au niveau scolaire, c’est même en train de devenir critique avec un pourcentage qui est maintenant rendu en bas de 8% –, ce même taux continue toujours à être très élevé à Cuba, y compris lorsqu’il s’agit de choisir ceux et celles qui occuperont les fonctions électives au niveau local.

Ceux et celles qui pensent d’autre part qu’une telle différence s’explique avant tout par le fait que les Cubains n’auraient pas vraiment le choix que d’aller voter, et de choisir le ou la candidate choisi par les autorités en place, devraient lire ceci: des suites des dernières élections municipales, qui se tenaient, à la fin octobre à Cuba, un 2e tour eut finalement lieu dans 2 971 circonscriptions parce qu’aucune des candidatures n’avait  alors recueilli dans ces circonscriptions le minimum requis de 50% des votes !!!

Seulement 47% des conseillers et conseillères sortants furent d’autre part réélus dès le 1er tour. Le 2e tour vient d’avoir lieu.  Également à noter : les deux-tiers des candidats et des candidates n’étaient pas membres du Parti communiste cubain.

Le rapporteur des Nations Unies dénonce le fait que le blocus contre Cuba viole le droit à l’alimentation

JEAN Ziegler, rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation du Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies a déclaré à La Havane que le blocus économique commercial et financier imposé à Cuba par les Etats-Unis affecte en particulier le droit à l’alimentation de la population.

Le représentant spécial s’est entretenu avec le ministre des Relations extérieures Felipe Pérez Roque, au siège du ministère des Relations extérieures.

Ziegler a déclaré que la mesure coercitive nord-américaine fait que Cuba se trouve –plus que n’importe quel autre pays- dans des conditions très difficiles pour affirmer son indépendance et sa souveraineté et protéger tous ses citoyens.

Il a félicité les autorités cubaines pour leur victoire récente à l’Assemblée générale des Nations Unis, où le blocus a été condamné pour la 16e fois d’affilée, avec 184 voix en faveur de la résolution, quatre contre et une abstention.

Il a critiqué l’administration du président Georges W. Bush qui ne reconnaît pas l’existence de droits humains sociaux, économiques et culturels, et a rappelé que près de 854 millions de personnes dans le monde souffraient de la faim.

Pérez Roque a fait savoir que la présence à Cuba du rapporteur spécial du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies pour le droit à l’alimentation illustrait l’engagement du gouvernement cubain en faveur de ce mandat.

Il a également considéré que la présence de ce rapporteur spécial montrait l’attachement de l’île aux mécanismes universels des droits de l’homme non discriminatoires et non sélectifs, et sa volonté de coopérer avec le nouveau Conseil des droits de l’homme (CDH) à laquelle elle a été élue avec plus de deux tiers des voix.

Sa visite est possible notamment parce que le mandat contre Cuba a été levé à Genève, un mandat imposé par la force, sélectif et discriminatoire, que nous n’acceptons pas et que nous n’accepterons jamais, a-t-il ajouté.

Après avoir reconnu le travail sérieux de Ziegler, il a également expliqué que le pays des Caraïbes invitera l’année prochaine d’autres rapporteurs spéciaux du Conseil des droits de l’homme.

Pendant son séjour, Ziegler a visité des projets et été informé des programmes que Cuba développe pour assurer l’alimentation de la population et pour continuer d’avancer dans la construction d’une société plus juste, solidaire et équitable, malgré le blocus nord-américain qui a coûté plus de 89 milliards de dollars à notre pays depuis 45 ans.

Le ministre des Relations extérieures cubain s’est déclaré prêt à recevoir dans l’avenir d’autres rapporteurs spéciaux de l’Organisation des Nations Unies (ONU) si le traitement égalitaire et respectueux envers l’île est poursuivi, a rapporté PL.

Garcia Marquez demande la libération des Cinq

L’ÉCRIVAIN colombien Gabriel Garcia Marquez, prix Nobel de littérature 1982, a rejoint ceux qui réclament l’élargissement immédiat des Cinq anti-terroristes cubains, prisonniers politiques aux Etats-Unis depuis plus de 9 ans.

Avec Garcia Marquez et José Manuel Ramos Hora, prix Nobel de la paix et président du Timor Oriental, qui a rejoint récemment la liste des personnalités appuyant cette cause, ce sont six personnalités nobélisées qui ont apposé leur signature à l’appel diffusé le 12 octobre  par le réseau des réseaux A la défense de l’humanité, a signalé PL.

Le document exige la libération de Gerardo Hernandez, Ramon Labañino, Antonio Guerrero, Fernando Gonzalez et René Gonzalez, purgeant de longues et injustes peines auxquelles ils ont été condamnés à l’issu d’un procès truqué ayant eu lieu à Miami.

Les autres prix Nobel ayant signé le manifeste sont Nadine Gordimer et Wole Soyinka (littérature), Zhores Alfiorov (physique) et Adolfo Pérez Esquivel (prix Nobel de la paix).

Dès le début, l’appel –signé pour le moment par environ 3 300 personnalités, organisations et institutions internationales- a reçu un appui croissant.

Parmi les pays les plus représentés se trouvent les Etats-Unis, l’Espagne, l’Argentine, la France, le Brésil et d’autres pays latino-américains.

 (basé sur un article du People’s Weekly World,
le journal du Parti communistes des E.U,
paru le 2 février 2008)

*

Le site de la Table de concertation et de solidarité Québec-Cuba: http://www.solidaritequebeccuba.qc.ca/
Le site du journal Granma (en français): http://www.granma.cu/frances/index.html

Le site de Radio Habana Cuba (en français): http://www.radiohc.cu/frances/portada.htm

Le site du Parti communiste de Cuba (en espagnol): http://www.pcc.cu/pccweb/

Le site du Comité de solidarité Trois-Rivières: http://www.cs3r.org/

Le site de l’Association québécoise des Amis de Cuba: http://aqac.iquebec.com/

Le site de la Brigade Québec-Cuba: http://www.bqc.qc.ca/index.php

 

Autres informations utiles :

 

Si vous habitez Montréal, vous pouvez également syntoniser votre radio sur les ondes De Radio Centre Ville (102,3 FM) à tous les jeudis, à 15h00 pour écouter une émission produite par la Table de concertation et de solidarité Québec-Cuba, appelée : Dimension Cubaine .

 

(*) Ces organismes appartiennent tous à la Table de concertation et de solidarité Québec-Cuba, tout comme le PCQ.

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