
La guerre a éclaté entre la Russie et la Géorgie dans la nuit de jeudi à vendredi. Pour ceux qui ne connaissent pas la situation, voici un résumé:
Après l’éclatement de l’URSS, la Géorgie est devenu indépendante, sauf que l’Ossétie, qui était très autonome au sein de l’ex-URSS, s’est fait couper en deux. Le nord resta russe et le sud se retrouva sous le “contrôle” de la Géorgie. L’ossétie du Sud, que la “communauté internationale” n’a jamais reconnu, est semi-autonome depuis ce temps là (avec une aide importante de la Russie, sa grande alliée). Notons aussi que la région a d’importantes ressources naturelles et est une voie de transit pour le pétrole du Caucasse.
Plus récemment maintenant, le président géorgien, Mikhaïl Saakachvili*, l’homme fort des USA dans la région, a haussé le ton dans le dossier. Lui et son armée ont décidé, malgré la présence des forces de maintien de la paix russes, de lancer une offensive contre l’Ossétie du Sud. Les nouvelles en provenance de la région se bousculent, mais il semblerait que la Géorgie aurait voulu procéder à un nettoyage ethnique de l’Ossétie du Sud. Durant les dernières 24 heures, les bombardements géorgiens auraient fait au moins milles morts parmis la population civile ossète qui fuit le conflit en allant se réfugier massivement en Russie. Des témoignages auraient fait état de troupes géorgiennes fusillant des familles ossètes entières sur le bord d’une route. Toujours selon les rapports de la région, Tsjinvali, la capitale de l’Ossétie du Sud, a été presque réduite en cendres. La Russie, grande amie de l’Ossétie, a ordonné l’arrêt des opérations géorgiennes, ce à quoi ils ont répondu en tuant dix soldats russes de maintien de la paix dans un bombardement et en abattant deux chasseurs russes en patrouille. La Russie est ensuite entrée en marche en envoyant la 55e armée stationée en Ossétie du Nord.
L’Abkhazie, l’autre province séparatiste de Géorgie, a déployée ses troupes pour faire face aux forces géorgiennes. La Géorgie, quant à elle, a fait revenir ses milles soldats présents en Irak. Il serait peut-être temps que le président géorgien admette son erreur, avant que son armée ne soit complètement anihilée. L’Ossétie du Sud ne veut plus être sous le joug de Tbilissi (la capitale géorgienne), un point c’est tout. La géorgie n’a aucunement le droit de massacrer la population civile uniquement pour “recapturer” un territoire qui ne veut plus d’elle.
Je vais continuer à suivre la situation et vous informerez sur l’évolution da la situation là-bas.











