
C'est la crise ! Le capitalisme serait malade ? Qu'il crève, et nous danserons sur sa tombe! Le 1er mai, c'est la journée internationale des travailleuses et travailleurs!
Évènement sur Facebook : http://www.facebook.com/event.php?eid=93905760420
Publié par L'Agitateur le 11 avril, 2009

C'est la crise ! Le capitalisme serait malade ? Qu'il crève, et nous danserons sur sa tombe! Le 1er mai, c'est la journée internationale des travailleuses et travailleurs!
Évènement sur Facebook : http://www.facebook.com/event.php?eid=93905760420
Publié dans Événement, Pauvreté, Publicité, Résistance, Révolution, Spécial | 18 Commentaires »
Publié par quebecsocialiste le 2 avril, 2009
Le discours intégral de George Galloway, l’homme qui peut transformer les enfants canadiens en bombes humaines par sa simple présence (selon les crackpots du gouvernement canadien supporter de terrorisme, qui considèrent maintenant l’aide humanitaire comme un crime sans nom), en cinq parties. Cliquez ici pour la première, les quatre autres sont juste à côté.
Rappellons que pendant ce temps, l’organisation terroriste (selon des pays comme la France et les États-Unis du moins) "Jewish Defence League" a le droit de mentir à la face de la population dans les mass médias et d’influencer le gouvernement dans ses prises de positions! Pathétique! Le Canada, cette fédération illégitime grotesque, a vraiment touché le fond du baril. Le plus cruellement ironique, c’est que pendant que la province "diaboliquement gaugauche avec une couche d’antisémitisme" du Québec a vu son taux de crimes haineux (dont les crimes antisémites) diminuer de 27% dans la dernière année, la montée inquiétante de l’antisémitisme au Canada se propage surtout… dans les provinces de l’ouest (en hausse de 79%, rien de moins) qui votent Harpeur! C’est également là que les camarades communistes se font le plus attaquer par des groupes d’extrême droite néo-nazis qui ne sont presque jamais traduits en justice (ça attirerait trop l’attention sans doute). Mais où sont donc Barbara Kay et les démagogues pro-sionistes de l’extrême droite québécoise!?
Mais le pire, c’est que ce militant anti-raciste de longue date (comme vous pourrez le constater dans la vidéo) s’est fait interdire l’entrée dans la "démocrassie" canadienne, alors que le criminel de guerre international George W. Bush a pu y pénétrer sans le moindre problème! Honte au gouvernement canadien!
En bonus, cette excellente vidéo qui résume bien vers quoi nous nous en allons si jamais la population laisse passer cette attaque en règle contre la liberté d’expression sans rien faire:
Publié dans Afghanistan, Bush, Canada, Fascisme, Fédéralisme, Guerre, Impérialisme, Israël, Palestine, Répression, Résistance, Sionisme, Spécial, Terrorisme, Terrorisme étatique, Vidéo | Poster un commentaire »
Publié par Libertad ! le 1 avril, 2009

Le collectif Reactionism Watch, habituellement associé à l’extrême-gauche de l’échiquier politique, se transformera prochainement en un blogue de tendance néo-libérale. Nous cesserons de traiter de sujets de gauche pour adopter un agenda politique de droite et capitaliste. De plus, nous ferons la promotion en public des idées de Milton Friedman et de Friedrich Hayek. Des raisons nous poussent à croire que le néo-libéralisme est la seule forme acceptable de politique économique pour un gouvernement. Désormais, notre nouveau nom sera le Leftist Watch, qui aura pour objectif de surveiller la gauche sur la toile. Notre logo sera modifié pour que ça soit des hommes d’affaires, ces bienfaiteurs qui ont à cœur notre économie, qui installent un drapeau américain à l’endroit. Au lieu de nous nommer les camarades, nous deviendrons les équipiers, et nous élirons un chef selon le principe une action, un vote. Une ligne éditoriale néo-conservatrice sera appliquée pour les questions internationales et géopolitiques. Fini l’appui au socialisme et à l’indépendance du Québec ! Désormais, nous appuierons une ligne ultra-fédéraliste : un Canada néo-libéral fort qui empiète sur les champs de compétence des provinces. Notre idéal serait d’exporter le modèle albertain d’exploitation des ressources naturelles au Québec. Parce que la pollution est synonyme de progrès pour nous.
Nos principales valeurs : respect des marchés, les sous avant les gens, propriété publique privatisée, libArté…
Nous voulons plus d’autos et moins d’arbres !
L’équipe du futur Leftist Watch
Publié dans Capitalisme, Spécial | Tagué: Capitalisme, Spécial | 36 Commentaires »
Publié par Libertad ! le 24 décembre, 2008

Nous souhaitons à nos lecteurs, amis et collaborateurs de très belles fêtes, remplies de moments de joies et de tendresse. Sans pour autant tomber dans la consommation excessive, nous souhaitons également que tout vos voeux soient réalisés. N’oubliez pas aussi d’appeller un taxi, opération nez rouge ou de dormir chez la famille au lieu de conduire après avoir bu !
L’équipe du Reactionism Watch
Publié dans Fête, Spécial | 1 commentaire »
Publié par Libertad ! le 29 avril, 2008

Comme l’année dernière, nous invitons tous nos lecteurs et les amiEs de Reactionism Watch à venir à la manifestation du premier mai à Montréal. Longue tradition révolutionnaire, le premier mai semble renaître de ses cendres depuis quelques années, à l’initiative des organisations révolutionnaires qui sont plus actives que jamais. Comme l’année dernière, nous publierons les meilleures photos prises par nos photographes. C’est un rendez-vous jeudi 1er mai à 18h à Montréal, coin Ontario et Valois (métro Joliette) ! Si vous pas êtes pas trop épuisés après, venez également à la manif le 3 mai !
Si vous n’habitez pas Montréal, vous pouvez aller à la manifestation de Québec organisée par le PCR à 18 : 00 au coin des rues Nolin et Pruneau (Maison des généraux). Un autobus fera la navette à 17:00 à partir du coin de rue Langelier et Charest.
Bon premier mai à tous !
Publié dans Manifestation, Révolution, Spécial | 41 Commentaires »
Publié par Reactionism Watch le 8 mars, 2008

À chaque année, c’est le 8 mars que nous soulignons la journée internationale des femmes. C’est également ce jour-là que nous faisons un bilan de nos luttes pour l’égalité des hommes et des femmes et c’est une journée pour se rassembler autour pour un monde plus juste et plus équitable pour les femmes.
Même si nous avons beaucoup gagnés au cours de nos décennies de lutte commune, il reste quand même beaucoup à faire, autant pour les femmes ici que pour nos soeurs à travers le monde.
Nous souhaitons à toutes nos lectrices et à toutes femmes du monde une très bonne fête !
L’équipe du Reactionism Watch
Publié dans Événement, Féminisme, Spécial | 65 Commentaires »
Publié par Libertad ! le 23 décembre, 2007
UNE VRAIE HISTOIRE DE PÈRE NOËL
Partie 2
IV
Après s’être vêtu de son traditionnel manteau rouge à col de fourrure blanc et de sa tuque assortie, celui qui semblait être réellement le Père Noël enfourcha la motoneige, pendant que Godefroy terminait d’enfiler son ensemble hivernal.
Le Père Noël lui expliqua comment charger, armer, sélectionner le tir, puis finalement comment viser et tirer.
La motoneige démarra et ils se lancèrent vers leur destination.
Après avoir zigzagué au travers des amoncellements de glace pendant une quinzaine de minutes, le Père Noël donna un coup de coude à Godefroy, puis lui pointa une immense masse de glace qui se tenait à quelques kilomètres devant eux. Il immobilisa la motoneige, puis dit à notre environnementaliste :
Godefroy recommençait à douter…
Ils marchèrent jusqu’à ce que le vieil homme lui fasse signe de se coucher au sol, ce qu’il fit.
Ils se placèrent en position accroupie et marchèrent lentement vers le poste de garde jusqu’à ce qu’ils ne soient qu’à quelques mètres, puis le Père Noël lui fit signe de s’arrêter. Godefroy regarda le gros monceau de glace de trois mètres de haut par quatre de large et, ne voyant pas ce que ça avait à voir avec un poste de garde, dit négligemment au vieil homme d’une voix mi-étouffée: « Ce n’est qu’un tas de glace! » Mais un bruit soudain capta son attention : un son de porte qui s’ouvre venait précisément de l’amoncellement de glace. Il se retourna vers le Père Noël, mais ce dernier n’y était plus : disparu! Toutefois maintenant un homme en uniforme, le visage caché par un passe-montagne l’épaulait de son arme :
- Pas un geste ou bien je te transforme en passoire! Dépose lentement ton arme… Godefroy obtempéra. Mais au même moment il vit le Père Noël s’avancer furtivement derrière l’ennemi, sa ceinture à la main. Il la leva au dessus de la tête du mercenaire, puis d’un seul coup il la descendit sur la gorge au même moment qu’il lui donnait un coup de pied derrière le genou droit, ce qui lui fit perdre l’équilibre et basculer par derrière. Le Père Noël, étendu sur le dos sous son adversaire qui se tortillait en tentant désespérément de se libérer de la ceinture qui l’étranglait, la serra sans pitié jusqu’à ce que le mercenaire cesse tout mouvement.
Il se libéra du corps du soldat de fortune et s’adressa à Godefroy :
Ils contournèrent le poste de garde et se retrouvèrent devant une porte ouverte donnant accès à une pièce chauffée munie d’un bureau sur lequel il y avait un écran d’ordinateur, où on y voyait des images de l’extérieur, et un casque d’écoute munie d’un micro. Au fond de la pièce, un petit réfrigérateur, une cafetière pleine de café et un four à micro-ondes reposaient dans une armoire prévue à cet effet. Sur le sol : une caisse de grenades ouverte. Ils pénétrèrent à l’intérieur :
Godefroy s’exécuta.
Ils traînèrent le corps à l’intérieur et lui retirèrent ses vêtements. Godefroy se hâta de les enfiler. Soudain, une lumière verte placée sur l’écran d’ordinateur clignota.
Le jeune homme se coiffa du casque d’écoute et répondit à l’appel en suivant les instructions du Père Noël. Blackwater l’avisa qu’ils enverraient une escorte de deux hommes. Ils eurent à peine le temps de cacher le corps dans la salle de toilette qu’un son de motoneige se fit entendre avant de s’arrêter, puis l’on frappa à la porte. Il appuya sur le bouton de déclenchement et deux hommes en uniforme apparurent :
Mais au même moment où le mercenaire s’apercevait que quelque chose clochait, Godefroy pointa prestement son arme vers eux et tenta sans succès de faire feu : il avais omis de retirer le cran de sûreté et de sélectionner le tir automatique. Heureusement que le Père Noël fut plus rapide que les mercenaires : il vida sur eux tout un chargeur du MP5K1 qu’il cachait derrière son dos.
Il changea de chargeur et arma le pistolet mitrailleur.
Une dizaine de minutes de marche furent nécessaires pour se rendre à la base. À la droite de l’entrée de l’immense montagne de glace, il y avait un trou de la dimension d’un index. Le Père Noël fouilla dans sa poche et en sortit dix doigts sectionnés :
Il inséra le doigt dans le trou prévu à cet effet et une porte coulissante s’ouvrit sur un immense entrepôt. Au centre, il y avait le traîneau du Père Noël et les rennes, tous attelés et aucun mercenaire n’était en vue.
Il n’avait pas passé la porte qui menait au couloir, qu’une série de détonations se firent entendre, suivi d’une multitude de coups de feu. Godefroy n’avait plus de temps à perdre; il devait aller chercher ses amis. Le corridor avait une dizaine de mètres et donnait sur un autre passage à sa gauche. Au moment où il tournait le coin, il tomba face-à-face avec un mercenaire qui courrait en sa direction. Cette fois-ci, une longue rafale s’échappa de son fusil d’assaut, ne laissant aucune chance à l’homme qui s’effondra au sol sans perdre l’élan de sa course. Il changea de chargeur et continua au bout du corridor qui débouchait sur un petit bureau semblable à celui du poste de garde extérieur, adjacent à une porte métallique. Sans perdre de temps, il introduisit le doigt dans la cavité prévue à cet effet, puis la porte s’ouvrit :
Ils le suivirent dans les couloirs, puis arrivèrent dans le grand entrepôt où reposaient les corps d’une quinzaine de mercenaires. Mais quelle ne fut pas leur stupeur de voir le Père Noël dans son traîneau leur faire signe de le rejoindre : « Venez vite! Ils va certainement arriver des renforts, dépêchez-vous!!! » Ils coururent à toute jambe vers le traîneau et au moment où ils se jetaient à l’intérieur, la grande porte coulissait laissant en laissant entrevoir une trentaine de mercenaires embusqués derrière leurs motoneiges qui faisaient feu sur eux. D’un coup, au travers des projectiles qui sifflaient à leurs oreilles, le Père Noël cria : « Allez, Rudolf! Ha! Ha! Allez!!! ». D’un seul coup, l’immense traîneau leva de terre et sortit de la base à une vitesse fulgurante, faisant rouler les passagers vers l’arrière.
V
Après que Godefroy eut expliqué toute son aventure à ses compagnons d’infortune, bien blottis sous une immense couverture de peaux, le Père Noël s’adressa à eux :
Il regarda son GPS et fit exécuter à ses rennes un léger virage à gauche.
Le temps s’était bel et bien arrêté. Alors qu’ils s’approchaient d’une ville, ils commencèrent à perdre de l’altitude pour finalement apercevoir une enseigne Walt-Mart.
Le Père Noël regarda dans ce qui était une sorte de viseur, puis tira un levier : « cloum! », une soute à bombe s’ouvrit. Puis il tira une autre manette : « clock! fffffffiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii! ». Une bombe tombait sur le magasin. « Boum », un nuage de fumée noire indiquait qu’ils avaient touché la cible.
Il tira une autre manette, puis un bruit d’aspirateur se fit entendre. Derrière eux, une grosse poche rouge se remplissait de cadeaux. « Incroyable! » pensaient-ils tous, « le Père Noël va distribuer gratuitement des cadeaux aux enfants. Et ces cadeaux proviendraient du plus vil des magasins à grande surface, c’est-à-dire Wal-Mart! »
Ce dernier lui adressa un clin d’œil en guise d’approbation et leur dit :
Ils firent exploser un à un tous les Wal-Mart du monde entier et en distribuèrent tous les items qu’ils contenaient aux jeunes et moins jeune. Le matin de noël, alors que tous profitaient de leurs cadeaux, les chaînes de télévision annonçaient avec incompréhension que tous les Magasins de la chaîne Wal-Mart avaient été bombardés et vidés de leurs contenus. Ils ajoutèrent que les compagnies d’assurance ne paieraient pas pour ce qu’ils considéraient un « act of God ». La compagnie s’en allait droit vers la faillite. Pendant ce temps, notre ami Godefroy était retourné au campement de l’expédition avec ses amis où les autres scientifiques furent très heureux de les revoir tous sain et sauf en ce 25 décembre. Notre jeune héro passa le plus beau noël de sa vie en compagnie de sa copine Cassandra.
De son côté, notre Père Noël qui s’ennuyait mortellement de sa chère Mère Noël, qu’il n’avait pas vu depuis près de 40ans, mit le cap avec son traîneau vers l’île où elle vivait maintenant séparée de Jim Morrison. Après avoir eu des liaisons avec Elvis, JFK et même Marilyn, elle fut très heureuse de retrouver son cher Père Noël, qui s’avérait être le seul homme à la hauteur de ses attentes et de ses besoins!
FIN
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Publié par Libertad ! le 23 décembre, 2007
Comme promis, c’est le temps des fêtes et voici un conte de noël qui met en scène des choses pas mal d’actualité comme les mercenaires de Blackwater ou le réchauffement climatique. Nous tenons à remercier notre camarade Étienne Hallé pour la rédaction de cette histoire. Nous vous souhaitons de joyeuses fêtes ! L’équipe du Reactionism Watch.
UNE VRAIE HISTOIRE DE PÈRE NOËL
I
Depuis maintenant plus de six heures que Godefroy marchait d’un pas lent au travers de la tempête. Après avoir ressenti la morsure du froid sur ses doigts et son visage, il commençait maintenant à sentir ses extrémités s’engourdir. Où était-il? Avait-il parcouru plusieurs kilomètres depuis que sa motoneige était tombée en panne sèche? Il se damnait de ne pas avoir écouté les conseils d’Armstrong, le responsable de l’expédition internationale de recherche sur la fonte de la calotte polaire. Plutôt que d’être resté tranquillement bien au chaud dans leurs installations avec leur relatif confort, il avait décidé en cette avant-veille de Noël de partir à la recherche de l’équipe de prélèvement de carottes glacières, avec laquelle ils avaient perdu tout contact depuis plusieurs heures. « La tempête qui va bientôt se lever pourrait bien être fatal pour eux, il fait que j’y aille! » avait-il lancé avant d’enfourcher une motoneige munie d’un traîneau. Il se trouvait maintenant vraiment ridicule de ne pas avoir fait le plein avant de partir. La moitié du réservoir aurait dû suffire, n’eut été de cette damnée tempête qui s’était levé après seulement quelques kilomètres de parcourus. Les rafales de neige dans la pénombre de la perpétuelle nuit de l’hiver nordique; la panne; la marche; l’espoir; le désespoir… à chaque pas l’engourdissement minait peu à peu sa volonté de vivre. Il songea à ses proches; à Cassandra de l’équipe vers laquelle il s’était lancé si négligemment à la recherche, puis – alors qu’il était sur le point de tout abandonner – il vit une lueur aux travers de ses cils enneigés, une lueur diffuse qui embrumait sa vue au-delà des flocons de neige.
Il se traîna péniblement vers elle, se disant que cette lumière était synonyme de présence humaine. Peu à peu, pas à pas, la forme d’une vieille bicoque se dessina devant lui, lui livrant un ultime espoir. « Mais que fait une cabane ici en plein Pôle Nord? Peu importe pourvu que je m’en sorte… » Pensa-t-il en respirant une vague odeur de feu de bois au travers de la poudrerie. Il s’approcha de la petite maison et constata qu’elle plutôt délabrée; ses vitres recouvertes de givre l’empêchaient de voir clairement à l’intérieur où seule la vision d’une lueur dansante lui indiquait qu’elle était habitée. Il frappa à la vieille porte de bois une première fois sans réponse. Il frappa à nouveau, puis il entendit une vieille voix rauque, qui semblait sortir d’une bouche édentée, dire sur un ton impatient : « Foutez-moi le camp d’ici bande d’abrutis; chiens puants dévoreurs de vidanges; vous avez ce que vous voulez, alors dégagez de ma propriété avant que je vous fasse goûter aux fruits de mon tromblon1! ». Au point où il était rendu, Godefroy était prêt à prendre le risque de recevoir une volée de plombs. Toutefois, avant de frapper à nouveau, il ne resta pas devant la porte et s’exécuta à l’aide de sa main gauche maintenant insensible. Poum! Une détonation se fit entendre et une décharge de tromblon transperça la porte la faisant craquer en deux avant de se briser définitivement en s’écrasant au sol. « Foutez-moi le camp sales mercenaires merdeux; j’en ai assez de vous! Ha! C’est terminé, comprenez-vous? Ha! C’est fini!!! ». Notre jeune désoeuvré pensa : « Heureusement que je ne suis pas resté devant cette damnée porte… mais qui est ce fou? ». « Ha! Ha! Attendez un peu, vous ne perdez rien pour attendre! » dit la voix du vieil homme qui s’affairait à recharger son fusil.
Godefroy décida de tenter quelque chose :
Godefroy eut devant ses yeux la vision d’un vieil homme barbu en combinaisons une pièce crasseuses qui pointait sur son visage un vieux fusil dont l’embouchure du canon était en forme de trompette. Ses cheveux hirsutes étaient gris et sales et son odeur se mélangeait avec celle de la vieille maison; mélange de moisi, de crasse et de fumée de poudre noire. Son nez était rouge, gonflé et quelque peu difforme; il ressemblait à celui d’un vieil ivrogne. Ses yeux globuleux, d’un mélange de rouge sang et de jaune, exprimaient bien son désarroi sous ses sourcils broussailleux. Et sa bouche… était sans dents cachée derrière une grande barbe blanche jaunie par la fumée du tabac.
Godefroy n’en pouvait plus; il était épuisé et ce vieux cinglé l’exaspérait au plus haut point. Il tenta de risquer le tout pour le tout et, réunissant ses dernières forces, il s’élança vers le vieil homme dont l’arme n’émit qu’un « clic » avant que notre déshérité ne lui enlève.
Le vieillard le regarda de ses yeux vitreux et acquiesça en lui faisant signe de pénétrer à l’intérieur.
II
Les deux hommes pénétrèrent à l’intérieur, et notre vieillard barbu en combinaison une pièce, sans se soucier de son invité obligé, regarda pensivement quelques instants l’entrée par laquelle soufflait la poudrerie tout en se grattant les cheveux d’une main et l’entrejambe de l’autre. Soudain, il regarda le buffet, qui était juste à côté du cadre de porte, puis observa l’ouverture, puis s’écria : « Ha! Aidez-moi à pousser le buffet à la place de la porte! » Godefroy s’exécuta lentement, épuisé par tous ces événements. Ensemble, ils poussèrent avec difficulté le meuble massif devant l’entrée.
Godefroy, qui s’était assis devant le feu du foyer, sentait enfin ses membres revivre avec d’abord une sensation de picotement, puis d’élancement. Le vieillard, de son côté, buvait à même la bouteille un vin rouge Saint-Émilion 1986, ne disant mot, les yeux absents et la respiration sifflante. Après une dizaine de minutes de silence, il s’adressa à celui qui était son invité forcé:
Godefroy n’en croyait pas ses oreilles : Blackwater au pôle nord qui tenaient un vieux fou prisonnier? Le pauvre devait être proie à des troubles mentaux… Le vieillard s’adressa à lui :
Décidément, le vieux était vraiment maboul. Le Père Noël et quoi encore… Le jeune homme se dit alors en lui-même que tant qu’à être pris ici, il pourrait peut-être essayer de s’amuser un peu en attendant que la tempête ne passe.
« Finalement, pensa-t-il, ce n’est pas si pire que ça. Je vais m’amuser un bon coup: de toute façon, je ne peux rien pour l’équipe de prélèvement. Ils devraient être en mesure de passer une nuit sous la tente dans la tempête. Et Cassandra…
Le vieillard le fit sortir de ses pensées en lui tendant une bouteille Cahors 1998, puis s’assied. Il fouilla dans sa poche et en sortit un sac « ziplock » de taille « sandwich » contenant une substance verte ressemblant à du cannabis. « Non, pas possible, ce vieux fou va se rouler un joint! », pensa Godefroy. Après avoir collé trois papiers et roulé un joint grotesque en forme de trompette, il l’alluma et prit une longue bouffée qu’il conserva dans ses poumons plusieurs secondes, puis après avoir réprimé une toux, souffla lentement la fumée, l’air satisfait.
Godefroy n’en revenait pas, il était là dans une vieille cabane sans porte au Pôle Nord et ce, au beau milieu d’une tempête avec un vieux cinglé alcoolique et toxicomane qui se prenait pour le Père Noël : personne n’allait le croire.
« Fou à lier, le vieux » pensa Godefroy. Mais la substance fumée aidant, il avait tout de même envie de savoir le reste de l’histoire.
Godefroy, grimpa jusqu’en haut et entra dans la chambre que son hôte lui avait indiqué. La pièce était exiguë et ses murs étaient parsemés de photos de Jim Morrison et d’accessoires fétichiste et sado-masoscistes. Avant de se laisser tomber dans le lit qui aurait appartenu à Mère Noël, il enleva le fouet et les menottes qui y étaient posés puis sombra dans un sommeil profond.
III
Une odeur d’œufs et de poisson le réveilla. Non, il n’avait pas rêvé. Tout cela était bien vrai : la motoneige; la panne; la marche dans la tempête; la cabane; le vieux fou. Le vieux fou! C’était incroyable, il était dans une cabane au beau milieu du Pôle Nord chez un cinglé qui se prenait pour le Père Noël. La tempête avait cessé. Il eut l’impression que la chambre lui semblait plus propre que la veille. « Il faut que je parte d’ici au plus tôt et que je retrouve l’équipe » se dit-il. Il sortit de la chambre et remarqua, sur le mur près de l’échelle, un cadre avec la photo de son hôte habillé en Père Noël. Il remarqua au bas du cadrage une plaque munie du marteau et de la faucille – emblème du mouvement communiste – et l’inscription « Père-Noël, premier secrétaire du Parti communiste du Pôle Nord ». Perplexe, il descendit l’échelle et eut toute une surprise : tout était maintenant si propre! La pièce était bien rangée et même qu’une nouvelle porte était en place. Le vieil homme, rajeuni de plusieurs années n’avait plus les allures d’un ivrogne, mais ressemblait vraiment au Père Noël : il était maintenant vêtu de rouge et avait manifestement prit un bain. Il s’adressa à lui :
Godefroy s’assied à table.
« Bon, pensa Godefroy, il recommence à divaguer… »
Un bruit de motoneige qui s’approchait se fit entendre.
Au même moment, au travers de la fenêtre, la vision de deux homme descendant d’une motoneige vêtu d’une tenue militaire hivernale, M-16 en bandoulière, le décida d’obtempérer. Rapidement, il monta dans l’échelle qui menait à l’étage supérieure.
Poum! Le tromblon du vieil homme pulvérisa la porte, de même que l’homme en arme qui était derrière. Son compagnon se jeta au sol, armant son fusil d’assaut derrière son compagnon qui gisait dans la neige la poitrine ensanglantée. Il tira quelques coups de feu à l’aveuglette dans l’embrasure de la porte. Soudain, un bâton de dynamite allumé lancé de la maison fut la dernière image qu’il vit. Boum! Toutes les vitres de la maison volèrent en éclat et seul un cratère noir et rouge, d’où s’échappait de la fumée, venait contraster avec le blanc de la neige. Godefroy descendit, constatant avec effroi le drame qui s’était déroulé devant lui :
Le vieil homme prit un morceau déchiqueté d’uniforme et lui montra un badge à l’effigie de Blackwater.
Godefroy n’y comprenait plus rien : il était certain d’avoir bien vu des pièces d’armes brisées éparpillés autour de l’onde de choc. Pourtant, le vieil homme lui pointait deux M-16 en parfaite condition et aucune arme démantibulée ne se trouvait sur le sol. Même que des étuis à chargeur étaient à côté d’elles, impeccables. « Allez, habillez-vous! Nous devons délivrer vos amis! »
Étienne Hallé
Publié dans Spécial | 28 Commentaires »
Modération des commentaires
Publié par Libertad ! le 30 mars, 2008
Étant donné le peu de positif apporté en général dans les discussions, nous sommes obligés de mettre quelques règles pour remédier à la situation.
Tout premièrement, les commentaires seront modérés, ce qui signifie que vous ne verrez plus vos réponses être publiés automatiquement. Elles devront avoir été approuvés par au moins un membre du collectif, qu’il soit auteur ou administrateur.
Deuxièmement, nous prions les gens concernés à cesser le trolling tout à fait inutile qui ne fait qu’empoisonner l’intérêt d’une bonne discussion sur le site.
Nous prions à tout le monde de cesser les insultes et les remarques dénigrantes.
Merci
Antho,
Collectif Reactionism Watch – surveillance de la droite
Publié dans Commentaires, Reactionism Watch, Spécial | 74 Commentaires »