Reactionism Watch

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Articles Tagués ‘ADQ’

Nouveau chef au PQ?

Publié par sylvainguillemette le 25 juin, 2011

Quel changement cela apporte t-il exactement au Parti Québécois, que d’y avoir un nouveau dictateur (puisque les chefs de ce parti, comme ceux du PLQ et de l’ADQ, s’y comportent toujours de la sorte…)? Rien du tout! Absolument rien pour les travailleurs en tout cas! Les prolétaires, ces vendeurs de leur force de travail, n’y gagneront rien. Il n’y a rien à y gagner! Leurs intérêts ne s’y trouvent pas et ne s’y trouveront jamais.

Car en effet, si Gilles Duceppe aspire à remplacer Pauline Marois à la chefferie du Parti québécois, il n’ose pas plus qu’elle faire autrement les choses et préfère embrasser à son tour, le Libre-Échange, l’entente intergouvernementale et surtout, la conciliation de classes. Il préfère comme les dictateurs de ces autres partis politiques capitalistes, concéder à une minorité parasitaire le soin de se mériter d’exploiter le labeur, les besoins et les maladies d’autrui. Il préfère leur concéder, à ces parasites, le soin de gérer nos sociétés, nos vies, québécoise comme toutes ces autres, membres des clubs échangistes «de la force de travail». Du capitalisme à la ceinture fléchée, et voilà pourquoi le PQ se meure et que le Bloc est mort. Ils n’avaient aucun dessein! Que ces promesses! Celles d’un meilleur capitalisme, québécois celui-là. Et alors? Quoi pour nous, prolétaire? Niet! Rien du tout!

De ses adversaires indépendantistes, l’ex chef du BQ les dit traîtres à la cause. Il ne peut cela dit que s’en moquer, dépourvu d’argument pour détruire les programmes adverses, il y va donc de divers propos démagogues. Amir Khadir par exemple, aurait été un «hypocrite» d’avoir voté selon ses convictions, pour le NPD, sachant très bien que son vote pour un «Bloc Québécois» ne changerait rien au pouvoir actuel, dans un «Canada Uni» et que le Bloc ne défendait pas ses intérêts et ceux des travailleurs, québécois comme canadiens. Les faits sont les faits, nous ne sommes pas encore un pays. Le Québec peut y aspirer, mais cela ne doit pas être sa priorité, contrecarrant celle-là, ces autres, comme celles des travailleurs salariés, formant ceux-ci une majorité populaire au sein de l’humanité assujettie au capitalisme, tant au Canada «uni» que dans un Québec potentiellement indépendant. Et Amir s’est fait d’autant plus conséquent en votant NPD. Amir veut changer le monde, alors que le Gilles Duceppe veut en faire tout simplement partie, tel qu’il est, en tant que Québécois bien identifié.

Et il y va d’une  pair de claque à l’endroit des ex-députés péquistes, sortis des décombres de ce parti dinosaure, ne représentant pas plus les intérêts des Québécoises et des Québécois que ceux des fanatiques nationalistes. Car si le PQ a la prétention d’être un parti indépendantiste, il a néanmoins la particularité de n’avoir jamais proposé un tel projet constitutionnel ou de n’avoir rien fait du moins, durant les dernières décennies en ce sens. Un pays, oui, mais quel genre de pays? Un pays comme les autres? Différent des autres? Un pays capitaliste, nous dit Duceppe… Comme les autres alors.

Pour ce qui est de l’épouvantail agité par monsieur Duceppe quant à la disparition des francophones en Amérique du nord, il ne légitime en rien qu’on se ferme les yeux sur les ratées du système capitaliste, qui se perpétueront dans un éventuel pays gouverné par le PQ. Impérialisme, protectionnisme, concentration de la richesse au sein d’une minorité parasitaire, compressions budgétaires pour parvenir à payer une dette que personne ne paie dans la cour des pays les plus riches, coupures des services sociaux au nom du ô capitalisme et de ses dogmes à la con, pollution sans retenue vu les dogmes pressant à la production, et j’en passe! Gilles Duceppe doit se rallier à la cause qu’il défendait plus jeune, alors marxiste. Il doit mettre de côtés ses intérêts mercantiles, ceux de la bourgeoisie québécoise. Ils ne servent en rien la cause des travailleurs, de ces créateurs de richesse, quémandant ironiquement cette dernière à ceux que Duceppe veut bien défendre.

Le PQ n’offre rien de neuf aux Québécoises et Québécois appelant à du changement, bien au contraire. Il prône plutôt l’identité québécoise, avec les mêmes principes idéologiques qui n’ont amené que ratées ailleurs dans le monde. Le PQ, ce n’est pas un parti du peuple, pour le peuple. C’est un parti bourgeois, québécois. C’est un parti comme ces autres, qui ne défendra jamais les intérêts des travailleurs.

Le PQ, avec ou sans Gilles Duceppe, peut bien mourir quant à moi. Ce n’est pas comme s’il manquait de valets de la bourgeoisie à l’Assemblée nationale après tout.

 

Ave PQ!

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Amir Khadir le «député socialiste de Mercier»

Publié par sylvainguillemette le 2 juin, 2011

Quel député! Amir Khadir depuis qu’il est élu, est conséquent comme nul autre, ce que certains critiquent comme du va partout. Mais il n’en est rien! Amir Khadir frappe, oui, partout! Mais sur les bons clous!

Certains populistes se plaisent à croire qu’Amir fait dans le populisme, comme d’autres. C’est qu’ils ne le connaissent pas. C’est qu’ils ne connaissent pas son entourage, ses conditionnements, son histoire. C’est qu’ils sont surtout stupéfaits devant la popularité du «député socialiste» de Mercier!

Mais je n’en suis pas, au contraire! Amir Khadir est authentique, il est à la télévision et à l’Assemblée nationale ce qu’il est dans la réalité de tous les jours, un homme confiant de la capacité des humains à venir à bout de l’asservissement par l’endettement, à venir à bout de l’asservissement des créateurs de richesses via la concrétisation d’une démarcation claire entre salariés et employeurs.

Amir Khadir défend mes intérêts de classe et non seulement une ligne politique dessinée sur le coin d’un pupitre. Amir Khadir me représente à l’Assemblée nationale et j’en suis fier.

 

La «godasse Khadir» disait le populiste Richard Martineau, un autre de ces mercenaires de l’Empire Quebecor.

En réalité, ce lancer de chaussure sur l’effigie du précédent président des États-Unis d’Amérique était conséquent des valeurs défendues par le courageux député de Mercier. En effet, Amir a toujours critiqué l’invasion de l’Irak et l’a toujours considéré comme une invasion illégitime qu’on aurait du appeler par son véritable nom, un Coup d’État. Et George Walker Bush Jr. en était le décideur, l’auteur et le coupable.

Il en est résulté des centaines de milliers de morts dans des conflits de banlieue sanglants, entre factions et nations différentes, mais parfois entre cousins et voisins. George Walker Bush Jr. ne mérite pas le respect des humains, lui qui ne les respecte pas. Ce n’est pas qu’un simple «ancien chef d’État», mais bien celui d’un État voyou qui bafoue toutes les lois qu’il impose hypocritement aux autres nations, qui ne peuvent que subir étant donné la capacité militaire de l’Empire. C’est également l’un des anciens chefs d’État qui ont plongé les États-Unis d’Amérique dans une faillite infranchissable via des décennies de guerre et d’impérialisme, une faillite qui aura également raison de nous.

Amir Khadir s’est tenu droit devant un tyran, pendant que les complaisants et les concédés lui léchaient les bottes, tout en critiquant une première fois son geste déplacé vis-à-vis les élites parasitaires dominant au sein de ce régime capitaliste. C’est qu’il est préférable de ne froisser que ceux dont on a les moyens de froisser, dans ce système pourri et chez ceux qui l’adoptent. Pas chez Amir Khadir et ses «camarades».

Bush, comme son père, est un criminel et il est responsable de graves crimes de guerre et de graves crimes perpétrés contre l’humanité. Sa place est aux côtés des autres despotes sanguinaires, dans la poubelle de l’histoire. On se permet de lancer des chaussures à Miami sur des affiches de Fidel Castro, mais George Walker Bush Jr., qui a beaucoup plus de sang sur les mains, n’en mériterait pas… Que de complaisance envers un monstre!

On reproche à Amir Khadir de s’en prendre aux opinions des autres et on l’accuse d’inciter à la violence.

Effectivement, Monique Gagnon Tremblay a accusé Amir Khadir de ne pas respecter les opinions des autres, mais à l’entendre s’exclamer devant les critiques lancées par le député unique de Québec-solidaire, tant sur la monarchie parasitaire que sur la trahison d’un ancien premier ministre du Québec vis-à-vis les Québécois, il semble plutôt que ce soit elle qui ait des limites à respecter les opinions des autres. Pour ces gens, de droite, la liberté d’expression semble à sens unique.

Amir n’a pas dépassé de limite, il a dit ce qu’il pensait et il l’a fait sachant qu’il avait les membres de son parti derrière lui. Car en effet, la base de Québec-solidaire est profondément antimonarchiste et ne considère pas Lucien Bouchard comme un serviteur du prolétariat, des salariés, mais plutôt comme un laquais de la haute bourgeoisie, qu’il a toujours servi comme un véritable valet, pour de coquettes sommes. Notre ancien premier ministre est un vendu. C’est un fait indéniable, puisqu’on le paie pour tenir son rôle de porte-parole d’une des industries les plus riches du monde, qui quémande ironiquement aujourd’hui des dédommagements pour ses investissements. Et c’est Lucien qui se charge de la messagerie…Alors en effet, Lucien Bouchard est un mercenaire et ne défend plus les intérêts des Québécois, mais bel et bien les intérêts de ceux et celles qui les exploitent.

C’est Monique Gagnon Tremblay qui refuse ici les opinions des autres et qui se refuse de reconnaître les faits. Mais ça va de soi, puisque madame Gagnon Tremblay défend comme monsieur Bouchard, l’ordre établi, le patronat et l’industrie, mais en rien le peuple Québécois. On ne peut pas se clamer des intérêts des travailleurs québécois et de ceux du patronat québécois en même temps, ou on peut alors se dire pour la conciliation des classes, ce que n’affirmera pas monsieur Khadir pour sa part, je l’espère.

D’autre part, madame Gagnon Tremblay accusait monsieur Khadir d’inciter à la violence en disant le couple princier issu d’une monarchie parasitaire. Or, c’est un fait avéré que la monarchie soit désuète et parasitaire et laissez-moi vous dire que pour des gens qui se drapent de la démocratie et de la liberté comme ceux du Parti libéral du Québec, ils deviennent obstinément contradictoires lorsque vient le temps de se faire conséquent! Monique Gagnon Tremblay a agi comme ces sionistes d’Israël, ces extrémistes qui concluent que nous si critiquons les crimes d’État d’Israël, c’est que nous sommes forcément des antisémites… Or, force m’est de constater que si madame Gagnon Tremblay défend des monarques, c’est qu’elle est monarchiste!

Les conservateurs jouent la même carte à la Chambre des communes et s’en prennent à tous, qui les critiquent. Vous défiez leur budget, c’est forcément que vous êtes contre l’économie. Vous dénoncez les pratiques systématiques de torture en Afghanistan, vous devenez pro-Taliban… Que diront-ils de mes accusations à leur endroit de perpétrer un Coup d’État en Lybie, aux frais des contribuables?

Donc, selon madame Gagnon Tremblay, Amir Khadir ne devrait pas avoir le droit de parole… Quant à l’incitation à la violence, il n’y a pas plus violent qu’une fracturation hydraulique, ça cause même des tremblements de terre! Tant qu’à jouer sur le sens des mots!

Nathalie Normandeau affirme qu’Amir n’a pas respecté monsieur Bouchard et la monarchie… Soit! Elle offre de son temps…

Tant mieux si madame Normandeau a remarqué que monsieur Khadir n’était pas en harmonie avec les intérêts monarchiques et ceux du patronat, c’est qu’elle a un merveilleux sens de l’observation celle-là. Mais de là parler de respect envers ces oligarchies? Quel respect Amir Khadir devrait porter envers un des pires anciens PM qui a saccagé nos services sociaux et qui a, durant plusieurs années après son mandat, servi les intérêts du patronat dans divers dossiers, dont celui d’Olymel où des employés devaient perdre près de 50% de leur salaire? Sinon, il défend depuis, l’industrie gazière, laquelle désire exploiter nos gaz de schiste à rabais, avec la complicité du gouvernement libéral actuel. En compensations, nous aurons des miettes! Encore faudra t-il qu’on les obtienne, puisque les entreprises minières, pétrolières et gazières peinent à payer le peu de redevances qu’ils nous doivent déjà. Les libéraux s’en fichent éperdument… Qui fera mieux…, un autre libéral? Un péquiste? Un adéquiste?

Quant à la monarchie, nous n’avons pas à respecter un symbole désuet qui ne respecte lui-même pas le reste de la planète. Il y a des plans d’austérité en Grande-Bretagne, les Anglais y goûtent! On a coupé dans les services sociaux à fond avec le gouvernement Cameron et pendant ce temps…, le couple princier décide de se marier, au coût de plusieurs milliards en termes de sécurité devant être organisée celle-là, par les autorités locales, aux frais des contribuables. Si c’est là du respect, la guerre en Irak peut bien paraître anodine aux yeux de mesdames Normandeau et Gagnon Tremblay!

Conclusion

Amir Khadir aura une fois de plus mon appui aux prochaines élections! Il défend mes intérêts de travailleur salarié, il défend mes valeurs antimonarchiques et il se tient debout face à une hégémonie de l’opinion, détenue par ceux et celles qui parlent de respect, tout en soutenant ce qui n’est pas respectable pour les travailleurs salariés qui se feront voler dans le dossier des gaz de schiste comme dans tous les autres projets privés d’exploitation de nos ressources humaines et naturelles.

Amir Khadir, continuez votre combat, nous sommes derrière vous! Caramade!

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L’ADQ, un parti au centre? Vraiment?

Publié par sylvainguillemette le 17 mai, 2011

Alors qu’on accuse le «colonel» Kadhafi d’avoir commis quelques crimes contre l’humanité, commis pourtant par tous «commandants en chef» états-uniens de l’histoire des États-Unis d’Amérique, et qu’en Israël on bafoue les droits humains des Palestiniens, butant ceux-ci aussi froidement qu’on abat ici, nos porcs destinés à faire du bon bacon, il y a nos petits maux de pacotille. Nos maux à nous, bien québécois…, ou culturels devrais-je préciser. Il y a l’affaire Turcotte pour détourner nos intérêts en nous troquant l’émotionnel contre le rationnel. «Maudit Turcotte, je lui couperais les couilles!»…

Et il y a un parti politique d’extrême droite qui veut nous faire croire qu’il y a un centre et qu’il s’y trouve, en termes de «valeurs qu’on y défend». Or, il ne relèverait que de leur ignorance crasse de ne pouvoir savoir qu’ils forment un parti de droite. Mais ma foi, pour le peu que je puisse vous présenter en termes de croyance, ce ne sont en fait que des hypocrites et des opportunistes. Et des populistes de fait, puisqu’il ne peut être autre chose «que de promouvoir au sein d’un collectif, que se collectif se désengage de ses engagements collectifs» afin d’opter pour une partie de capitalisme encore plus sauvage qu’il ne l’est déjà, que du capitalisme à l’état pur. Quand les rapports économiques (donc sociaux par conséquent) que l’on prône au sein d’un parti politique proposent à toutes et tous de faire chacun pour soi et que l’on prône sans cesse de se diviser d’avantage et de se rivaliser les uns les autres, je ne crois pas que l’on puisse nier faire partie d’une droite morale, économique donc, puisqu’ici, l’économique s’appliquera au diktat moral d’élus capitalistes.

Prétentions

L’Action Démocratique du Québec se prétend désormais de centre-droit, s’étant affiché jadis de droite, voire d’extrême droite, à en croire la liste des membres et des sympathisants. Rappelez-vous l’étroitesse des liens entre les extrémistes du RLQ et l’ADQ, sinon de ceux de la clique de Jeff Fillion avec ce parti, ou de ces libertariens et de ces autres déchets vomis par cette société capitaliste conditionnant l’égoïsme et l’individualisme. Bref, ce parti ne change d’étiquette que pour épargner les observateurs de leur appartenance indéniable à une droite morale indispensable à l’existence d’une droite économique. Autrement dit, ce sont des hypocrites.

Nous pourrions d’abord nous imposer du débat sur l’existence d’un centre, puisque l’extrême gauche nie ce «centre» et que l’argumentaire qu’elle présente n’est nullement contesté, ni par la droite capitaliste, ni par la gauche modérée. Certes, Jean Allaire, lui-même membre fondateur de l’ADQ, dit «débarquer» lorsque l’on parle de «droite et de gauche», appelant ainsi indéniablement à la conciliation des classes, ou même, à la négation de celles-ci, puisque que par ailleurs, certains capitalistes persistent à nier l’existence d’un rapport de classes entre les salariés et les employeurs. Or, ce membre-fondateur qui n’a rien de plus sage que ses pairs devrait constater qu’il y a d’abord une explication historique aux interpellations de la «gauche et de la droite» et il devrait également constater que les employeurs et les employés, formant chacun une classe, n’ont pas les mêmes intérêts et qu’ils ne peuvent donc pas se concilier via un programme politique capitaliste, d’autant plus que le programme politique adéquiste avantage nettement la classe bourgeoise (les employeurs) sur celle du prolétariat (les salariés), qui représente également la minorité de notre population humaine sur Terre. À quoi bon demander aux exploités de se livrer d’avantage à l’exploitation de ceux dont on protège visiblement les intérêts, ironiquement, les exploitants de ces exploités? Jean Allaire peut bien  s’estomaquer qu’on parle de gauche et de droite, il apparaît clairement que ce dernier vise un dessein dont je ne partage pas l’enthousiasme des issues potentielles en tant que salarié, un dessein avantageant la minorité parasitaire bourgeoise qui exploite; et mon labeur, et mes besoins, et ma santé via les calices de cliniques privées.

Liberté d’expression

Et si l’ADQ accuse les syndicats de parler au nom du peuple sans mandat, il me paraît nécessaire d’indiquer quant à moi, que les syndicats représentent une indéniable majorité de cette population humaine par rapport au patronat et à la bourgeoisie, que défendent l’ADQ et ses membres fils de riche, ou ces aliénés,  qui forment cette secte embourgeoisée qu’est l’ADQ. L’ADQ non plus, n’a pas le mandat de TOUS les citoyens du Québec pour parler des «valeurs québécoises», ou des «libertés», partagées par des êtres humains vivant sur une terre nommée le Québec. Les syndicats ont autant le droit de débattre sur les enjeux québécois et terriens en général, que le Conseil du patronat et les divers Instituts de mercenaires économistes, avantagés en capitaux par leur prise de positions pro-bourgeoise. Youri ou  madame Elgrably de l’Institut économique de Montréal, des impartiaux sans doute. Même Cyrano, ou Fraser, témoignent du parti pris de l’idéologie, dans ce régime capitaliste, pour les capitalistes. Ils sont constamment invités ici ou là pour expliquer les bienfaits mythiques du capitalisme, même sur les tribunes de notre société d’État Radio-Canada… Or, c’est un cancer dont souffre fortement l’humanité, ce capitalisme, et aucune statistique n’indique qu’il puisse sans l’État (contrant celui-là la bêtise humaine et les exploitations diverses de la minorité parasitaire bourgeoise), survivre à ses propres dogmes.

Et les syndicats ont autant  le droit de rapporter et de défendre les intérêts des salariés, des prolétaires, des exploités, bref, de la masse humaine, que le ministre du travail, avantageant historiquement toujours le bourgeois sur le prolétaire. Les syndicats ont le droit de rapporter les intérêts des créateurs de richesses au sein de ce système pourri dont jouit visiblement, la minorité parasitaire bourgeoise que défendent monsieur Allaire et le ramassis de ce qu’il a fondé. Allaire, un autre de ces autoproclamés «lucides», qui sait mieux que nous, ce qui est bon pour nous. Ils sont tous aussi paternalistes qu’ils nous accusent d’être aux mamelles de l’État. Ils sont aussi centralisés sur le Dieu Kapital que les défendeurs de l’«État éternel »le sont pour leur État. Ce qui est bien pour le Dieu Kapital n’a toutefois pas besoin de plaire aux masses. Si les avantagés paient bien leurs valets, ça vaut peut-être la peine d’ignorer les masses, qui sait… Allaire et les siens, ses sbires et le sbire qu’i l est lui-même, eux seuls, le savent. Ils savent tout.

Et c’est d’ailleurs une contradiction qui touche toute la droite, dans plusieurs pays du monde. On limite la liberté d’expression de ceux et celles qu’on ne veut pas entendre et on se drape de la «libârté» dans tous «nos tas de fumiers totalitaires» que sont ces couches pleines radotées par les libertariens. On vénère même au RLQ, Augusto Pinochet. Du moins, l’un des cofondateurs, Éric Duhaime, l’use pour expliquer le modèle qu’il souhaite établir au Québec. Des nostalgiques de Duplessis. Les contradictions sont des ombres de capitalistes.

Prenez l’exemple des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie, ce sont aux yeux du Canada; Conservateur, Libéral, NPD, Bloc Québécois et certainement le Parti Vert-, des terroristes. Mais les disciples de l’OTAN en Libye qui attaquent le gouvernement établi de Kadhafi, eux, sont des «combattants de la libârté».  Pourtant, ils font les mêmes actes, pour des intérêts forts différents et sont comme les «terroriss», financés par des États, en l’occurrence ici; Paris, Washington, Londres, Ottawa  et les multiples autres qui ont participé à cette opération directement ou indirectement. Et c’est ironiquement celui qui est le moins pire des deux groupes de «terrorisss», aux yeux du catholicisme, qui sera plus sévèrement puni.

Rappelons que l’ancien président colombien Alvaro Uribe a terrorisé à l’aide de ses paramilitaires, tant les FARC et leurs sympathisants que des journalistes trop curieux et des militants socialistes et syndicalistes (Décembre 2009, charnier 2000 corps).

Et après tout, avec toutes ces contradictions citées, nous sommes en droit de nous demander pourquoi le procureur du TPI qui accuse Kadhafi d’avoir ordonné; de la torture, l’usage de mercenaires et d’avoir tué des civils innocents sans défense avec des armes lourdes ne lance t-il pas les mêmes accusations sur tous les présidents états-uniens et chefs d’État  israéliens, français et britanniques qui se sont succédés au cours du dernier siècle…, non? Mets-en ciboire! Ils sont qui, eux, pour «faire ce qu’ils interdisent» de faire? La Black Water, ça n’est pas une firme de mercenaires? L’Irak, ce n’est pas un bain de sang? Et la torture, quand même! Le Canada a fermé les yeux sur de la torture pratiquée sur un enfant soldat canadien (Omar Kadhr) et elle fut pratiquée rappelons-le, dans une prison jugée illégale (Guantanamo) par la Cour Suprême des États-Unis d’Amérique elle-même. C’est le monde à l’envers, c’est de l’hypocrisie et ici, l’ADQ fait partie du problème en proposant pire.

L’ADQ, un parti d’extrême droite

Alors au-delà des apparences, l’ADQ n’a pas changé de camp. C’est un parti d’extrême droite, conciliant tant les fanatiques de la race que les fanatiques du capitalisme, un système économique qui fait faillite aux 30-40 ans et qui revit de ses cendres grâce au pillage des prolétaires. En effet, l’ADQ persiste et signe à croire en un système économique n’avantageant que les riches, pour des causes qui n’ont rien du mérite ou du sacrifice. Et lorsqu’Allaire invite à ce qu’on marche tous main dans la main, c’est seulement sous sa tutelle qu’il ordonne cette conciliation, c’est-à-dire sous une tutelle docile et servile au diktat du patronat, du diktat de la minorité parasitaire bourgeoise.

Alors au contraire, il faut surligner les tendances, tant de gauche que de droite, il faut préciser les camps. Il faut donc  contrer l’appel de ces fanatiques du fric et ne surtout pas concilier les prolétaires à la cause bourgeoise. La cause des exploitants ne peut pas être celle des exploités. Un prisonnier ne travaillera pas main dans la main avec son geôlier. Un torturé ne collaborera pas avec son tortionnaire. Le poisson ne doit pas se mettre à sauter dans la chaloupe…

L’ADQ n’a rien d’un parti populaire, c’est un parti patronal, un parti antisyndical, un parti anti-prolétaires, anti-salariés. L’ADQ sert la cause des Boss en bon québécois. L’ADQ, c’est tout le contraire de «l’ami du peuple» et bel et bien, «l’ami des patrons» et des multinationales, prêtes celles-là, à venir piller nos richesses à rabais, des rabais que leur concéderont nos amis adéquistes ou conservateurs (du pareil au même).

L’ADQ se prétend également contre l’immobilisme, mais ils nous promettent de facto, un immobilisme en ce qui concerne l’ordre établi, celui de la bourgeoisie et donc, ils nous promettent que sous leur gouverne, les richesses perpétueront leur ascension au sein de la minorité parasitaire bourgeoise que l’ADQ protège fièrement. Ce sont en fait eux, les immobilistes, qui nous stagnent dans le capitalisme, bien que ce système ait maintes fois démontré ses incapacités de fonctionner et sa dépendance de la misère humaine pour y parvenir au détriment de la masse et au profit d’une minorité dont ces adéquistes épousent les mérites autoproclamés, d’exploiter la vie d’autrui de toutes les façons envisageables. La misère humaine est le carburant des capitalistes et ce carburant devient une «liberté d’entreprendre» pour ces vautours de capitalistes. Là où il y a des besoins, il y a une potentialité d’exploiter son prochain et les capitalistes flairent vite l’affaire, et la défendent de tout leur torse.

Conclusion

Il faut donc, pour terminer, remettre les pendules à l’heure. Oui, il y a une gauche et une droite, une part de gens idéalistes qui croit en un système avantageant la minorité parasitaire bourgeoise et il y a cette autre part de gens, qui ne croit plus depuis longtemps, les balivernes de cette minorité de profiteurs, qui ne cherche qu’à tirer profit des misères et des besoins d’autrui. À Jean Allaire, rappelons-lui qu’il ne se bat pas pour nos intérêts à nous, salariés et créateurs de richesses, mais qu’il fait tout, au contraire, pour défendre ceux de nos exploitants. Nous n’avons donc aucune cause commune lui et nous salariés, et n’avons pas à travailler ensembles, lui et nous, artificiellement, hypocritement, pour qu’en phase terminale des projets de monsieur, on ne serve plus que les intérêts de la minorité parasitaire qui profite du reste des habitants de la planète. Et ce n’est pas messieurs Legault ou Sirois qui y changeront quelque chose, malgré de belles paroles populistes.

Terminons-en avec l’ADQ en 24 heures. Imposons à ce parti un débat avec des «anticapitalisme», sans possibilité de se défiler. La simple tenue d’un véritable débat, sans possibilité de s’ajuster au «vent du soir», devrait en persuader plusieurs que l’ADQ n’est bon à rien d’autre que de défendre les intérêts des parasites de cette société.

AVE Mario Dumont, dont je n’ai pas de nouvelle, boycottant «V». Avec ADQ, dont je n’ai de nouvelles que parce que j’ai besoin de couches pleines pour approvisionner ce blogue.

Sylvain Guillemette

Électeur Québécois qui ne croit pas au programme colonial et patronal de l’ADQ.

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Gérald Deltell, un défenseur des droits humains sélectif

Publié par sylvainguillemette le 6 avril, 2011

Bertrand Cantat, ayant été condamné pour le meurtre de sa femme, Marie Trintignant, est invité par le Théâtre du Nouveau Monde et par Wajdi Mouawad et cela choque avec raison une bonne part du Québec, voire même du Canada. Et tel l’opportuniste qu’on le connait, Gérard Deltell s’est emparé du flambeau, pour inviter l’Assemblée nationale à barrer le chemin du tueur d’«une seule personne» qu’est l’ex-chanteur de Noir Désir. Et vous comprendrez pourquoi j’use de cette forme.

Non pas que ce ne soit pas un drame que le meurtre de madame Trintignant, au contraire, et c’en est un de plus sur le dos des femmes, mais toujours à l’affut d’une opportunité, le chef de d’une ADQ agonisante aurait mieux fait de se faire conséquent, et de se taire.

En effet, lorsque George Walker Bush Jr s’est présenté sur le sol canadien et québécois, et qu’il y a fait des conférences très onéreuses, nous n’avons pas entendu parler les adéquistes de l’odieux, alors que pourtant, l’ex-président des États-Unis d’Amérique était lui, responsable de plusieurs centaines de milliers de morts, la plupart, des civils, dont certes des femmes et des enfants dans le tas de «viande hachée».

Or, les faits démontrent, sur divers débats, tant de la bloguosphère que sur les sites officiels des soutenants de l’ADQ, dont les membres du Réseau Libârté Québec, qu’une bonne tranche des adéquistes soutenait ardemment les efforts de guerre de George Walker Bush Jr contre les «musulmans» et ses anciens alliés, devenus désuets et lourds à traîner.

Il en a été de même avec Benjamin Netanuyahu, lequel a également foulé le sol, en toute complaisance des conservateurs d’ailleurs, qui appuyaient et appuient  toujours très ouvertement le terrorisme d’État d’Israël et de ses crimes perpétrés contre l’humanité. Une bonne part des adéquistes, sous Mario Dumont, soutenait là encore, les crimes d’un État voyou, cette fois, d’Israël. Sharon, Olmert et tous les autres… Même Levni était une poseuse de bombe dans les quartiers de Gaza à ses débuts. Quelle équipe de champions ces capitalistes anti-corporatisme (Ils couchent avec ceux qu’ils accusent, ils sont le cancer de la race humaine.).

Je n’accuserai pas Deltell d’avoir soutenu un tueur de masse, mais plusieurs membres de son parti, eux, l’ont fait, sans entrave de leur ancien chef. Et toujours est-il qu’il ne s’est pas offusqué de la visite de ce monstre lors de sa visite «au pays». Deltell était tout aussi  muet que les conservateurs le sont sur la question des crimes de guerre graves et des crimes perpétrés contre l’humanité; et par les forces de l’OTAN, et par Washington en particulier (qui bafoue tout ce qu”il impose aux autres…) et précisément par Israël.

Les opportunistes sont ainsi, ils ont la mémoire courte, ou ils sont sélectifs dans leurs diatribes à l’encontre des «monstres» de la nature. Et Gérard Deltell est bel et bien un opportuniste.

Plutôt que de dévoiler son acerbe sélective envers des drames humains, il aurait mieux fait de lancer quelques espadrilles avec Amir Khadir…

Plutôt que de dévoiler son acerbe sélective envers des drames humains, il aurait mieux fiat de lancer quelques espadrilles avec Amir Khadir… 

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Un véhicule d’idées!

Publié par sylvainguillemette le 19 novembre, 2010

Contre le RLQLe RLQ vient de faire son arrivée au Québec, comme de nombreux Tea Party sont arrivés sur la place publique états-unienne, à l’instar des compagnies d’assurance qui arrivent aussitôt le déluge passé par chez vous. Aucune coïncidence (sic!). Mais ces regroupements prétendent nous offrir de nouvelles et bonnes idées. Qu’en est-il véritablement et quel est leur but commun réel derrière toutes ces prétentions?

D’abord, les libertariens ne datent pas d’hier. C’est en fait un vieux courant de pensée, pensé par une classe précise, pour des intérêts  précis, mais servi par un mercenariat sans scrupule, voire avide et cupide, peu soucieux des conditions sociales découlant de leurs «pensées magiques». La conciliation d’individus aux allures douteuses y est de mise, et nous pouvons observer que le prolétariat ne colle pas à leurs idées, et pour cause.

En effet, le prolétariat ne peut coller aux idées du Réseau Liberté Québec, puisque les intérêts qui y sont présentés ne le concernent en rien, sauf en apparence. De belles promesses juteuses, mais pieuses, telle la fin des attentes dans le réseau de la santé, y sont répertoriées, comme la fin des impôts l’est également. On y prêche un moindre État, bref, un État manifestement sensible à leurs intérêts, à rien d’autre. Mais quels intérêts? Et ceux de qui?

Les libertariens n’arrivent pas à convaincre le prolétariat de la «bonne cause», parce que précisément, les intérêts des exploitants de ces premiers sont à la une. Ainsi, en parfaite contradiction, certains aliénés, exploités eux-mêmes, mais très rares, vont endosser le combat des intérêts de ceux qui les exploitent. Et on ne peut finalement qu’en déduire une faiblesse d’esprit critique, voire une aliénation totale.

Le RLQ défend sans retenue les intérêts de la bourgeoisie, mais cela, tentant de faire passer le loup pour un mouton. Effectivement, le RLQ, défendant les intérêts de la bourgeoisie, annonce des jours meilleurs pour les payeurs de taxes et d’impôts, en remettant la responsabilité sur chacun d’eux, d’une destinée, ratée ou réussite. Le RLQ considère de la sorte, que tous les humains naissent égaux, niant ainsi les faits réels, que tous les humains ne naissent pas égaux. Mais tel est leur constat, servant de base à leur argumentaire, déjà promis au totalitarisme, conséquemment.

Faisons le tour des idées des libertariens pour nous en convaincre…, mais d’abord, menons un constat clair, pour éviter les totalitarismes émis par ces libertariens et ne pas tomber dans leur piège, et/ou ne pas répéter leurs erreurs.

Les conditionnements mènent aux conditions, un processus s’explique toujours par un autre, et en explique toujours un autre également.

Il est un fait qu’une pomme tombe d’un pommier, comme il est un fait qu’un héritage, constitue un bon point de départ pour quiconque dans la vie. Ainsi, il est permis de constater la relativité, d’un point à un autre, au fil de l’évolution. On peut donc faire le constat suivant : sans pommier, pas de pomme!

Si donc, les pommiers donnent les pommes, qu’est-ce qui peut expliquer, dans nos sociétés, que des individus, minoritaires, et c’est important pour l’exemple d’en préciser la minorité, puissent amasser plus rapidement que d’autres, majoritaires ceux-là, des sommes considérables, relativisant leur richesse comme supérieure à celles des majoritaires? Une explication s’impose, par l’observation. C’est que certains d’entre nous, possédons des conditionnements, menant à nos conditions de mieux nantis, ou de moins nantis. Et c’est que certains disposent de moyens d’enrichissement «plus rapides» que ceux des autres, par exemple, et celui-ci relativise précisément mes «minoritaires» et mes «majoritaires» cités dans l’exemple ci-haut, certains disposent de moyens de production.

Qu’est-ce que viennent faire les moyens de production là-dedans? C’est bien simple en fait, ils constituent un moyen d’enrichissement personnel, au détriment du labeur d’autrui, celui en l’occurrence, des employés «majoritaires» du possédant de ces moyens de production. En effet, via ces moyens de production, le propriétaire dispose d’un moyen d’exploiter le labeur de ses employés, en achetant leur force de travail à un prix concurrentiel, assez bas pour que des profits en soient dégagés, via ce qu’on appelle une plus-value, dont la valeur est inconnue jusqu’à la mise en marché du produit. Mais bien qu’elle soit inconnue, cette plus-value aura lieu, si l’entreprise, le moyen de production, en vaut la peine et n’est pas déficiente dans ses plans d’affaires.

En gros, on peut déjà affirmer que le prolétariat ne pourra jamais acquérir autant de richesses que ne le pourra la bourgeoisie, sauf encore là, et ce n’est jamais arrivé, par l’entremise d’une loterie, ou d’un héritage, ce qui toutefois, viendrait détruire l’argumentaire «des mérites» de cette classe élitiste, que nous proposent pourtant ces libertariens, inconséquents qu’ils sont, en guise d’argumentaire légitimant l’exploitation des besoins, du labeur et des maladies d’autrui.

Définitivement, la partie possédant ces moyens de production sera toujours avantagée par ses possessions, et ne sera donc jamais égale à la majorité, soit au prolétariat, qu’elle exploite d’ailleurs, pour se hisser au-dessus de celui-ci, et pour expliquer la concentration de la richesse en son sein.

Et les libertariens ne pourront jamais nier certains faits, dont celui qu’un arbre à l’ombre, ne poussera jamais plus vite qu’un arbre au Soleil, bien arrosé de rosée. Ainsi, on peut déjà, d’emblée, affirmer que le possédant de ces moyens de production, sera toujours plus riche que la moyenne de ces majoritaires prolétaires, exploités d’ailleurs, pour la cause.

Et puisque j’affirme qu’il y a exploitation, autant argumenter cette affirmation, que je ne saurais laisser en pâture à mes paresseux intellectuels si chéris, que sont les liberta-bon-à-riens.

L’exploitation existe, n’en déplaise au courant libertarien, conciliant à celle-ci.

En effet, le courant libertarien nie l’existence de l’exploitation, puisqu’il y a entente entre deux parties, soit celles que je cite plus haut. Et puisqu’il y a entente entre les prolétaires et les bourgeois, cela signifie t-il que l’exploitation n’existe pas? En fait, je vous pose ma question autrement. Est-ce que le mouton tondu l’est moins parce qu’il se laisse faire? Est-ce que le fait qu’il ne se débatte pas, peut nous permettre de nier l’existence de cette tonte?

Biens sûr que non! Tout comme l’entente entre deux parties, l’une exploitante, l’autre exploitée, ne peut finalement que se traduire par une entente sur les modalités de l’exploitation en question! Rien de plus logique!

Autrement dit, le système de salariat, le capitalisme, et d’emblée la propriété des moyens de production, signifie également, sans l’ombre d’un doute, un divin droit d’exploiter le labeur d’autrui, voire autant ses besoins et ses maladies.

N’en déplaise donc aux libertariens, l’exploitation est un fait bien réel dans le capitalisme, pour expliquer l’enrichissement d’une minorité, dite parasitaire alors, sur le labeur d’autrui, sur les besoins d’autrui et sur les maladies d’autrui.

Cela signifie donc que les dés du jeu sont pipés, et que le système lui-même conditionne ces inégalités économiques, qui elles, conditionnent à leur tour les inégalités sociales par conséquent, d’autant plus dans un système dont l’État ne joue plus aucun rôle, sauf celui de protéger la dictature du ô kapital, bref, des gens surtout, qui le possèdent.

Il n’y a donc aucune possibilité d’avoir des être humains nés sous la même étoile, et non pas parce que «c’est simplement ainsi et que ça l’a toujours été», mais bien parce que le système capitaliste crée ces conditionnements et légitime l’exploitation des divers besoins d’autrui, via la potentialité d’acquérir des moyens de production, eux-mêmes conditionnant l’enrichissement personnel d’une minorité, sur le labeur, les besoins et les maux de la majorité.

Rien d’étonnant alors, à ce que les prolétaires n’engagent pas le lien avec le RLQ, sauf évidemment, par aliénation, ou par aspiration à exploiter à leur tour, le mauvais sort des autres.

Les idées des libertariens et la réalité

1-Les libertariens prônent l’abolition du système de santé actuel, pour sa privatisation totale.

Pourquoi nous sommes-nous donné le système de santé actuel, universel, donc accessible à toutes et tous? Maintenant que nous avons fait le tour de la question du partage des richesses, et bref, des conditions apportées par les conditionnements précis de chacun, et que nous avons conclu que toutes et tous ne naissaient pas égaux, je crois qu’il est aisé de répondre en affirmant que c’était parce que le mauvais partage des richesses d’antan et d’aujourd’hui, ne permettaient et ne permettent toujours pas à tous d’accéder au système de santé, une fois qu’il est privatisé.

D’autre part, outre le simple accès universel, quelque soient vos moyens d’y accéder, il est surtout important de comprendre qui, d’entre nous, pourra entreprendre «librement» dans de tels systèmes de santé, privatisés. Or, il paraîtra désormais évident au lectorat, que la bourgeoisie minoritaire, chez qui s’est entassée la richesse sur le dos de la majorité prolétarienne, sera la seule potentielle actrice d’une telle initiative.

Bref, en parfaits totalitaires qu’ils sont, les libertariens vous affirmeront que toutes et tous, «désormais libres d’entreprendre», pourraient entreprendre cette initiative. Or, on s’entendra pour dire qu’il faut du capital pour entreprendre, et que les faits nous portent à croire, ou plutôt à observer, que la minorité parasitaire bourgeoise, chez qui s’est entassée la richesse -ce dont ils nient l’évidence-, sera porteuse de cet entreprenariat, elle seule. Et que bref, le prolétariat pour sa part, ne pourra qu’être libre, lui, de se plier au diktat du ô kapital, concentré chez nos «chers bourgeois», lesquels sont les véritables cibles d’intérêts de nos amis libertariens.

La privatisation de la santé n’est donc pas une priorité des prolétaires, exploités par les bourgeois minoritaires aptes à entreprendre en la matière, donc à exploiter d’avantages de besoins de ces prolétaires, mais bel et bien celle des bourgeois, précisément, parce que cela constituera, justement, un nouvel outil d’exploitation pour cette minorité parasitaire qu’est la bourgeoisie, défendue par le RLQ, qui finance d’ailleurs la conciliation des membres de ce groupe sectaire et monolithique.

La privatisation de la santé, d’ailleurs, coûtera plus chère per capita, puisqu’il est déjà admis, qu’une partie, à savoir cette minorité parasitaire qu’est la bourgeoisie, voudra sa cote sur cette pratique parasitaire. Indéniablement. Et cela, sans parler des dépenses qui seront ajoutées pour la simple compétition. Pour un être humain sensé, il s’agit là d’efforts dispensables, alors que le libertarien, lui, voit en la coupe à blanc d’une forêt, une opportunité de faire des profits.

Cette idée n’en vaut donc pas la peine, sauf pour la minorité parasitaire bourgeoise.

2-Les libertariens prônent l’abolition des services publics.

Dans le même genre de constat, nous sommes forcés d’observer, encore une fois, que le capital n’est pas partagé dans ce système, et qu’il est concentré au sein d’une minorité avantagée par ses propres conditionnements, et ce, indéniablement.

Donc, qui dit fin des services publics, dit fin de l’universalité de l’accès à ces services, et bref, cela dit également «fin de la soupape à la grogne populaire» que précipiterait un tel «chacun pour soi».

Autrement dit, ce que prônent les libertariens, c’est ce «chacun pour soi», et tant pis si vous n’avez pas les moyens d’y parvenir. De telle sorte que, les filles et fils de riches, conditionnés par des parents riches, n’auront pas le même souci que les mômes des moins nantis. Et qu’avant même d’avoir «mérité» leurs «droits», selon un argumentaire biaisé, nous l’avons vu, il leur sera octroyés ces divins droits cités, d’accès à tous les services et même d’exploitation, déjà, selon les moyens de papa et maman, qui sont et seront toujours leur conditionnement, jusqu’à maturité, et encore.

Donc, certes, on peut abolir tous les services sociaux, mais non sans admettre que cela perturbera profondément le politique, au point d’hausser les intérêts des prolétaires, à faire la lutte de classe. Cela ne servira donc, que temporairement la cause bourgeoise, et celle des sbires de cette classe minoritaire et parasitaire, soit ces libertariens.

Les prolétaires n’ont donc rien à gagner à suivre un courant politique, s’affichant comme populaire, mais n’étant dans les faits que celui de la minorité parasitaire bourgeoise et de ses valets.

3-Les libertariens prônent l’in-intervention de l’État

Les libertariens voudraient donc que l’État se taise, sous peine d’en accuser son existence, des liens qui lient les membres d’une même classe et des plans machiavéliques qu’ils se mettent en place, afin de concrétiser les conditionnements, qui avantageront leurs intérêts communs, dans le but ultime, de se donner des conditions avantagées, évidemment.

Mais de fait, les libertariens ne désirent pas la disparition de l’État, comme les communistes, mais celle de l’État qui ne se tait pas devant les inégalités sociales, découlant celles-ci des inégalités économiques conditionnées par le système capitaliste lui-même. Bref, les libertariens désirent un État bien à eux, conciliant, voire docile au diktat de ceux qui possèdent le ô kapital.

Qu’est-ce qu’un État conciliant pour les libertariens? Eh bien, c’est un État qui reconnait toujours la propriété privée, dont celle des moyens de production, mais cela, sans jamais ne tenir compte des conditionnements de chacun, apportant à chacun pourtant, des conditions fort différentes. Bref, le «jem’enfoutismedesautres»  s’affiche sans scrupule et prend le dessus. C’est ce que nomment fièrement, les auteurs libertariens, l’individualisme.

On peut donc conclure que le seul bon État pour les libertariens, c’est celui qui sera docile à la minorité parasitaire bourgeoise et que par conséquent, les prolétaires n’ont rien à gagner à suivre ce courant, qui n’a visiblement rien d’un mouvement «populaire».

L’état ne crée pas le corporatisme, les libertariens fabulent.

Les libertariens prétendent que l’État crée le corporatisme. Mais je vous démontrerai à travers ces lignes, que l’État n’est que l’outil que s’est donné cette concertation bourgeoise, mentionnée comme l’élite du système capitaliste, dite corporatiste par les libertariens.

L’État

D’abord, l’État, du terme connu,  vient historiquement des XVe et XVIe siècles et désignait une forme d’organisation du politique qui s’est développée à partir de la Renaissance. Il n’est pas d’hier comme on dit. Il a été précédé par la Polis grecque, la res publica romaine, le Saint Empire romain germanique etc. (Source :Wikipédia)

L’État, c’est l’outil de lance et de relance économique et sociale, mais aussi l’outil de répression par excellence, contre l’opposition à la démocratie par exemple, et parfois, malheureusement, contre la démocratie elle-même. L’État représente une concertation populaire, autour d’une «forme de gouvernement».  L’État naît donc d’abord du besoin des oligarques d’imposer populairement, ou «populistement» plutôt, leur diktat. L’État sert par conséquent, tant à épauler l’imposition d’un  régime démocratique ou non, qu’à donner un semblant de démocratie aux masses populaires, soumises pourtant, aux oligarques qui trônent hiérarchiquement sur eux, si minoritaires soient-ils en comparaison à la majorité populaire, laborieuse celle-ci.

L’État prendra plus tard une forme propre et relative aux «droits». On parlera alors d’État de droits. Mais là encore, cette forme d’État, comme d’autres, ne fait que concilier exploitants et exploités, sous une docilité semblant commune, mais aux nets avantages bourgeois. La propriété privée devient l’emblème privilégiée par les capitalistes, qui possèdent alors les moyens de production, et les capitaux pour s’en approprier, et/ou d’avantage.

L’État de droits, certes, constitue une avancée quant aux droits des travailleurs vendant leur force de travail, mais il leur confère également l’obligation de respecter l’ordre établi par les capitalistes qui d’ores et déjà, mettent à profit les nouvelles règles en vigueur. Car qui dit «droit d’entreprendre», dit droit de tirer profit d’opportunités, tant malsaines que saines. Alors qui dit droit de «profiter d’opportunités», dit  droit de «profiter du labeur d’autrui» entre autre, via cette potentialité que sont les moyens de production détenus par la bourgeoisie. Cela se coordonne via le besoins en général des prolétaires, et via leurs maladies en pratique, lorsque les réseaux de santé sont privatisés, s’il y a tel réseau.

L’État de droits sert donc, oui, la cause des travailleurs en ce qui concerne ses droits communs, comme le droit de vivre et d’être respecté en tant qu’être humain, mais il consent également à permettre aux bourgeois le droit d’exploiter le labeur d’autrui et ce faisant, la concentration de richesse au sein de cette classe devient inévitable. Cet État de droits néglige donc les intérêts d’une classe, pour en avantager une autre. Toutes ententes en perspective, demeure favorable à l’une des deux parties. Et les privilèges des uns, mieux conditionnés par leurs conditions, n’est en rien un argumentaire scientifique pour justifier l’oppression des «autres» et cela, encore moins lorsque les autres sont majoritaires, en comparaison aux «uns».

L’État n’est donc pas l’outil qui mène au corporatisme, mais plutôt, le corporatisme est l’évènement initial qui permet et qui pousse la bourgeoisie à se doter de l’État, ou à user de celui qui existe déjà, sans lequel, elle ne pourrait autrement imposer ses caprices et ses dogmes.

Car qui dit État, dit également répression, et oppression conséquemment. L’État fait respecter les droits qu’il impose, via le bras armé qu’il se donne, que l’on le nomme la «police» ou l’armée. Qu’importe, l’État demeure donc toujours policier, même s’il ne s’affiche pas.

Bref survol, certes, mais en ce qui concerne notre époque contemporaine, nous n’aurons pas besoin de survoler toutes les étapes de la progression de l’État pour donner notre verdict. Le constat final n’en sera point perturbé.

Le capitalisme 101 et le rapport de classes

Le capitalisme est un modèle économique, son nom le dit, carburant aux capitaux. Il met en valeur des dites lois immuables, consistant à donner des valeurs aux produits d’échange, selon leur offre globale, et leur demande globale. Un produit plus rare, grimpera par exemple en valeur, dû sa rareté, comme un autre, dense et facilement accessible aux couches les moins nantis, sera de moindre valeur. Une certaine logique s’applique, tant qu’on peut suivre les véritables statistiques de ces demandes et de ces offres.  Autrement dit, on ne peut pas garantir la parfaite valeur d’un objet, via les outils que nous nous sommes donnés. L’inventaire d’une production par exemple, peut prendre des semaines à se concrétiser en chiffres observés et lorsque ces chiffres sortent, le constat réel n’est déjà plus le même.

La valeur des produits brièvement expliquée, le capitalisme va au-delà des simples constats de valeur. Il permet, entre autre, d’amasser des capitaux, prétextant en cela, des pouvoirs relatifs y convenant, excusés par ce modèle économique et ses lois. Qui possède des capitaux, possède la possibilité d’entreprendre, bonne idée ou non en soutien. Qui possède les capitaux, peut s’approprier des moyens de production, telle une usine par exemple, sans pour autant démontrer quelconque mérite. Via cette usine, le propriétaire de ces moyens de production peut salarier des travailleurs lui offrant forces de travail en échange. Et qu’en disent les capitalistes purs et durs, l’entente entre ces deux parties ne peut que constituer une entente sur les modalités d’une exploitation, s’il y a profit créé par l’entreprise. La valeur de l’objet aura beau n’être connue qu’en temps et lieu de vente, ou d’achat, celle-ci, la valeur, définira néanmoins le taux d’exploitation du prolétaire, vendant lui, sa force de travail aux propriétaires de ces moyens de production pour créer une certaine richesse relative.

D‘autre part, le capitalisme est tellement bien adapté pour favoriser un semblant de partage qu’il s’est donné des loteries, et le droit de léguer des «mérites» et des «sacrifices», permettant ceux-là, dans le système capitaliste, de revendiquer le droit d’en profiter, quitte à ce que ce soit au détriment d’autrui. Cette soupape populaire imposée par l’État n’est pas inutile, elle permet entre autre à la bourgeoisie de profiter allégrement de son titre, sans que le prolétariat ne s’en offusque, car celui-ci espère en la loterie, un véritable repartage des richesses. En effet, la loterie maintient la dictature bourgeoise en place, et elle maintient et fait survivre le système capitaliste par conséquent. La loterie serait donc, selon les prolétaires on ne peut plus aliénés, garante de justice sociale.

Les classes et leurs intérêts

Outre ce simple rapport entre prolétaires et bourgeois, il y a la réalité de leurs intérêts propres à chacun, en tant que classes précisément distinctes.

La bourgeoisie détient les moyens de production, elle y trouve donc intérêt en la matière, en fonction de ce qu’elle peut en retirer économiquement. Par ses moyens de production, la définissant comme bourgeoise, la bourgeoisie se distinct inévitablement du prolétariat qu’elle embauche, devenant ce dernier, redevable à la bourgeoisie qui l’embauche, justement. Sans la bourgeoisie dans le modèle capitaliste, les capitaux sont insuffisants et les prolétaires ne peuvent entreprendre, quand même ils auraient de très, très bonnes idées. Il leur faudrait, par exemple, emprunter aux bourgeois la somme dont ils auraient besoin, et cela, aux modalités imposées par la bourgeoisie, qui ne pourrait qu’y voir une opportunité, là encore, de faire des profits.

Le prolétaire est communément le travailleur salarié. Il vend comme nous le disions, sa force de travail pour subvenir à ses besoins primaires et/ou secondaires.  Il vend cette force aux seuls capables de s’offrir son labeur, donc aux bourgeois en possédant les moyens. Le rapport entre cette classe et la classe bourgeoise n’est donc pas innée en l’humanité, mais relatif aux conditionnements qui menèrent lors de la révolution bourgeoise, à la dictature mondiale de celle-ci –dictature qui s’installa sur plusieurs siècles…- et à l’installation impérialiste, d’États pour ce.

Ces deux classes n’ont donc pas le même intérêt dans leur système capitaliste respectif. L’un emploi l’autre et l’autre lui vend sa force de travail. Le prolétaire retire quelques miettes de la richesse qu’il crée de ses efforts, alors que le bourgeois lui fournissant ses moyens de production pour ce, en retire un véritable profit, profit qui sera nécessaire à la modernisation de ses moyens de production, mais dont il aura tout de même pleinement le contrôle. L’un travaille donc pour que l’autre amasse.

Cette contradiction s’exerce en fait dans toutes les sphères du système capitaliste. Qu’il s’agisse de l’accès aux matières premières qui serviraient à fabriquer des objets de pacotille, ou des voitures de luxe pompeuses d’essence, tous n’ont pas le même accès à celles-ci. Que l’on ne mentionne que des restaurants merdiques où logent les pauvres, et ceux des riches, où les couverts dépassent la paie hebdomadaire moyenne des prolétaires, on y perçoit déjà une garantie d’injustice sociale. Ensuite, les vêtements, les articles ménagers ou les autres appareils qui pourraient légitimement faire l’envie des prolétaires, ne sont pas tous accessibles à ceux-ci, faute de moyens limités, concentrés ceux-là, chez la bourgeoisie minoritaire et parasitaire.

Mais c’est surtout lorsque l’on aborde la question de la santé ou de l’éducation que l’écart de richesse vient perturber le débat. C’est que, sans éducation, il est difficile de se sortir de la pauvreté et que, sans santé, il est difficile de vendre sa force de travail, une fois mal en point. Alors que de l’autre versant, le riche, lui, n’a que faire de ces factures de pacotille, qui ne viendront en rien modifier son budget ou l’étouffer socialement. C’est pourquoi le riche n’espère pas autre chose que la privatisation de ces services, puisqu’il est apte à se les offrir et qu’il en profitera largement. Et que le pauvre de son côté, désire le maintien de la soupape sociale que l’on s’est donné via l’État, c’est-à-dire l’universalité de l’accès à ces services.

D’autre part, on peut également observer l’arrivée d’une autre contradiction concernant la privatisation de la santé. Car certes, la privé en santé rend inévitable les deux vitesses, soit donc que les riches passeront avant les pauvres, parce qu’ils en auront les moyens. Mais il y a un débat tout autre, qu’est celui, précisément, de la capacité d’entreprendre, et de ce faire au détriment d’autrui. L’appropriation donc, des systèmes de santé, nécessite certainement une bonne contribution en capital, ce qui n’est pas d’augure pour tout le monde. Il y a donc une brèche dans la justice sociale, que l’État ne peut éviter que par son propre contrôle de l’universalité des soins, d’où cette révolution lors de la «Révolution Tranquille». Puisque de toute évidence, les moyens de soigner privatisés donneraient aux riches propriétaires de ces moyens, l’opportunité de s’enrichir sur les maladies d’autrui. Il faut noter là, que tous, toutes les classes, n’y trouvent donc pas leur compte.

Les intérêts de classe se heurtent ainsi donc sans cesse. Ils forment les classes, telles qu’elles le sont. Chaque classe et ses intérêts, ne peut se concilier à l’autre classe et ses intérêts, parce qu’il y a contradiction. Parce qu’une classe sur l’autre, y trouve son compte. Parce qu’une classe en particulier, vit apparemment du labeur, des besoins et des maladies de l’autre classe, ce qui n’est rien de moins que de l’oppression, déguisée en conciliation de classes. Une conciliation qui ne sera jamais totale et qui ne pourra jamais l’être.

Les intérêts de classe engendrent le corporatisme

L’État n’est donc pas essentiel pour créer le corporatisme, les intérêts de classe suffisent à concerter les forces de chacune en un front commun. On y décèle par exemple, les syndicats, les outils d’aide aux travailleurs externes tels que les conseillers pour les accidentés du travail. On y trouve également des firmes d’études sans but lucratif comme l’IRIS, qui viennent appuyer demandes et réquisitions des salariés, en apportant celles-ci, des études scientifiques sur la relativité du coût de vie de chaque classe en notre société.

Du côté des employeurs, l’appareil n’est envieux de celui des prolétaires. Conseil du Patronat, pratiquement collé sur le gouvernement… Diverses firmes d’études, financées par la bourgeoisie, appuient leurs demandes et sont même retranscrites dans divers journaux populistes. Le capitalisme en soi, leur lègue des divins droits, tels ceux que nous avons cité plus haut, dont celui d’exploiter les besoins, le labeur et la maladie d’autrui, par simple fait de posséder les moyens de ce faire. Les journaux eux-mêmes, ont un penchant patronat, puisque ces premiers appartiennent ni plus, ni moins, au patronat! Même son de cloche dans les médias télévisés, puisque les plates-formes, mise à part notre société d’État Radio-Canada, sont tous privées, et appartiennent donc à la bourgeoisie. Il serait fort étonnant de voir ces médias s’en prendre à leurs propres intérêts!

Bref, même sans l’État, on peut déceler et y constater des intérêts forts différents d’une part et d’autre des classes qui forment notre société. Avec ou sans l’État, le corporatisme est néanmoins bel et bien présent dans nos sociétés capitalistes, et le seraient d’avantage encore, s’il n’y avait justement pas ces États, pour réguler et donner un semblant de justice sociale. Mais le système capitaliste ne nous donnera jamais justice, puisque même celle-ci s’achète avec des capitaux, que toutes et tous ne possèdent pas en même importance, nous l’avons vu.

Il n’y a donc qu’un seul ingrédient nécessaire pour créer le corporatisme et l’État n’en est pas un. L’État, lui, n’est qu’un outil, créé pour donner au peuple, l’imaginaire émancipation qu’il désirait. Mais rien n’est plus faux. Les intérêts de classe priment et l’État, pour une classe comme pour l’autre, vient parfois embûcher le chemin.

Par ailleurs, certaines soupapes sociales inscrites dans l’historique des États, sont indispensables au maintien du système prévalant. Autrement dit, s’il n’y avait pas eu d’universalisation des soins de santé, ceux-là seraient toujours inaccessibles aux moins nantis, et les cliniques privées profiteraient encore plus aux bourgeois, où déjà, la richesse se concentre étant donné les moyens de production concentrés également chez ceux-là. Qui ici, peut avancer que le prolétariat ne se serait pas rebellé sans cette soupape sociale? Les idiots utiles du capitalisme, qui d’autre!

Conclusion finale

Les libertariens ne sont donc pas les sauveurs qu’ils prétendent être et n’ont rien de bon à apporter aux prolétaires, qui n’ont pas les mêmes intérêts que la classe minoritaire et parasitaire bourgeoise, que défendent ces libertariens.

Bref, le RLQ n’est qu’un ramassis de putes à bourgeois, à qui les travailleurs salariés du Québec ne doivent surtout pas faire confiance!

Certes, ils ont un véhicule plein d’idées, mais d’idées qui ont plus à voir avec les sites d’enfouissement et de compostage qu’autre chose!

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La démocratie est-elle garante de l’omniscience?

Publié par sylvainguillemette le 26 octobre, 2010

Puisque la démocratie n’est pas garante d’omniscience, je dirais que notre manifestation du 23 octobre 2010, en réponse au rassemblement de l’extrême droite économique et morale du RLQ, fut une patente réussite!

Aux évidentes tentatives de privilégier une fois de plus la bourgeoisie au détriment du prolétariat en temps de crise capitaliste, les opposants à ce projet ont pour leur part une fois de plus exprimé leur rejet, arguant que les solutions apportées par le Réseau Liberté Québec n’étaient que celles, monolithiques, répondant à une économie préalablement pipée.

En effet, les solutions proposées par le RLQ aux maux qui affligent le Québec, ne sont que celles qui avantageront la bourgeoisie, en réponse pourtant, à leurs antérieurs caprices. Le RLQ propose donc une moindre participation de l’État, de sorte que tout à coup, celui qui servait leurs intérêts ne semble plus les servir. En fait, l’État étant l’outil du parti au pouvoir, il fut longuement l’outil des bourgeois, lesquels les partis au pouvoir consécutifs du Québec, ont grandement servi. Mais rien ne va plus, et les syndicats, mouvance des conséquences d’une lutte de classe, ont paraît-il, pris leur place au sein de cette conciliation de classe. Un naturel adversaire des intérêts de la bourgeoisie pourtant, le syndicalisme a bel et bien sa place au sein d’une économie capitaliste, divisant les êtres humains en deux classes bien précises; les exploitants, les exploités. Mais le RLQ veut la soumission totale du prolétariat et nie l’existence de cette classe, prétextant qu’il y a consentement entre les deux parties, plutôt que d’admettre qu’il y a consentement sur les «modalités» de l’exploitation d’une classe par l’autre.

Par exemple, le RLQ propose de limiter la participation de l’État au minimum dans les affaires sociales des Québécoises et des Québécois, c’est-à-dire, de ne lui permettre que l’«obligation» de faire respecter la propriété privée, dont celle des moyens de production. Or, cela ne serait finalement, que faire respecter la dictature bourgeoise, parce qu’en cela, rien ni personne, ne pourrait questionner cet ordre établi. Les «anti-syndicalleux» comme ils se nomment eux-mêmes, n’ont toutefois rien à déplorer de l’existence de lobbys bourgeois tels : FRASER, IEDM, Conseil du Patronat, les partis capitalistes, et j’en passe…

Le RLQ propose donc également de remplacer notre système de santé universel, déjà bien amoché par la participation du privé et son coût exorbitant, par un système totalement privé. De sorte que, toutes et tous seront redevables aux bourgeois possédants les cliniques de santé et les hôpitaux pour se faire soigner, et que ces derniers seront les seuls en mesure d’entreprendre en la matière et de profiter allègrement de la maladie d’autrui, puisqu’ils auront le préalable nécessaire pour ce, le capital. Voilà d’ailleurs leur seul «mérite». Rien ne serait plus beau pour ces parasites que de pouvoir profiter des malades, qu’ils occasionnent par ailleurs eux-mêmes, via les exploitations diverses auxquelles ils soumettent les prolétaires. Des milliers de Québécoises et Québécois sont blessés chaque année dans des accidents de travail et il en meurt en moyenne 190 annuellement, détruisant là, les mythes du «risque pris», des «sacrifices» et des «efforts» consentis seulement disent-ils, par les bourgeois.

Mais le RLQ s’est étrangement alourdi de personnalités plutôt gênantes, pour défendre de tels dogmes. On y prône l’autonomisme, mais la plupart des figures connues ayant participé au rassemblement du RLQ en ce 23 octobre, furent à la remorque de l’État québécois et/ou canadien, ou de sales bourges. Sinon, c’est qu’ils furent, comme Jeff Fillion par exemple, chanceux de ne pas avoir à «travailler pour vrai», de ne pas avoir eu à faire d’effort physique ou intellectuel, pour déblatérer ses débilités populistes, au profit précisément, d’un bourgeois dont les intérêts sont certains, ici.

Le RLQ s’est sinon construit avec les efforts de démagogues et d’apologistes du régime d’Augusto Pinochet. Rappelons-nous le torchon idéologique de madame Marcotte, qui ne faisait finalement, que dépeindre la gauche en «mal» absolu, sans pourtant y argumenter ses propres idées, révolues et ratées à l’essai, ailleurs… Éric Duhaime sinon, a bel et bien minimisé l’impact sur les Chiliens, du régime de Pinochet, reprenant des données économiques à la main, en guise d’excuse, pour l’inexcusable. Encore faut-il admettre que ces données ne sont pas reconnues par d’autre, que les bourgeois, les libertariens et l’ensemble de leurs sbires. Gérard Deltell pour sa part, n’a semble t-il pas comprit le message des dernières élections, et croit, lui aussi, à tort, qu’une bouteille neuve, cachera le mauvais goût de son mauvais vin, amer et dégoûtant.

Une belle brochette de gens détestés par les Québécoises et les Québécois, tant pour leur faible fidélité, que pour leurs idées démagogues, dénuées de bon sens et d’argument, mais surtout, de justice sociale.

Les Québécoises et les Québécois ne seront pas dupes. Ils verront clair au jeu des libertariens, tentant de nous faire croire que, la solution à notre mal capitaliste, serait un capitalisme encore plus sauvage. Car si la démocratie n’est pas garante d’omniscience, le capitalisme, lui, n’est pas garant de justice sociale. Dans une économie où les richesses ne sont, et ne seront jamais partagées, il est difficile de faire gober au prolétariat, mendiant ironiquement cette richesse qu’il crée de son labeur, qu’un capitalisme plus pur et plus dur lui serait favorable de quelque façon que ce soit, s’il était «autonomiste» et remis à lui-même. Et d’autre part, tous ces services que nous procure l’État, seraient encore plus coûteux per capita une fois privatisés.

Est-ce que le RLQ propose véritablement une alternative? Ou n’est-il, justement, que le dernier souffle d’une droite agonisante? La mort de la droite économique partout dans le monde, les a plongé à se défaire des mollesses antérieures, pour se différencier en tant qu’extrémistes, voire intégristes, d’une mouvance plutôt sectaire, dénuée de fondement argumentaire logique et sain d’esprit.

Ces intégristes, ces idiots utiles à bourgeois, ne sont pas nos sauveurs, chers prolétaires. Ils sont, précisément, les sauveurs de cette classe parasitaire et minoritaire que forment les bourgeois, apeurés de perdre le contrôle de l’État, en pleine débâcle sous le système capitaliste, devenu corporatiste sous leur propre gouverne. Ils ne visent qu’à vous exploiter d’avantage, dans un semblant d’humanisme, où leur égoïsme transpire au-delà de leurs prétentions.

Soyez certains chers prolétaires, que nous, de l’Alternative socialiste, membre de Québec solidaire, veillerons à dénoncer leurs manigances, et à proposer de véritables alternatives au capitalisme, qu’il soit corporatiste ou non. Le «corporatisme» n’est d’ailleurs qu’un autre prétexte, pour déguiser une conciliation naturelle des intérêts communs de la classe bourgeoise, tout comme le syndicat, lui, répond aux intérêts communs des travailleurs salariés, donc exploités.

Merci à tous ceux et celles qui se sont déplacé(e)s pour l’occasion!

Sincèrement et solidairement camarades, continuons la lutte de classe, pour mettre fin au corporatisme, au salariat donc, et à l’exploitation de l’être humain par l’être humain!

«Pour aimer les hommes, il faut détester fortement ceux qui les oppriment.» J.P.Sartres

Sylvain Guillemette

Alternative socialiste

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Gérard Deltell, l’ADQ, le Conseil du Patronat, une autre époque…

Publié par sylvainguillemette le 25 août, 2010

http://support.dell.com/support/edocs/systems/prn968/en/ug/resource/cable_power_remove_2.jpgCette semaine, vous l’avez vu, le Conseil du Patronat s’inquiétait des faibles développements de nos ressources naturelles québécoises. Cela n’a rien de surprenant, puisque le CDP va de pair avec les prophéties des oracles tels l’Institut Économique de Montréal, dont les sermons voguent sur la toile de QUEBECOR toute confondue, et l’Institut FRASER, qui argue dans le même sens. Mais un autre acteur, tout aussi populiste, s’est immiscé au sujet, en mettant le gouvernement en garde contre ce qu’il appelle, les «lobbys environnementalistes».

Comme si le réchauffement climatique n’était que complot socialiste, et comme si les multiples constats de notre surconsommation n’étaient aussi que mirages, Gérard Deltell affirme que le gouvernement du Québec devrait, à l’instar des remarques du CDP et des autres valets de la bourgeoisie, développer ses ressources naturelles, telles; les gaz de schiste, ou l’uranium de Sept-Îles, etc..

Or, dans un constat rendu par l’ONG canadienne Global Footprint Network, on a déterminé que le 20 août était le jour à partir duquel l’humanité a commencé à vivre au-delà de son “budget écologique”. Ce “jour du dépassement” manifeste le moment où l’humanité a dépensé les capacités régénératrices de la Terre : du stockage du CO2, de l’absorption des pollutions et déchets à la production de matières premières pour la nourriture. Rappelons que ce jour, l’an dernier, était le «25 septembre 2009».

Ma question : Comment peut-on être aussi déconnecté de la réalité de la Terre et des humains? Ma réponse : En ne servant que les intérêts de la bourgeoisie et en méprisant ceux de la masse laborieuse et de tout être vivant sur Terre. Tout simplement!

Gérard Deltell signe ainsi la mort de son parti populiste crasse, un parti qui, s’il incarnait le changement jadis pour l’ignare, n’incarne aujourd’hui que la suite des malheurs issus du capitalisme sauvage, aveuglé par le désir infini de créer la richesse, celle qui ne se partage pas. Et je dis celle qui ne se partage pas, parce que comme vous le savez, pour monsieur Deltell, il ne serait pas question de développer ces ressources nationalement, mais plutôt, au privé, là où les richesses créées disparaîtraient du Québec, pour se concentrer chez les propriétaires de telles entreprises, au détriment des Québécoises et Québécois. Rappelez-vous que Mario Dumont parlait d’enrichir les Québécoises et Québécois en privatisant Hydro-Québec. Il n’en était de fait rien de cela. Au contraire, les Québécoises et Québécois auraient, si nous avions écouté Mario Dumont, cédé leur merveille aux bourgeois Québécoises et Québécois, aptes à se payer de tels moyens de production. Donc, une seule partie des Québécoises et Québécois, une minorité, précisons-le, en aurait profité.

Car imaginons que ces développements ne soient pas polluants… Ne serait-il pas plus profitable pour les Québécoises et Québécois de détenir ces moyens de production, plutôt que de laisser des entreprises privées piller nos richesses pour les investir ensuite ailleurs, sans rien faire pour réparer des torts qu’ils causeraient –ce qui est le cas partout ailleurs- à notre environnement? Hydro-Québec n’a-t-elle pas fait ses preuves en la matière? Les milliards de profit que récoltent les minières canadiennes à l’étranger ne devraient-ils pas servir d’exemple, de leçon? Certaines de ces minières engendrent des dizaines de milliards par année, et nous devrions nous passer des ces richesses, pour les laisser aux mains des parasites bourgeois que défendent le CDP, Gérard Deltell et son parti à l’agonie? Et quoi encore? N’a-t-on pas appris de ce système parasitaire, avec sa faillite de 2008, qu’il n’enrichissait toujours qu’une minorité, celle qui possédait les moyens de production?

D’abord, les constats scientifiques me semblent plus crédibles que les propos alarmants du chef populiste de l’ADQ qui de fait, démontre une peur de finir dernier dans un système pyramidal, dont il connait limites de partage de richesses. En nous pressant le pas, Gérard Deltell avoue d’une certaine manière que, «si on ne le fait pas», nous ne pourrons pas faire compétition dans ce système capitaliste qui se base sur la compétition, plutôt que sur la solidarité. Ces dogmes divers au sein de cette idéologie dépassée par le temps et les faits, ne font plus plausibles et le discours des capitalistes aurait du s’adapter, mais il n’en est rien.

Et ailleurs, partout dans le monde, l’excès dans l’exploitation des ressources naturelles n’a jamais rien donné aux peuples les possédant. Au contraire! Et lorsque Deltell affirme que l’uranium sauve des vies, il fait aussi fausse route. Il ment effrontément à vrai dire, puisque l’uranium ne sert pas à créer des isotopes pour traiter les malades. Cet uranium est pour un tout autre usage, entre autre, le militaire. Il servira de base à la fabrication des obus criminalisés par l’ONU, ou des bombes nucléaires que l’Iran voudrait posséder, et qu’Israël possède et les pays du «club sélect» possèdent. Et il n’y a donc aucune urgence d’exploiter cet uranium qui, nous le savons, produira de terribles répercutions sur l’environnement lorsqu’il sera extrait, transformé, utilisé, puis mis au rancart. Les déchets radioactifs s’entassent, et nous ne savons toujours pas quoi en faire, sans parler des alternatives à cette énergie ultra-polluante.

Encore une fois, l’ADQ démontre qu’il n’est pas capable d’offrir autre chose que les dogmes précédemment chéris par les systèmes capitalistes de ce monde, même si pourtant, ces mêmes systèmes capitalistes font faillite aux 30-40 ans, cela, aux frais des contribuables salariés du monde entier et même si, pendant ces 30-40 ans, les richesses se concentrent chez la minorité possédant les moyens de production.

L’ADQ n’est plus de son temps, il est voué à la disparition.

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Élodie Gagnon-Martin de plus en plus pourrie

Publié par L'Agitateur le 7 octobre, 2007

Vous êtes sceptique ? Eh bien, vous n’avez qu’à lire ce qui suit :
Fini le niaisage: il faut dire non aux gauchistes et aux péquistes qui veulent dilapider les ressources étatiques pour remplir les poches des plus pauvres, ceux qui ne foutent rien et qui, dans les faits, sont une nuisance pour la société.

À défaut de pouvoir éliminer physiquement les pauvres, la moindre des choses serait de ne pas encourager leur existence. Bottons-leur les fesses un peu, et au travail, jeunes comme vieux! Vite un gouvernement adéquiste pour leur botter les fesses!

Rien n’a été modifié ; cet extrait vient bel et bien de chez Élodie Gagnon-Martin. Est-ce vraiment elle qui l’a écris ? Dur de le croire lorsque nous voyons plus loin qu’elle pense queles péquistes sont des communistes. La radicalisation de sa pensée s’est faite en moins de quelques jours.

Une réactionnaire folle, surtout lorsque ses partisant de l’ADQ la supporte à fond. À voir les commentaires, on peut se dire une chose : l’ADQ est infesté de vermines parasitaires adeptes pourris du fascisme exécrable et idéaliste. Soit Mario Dumont y fait un peu de ménage (ce qui n’est pas souhaitable afin qu’il s’écroule comme un château de cartes), soit il y change le nom pour “Action Despotique du Québec”.

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Dumont n’aimerait pas les blogues !

Publié par Libertad ! le 4 octobre, 2007

Les séparatistes sont l’obsession des blogeurs adéquistes.

C’est ce qu’on apprend ici…

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Les autres candidats dans Charlevoix, une bande de réactionnaires !

Publié par Libertad ! le 23 septembre, 2007

Dans l’élection partielle dans Charlevoix, dans quelle la reine du Parti Québécois espère pouvoir gagner le vote, tout comme son rival adéquiste, les autres candidats ont été totalement ignorés, ou presque. Même si il peut s’agir d’une bonne chose finalement…

Ils sont au nombre de cinq candidats qui se sont présentés pour des Partis autres que ceux présentés à l’Assemblée Nationale. Voici une brève description de certains :


Daniel Laforest, le «father 4 justice»

Daniel Laforest le président du groupe de pression masculine et anti-femme «fathers for justice», ceux-là même qui grimpent sur les ponts habillés en superhéros pour crier leurs haines du féminisme. C’est la raison pour laquelle il se présente comme candidat indépendant dans cette partielle, pour favoriser les opinions masculinistes et la discrimination envers les femmes. Dans son programme, qui fait moins d’une page, il voit d’un très mauvais œil les syndicats qui supposément «volent les fonds publics pour enrichir leur caisse de retraite». Parent avec l’ADQ ? Sûrement !

Paul Biron, nationalisme ethnique, catholicisme et pro-vie

Est-ce que la politique religieuse est morte au Québec ? Nous voudrions croire que oui, mais non, ce n’est aucunement le cas. Le Parti politique d’extrême-droite pro-vie, démocratie-chrétienne vient à la rescousse des pauvres âmes égarées dans la région de Charlevoix, pour les sauver du terrible péril de l’enfer et de Satan ! En effet, ils ont présentés comme candidat Paul Biron, un habitué des milieux national-catholiques et pro-vies. Il est le frère de l’ex-chef de l’Union nationale et ministre péquiste Rodrigue Biron. Aussi, ce même Paul Biron se présentera sous différentes bannières, celle du Parti Québécois en 1970 et même chez les trotskystes de la démocratie socialiste en 1998 ! Il est aussi un membre fondateur d’un mouvement nationaliste ethnique, le Mouvement de libération nationale du Québec (le MLNQ), qui à des liens très serrés avec certaines sectes néo-nazis de la région de Québec.

François Robert Lemire, République du Québec

François Robert Lemire, l’ancien trésorier du Parti conservateur du Québec, se présente pour sa part avec un nouveau parti nationaliste, le Parti république du Québec, qui prône dans son programme (assez confus merci) «l’abolition de l’assurance maladie et des avantages sociaux aux immigrants qui n’auront pas travaillés depuis 5 ans à temps plein». De plus, il propose aux immigrants une formation générale de 5 ans en français, en histoire, en géographie et en culture québécoise. Si il échoue le test final (non écrit), il sera renvoyé sous prétexte qu’il «n’est pas intéressé à vivre parmi nous et bien qu’il retourne chez-lui à ses frais». Est-ce que nous avons réellement besoin de ces racistes au Québec ?

Finalement, nous pouvons voir que cette élection est fort peu intéressante pour les gens de la région, qui sont obligés de choisir entre la menteuse de l’Île Bizare et plein d’autres candidats, tous de droite eux-aussi, qui ne gagnent pas nécessairement à être connus.

==> Programme électoral du candidat François Robert Lemire aux partielles de Charlevoix
==> Blogue de campagne de Daniel Laforest
==> La page de Paul Biron

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