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Conseil du Patronat, pourquoi pas un Conseil du Prolétariat?

Publié par sylvainguillemette le 5 septembre, 2011

Une fois de plus, le Conseil du Patronat du Québec s’illustre des plus fidèles défenseurs du parasitisme de cette minorité patronale, que représente la bourgeoisie du Québec, et du monde entier par conséquent.

Ce portevoix des parasites énumère par cœur les dogmes du capitalisme, si bien qu’on croirait entendre le sermon du curé du patelin. Si au moins, c’était la bonne nouvelle que l’on transmettait… Et au point où les contradictions s’additionnent au sein du capitalisme, ce qui rend leur modèle si totalitaire, ils devraient peut-être prêcher par l’exemple et enregistrer une version audio/vidéo qu’ils repasseraient chaque année, restructurant ainsi, leurs propres finances… Puisque des salaires en moins, alors coupés, seraient à comptabiliser au cumul des profits… Profits… Profits… Profits… Profits… Zombies.

Mais comme on le sait, le cordonnier est si souvent mal chaussé.

Sur le plan des salaires, le Conseil du Patronat juge le salaire minimum trop élevé

Qui ici par exemple, peut vivre d’un salaire de 9.65$/heure, que le Conseil du Patronat juge trop élevé pour les entreprises qui, pauvres d’elles, investissent et risquent déjà leur capital? Qu’importe,  en ce qui concerne ces petits bouffons à la solde de ces paresseux investisseurs, ils viennent eux-mêmes mieux payés encore, par ces rois cités, pour nous en convaincre. Ces laquais n’ont aucune gêne, ni remords, devant leur quémande, peu inquiète celle-là, des impacts sociaux qu’elle édifierait.

Et quant à la pauvreté, le porte-parole du conseil a sa petite idée là-dessus, vieille celle-là, de plusieurs démentis. Il préfère de loin, des pauvres à des chômeurs. Mais qu’à cela ne tienne, s’il y a pauvreté, il y a absence de pouvoir d’achat et donc, répercussion sur le marché de l’emploi. La vieille rhétorique ne tient plus, on promettait d’ailleurs, que les Africains sortiraient de leur misère, sous le même argumentaire… À vous de juger!

Et de toute façon, les membres du Conseil du Patronat vivent eux-mêmes d’une meilleure redistribution de la richesse, que les employeurs leur concèdent, contre un piètre plaidoyer pourtant. Alors comment s’étonner que ces vautours ne prêchent pas par l’exemple? Les auriez-vous vus, faire leur point de presse en «jogging» et un chandail à l’effigie de loups dessinés? Les auriez-vous pris au sérieux? Le veston et la cravate sont opportuns pour la cause!

La question des syndicats

Ce conseil à la con, qui n’est d’autre que le rassemblement de quelques putes à la solde de ces employeurs, grassement payés soit dit en passant, dit comme toujours que les syndicats sont trop forts, trop puissants. Certes, il y aurait à dire sur l’usage que font les syndicats de ces sommes astronomiques qu’ils amassent via par exemple, les cotisations de leurs membres, mais en aucun cas, je ne remettrais en cause la cotisation ou certaines formules avantageant le prolétariat ou pire encore, le syndicalisme.

Il y aurait d’abord et d’emblée, la justification suivante à servir au Conseil du Patronat pour l’existence des syndicats. Les patrons s’unissent au sein du Conseil du Patronat, et personne n’y voit d’embarras. Alors les salariés s’unissent de la même façon, au sein d’union des travailleurs, et personne ne devrait y voir d’embarras, sauf bien entendu, comme on le voit, le patronat et les médias, qui possèdent le pouvoir de propagande et qui en disposent sur leurs ondes. Le prolétaire pour sa part, peut en venir à l’aliénation, où il critique les syndicats en répétant mot pour mot les dires des médias et du patronat sur ces unions, tout aussi légitimes pourtant,  que celles du patronat.

C’est en fait bien simple à comprendre. Il y a un rapport de classe entre les deux camps, entre salariés et employeurs. Ils sont tous les deux, des classes. Le prolétariat et la bourgeoisie. L’un emploie la force de travail de l’autre, parce qu’il possède les moyens de production et cet autre vend sa force de travail au premier. Tous ne peuvent donc pas avoir les mêmes intérêts, puisqu’un de ceux-là exploite bel et bien le labeur de l’autre, quoiqu’en disent les libertariens, se confrontant à l’improbable consentement mutuel, où les profits seraient égaux de chaque versant de la barrière de ces classes. Il n’y a pas plus absurde. Un simple regard aux voitures de chacune des classes dans le stationnement d’une entreprise, simplifierait le débat…

Il y a donc des syndicats, offrant la défense des intérêts des salariés, outre le simple rapport de force que cela leur occasionne. Cela gêne, de toute évidence, le capitalisme, les capitalistes et les dogmes s’y rattachant. Mais en aucun cas, le syndicalisme est illégitime ou inutile. Au contraire. Le syndicalisme est derrière plusieurs gains du prolétariat, que les prolétaires oublient malheureusement trop rapidement.

Ce sont en réalité les dogmes du système capitaliste qui se heurtent aux besoins et aux nécessités des Humains, quelque soit leur classe. Les prolétaires n’ont pas à plier aux caprices dogmatiques d’un système économique qui se fiche d’eux et qui préfère favoriser une classe les exploitant, plutôt que de sévir contre la faim et les besoins sociaux que crée pourtant, le capitalisme et sa mauvaise redistribution de la richesse, une richesse ironiquement créée par celles et ceux qui la quémandent au sein du prolétariat.

Pour terminer

Peut-être est-il temps pour nous, prolétaires, de se doter d’un Conseil du Prolétariat et de vérifier sur les médias nous accorderont autant d’importance qu’ils en accordent à cette minorité parasitaire. Radio-Canada nous invitera-t-elle à ses débats télévisés, jusqu’ici tenus dans le monolithisme? Nous ne saurons jamais si nous ne tentons pas le coup.

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Aux armes camarades de la Grèce!

Publié par sylvainguillemette le 30 juin, 2011

Ce matin, les Grecs se sont levés sous un nouveau jour. Un jour triste. Un jour où ils ont tout perdu. Le Dieu Kapital leur a tout enlevé, au nom des dogmes  du capitalisme et des caprices de la dictature bourgeoise internationale.

Papandréou, cet avaleur de couleuvres, ce pseudo socialiste, s’est dit forcé d’agir de la sorte, privatisant d’une seule loi, la totalité des services grecs! Liquidant, de seulement 5 voix (155/300) de plus, les acquis grecs, cumulés par des luttes s’étalant sur plusieurs décennies. Des luttes qui déjà, font figure de pacotille en comparaison à ce qu’ils auront à accomplir cette fois-ci.

Car en effet, même si les Grecs semblent avoir perdu  la bataille, il n’en est rien! Au contraire! Il nous apparaît une chance inouïe de faire la révolution, la vraie! Les Grecs ont le champ libre pour renverser ce foutu gouvernement, devenu illégitime, pour lequel ils n’ont pas voté. Car si les Grecs ont choisi ce gouvernement jadis, ils l’ont fait, rappelez-vous, avant la crise, avant qu’il ne veuille dépouiller les Grecs de leurs actifs. Les vœux pieux étaient bien différents lors de la campagne électorale précédente. On ne promettait pas la soumission totale du prolétariat et le règne éternel du dieu Kapital, bien au contraire!

J’invite donc les Grecs à renverser ce gouvernement, devenu dictature. Certes, certains diront que l’aide de l’Union Européenne est indispensable pour sortir la Grèce de son défaut de paiement, mais ces dires ne reflètent que la volonté du dieu Kapital de ressusciter. Il ne faut pas oublier que ce système capitaliste est mort en 2007-2008, et que les banquiers n’ont aucune leçon d’austérité à donner à qui que ce soit! D’ailleurs, après cette crise capitaliste et bourgeoise, rappelez-vous que les banquiers n’ont rien changé de leurs manières! Les bonus, les milliards, ils pleuvent toujours sur eux! Les pyramides, les actifs toxiques, ils sont encore là! Et ce sont encore une fois, les prolétaires qui ont sauvé les banques, leurs oppresseurs, ironiquement!

Et en effet, jamais le capitalisme n’a rempli ses promesses d’une bonne répartition des richesses, d’une bonne répartition des pouvoirs et bref, d’une émancipation des Humains et d’une liberté promise hypocritement. Jamais! Il a au contraire, multiplié les tentatives d’asservir le prolétariat international et désormais, il va jusqu’à dire que les Humains coûtent trop chers d’exister!

La Grèce n’était que le banc d’essai, à savoir si un peuple pouvait être contenu, après lui avoir fait endurer les pires sévices, l’asservissement total. Mais les Grecs doivent maintenant démontrer que cela ne sera pas si facile, voire impossible.

Cela dit, mes camarades Grecs ont de quoi se réjouir! Les révolutions sont à la mode ces temps-ci! Il ne fallait qu’un évènement déclencheur,  et le voilà! Qui vous condamnera? Ils sont tous occupés avec leurs Coups d’État En Syrie et en Libye! Si vous prenez les armes contre ce gouvernement, ce sera d’autant plus légitime que la clique minoritaire de Benghazi, qui a prise ses armes, chez l’OTAN et chez la CIA!

Ne vous laissez pas intimider camarades! Si la révolution est bonne pour les pays arabes, elle l’est pour les pays européens, pris dans cette enclave dite «union», qui n’est autre qu’une gigantesque hypocrisie pour asservir toute une Europe d’un seul coup. Prenez les armes camarades! C’est légitime! Nous sommes avec vous, camarades! Les grands bourgeois et leurs médias ne pourront rien dire qui ne sera pas contradictoire vis-à-vis ce qu’ils soutiennent d’autre part! Ils ne pourront pas se dire «pour» les Coups d’État en Libye et en Syrie, mais contre en Grèce! Ils le feront, mais c’est illogique et contradictoire!

Aux armes camarades Grecs! Aux armes! Renversez votre dictature bourgeoise, renvoyez chez lui Papandréou, ce laquais de la bourgeoisie, ce pseudo révolutionnaire! Renvoyez chez eux les observateurs étrangers qui viennent épier votre soumission! Renversez le capitalisme grec, renversez-le!

Solidairement,

vos camarades du Québec

Alternative socialiste

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Amir Khadir le «député socialiste de Mercier»

Publié par sylvainguillemette le 2 juin, 2011

Quel député! Amir Khadir depuis qu’il est élu, est conséquent comme nul autre, ce que certains critiquent comme du va partout. Mais il n’en est rien! Amir Khadir frappe, oui, partout! Mais sur les bons clous!

Certains populistes se plaisent à croire qu’Amir fait dans le populisme, comme d’autres. C’est qu’ils ne le connaissent pas. C’est qu’ils ne connaissent pas son entourage, ses conditionnements, son histoire. C’est qu’ils sont surtout stupéfaits devant la popularité du «député socialiste» de Mercier!

Mais je n’en suis pas, au contraire! Amir Khadir est authentique, il est à la télévision et à l’Assemblée nationale ce qu’il est dans la réalité de tous les jours, un homme confiant de la capacité des humains à venir à bout de l’asservissement par l’endettement, à venir à bout de l’asservissement des créateurs de richesses via la concrétisation d’une démarcation claire entre salariés et employeurs.

Amir Khadir défend mes intérêts de classe et non seulement une ligne politique dessinée sur le coin d’un pupitre. Amir Khadir me représente à l’Assemblée nationale et j’en suis fier.

 

La «godasse Khadir» disait le populiste Richard Martineau, un autre de ces mercenaires de l’Empire Quebecor.

En réalité, ce lancer de chaussure sur l’effigie du précédent président des États-Unis d’Amérique était conséquent des valeurs défendues par le courageux député de Mercier. En effet, Amir a toujours critiqué l’invasion de l’Irak et l’a toujours considéré comme une invasion illégitime qu’on aurait du appeler par son véritable nom, un Coup d’État. Et George Walker Bush Jr. en était le décideur, l’auteur et le coupable.

Il en est résulté des centaines de milliers de morts dans des conflits de banlieue sanglants, entre factions et nations différentes, mais parfois entre cousins et voisins. George Walker Bush Jr. ne mérite pas le respect des humains, lui qui ne les respecte pas. Ce n’est pas qu’un simple «ancien chef d’État», mais bien celui d’un État voyou qui bafoue toutes les lois qu’il impose hypocritement aux autres nations, qui ne peuvent que subir étant donné la capacité militaire de l’Empire. C’est également l’un des anciens chefs d’État qui ont plongé les États-Unis d’Amérique dans une faillite infranchissable via des décennies de guerre et d’impérialisme, une faillite qui aura également raison de nous.

Amir Khadir s’est tenu droit devant un tyran, pendant que les complaisants et les concédés lui léchaient les bottes, tout en critiquant une première fois son geste déplacé vis-à-vis les élites parasitaires dominant au sein de ce régime capitaliste. C’est qu’il est préférable de ne froisser que ceux dont on a les moyens de froisser, dans ce système pourri et chez ceux qui l’adoptent. Pas chez Amir Khadir et ses «camarades».

Bush, comme son père, est un criminel et il est responsable de graves crimes de guerre et de graves crimes perpétrés contre l’humanité. Sa place est aux côtés des autres despotes sanguinaires, dans la poubelle de l’histoire. On se permet de lancer des chaussures à Miami sur des affiches de Fidel Castro, mais George Walker Bush Jr., qui a beaucoup plus de sang sur les mains, n’en mériterait pas… Que de complaisance envers un monstre!

On reproche à Amir Khadir de s’en prendre aux opinions des autres et on l’accuse d’inciter à la violence.

Effectivement, Monique Gagnon Tremblay a accusé Amir Khadir de ne pas respecter les opinions des autres, mais à l’entendre s’exclamer devant les critiques lancées par le député unique de Québec-solidaire, tant sur la monarchie parasitaire que sur la trahison d’un ancien premier ministre du Québec vis-à-vis les Québécois, il semble plutôt que ce soit elle qui ait des limites à respecter les opinions des autres. Pour ces gens, de droite, la liberté d’expression semble à sens unique.

Amir n’a pas dépassé de limite, il a dit ce qu’il pensait et il l’a fait sachant qu’il avait les membres de son parti derrière lui. Car en effet, la base de Québec-solidaire est profondément antimonarchiste et ne considère pas Lucien Bouchard comme un serviteur du prolétariat, des salariés, mais plutôt comme un laquais de la haute bourgeoisie, qu’il a toujours servi comme un véritable valet, pour de coquettes sommes. Notre ancien premier ministre est un vendu. C’est un fait indéniable, puisqu’on le paie pour tenir son rôle de porte-parole d’une des industries les plus riches du monde, qui quémande ironiquement aujourd’hui des dédommagements pour ses investissements. Et c’est Lucien qui se charge de la messagerie…Alors en effet, Lucien Bouchard est un mercenaire et ne défend plus les intérêts des Québécois, mais bel et bien les intérêts de ceux et celles qui les exploitent.

C’est Monique Gagnon Tremblay qui refuse ici les opinions des autres et qui se refuse de reconnaître les faits. Mais ça va de soi, puisque madame Gagnon Tremblay défend comme monsieur Bouchard, l’ordre établi, le patronat et l’industrie, mais en rien le peuple Québécois. On ne peut pas se clamer des intérêts des travailleurs québécois et de ceux du patronat québécois en même temps, ou on peut alors se dire pour la conciliation des classes, ce que n’affirmera pas monsieur Khadir pour sa part, je l’espère.

D’autre part, madame Gagnon Tremblay accusait monsieur Khadir d’inciter à la violence en disant le couple princier issu d’une monarchie parasitaire. Or, c’est un fait avéré que la monarchie soit désuète et parasitaire et laissez-moi vous dire que pour des gens qui se drapent de la démocratie et de la liberté comme ceux du Parti libéral du Québec, ils deviennent obstinément contradictoires lorsque vient le temps de se faire conséquent! Monique Gagnon Tremblay a agi comme ces sionistes d’Israël, ces extrémistes qui concluent que nous si critiquons les crimes d’État d’Israël, c’est que nous sommes forcément des antisémites… Or, force m’est de constater que si madame Gagnon Tremblay défend des monarques, c’est qu’elle est monarchiste!

Les conservateurs jouent la même carte à la Chambre des communes et s’en prennent à tous, qui les critiquent. Vous défiez leur budget, c’est forcément que vous êtes contre l’économie. Vous dénoncez les pratiques systématiques de torture en Afghanistan, vous devenez pro-Taliban… Que diront-ils de mes accusations à leur endroit de perpétrer un Coup d’État en Lybie, aux frais des contribuables?

Donc, selon madame Gagnon Tremblay, Amir Khadir ne devrait pas avoir le droit de parole… Quant à l’incitation à la violence, il n’y a pas plus violent qu’une fracturation hydraulique, ça cause même des tremblements de terre! Tant qu’à jouer sur le sens des mots!

Nathalie Normandeau affirme qu’Amir n’a pas respecté monsieur Bouchard et la monarchie… Soit! Elle offre de son temps…

Tant mieux si madame Normandeau a remarqué que monsieur Khadir n’était pas en harmonie avec les intérêts monarchiques et ceux du patronat, c’est qu’elle a un merveilleux sens de l’observation celle-là. Mais de là parler de respect envers ces oligarchies? Quel respect Amir Khadir devrait porter envers un des pires anciens PM qui a saccagé nos services sociaux et qui a, durant plusieurs années après son mandat, servi les intérêts du patronat dans divers dossiers, dont celui d’Olymel où des employés devaient perdre près de 50% de leur salaire? Sinon, il défend depuis, l’industrie gazière, laquelle désire exploiter nos gaz de schiste à rabais, avec la complicité du gouvernement libéral actuel. En compensations, nous aurons des miettes! Encore faudra t-il qu’on les obtienne, puisque les entreprises minières, pétrolières et gazières peinent à payer le peu de redevances qu’ils nous doivent déjà. Les libéraux s’en fichent éperdument… Qui fera mieux…, un autre libéral? Un péquiste? Un adéquiste?

Quant à la monarchie, nous n’avons pas à respecter un symbole désuet qui ne respecte lui-même pas le reste de la planète. Il y a des plans d’austérité en Grande-Bretagne, les Anglais y goûtent! On a coupé dans les services sociaux à fond avec le gouvernement Cameron et pendant ce temps…, le couple princier décide de se marier, au coût de plusieurs milliards en termes de sécurité devant être organisée celle-là, par les autorités locales, aux frais des contribuables. Si c’est là du respect, la guerre en Irak peut bien paraître anodine aux yeux de mesdames Normandeau et Gagnon Tremblay!

Conclusion

Amir Khadir aura une fois de plus mon appui aux prochaines élections! Il défend mes intérêts de travailleur salarié, il défend mes valeurs antimonarchiques et il se tient debout face à une hégémonie de l’opinion, détenue par ceux et celles qui parlent de respect, tout en soutenant ce qui n’est pas respectable pour les travailleurs salariés qui se feront voler dans le dossier des gaz de schiste comme dans tous les autres projets privés d’exploitation de nos ressources humaines et naturelles.

Amir Khadir, continuez votre combat, nous sommes derrière vous! Caramade!

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Le Canada, une démocratie?

Publié par sylvainguillemette le 27 mai, 2011

Le gouvernement conservateur s’apprête à présenter son premier budget en position de majorité. Il s’apprête ainsi à imposer certaines parts d’idéologie dans un budget devant porter sur l’économie canadienne et non pas, sur les mœurs devant être adoptées par les Canadiens.

En effet, le gouvernement conservateur de Stephen Harper prévoit mettre fin au financement par le public, des partis politiques. C’est que chaque fois que vous posez le geste démocratique de voter pour votre dictateur aux 4 ans, vous donnez au parti de votre choix, un montant précisé par la loi liée à cet effet. Vous financez donc, publiquement et démocratiquement le parti de votre choix.

Mais voilà que les conservateurs affirment que ce financement est antidémocratique et le financement par des parties privées serait d’avantage démocratique. Or, il est évident et indéniable que le financement par des parties privées n’a précisément rien de démocratique et tout d’antidémocratique.  Je m’explique.

Les partis politiques sont comme les chaussettes, il y a en pour quasi tous les goûts, j’ai bien dit quasi. Mais il y a donc ces partis, défendant chacun leurs intérêts. En outre, il y a la division des partis politiques en intérêts, ceux-là,  représentant les classes sociales. Il y a donc des partis politiques qui défendent les intérêts des riches et d’autres, préférant s’en tenir à la classe sociale la plus dense, celle des pauvres et des travailleurs salariés, bien ordinaires.

Il devient donc évident qu’il naît dans la mesure proposée par les conservateurs de Stephen Harper, une injustice sociale profonde, elle-même née de l’injustice économique régnant dans nos économies capitalistes, où les richesses s’entassent dans les poches des propriétaires des moyens de production, alors que les créateurs de richesse quémandent cette dernière, appartenant dans le modèle capitaliste, au bourgeois possédant les moyens de production. C’est le monde à l’envers.

Mais comprenez le problème. Comment peut-on nier le fait que les riches pourront financer aisément leur parti préféré, alors que les pauvres continueront de tenter de joindre les deux bouts, sans pouvoir contribuer et poser le geste dit «démocratique» par les conservateurs? Car en effet, les partis défendant les intérêts des moins nantis ne pourront que compter sur des maigres financements du privé, alors que les partis défendant les pétrolières et les intérêts des mieux nantis dans leur ensemble, pourront pour leur part s’en remettre aux grâces de ceux et celles qu’ils servent, en parfaits laquais.

Le Canada ne fait donc pas de pas en avant dans la mesure où il se prétend démocratique, mais recule plutôt très bas dans l’échelle démocratique, d’autant plus qu’il consolidera les dictatures étrangères en Tunisie et en Égypte, aux côtés de ses alliés impérialistes de l’OTAN et du G8, en finançant à coups de dizaines de milliards des pseudo-démocraties, en réalité aux ordres de Washington.

Désormais, les Canadiens verront leurs partis politiques devenir de véritables reflets de la société. Nous y trouverons donc des partis sans moyen, sans capital pour se payer de la propagande et en contrebalance, un parti conservateur bourré de fric et répandant son fiel sur tous les écrans, tous les journaux (Quebecor est déjà là!) et toutes les chaînes radio, à l’instar des outils de propagande de l’opposition vénézuélienne, couvrant plus de 97% des médias vénézuéliens contrairement aux prétentions d’un «Chavez qui contrôle l’information» (des médias qui rappelons-le, avaient soutenu le Coup d’État raté de 2002 contre Hugo Chavez et encouragé à l’assassinat de ce dernier, tout cela orchestré par l’opposition et la maison blanche, appuyés ceux-là de Reporters Sans Frontières (paravent de la CIA)…).

Nous aurons donc, nous Canadiens, réellement pour notre part, notre autocrate Stephen Harper et ses hypocrites d’acolytes pour contrôler notre information, pour nous intoxiquer de leur bêtise et de leur ignorance crasse, si ce n’est pas de leur hypocrisie en réalité. Et nous n’aurons plus les moyens de contrer cette propagande haineuse, cette imbécilité créationniste, cet anti syndicalisme primaire, cet aplatventrisme devant la minorité parasitaire bourgeoise, bref,   ces lourdes valeurs conservatrices partagées dans l’ouest canadien et rejetées au Québec.

Stephen Harper et son équipe rejettent donc les principes démocratiques et se dirigent un peu plus vers la dictature, voulant contrôler le financement des partis politiques adverses, via l’argumentaire hypocrite prétextant que le don de capital à un parti politique représente un geste démocratique. Or, on ne peut rien donner si on ne possède rien et sachant que le capitalisme ne partage pas la richesse, il est objectif d’affirmer que toutes et tous ne pourront effectuer le «geste démocratique» en question.

À ce train là, avant longtemps, nous serons forcés de faire le « Hail Harper»… Vous me direz que j’exagère, mais ce n’est pas comme si les conservateurs n’appuyaient pas ce qu’Adolf Hitler avait fait subir aux juifs, aux homosexuels, aux handicapés et aux communistes après tout, puisqu’Israël et les États-Unis d’Amérique ont répété maintes fois ces crimes et que jamais Stephen Harper ne s’en est offusqué. Au contraire, avec ce qu’on appelle le «printemps arabe» et la très probable mise en place d’un« Plan Marshall» (40 milliards) dans la région, on comprend mieux ce qui se passe en Tunisie, en Égypte, en Libye, en Syrie, au Yémen, au Bahreïn et en Algérie…, on comprend mieux que le bras armée de la bourgeoisie occidentale, l’OTAN, ne fait que consolider ses positions molles, dues à une économie capitaliste en phase de passer le flambeau au fascisme, étant donné ses ratées consécutives depuis déjà plus de 2 siècles d’évolution marquée par des réformes majeures répétées.

Demandez-vous donc si le Canada est le pays démocratique dont on vous parle depuis votre tendre enfance, passée celle-là, à regarder nos principaux alliés à la télévision, piller les richesses tant humaines que naturelles des pays du tiers-monde ou de ces pays qui osent faire le contraire que ce que commande le diktat bourgeois. Demandez-vous donc si le Canada est vraiment ce grand pays, dont rêvent tous nos émigrants, quand il est possible de vérifier que bien des arrivants quittent leur pays, parce que nos alliés l’occupent ou y financent une dictature afin de relever à rabais, les richesses humaines et naturelles de leur terre originelle.

Demandez-vous donc finalement, si le Canada est ce qu’il prétend être, une démocratie, alors que nous sommes à même d’observer un gouvernement qui ne cesse de restreindre les libertés collectives, pour avantager les libertés individuelles de ceux et celles qui ont les moyens d’affirmer cette liberté entrepreneuriale. Demandez-vous également ce qu’il advient de la démocratie, dans les pays qu’occupe le Canada, aux côtés de ses alliés. L’Afghanistan est sous la dictature d’Hamid Karzaï, un homme qui n’a jamais été élu, mais pour lequel nos soldats canadiens meurent. Et la Libye possède le moins pire de tous les chefs d’État d’Afrique, où études et santé sont universels et accessibles à toutes et tous. Pourtant, le Canada y largue des bombes à uranium appauvri, afin de soutenir une branche d’Al-Qaeda, déguisée en groupe de combat pour la «démocratie», prônant ouvertement le départ du dirigeant. Le Canada et ses alliés se comportent en véritables mafias.

En réalité, je vous l’affirme, le Canada n’est qu’une autre de ces dictatures bourgeoises pour laquelle vous pouvez voter aux 4 ans et qui de temps à autre, vous offre des soupapes populaires, afin de déguiser ses véritables magouilles. Nous le voyons bien, en limitant le capital des partis se battant pour les intérêts des moins nantis, les conservateurs du dictateur Harper veulent censurer les débats, faire taire leurs adversaires.

Le Canada est-il une démocratie d’après vous? Je ne crois pas pour ma part…

Sylvain Guillemette

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Un plan nord pour colonisés

Publié par sylvainguillemette le 11 mai, 2011

Vous l’aurez constaté, le gouvernement Charest perpétue la tradition, non pas celle des Libéraux de Jean Lesage, mais bien celles des défunts et toujours vivants, dictateurs qui se sont succédés et qui continuent de se succéder dans les terres de la grande Afrique, au nom du développement  humain dit-on.

En effet, le gouvernement Libéral de Jean Charest semble croire que la nation québécoise est aussi dupe, ou docile plutôt, que celles des pays africains ayant eu à conjuguer leurs malheurs communs aux joies de l’exploitation de leurs ressources par des pays étrangers, colonisateurs d’abord, puis «sauveteur» du «développement» ensuite. Un développement fort avantageux pour l’une des parties, visiblement.

C’est comme cela que je me sens aujourd’hui, comme un colonisé. N’a-t-on pas appris des batailles antérieures? N’a-t-on pas appris des gains que nous avons faits avec Hydro-Québec, malgré les dissuasions dont on nous imposait, comme quoi nous n’avions pas l’expertise? Ben coudonc! On l’a engagé, l’expertise, puis on l’a développé par la suite. Ce n’était aucunement sorcier. Et ça a rapporté? Oh que si! On paie beaucoup moins cher notre courant électrique que bien des nations de ce monde et même, que bien des nations au sein de notre propre pays, le Canada.

Mais pourtant, malgré ces apprentissages forcés par l’histoire des ratées de cette économie capitaliste, on tente tout de même de nous convaincre que le mieux pour nous, c’est de foirer et de laisser faire l’entreprise privée qui récoltera évidemment; et les fruits du labeur du prolétariat québécois exploité pour retirer ces richesses naturelles du sol québécois, et les fruits associés aux valeurs que les bourses internationales donneront à ces roches qui brillent. Et puis quoi encore? Ma peau?

Mais pire encore, le gouvernement Libéral de Jean Charest voudrait qu’on aménage les lieux pour ces parasites du privé. Oui, oui! Le gouvernement Charest nous imposera le coût des routes, des chemins de fer et des divers moyens de transport de ces richesses extirpées du sol par la force de travail des Québécois (conjuguée aux outils fournis par ceux qui ont les moyens de se payer ces outils…), sinon des accommodations qui permettront aux exploités du prolétariat québécois de survivre loin des zones urbaines, où les reliquats de nos services se situent et se meurent. Cela n’est pas sans rappeler que c’est ce même gouvernement qui dépouillera potentiellement les Québécoises et les Québécois de leurs capitaux pour préparer une retraite dorée au multimillionnaire Pierre-Karl Péladeau, en finançant publiquement, son amphithéâtre, qui n’a rien d’essentiel à la cause humaine. C’en sera donc de même pour l’oligarchie minière étrangère, on financera son enrichissement.

Mais bon. Qui s’en étonne? Après tout, c’est un parti libéral, capitaliste. Il y va de soi qu’il soit à la défense des grandes entreprises, des bourgeois surtout. Il y va de soi que ce gouvernement n’ait aucun «intérêt»……, à défendre ceux des prolétaires québécois. C’est tout simplement, logique. Un gouvernement franc, qui ne ment presque pas, qui accomplie sa mission. Il porte son nom et il sert la cause qu’il a promis de défendre. Alors n’en attendons pas plus de ce parti dinosaure qui n’a pas nos intérêts à coeur.

Il nous faut donc une alternative à ce projet de développement, une alternative tenant compte des intérêts des salariés du Québec, une alternative tenant compte des intérêts de la majorité québécoise. Pourquoi pas la nationalisation des moyens d’extraire ces ressources et la nationalisation par ailleurs, des outils qui transformeront ces ressources, pour les rendre plus profitables? Certains brandiront les risques en guise d’argument pour contrer cette voie, mais nous les prendrons tout de même, ces risques, si nous finançons l’infrastructure de cette exploitation du nord de notre beau Québec pour des entreprises privées. Si les entreprises minières s’y plantent, nous nous y planterons aussi. Les risques ne sont pas une excuse et si l’entreprise privée est prête à prendre ce risque, toute enthousiaste, c’est qu’il y a de quoi à y gagner. Et si c’est gagnant pour l’entreprise privée, c’est que ça le serait pour celle du public également. J’entends déjà les tenants du privé crier ici et là, les vertus du privé. Mais au contraire, nous pouvons constater que nous n’avons rien à gagner à céder nos richesses et notre main d’œuvre à rabais, à ces entreprises qui ne paient déjà pas les minces redevances que les lois minières leur imposent de nous léguer.

Mais avant tout, il nous faut débattre de ces extractions, ce que ne proposent pas Jean Charest et son parti de colonisés. Il nous faut savoir si oui ou non, nous allons extraire une multitude de métaux, passant tant par les lourds que par l’uranium qui n’aura lui, que de potentiel militaire après tout. Bien entendu, les partis serviles au kapital comme l’ADQ applaudissent ce plan nord du Québec présenté l’équipe Charest, tout en prenant soin de préciser que le PLQ ne sera pas à la hauteur pour l’accomplir en bonne et due forme. Or, l’ADQ n’est pas un débatteur, c’est le vaisseau des bourgeois, le parti du patronat le plus enthousiaste à piller nos richesses, à piller le fruit de nos labeurs. C’est l’étendard de l’ennemi du prolétaire moyen du Québec.

Il nous faut donc un véritable débat de société, à savoir si nous voulons suivre le chemin des colonisés du monde entier et vider nos sous-sols de leurs richesses, pour des maigres profits, une vision pour le moins à court terme. Ou il nous faut prendre des décisions révolutionnaires, dont des nations étrangères pourront s’inspirer et tirer profit nous-mêmes, de nos propres richesses, à la vitesse que nous établirons par un débat de fond en large. Il nous faut certes, contrer les discours pressés  et mensongers des capitalistes de tout acabit, il nous faut comprendre que ces richesses nous appartiennent et que nous n’avons pas besoin, en plus de nous les faire voler, de nous faire exploiter durant ce pillage.

Il faut un plan nord digne de ce nom, un plan révolutionnaire. Il faut nationaliser les moyens de production miniers du Québec et limiter l’exploitation de nos richesses à ces seules sociétés d’État, pour l’intérêt premier des Québécoises et des Québécois. Il faut se tenir debout, camarades.

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Compte-rendu de la manifestation anti-capitaliste du 1er mai 2011

Publié par Jean-Sébastien Vézina-Girard le 2 mai, 2011

En cette belle journée du premier mai 2011 la manifestation anti-capitaliste c’est déroulé avec des hauts et des bas. Initialement réunis dans le parc Émilie Gamelin des manifestants de toute sorte se sont rassemblés. Selon les estimations d’Alternative Socialiste (AS) entre 1000 et 1500 personnes ont participé à l’événement. Anarchistes, socialistes, communistes et anti-capitaliste de toute sorte côtoyaient et prirent marche dans les rues de Montréal.

 

La manifestation se déroulait très bien, pancartes, slogans, rires et dénonciations se mélangèrent en harmonie. Puis survint de nul par une attaque totalement gratuite, de la part des policiers, sur des membres du Parti Communiste Révolutionnaire (PCR) et d’autres manifestants. Une levée de bouclier a dû faire reculer les policiers qui essayaient d’arrêter un manifestant, il fut sauvé par la foule indigné de colère. Le but des policiers était simple, donner le premier coup pour provoquer une escalade de force entre les plus radicaux et les policiers.

 

Mais leur tentative échoua bêtement, car personne ne causa de bris matériel ou autres. Ensuite une tentative de division réussit les policiers coupèrent la manifestation en deux et le contingent du baby bloc fut isolé du reste des manifestants. Finalement nous sommes arrivés à un autre point de rassemblement. Les discours contre le système capitaliste se sont poursuivis, mais pour une durée plus courte cette fois-ci.

L’anti-émeute se positionna sur deux rue et chargea la foule encore une fois une partie des manifestants furent coupés du contingent principal. Ceux-ci durent quitter dû à la présence policière omniprésente. Un homme fut arrêté parce qu’il manifestait sont opinion à des policiers. Des échanges verbaux se sont fait entendre, plusieurs étaient mécontents des policiers pour leur travail et de certains journaliste qui filmaient une foule passive plutôt que les arrestations non fondées et abusifs. Je n’ai malheureusement pu voir la fin de la manifestation, car le groupe dans lequel j’étais a dû courir pour se sauver de la vague bleue foncé qui criait ”bouge” à tout ce qui bouge.

Les forces policières étaient très diversifiés; policiers à vélo, à cheval et anti-émeute étaient au rendez-vous. Il y eut des blessés, des arrestations, de la provocation de la part de la police, des coups de matraques et du poivre de Cayenne. L’abus des autorités policières était flagrant et exagéré, une fois de plus le SPVM nous démontre sa capacité d’agir et non de réfléchir. La peur du peuple de la part de la bourgeoisie de traduit dans la hargne et la violence policière. Au bout des bâtons nous sentons cette peur du peuple qui ose s’affirmer pacifiquement quand quelque chose ne tourne pas rond, quand nous dénonçons ces bandits à cravate qui pillent nos ressources, qui crée des guerres pour faire rouler l’économie et qui assujettit les travailleurs dans l’esclavage économique moderne.

À chaque année ces gens qui osent sont de plus en plus nombreux à travers le monde à dénoncer et remettre en question ce système pourris en décadence. Le système capitaliste est un échec sur toute la ligne et nous avons le devoir de le dénoncer et de promouvoir les alternatives. Notre liberté d’expression est directement atteinte nous ne pouvons plus manifester pacifiquement, ce qui est un droit dans une démocratie. Alors, nous ne sommes pas dans une démocratie, mais plutôt dans une dictature, celle des riches qui dominent le monde. Le message que nous envoient les bourgeois est le suivant; la rue n’est pas une tribune publique et nous l’avons décidé parce que nous décidons de tout. Mais nous avons les mots, grâce aux mots nous pouvons faire changer les choses, mobiliser les gens et sympathiser le reste de la population à notre cause. Leurs armes et leurs actions de violence ne font que mettre de l’huile sur le feu, un feu ne cesse de grandir avec les débâcles du système capitaliste.

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Deux gars sua job

Publié par sylvainguillemette le 29 avril, 2011

-«Aïye» camarade, tu sais quel jour on était hier? C’test l’jour où on commémore la perte des vies humaines au travail.

-Ouin, pis? Moé, je fais ma p’tite affaire, pis le reste, je m’en calice. Je fais attention, t’sé.

-Tu t’en calices qu’un des nôtres crève à se faire exploiter par le Boss? Après ça, ce gros christ-là va flamber le fruit de notre travail sur des osties de cochonneries qui pourra même pas s’occuper lui-même. Pis toé, ça te fait rien…

-Minute là! Y crée de l’emploi en employant le monde autour de lui, y feraient quoi eux autres, sinon? Pis ton affaire là…, je te voé venir avec «ton syndicat», tu vas me voler ma paye mon ostie! Les syndicats sont trop puissants, pis coûtent trop chers…

-Tu rentres déjà travailler chaque matin pour te faire voler les fruits de ton travail, kossez ça peut ben te faire de plus? Pis l’autre, si y’engage, c’est toujours ben parce qu’y a les moyens de le faire… Pis les syndicats sont pas aussi puissants que la minorité du patronat, tabarnak, ils ont le gouvernement, les instituts à la con comme Fraser, Cyrano et IEDM, les médias privés et mêmes les médias d’État, puisque l’État sert en ce moment les intérêts de la minorité parasitaire patronale, que le gouvernement leur commande de défendre.

-Ben le Boss là, ses moyens, il a travaillé pour…, T’sé, le gars a pris des risques.., il a…

-Minute là toé, je viens tout juste de te dire que c’était aujourd’hui le jour de souvenir pour nos camarades salariés tombés au combat, pis toé, tu me parles de sacrifices? Pis eux? Ils n’ont rien sacrifié pour faire fructifier le ô kapital? La vie serait pas le sacrifice ultime après tout?

-Ouin, vu de même. Mais les efforts, eux? Ces gars ont travaillé fort pour avoir leur entreprise, ils ont tout…

-Chut, attends, le Boss passe…, faud…

-Ouin, pis tu sais qu’on n’a pas le droit de parler de politique au travail, tu te l’est déjà faire dire…, pis ça mis Fernand dans marde.

-Pourquoi tu penses qu’on a pas le droit?!? Précisément pour qu’on fasse pas ce qu’on fait là. Démystifier les mythes créés par ceux et celles qui profitent de c’te système de cul là. Quand je te parle du fait que tu fais partie d’une classe et que t’as des intérêts ben différents que ceux de ton Boss, c’est pour que tu sois apte à faire les changements nécessaires sur toé-même, pour que les choses changent autour de toé, après…

-Je veux ben moé, mais…

-Pis pour revenir sur les sacrifices, saches qu’un Québécois meurt tous les quatre jours au Québec, dans un accident de travail. En 2009, y a eu 190 pertes de vie de travailleurs, des gars comme toé pis moé qui veulent juste mettre du pain sua table. Pis y a pas de suivi de la veuve et l’orphelin dans ce compte là, c’pas comme avec le prince William et sa douce, qui vont coûter près de 10 milliards, pendant que le Boss des bécosses de la Grande-Bretagne, Cameron, impose ses plans d’austérité! Gros crotté! Conservateur de mes deux..!

-Ok pour les sacrifices là, j’ai compris. Mais les efforts eux? T’as pas répondu à ça. Tu sais pas quoi dire?

-As-tu un «méritomètre» toé?

-Non.

-Ben comment tu fais pour évaluer les efforts de chacun, selon les possibilités de chacun?

-Ben là, t’es voé ceux qui veulent, pis ceux qui se pognent le cul.

-Ah oui? Pis toé? Tu te pognes-tu le cul icitte?

-Christ non, tu’l sais ben trop. On n’a juste pas le temps, pis le Boss serait en beau ciboire.

-Justement, faque comment t’expliques que ton Boss finisse à midi, qui recueille les fruits de tes efforts, pis qui te demande constamment d’en faire plus qu’y en fera jamais, ce paresseux là? C’est qui, entre lui pis toé qui fait le plus d’effort? «Toé». C’est qui qui profite des efforts de l’autre, lui. C’est ti pas beau ça?

-Ben je voudrais pas gérer sa business, «moé», ça a l’air facile de même, mais pas sûr que tu serais capable toé non plus, «moé».

-Peut-être que là je n’ai pas les conditions gagnantes pour gérer son entreprise, mais avec des études et tout le tralala, je serais capable, peut-être.

-T’avais juste à étudier, jaloux…

-J’avais pas d’argent et j’ai fait d’autres choses, compte tenu de mes intérêts d’alors.

-Ben voilà.

-Non, pas du tout. Notre famille vivait des problèmes, les parents étaient en instances de divorce.

Ciboire Denis…, tout le monde n’as pas le même cheminement, tu l’sais ben toé. T’as perdu ta femme d’un cancer qui l’a emporté sans rien demander, ben trop jeune….

-Laisse ma femme tranquille.

-Scuse Denis, désolé. Je me su senti obligé de citer c’t exemple là, pour te démontrer que tout le monde avait pas le même parcours de vie. Pour te montrer que tout le monde commence pas avec le même arbre à «cash». Regarde Péladeau, Pôpa a tout fait à sa place.  Pareil pour beaucoup d’autres bourgeois «Québécois».

-Je le sais ça.

C’est vrai que ça a pas d’ostie de bon sens ça. C’est vrai que c’est contradictoire. Chu gêné de te le dire, mais christ, t’as raison. Mais qu’est-ce tu veux qu’on fasse?

T’sé, notre Boss, c’est la troisième génération. Y a rien fait, lui, pour se mériter, selon leurs excuses habituelles, tout ce qu’y a.  Mais comme je te dis, qu’est-ce tu veux qu’on fasse? Mais t’as raison…

-Justement! Pis c’pour ça que qu’il faut être fier de NOS sacrifices! C’pour ça qu’y faut souligner la perte de vie de certains de nos camarades, non pas nécessairement pour nos Boss, mais pour souligner surtout, le fait qu’y aient contribué de leur vie pour répondre à demande de la société dans laquelle y vivaient. Y en aura toujours des accidents, c’est juste dommage. Mais si seulement on pouvait cesser de mourir pour les intérêts d’un autre, d’une seule personne, ou d’un groupe préférentiel de personnes. Ça serait déjà ça!

-C’pas possible c’te monde là. Tu rêves.

-Tu penses?

-Mets-en! Ben trop ingrats les gens autour de nous. Regarde Paul… Il s’achète toujours 3 sacs de chips au dîner, pas foutu d’en partager une calice!

-C’est vrai qui y a du monde assez égoïste, mais commençons par nous même, camarade. C’est souvent par soi-même que le changement ne se fait pas…

-Faque tu disais…

-Je disais donc que c’était un jour de souvenir pour nos camarades créateurs de richesses.

-Ouin, des richesses qu’on goûte pas trop.

-Justement!

-Et tu proposes quoi pour faire changer les choses?

-Qu’on travaille pour nous-mêmes, dans des coopératives.

-Mais dans l’immédiat, là, y a tu une marche?

-Y en avait une hier, mais tu peux te reprendre pour la journée revendiquée par les travailleurs du Québec, dimanche, le 1er mai. Ce sera la fête des travailleurs, une autre belle occasion de souligner notre contribution à la société, pis de …

-Ouin, on contribue et on tète ensuite pour goûter un peu de c’te richesse là. Pis y veulent pas nous en donner plus qui faut…

-Les Boss ne nous donneront jamais ce qu’on veut. Le système est ben trop bon pour eux. Faudrait changer de système économique…

-Pis mettre quoi à la place?

-Notre propre diktat.

-Notre dictature?

-Précisément.

-Euh…..

«Hey! Travaillez donc calice, je vous paye pourquoi moé? Arrêtez de jaser!»

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4 terroristes canadiens bombardent, à l’aide de leur CF-18, des cibles libyennes

Publié par sylvainguillemette le 23 mars, 2011

En effet, pour la première fois lors du Coup d’État dénommé «l’Aube de l’Odyssée Africaine» orchestré par Washington via l’OTAN, les impérialistes canadiens utilisent leurs Armes de Destruction Massive (à uranium appauvri) sur des dépôts d’armes libyens. Les Canadiens n’y répertorient aucune victime collatérale, mais les informations fusantes des complices de l’Empire états-unien ne peuvent être que filtrées, comme les objectifs de cette «exclusion aérienne» le furent également.

Car là encore, la transparence fut partielle sur les réelles intentions de l’OTAN, s’étant caché derrière l’ONU pour accomplir un Coup d’État prévu longtemps d’avance, si l’on en croit les informations diffusées par Thierry Meyssan, de Voltaire.

Depuis, les alliés états-uniens des conservateurs canadiens ont lancé plus de 170 missiles Tomahawk depuis des vaisseaux de guerre. Les Tomahawk, précisément guidés, n’ont toutefois pas la capacité d’éviter les morts collatérales, ils sont donc considérés par l’OTAN elle-même, comme des ADM, des Armes de Destruction Massive…, du moins, elles sont ainsi nommées lorsque leurs ennemis les détiennent.

Ajoutons au compte de la terreur, que des mensonges furent répétés maintes fois par nos médias occidentaux, complaisants des plans machiavéliques de l’OTAN et de la bourgeoisie qu’elle sert. C’est Joseph Goebbels qui serait heureux de voir sa tactique à l’oeuvre.

Parions que nous assisterons prochainement au pillage des richesses de la Libye, au profit du FMI et des multinationales, assoiffées de faire des profits, encore des profits, au coup de sang, toujours plus de sang.

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Proche-Orient : la contre-révolution d’Obama par Thierry Meyssan

Publié par sylvainguillemette le 18 mars, 2011

Après avoir hésité sur la conduite à tenir face aux révolutions arabes, l’administration Obama a choisi la manière forte pour sauver ceux de ses vassaux qui peuvent l’être encore. Comme par le passé, c’est l’Arabie saoudite qui a été chargée de mener la contre-révolution. Riyad a réussi à faire reconnaître ses pions libyens par la communauté internationale au détriment des insurgés et vient d’envahir le Bahreïn, écrasant dans le sang la révolte populaire.

 

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A la demande du roi Hamad ibn Isa Al-Khalifa et avec le soutien des Etats-Unis, les troupes saoudiennes entrent dans Bahreïn pour y écraser la révolte (14 mars 2011)
A l’issue d’une réunion au palais de l’Elysée avec trois émissaires de la rébellion, le président Nicolas Sarkozy a annoncé, le jeudi 10 mars 2011, que la France ne reconnaissait plus le régime du colonel Khadafi comme représentant la Libye, mais le Conseil national libyen de transition (CNLT).

Il s’agit là d’un acte contraire à toute la tradition diplomatique française qui, jusqu’à présent, ne reconnaissait pas des gouvernements, mais des Etats. Cette décision fait suite à une autre par laquelle, le 4 décembre 2010, la France a reconnu Alassane Ouattara comme président de la Côte d’Ivoire en remplacement de Laurent Gbagbo.

Paris, qui a été suivi par la majorité de la Communauté internationale dans le cas ivoirien, espère l’être aussi dans le cas libyen. Il n’échappe cependant à personne que les décisions du président Nicolas Sarkozy n’ont pas été prises dans l’intérêt de la France —dont les entreprises sont chassées de Côte d’Ivoire et ne tarderont pas à l’être de Libye—, mais à la demande expresse des administrations Obama et Netanyahu.

Deux opérations se jouent simultanément : le déplacement du dispositif militaire US du Proche-Orient vers l’Afrique, et le sauvetage des régimes arabes fantoches.

Faire entrer les troupes impériales en Afrique

Ainsi que je n’ai cessé de l’expliquer depuis quatre ans et demi, la victoire de la Résistance libanaise face à Israël à l’été 2006 a mis fin à la stratégie états-unienne de remodelage du « Proche-Orient élargi » (Greater Middle East) [1]. Malgré diverses tentatives, dont la « main tendue » par Barack Obama lors de son discours du Caire [2], Washington n’est pas parvenu à élaborer de stratégie de remplacement. Apparemment tout continue comme avant, mais en réalité les États-Unis se désinvestissent lentement de cette région. Au demeurant, les réserves pétrolières du Proche-Orient étant en déclin alors qu’un investissement militaire massif et coûteux ne rapporte qu’à long terme, Washington a tourné son regard dans d’autres directions.

Après avoir envisagé de se concentrer sur les Caraïbes, c’est sur l’Afrique que l’Empire a jeté son dévolu. Il faut faire vite, car en 2013, un quart du pétrole et des matières premières consommés aux États-Unis proviendra du continent noir. Définitivement convaincu par les travaux du think tank israélien Institute for Advanced Strategic & Political Studies (IASPS), Washington a accéléré la création de l’AfriCom. Le véritable pouvoir qui gouverne les États-Unis depuis le coup d’État du 11 septembre 2001 a alors hissé Barack Obama à la Maison-Blanche et le général William E. Ward à l’AfriCom.

On se souvient que le sénateur d’origine kenyanne Barack Obama a travaillé activement à la création de ce dispositif et a entrepris une tournée spéciale en Afrique en août 2006 qui se termina par un débriefing au siège de l’AfriCom à Stuttgart. Il s’était particulièrement occupé des intérêts des firmes pharmaceutiques sur le continent noir et de la préparation de la partition du Soudan [3]. Le général Ward, quand à lui, n’est pas seulement un noir américain, il est aussi l’ancien responsable de l’assistance sécuritaire US à l’Autorité palestinienne, c’est-à-dire le coordinateur de sécurité entre Mahmoud Abbas et Ariel Sharon. Il fut chargé de la mise en œuvre de la « Feuille de route » et du retrait unilatéral des forces israéliennes de Gaza, préalable à la construction du Mur de séparation, à la séparation des Territoires palestiniens en deux (Gaza et la Cisjordanie) et à leur transformation en « bantoustans » distincts.

Le conflit de Côte d’Ivoire, qui oppose Laurent Gbagbo (élu par la majorité des Ivoiriens) à Alessane Ouattara (soutenu par une minorité d’Ivoiriens et par les immigrés burkinabés) amorce le plan de « remodelage de l’Afrique ». Encore faut-il trouver une porte d’entrée pour les troupes impériales, alors que tous les États africains se sont officiellement opposés au déploiement de l’AfriCom sur leur territoire. C’est là que le soulèvement libyen intervient.

La vague de révolte contre l’impérialisme qui agite le monde arabe depuis décembre 2010 a fait tomber le gouvernement de Saad Hariri au Liban, a provoqué la fuite de Zine el-Abbidine Ben Ali hors de Tunisie, la chute d’Hosni Moubarak en Égypte, des troubles au Yémen, à Bahrein et en Arabie saoudite, et des affrontements en Libye. Dans ce pays, le colonel Mouammar Khadafi s’appuie sur les Kadhafa (tribu du Centre) et la majorité des Makarha (tribu de l’Ouest). Il doit faire face à une vaste coalition qui, outre les Warfala (tribu de l’Est), compte aussi bien des monarchistes pro-occidentaux et des intégristes wahhabites que des révolutionnaires communistes ou khomeinistes. Washington a transformé cette insurrection en guerre civile : les mercenaires africains de la société israélienne CST Global sont venus sauver Khadafi [4], tandis que les mercenaires afghans des services secrets saoudiens sont venus appuyer les monarchistes et des groupes islamistes labellisés « Al-Qaeda ».
Outre les combats, la situation provoque une crise humanitaire internationale : en deux semaines, 230 000 immigrés ont fuit le pays (118 000 vers la Tunisie, 107 000 vers l’Égypte, 2 000 vers le Niger, et 4 300 vers l’Algérie).
Cette situation cruelle justifie une nouvelle « guerre humanitaire », selon la terminologie éculée de la communication atlantique.

Le 27 février, les insurgés fondent le Conseil national libyen de transition (CNLT). De son côté, le ministre de la Justice Moustafa Mohamed Aboud al-Djeleil, qui était l’interlocuteur privilégié de l’Empire au sein du gouvernement Kadhafi, se rallie à la révolution et créé un Gouvernement provisoire. Les deux structures fusionnent le 2 mars : l’étiquette CNLT est conservée, mais le Conseil est désormais présidé par Aboud al-Djeleil. En d’autres termes, Washington a réussi à placer son pion à la tête de l’insurrection.

Les premiers débats du CNLT nouvelle formule donnent lieu à de vifs échanges. Les pro-US proposent de faire faire appel à l’ONU pour empêcher les bombardements de l’armée loyaliste, ce que la majorité refuse. Le 5 mars, un diplomate britannique et une escorte de commandos des SAS débarquent par hélicoptère à Benghazi. Ils tentent de rencontrer le CNLT et de le persuader de faire appel au Conseil de sécurité, mais les insurgés refusent toute ingérence étrangère et les expulsent.

Coup de théâtre : Aboud al-Djeleil, qui ne parvient pas à faire évoluer la position du CNLT, le convainc d’instituer un Comité de crise présidé par Mahmoud Djebril. Ce dernier prend position en faveur de la zone d’exclusion aérienne.

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Mahmoud Djebril (ministre de la planification) et Ali Essaoui (ambassadeur en Inde) ont rejoint les insurgés et ont été choisis par les Occidentaux pour représenter la Libye de l’après-Khadafi.

Les agences de presse occidentales s’efforcent de présenter Mahmoud Djebril comme « un intellectuel démocrate » qui réfléchissait depuis longtemps à l’évolution du pays et avait rédigé un projet intitulé Vision libyenne. En réalité, il siégeait aux côtés de son ami al-Djeleil dans le gouvernement Khadafi où il était ministre de la Planification. A l’instar de ce qui s’est passé dans les premiers jours des révolutions tunisienne et égyptienne, des cadres du régime tentent de se désolidariser du dictateur pour rester au pouvoir. Ils croient y parvenir en détournant le processus révolutionnaire et en servant les intérêts impériaux. Les voici maintenant qui agitent le drapeau rouge-noir-vert à l’étoile et au croissant du roi Idriss [5], tandis que Mohammed el-Senoussi, le prétendant au trône, déclare depuis Londres aux chaînes de télévisions saoudiennes qu’« Il est prêt à servir Son peuple ».

Le 7 mars, le Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui réunit l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Koweït, Oman et le Qatar, « demande au Conseil de sécurité de l’ONU de prendre les mesures nécessaires pour protéger les civils en Libye, dont l’imposition d’une zone d’exclusion aérienne ». Cette déclaration saugrenue dévie le débat du Conseil de sécurité qui, depuis la résolution 1970 [6], cherchait à faire entendre raison au colonel Khadafi en limitant ses déplacements et en gelant ses avoirs. Le CCG reprend au niveau étatique la proposition émise par l’ambassadeur de Libye à l’ONU, déjà rallié au CNLT.

Prétendument à l’initiative de députés, Mahmoud Djebril se rend à Strasbourg pour informer le Parlement européen de la situation dans son pays. Son transport est organisé par l’armée française. Sous l’impulsion du libéral belge Guy Verhofsdat et de l’écologiste franco-allemand Daniel Cohn-Bendit, le Parlement adopte une résolution appelant à une intervention internationale [7].

Le Premier ministre britannique David Cameron et le président français Nicolas Sarkozy adressent une lettre en sept points au président de l’Union européenne Herman van Rompuy [8]. Ils souhaitent que le Conseil européen extraordinaire reconnaisse le CNLT, soutienne une mise en accusation de Khadafi par le Tribunal pénal international et approuve une intervention militaire internationale. Cependant, leurs demandes sont rejetées [9]. L’Allemagne refuse de s’engager sur un terrain mouvant, tandis que la Bulgarie récuse le CNLT et accuse son président —Aboud al-Djeleil— d’être un criminel impliqué dans les tortures des infirmières bulgares longuement détenues par le régime.

Simultanément, les ministres de la Défense de l’OTAN se réunissent à Bruxelles pour préparer une possible zone d’exclusion aérienne [10].

Le CNTL —que la France a reconnu le 10 mars— remet le 12 mars une lettre au secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa. Le texte reprend la position saoudienne : il demande de « mettre fin à l’effusion de sang par le biais d’une décision imposant une zone d’exclusion aérienne en Libye et en reconnaissant le Conseil national de transition comme représentant de la Libye ». Immédiatement réunis à huis clos au Caire, les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe récusent la délégation officielle libyenne et reconnaissent le CNTL comme nouvel interlocuteur, puis ils satisfont à sa demande et saisissent le Conseil de sécurité des Nations Unies pour établir la « zone de non-survol ».

Cette décision doit être comprise pour ce qu’elle est : les régimes arabes fantoches, mis en place par les États-Unis et Israël font appel à leurs suzerains pour se maintenir. Le Conseil de sécurité peut décréter une zone d’exclusion aérienne, mais il ne peut pas la faire respecter. La mise en œuvre reviendra à l’OTAN. Ce sont donc les forces impériales, déguisées avec des casques bleus, qui cloueront au sol l’aviation libyenne en bombardant ses aéroports et ses installations fixes et mobiles de missiles sol-air, puis éventuellement, en abattant ses appareils en vol.

La Ligue arabe n’a pas indiqué le détail du vote. Sur 22 États membres, seuls 2 ont voté non : l’Algérie, qui craint la présence de l’OTAN sur sa frontière Est, et la Syrie, qui persiste seule contre tous à résister à l’hégémonie états-unienne et au sionisme. Il est probable que le Liban et d’autres se sont abstenus.

Contrairement à ce que laissent entendre les responsables occidentaux, l’Union africaine n’a jamais souhaité une intervention militaire étrangère. Au contraire, elle l’a explicitement rejetée le 10 mars [11]. Et pour cause : il est clair pour chacun de ses membres que le drame libyen est volontairement amplifié pour servir de prétexte au débarquement massif des forces armées états-uniennes en Afrique.

Sauver les monarchies du Golfe

Dans le Golfe, l’Arabie saoudite est le centre du dispositif impérial. Au début du XXe siècle, cet État a été créé par la famille des Saoud avec l’appui des Britanniques, à l’issue de guerres de conquête extrêmement meurtrières. Avec ses réserves pétrolières —les plus importantes du monde—, il est tombé dans l’orbite états-unienne à la fin de la Seconde Guerre mondiale. L’accord du Quincy, conclu entre le roi Ibn Saoud et le président Roosevelt, fait obligation aux Saoud d’approvisionner en pétrole les États-Unis et fait obligation aux États-Unis de protéger la famille régnante (et non le pays).

L’Arabie saoudite n’est pas à proprement parler un État et n’a pas de nom, c’est juste la partie d’Arabie appartenant aux Saoud. Ceux-ci la gèrent dans leur intérêt personnel (et celui des États-Unis) et mènent ostensiblement une vie de débauche bien éloignée de l’austérité wahhabite dont ils se réclament. Le roi Ibn Saoud ayant eu 32 épouses et 53 fils, il a été convenu pour limiter les conflits familiaux que la couronne ne se transmettrait pas de père en fils, mais de frère à frère. Son fils aîné étant mort de maladie, c’est son fils cadet, alors âgé de 51 ans, qui lui succéda en 1953. Puis son troisième fils, alors âgé de 60 ans, en 1964, et ainsi de suite. Le roi actuel est âgé de 87 ans, il a récemment subi de lourdes opérations et n’en a probablement plus pour longtemps à vivre. Son frère Sultan, qui devrait lui succéder, est atteint de la maladie d’Alzheimer.

De tout cela, il résulte un régime impopulaire et fragile, qui a déjà failli s’effondrer en 1979. C’est pourquoi aussi bien Riyad que Washington observent avec crainte les insurrections arabes qui le cernent, au Yémen et au Bahreïn.

L’armée saoudienne est déjà présente au Yémen. Avec l’aide de la CIA, elle espère aider le président Ali Abdullah Saleh à mater la révolte. Reste Bahreïn.

Bahreïn est une petite île de la taille de la Micronésie ou de l’île de Man. Au XVIIIe siècle, elle a été prise à la Perse par les Al-Khalifa (des cousins de la famille régnante au Koweït). La monarchie est donc sunnite alors que la population d’origine est arabe chiite. À la différence des autres monarchie du Golfe, son économie n’est pas centrée sur la rente pétrolière. Il y a cependant une forte immigration (environ 40 % de la population totale), principalement venue d’Iran et d’Inde.

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Ian Henderson, tortionnaire au service de Sa Majestée Elizabeth II, a maintenu l’ordre à Bahreïn durant quarante ans.

En 1923, le Bahreïn est tombé dans l’orbite britannique. Londres a déposé l’émir et placé son fils, plus conciliant, sur le trône. Durant les années 50 et 60, nationalistes arabes et communistes tentèrent de libérer le pays. Le Royaume-Uni répondit en dépêchant ses meilleurs spécialistes en répression, dont Ian Henderson, désormais connu comme le « boucher de Bahreïn ». En définitive, le pays retrouva son indépendance en 1971, mais ce fut pour tomber dans l’orbite des États-Unis qui y installèrent leur base militaire navale régionale et y attachèrent la Ve flotte. Les années 80 furent le théâtre de nouveaux troubles, inspirés par l’exemple de la Révolution iranienne. Dans les années 90, l’ensemble des forces d’oppositions s’unirent —à la fois marxistes, nationalistes arabes et khomeinistes— durant une longue intifada.

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Alain Bauer, conseiller de sécurité de Nicolas Sarkozy, a été chargé de réorganiser la police de Bahreïn.

Le calme ne revint qu’en 1999 avec la montée sur le trône du roi Ahmad. Despote éclairé, il institua une Assemblée consultative élue et favorisa l’accès des femmes aux postes à responsabilité, ce qui lui concilia son opposition historique, mais lui aliéna les extrémistes de la minorité sunnite sur laquelle repose son régime.

Depuis le 14 février 2011, des manifestations se succèdent dans l’île. Initialement organisées par le Wefaq, le parti khomeiniste, elles dénonçaient la corruption et le système policier. Il s’agissait de réformer la monarchie et non de l’abolir. Cependant, le succès populaire du mouvement et la brutalité de la répression ont conduit à une rapide radicalisation, malgré une timide tentative d’ouverture du prince héritier [12].

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Le prince Khalil bin Ahmad bin Muhammad Al Khalifa, ministre des Affaires étrangères du royaume de Bahreïn (au centre) et ses amis de l’American Jewish Committee.

La monarchie a perdu sa légitimité après les révélations du resserrement de ses liens avec le mouvement sioniste. Depuis 2007, les Khalifa ont tissé des liens avec l’American Jewish Committee. Selon l’opposition bahreïnie, ils ont été noués par l’entremise d’Alain Bauer, le conseiller du président français chargé de la refonte du système policier bahreïni.

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Le secrétaire US à la Défense, Robert Gates, est venu le 13 mars 2011 à Manama rencontrer le roi de Bahreïn pour lui apporter le soutien des Etats-Unis. Le lendemain, l’armée saoudienne est entrée dans le royaume pour écraser la rébellion.

Désormais, la plupart des manifestants luttent pour le renversement de la monarchie ; ce qui constitue la ligne rouge à ne pas franchir aux yeux des autres monarchies du Golfe et de leur protecteur états-unien. C’est pourquoi le secrétaire US à la Défense, Robert Gates, s’est rendu le 13 mars à Manama. Officiellement, il a invité le roi à prendre en compte les réclamations de son peuple et à trouver une issue paisible au conflit. Bien sûr, ce type de conseil ne ressort pas d’un secrétaire à la Défense, mais d’un secrétaire d’État. En réalité, M. Gates est venu conclure le volet politique d’une opération militaire déjà prête.

Le lendemain 14 mars, les cinq autres monarchies du Conseil de coopération du Golfe ont donné leur accord pour l’activation du « Bouclier de la péninsule », une force d’intervention commune, prévue de longue date pour contenir la possible expansion de la Révolution khomeiniste. Le soir même, 1 000 soldats saoudiens et 500 policiers émiratis sont entrés à Bahreïn.

L’état d’urgence a été décrété pour trois mois. Le peu de libertés qui étaient tolérées ont été suspendues. Le 16 mars à l’aurore, les forces des monarchies coalisées, armées et encadrées par les États-Unis, ont délogé les manifestants des lieux où ils campaient, utilisant des gaz de combat à la place de gaz lacrymogènes, et des tirs à balles réelles. Les autorités reconnaissent plus de 1 000 blessés graves, dont plusieurs centaines par balles, mais uniquement 5 morts, ce qui est un ratio peu crédible.

La Doctrine Obama

Washington a donc tranché. Après avoir tenu un discours lénifiant sur les Droits de l’homme et avoir salué avec un enthousiasme forcé le « printemps arabe », l’administration Obama a choisi la force pour sauver ce qui peut l’être encore.

Comme lorsque les communistes renversèrent la monarchie afghane, c’est le vassal saoudien qui a été chargé par Washington de conduire la contre-révolution. Il a armé une faction de l’opposition libyenne, et a substitué au débat onusien sur des sanctions contre la Libye, le débat sur la création d’une zone d’exclusion aérienne, c’est-à-dire sur l’intervention militaire. Il est intervenu militairement à Bahreïn.

Rien ne distingue la « doctrine Obama » de la « doctrine Brejnev ». En 1968, les chars du Pacte de Varsovie mettaient fin au « printemps de Prague » pour préserver l’Empire soviétique vacillant. En 2011, les blindés saoudiens écrasent le peuple bahreïni pour préserver l’Empire anglo-saxon.

L’opération a été conduite dans le silence assourdissant des médias occidentaux, hypnotisés par les catastrophes naturelles et nucléaires qui frappent le Japon au même moment.

La Révolution française avait dû faire face à l’invasion des monarchies coalisées. La Révolution russe a dû affronter les armées blanches. La Révolution iranienne a dû résister à l’invasion irakienne. La Révolution arabe doit désormais vaincre l’armée saoudienne.

Thierry Meyssan
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Terrorisme international, l’ONU s’active et orchestre un Coup d’État contre Kadhafi

Publié par sylvainguillemette le 18 mars, 2011

Ça y est, l’O.N.U., cette organisation nullement utile (avec ses vétos et ses règles installées par les privilégiés de; tuer, de posséder des ADM, dont des Armes Nucléaire, d’envahir des pays souverains et d’y pratiquer le terrorisme colonial et impérialiste…, les  Coups d’États, les occupations, la torture et la mise en place de dictatures pro-OTAN, etc..), a décidé de frapper la Libye, un pays souverain, et d’y soutenir une faction tribale pour les intérêts de la minorité parasitaire bourgeoise, enfin, ceux des intéressés qui financent toute cette mascarade qu’est l’O.N.U., imposture d’une véritable démocratie internationale potentielle, même en cette ère.

Rappelons que le «Colonel Kadhafi» est soumis à un embargo contre son exportation des armes à travers le monde, alors que deux des pays vendant le plus d’armes à travers le monde siègent au conseil de sécurité de l’O.N.U., dont un (États-Unis d’Amérique) condamne la «méchante Libye» de faire finalement, ce qu’il fait lui-même quotidiennement.

Et certes, les putchs contre son État furent nombreux à l’essai, mais là encore, la plupart, sinon la quasi-totalité, fut orchestrée par les pays membres du Conseil de Sécurité de l’O.N.U., ayant droit de Veto contre des actions similaires prises à l’encontre de leurs propres sbires, dont les fameux régimes de Mubarak et Ben Ali. Bref, les médias traditionnellement conciliants des minorités bourgeoises, dont notre société d’État Radio-Canada, font totalement fi des accusations faites à l’endroit des despotes (Ben Ali, Mubarak, Santos, etc..) alliés aux pays de l’OTAN, dont les États-Unis d’Amérique, et le Canada, comme par hasard. Quand Israël est condamné par toute la planète, Washington use de son droit de Véto pour sauver l’État voyou détenteur d’armes nucléaires, des sanctions promises par la majorité.

«À qui profite le crime?», aurions-nous dû nous poser comme question, il y a de cela belle lurette. Et là, les médias conciliants, et les anciens membres de l’administration George Walker Bush Jr, témoignent sur les ondes de Radio-Canada dans un pseudo-documentaire érigé dans les bureaux de la maison blanche avec des vedettes de l’ancienne administration Bush Jr, que Kadhafi y trouvait intérêt. Étrangement, le bonhomme est le moindre mal historique de l’histoire africaine. C’est le moindre terrifiant des despotes, et les autres, les pires, furent les sbires et comparses des États-Unis d’Amérique, et des autres hypocrites siégeant au Conseil de Sécurité de l’O.N.U., dont heureusement, le Canada n’a pas obtenu siège! Ce torchon plutôt idéologique, que Radio-Canada présentait, accuse Kadhafi de supporter le terrorisme, alors que Washington l’a supporté à travers le monde, et y a même participé plus que les autres nations en le finançant et en entraînant des «Al-Qeada» ici et là à travers le monde. Washington n’a aucune leçon d’humanité à donner, elle a plutôt des comptes à rendre à celle-ci.

On a accusé Kadhafi de devoir vendre son pétrole pour se financer, alors que précisément, les États-Unis d’Amérique ont financé leur impérialisme avec cette merde noire et qu’ils l’ont caché dans les fonds de l’océan quand il devenait gênant (BP-Golfe du Mexique).

On dit également qu’il a besoin de soutien diplomatique, ce méchant Kadhafi, mais qui n’en a pas besoin, contre l’impérialisme des États-Unis d’Amérique?

L’accusation la plus grave à son endroit est certainement celle d’avoir soutenu le terrorisme d’extrême gauche, mais Washington a financé celui de l’extrême droite sans s’en faire accuser et continue de le faire dans les multiples pays de l’Amérique latine, de l’Asie, de l’Europe et de l’Afrique, encore là, sans que qui que ce soit n’intervienne contre eux. Les États-Unis d’Amérique ont soutenu le terrorisme, l’ont pratiqué et continueront de le faire tant qu’ils seront maîtres du jeu militaire terrien, ce qui risque de durer quelques années encore, jusqu’à les pays émergeants les renvoient à leur tour, au bas de la pyramide sociale et économique qu’impose le capitalisme.

Bref, l’O.N.U. va aujourd’hui punir Kadhafi pour des crimes que Washington commet tous les ans et que ses comparses commettent également. Israël a massacré plus de 1100 civils libanais en 2006, et plus de 1600 autres, palestiniens ceux-là, en 2008. Israël possède un arsenal nucléaire non déclaré à l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique, et cela ne semble pas déranger l’O.N.U., ni l’AIEA, qui ferment évidemment les yeux sur les alliés de l’Empire états-unien.

Nous assistons donc, encore une fois, à cette double-mesure, à cette mascarade. Mais cette fois, sous les conservateurs de Stephen Harper au Canada, nous, Canadiens, serons des patents complices de ce Coup d’État et du terrorisme qu’il en découlera. Nos six terroristes pilotes de CF-18, iront appuyer le Coup d’État, du haut des airs, en larguant des armes de destruction massive, des ADM! Et de plus, 150 autres terroristes, des militaires non-précisés (probablement logistiques, ou de terre…), iront appuyer le Coup d’État orchestré par les anglo-saxons, en Libye.

Et contrairement aux attentes de l’électorat canadien, les partis d’opposition appuieront l’intervention canadienne en ce pays souverain, tout en demeurant muet sur les sévices imposés par les États-Unis d’Amérique ou leurs égaux. Ainsi, le terrorisme de l’OTAN ne sera pas puni, ni celui de l’O.N.U., représenté en réalité, par quelques pays élites y siégeant en maîtres.

Et, malgré le mandat de l’O.N.U., clairement spécifiant une zone d’exclusion aérienne, il semble que les pays de l’O.T.A.N. vont aller plus loin que cela, attaquant donc, les troupes au sol de Kadhafi. Bref, les États voyous ne respecteront pas leurs propres règles, comme trop souvent.

Et le pire, selon moi bien entendu, c’est que les médias, dont Radio-Canada, accuse l’O.N.U. d’avoir retardé son intervention illégitime. Or, cette même société d’État fut totalement muette ce genre de répression, contre les États-Unis d’Amérique, qui n’ont pas respecté l’ordre de l’O.N.U., de ne pas envahir l’Irak.

Finalement, nous ne pouvons que conclure que, les règles du jeu international n’ont pas à être respectées de toutes et tous, certains en sont immunisés!

 

Bonne chance Kadhafi! Bonne chance aussi, aux révolutionnaires!

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