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Articles Tagués ‘Capitalisme’

Conseil du Patronat, pourquoi pas un Conseil du Prolétariat?

Publié par sylvainguillemette le 5 septembre, 2011

Une fois de plus, le Conseil du Patronat du Québec s’illustre des plus fidèles défenseurs du parasitisme de cette minorité patronale, que représente la bourgeoisie du Québec, et du monde entier par conséquent.

Ce portevoix des parasites énumère par cœur les dogmes du capitalisme, si bien qu’on croirait entendre le sermon du curé du patelin. Si au moins, c’était la bonne nouvelle que l’on transmettait… Et au point où les contradictions s’additionnent au sein du capitalisme, ce qui rend leur modèle si totalitaire, ils devraient peut-être prêcher par l’exemple et enregistrer une version audio/vidéo qu’ils repasseraient chaque année, restructurant ainsi, leurs propres finances… Puisque des salaires en moins, alors coupés, seraient à comptabiliser au cumul des profits… Profits… Profits… Profits… Profits… Zombies.

Mais comme on le sait, le cordonnier est si souvent mal chaussé.

Sur le plan des salaires, le Conseil du Patronat juge le salaire minimum trop élevé

Qui ici par exemple, peut vivre d’un salaire de 9.65$/heure, que le Conseil du Patronat juge trop élevé pour les entreprises qui, pauvres d’elles, investissent et risquent déjà leur capital? Qu’importe,  en ce qui concerne ces petits bouffons à la solde de ces paresseux investisseurs, ils viennent eux-mêmes mieux payés encore, par ces rois cités, pour nous en convaincre. Ces laquais n’ont aucune gêne, ni remords, devant leur quémande, peu inquiète celle-là, des impacts sociaux qu’elle édifierait.

Et quant à la pauvreté, le porte-parole du conseil a sa petite idée là-dessus, vieille celle-là, de plusieurs démentis. Il préfère de loin, des pauvres à des chômeurs. Mais qu’à cela ne tienne, s’il y a pauvreté, il y a absence de pouvoir d’achat et donc, répercussion sur le marché de l’emploi. La vieille rhétorique ne tient plus, on promettait d’ailleurs, que les Africains sortiraient de leur misère, sous le même argumentaire… À vous de juger!

Et de toute façon, les membres du Conseil du Patronat vivent eux-mêmes d’une meilleure redistribution de la richesse, que les employeurs leur concèdent, contre un piètre plaidoyer pourtant. Alors comment s’étonner que ces vautours ne prêchent pas par l’exemple? Les auriez-vous vus, faire leur point de presse en «jogging» et un chandail à l’effigie de loups dessinés? Les auriez-vous pris au sérieux? Le veston et la cravate sont opportuns pour la cause!

La question des syndicats

Ce conseil à la con, qui n’est d’autre que le rassemblement de quelques putes à la solde de ces employeurs, grassement payés soit dit en passant, dit comme toujours que les syndicats sont trop forts, trop puissants. Certes, il y aurait à dire sur l’usage que font les syndicats de ces sommes astronomiques qu’ils amassent via par exemple, les cotisations de leurs membres, mais en aucun cas, je ne remettrais en cause la cotisation ou certaines formules avantageant le prolétariat ou pire encore, le syndicalisme.

Il y aurait d’abord et d’emblée, la justification suivante à servir au Conseil du Patronat pour l’existence des syndicats. Les patrons s’unissent au sein du Conseil du Patronat, et personne n’y voit d’embarras. Alors les salariés s’unissent de la même façon, au sein d’union des travailleurs, et personne ne devrait y voir d’embarras, sauf bien entendu, comme on le voit, le patronat et les médias, qui possèdent le pouvoir de propagande et qui en disposent sur leurs ondes. Le prolétaire pour sa part, peut en venir à l’aliénation, où il critique les syndicats en répétant mot pour mot les dires des médias et du patronat sur ces unions, tout aussi légitimes pourtant,  que celles du patronat.

C’est en fait bien simple à comprendre. Il y a un rapport de classe entre les deux camps, entre salariés et employeurs. Ils sont tous les deux, des classes. Le prolétariat et la bourgeoisie. L’un emploie la force de travail de l’autre, parce qu’il possède les moyens de production et cet autre vend sa force de travail au premier. Tous ne peuvent donc pas avoir les mêmes intérêts, puisqu’un de ceux-là exploite bel et bien le labeur de l’autre, quoiqu’en disent les libertariens, se confrontant à l’improbable consentement mutuel, où les profits seraient égaux de chaque versant de la barrière de ces classes. Il n’y a pas plus absurde. Un simple regard aux voitures de chacune des classes dans le stationnement d’une entreprise, simplifierait le débat…

Il y a donc des syndicats, offrant la défense des intérêts des salariés, outre le simple rapport de force que cela leur occasionne. Cela gêne, de toute évidence, le capitalisme, les capitalistes et les dogmes s’y rattachant. Mais en aucun cas, le syndicalisme est illégitime ou inutile. Au contraire. Le syndicalisme est derrière plusieurs gains du prolétariat, que les prolétaires oublient malheureusement trop rapidement.

Ce sont en réalité les dogmes du système capitaliste qui se heurtent aux besoins et aux nécessités des Humains, quelque soit leur classe. Les prolétaires n’ont pas à plier aux caprices dogmatiques d’un système économique qui se fiche d’eux et qui préfère favoriser une classe les exploitant, plutôt que de sévir contre la faim et les besoins sociaux que crée pourtant, le capitalisme et sa mauvaise redistribution de la richesse, une richesse ironiquement créée par celles et ceux qui la quémandent au sein du prolétariat.

Pour terminer

Peut-être est-il temps pour nous, prolétaires, de se doter d’un Conseil du Prolétariat et de vérifier sur les médias nous accorderont autant d’importance qu’ils en accordent à cette minorité parasitaire. Radio-Canada nous invitera-t-elle à ses débats télévisés, jusqu’ici tenus dans le monolithisme? Nous ne saurons jamais si nous ne tentons pas le coup.

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Aux armes camarades de la Grèce!

Publié par sylvainguillemette le 30 juin, 2011

Ce matin, les Grecs se sont levés sous un nouveau jour. Un jour triste. Un jour où ils ont tout perdu. Le Dieu Kapital leur a tout enlevé, au nom des dogmes  du capitalisme et des caprices de la dictature bourgeoise internationale.

Papandréou, cet avaleur de couleuvres, ce pseudo socialiste, s’est dit forcé d’agir de la sorte, privatisant d’une seule loi, la totalité des services grecs! Liquidant, de seulement 5 voix (155/300) de plus, les acquis grecs, cumulés par des luttes s’étalant sur plusieurs décennies. Des luttes qui déjà, font figure de pacotille en comparaison à ce qu’ils auront à accomplir cette fois-ci.

Car en effet, même si les Grecs semblent avoir perdu  la bataille, il n’en est rien! Au contraire! Il nous apparaît une chance inouïe de faire la révolution, la vraie! Les Grecs ont le champ libre pour renverser ce foutu gouvernement, devenu illégitime, pour lequel ils n’ont pas voté. Car si les Grecs ont choisi ce gouvernement jadis, ils l’ont fait, rappelez-vous, avant la crise, avant qu’il ne veuille dépouiller les Grecs de leurs actifs. Les vœux pieux étaient bien différents lors de la campagne électorale précédente. On ne promettait pas la soumission totale du prolétariat et le règne éternel du dieu Kapital, bien au contraire!

J’invite donc les Grecs à renverser ce gouvernement, devenu dictature. Certes, certains diront que l’aide de l’Union Européenne est indispensable pour sortir la Grèce de son défaut de paiement, mais ces dires ne reflètent que la volonté du dieu Kapital de ressusciter. Il ne faut pas oublier que ce système capitaliste est mort en 2007-2008, et que les banquiers n’ont aucune leçon d’austérité à donner à qui que ce soit! D’ailleurs, après cette crise capitaliste et bourgeoise, rappelez-vous que les banquiers n’ont rien changé de leurs manières! Les bonus, les milliards, ils pleuvent toujours sur eux! Les pyramides, les actifs toxiques, ils sont encore là! Et ce sont encore une fois, les prolétaires qui ont sauvé les banques, leurs oppresseurs, ironiquement!

Et en effet, jamais le capitalisme n’a rempli ses promesses d’une bonne répartition des richesses, d’une bonne répartition des pouvoirs et bref, d’une émancipation des Humains et d’une liberté promise hypocritement. Jamais! Il a au contraire, multiplié les tentatives d’asservir le prolétariat international et désormais, il va jusqu’à dire que les Humains coûtent trop chers d’exister!

La Grèce n’était que le banc d’essai, à savoir si un peuple pouvait être contenu, après lui avoir fait endurer les pires sévices, l’asservissement total. Mais les Grecs doivent maintenant démontrer que cela ne sera pas si facile, voire impossible.

Cela dit, mes camarades Grecs ont de quoi se réjouir! Les révolutions sont à la mode ces temps-ci! Il ne fallait qu’un évènement déclencheur,  et le voilà! Qui vous condamnera? Ils sont tous occupés avec leurs Coups d’État En Syrie et en Libye! Si vous prenez les armes contre ce gouvernement, ce sera d’autant plus légitime que la clique minoritaire de Benghazi, qui a prise ses armes, chez l’OTAN et chez la CIA!

Ne vous laissez pas intimider camarades! Si la révolution est bonne pour les pays arabes, elle l’est pour les pays européens, pris dans cette enclave dite «union», qui n’est autre qu’une gigantesque hypocrisie pour asservir toute une Europe d’un seul coup. Prenez les armes camarades! C’est légitime! Nous sommes avec vous, camarades! Les grands bourgeois et leurs médias ne pourront rien dire qui ne sera pas contradictoire vis-à-vis ce qu’ils soutiennent d’autre part! Ils ne pourront pas se dire «pour» les Coups d’État en Libye et en Syrie, mais contre en Grèce! Ils le feront, mais c’est illogique et contradictoire!

Aux armes camarades Grecs! Aux armes! Renversez votre dictature bourgeoise, renvoyez chez lui Papandréou, ce laquais de la bourgeoisie, ce pseudo révolutionnaire! Renvoyez chez eux les observateurs étrangers qui viennent épier votre soumission! Renversez le capitalisme grec, renversez-le!

Solidairement,

vos camarades du Québec

Alternative socialiste

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Nouveau chef au PQ?

Publié par sylvainguillemette le 25 juin, 2011

Quel changement cela apporte t-il exactement au Parti Québécois, que d’y avoir un nouveau dictateur (puisque les chefs de ce parti, comme ceux du PLQ et de l’ADQ, s’y comportent toujours de la sorte…)? Rien du tout! Absolument rien pour les travailleurs en tout cas! Les prolétaires, ces vendeurs de leur force de travail, n’y gagneront rien. Il n’y a rien à y gagner! Leurs intérêts ne s’y trouvent pas et ne s’y trouveront jamais.

Car en effet, si Gilles Duceppe aspire à remplacer Pauline Marois à la chefferie du Parti québécois, il n’ose pas plus qu’elle faire autrement les choses et préfère embrasser à son tour, le Libre-Échange, l’entente intergouvernementale et surtout, la conciliation de classes. Il préfère comme les dictateurs de ces autres partis politiques capitalistes, concéder à une minorité parasitaire le soin de se mériter d’exploiter le labeur, les besoins et les maladies d’autrui. Il préfère leur concéder, à ces parasites, le soin de gérer nos sociétés, nos vies, québécoise comme toutes ces autres, membres des clubs échangistes «de la force de travail». Du capitalisme à la ceinture fléchée, et voilà pourquoi le PQ se meure et que le Bloc est mort. Ils n’avaient aucun dessein! Que ces promesses! Celles d’un meilleur capitalisme, québécois celui-là. Et alors? Quoi pour nous, prolétaire? Niet! Rien du tout!

De ses adversaires indépendantistes, l’ex chef du BQ les dit traîtres à la cause. Il ne peut cela dit que s’en moquer, dépourvu d’argument pour détruire les programmes adverses, il y va donc de divers propos démagogues. Amir Khadir par exemple, aurait été un «hypocrite» d’avoir voté selon ses convictions, pour le NPD, sachant très bien que son vote pour un «Bloc Québécois» ne changerait rien au pouvoir actuel, dans un «Canada Uni» et que le Bloc ne défendait pas ses intérêts et ceux des travailleurs, québécois comme canadiens. Les faits sont les faits, nous ne sommes pas encore un pays. Le Québec peut y aspirer, mais cela ne doit pas être sa priorité, contrecarrant celle-là, ces autres, comme celles des travailleurs salariés, formant ceux-ci une majorité populaire au sein de l’humanité assujettie au capitalisme, tant au Canada «uni» que dans un Québec potentiellement indépendant. Et Amir s’est fait d’autant plus conséquent en votant NPD. Amir veut changer le monde, alors que le Gilles Duceppe veut en faire tout simplement partie, tel qu’il est, en tant que Québécois bien identifié.

Et il y va d’une  pair de claque à l’endroit des ex-députés péquistes, sortis des décombres de ce parti dinosaure, ne représentant pas plus les intérêts des Québécoises et des Québécois que ceux des fanatiques nationalistes. Car si le PQ a la prétention d’être un parti indépendantiste, il a néanmoins la particularité de n’avoir jamais proposé un tel projet constitutionnel ou de n’avoir rien fait du moins, durant les dernières décennies en ce sens. Un pays, oui, mais quel genre de pays? Un pays comme les autres? Différent des autres? Un pays capitaliste, nous dit Duceppe… Comme les autres alors.

Pour ce qui est de l’épouvantail agité par monsieur Duceppe quant à la disparition des francophones en Amérique du nord, il ne légitime en rien qu’on se ferme les yeux sur les ratées du système capitaliste, qui se perpétueront dans un éventuel pays gouverné par le PQ. Impérialisme, protectionnisme, concentration de la richesse au sein d’une minorité parasitaire, compressions budgétaires pour parvenir à payer une dette que personne ne paie dans la cour des pays les plus riches, coupures des services sociaux au nom du ô capitalisme et de ses dogmes à la con, pollution sans retenue vu les dogmes pressant à la production, et j’en passe! Gilles Duceppe doit se rallier à la cause qu’il défendait plus jeune, alors marxiste. Il doit mettre de côtés ses intérêts mercantiles, ceux de la bourgeoisie québécoise. Ils ne servent en rien la cause des travailleurs, de ces créateurs de richesse, quémandant ironiquement cette dernière à ceux que Duceppe veut bien défendre.

Le PQ n’offre rien de neuf aux Québécoises et Québécois appelant à du changement, bien au contraire. Il prône plutôt l’identité québécoise, avec les mêmes principes idéologiques qui n’ont amené que ratées ailleurs dans le monde. Le PQ, ce n’est pas un parti du peuple, pour le peuple. C’est un parti bourgeois, québécois. C’est un parti comme ces autres, qui ne défendra jamais les intérêts des travailleurs.

Le PQ, avec ou sans Gilles Duceppe, peut bien mourir quant à moi. Ce n’est pas comme s’il manquait de valets de la bourgeoisie à l’Assemblée nationale après tout.

 

Ave PQ!

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Compte-rendu de la manifestation anti-capitaliste du 1er mai 2011

Publié par Jean-Sébastien Vézina-Girard le 2 mai, 2011

En cette belle journée du premier mai 2011 la manifestation anti-capitaliste c’est déroulé avec des hauts et des bas. Initialement réunis dans le parc Émilie Gamelin des manifestants de toute sorte se sont rassemblés. Selon les estimations d’Alternative Socialiste (AS) entre 1000 et 1500 personnes ont participé à l’événement. Anarchistes, socialistes, communistes et anti-capitaliste de toute sorte côtoyaient et prirent marche dans les rues de Montréal.

 

La manifestation se déroulait très bien, pancartes, slogans, rires et dénonciations se mélangèrent en harmonie. Puis survint de nul par une attaque totalement gratuite, de la part des policiers, sur des membres du Parti Communiste Révolutionnaire (PCR) et d’autres manifestants. Une levée de bouclier a dû faire reculer les policiers qui essayaient d’arrêter un manifestant, il fut sauvé par la foule indigné de colère. Le but des policiers était simple, donner le premier coup pour provoquer une escalade de force entre les plus radicaux et les policiers.

 

Mais leur tentative échoua bêtement, car personne ne causa de bris matériel ou autres. Ensuite une tentative de division réussit les policiers coupèrent la manifestation en deux et le contingent du baby bloc fut isolé du reste des manifestants. Finalement nous sommes arrivés à un autre point de rassemblement. Les discours contre le système capitaliste se sont poursuivis, mais pour une durée plus courte cette fois-ci.

L’anti-émeute se positionna sur deux rue et chargea la foule encore une fois une partie des manifestants furent coupés du contingent principal. Ceux-ci durent quitter dû à la présence policière omniprésente. Un homme fut arrêté parce qu’il manifestait sont opinion à des policiers. Des échanges verbaux se sont fait entendre, plusieurs étaient mécontents des policiers pour leur travail et de certains journaliste qui filmaient une foule passive plutôt que les arrestations non fondées et abusifs. Je n’ai malheureusement pu voir la fin de la manifestation, car le groupe dans lequel j’étais a dû courir pour se sauver de la vague bleue foncé qui criait ”bouge” à tout ce qui bouge.

Les forces policières étaient très diversifiés; policiers à vélo, à cheval et anti-émeute étaient au rendez-vous. Il y eut des blessés, des arrestations, de la provocation de la part de la police, des coups de matraques et du poivre de Cayenne. L’abus des autorités policières était flagrant et exagéré, une fois de plus le SPVM nous démontre sa capacité d’agir et non de réfléchir. La peur du peuple de la part de la bourgeoisie de traduit dans la hargne et la violence policière. Au bout des bâtons nous sentons cette peur du peuple qui ose s’affirmer pacifiquement quand quelque chose ne tourne pas rond, quand nous dénonçons ces bandits à cravate qui pillent nos ressources, qui crée des guerres pour faire rouler l’économie et qui assujettit les travailleurs dans l’esclavage économique moderne.

À chaque année ces gens qui osent sont de plus en plus nombreux à travers le monde à dénoncer et remettre en question ce système pourris en décadence. Le système capitaliste est un échec sur toute la ligne et nous avons le devoir de le dénoncer et de promouvoir les alternatives. Notre liberté d’expression est directement atteinte nous ne pouvons plus manifester pacifiquement, ce qui est un droit dans une démocratie. Alors, nous ne sommes pas dans une démocratie, mais plutôt dans une dictature, celle des riches qui dominent le monde. Le message que nous envoient les bourgeois est le suivant; la rue n’est pas une tribune publique et nous l’avons décidé parce que nous décidons de tout. Mais nous avons les mots, grâce aux mots nous pouvons faire changer les choses, mobiliser les gens et sympathiser le reste de la population à notre cause. Leurs armes et leurs actions de violence ne font que mettre de l’huile sur le feu, un feu ne cesse de grandir avec les débâcles du système capitaliste.

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François Legault prend le pouvoir avant même de le revendiquer…

Publié par sylvainguillemette le 21 février, 2011

Chères Québécoises, chers Québécois, je vous remercie pour cette confiance déterminante et pour avoir, conséquemment, élu notre parti le PDRAS, le «Parti Dilapidateur de vos Richesses et de vos Acquis Sociaux» avant même que nous nous présentions sous cette bannière à quelconque élection, et maintenant que vous m’avez élu, il est temps de vous rendre justice en mettant en vigueur les promesses de notre formation politique. Je vous rendrai donc en ce sens, aux côtés de nos amis du Réseau Libârté d’Exploiter son Prochain du Québec», le RLepQ, compte de nos avancées au cours de ce prochain mandat, au fur et à mesure que nous vous délivrerons vos dus bien mérités et dignes d’une aliénation sans pareil. Nous remercions également la bourgeoisie minoritaire pour leur soutien financier, sans lequel, évidemment, vous n’auriez jamais entendu parler de nous.

D’abord, la dilapidation de vos ressources et de vos acquis sociaux sera assurée par un minime État qui n’aura que faire des injustices sociales qui en découleront. En mettant à jour les dogmes du capitalisme dans notre société québécoise, nous serons ainsi prêts pour accueillir les pires escrocs de la planète, mais également, nous serons positionnés pour vous dépouiller de vos richesses naturelles, ainsi que des richesses que vous créerez désormais d’un labeur maximalement exploité.

Il ne sera donc plus question des «normes du travail», celles-ci reflétant une désuète exactitude du mérite de la minorité bourgeoise, que je servirai de mon mieux, et du peu qu’entreprennent les travailleurs qui squattent finalement, les moyens de production des méritants premièrement cités. Les caprices de ces premiers étant sans fin, vous comprendrez que pour leur bien, je vous ferai du tort, comme promis. Donc par la bande, il ne sera plus question non plus, de soigner les travailleurs maladroits qui ne sauront prévenir un accident de travail, je déclare donc dès aujourd’hui, terminé le temps de la «Commission sur la Santé et la Sécurité des Travailleurs» (CSST), qui sera dissoute ce matin prochain, dès minuit. Le salaire minimum, comme le refus d’accomplir un travail dangereux et/ou de boire entre les pauses seront abolis, puisqu’ils ne servent en rien l’intérêt du ô capital. D’ailleurs, les pauses, pareillement, seront abolies. Elles diminuent la potentialité de la productivité québécoise, si lente derrière les performances récentes du Ghana, du Timor Oriental et du Cambodge, qui ont récemment, en parfaite harmonie avec le capital, rétabli l’esclavage.

Comprenez-moi bien chers habitants du Québec, cette terre québécoise n’a pas l’étoffe pour devenir un pays, tant qu’elle ne se pliera pas totalement au diktat de la minorité bourgeoise et tant que le prolétariat et les salariés en général ne se plieront pas également aux caprices de ceux et celles qui les nourrissent. Certaines restrictions additionnelles, s’imposent donc en plus des conditions de travail améliorées –pour nos amis les employeurs- que nous vous proposons.

Ainsi, certes, je ne servirai pas vos intérêts, mais bel et bien ceux de vos exploitants les employeurs et des assureurs privés qui, pour leur part, se verront enfin offerts la santé du peuple, que ce dernier quémande vainement dépourvus de mérite pour la cause. La santé, ça se gagne, et vous devrez la gagner. De la sorte, nous privatiserons dès janvier prochain, les organes des nouveaux nés qui, pour leur part, devront s’acquitter du mérite de les posséder au fil de leur vie, avant 29 ans. Dès lors les 29 premières années du fœtus dépassées, il sera permis aux plus offrants d’acheter les organes, s’ils en méritent la fraicheur, par leurs moyens financiers, bien entendu. Il y aura donc compensation au donneur, ce qu’il en méritera selon ses efforts en fait.

Bien que nous ayons désormais des difficultés à respirer l’oxygène mis à mal par les comploteurs socialistes, il sera lui aussi, comme le fut partiellement l’eau sous les Libéraux de Jean Charest, privatisé. Les parents, de la naissance aux 5 ans, devront fournir l’oxygène à leur rejeton. À partir de 5 ans, l’enfant devra commencer à mériter son air. De sorte que ce cheminement conditionnera dès l’enfance, le prolétariat à l’asservissement le plus total au diktat du ô capital.

Avec notre formation politique des plus lucides, la dette sera payée en un temps record. Bien que celle-ci ne soit payée par aucun autre État de ce monde, nous, les lucides, la paierons quand même, capitalisme oblige. Et bien que mes amis Facal et d’autres aient laissé tomber la conception de ce fameux manifeste qui précédait la formation de notre parti politique, nous les savons opportunistes, et les invitons donc à joindre notre formation gagnante dès aujourd’hui.

Avec le «Parti Dilapidateur de vos Richesses et de vos Acquis Sociaux», c’est nous qui gagnons, et vous qui écopez! Vive la bourgeoisie, vive le capitalisme et sauvons les meubles avant que vous ne vous éveillez pauvres tarés!

François Lego et son équipe de champions.

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Les briseurs de grève, le parlement et les bourgeois

Publié par Jean-Sébastien Vézina-Girard le 1 février, 2011

 

Deux ans de lock-out au Journal de Montréal. Malgré cela le journal continue à distribuer les exemplaires et à faire de la sous-traitance avec l’agence QMI qui travaille a distance et qui signe avec le nom de l’agence. Ainsi ces mesures de détournement de la loi anti-scab contreviennent directement avec l’essence même du problème. Mais cette loi crée en 1977 commence à être désuet et doit être revue avec la réalité d’aujourd’hui soit les technologies tels l’internet, les téléphones céllulaires et le télétravail.

Une commission parlementaire a été crée pour reconsidérer la chose, cette commission a vue le jour à la demande d’Amir Khadir qui s’est fait enlevé son droit de parole. Ce droit de parole doit être voté par les parlementaire assistant à la commission, or les libéraux et les péquistes s’y sont opposés. Amir Khadir est-il rendu trop gênant pour la bourgeoisie? A-t-il posé des questions trop pointus et ambarrassantes pour l’ancien PDG de la caisse de dépôt Henri-Paul Rousseau? L’empreur Pierre-Karl Péladeau ne fera donc pas face à l’adversaire parlementaire le plus redoutable et saura ainsi se sauvé la face devant une voie démocratiquement élu. Ayant manifesté l’intérêt de mettre son grain de sel, le conseil du patronat participera à la commission. Nous voyons donc ici que la classe politique censure l’opinion de la gauche au parlement pour des enjeux qui visiblement, les dérangent.

Quand nous parlons des travailleurs et surtout de leurs droits la bourgeoisie fait tout en leur possible pour gagner peu importe les moyens utilisés et la façon d’utiliser ces derniers. Ici nous avons droit à une censure anti-démocratique même si ce sont les parlemantaires qui ont voté, les gens ont le droit de savoir et d’entendre tous les points de vue des élus. Les commissions parlementaires devrait être ouvertes à tous et pour tous, surtout dans le cas présent ou Amir Khadir vit dans le compté ou le journal est produit il est d’autant plus concerné.

Ce bris de droit démocratique ne démontre que le parti pris des deux grands partis dans cette affaire soit celui du patronat! Regardez bien ce qui va en sortir une annulation toute simple ou une coupe dans la loi contre les briseurs de grève qui servira encore une fois ceux qui fond des profits toujours de plus en plus gros et qui coupent toujours de plus en plus dans les droits des travailleurs et travailleuses.

Certes cette loi doit être révisée et changé, mais dans le sens de la loi soit en prenant en considération le droit des travailleurs et non celui des entreprises qui osent se comparer au autres provinces, particulièrement à l’Ontario. Nous avons un pas de plus qu’eux avec cette loi, qui eux n’en on pas du tout et nous devons le garder! Cette bataille est celle de tous les travailleurs et travailleuses du Québec et les élus nous démontrent encore leur mauvaise foi.

 

 

 

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L’Émancipation du Prolétariat passe par l’abolition du Salariat

Publié par sylvainguillemette le 6 janvier, 2011

Très bref retour en arrière

L’être humain n’a pas toujours été libre, même s’il ne l’est aujourd’hui qu’en apparence –En toute relativité à sa condition avec le capital-, ou du moins, il a parcouru son histoire via diverses classes, toujours assujetties celles-là, à une certaine minorité élitiste, pour ainsi la nommer. On pourrait aujourd’hui croire qu’il est arrivé au summum de sa libération, de son émancipation, mais il n’en est rien, bien au contraire. Il lui faudra pour ce, comprendre qu’il ne peut être assujetti à personne d’autre qu’à lui-même, ou qu’à son espèce en général -Le rapport de force oblige et de la sorte, ce dernier repoussera toujours les limites de l’exploitation de l’humanité par elle-même, il repoussera également donc, la bêtise collective pour faire place à la conscience collective.-.

L’humain s’est donc, après s’être défait des monarchies –Je ne ferai pas le tour des diverses époques, je noierais le lectorat dans un vaste ragoût de radotage. Et je n’ai pas non plus l’intention de rapporter les derniers vestiges d’un passé……, dépassé pour le peu de foi que je puisse détenir.-, buté à la dictature de la bourgeoisie, classe possédante, qui venait tout juste elle-même de damer les monarques pour installer son propre dictat. Cela va de soi qu’il y avait gain pour l’humanité, et on ne pourrait l’infirmer puisque la dictature bourgeoise représentait néanmoins une plus grande partie de l’humanité que celle des monarques et donc, une plus grande représentation populaire également et conséquemment, un plus grand partage des richesses créées par les paysans et divers artisans, ou les salariés de ceux-là.

Mais aujourd’hui, avec les conséquences qu’occasionne l’existence de cette classe minoritaire et parasitaire, on ne peut que remettre en question cette nouvelle formation d’oligarques, concentrant visiblement chez elle, la richesse créée par les autres. Et cela n’est plus réfutable, et les récentes statistiques permettant de noter une nette concentration de la richesse chez une minorité  de millionnaires et de milliardaires l’affirment également. Seuls les idiots utiles du capitalisme continuent d’affirmer, sans bégaie, que la richesse est créée et méritée par les possédants des moyens de production et nul autre. Et seuls ces mêmes propagandistes ne cessent d’affirmer également, que la richesse peut se répartir dans le système capitaliste des bourgeois, quand on y met l’effort et les sacrifices. Comme si ces efforts et ces sacrifices n’étaient pas communément consentis par les travailleurs faisant vivre ces parasites…, comme si les seules bonnes statistiques n’étaient que les leurs, comme si les seules bonnes solutions aux maux qu’ils équivalent ne pouvaient que provenir d’eux. Mais en réalité, l’idéalisme philosophique qui les afflige leur impose de perpétuer leur bêtise, et la nôtre par l’intérêt commun qu’ils puissent avoir entre eux. Mais là encore, en réalité, il lui faut comprendre (au prolétariat) qu’il ne fait pas partie de cette classe parasitaire qui se pavane embourbée des «babioles» et de ces inutilités diverses de luxure ou de pacotille, créées par sa propre classe laborieuse et salariée qui, grâce à sa force de travail conjuguée à des moyens de production –Qui appartiennent à ceux qui peuvent se les permettre, soit donc ceux qui possèdent du capital. Les chances de s’enrichir n’appartiennent donc également et ironiquement aussi, qu’à ceux qui peuvent se le permettre, donc aux riches.-, peut se permettre d’ajouter de la valeur aux produits de base qui n’en possèdent point ou peu, eux-mêmes, ces derniers, extraits et transformés par d’autres salariés en amont des chaînes de production. Finalement, la classe salariée n’a pas accès aux moyens de production qui permettent l’enrichissement personnel –Sauf si elle en a les moyen$.- , ni même à toutes les babioles qu’elle peut créer de son labeur, mais ses exploitants, eux, cette minorité de possédants de ces moyens de production (Au Québec, nous sommes des millions de travailleurs, et il y a environ 180 000 employeurs.), le peut. Et parce que cette dernière possède les moyens de s’approprier les «moyens de s’enrichir», elle possède par conséquent, via les moyens de production, les moyens de se payer l’exploitation du labeur du prolétariat, en un statut statué par elle-même, via ses valets à l’Assemblée nationale du Québec et des autres capitales de ce monde.

Les nouveaux oligarques

Ces nouveaux tyrans sont des gentilshommes, ils portent la cravate. Le veston carreau, très rarement, sauf pour se démarquer, comme des coqs. Ils possèdent le capital, et en le possédant, ils possèdent tout, même les libertés et les droits. Dont la «liberté» d’exploiter son prochain, mais encore faudrait-il que le prolétariat soit destiné à devenir son prochain. Ce n’est point le cas, malgré que des loteries tentent de s’assurer d’un tel partage du trône via celui des richesses, et nous l’observons clairement en voyant ces nouveaux gestionnaires du jour, gâcher leur fortune illico dans des babioles inutiles qui n’ont plus rien à voir avec une demande consciente, cela ne fonctionne pas. Le prolétariat est inconscient de ses propres conditions, de ses propres conditionnements y menant évidemment donc.

Comment ces bourgeois exploitent-ils leur prochain? De diverses façons, dont par les besoins primaires, secondaires, et etc. des prolétaires, et via également, le labeur d’autrui –du prolétaire en l’occurrence-, dont ils tirent profits de la valeur ajoutée qu’il crée, celui-là, vendant sa force de travail pour subvenir à ses besoins et/ou ceux de sa famille.

Les bourgeois, classe possédante des moyens de production, peuvent ainsi exploiter les besoins naturels des êtres humains (dont ils font pourtant partie…), conditionnés ou non à consommer ces produits. Tout le monde n’a pas besoin de manger des bananes plantain épicées, mais tout le monde a le besoin de manger. Ce n’est pas une nécessité de boire de la bière, mais tout le monde doit boire de l’eau, sans tarder plus de 3 jours, sans quoi la mort est une issue potentielle et redoutée.

Il faut donc au prolétariat, une réponse en l’offre à sa demande, mais ironiquement, c’est  lui qui crée l’offre de son labeur, contre un salaire offert par les bourgeois qui pour ce, fournissent les moyens de production nécessaires à la création de richesses, pour créer cette même richesse dont le prolétariat fait également la mendicité… C’est qu’il faut comprendre que pour posséder les moyens de production, il vous faut préalablement du capital pour en faire l’acquisition et que donc, ce préalable pour devenir bourgeois, n’est certainement pas la condition «gagnante» de tous les prolétaires de ce monde, et ce serait mathématiquement impossible, si on constate et que l’on accepte le fait que les voies possibles pour faire fructifier les capitaux sous les lois de ce système capitaliste, ne sont pas accessibles à toutes et tous dans le «vrai monde». Concrètement, le prolétariat est à la botte des bourgeois, et il n’a d’autre choix, quitte à entreprendre lui-même, que de vendre sa force de travail à ces bougres qui lui offrent en réalité, la «chance» d’être exploité. Et comme nous l’avons vu déjà, l’entreprenariat n’existe que sous certaines conditions préalables, dont la possession du capital pour ce, indispensablement. Nous en viendrons toujours, quelque moyen utilisé; capital amassé, héritages, capital reçu en prêt, etc.., au préalable du capital et nous le savons, tous les humains sur Terre n’ont certes pas la condition idéale pour faire fructifier des capitaux…., qu’ils n’ont même pas au départ à leur naissance. L’observation de ce fait présent dans notre système, de ce conditionnement bref, me paraît inévitable pour éviter une suite totalitaire dans nos constats futurs. Car si totalitarisme il y a sur la question, l’aveuglement volontaire pour la suite des constats au sein de ce système ne pourra que se buter à la contradiction. Et certaines de ces contradictions pèsent lourdement sur certains aspects de notre vie de tous les jours, comme par exemple quand vous tombez malade.

Car en outre, l’exploitation de la maladie devient l’un des ultimes couronnements (La privatisation des services concernant l’eau s’en vient au Canada dès 2011, possiblement.) des droits divins que peuvent s’octroyer ces nouveaux parasites que sont les bourgeois, ayant remplacé les monarchies. D’abord parce qu’ils y gagnent à tous les niveaux, d’autant plus qu’une nouvelle source de profit commis sur le labeur d’autrui leur est octroyée, et parce que tout à coup, ils deviennent les propriétaires inévitables des moyens de soigner le prolétariat qui, d’ailleurs, pansera ironiquement des plaies faites en créant la richesse via son labeur exploité par ces mêmes premiers. Le mouton se tond désormais tout seul chez les «humains».

Car posons la question simplement et autrement. Qui dans ce système économique aux répartitions de la richesse inexistantes, pourra donc entreprendre en la matière, si ce n’est celui qui en a les moyens, si ce n’est donc, que cette minorité qui possède les moyens de s’enrichir dans ce système dont les dés sont pipés par eux et pour eux? Poser la question, c’est y répondre, non?

La bourgeoisie est la seule qui peut s’extraire de la pauvreté, mais cela en exploitant le labeur, les besoins et les maladies d’autrui. Ce n’est guère leur mérite ou leurs sacrifices et souffrances qui leur octroient des divins droits de la sorte, mais leur seule place dans la société capitaliste qu’ils ont modelée à leur image parasitaire. Et comme ils disent, car je n’en suis point, les malheurs des uns font le bonheur des autres. Des vautours, de véritables «vampires» en fait.

L’exploitation du prolétariat par la bourgeoisie

Les libertariens, ces capitalistes plus sectaires que nature, affirment que l’exploitation du labeur n’existe point, mais ils ne peuvent que se tromper, puisque nous sommes à même d’observer le contraire de leurs affirmations, en un simple regard sur le rapport employeur/employé.

Les libertariens affirment que le rapport employeur/employé est une bonne entente entre les deux parties et que chacune d’elles, y tire son compte, son intérêt, dans cette «entente».

Mais pourtant, quand vous rencontrez un employeur, l’entente se fait bel et bien sur les modalités de votre salariat; de ce que vous apportez de bénéfique à l’entreprise contre un salaire. Il y a donc un salaire contre un service, un service qui inévitablement, doit apporter une fructification des capitaux de l’entreprise, sans quoi, ce salaire sera considéré comme excessif pour la bonne survie de l’entreprise. Bref, le salaire offert par l’employeur, dans la plus saine des gestions capitalistes, doit apporter son lot de richesse. Sans quoi, on coupera celui-là, en guise de «restructuration» financière ou budgétaire. Qu’importe le nom que les capitalistes donneront à cet ouvrage malsain et dictatorial, il en sera ainsi pour satisfaire les dogmes du capitalisme le plus productif et le plus sain, selon ces premiers.

Quant à ces «ententes communes» citées par les capitalistes pour légitimer l’exploitation de l’être humain par ses semblables, n’oublions surtout pas le contexte où celles-ci sont conclues, c’est-à-dire, dans un monde capitaliste le légitimant via le pouvoir octroyé en échange des capitaux que détiennent une minorité d’avantagés par le système capitaliste.

Le candidat à l’emploi se présentera donc sous son plus beau jour à la candidature d’un emploi, sachant que celui qui lui offrira la chance d’être exploité le jugera entre autre sur ce, soit son apparence, ses compétences et sa réputation. Il mettra  conséquemment ses plus beaux habits, il apportera ses plus belles manières, cessera même de porter ses coudes à la table pour l’occasion, où il usera du VOUS pour désigner son négociateur d’en face, qui n’en fera pourtant pas toujours autant. Et ces ententes se résulteront à quoi au fond, si ce n’est qu’elles ne peuvent qu’en représenter celles des modalités conclues, en termes de résultantes,  de l’exploitation dudit labeur de l’aspirant exploité par son exploitant bourgeois?

Reconnaissons que le prolétaire devra tout de même fléchir, tout en négociant de moindres conséquences d’exploitation, néanmoins d’une exploitation indéniable et certaines, dans un contexte où le privé et le rapport employeur privé et employé salarié sera de mise, pour subvenir à ses besoins ou et/ou ceux de ses proches. Autrement dit, il est indéniable qu’un employeur privé retire une valeur ajoutée du labeur du prolétaire, du salarié qu’il embauche, de sorte que cela concède une réalité où il y a bel et bien une exploitation  en cour, qu’on ne peut que démentir….., en mentant.

Le libertarien ajoutera alors qu’il est possible que l’entreprise ait à fléchir, elle aussi, aux lois du marché; celles de l’offre et la demande. Il dira que si l’offre est trop grosse, l’emploi du salarié sera coûteuse et non bénéfique, qu’elle sera une bonté vis-à-vis le prolétaire préservé, ce salarié «sauvé du chômage». Il précisera ceci et cela, tout en continuant de nier l’existence d’une exploitation lorsque les contextes seront une opportunité d’affaires et un évident bénéfice pour l’employeur. Et pourtant, dès lors qu’il y aura eu existence de «profit», il y aura automatiquement eu existence d’exploitation. Mais encore…

Les lois du marché ne sont-elles pas après tout, les dogmes imposés par la dictature qui possède les moyens de production? «Et alors?» seriez-vous porté de dire… Et alors on nie l’existence du fait qu’il existe une situation où quelqu’un, à savoir le possédant des moyens de production, obtient des faveurs de personne salariés, c’est-à-dire du prolétariat, soit l’assurance de fournir la force de travail nécessaire pour faire fonctionner les moyens de production qu’ils possèdent à des fins mercantiles, cela, parce qu’ils ont les moyens de le faire, précisément dans ce modèle économique -Qui bien entendu, les confine lui-même, à la minorité où le capital s’amasse dans ce modèle économique.- et afin de faire fructifier certes, un nombre de capitaux investis préalablement –Un capital possédé préalablement aussi donc.-. Autrement dit, les capitalistes espèrent pouvoir exploiter le salarié, si le marché et le contexte le permettent. Il n’y a là aucune différence, s’il ne s’agit que de celle entre la «volonté» et le «fait accompli». Il y a exploitation. Osez le nier.

Si l’exploitation du labeur du prolétariat existe, que peut faire le prolétaire pour y mettre fin?

Il existe une foule de solutions de sortie pour le prolétaire. Certains l’inviteront à jouer le jeu des capitalistes, donc à devenir bourgeois et à exploiter à son tour, d’autres le prieront de joindre des syndicats, ce qui n’est que légitime après tout, quand on remarque que le patronat, lui, se réunie bel et bien autour d’outils le défendant, dont certains partis politiques, comme l’ADQ, le Parti québécois, ou le parti Libéral du Québec. Mais encore, au Québec, le patronat peut aussi compter sur des «centres de recherche» aux valeurs mercantiles dont; Fraser, l’Institut économique de Montréal, Cyrano, le «Réseau Liberté Québec» et bien d’autres dont je ne veux pas faire la publicité ici, mais à savoir toutes les couches pleines de Quebecor, mais qui fort heureusement, n’affichent aucune véritable étude digne de ce nom pour contrer nos arguments voulant démontrer que la richesse ne pourra jamais être répartie dans leur système capitaliste truqué.

Autrement dit, oui, il existe des solutions, mais celles affichées ci-haut ne sont pas celles que je préconiserais, bien que je sois syndicaliste avoué. Il y en a d’autres…

Il faudra d’abord pour le prolétariat, faire le constat qu’il fait partie d’une classe. Il lui faudra ensuite, faire l’étalage de ses intérêts, versus ceux des bourgeois, puisqu’il en conviendra qu’elles forment deux classes opposées, et cela afin de comprendre que les uns et les autres, n’ont aucune chance de se concilier dans un rapport exploitant/exploité.

Bref, le prolétariat en viendra au questionnement suivant, s’il fait ces premiers constats. Il en viendra à se poser la question : « À quoi bon verser un dividende à un parasite n’en détenant aucunement les mérites, mais seulement les moyen$ que lui attribuent le système capitaliste, qu’il a lui-même mis en place?»

Et finalement, le prolétariat ne pourra que conclure que son labeur ne mérite pas d’être exploité par des parasites, n’ayant autre chose que leur capital en guise de mérite de ce labeur consenti contre un salaire. Mais que pourra t-il donc faire, outre ces solutions grotesques citées qui ne mettront aucunement fin à l’exploitation de son labeur?

La révolution…

La révolution n’est pas singulièrement la prise des armes, il s’agit en fait d’un changement qualitatif. L’abolition du salariat n’a rien de quantitatif, et tout de qualitatif comme changement. L’abolition de la «liberté» des bourgeois d’exploiter le labeur des prolétaires représente ici non seulement un changement mineur au niveau de la répartition de la richesse via de meilleurs impôts progressifs et des taxes sur ci et cela, mais représente plutôt un changement de la structure, qui confinait jusqu’ici, les richesses aux minorités parasitaires possédant les usines et les divers moyens d’exploiter le labeur des autres, des majoritaires du prolétariat en l’occurrence.

Et il est grand temps que les travailleurs salariés, majoritaires, se débarrassent des parasites qui vivent de leur labeur. Il est grand temps que ces parasites fassent leur part sur ce caillou qu’est la Terre, comme tout le monde. L’abolition du salariat ne pourra que les confronter à leurs devoirs vis-à-vis les autres habitants de ce caillou.

Le prolétariat doit se débarrasser du capitalisme. Le prolétariat doit s’émanciper et gérer lui-même son labeur, sans que quiconque ne le parasite. Le prolétariat doit abolir le salariat, le capitalisme.

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Un véhicule d’idées!

Publié par sylvainguillemette le 19 novembre, 2010

Contre le RLQLe RLQ vient de faire son arrivée au Québec, comme de nombreux Tea Party sont arrivés sur la place publique états-unienne, à l’instar des compagnies d’assurance qui arrivent aussitôt le déluge passé par chez vous. Aucune coïncidence (sic!). Mais ces regroupements prétendent nous offrir de nouvelles et bonnes idées. Qu’en est-il véritablement et quel est leur but commun réel derrière toutes ces prétentions?

D’abord, les libertariens ne datent pas d’hier. C’est en fait un vieux courant de pensée, pensé par une classe précise, pour des intérêts  précis, mais servi par un mercenariat sans scrupule, voire avide et cupide, peu soucieux des conditions sociales découlant de leurs «pensées magiques». La conciliation d’individus aux allures douteuses y est de mise, et nous pouvons observer que le prolétariat ne colle pas à leurs idées, et pour cause.

En effet, le prolétariat ne peut coller aux idées du Réseau Liberté Québec, puisque les intérêts qui y sont présentés ne le concernent en rien, sauf en apparence. De belles promesses juteuses, mais pieuses, telle la fin des attentes dans le réseau de la santé, y sont répertoriées, comme la fin des impôts l’est également. On y prêche un moindre État, bref, un État manifestement sensible à leurs intérêts, à rien d’autre. Mais quels intérêts? Et ceux de qui?

Les libertariens n’arrivent pas à convaincre le prolétariat de la «bonne cause», parce que précisément, les intérêts des exploitants de ces premiers sont à la une. Ainsi, en parfaite contradiction, certains aliénés, exploités eux-mêmes, mais très rares, vont endosser le combat des intérêts de ceux qui les exploitent. Et on ne peut finalement qu’en déduire une faiblesse d’esprit critique, voire une aliénation totale.

Le RLQ défend sans retenue les intérêts de la bourgeoisie, mais cela, tentant de faire passer le loup pour un mouton. Effectivement, le RLQ, défendant les intérêts de la bourgeoisie, annonce des jours meilleurs pour les payeurs de taxes et d’impôts, en remettant la responsabilité sur chacun d’eux, d’une destinée, ratée ou réussite. Le RLQ considère de la sorte, que tous les humains naissent égaux, niant ainsi les faits réels, que tous les humains ne naissent pas égaux. Mais tel est leur constat, servant de base à leur argumentaire, déjà promis au totalitarisme, conséquemment.

Faisons le tour des idées des libertariens pour nous en convaincre…, mais d’abord, menons un constat clair, pour éviter les totalitarismes émis par ces libertariens et ne pas tomber dans leur piège, et/ou ne pas répéter leurs erreurs.

Les conditionnements mènent aux conditions, un processus s’explique toujours par un autre, et en explique toujours un autre également.

Il est un fait qu’une pomme tombe d’un pommier, comme il est un fait qu’un héritage, constitue un bon point de départ pour quiconque dans la vie. Ainsi, il est permis de constater la relativité, d’un point à un autre, au fil de l’évolution. On peut donc faire le constat suivant : sans pommier, pas de pomme!

Si donc, les pommiers donnent les pommes, qu’est-ce qui peut expliquer, dans nos sociétés, que des individus, minoritaires, et c’est important pour l’exemple d’en préciser la minorité, puissent amasser plus rapidement que d’autres, majoritaires ceux-là, des sommes considérables, relativisant leur richesse comme supérieure à celles des majoritaires? Une explication s’impose, par l’observation. C’est que certains d’entre nous, possédons des conditionnements, menant à nos conditions de mieux nantis, ou de moins nantis. Et c’est que certains disposent de moyens d’enrichissement «plus rapides» que ceux des autres, par exemple, et celui-ci relativise précisément mes «minoritaires» et mes «majoritaires» cités dans l’exemple ci-haut, certains disposent de moyens de production.

Qu’est-ce que viennent faire les moyens de production là-dedans? C’est bien simple en fait, ils constituent un moyen d’enrichissement personnel, au détriment du labeur d’autrui, celui en l’occurrence, des employés «majoritaires» du possédant de ces moyens de production. En effet, via ces moyens de production, le propriétaire dispose d’un moyen d’exploiter le labeur de ses employés, en achetant leur force de travail à un prix concurrentiel, assez bas pour que des profits en soient dégagés, via ce qu’on appelle une plus-value, dont la valeur est inconnue jusqu’à la mise en marché du produit. Mais bien qu’elle soit inconnue, cette plus-value aura lieu, si l’entreprise, le moyen de production, en vaut la peine et n’est pas déficiente dans ses plans d’affaires.

En gros, on peut déjà affirmer que le prolétariat ne pourra jamais acquérir autant de richesses que ne le pourra la bourgeoisie, sauf encore là, et ce n’est jamais arrivé, par l’entremise d’une loterie, ou d’un héritage, ce qui toutefois, viendrait détruire l’argumentaire «des mérites» de cette classe élitiste, que nous proposent pourtant ces libertariens, inconséquents qu’ils sont, en guise d’argumentaire légitimant l’exploitation des besoins, du labeur et des maladies d’autrui.

Définitivement, la partie possédant ces moyens de production sera toujours avantagée par ses possessions, et ne sera donc jamais égale à la majorité, soit au prolétariat, qu’elle exploite d’ailleurs, pour se hisser au-dessus de celui-ci, et pour expliquer la concentration de la richesse en son sein.

Et les libertariens ne pourront jamais nier certains faits, dont celui qu’un arbre à l’ombre, ne poussera jamais plus vite qu’un arbre au Soleil, bien arrosé de rosée. Ainsi, on peut déjà, d’emblée, affirmer que le possédant de ces moyens de production, sera toujours plus riche que la moyenne de ces majoritaires prolétaires, exploités d’ailleurs, pour la cause.

Et puisque j’affirme qu’il y a exploitation, autant argumenter cette affirmation, que je ne saurais laisser en pâture à mes paresseux intellectuels si chéris, que sont les liberta-bon-à-riens.

L’exploitation existe, n’en déplaise au courant libertarien, conciliant à celle-ci.

En effet, le courant libertarien nie l’existence de l’exploitation, puisqu’il y a entente entre deux parties, soit celles que je cite plus haut. Et puisqu’il y a entente entre les prolétaires et les bourgeois, cela signifie t-il que l’exploitation n’existe pas? En fait, je vous pose ma question autrement. Est-ce que le mouton tondu l’est moins parce qu’il se laisse faire? Est-ce que le fait qu’il ne se débatte pas, peut nous permettre de nier l’existence de cette tonte?

Biens sûr que non! Tout comme l’entente entre deux parties, l’une exploitante, l’autre exploitée, ne peut finalement que se traduire par une entente sur les modalités de l’exploitation en question! Rien de plus logique!

Autrement dit, le système de salariat, le capitalisme, et d’emblée la propriété des moyens de production, signifie également, sans l’ombre d’un doute, un divin droit d’exploiter le labeur d’autrui, voire autant ses besoins et ses maladies.

N’en déplaise donc aux libertariens, l’exploitation est un fait bien réel dans le capitalisme, pour expliquer l’enrichissement d’une minorité, dite parasitaire alors, sur le labeur d’autrui, sur les besoins d’autrui et sur les maladies d’autrui.

Cela signifie donc que les dés du jeu sont pipés, et que le système lui-même conditionne ces inégalités économiques, qui elles, conditionnent à leur tour les inégalités sociales par conséquent, d’autant plus dans un système dont l’État ne joue plus aucun rôle, sauf celui de protéger la dictature du ô kapital, bref, des gens surtout, qui le possèdent.

Il n’y a donc aucune possibilité d’avoir des être humains nés sous la même étoile, et non pas parce que «c’est simplement ainsi et que ça l’a toujours été», mais bien parce que le système capitaliste crée ces conditionnements et légitime l’exploitation des divers besoins d’autrui, via la potentialité d’acquérir des moyens de production, eux-mêmes conditionnant l’enrichissement personnel d’une minorité, sur le labeur, les besoins et les maux de la majorité.

Rien d’étonnant alors, à ce que les prolétaires n’engagent pas le lien avec le RLQ, sauf évidemment, par aliénation, ou par aspiration à exploiter à leur tour, le mauvais sort des autres.

Les idées des libertariens et la réalité

1-Les libertariens prônent l’abolition du système de santé actuel, pour sa privatisation totale.

Pourquoi nous sommes-nous donné le système de santé actuel, universel, donc accessible à toutes et tous? Maintenant que nous avons fait le tour de la question du partage des richesses, et bref, des conditions apportées par les conditionnements précis de chacun, et que nous avons conclu que toutes et tous ne naissaient pas égaux, je crois qu’il est aisé de répondre en affirmant que c’était parce que le mauvais partage des richesses d’antan et d’aujourd’hui, ne permettaient et ne permettent toujours pas à tous d’accéder au système de santé, une fois qu’il est privatisé.

D’autre part, outre le simple accès universel, quelque soient vos moyens d’y accéder, il est surtout important de comprendre qui, d’entre nous, pourra entreprendre «librement» dans de tels systèmes de santé, privatisés. Or, il paraîtra désormais évident au lectorat, que la bourgeoisie minoritaire, chez qui s’est entassée la richesse sur le dos de la majorité prolétarienne, sera la seule potentielle actrice d’une telle initiative.

Bref, en parfaits totalitaires qu’ils sont, les libertariens vous affirmeront que toutes et tous, «désormais libres d’entreprendre», pourraient entreprendre cette initiative. Or, on s’entendra pour dire qu’il faut du capital pour entreprendre, et que les faits nous portent à croire, ou plutôt à observer, que la minorité parasitaire bourgeoise, chez qui s’est entassée la richesse -ce dont ils nient l’évidence-, sera porteuse de cet entreprenariat, elle seule. Et que bref, le prolétariat pour sa part, ne pourra qu’être libre, lui, de se plier au diktat du ô kapital, concentré chez nos «chers bourgeois», lesquels sont les véritables cibles d’intérêts de nos amis libertariens.

La privatisation de la santé n’est donc pas une priorité des prolétaires, exploités par les bourgeois minoritaires aptes à entreprendre en la matière, donc à exploiter d’avantages de besoins de ces prolétaires, mais bel et bien celle des bourgeois, précisément, parce que cela constituera, justement, un nouvel outil d’exploitation pour cette minorité parasitaire qu’est la bourgeoisie, défendue par le RLQ, qui finance d’ailleurs la conciliation des membres de ce groupe sectaire et monolithique.

La privatisation de la santé, d’ailleurs, coûtera plus chère per capita, puisqu’il est déjà admis, qu’une partie, à savoir cette minorité parasitaire qu’est la bourgeoisie, voudra sa cote sur cette pratique parasitaire. Indéniablement. Et cela, sans parler des dépenses qui seront ajoutées pour la simple compétition. Pour un être humain sensé, il s’agit là d’efforts dispensables, alors que le libertarien, lui, voit en la coupe à blanc d’une forêt, une opportunité de faire des profits.

Cette idée n’en vaut donc pas la peine, sauf pour la minorité parasitaire bourgeoise.

2-Les libertariens prônent l’abolition des services publics.

Dans le même genre de constat, nous sommes forcés d’observer, encore une fois, que le capital n’est pas partagé dans ce système, et qu’il est concentré au sein d’une minorité avantagée par ses propres conditionnements, et ce, indéniablement.

Donc, qui dit fin des services publics, dit fin de l’universalité de l’accès à ces services, et bref, cela dit également «fin de la soupape à la grogne populaire» que précipiterait un tel «chacun pour soi».

Autrement dit, ce que prônent les libertariens, c’est ce «chacun pour soi», et tant pis si vous n’avez pas les moyens d’y parvenir. De telle sorte que, les filles et fils de riches, conditionnés par des parents riches, n’auront pas le même souci que les mômes des moins nantis. Et qu’avant même d’avoir «mérité» leurs «droits», selon un argumentaire biaisé, nous l’avons vu, il leur sera octroyés ces divins droits cités, d’accès à tous les services et même d’exploitation, déjà, selon les moyens de papa et maman, qui sont et seront toujours leur conditionnement, jusqu’à maturité, et encore.

Donc, certes, on peut abolir tous les services sociaux, mais non sans admettre que cela perturbera profondément le politique, au point d’hausser les intérêts des prolétaires, à faire la lutte de classe. Cela ne servira donc, que temporairement la cause bourgeoise, et celle des sbires de cette classe minoritaire et parasitaire, soit ces libertariens.

Les prolétaires n’ont donc rien à gagner à suivre un courant politique, s’affichant comme populaire, mais n’étant dans les faits que celui de la minorité parasitaire bourgeoise et de ses valets.

3-Les libertariens prônent l’in-intervention de l’État

Les libertariens voudraient donc que l’État se taise, sous peine d’en accuser son existence, des liens qui lient les membres d’une même classe et des plans machiavéliques qu’ils se mettent en place, afin de concrétiser les conditionnements, qui avantageront leurs intérêts communs, dans le but ultime, de se donner des conditions avantagées, évidemment.

Mais de fait, les libertariens ne désirent pas la disparition de l’État, comme les communistes, mais celle de l’État qui ne se tait pas devant les inégalités sociales, découlant celles-ci des inégalités économiques conditionnées par le système capitaliste lui-même. Bref, les libertariens désirent un État bien à eux, conciliant, voire docile au diktat de ceux qui possèdent le ô kapital.

Qu’est-ce qu’un État conciliant pour les libertariens? Eh bien, c’est un État qui reconnait toujours la propriété privée, dont celle des moyens de production, mais cela, sans jamais ne tenir compte des conditionnements de chacun, apportant à chacun pourtant, des conditions fort différentes. Bref, le «jem’enfoutismedesautres»  s’affiche sans scrupule et prend le dessus. C’est ce que nomment fièrement, les auteurs libertariens, l’individualisme.

On peut donc conclure que le seul bon État pour les libertariens, c’est celui qui sera docile à la minorité parasitaire bourgeoise et que par conséquent, les prolétaires n’ont rien à gagner à suivre ce courant, qui n’a visiblement rien d’un mouvement «populaire».

L’état ne crée pas le corporatisme, les libertariens fabulent.

Les libertariens prétendent que l’État crée le corporatisme. Mais je vous démontrerai à travers ces lignes, que l’État n’est que l’outil que s’est donné cette concertation bourgeoise, mentionnée comme l’élite du système capitaliste, dite corporatiste par les libertariens.

L’État

D’abord, l’État, du terme connu,  vient historiquement des XVe et XVIe siècles et désignait une forme d’organisation du politique qui s’est développée à partir de la Renaissance. Il n’est pas d’hier comme on dit. Il a été précédé par la Polis grecque, la res publica romaine, le Saint Empire romain germanique etc. (Source :Wikipédia)

L’État, c’est l’outil de lance et de relance économique et sociale, mais aussi l’outil de répression par excellence, contre l’opposition à la démocratie par exemple, et parfois, malheureusement, contre la démocratie elle-même. L’État représente une concertation populaire, autour d’une «forme de gouvernement».  L’État naît donc d’abord du besoin des oligarques d’imposer populairement, ou «populistement» plutôt, leur diktat. L’État sert par conséquent, tant à épauler l’imposition d’un  régime démocratique ou non, qu’à donner un semblant de démocratie aux masses populaires, soumises pourtant, aux oligarques qui trônent hiérarchiquement sur eux, si minoritaires soient-ils en comparaison à la majorité populaire, laborieuse celle-ci.

L’État prendra plus tard une forme propre et relative aux «droits». On parlera alors d’État de droits. Mais là encore, cette forme d’État, comme d’autres, ne fait que concilier exploitants et exploités, sous une docilité semblant commune, mais aux nets avantages bourgeois. La propriété privée devient l’emblème privilégiée par les capitalistes, qui possèdent alors les moyens de production, et les capitaux pour s’en approprier, et/ou d’avantage.

L’État de droits, certes, constitue une avancée quant aux droits des travailleurs vendant leur force de travail, mais il leur confère également l’obligation de respecter l’ordre établi par les capitalistes qui d’ores et déjà, mettent à profit les nouvelles règles en vigueur. Car qui dit «droit d’entreprendre», dit droit de tirer profit d’opportunités, tant malsaines que saines. Alors qui dit droit de «profiter d’opportunités», dit  droit de «profiter du labeur d’autrui» entre autre, via cette potentialité que sont les moyens de production détenus par la bourgeoisie. Cela se coordonne via le besoins en général des prolétaires, et via leurs maladies en pratique, lorsque les réseaux de santé sont privatisés, s’il y a tel réseau.

L’État de droits sert donc, oui, la cause des travailleurs en ce qui concerne ses droits communs, comme le droit de vivre et d’être respecté en tant qu’être humain, mais il consent également à permettre aux bourgeois le droit d’exploiter le labeur d’autrui et ce faisant, la concentration de richesse au sein de cette classe devient inévitable. Cet État de droits néglige donc les intérêts d’une classe, pour en avantager une autre. Toutes ententes en perspective, demeure favorable à l’une des deux parties. Et les privilèges des uns, mieux conditionnés par leurs conditions, n’est en rien un argumentaire scientifique pour justifier l’oppression des «autres» et cela, encore moins lorsque les autres sont majoritaires, en comparaison aux «uns».

L’État n’est donc pas l’outil qui mène au corporatisme, mais plutôt, le corporatisme est l’évènement initial qui permet et qui pousse la bourgeoisie à se doter de l’État, ou à user de celui qui existe déjà, sans lequel, elle ne pourrait autrement imposer ses caprices et ses dogmes.

Car qui dit État, dit également répression, et oppression conséquemment. L’État fait respecter les droits qu’il impose, via le bras armé qu’il se donne, que l’on le nomme la «police» ou l’armée. Qu’importe, l’État demeure donc toujours policier, même s’il ne s’affiche pas.

Bref survol, certes, mais en ce qui concerne notre époque contemporaine, nous n’aurons pas besoin de survoler toutes les étapes de la progression de l’État pour donner notre verdict. Le constat final n’en sera point perturbé.

Le capitalisme 101 et le rapport de classes

Le capitalisme est un modèle économique, son nom le dit, carburant aux capitaux. Il met en valeur des dites lois immuables, consistant à donner des valeurs aux produits d’échange, selon leur offre globale, et leur demande globale. Un produit plus rare, grimpera par exemple en valeur, dû sa rareté, comme un autre, dense et facilement accessible aux couches les moins nantis, sera de moindre valeur. Une certaine logique s’applique, tant qu’on peut suivre les véritables statistiques de ces demandes et de ces offres.  Autrement dit, on ne peut pas garantir la parfaite valeur d’un objet, via les outils que nous nous sommes donnés. L’inventaire d’une production par exemple, peut prendre des semaines à se concrétiser en chiffres observés et lorsque ces chiffres sortent, le constat réel n’est déjà plus le même.

La valeur des produits brièvement expliquée, le capitalisme va au-delà des simples constats de valeur. Il permet, entre autre, d’amasser des capitaux, prétextant en cela, des pouvoirs relatifs y convenant, excusés par ce modèle économique et ses lois. Qui possède des capitaux, possède la possibilité d’entreprendre, bonne idée ou non en soutien. Qui possède les capitaux, peut s’approprier des moyens de production, telle une usine par exemple, sans pour autant démontrer quelconque mérite. Via cette usine, le propriétaire de ces moyens de production peut salarier des travailleurs lui offrant forces de travail en échange. Et qu’en disent les capitalistes purs et durs, l’entente entre ces deux parties ne peut que constituer une entente sur les modalités d’une exploitation, s’il y a profit créé par l’entreprise. La valeur de l’objet aura beau n’être connue qu’en temps et lieu de vente, ou d’achat, celle-ci, la valeur, définira néanmoins le taux d’exploitation du prolétaire, vendant lui, sa force de travail aux propriétaires de ces moyens de production pour créer une certaine richesse relative.

D‘autre part, le capitalisme est tellement bien adapté pour favoriser un semblant de partage qu’il s’est donné des loteries, et le droit de léguer des «mérites» et des «sacrifices», permettant ceux-là, dans le système capitaliste, de revendiquer le droit d’en profiter, quitte à ce que ce soit au détriment d’autrui. Cette soupape populaire imposée par l’État n’est pas inutile, elle permet entre autre à la bourgeoisie de profiter allégrement de son titre, sans que le prolétariat ne s’en offusque, car celui-ci espère en la loterie, un véritable repartage des richesses. En effet, la loterie maintient la dictature bourgeoise en place, et elle maintient et fait survivre le système capitaliste par conséquent. La loterie serait donc, selon les prolétaires on ne peut plus aliénés, garante de justice sociale.

Les classes et leurs intérêts

Outre ce simple rapport entre prolétaires et bourgeois, il y a la réalité de leurs intérêts propres à chacun, en tant que classes précisément distinctes.

La bourgeoisie détient les moyens de production, elle y trouve donc intérêt en la matière, en fonction de ce qu’elle peut en retirer économiquement. Par ses moyens de production, la définissant comme bourgeoise, la bourgeoisie se distinct inévitablement du prolétariat qu’elle embauche, devenant ce dernier, redevable à la bourgeoisie qui l’embauche, justement. Sans la bourgeoisie dans le modèle capitaliste, les capitaux sont insuffisants et les prolétaires ne peuvent entreprendre, quand même ils auraient de très, très bonnes idées. Il leur faudrait, par exemple, emprunter aux bourgeois la somme dont ils auraient besoin, et cela, aux modalités imposées par la bourgeoisie, qui ne pourrait qu’y voir une opportunité, là encore, de faire des profits.

Le prolétaire est communément le travailleur salarié. Il vend comme nous le disions, sa force de travail pour subvenir à ses besoins primaires et/ou secondaires.  Il vend cette force aux seuls capables de s’offrir son labeur, donc aux bourgeois en possédant les moyens. Le rapport entre cette classe et la classe bourgeoise n’est donc pas innée en l’humanité, mais relatif aux conditionnements qui menèrent lors de la révolution bourgeoise, à la dictature mondiale de celle-ci –dictature qui s’installa sur plusieurs siècles…- et à l’installation impérialiste, d’États pour ce.

Ces deux classes n’ont donc pas le même intérêt dans leur système capitaliste respectif. L’un emploi l’autre et l’autre lui vend sa force de travail. Le prolétaire retire quelques miettes de la richesse qu’il crée de ses efforts, alors que le bourgeois lui fournissant ses moyens de production pour ce, en retire un véritable profit, profit qui sera nécessaire à la modernisation de ses moyens de production, mais dont il aura tout de même pleinement le contrôle. L’un travaille donc pour que l’autre amasse.

Cette contradiction s’exerce en fait dans toutes les sphères du système capitaliste. Qu’il s’agisse de l’accès aux matières premières qui serviraient à fabriquer des objets de pacotille, ou des voitures de luxe pompeuses d’essence, tous n’ont pas le même accès à celles-ci. Que l’on ne mentionne que des restaurants merdiques où logent les pauvres, et ceux des riches, où les couverts dépassent la paie hebdomadaire moyenne des prolétaires, on y perçoit déjà une garantie d’injustice sociale. Ensuite, les vêtements, les articles ménagers ou les autres appareils qui pourraient légitimement faire l’envie des prolétaires, ne sont pas tous accessibles à ceux-ci, faute de moyens limités, concentrés ceux-là, chez la bourgeoisie minoritaire et parasitaire.

Mais c’est surtout lorsque l’on aborde la question de la santé ou de l’éducation que l’écart de richesse vient perturber le débat. C’est que, sans éducation, il est difficile de se sortir de la pauvreté et que, sans santé, il est difficile de vendre sa force de travail, une fois mal en point. Alors que de l’autre versant, le riche, lui, n’a que faire de ces factures de pacotille, qui ne viendront en rien modifier son budget ou l’étouffer socialement. C’est pourquoi le riche n’espère pas autre chose que la privatisation de ces services, puisqu’il est apte à se les offrir et qu’il en profitera largement. Et que le pauvre de son côté, désire le maintien de la soupape sociale que l’on s’est donné via l’État, c’est-à-dire l’universalité de l’accès à ces services.

D’autre part, on peut également observer l’arrivée d’une autre contradiction concernant la privatisation de la santé. Car certes, la privé en santé rend inévitable les deux vitesses, soit donc que les riches passeront avant les pauvres, parce qu’ils en auront les moyens. Mais il y a un débat tout autre, qu’est celui, précisément, de la capacité d’entreprendre, et de ce faire au détriment d’autrui. L’appropriation donc, des systèmes de santé, nécessite certainement une bonne contribution en capital, ce qui n’est pas d’augure pour tout le monde. Il y a donc une brèche dans la justice sociale, que l’État ne peut éviter que par son propre contrôle de l’universalité des soins, d’où cette révolution lors de la «Révolution Tranquille». Puisque de toute évidence, les moyens de soigner privatisés donneraient aux riches propriétaires de ces moyens, l’opportunité de s’enrichir sur les maladies d’autrui. Il faut noter là, que tous, toutes les classes, n’y trouvent donc pas leur compte.

Les intérêts de classe se heurtent ainsi donc sans cesse. Ils forment les classes, telles qu’elles le sont. Chaque classe et ses intérêts, ne peut se concilier à l’autre classe et ses intérêts, parce qu’il y a contradiction. Parce qu’une classe sur l’autre, y trouve son compte. Parce qu’une classe en particulier, vit apparemment du labeur, des besoins et des maladies de l’autre classe, ce qui n’est rien de moins que de l’oppression, déguisée en conciliation de classes. Une conciliation qui ne sera jamais totale et qui ne pourra jamais l’être.

Les intérêts de classe engendrent le corporatisme

L’État n’est donc pas essentiel pour créer le corporatisme, les intérêts de classe suffisent à concerter les forces de chacune en un front commun. On y décèle par exemple, les syndicats, les outils d’aide aux travailleurs externes tels que les conseillers pour les accidentés du travail. On y trouve également des firmes d’études sans but lucratif comme l’IRIS, qui viennent appuyer demandes et réquisitions des salariés, en apportant celles-ci, des études scientifiques sur la relativité du coût de vie de chaque classe en notre société.

Du côté des employeurs, l’appareil n’est envieux de celui des prolétaires. Conseil du Patronat, pratiquement collé sur le gouvernement… Diverses firmes d’études, financées par la bourgeoisie, appuient leurs demandes et sont même retranscrites dans divers journaux populistes. Le capitalisme en soi, leur lègue des divins droits, tels ceux que nous avons cité plus haut, dont celui d’exploiter les besoins, le labeur et la maladie d’autrui, par simple fait de posséder les moyens de ce faire. Les journaux eux-mêmes, ont un penchant patronat, puisque ces premiers appartiennent ni plus, ni moins, au patronat! Même son de cloche dans les médias télévisés, puisque les plates-formes, mise à part notre société d’État Radio-Canada, sont tous privées, et appartiennent donc à la bourgeoisie. Il serait fort étonnant de voir ces médias s’en prendre à leurs propres intérêts!

Bref, même sans l’État, on peut déceler et y constater des intérêts forts différents d’une part et d’autre des classes qui forment notre société. Avec ou sans l’État, le corporatisme est néanmoins bel et bien présent dans nos sociétés capitalistes, et le seraient d’avantage encore, s’il n’y avait justement pas ces États, pour réguler et donner un semblant de justice sociale. Mais le système capitaliste ne nous donnera jamais justice, puisque même celle-ci s’achète avec des capitaux, que toutes et tous ne possèdent pas en même importance, nous l’avons vu.

Il n’y a donc qu’un seul ingrédient nécessaire pour créer le corporatisme et l’État n’en est pas un. L’État, lui, n’est qu’un outil, créé pour donner au peuple, l’imaginaire émancipation qu’il désirait. Mais rien n’est plus faux. Les intérêts de classe priment et l’État, pour une classe comme pour l’autre, vient parfois embûcher le chemin.

Par ailleurs, certaines soupapes sociales inscrites dans l’historique des États, sont indispensables au maintien du système prévalant. Autrement dit, s’il n’y avait pas eu d’universalisation des soins de santé, ceux-là seraient toujours inaccessibles aux moins nantis, et les cliniques privées profiteraient encore plus aux bourgeois, où déjà, la richesse se concentre étant donné les moyens de production concentrés également chez ceux-là. Qui ici, peut avancer que le prolétariat ne se serait pas rebellé sans cette soupape sociale? Les idiots utiles du capitalisme, qui d’autre!

Conclusion finale

Les libertariens ne sont donc pas les sauveurs qu’ils prétendent être et n’ont rien de bon à apporter aux prolétaires, qui n’ont pas les mêmes intérêts que la classe minoritaire et parasitaire bourgeoise, que défendent ces libertariens.

Bref, le RLQ n’est qu’un ramassis de putes à bourgeois, à qui les travailleurs salariés du Québec ne doivent surtout pas faire confiance!

Certes, ils ont un véhicule plein d’idées, mais d’idées qui ont plus à voir avec les sites d’enfouissement et de compostage qu’autre chose!

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Démocratique le Québec?

Publié par Jean-Sébastien Vézina-Girard le 18 novembre, 2010

Rien ne va plus dans la société québécoise les scandales fusent de partout et les allégations ne cessent d’apparaître. La commission d’enquête publique réclamée par la population et le refus de Charest d’en faire une ne fait qu’accentuer la crise sociale et politique actuelle.  Le gouvernement se met la tête dans le sable encore une fois et refuse de faire face à la musique.

L’oligarchie libérale qui contrôle le Québec avec une main de fer trouve ses effets pervers  jusque dans le monde municipal. Le problème qui nous est exposé en ce moment en est un de surface.  Des boucs émissaires tomberons  s’il y a une enquête ce qui n’est pas une mauvaise chose. Mais suffit-il de balayer les saletés quand le tapis est à changer? 

Car le problème réel en ce moment est une crise du système, le système politique, électoral et démocratique. Tous découle ensuite de ces trois piliers.

Charest avec ses mesures conservatrices de non-intervention de l’État, est responsable de la perte  de la caisse de dépôt qui est nos fonds de pension, il est responsable de l’instauration du privé dans les secteurs clés du bon fonctionnement de la société telle que la santé et l’éducation.

Pour changer le système de gouvernance il faut changer de gouvernement, mais le PQ peut-il faire autrement et si oui pour combien de temps? Puisque leur but en tant que parti est bien de faire l’indépendance du Québec mais sans nécessairement changer de système économique qui pourtant est la base des maux majeurs dans le Québec et même dans le monde. La social-démocratie, ce que le PQ prétend être, donne aux citoyens  ce que les bourgeois veulent bien leur concéder et par les temps qui courent ils en demandent bien plus qu’ils en donnent à la société.

Seul une vraie alternative saura changer les choses en politique une alternative qui saura écouter le peuple dans ses revendications, qui saura faire face  à une élite économique plus dominante que jamais, qui saura se tenir debout en toute transparence aux problèmes que peut engendrer le système capitaliste sans proposer des solutions capitalistes, mais adaptés aux problèmes en tant que tel et tout ça dans une vision matérialiste des choses ce qui veut dire dans un plan d’avenir concrets. Un parti qui sait où il va et comment il y va qui va mettre en question sur les tribunes publiques les vrais enjeux de sociétés et ainsi exposer les failles du système ce qui contribuera à son démantèlement progressif des consciences. Bien sûr beaucoup de travail reste à faire, mais il est commencé et c’est Québec solidaire qui le fait.

Dans le système électoral ce qui doit changer c’est non seulement la carte électorale car ici aussi on espère régler un problème de surface, mais le système parlementaire britannique qui pour le Québec des années 2000 est complètement désuet. Aux dernières élections, plus de gens on voté contre Charest que pour lui et il y en a eu aussi plus qui n’ont pas voté du tout! Alors comment un gouvernement qui en 2008 avait 23% d’appuis dans la population à été élus avec une majorité de députés ce qui fait en sorte qu’ils font ce qu’ils veulent du Québec. Mais les résultats sont là.

La grogne populaire n’a jamais été aussi grande dans toute l’histoire du Québec. Voici le visage politique de la démocratie bourgeoise la population élit les valets de service de la bourgeoisie.

La démocratie populaire doit prévaloir sur la démocratie bourgeoise, pour commencer ceux et celles que nous élisons doivent être révocables en tout temps si  les responsabilités sociales qui leur ont été accordées par le peuple ne sont pas respectées dans la transparence et l’intégrité. Un système véritablement démocratique doit faire en sorte que les membres du gouvernement doivent être élus par un pourcentage majoritaire. Et les citoyens ont le droit regard sur les décisions prises par les représentants du peuple et ne sont pas seulement de vulgaires spectateurs  désabusés. Un gouvernement véritablement démocratique a le devoir de présenter des projets d’avenir qui fera avancer la société et non les profits de grandes entreprises, de faire valoir au reste du monde que l’entraide et la générosité sont des sentiments bien plus valables que l’individualisme et l’avarice dans lesquels les sociétés capitalistes baignent.

Publié dans Actualité, Amir Khadir, Analyse, Article, Économie, Éducation, Élection, Bourgeoisie, Capitalisme, Charest, Conservateur, Controverse, Corruption, Démocratie, Droite, Lutte de classe, Oligarchie libérale, PQ, Privé, prolétariat, QS, Québec, Québec solidaire | Tagué: , , , , , , , , , , | Laisser un Commentaire »

Du Tea Party au Réseau Liberté Québec, 9 novembre 2010, Stéphane Nicolas

Publié par sylvainguillemette le 10 novembre, 2010

Joanne Marcotte, la fondatrice du Réseau Liberté Québec (RLQ), l’affirme à qui veut l’entendre, le « Réseau Liberté Québec » est un « mouvement populaire », « grassroots » composé de citoyens préoccupés par les idéaux de « liberté et de responsabilités individuelles ». Éric Duhaime, un autre fondateur du RLQ, ne se cache pas de vouloir implanter un Tea Party québécois1. Comme nous le verrons, la comparaison est juste à plus d’un titre puisque le RLQ, tout comme le Tea Party, est largement appuyé par les mêmes think tanks et les mêmes bailleurs de fonds issus de grands lobbys privés.

Tea party, think tanks et Koch Industries

Le Tea Party, cet autre « mouvement grassroots », est notamment commandité par le think tank Freedom Works2. Ce groupe de pression est très actif ; il assure avoir « formé » plus de 150 000 personnes à sa doctrine ultralibérale, une copie conforme du discours officiel du RLQ : «Moins d’impôts, moins de gouvernement, plus de liberté».

Freedom Works dispose d’un budget annuel de « 10 millions de dollars », auquel contribuent largement les frères Koch3. Charles et David Koch ont en effet donné, via leurs fondations ou des dons privés, environ 8 millions de dollars au groupe Citizens for a Sound Economy, lequel deviendra Freedom Works.

Il faut dire que le groupe Koch Indutries, un puissant groupe pétrolier du Kansas, a largement les moyens d’investir dans ces mouvements avec 98 milliards de dollars de revenus en 2009, dont 40 milliards pour les seuls frères Koch (180 000 $ par minute)4, on est loin des classes populaires…

Les mêmes frères Koch financent plus d’une trentaine de groupes de pression qui démentent tous en bloc le réchauffement climatique. De 1997 à 2008, leurs généreuses contributions à ces groupes se sont élevées à plus de 48,5 millions de dollars5.

Le but de l’opération est simple : utiliser les influences intellectuelle et médiatique de ces think tanks afin de mettre en scène une « expertise » et convaincre l’opinion publique que le réchauffement climatique n’existe pas, ou que l’Homme n’en est pas responsable ou encore qu’il ne sert à rien d’agir… et surtout éviter d’inclure les coûts environnementaux dans la production du pétrole, ou d’en demander un contrôle démocratique.

Koch au Canada : RLQ, l’Institut Fraser et l’Institut économique de Montréal
Au Canada, l’Institut Fraser a reçu plus de 175 000$ de la famille Koch de 2005 à 20086. Et l’investissement est rentable puisque le think tank assure une bonne diffusion des idées « climato-sceptiques » par la publication d’articles, d’entrevues, de films qui dénoncent « l’alarmisme des environnementalistes »7,et sa participation au « climate-gate ».

C’est ce même Institut Fraser qui appuie le RLQ. Présent par un kiosque à l’entrée de sa conférence publique du 23 octobre dernier. C’est aussi l’Institut Fraser qui jalonne la carrière de Éric Duhaime, co-fondateur du RLQ, depuis son stage de maîtrise à l’Institut jusqu’à ses plus récents écrits8.

Éric Duhaime travaille également pour l’Institut Economique de Montréal (IEDM) fondé par la même personne que l’Institut Fraser : Michaël Walker. Son directeur, Michel Kelly-Gagnon était présent le 23 octobre dernier, tout comme celle de l’institut Fraser (et ex-directrice de l’IEDM), Tasha Keiriddine, une conférencière du RLQ, comme Maxime Bernier, le vice-président de l’IEDM, conférencier du RLQ également, tout comme Adam Daifallah, un autre étudiant boursier de l’Institut fraser 9 et fellow de l’IEDM.

Ezra Levant, un autre invité du RLQ, vient de publier un livre sur les vertus morales des sables bitumineux albertains : « Ethical oil ». Et précisément, Koch Industries est l’une des compagnies pétrolières qui dominent l’exploitation polluante du pétrole albertain. Ezra Levant a d’ailleurs brillamment débuté sa carrière conservatrice en étant Summer Fellow à la Koch Foundation, puis en travaillant pour l’Institut Fraser10.

Si l’argent du groupe Koch, via Americans for Prosperity a contribué à organiser plus de 1 000 Tea Party aux USA11,12… il en a aussi organisé un, le 23 octobre dernier, au Québec, via l’Institut Fraser.

Lorsque le « mouvement populaire » du RLQ assure la promotion du « climato-scepticisme », ce n’est que le discours de ces 2 des think tanks ultra-libéraux et conservateurs13 qu’il reprend, et ce sont bien les intérêts de la famille Koch qui s’expriment à travers eux. Moins d’État pour des sociétés pétrolières comme Koch c’est moins d’impôts, c’est avant tout plus de bénéfices, et un droit de polluer jamais remis en question.

Défier l’establisment médiatique

Le Tea Party a également reçu l’appui du magnat de la presse, Rupert Murdoch, directeur de Fox News14. Glenn Beck, un de ses « journalistes », mormon born-again, conservateur, sioniste radical assumé, y joue un rôle important.

Au Québec, le RLQ entend, lui aussi, tout comme le Tea Party « défier l’establishment médiatique », et son Rupert Murdoch québécois s’appelle Pierre Karl Péladeau, à la tête de son empire médiatique.

Quebecor était présent par un stand lors de la conférence du RLQ, distribuant gratuitement le Journal de Québec. Quant à savoir qui jouera le rôle de Glenn Beck, le choix est large entre ses chroniqueurs et journalistes : Richard Martineau, Joseph Facal, Nathalie Elgaraby (de l’IEDM, ex directrice de l’Institut Fraser), Éric Duhaime, etc.

Notons également que Quebecor imprime la revue « Perspectives » de l’institut Fraser. C’est également l’ex-employeur de Tony Teneycke, le premier invité d’honneur du RLQ, remplacé finalement par Ezra Levant, lui aussi employé du groupe par le biais de SUN TV.

Lorsque le RLQ parle de « défier l’establishment », il faut donc entendre la défense des intérêts de Quebecor et sa volonté de prendre un virage ultra-conservateur. Moins d’État ici, signifie surtout moins de réglementations, plus de revenus, moins de syndicats, moins de CRTC.

« Réformer » le « modèle québécois », développer les gaz de schistes

Et le RLQ, quand il se fait l’avocat d’une coupe à blanc dans le « modèle québécois » tient également le même discours que l’Institut Fraser ou l’IEDM. Il défend également les intérêts de firmes d’assurance privées comme par exemple toutes celles que détient Paul Desmarais, dont la femme, Hélène, préside également le conseil d’administration de l’IEDM.

La famille Desmarais possède aussi des parts importantes dans le gaz naturel via le groupe Suez, et l’IEDM, tout comme l’institut Fraser, prépare leur ruée vers l’Est et le gaz de schiste du Québec.

Il donne la parole au patronat15 de ce secteur pourtant largement déréglementé16 qui plaide pour encore moins de taxe, de contrôle et de permis. C’est d’ailleurs aussi la position de Jacques Brassard et Reynald du Berger, deux autres invités du RLQ.

Loin d’être réformiste, cette droite assumée fait l’apologie d’une véritable révolution dans laquelle les plus riches refusent toute redistribution de la richesse, et la monopolisent, en toute liberté… pour eux !

Une organisation partisane et ses hommes politiques

Alors que le RLQ est enregistré, comme tous les think tanks, comme une « organisation de rencontres politiques (sic) non-partisanes », le réseau semble pourtant largement orienté vers l’ADQ sur la scène provinciale et par le parti conservateur sur la scène fédérale.

Les fondateurs sont tous adéquistes ou conservateurs presque sans la moindre exception. L’attrait d’un électorat mobilisé par les radios de droite de la région17 est grand pour certains hommes politiques.

Qui raflera ce pactole politique et sera la Sarah Palin du RLQ ? Éric Caire, Maxime Bernier18, Gérard Deltell se proposent, on attend avec impatience leur photo en Bikini.

Conclusion

Si le RLQ se décrit comme un mouvement populaire de droite, ce n’est pourtant encore vrai que de façon très embryonnaire. En revanche, son ascension correspond exactement à la convergence de groupes puissants qui font valoir leurs intérêts aussi fort que leurs journaux, leurs think tanks et leur argent le leur permettent.

Les différents thèmes politiques abordés par le RLQ ne sont que la juxtaposition de ces intérêts. Si la droite libérale est maintenant connue pour ses relations affairistes avec la construction, les garderies, la mafia, etc. la droite ultra-libérale et la droite conservatrice portent aux affaires des grands lobbys du pétrole, du gaz, de la presse et des assurances.

—-

1 Quebec’s’Tea Party’ is born, Andrew Chung, Toronto Sun, 5 septembre 2010. Disponible sur http://www.thestar.com/news/canada/article/856919–quebec-s-tea-party-is-born

2 http://blog.lefigaro.fr/transamÉrica/2010/10/la-face-cachee-des-tea-party.html

3 Le Freedom Works compte 34 collaborateurs et revendique 800 000 membres aux USA. http://crooksandliars.com/taxonomy/term/7833,7762,5883

4 http://network.nationalpost.com/NP/blogs/fullcomment/archive/2010/05/11/tim-mak-the-men-behind-the-money-behind-u-s-conservatism.aspx

5 Selon un rapport public de Greenpeace, la prodigue famille pétrolière finance notamment les groupes conservateurs AmÉricans for Prosperity, le Heritage Foundation, le Mercatus Center et le Cato Institute. : http://www.greenpeace.org/international/en/news/features/dirty-money-climate-30032010/ voir le dossier complet sur http://www.greenpeace.org/usa/en/media-center/reports/koch-industries-secretly-fund/

6 http://www.straight.com/article-300619/vancouver/fraser-institute-among-dozens-climate-denial-groups-funded-oil-company-report-says

7 http://www.fraserinstitute.org/fr/research-news/news/display.aspx?id=12085 ou encore Fraser Institute, “Understanding Climate Change: Lesson Plans for the Classroom,” Holly Lippke Fretwell and Brandon Scarborough, 30 June 2009 http://www.fraserinstitute.org/researchandpublications/publications/6819.aspx

8 “Liberté de choix et transparence s’imposent”, Éric Duhaime Le Devoir 14-15 mars 2009.

9 Il a reçu en novembre 2001 une bourse de 10 000$ de la part de l’institut et a codirigé sa revue étudiante : Canadian Student Review, Octobre/Novembre 2001, p 2.

10 http://en.wikipedia.org/wiki/Ezra_Levant

11 http://thetyee.ca/News/2010/11/01/TeaPartyTies/

12 http://pourquedemainsoit.wordpress.com/2010/09/18/tea-party-un-masochisme-a-l%E2%80%99amÉricaine/

13 Dans la rubrique « l’iedm dans les médias » de son site web, l’institut fait une revue de presse des articles portant sur le RLQ… http://www.iedm.org/main/media_fr.php

14 http://blogues.cyberpresse.ca/hetu/2010/09/03/les-milliardaires-du-tea-party/

15 Voir notamment l’article « En tête à tête avec Robert Bédard », Perspectives, Printemps 2009, volume 2. Robert Bédard est le directeur de Athéna Energies Marketing, il y fait valoir l’importance de ne pas taxer les compagnies minières qui veulent exploiter le gaz de schistes au Québec. Entrevue réalisée par Tacha Keiriddine, directrice régionale de l’Institut Fraser, invitée du RLQ.

16 Ezra Levant a d’ailleurs lui aussi brillamment débuté sa carrière conservatrice en étant Summer Fellow à la Koch Foundation, puis en travaillant pour l’Institut Fraser.

17 Dont CHOI-FM qui semble jouer un rôle prépondérant dans la promotion du RLQ. Une radio qui emploie notamment Éric Duhaime, et propriété de RNC Média dont le directeur est Raynald Brière, l’ancien directeur de TVA, groupe Québécor. http://www.ledevoir.com/culture/62275/raynald-briere-passe-a-radio-nord

18 Maxime Bernier est vice-président de l’IEDM et promet le pactole : l’abolition de l’impôts sur les entreprises.

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