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Éric Duhaime est-il un agent de la CIA? La question se pose!

Publié par sylvainguillemette le 1 décembre, 2010

Éric Duhaime, cofondateur du Réseau liberté Québec (RLQ), accusait récemment Amir Khadir d’avoir un agenda caché. Un agenda islamiste… Il enjoignait madame David de faire attention à son acolyte. Mais aujourd’hui, je vous demande à mon tour, Éric Duhaime a-t-il lui-même un agenda caché? N’a-t-il pas lui-même, des comptes à rendre aux travailleurs mécontents du régime libéral, qu’il tente de berner avec ses promesses d’un moindre État, lui qui travaille à la conciliation des intérêts de la bourgeoisie tout en prônant le démantèlement des forces laborieuses syndicales unies?

Mais d’abord, présentons le personnage.

En tout premier lieu, Éric Duhaime va se chercher un baccalauréat en science politique et une maîtrise en administration publique. On pourrait ici croire que c’est ce n’est que vertus et qu’il a de bonnes intentions.

Mais rapidement, monsieur le populiste prend du galon et se rend responsable de conseiller différents chefs de partis politiques, dont Stockwell Day, Mario Dumont et étonnamment, Gilles Duceppe, jadis marxiste. Qui aurait cru que monsieur Duceppe puisse avoir besoin de conseils d’un apologiste de Pinochet?

Il travaille ensuite pour l’Institut Économique de Montréal, un tentacule néo-libéral financé, entre autre, par les frères Koch.

Il écrira également ses torchons idéologiques dans des couches pleines dédiées pour ce, les Journaux de Québec de monsieur Péladeau, qui reprendront à leur tour, toutes les thèses libertariennes -sans offrir les antithèses- de ceux qui se clament de la lucidité.

Il ira ensuite se donner de la crédibilité, aux yeux des vautours qu’il sert, en auxiliant, en tant que directeur pour une ONG en Irak, le National Democratic Institute (NDI), faisant elle-même partie de la fameuse National Endowment for Democracy (la NED), créée pour cause et créée surtout, pour coordonner les Coups d’État de la maison blanche, et ses dictatures de par le monde. La NED a fait le tour des pays d’Amérique latine dans le dernier siècle, et elle y a mis en place des écoles de torture bien à elle. D’ailleurs, étonnamment, suite au passage de monsieur Duhaime en Irak, occupée alors par des troupes impérialistes états-uniennes, britanniques et autres, le gouvernement fantoche irakien interdira les travailleurs de l’électricité de s’associer sous des bannières syndicales, ce qui crée une grave violation du droit des travailleurs de se syndiquer, de s’unir, comme le font pourtant les bourgeois autour d’oracles tel que le RLQ au Québec. Mais cela va de pair avec les principes étonnamment contradictoires de monsieur Duhaime, et son apologie par exemple, du régime d’Augusto Pinochet au Chili quant à ses prétentions de «sauver la démocratie en Irak». De toute façon, on ne peut pas sauver la démocratie en travaillant pour la CIA, l’entité terroriste la mieux financée du monde… Et d’autre part, on peut préciser que cela va également de pair avec les principes si chers de monsieur Duhaime, qui ne cesse d’apologiser le régime du défunt Augusto Pinochet, mis en place, lui aussi, par la CIA, le 11 septembre 1973.

Alors refaisons le poids des deux personnages.

Éric Duhaime qui accuse Amir Khadir d’avoir un agenda islamiste, alors qu’Amir est athée, et que sa famille ait du fuir le régime islamiste de Téhéran, suite à la révolution islamique… Ou, Éric Duhaime lui-même, qui participe aux côtés d’outils pour ce, au Coup d’État en Irak, et à la mise en place d’un régime où les travailleurs seront tous dociles au diktat des patrons, et où surtout, ils n’auront plus le droit d’unir leurs forces pour défendre leurs intérêts communs, de classe, comme le font pourtant les bourgeois au Québec, sous les bannières de différents groupuscules, comme le RLQ.

Par ailleurs, précisons que l’Irak, suite à l’invasion des amis impérialistes de monsieur Duhaime, qui y feront des tas de crimes de guerre et d’atrocités contre les civils, donc en parfaite cohérence avec les principes de monsieur Duhaime dont l’apologie du régime de Pinochet est connue de toutes et tous au Québec, a privatisé ses ressources pétrolières et gazières, au grand plaisir et profit des Empires pétroliers et gaziers des «pays occupants», qui comme par hasard –il est partout ce hasard!-, sont également les financiers de la carrière de monsieur Duhaime! Bref, il était tout à fait normal que monsieur Duhaime aille traire ses vaches à lait!

Donc finalement, on ne peut pas dire qu’Amir Khadir ait un agenda caché, rien ne le prouve, et rien ne nous laisse le penser. Mais on peut dire que monsieur Duhaime sert les pétrolières, lesquelles ont financé d’ailleurs, son groupe d’extrême droite économique et morale, le RLQ. On peut également dire qu’il a participé à l’occupation de l’Irak, aux côtés des criminels états-uniens et britanniques, et des pétrolières, qu’il a largement servi. On peut aussi déceler une part de jeu politique en Irak de sa part, puisqu’il est évident qu’il y a manipulé les opinions pour faire interdire les syndicats des travailleurs de l’électricité. On peut donc dire qu’il a œuvré pour le compte du patronat irakien, ou étranger, en Irak, et que bref, lui qui nous demande le démantèlement des syndicats au Québec et partout dans le monde, a concilié pour sa part, le patronat autour d’une cause commune, d’une cause de classe!

Éric Duhaime aurait-il un agenda putchiste caché? Mieux encore! Lui qui joue le jeu des faucons états-uniens en Irak, pour le compte du paravent putchiste «NED», et qui sert donc la cause israélienne, n’aurait-il pas un agenda sioniste? La question se pose également!

Une chose est certaine du moins, il a un agenda «anti-travailleur salarié», pro-patronat, anti-syndicat et un agenda putchiste au passage! Et chose certaine aussi, nous n’aurons pas à mettre madame Marcotte en garde des «agendas connus» d’Éric Duhaime, car ils ont de toute façon les mêmes intérêts!

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Du Tea Party au Réseau Liberté Québec, 9 novembre 2010, Stéphane Nicolas

Publié par sylvainguillemette le 10 novembre, 2010

Joanne Marcotte, la fondatrice du Réseau Liberté Québec (RLQ), l’affirme à qui veut l’entendre, le « Réseau Liberté Québec » est un « mouvement populaire », « grassroots » composé de citoyens préoccupés par les idéaux de « liberté et de responsabilités individuelles ». Éric Duhaime, un autre fondateur du RLQ, ne se cache pas de vouloir implanter un Tea Party québécois1. Comme nous le verrons, la comparaison est juste à plus d’un titre puisque le RLQ, tout comme le Tea Party, est largement appuyé par les mêmes think tanks et les mêmes bailleurs de fonds issus de grands lobbys privés.

Tea party, think tanks et Koch Industries

Le Tea Party, cet autre « mouvement grassroots », est notamment commandité par le think tank Freedom Works2. Ce groupe de pression est très actif ; il assure avoir « formé » plus de 150 000 personnes à sa doctrine ultralibérale, une copie conforme du discours officiel du RLQ : «Moins d’impôts, moins de gouvernement, plus de liberté».

Freedom Works dispose d’un budget annuel de « 10 millions de dollars », auquel contribuent largement les frères Koch3. Charles et David Koch ont en effet donné, via leurs fondations ou des dons privés, environ 8 millions de dollars au groupe Citizens for a Sound Economy, lequel deviendra Freedom Works.

Il faut dire que le groupe Koch Indutries, un puissant groupe pétrolier du Kansas, a largement les moyens d’investir dans ces mouvements avec 98 milliards de dollars de revenus en 2009, dont 40 milliards pour les seuls frères Koch (180 000 $ par minute)4, on est loin des classes populaires…

Les mêmes frères Koch financent plus d’une trentaine de groupes de pression qui démentent tous en bloc le réchauffement climatique. De 1997 à 2008, leurs généreuses contributions à ces groupes se sont élevées à plus de 48,5 millions de dollars5.

Le but de l’opération est simple : utiliser les influences intellectuelle et médiatique de ces think tanks afin de mettre en scène une « expertise » et convaincre l’opinion publique que le réchauffement climatique n’existe pas, ou que l’Homme n’en est pas responsable ou encore qu’il ne sert à rien d’agir… et surtout éviter d’inclure les coûts environnementaux dans la production du pétrole, ou d’en demander un contrôle démocratique.

Koch au Canada : RLQ, l’Institut Fraser et l’Institut économique de Montréal
Au Canada, l’Institut Fraser a reçu plus de 175 000$ de la famille Koch de 2005 à 20086. Et l’investissement est rentable puisque le think tank assure une bonne diffusion des idées « climato-sceptiques » par la publication d’articles, d’entrevues, de films qui dénoncent « l’alarmisme des environnementalistes »7,et sa participation au « climate-gate ».

C’est ce même Institut Fraser qui appuie le RLQ. Présent par un kiosque à l’entrée de sa conférence publique du 23 octobre dernier. C’est aussi l’Institut Fraser qui jalonne la carrière de Éric Duhaime, co-fondateur du RLQ, depuis son stage de maîtrise à l’Institut jusqu’à ses plus récents écrits8.

Éric Duhaime travaille également pour l’Institut Economique de Montréal (IEDM) fondé par la même personne que l’Institut Fraser : Michaël Walker. Son directeur, Michel Kelly-Gagnon était présent le 23 octobre dernier, tout comme celle de l’institut Fraser (et ex-directrice de l’IEDM), Tasha Keiriddine, une conférencière du RLQ, comme Maxime Bernier, le vice-président de l’IEDM, conférencier du RLQ également, tout comme Adam Daifallah, un autre étudiant boursier de l’Institut fraser 9 et fellow de l’IEDM.

Ezra Levant, un autre invité du RLQ, vient de publier un livre sur les vertus morales des sables bitumineux albertains : « Ethical oil ». Et précisément, Koch Industries est l’une des compagnies pétrolières qui dominent l’exploitation polluante du pétrole albertain. Ezra Levant a d’ailleurs brillamment débuté sa carrière conservatrice en étant Summer Fellow à la Koch Foundation, puis en travaillant pour l’Institut Fraser10.

Si l’argent du groupe Koch, via Americans for Prosperity a contribué à organiser plus de 1 000 Tea Party aux USA11,12… il en a aussi organisé un, le 23 octobre dernier, au Québec, via l’Institut Fraser.

Lorsque le « mouvement populaire » du RLQ assure la promotion du « climato-scepticisme », ce n’est que le discours de ces 2 des think tanks ultra-libéraux et conservateurs13 qu’il reprend, et ce sont bien les intérêts de la famille Koch qui s’expriment à travers eux. Moins d’État pour des sociétés pétrolières comme Koch c’est moins d’impôts, c’est avant tout plus de bénéfices, et un droit de polluer jamais remis en question.

Défier l’establisment médiatique

Le Tea Party a également reçu l’appui du magnat de la presse, Rupert Murdoch, directeur de Fox News14. Glenn Beck, un de ses « journalistes », mormon born-again, conservateur, sioniste radical assumé, y joue un rôle important.

Au Québec, le RLQ entend, lui aussi, tout comme le Tea Party « défier l’establishment médiatique », et son Rupert Murdoch québécois s’appelle Pierre Karl Péladeau, à la tête de son empire médiatique.

Quebecor était présent par un stand lors de la conférence du RLQ, distribuant gratuitement le Journal de Québec. Quant à savoir qui jouera le rôle de Glenn Beck, le choix est large entre ses chroniqueurs et journalistes : Richard Martineau, Joseph Facal, Nathalie Elgaraby (de l’IEDM, ex directrice de l’Institut Fraser), Éric Duhaime, etc.

Notons également que Quebecor imprime la revue « Perspectives » de l’institut Fraser. C’est également l’ex-employeur de Tony Teneycke, le premier invité d’honneur du RLQ, remplacé finalement par Ezra Levant, lui aussi employé du groupe par le biais de SUN TV.

Lorsque le RLQ parle de « défier l’establishment », il faut donc entendre la défense des intérêts de Quebecor et sa volonté de prendre un virage ultra-conservateur. Moins d’État ici, signifie surtout moins de réglementations, plus de revenus, moins de syndicats, moins de CRTC.

« Réformer » le « modèle québécois », développer les gaz de schistes

Et le RLQ, quand il se fait l’avocat d’une coupe à blanc dans le « modèle québécois » tient également le même discours que l’Institut Fraser ou l’IEDM. Il défend également les intérêts de firmes d’assurance privées comme par exemple toutes celles que détient Paul Desmarais, dont la femme, Hélène, préside également le conseil d’administration de l’IEDM.

La famille Desmarais possède aussi des parts importantes dans le gaz naturel via le groupe Suez, et l’IEDM, tout comme l’institut Fraser, prépare leur ruée vers l’Est et le gaz de schiste du Québec.

Il donne la parole au patronat15 de ce secteur pourtant largement déréglementé16 qui plaide pour encore moins de taxe, de contrôle et de permis. C’est d’ailleurs aussi la position de Jacques Brassard et Reynald du Berger, deux autres invités du RLQ.

Loin d’être réformiste, cette droite assumée fait l’apologie d’une véritable révolution dans laquelle les plus riches refusent toute redistribution de la richesse, et la monopolisent, en toute liberté… pour eux !

Une organisation partisane et ses hommes politiques

Alors que le RLQ est enregistré, comme tous les think tanks, comme une « organisation de rencontres politiques (sic) non-partisanes », le réseau semble pourtant largement orienté vers l’ADQ sur la scène provinciale et par le parti conservateur sur la scène fédérale.

Les fondateurs sont tous adéquistes ou conservateurs presque sans la moindre exception. L’attrait d’un électorat mobilisé par les radios de droite de la région17 est grand pour certains hommes politiques.

Qui raflera ce pactole politique et sera la Sarah Palin du RLQ ? Éric Caire, Maxime Bernier18, Gérard Deltell se proposent, on attend avec impatience leur photo en Bikini.

Conclusion

Si le RLQ se décrit comme un mouvement populaire de droite, ce n’est pourtant encore vrai que de façon très embryonnaire. En revanche, son ascension correspond exactement à la convergence de groupes puissants qui font valoir leurs intérêts aussi fort que leurs journaux, leurs think tanks et leur argent le leur permettent.

Les différents thèmes politiques abordés par le RLQ ne sont que la juxtaposition de ces intérêts. Si la droite libérale est maintenant connue pour ses relations affairistes avec la construction, les garderies, la mafia, etc. la droite ultra-libérale et la droite conservatrice portent aux affaires des grands lobbys du pétrole, du gaz, de la presse et des assurances.

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1 Quebec’s’Tea Party’ is born, Andrew Chung, Toronto Sun, 5 septembre 2010. Disponible sur http://www.thestar.com/news/canada/article/856919–quebec-s-tea-party-is-born

2 http://blog.lefigaro.fr/transamÉrica/2010/10/la-face-cachee-des-tea-party.html

3 Le Freedom Works compte 34 collaborateurs et revendique 800 000 membres aux USA. http://crooksandliars.com/taxonomy/term/7833,7762,5883

4 http://network.nationalpost.com/NP/blogs/fullcomment/archive/2010/05/11/tim-mak-the-men-behind-the-money-behind-u-s-conservatism.aspx

5 Selon un rapport public de Greenpeace, la prodigue famille pétrolière finance notamment les groupes conservateurs AmÉricans for Prosperity, le Heritage Foundation, le Mercatus Center et le Cato Institute. : http://www.greenpeace.org/international/en/news/features/dirty-money-climate-30032010/ voir le dossier complet sur http://www.greenpeace.org/usa/en/media-center/reports/koch-industries-secretly-fund/

6 http://www.straight.com/article-300619/vancouver/fraser-institute-among-dozens-climate-denial-groups-funded-oil-company-report-says

7 http://www.fraserinstitute.org/fr/research-news/news/display.aspx?id=12085 ou encore Fraser Institute, “Understanding Climate Change: Lesson Plans for the Classroom,” Holly Lippke Fretwell and Brandon Scarborough, 30 June 2009 http://www.fraserinstitute.org/researchandpublications/publications/6819.aspx

8 “Liberté de choix et transparence s’imposent”, Éric Duhaime Le Devoir 14-15 mars 2009.

9 Il a reçu en novembre 2001 une bourse de 10 000$ de la part de l’institut et a codirigé sa revue étudiante : Canadian Student Review, Octobre/Novembre 2001, p 2.

10 http://en.wikipedia.org/wiki/Ezra_Levant

11 http://thetyee.ca/News/2010/11/01/TeaPartyTies/

12 http://pourquedemainsoit.wordpress.com/2010/09/18/tea-party-un-masochisme-a-l%E2%80%99amÉricaine/

13 Dans la rubrique « l’iedm dans les médias » de son site web, l’institut fait une revue de presse des articles portant sur le RLQ… http://www.iedm.org/main/media_fr.php

14 http://blogues.cyberpresse.ca/hetu/2010/09/03/les-milliardaires-du-tea-party/

15 Voir notamment l’article « En tête à tête avec Robert Bédard », Perspectives, Printemps 2009, volume 2. Robert Bédard est le directeur de Athéna Energies Marketing, il y fait valoir l’importance de ne pas taxer les compagnies minières qui veulent exploiter le gaz de schistes au Québec. Entrevue réalisée par Tacha Keiriddine, directrice régionale de l’Institut Fraser, invitée du RLQ.

16 Ezra Levant a d’ailleurs lui aussi brillamment débuté sa carrière conservatrice en étant Summer Fellow à la Koch Foundation, puis en travaillant pour l’Institut Fraser.

17 Dont CHOI-FM qui semble jouer un rôle prépondérant dans la promotion du RLQ. Une radio qui emploie notamment Éric Duhaime, et propriété de RNC Média dont le directeur est Raynald Brière, l’ancien directeur de TVA, groupe Québécor. http://www.ledevoir.com/culture/62275/raynald-briere-passe-a-radio-nord

18 Maxime Bernier est vice-président de l’IEDM et promet le pactole : l’abolition de l’impôts sur les entreprises.

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Mono Jojoy s’éteint après qu’il ait été assassiné par le gouvernement fasciste de Colombie, à l’aide d’Armes de Destruction Massive

Publié par sylvainguillemette le 23 septembre, 2010

Triste nouvelle, le commandant en chef des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie fut massacré avec ses troupes, dans la nuit de mercredi à jeudi, la nuit dernière donc. Après être devenu chef des forces armées légitimes de Colombie, via les multiples échelons démocratiques de celle-ci, le chef s’éteint après qu’il ait été assassiné par le gouvernement fasciste de Colombie.

Pour se débarrasser de Jorge Briceno, alias Mono Jojoy, l’armée fasciste de Colombie a usé de nombreux corps impressionnants. Pour le meurtre de Jorge Briceno, elle a dépêché une trentaine d’avions bombardiers, 16 hélicoptères et pas moins de 250 troupes terrestres!

Si à l’inverse, Juan Manuel Santos avait été assassiné avec les mêmes disproportions, les médias des États-Unis d’Amérique,  du Canada, de Paris et de tous les autres pays capitalistes de ce monde n’auraient pas parlé du «bon débarras» de ce dernier, mais d’un meurtre disgracieux, hors proportion!

En décembre dernier pourtant (2009), sous Alvaro Uribe, un charnier avait été découvert et se trouvaient dans celui-ci, pas moins de 2000 cadavres! Les corps y reposant étaient selon les paramilitaires les ayant mis là, des guérilléros, membres des F.A.R.C., tués au combat. Or, les faits semblent indiquer une autre version. Les corps seraient plutôt ceux de syndicaliste et d’activistes pacifistes politiques, selon d’autres sources. Depuis, les paramilitaires d’extrême droite ont avoué leur crime.

Mais en Colombie, il est «normal» que des membres de partis d’opposition se fassent assassiner ou disparaissent, tout comme il est «normal» que les paramilitaires, financées à même les taxes et les impôts états-uniens et colombiens, et via le commerce lucratif de la cocaïne (avec le soutien de la DEA, de la CIA), servent de police sociale au gouvernement, comme ce fut aussi le cas du Chili d’Augusto Pinochet, apologisé par Éric Duhaime.

Nous constatons donc avec tristesse, la mort d’un de ceux qui osa braver l’extrême droite soutenue par Washington, sa bourgeoisie et celle de Bogota.

(Avis au gouvernement canadien, terroriste par association aux terrorismes d’État d’Israël et de Washington : Vous qui soutenez inconditionnellement les atrocités terrorisantes du gouvernement sioniste d’Israël et du gouvernement voyou des États-Unis d’Amérique, tout en les soutenant militairement et financièrement, n’êtes pas en mesure d’accuser qui que ce soit, soutenant les FARC, de soutien au terrorisme. Sinon, tenez-vous le pour dit, je vous accuse d’emblée de soutenir le terrorisme étatique d’Israël et des États-Unis d’Amérique, et vous accuse également de soutenir la dictature pétrolière en Afghanistan.)

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Quand les rats convergent

Publié par sylvainguillemette le 1 septembre, 2010

Les rats, c’est connu, convergent lorsqu’il y a des tragédies comme; des inondations, des débuts d’incendie, des tremblements de terre, etc.. Et c’est pareil en politique, lorsque les Empires s’effondrent ou approchent de leur implosion…, ou de leur explosion.

Ce fait établi jusqu’ici, nous de même, Québécoises et Québécois, concourons à cette même fin d’Empire, du moins, nous commençons en à apercevoir les fissures. Et à travers ce processus, nous observons les clivages d’une société. Des clivages qui se traduisent néanmoins en des divisions déjà observées par le passé. L’une d’elles, est celle entre les classes et les intérêts de chacune de celles-ci.

Une plaie ouverte sur notre social entre les capitalistes, certes motivés par leurs conditions issues de meilleurs conditionnements, et les socialistes, conditionnés eux, à percevoir rapidement les amorces dissimulées par ces premiers et les solutions pour se débarrasser de toute exploitation néfaste pour leur classe, le prolétariat -les salariés-.

Et au Québec, aujourd’hui, on peut déceler cette subdivision des capitalistes à travers cette explosion diverse, de leurs extrémismes. L’un de ceux–là en particulier attire toutefois d’avantage mon attention que les autres, même si celui-ci ne prendra vie que le 23 octobre prochain (2010).

C’est un mouvement d’extrême droite-économique qui désire, comme le Tea Party états-unien, réduire l’État à son plus petit, à sa disparition en fait. Ce mouvement libertarien s’inspire des idées capitalistes les plus sauvages, celles qui carrément, ne tiennent que compte des conditions de chacune et chacun, même sachant que ces conditions sont pourtant elles, issues de conditionnements bien précis. Sachant donc que tous les humains ne peuvent bénéficier de toutes luxures –incluant le droit à la santé, à l’eau, à tout, bref, pour cette droite-là- dans le mode de partage offert par le capitalisme sauvage, ces égoïstes, très individualistes, n’en déroutent pas moins de leur itinéraire idéologique.

Pourtant, ailleurs, n’est-ce pas le «moindre Étatisme» qui fit que la Nouvelle-Orléan, une semaine après le passage du célèbre Ouragan, un endroit où l’eau potable n’était toujours pas disponible, où les soins n’arrivèrent toujours pas et finalement, ce qu’elle est toujours aujourd’hui, un décor irakien?

N’est-ce pas le «moindre Étatisme» qui fait des systèmes de santé des  pays de l’Amérique du sud, des «moindre performants» vis-à-vis celui de Cuba la socialiste (selon l’OMS)?

N’est-ce pas le «moindre Étatisme» qui fait de la Somalie ou du Ghana, un endroit merdique où vivre pour quiconque sauf les seigneurs de guerre, en plus d’être des plus célèbres paradis fiscaux qui soient, sans couverture médicale pour la «p’tite populasse»?

N’est-ce pas le «moindre Étatisme» qui fit du système banquier états-uniens, l’un des plus corruptibles du monde qui le fit ensuite s’écrouler, puis revivre aux frais du prolétariat de la planète tout entière?

La droite, dans toutes ses propositions, fait le dénigrement des débats de fond. Elle fait l’aveugle, devant ses propres ratées. Elle joue l’innocente, lorsque ses idées sont mises en place par la force. Éric Duhaime, de ce mouvement prétendu lucide, n’a que faire que la droite chilienne se soit hissée par un Coup d’État horrible, où le premier socialiste –Salvador Allende-  élu trois fois de suite, augmentant sa majorité chaque fois, fut détrôné par les armes et la violence. Joanne Marcotte n’a que faire que Cuba soit 100 fois mieux qu’elle était sous Batista, et qu’elle dépasse tant en éducation qu’en services de santé, tous les pays du monde de son calibre économique (Selon l’OMS, l’UNESCO, l’ONU, le FMI et bien d’autres…).  Ces capitalistes extrémistes n’ont que faire que l’on détruise leurs mythes. Ils n’ont de toute façon, que faire des débats.

Cette droite là, extrémiste et aveuglée par ses dogmes, fondera toutefois les bases d’un  parti solide, puisque populiste. Les radio-poubelles de Québec soutiennent l’effort de ces cols rouges. Il ne faut pas sous-estimer la bêtise humaine. Rappelons-nous qu’Adolf Hitler avait bouleversé le monde avec le populisme -et la bière-. Celui-ci a ses vertus. Le mouvement grandira. Les rats se réuniront. Ils formeront une Assemblée, comme d’autres l’ont fait avant eux. Et leurs solutions simplistes reviendront, ratées sociales après ratées économiques, tant qu’elles plairont aux véritables plaidants, que ces valets de la bourgeoisie défendent bec et ongles, faisant passer les intérêts de cette vermine pour les nôtres, à nous les prolétaires.

Ce qu’ils défendent réellement? Ce n’est pas la liberté de toutes et tous, comme ils le prétendent, mais celle d’une classe minoritaire et parasitaire qui détient les rouages de notre économie, ce qui explique l’enrichissement de cette minorité d’ailleurs. Ils défendent par exemple, via le «privé en santé», le droit d’entreprendre en la matière, en octroyant à ceux qui en ont les moyens, les moyens de soigner la population qui conséquemment, en devient dépendante lorsque malade. L’achat et l’exploitation d’une clinique privée permet tout simplement au bourgeois possédant les capitaux nécessaires pour ce, d’exploiter la maladie d’autrui. Voilà son seul mérite d’ailleurs, que de posséder les capitaux pour ce faire. Ce n’est pas la liberté de toutes et de tous qu’on défend ici, mais celle de la minorité capable de se payer une clinique privée, afin, précisément, qu’elle exploite la maladie d’autrui ultérieurement. C’est la bourgeoisie qu’on défend ici.

Qui gagnerait à la privatisation de l’eau, sauf ceux, finalement, qui pourraient s’acheter des sources d’eau, parce qu’ils en auraient les moyens? Encore une minorité. Et qui s’en trouve automatiquement dépendante? La majorité. Le prolétariat. Les salariés. Et les autres, les pauvres sans emploi, les malades mentaux, les handicapés, etc..

Qui gagnerait aux libertés d’entreprendre dans l’électricité, en privatisant Hydro-Québec, si ce n’est encore cette minorité affairiste, aux poches bourrées de capitaux, finalement amassés comment, si ce n’est que par une antécédente exploitation, par une loterie ou par un héritage, ce qui conséquemment, détruit les mythes selon lesquels les bourgeois auraient fait plus d’efforts que les autres et qu’ils auraient pris des risques d’avantage, risqués que ces «fainéants prolétaires»? C’est bien évidemment la bourgeoisie et les mieux nantis qui pourraient se permettre cette richesse, relative à notre dépendance hivernale. Et qui perd de ses libertés, encore une fois, en devenant redevable à ces pourritures qui n’ont pour mérite, encore une fois, que le capital qu’ils détiennent? La majorité. Le prolétariat, cette classe créatrice de richesses, exploité par cette minorité. Et cette richesse dont il est question, c’est celle-là même que ce même prolétariat quémande déjà, sans que le capitalisme ne soit sauvage encore. Imaginez ce «meilleur monde» que nous promettent ces libertariens

Et de fait, toutes les complaintes de cette droite extrémiste, ne sont qu’affirmations populistes. Par exemple, lorsque les débats s’imposent, on les voit s’en soustraire, ou censurer nos efforts cléricaux, qu’ils vulgarisent en «textes fleuves à la Castro», trop orgueilleux pour avouer qu’ils n’y comprennent rien, ou qu’ils sont incapables de réfuter nos dires. Nombre de fois où j’ai dû expliquer en long et en large, le fait que les processus s’expliquaient les uns par les autres, tout en expliquant les prochains. Nombre de fois où j’ai dû, et où j’ai démontré que les conditionnements étaient eux-mêmes, conditionnés par des conditions, qui elles-mêmes, étaient conditionnées, indéfiniment, par d’autres conditionnements, ainsi de suite… Nombre d’exemples, lesquels j’usai, pour expliquer qu’un arbre à l’ombre, ne pousserait pas comme son jumeau au Soleil. Ce qui par ailleurs, relevait les contradictions et les erronés constats de cette droite populiste qui voudrait punir le pauvre, pour ce qu’il est, sans s’attarder au «pourquoi» il l’est.

Ce mouvement populiste vise la classe moyenne, pourtant créée elle-même, par les contrats sociaux d’une révolution qui n’avait rien de tranquille et où les constats multiples de diverses ratées sociales, découlant elles, de ratées économiques d’une droite jadis, «plus sauvage», ont donné naissance à cette révolution «socialiste» québécoise. Ainsi, encore une fois, tel que j’expliquai à ces vautours, c’étaient les conditionnements qui donnaient dans les années 1970 au Québec, naissance au «Socialisme Québécois». Les conditions présentes pour ce, elles ont créé les conditionnements pour convaincre la population du Québec du bien fondé d’une telle entreprise collective qui d’ailleurs, fait aujourd’hui du Québec l’un des meilleurs endroits où vivre au monde, entre autre pour nos tampons sociaux, qui rappelons-le, ont fait toute une différence lors de la crise bourgeoise de 2008-2009 sur Wall Street.

Et d’autant plus que, les fameux «coûts exorbitants» exhibés par nos détracteurs sur nos services sociaux, ne sont que le reflet, de fait, des caprices dogmatiques d’un système parasitaire, n’ayant justement pas fait ses preuves et qui fait faillite aux 30-40 ans, cela, à nos frais à nous, les majoritaires prolétaires exploités par cette minorité qui dicte. Les chiffres des lucides ne sont redevables ici, qu’aux dogmes du système défaillant en place. Il ne faut pas tomber dans le panneau. De plus, les services au privé n’ont que cela de différent, soit le fait que ces services soient encombrés d’un parasite, sans aucun autre mérite que sa possession préalable de capitaux, désirant sa cote sur les besoins d’autrui. Rien d’autre. Car la gestion n’a que faire du financement et vice-versa. Les deux n’ont de fait rien à voir l’un avec l’autre.

Alors pourquoi ces extrémistes continuent d’avancer leurs idées outre nos débats de fond, qu’ils ignorent certes, si ce n’est qu’ils se fient sur la bêtise humaine, armée de  leurs populismes, pour convertir les masses, comme Adolf Hitler le faisait dans une brasserie loufoque allemande. Alors, il ne manque plus que la bière pour ce 23 octobre 2010! Il sera toutefois difficile de prétendre à la lucidité après la brosse!

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