Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Les maoïstes népalais quittent le gouvernement

Publié par Le général sur 23 septembre, 2007

Nous surveillons le Népal depuis un bon moment, étant donné sa situation politique très particulière, avec une importante influence maoïste et une monarchie qui ne souhaite voir abolir son statut et ses privilèges dans cette société féodale d’Asie du sud.

En ce moment, la situation est très tendue, depuis que les maoïstes ont intégrés le parlement, et signés des ententes avec les autres partis d’oppositions, dont le Parti communiste du Népal (marxiste-léniniste unifié) pour abolir la monarchie et fonder une nouvelle république. Le roi actuel, Gyanendra n’a plus aucun pouvoir législatif et doit vivre reclus dans son palais royal, qui fut nationalisé depuis la reformation du parlement, dissous quelques années plus tôt par lui, pour rétablir son pouvoir absolu sur le pays.

Normalement, il devait y avoir des élections générales en novembre 2007, surveillés par les Nations Unis par lesquels les népalais devaient se prononcer sur le gouvernement qu’ils souhaitent et si ils veulent l’abolition complète de la monarchie. Avec les différents problèmes bureaucratiques que les maoïstes connaissent depuis le début du cessez-le-feu l’an dernier, en novembre 2006, les ministres affiliés au Parti ont décidés de démissionner et de quitter le parlement, pour reprendre le pouvoir par la rue.

Voici ce que le numéro 2 du parti, Babburam Bhattarai avait à dire lors d’un meeting organisé à Katmandou :

« Nos efforts pour déclarer une République depuis le Parlement ont échoué. Désormais, nous déclarerons la République depuis la rue. [...] Nous n’accepterons pas le code de conduite annoncé par la Commission électorale, et nous pertuberons toutes les préparations électorales en cours », a-t-il poursuivi, tout en précisant qu’il s’agirait de manifestations « pacifiques ».

De toute manière, il semblait évident que tout les éléments s’étaient assemblés pour qu’il n’y ait pas les élections comme prévus.

Qu’est qui va se passer ? Est-ce que les communistes vont reprendre la guerre populaire ou ils vont plutôt s’allier avec d’autres partis pour essayer de renverser définitivement la monarchie, dans la rue ? C’est ce que le Reactionism Watch va suivre au cours des prochaines semaines. Sinon, voici quelques sources d’informations intéressantes:

==> Nepal News
==> Le Parti communiste révolutionnaire et son bulletin hebdomadaire le drapeau rouge express

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Politiciens qui volent les contribuable à Terre-Neuve

Publié par Le général sur 17 septembre, 2007


Des politiciens de Terre-Neuve-et-Labrador se sont fait rembourser par les contribuables de l’alcool, des oeuvres d’art, des objets de luxe et des abonnements à des matchs de hockey, entre autres choses, révèle le vérificateur général John Noseworthy.

Le vérificateur général a dévoilé ces détails vendredi dans un rapport portant sur les dépenses de 115 politiciens de 1989 à 2005. Il note que la majorité des députés n’ont rien commis de répréhensible.

Ce n’est pas qu’au Québec et à Ottawa qu’il y a des politiciens qui volent l’argent durement gagné par les contribuables, si on se fie à ce scandale qui déroule depuis plusieurs années à Terre-Neuve-et-Labrador.

Selon le vérificateur général, Paul Dicks, ancien ministre libéral des Finances et de la Justice, a réclamé 59 753 $ en achat d’oeuvres d’art de 1998 à 2000. Il a aussi acheté un stylo Cartier, des livres et de la bijouterie.

L’an dernier, le vérificateur général Noseworthy a découvert que cinq politiciens avaient dépensé environ 1,6 million de dollars de plus que le montant auquel ils avaient droit. Il a aussi découvert que l’Assemblée législative a payé 2,6 millions de dollars des objets tels que des aimants de réfrigérateur, des épinglettes et des bagues.

Cette affaire montre une fois le manque d’honnêteté de certains politiciens, qui viennent dénoncer le soi-disant fait que nous «vivons au dessus de nos moyens» (en référence aux acquis sociaux que nous avons gagnés, comme l’assurance maladie) pendant qu’eux, ils se permettent de voler notre argent quand il manque déjà pour les infrastructures, la santé et l’éducation. À travers le Canada, libéraux et conservateurs nous volent depuis trop longtemps ! Nous souhaitons une enquête approfondie, de Terre-Neuve jusqu’à Iqualuit sur l’agissement et les dépenses des élus.

==> Lire la suite

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Le premier ministre du Japon décâlisse !

Publié par Le général sur 13 septembre, 2007

C’est fait ! Shinzo Abe, l’actuel premier ministre du Japon vient de démissionner, suite à une série de scandale qui frappa son gouvernement et son Parti, le Parti libéral-démocrate (droite).

En gros, voici ce dont son gouvernement fut accusé durant les derniers mois:

- En décembre 2006, son ministre de la Réforme administrative Genichiro Sata a démissionné, accusé de corruption. Confronté en mai à des soupçons similaires, le ministre de l’Agriculture Toshikatsu Matsuoka s’est suicidé. Son successeur est lui aussi mêlé un scandale de même nature.

- Le mois dernier, le ministre de la Défense Fumio Kyuma a estimé que les bombardements nucléaires de Hiroshima et Nagasaki en 1945 étaient inévitables. L’outrage populaire qu’il a ainsi provoqué a conduit à son départ anticipé.

- Son gouvernement est confronté à une opposition au militarisme et à une volonté de préserver la constitution pacifique du pays. Rappellons que Shinzo Abe est un hardent nationaliste qui souhaite remettre au goût du jour l’armée au Japon et les interventions à l’étranger. Ils ont un contingent en Afghanistan, qui comme au Canada, ne fait pas l’unanimité dans la population japonaise. Il faut bien dire que l’impérialisme n’est pas plus populaire au Canada (ou au Québec) qu’au Japon.

Les dernières élections sénatoriales auront porté un coup dur au Parti libéral-démocrate, ayant été battu par l’opposition, sociale-démocrate. Nous nous réjouissons de sa démission, mais maintenant, la question reste, qui sera le prochain du G8 à démissionner ? Georges W. Bush ou bien Vladimir Poutine ? Ah la politique bourgeoise et ses petites misères…

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Abbas annonce une nouvelle loi électorale pour contrer le Hamas

Publié par Le général sur 2 septembre, 2007


Le président palestinien Mahmoud Abbas a annoncé dimanche la publication d’une nouvelle loi électorale susceptible d’écarter d’un prochain scrutin les islamistes du mouvement Hamas.

“La nouvelle loi électorale a été publiée” a déclaré aux journalistes M. Abbas, lors d’une conférence de presse conjointe à Ramallah avec le haut représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère, Javier Solana.

La nouvelle loi électorale, publiée dans l’optique d’élections législatives anticipées souhaitées par le président Abbas, impose à tout candidat de “respecter le programme de l’OLP”, l’Organisation de libération de la Palestine, et les accords signés avec Israël, ce que refuse de faire le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza.

Bien que nous pouvons ne pas tous être en accord avec le Hamas, nous devons tout de même reconnaître une chose: son élection fracassante en janvier 2006 était totalement légitime, les Palestiniens ayant décidé de rompre avec des décennies de monopole du Fatah, l’organisation vieillissante et corrompue du défunt Yasser Arafat.

Il y a de ça quelques mois, avec l’aide des puissances impérialistes dont les États-Unis et Israël, il y a eu carrément un coup d’État de la part du Fatah contre le gouvernement majoritaire et démocratiquement élu du Hamas. Tout à été mis en œuvre pour étouffer et écraser le Hamas, mais ils tiennent bon depuis malgré les assassinats, les enlèvements et le harcèlement systématique des membres et militants de l’organisation.

Lorsque les Palestiniens ont choisi le Hamas, c’était une véritable catastrophe pour l’impérialisme, car le Fatah n’est rien d’autre qu’un chien de poche pour l’État Israélien. Les Palestiniens n’y avaient rien à perdre que leurs chaînes mais malheureusement, l’Occident, qui parle sans cesse de «démocratie» et de «liberté» ne tolèrera jamais l’existence d’une opposition à ses intérêts colonialistes et capitalistes. Ces pays qui refusent l’exploitation et l’impérialisme sont victimes de la violence de l’Occident et de ses vassaux. Le Chili, Cuba, Haïti, le Liban tet la Palestine auront été victime de la volonté des puissants de détruire l’opposition à ses intérêts.


En ce moment, la Palestine est divisée en deux camps: le Hamas contrôle la Bande de Gaza et le Fatah le reste de la Palestine.

Le but derrière ce nouveau projet de loi électorale à pour unique but d’écraser politiquement encore plus le Hamas, lorsqu’il est tout de même appuyé par une bonne partie de la population. Abbas sait qu’il pourrait empêcher la tenue d’élection dans la Bande de Gaza et aussi d’empêcher le Hamas de participer au scrutin. Mais le Hamas résistera !

L’hégémonie ne passera pas !

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Image de la semaine

Publié par Camarade Tova sur 1 septembre, 2007

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La destruction de l’Afghanistan

Publié par Camarade Tova sur 26 août, 2007

La destruction des structures étatiques de l’Afghanistan a déjà débuté en 1979. L’ancien directeur de la CIA et actuel ministre américain de la Défense Robert Gates écrit, dans ses mémoires, que les services de renseignements américains ont déjà commencé à soutenir les islamistes afghans six mois avant l’intervention soviétique fin 1979. Le conseiller à la Sécurité du président américain Jimmy Carter, Zbigniev Brzezinski, confirmait également que celui-ci avait signé le 3 juillet 1979 la première directive sur le soutien secret de l’opposition islamique contre le régime de Kaboul [3]. Ensuite a eu lieu l’intervention soviétique et de cette manière le conflit afghan s’est internationalisé. Il ne s’agissait plus en premier lieu de l’Afghanistan mais de faire du pays un Vietnam pour l’URSS. L’Afghanistan a été victime de cette stratégie. Près de 30 ans plus tard, il n’y a pas de fin prévisible à la tragédie afghane.

[...]

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l’Irak se déteriore malgré la croisade de Bush

Publié par Camarade Tova sur 9 août, 2007

Les conditions en Irak s’empirent, et deviennent plus morbides qu’elles n’étaient sous le pouvoir de Saddam Hussein, dictateur instauré par la volonté des États-Unis. L’eau, la nourriture, les médicaments et la sécurité manquent beaucoup plus à l’heure actuelle qu’avant. Bien que la Droite s’entête à dire que des « jobs sont crées », leurs conditions de vies sont maccabres et la coalition n’a aucunement les moyens, l’effort, le morale et l’accueil nécessaire pour ramener le pays à la stabilité selon leur visée politique.

Certes, selon un représentant de l’UNICEF, la situation des jeunes générations irakiennes, soit les enfants, s’est fortement aggravée depuis un an. Encore là, les conditions sont bien pires qu’il y a trois ans ! Dans la même optique, le nombre de femmes par foyer a augmenté de façon dramatique dû aux nombreuses pertes humaines (la plupart des hommes) en Irak. Par ce fait même, « beaucoup de ces femmes sont trop effrayées pour amener leurs enfants à l’hôpital ou les envoyer à l’école » puisque le mari, le frère, l’oncle ou tout autre homme de la maison a été victime des violences.

Selon Dan Tool, vice-directeur exécutif du Fonds de l’ONU pour l’enfance, la situation en Irak est préoccupante car l’attention sur celle-ci « se focalise sur la situation politique et sécuritaire, et non sur la vie quotidienne des Irakiens, avec son lot de privations, de manque de nourriture, de manque de biens médicaux. » Il faut aussi ajouter à cela la question économique, où les compagnies privées étrangères pétrolières, de restauration rapide et commerces de détail ont déjà pris le contrôle d’une partie du pays.

Alors que ces dernières prennent petit à petit de la place dans le pays et « fournissent des jobs » (c’est très bon selon la Droite, peu importe les conditions), l’Irak sombre dans une grande crise humanitaire. Cette crise peut être perçue comme pire que l’invasion américaine et le régime de Saddam Hussein, instauré par les États-Unis. Voici quelques chiffres qui, selon nous, sont choquants.

  • 43% des IrakienNEs vivent actuellement dans l’ultra-pauvreté
  • 28% des enfants souffrent de malnutrition, soit 9% de plus qu’au début de la guerre (2003)
  • 70% de la population n’a pas accès à des réserves d’eau adéquates, soit 20% de plus qu’au début de la guerre
  • 80% des habitantEs n’ont pas accès à des installations sanitaires convenables
  • 32% des déplacéEs n’ont pas accès au système public de distribution (SPD) alimentaire, et 51% rapportent en reçevoir parfois.
  • Un exode des cerveaux est en cours : à la fin de 2006, 40% des médecins, enseignantEs, ingérieurs de l’eau et plusieurs autres professions de la fonction publique ont quitté l’Irak pour chercher du travail ailleurs.
Ces chiffres viennent d’un rapport d’OXFAM, en coalition avec 280 organisations non gouvernementales. Ce rapport nous donne une bonne idée de la situation pénible qui est en train de prendre le dessus du pays, et qui l’amène dans l’ombre.

De plus, le gouvernement irakien crée sous les yeux et les règles de jeu des États-Unis se déstabilise tellement au point d’être fragile et possiblement éclater. Sur les 40 ministres du gouvernement mis en place en juin 2006, 17 d’entre eux s’y opposent par boycott ou démission. Le fait même que les sunnites, chiites, laïcs et kurdes n’approuvent pas le gouvernement et refusent d’y donner confiance montre bien un certain refus de l’Élite sunnite avec l’alliance à la coalition, notamment les États-Unis.

Ainsi donc, le chaos règne dans plusieurs régions de l’Irak, et pendant ce temps…

  • La dette extérieure consacrée uniquement à cette guerre de la part des États-Unis dépasse déjà 400$ milliards. Chaque citoyenNEs du pays devra payer une énorme somme en taxes pour des générations futures afin de rembourser ce que l’administration Bush doit. Les responsables ne sont pas les habitantEs des États-Unis, mais bien celle de l’Élite même qui a orchestré et préparé cette attaque contre l’Irak dès 1998.
  • Le nombre de morts américaines en Irak dépasse celui des victimes des tours jumelles du World Trade Center, ce qui semble un peu ironique. Il continue de monter, autant que les morts irakiennes qui se comptent par plusieurs centaines chaque semaine, pour un total de dizaines de milliers depuis 2003. Certaines estimations vont même jusqu’à 300 000 morts irakiennes ! Malgrés ces morts, l’armée américaine continue toujours de grossir en Irak, atteignant cette fois-ci environ 162.000 soldats actifs !

  • Le lien, disaient-ils, avec les attentats du 11 septembre 2001 était dû au fait que l’Irak avait des infrastructures terroristes et qu’Al-Qaïda y abritait. Pourtant, cette organisation semblait quasi-inexistante bien avant les attentats du 11 septembre 2001 revendiqués par ces salafistes. L’Élite tente de nous faire croire qu’elle est omniprésente, très dangereuse et bien organisée. Or, si nous comparons les attaques d’Al-Qaïda contre les États-Unis même, les matériaux, les forces, les victimes et les influences sont très différentes. Un peu comme un empereur qui qualifie le pirate de lui voler ses biens alors qu’il possède toute la planète ! Bien sûr, n’oublions pas que sans empereur, il n’y aurait pirate, tout comme le communisme et le capitalisme.
  • Les alliés de Bush démissionnent et se retournent contre lui, trouvant sa politique complètement déconnectée et très mal organisée. De l’autre côté, il y a les démocrates qui ont pris le contrôle du Sénat et du Congrès tout récemment, et se montrent pour la plupart favorables à un retrait des troupes américaines d’Irak. Le plan de l’administration Bush ne va plus aussi bien qu’avant, et cela risque de changer dramatiquement avec l’élection d’une nouvelle présidence qui ne sera pas à tendance Bushienne et républicaine.
Tout ça, c’est sans compter les mercenaires venus d’un peu partout à travers la région orientale, voire même à travers la planète. Tous au service de certaines multinationales, de la Mossad ou d’un gouvernement quelconque, ils sont payés pour maintenir la peur et le chaos, ainsi qu’assassiner des intellectuelLEs, afin d’obtenir de modiques sommes pour survivre dans un tel enfer. Sinon, c’est pour être bien payé - selon celui qui engage - et protéger les intérêts de la dite Élite (gouvernement, multinaional, services secrets). Bien que cela semble simpliste, certaines ressemblances de l’Irak d’aujourd’hui avec l’Espagne de 1936~39 sont visibles (terrain vaste pour tester les armements et stratégies militaires).

Ce que nous disons, Reactionism Watch, est simple : armées impérialistes, hors d’Irak ! Ni hégémonie, ni assimilation, ni occupation !

Ce qu’il nous reste à savoir, c’est quand que cette guerre finira.

==> Condition des enfants en Irak (2)
==> Crise humanitaire irakienne (2 - PDF) (3)
==> Planification secrète de la colonisation de l’Irak
==> Le gouvernement irakien au bord de l’éclatement
==> La présence impérialiste américaine gonfle
==> Assassinats de scientifiques irakienNEs (2) (3) (4) (5)
==> Antiwar.com - ressource d’informations anti-guerre
==> Mercenaires en Irak (2) (3) (4) (5) (6)

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L’État péruvien donne la permission à ses agents de tuer les citoyenNEs

Publié par Camarade Tova sur 28 juillet, 2007

Depuis un peu plus de deux semaines, une grande partie du Pérou est paralysée par le mécontentement populaire : grèves, révoltes et soulèvements sociaux sont activements en cours à travers le pays. Cette rage populaire contre l’État a fait plus de quatres morts civils et environ 300 détenuEs. Pour remédier à ces problèmes, le président péruvien Alan García pris la décision - par les facultés législatives donnés par le Congrès et le soutient de la Droite - de dicter de nouvelles lois qui accordent aux forces de l’Ordre et aux militaires de plus gros pouvoirs répressifs.

Parmis ces nouvelles lois, on y retrouve le droit de tirer et tuer unE manifestantE ou toute autre personne par motif d’accomplissement de leur devoir sans donner quelconque explication à quiconque. Une autre loi nouvellement entrée en vigueure les épargnes de tout type de procès pour causer la mort d’unE citoyenNE. Ces agents criminels de l’État n’auront qu’à spécifier qu’ils étaient en fonction pour être blanchis. Ils ont aussi maintenant le droit d’arrêter sans ordre judiciaire.

La nouvelle loi la plus réactionnaire d’entre elles est celle sur le droit de grève. Ces mêmes agents auront le devoir de restreindre le plus sévèrement possible le droit de grève. Si cela n’est pas fait, ou qu’ils soutiennent une grève, ils auront comme sentence une destitution suivie d’une interdiction d’exercer leur fonction pendant cinq ans. Pour cette même autorité (présidents régionaux et maires incluts), une peine de prison pouvant aller jusqu’à 35 ans pour les dirigeants qui incitent ou prennent la tête de protestations sociales qui dérivent en actions de violence.

Voici l’argument choisi par le Premier ministre Jorge Del Castillo pour expliquer l’application de ces lois:

“Les autorités, comme le sont les présidents régionaux et les maires, n’ont pas le droit de faire grève, parce qu’ils font partie de l’État et l’État ne peut être contre l’État. Ici il faut imposer l’ordre et le principe d’autorité, parce que dans le cas contraire cela se transforme en chaos”

Alors en plus d’imposer des lois réactionnaires anti-grèves et menacer l’autorité de soutenir le peuple, il criminalise les grèves : “Le pays croît économiquement. C’est une crime contre la patrie de mettre des ostacle à la progression du pays.”

Rappelons-nous quelques faits croustillants sur Alan Garcia :

  • Responsable de l’augmentation des pauvres au pays (+12,5% en 15 ans)
  • Responsable de l’extrême pauvreté au pays (3,7 millions pour 2000)
  • Responsable de l’hyperinflation entre 1985 et 1990 (~7500% en 1990)
  • Responsable de plusieurs massacres et disparitions au pays (1985~90)
  • Responsable de multitudes de corruptions au sein même de l’État (id.)
  • Responsable de dégâts monstres face dû à l’hyperinflation (id.)
  • Responsable de plusieurs fraudes durant son premier mandat (id.)
Rappelons-nous aussi les fameuses phrases qu’a dit Alan García lors de sa campagne électorale de 2006 pour contrer Ollanta Humala : il affirma vouloir un Pérou plus juste et qu’il tendrait la main à tous les PéruvienNEs sans exclusion.

Nous devons le dire : sacré García.

P.S.: Alan García, durant sa dernière campagne électorale, a été fortement soutenu par Washington car Ollanta Humala était un ami et favoris d’Hugo Chavez. Il a gagné les élections par un vote massif de la Droite Péruvienne. Tirez-en vos conclusions.

==> Vía libre al gatillo fácil en Perú (en espagnol)
==> Pérou: permis de tuer à la police et aux militaires
==> Pauvreté au Pérou (format .PDF)

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Une catastrophe humanitaire se pointe à l’horizon

Publié par Camarade Tova sur 13 juillet, 2007

Nous reçevons à chaque semaine le pamphlet de PAJU (Palestinians and Jews United) par courriel, mais nous ne les affichons pas à chaque fois car nous les jugeons plus ou moins pertinants. Par contre, nous pensons les mettre sur le blogue à chaque semaine à l’avenir car cela peut toujours intéressé les lecteurs curieux et lectrices curieuses du conflit israélo-palestinien. Voici le pamphlet en question :
FERMETURE DES FRONTIÈRES ISRAÉLIENNES – GAZA AU BORD DE LA FAMINE

Depuis des décennies, Israël étouffe la croissance et le développement économiques de Gaza. En outre, il prive de plus en plus les résidents de Gaza de leur liberté de mouvement. De ce fait, les Palestiniens ne sont pas en mesure de produire ou d’investir et ils sont devenus dépendants des importations d’Israël — tout comme l’État juif le planifiait.

Israël n’occupe plus Gaza, mais il cerne le territoire de tous côtés et contrôle l’intégralité des importations et des exportations de Gaza. Il ne cesse de fermer les points de passage qui permettent d’entrer à Gaza et d’en sortir durant de longues périodes.

L’ex-directeur de la Banque mondiale a déclaré que la fermeture systématique des frontières d’Israël avait causé d’énormes dommages à l’économie du Gaza. Par exemple, les fermetures ont provoqué la détérioration ou la perte de plus de 30 millions de dollars US de produits agricoles palestiniens, qui n’ont pu être exportés.

Pire, les fermetures des frontières acculent la population du Gaza à la famine. Israël refuse de permettre l’entrée à Gaza de quantités suffisantes de denrées alimentaires de base, en dépit du fait qu’il se soit pleinement engagé à le faire. À l’heure actuelle, Israël autorise seulement l’ONU à faire entrer 15 camions d’aide alimentaire par jour à Gaza. Cela est loin de pouvoir combler les besoins d’une population de 1,4 million d’habitants. En fait, l’ONU calcule qu’au moins 100 camions par jour seraient nécessaires pour combler les besoins fondamentaux de Gaza.

Les pénuries d’aliments, d’eau, de fourniture, de carburant et de médicaments sont également si alarmantes que des organismes comme OXFAM réclament la réouverture immédiate des frontières de Gaza. Cette semaine, l’UNRWA (l’organisme de secours de l’ONU) a déclaré que 90 % de la population de Gaza figurait sur sa liste du programme d’aide alimentaire, en raison des fermetures des frontières par Israël. Le directeur d’Oxfam International, Jeremy Hobbs, a déclaré : « L’encerclement de Gaza est tout à fait inacceptable. Le blocage de l’aide en tant qu’arme politique impose des souffrances incalculables à toute une population ». Le manque d’aliments est compliqué par la pénurie de fournitures médicales, qui est aujourd’hui si grave, que les hôpitaux et les cliniques fonctionnent à peine.

Gaza a souffert de décennies d’occupation et de siège sans merci de l’État israélien. Aujourd’hui, en violation odieuse des droits de la personne, les Palestiniens de Gaza sont de plus en plus acculés au dénuement par les fermetures de frontières. Pendant ce temps, les pays occidentaux refusent toute forme d’aide à Gaza et permettent le maintien de cette fermeture des frontières de Gaza pour défendre les intérêts politiques d’Israël. Ces décisions sont des crimes contre l’humanité. Les frontières de Gaza doivent être réouvertes aujourd’hui et ce de manière durable.

Adapté de « Gaza: From Economic To Humanitarian Disaster » par Sonja Karkar, publié sur le site Web de défense des droits de la personne Znet le 28 juin 2007.Texte intégral à l’adresse : http://www.zmag.org/content/showarticle.cfm?SectionID=107&ItemID=13176

Distribué par PAJU (Palestiniens et Juifs unis)

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L’aide canadienne complètement inutile et absente en Afghanistan

Publié par Camarade Tova sur 13 juillet, 2007

Natalie Valade, journaliste de Radio-Canada, a écris un article très fortement intéressant sur l’aide canadienne et sa mission en Afghanistan. On y retrouve une analyse à la présence canadienne selon le responsable du groupe européen de recherche Senlis, en Afghanistan, qui dénonce le manque de cohérence de l’apport canadien. Voici l’article en question :
En entrevue à Radio-Canada.ca, le responsable en Afghanistan du groupe européen de recherche Senlis, Edward McCormick, dénonce le manque de cohérence de l’aide canadienne. Il estime que son impact est difficile à constater sur le terrain, principalement dans le sud du pays.

Edward McCormick, en poste à Kandahar depuis janvier pour le Conseil de Senlis, il y retourne la semaine prochaine. Spécialiste en santé et en épidémiologie, il prête notamment assistance à l’hôpital de Kandahar, qu’il qualifie ni plus ni moins de « coquille vide » car on n’y trouve même pas, selon lui, le strict minimum nécessaire pour faire un travail efficace auprès de la population. Il juge cette situation inacceptable, compte tenu des efforts humanitaires que le gouvernement canadien affirme accorder pour la reconstruction de l’Afghanistan.

Manque de visibilité

Edward McCormick ne dit pas que l’aide canadienne est inexistante dans la région de Kandahar, mais qu’elle gagnerait à être davantage vue par la population locale. « Ce qui n’est pas le cas actuellement et c’est un gros problème qui peut avoir des conséquences graves », affirme le représentant de Senlis.

« La population qui vit notamment à Kandahar sait très bien qu’on trouve à la base militaire de l’OTAN un hôpital équipé, des infrastructures, un accès à l’eau potable et à la nourriture. Ces gens n’ont, quant à eux, accès à rien et ne voient pas de signes tangibles de l’aide humanitaire dans leur vie quotidienne. Beaucoup sont malades et souffrent de malnutrition et n’ont pas de ressources pour y remédier. C’est pourquoi ils ont tendance à être plutôt passifs dans ce conflit et ne font rien pour aider les forces militaires à gagner cette guerre », explique Edward McCormick.

M. McCormick souligne qu’on ne retrouve pas à Kandahar, après cinq ans de présence internationale, un hôpital digne de ce nom et un minimum d’infrastructures pour fournir l’eau potable, par exemple. Cette situation est à son avis inconcevable et c’est là un signe que l’aide tant vantée par le gouvernement canadien n’est pas efficacement distribuée.

Selon M.McCormick, « un véritable leadership de la part du gouvernement canadien permettrait de mettre en commun les ressources militaires et non militaires, ce qui rendrait plus efficace la coopération canadienne sur place ».

Stephen Harper critiqué

Edward McCormick reproche au premier ministre Stephen Harper de n’avoir aucune vision d’ensemble de la situation en Afghanistan et l’accuse de faire la sourde oreille à ceux qui pourraient l’aider à établir une politique cohérente pour l’Afghanistan, notamment les ONG et les organisations comme Senlis.

« Depuis qu’il est au pouvoir, Stephen Harper ne fait que de la politique expéditive à l’égard de l’Afghanistan, d’une part parce qu’il veut suivre à la lettre les directives de Washington et d’autre part parce que l’Afghanistan n’est pas vraiment une de ses priorités ».

Un des exemples d’une coopération qui donnerait des résultats serait d’aider les villages à se doter de petites infrastructures pour faire la transformation du pavot. Il ne s’agirait pas de fabriquer de l’opium, mais pour faire de la codéine et de la morphine, deux médicaments qui aideraient grandement les hôpitaux de l’Afghanistan et qui seraient aussi exportables, donc économiquement rentable pour les communautés.

« Au lieu de cela, les Canadiens ferment les yeux sur la culture de plus en plus extensive du pavot et laissent aux Américains l’initiative de procéder à l’éradication des cultures, alors qu’on sait que cela n’empêche pas la contrebande internationale de continuer à prospérer », fait remarquer Edward McCormick.

Edward McCormick est très pessimiste sur ce qui s’en vient en Afghanistan. « Même dans le nord du pays, comme à Kaboul, où les infrastructures sanitaires et humanitaires sont quelque peu en meilleur état, la situation risque de se détériorer radicalement d’ici 6 à 12 mois », affirme l’expert.

Le nombre de réfugiés se serait d’ailleurs grandement accru depuis le début de l’année dans les provinces sous contrôle canadien, une situation qui risque de contribuer, selon Senlis, au recrutement de plus de combattants talibans.

Le Conseil de Senlis, qui se spécialise dans les études géopolitiques, a dépêché, depuis le début du conflit en Afghanistan, plusieurs observateurs pour y étudier les progrès ou les reculs de la situation sécuritaire.

==> Source

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