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Washington planifie une occupation prolongée d’une partie de la Libye

Publié par sylvainguillemette le 24 août, 2011

Vu de Washington, l’ex-ambassadeur des Etats-Unis à Tripoli, Gene A. Cretz sera le « gouverneur de la Libye libre »

 

Alors que les télévisions atlantistes annoncent la chute imminente de Mouammar Kadhafi, Thierry Meyssan —présent à Tripoli— dénonce une intoxication. Selon lui, la guerre est autant psychologique que militaire. Les mensonges de la propagande visent à provoquer l’implosion de l’État libyen, l’objectif final n’étant plus de gouverner le pays, mais au contraire d’y installer le « chaos constructeur » au détriment de la population civile, afin de débuter le « remodelage de l’Afrique du Nord ».

On a pu observer au cours des derniers jours un changement tactique important de l’OTAN. En plusieurs zones loyales au gouvernement, l’Alliance a bombardé des checkpoints, créant de la confusion, pour larguer un peu plus loin des armes à des cellules rebelles dormantes, ou à des commandos de Forces spéciales infiltrés.

Ces opérations ont échoué, et les armes —derniers modèles— ont été récupérées par l’armée libyenne. Mais à n’en pas douter, l’OTAN perfectionnera sa méthode et parviendra ultérieurement à la mettre en œuvre.

Cette innovation tactique montre qu’il ne s’agit plus de favoriser un soulèvement populaire contre « le régime de Kadhafi », mais d’inciter à la guerre civile.

Ne croyez pas un mot de ce que vous disent les télévisions satellitaires de la Coalition. À titre d’exemple, au moment où j’écris ces lignes [samedi 20 août après-midi], elles viennent d’annoncer qu’une unité de l’armée s’est mutinée et a pris le contrôle de l’aéroport ; que l’on se bat dans la capitale et que des chars ont été déployés. C’est de la pure invention. Prenez plutôt comme source d’information les télévisions satellitaires d’États ne participant pas au conflit : la chaîne latino-américaine TeleSur ou la chaîne iranienne PressTV qui, depuis le départ de Russia Today, sont les seules sur place à rendre compte objectivement des événements.

La propagande atlantiste nous assure, à longueur de journée, que les rebelles progressent, qu’ils ont pris tel ou tel village « stratégique », et que « les jours de Kadhafi sont comptés ». Combien de fois nous ont-ils annoncé que Kadhafi avait fuit au Venezuela ou s’était suicidé ?

Dernier avatar de cette guerre psychologique l’annonce faite par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) de la nécessité d’évacuer au plus vite 600 000 travailleurs étrangers avant l’inévitable bain de sang ; une déclaration sans fondement, destinée à semer la panique. L’OIM ne ressort pas des agences des Nations Unies. Elle est dirigée par l’ambassadeur US William Lacy Swing, tristement célèbre en Haïti.

En réalité, l’OTAN a pris acte de son enlisement et ne vise plus une solution militaire classique. Sa tactique est désormais conçue pour appuyer une action politique souterraine visant à provoquer une dislocation de l’État.

L’idée est que les Libyens prêts à soutenir le CNT se comptent en dizaines ou en centaines de milliers, tandis que ceux qui soutiennent le gouvernement se comptent par millions. Dès lors, il est illusoire de penser que les « rebelles » pourront contrôler le pays à court ou moyen terme.

Contrairement à une idée répandue, ce ne sont pas tant les rebelles qui se battent contre l’armée libyenne et ses réservistes, c’est l’OTAN. Le schéma est désormais bien rôdé : des hélicoptères Apache investissent une localité en mitraillant tout ce qui bouge. La population fuit et l’armée se retire. Les « rebelles » investissent alors la bourgade. Ils hissent le drapeau monarchiste devant les caméras de CNN et consorts. Ils se font photographier en faisant le V de la victoire, puis pillent les maisons abandonnées. Lorsque l’OTAN se retire, l’armée libyenne revient et les « rebelles » s’enfuient, laissant derrière eux une ville dévastée. Chaque jour le CNT clame donc avoir pris une localité qu’il perd le lendemain. Au moment où j’écris ces lignes, l’armée libyenne a repris le contrôle de Zwaya et de sa raffinerie, de Brega et de raffinerie, et surtout de presque toute la ville de Misrata. La seule localité importante tenue par les « rebelles » est Benghazi. Ailleurs, ils n’étaient que de passage avec leur cohorte de journalistes embarqués. Avec l’aide de l’OTAN, les rebelles peuvent pénétrer n’importe où, mais sans l’aide de la population, ils parviennent à se maintenir nulle part.

Réunis à Washington le 25 juillet au Center for Strategic & International Studies (CSIS), les meilleurs experts états-uniens sont arrivés à la conclusion qu’il n’y a aucun moyen de prendre Tripoli, en tous cas pas avant deux ou trois ans. Il est par contre possible, comme l’anticipe Daniel Serwer dans une note du Council of Foreign Relations (CFR) de provoquer une implosion du régime. Il s’en suivrait que les zones rurales, dont l’organisation sociale est de nature tribale, sombreraient instantanément dans un chaos plus proche de l’exemple somalien que de l’exemple irakien. Certaines zones urbaines, principalement Tripoli qui abrite le quart de la population libyenne, dont l’organisation sociale est plus familiale et individuelle, resteraient à la fois loyales au gouvernement et stables.

D’ores et déjà il a été décidé que le pitoyable Conseil national de transition serait maintenu pour la forme, mais dessaisi de ses prérogatives, qu’au demeurant il n’a jamais exercées. L’ambassadeur Gene A. Cretz serait nommé « gouverneur de la Libye libre » (sic), comme le général Jay Gardner l’avait été en Irak. Cretz a constitué son équipe et se tient prêt à tout moment à débarquer.

Après avoir tenté un coup d’État en octobre, inventé un alibi humanitaire pour conquérir le pays en février, puis avoir envisagé la partition de la Libye sur le modèle kosovar en juin, et s’être lancé début août dans une campagne pour faire souffrir la population jusqu’à se qu’elle se révolte, l’OTAN glisse insensiblement vers le « chaos constructeur », cher aux Straussiens [1] qui ont précisément voulu cette guerre pour étendre à l’Afrique du Nord le « remodelage » qu’ils ont commencé au Proche-Orient. Dans un tel cas, le maintien de Mouammar Kadhafi à Tripoli serait une aubaine pour créer un conflit régional généralisé entre arabes et « autochtones » (Berbères etc.). En effet, à la différence du Proche-Orient, l’Afrique du Nord ne se prête pas à un conflit sectaire sunnite/chiite.

Le chaos libyen serait progressivement étendu à l’ensemble de l’Afrique du Nord (sauf l’Égypte) en installant la terreur d’Al Qaida au Maghreb Islamique.

Il va de soi que le chaos en Libye aurait des conséquences catastrophiques pour tous les pays de la Méditerranée, et en premier chef pour l’Italie et la France qui s’en trouveraient profondément et durablement déstabilisés. L’Europe serait privée d’importantes fournitures de gaz et de pétrole, et devrait simultanément faire face à un afflux massif de réfugiés. Dans cette perspective, le CFR recommande d’envisager une occupation militaire durable, seule apte à stabiliser le pays. Cependant, il est peu probable que l’administration Obama puisse —en pleine campagne électorale— financer un vaste déploiement de troupes au sol, face à une opinion publique intérieure qui exige des économies. Le CFR préconise donc que Washington transfère cette charge sur les Nations Unies et l’Union européenne.

Si l’on suit cette logique, Washington et d’autres ne manqueront pas d’invoquer les responsabilités post-conflit déterminées par la Convention de Genève pour imposer ce fardeau au couple franco-britannique qui a pris le leadership médiatique de la guerre.

De son côté, l’émir Hamad bin Khalifa Al Thani a envoyé un émissaire en Tunisie pour tenter une OPA. L’ex-Premier ministre français, désormais employé du Qatar, Maître Dominique de Villepin, était mandaté pour acheter la trahison des Kadhafi. Il n’a pas eu le succès escompté. Contrairement à une idée reçue à Doha et à Paris, certaines personnes ne sont pas à vendre.

Quoi qu’il en soit, la suite des événements s’apparentera probablement à un coup tordu : l’émir de Qatar est en train de faire construire à Doha des décors en carton pâte représentant Bab el-Azizia (la place sur laquelle se trouvait l’ancien palais de Mouammar Kadhafi) et la Place verte (la place centrale de Tripoli où le « Guide » prononce ses discours). À n’en pas douter, les prochaines images exclusives d’Al-Jazeera ne manqueront pas de créer une réalité virtuelle qui fera, à sa manière, partie de l’Histoire.

[1] Les Straussiens sont les disciples du philosophe Leo Strauss.

Thierry Meyssan est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Thierry Meyssan publiés par Mondialisation.ca

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Afghanistan, le bilan canadien

Publié par sylvainguillemette le 12 juillet, 2011

Voilà que se termine une mission impérialiste pour en débuter une autre, plus profondément marquée celle-là, par l’idéologie des partis au pouvoir dans nos pays occidentaux, membres de l’O.T.A.N..

Car en effet, au bien triste bilan de la mission afghane pour le Canada et ses alliés, s’ajoutera à l’histoire triste du capitalisme la mission Libyenne, visant à stopper les initiatives économiques de Muammar Kahadfi pour libérer l’Afrique de toute ingérence économique des pays occidentaux. Et si certains soulignent qu’il a usé de la force pour réprimer ceux qui en usèrent avant lui, ils n’en sont pas moins muets lorsqu’on leur demande comment réagiraient les autorités des pays de l’O.T.A.N. si des rebelles armés d’armes lourdes et légères (un AK47, c’est une arme légère…) attaquaient les villes, les policiers et les militaires de leur pays. Ils leur lanceraient les fleurs? Ou le pot?

Mais revenons plutôt à cette mission afghane, qu’on dit terminée.

Quel en est son bilan? Quels sont les gains, non pour les pays de l’O.T.A.N., nous y reviendrons, mais pour les Afghans eux-mêmes? Qu’y ont-ils gagné?

Gain Pour Les Afghans?

Une démocratie? Pas vraiment. Hamid Karzaï ne fut jamais élu, mais fut plutôt installé dans son socle, comme le dictateur du pays, par les pays occupants, membres de l’O.T.A.N..

En effet, rappelez-vous le début du mandat de George Walker Bush Jr, la maison blanche envoie Hamid Karzaï, à titre de consultant pour UNOCAL, une branche de Chevron qui sera dissoute une fois passées les négociations avec ce que nomme à l’époque le gouvernement Bush, le «gouvernement Taliban». Bref, Karzaï tente de convaincre, vainement, les Talibans de laisser passer un oléoduc  sur leur territoire. Il ne le dit peut-être pas alors, mais le projet consiste à contrer le marché russe de Gazprom, qui domine alors le marché européen. L’affaire ne fonctionne pas et Karzaï rebrousse chemin. On connait la suite. Il sera installé à titre de président de l’Afghanistan, via des élections truquées qui feront pour l’O.T.A.N., office de démocratie (Ça vous donne une idée des potentialités en Libye…). Or, les boîtes de scrutin n’ont jamais dépassé les quelque points de contrôle de l’armée d’occupation et le dictateur finira par contracter sur internet, le surnom de «maire de Kabul», vu le si faible appui reçu dans les faits apparents.

Ils ont gagné quoi sinon? La sécurité? Pas du tout, même qu’au contraire, les attaques se font de plus en plus fréquentes, et précises surtout. Les rebelles afghans sont toujours aux portes de Kandahar, de Kabul et des autres grandes villes du pays. Ils titillent les forces de l’O.T.A.N., à faibles coûts, en lui lançant de temps à autre des obus sur la tête. Juste pour dire qu’ils y maintiennent un continuel combat, permanent. Sinon, les bombes artisanales, les «Improvised Explosive Device», font énormément de victimes chez les soldats afghans et les troupes de l’OTAN. La sécurité ne peut donc pas servir de base argumentaire à ceux qui sont fiers de cette mission, impérialiste, de toute évidence.

Et que dire du marché de l’opium, ayant explosé depuis la présence des forces de l’OTAN en Afghanistan? Plus de 90% de l’opium mondial est fourni par l’Afghanistan, où des proches du dictateur Karzaï (Ahmed Wali Karzaï) s’occupent des affaires lucratives, tant pour eux, que pour la CIA. Il faut savoir que l’opium avait pratiquement disparu du marché afghan, sous le règne des Talibans, et qu’on ne peut donc pas leur imputer cet ouvrage.

Et l’eau? Coca-Cola s’occupe déjà de l’affaire, en puisant dans la nappe phréatique, le nécessaire aux agriculteurs et aux éleveurs.  Certes, un barrage, des routes et des sentiers furent inaugurés au pays depuis son invasion, mais cela ne limite aucunement la fameuse compagnie de boisson gazeuse à piller la ressource la plus indispensable de l’Afghanistan, son eau raréfiée.

Et ces routes, qu’en est-il? Un camarade à moi, vétéran de cette guerre sale, jadis artilleur des Forces Armées Canadiennes, me décrivait la scène. Des routes, avec aux quelques kilomètres, des «Checkpoints» improvisés, illégaux, où les «valeureuses» forces afghanes pillent les gains contractés par les Afghans sur leur retour du labeur, à la maison… Voilà pour les seules routes empruntables et praticables!  Et encore faudra t-il les surveiller pour vrai, après le départ des troupes étrangères…

Sur les bases de l’O.T.A.N., des Afghans y travaillent, dont des enfants, aux côtés des forces afghanes y étant entraînées. Ce même ami à moi, y a été témoin de viol collectif sur des  jeunes garçons, ceux-là, payés pour nettoyer la vaisselle. En effet, il a bien vu des soldats afghans violer collectivement un de ces jeunes et après en avoir discuté avec son supérieur immédiat, il s’est fait dire de se mêler de ses affaires. Son envie de vider son chargeur sur les violeurs se cachait mal… Voilà pour le travail offert aux braves Afghans! Voilà pour les valeureuses troupes du dictateur Karzaï!

Et la démocratie? Quelle démocratie?!? Comment peut-on faire part d’une quelconque démocratie dans de telles circonstances? Comment peut-on faire croire aux masses que la liberté d’expression y est respectée, ou qu’il y a eu une réelle participation aux élections législatives? Nous l’avons vu, le «président» vient tout droit des tentacules des pétrolières et s’est muni d’un C.V. de la CIA pour prétendre à la présidence, via des élections truquées. Alors comment peut-on de suite, affirmer que l’Afghanistan, grâce à nos troupes tombées au combat, jouit désormais d’une démocratie? Il faut y croire, simplement, et comme les religieux, faire fi des faits, pour s’en convaincre. C’est bel et bien la dictature que nous y avons installé.

Mais alors, est-il possible que les gains n’aient été que pour les pays de l’O.T.A.N.?

Des Gains Pour l’O.T.A.N.

En contrepartie, les gains pour l’O.T.A.N. furent considérables. Une nouvelle situation géostratégique très forte, près des pays prochains à conquérir. Un sol riche en gaz naturel, en Nickel, et en divers autres métaux, mais surtout, le passage désiré par l’OTAN, d’un oléoduc, destiné à contrecarrer l’autofinancement de la Russie via ses gaz qu’elle vend à toute l’Europe, ainsi qu’à divers pays limitrophes.

Mais encore, on oublie souvent que le marché militaire désire aussi sa part de gâteau, et il aura été gâté depuis le début des hostilités, tard en 2001. Car en effet, les États-Unis d’Amérique surtout, et leurs acolytes, auront essuyé de lourds coûts pour mettre sur pied cette grande armée d’occupation et cela se répercute déjà d’ailleurs, sur les finances de l’Empire, en quasi faillite. Mais qui paie et qui en bénéficie? Le contribuable paie, et le fabricant d’armes encaisse. Des bombes qui s’entassent dans des entrepôts, ça perd de la valeur… Et d’autre part, la bourgeoisie n’a que faire de ces faillites, elle est sans logis, elle ira donc voir ailleurs s’il y a du prolétaire à exploiter.

La guerre d’Afghanistan est non seulement un fiasco social pour les Afghans eux-mêmes, mais un fiasco financier pour les contribuables occidentaux, lesquels sont désormais soumis à des politiques d’austérité forcées et lesquels devront donc faire les frais de la cupidité d’une minorité parasitaire et guerrière. Encore faudrait-il que cette minorité radine fasse elle-même sa guerre, mais elle préfère y envoyer la chair à canon du prolétariat.

Bref, les forces de l’O.T.A.N., au service de cette minorité parasitaire bourgeoise,  n’avaient que des potentiels de victoire, étant donné leur dessein préparé depuis belle lurette. Mais qu’y ont gagné les prolétaires Canadiens ou des autres pays membres au juste? Rien du tout! La mort! La dette! Et le regard impuissant de voir fricoter les forces de l’O.T.A.N. avec ces mêmes «Al-qeadiens» à Benghazi, en Libye, où ils sont de mèche dans un nouveau Coup d’État visant à contrecarrer les plans économiques de toute l’Afrique, qu’ils pilleront à son tour.

La guerre en Afghanistan nous aura coûté beaucoup, en vies humaines, en matériel, en fric, en temps et elle n’aura rien donné aux prolétaires Canadiens, ni à leurs enfants, encore moins de la sécurité. La haine ne peut que semer la haine.

C’est donc un échec retentissant et une guerre honteuse, qui n’aura finalement visé que destinées impérialistes.

Les Canadiens peuvent avoir honte de leurs troupes, qui n’ont servi qu’à maintenir une dictature en place, orchestrée celle-ci, par les maîtres incontestés de l’O.T.A.N., les États-Unis d’Amérique.

Honte aux missions impérialistes du Canada! Honte au Canada!

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Éric Duhaime est-il un agent de la CIA? La question se pose!

Publié par sylvainguillemette le 1 décembre, 2010

Éric Duhaime, cofondateur du Réseau liberté Québec (RLQ), accusait récemment Amir Khadir d’avoir un agenda caché. Un agenda islamiste… Il enjoignait madame David de faire attention à son acolyte. Mais aujourd’hui, je vous demande à mon tour, Éric Duhaime a-t-il lui-même un agenda caché? N’a-t-il pas lui-même, des comptes à rendre aux travailleurs mécontents du régime libéral, qu’il tente de berner avec ses promesses d’un moindre État, lui qui travaille à la conciliation des intérêts de la bourgeoisie tout en prônant le démantèlement des forces laborieuses syndicales unies?

Mais d’abord, présentons le personnage.

En tout premier lieu, Éric Duhaime va se chercher un baccalauréat en science politique et une maîtrise en administration publique. On pourrait ici croire que c’est ce n’est que vertus et qu’il a de bonnes intentions.

Mais rapidement, monsieur le populiste prend du galon et se rend responsable de conseiller différents chefs de partis politiques, dont Stockwell Day, Mario Dumont et étonnamment, Gilles Duceppe, jadis marxiste. Qui aurait cru que monsieur Duceppe puisse avoir besoin de conseils d’un apologiste de Pinochet?

Il travaille ensuite pour l’Institut Économique de Montréal, un tentacule néo-libéral financé, entre autre, par les frères Koch.

Il écrira également ses torchons idéologiques dans des couches pleines dédiées pour ce, les Journaux de Québec de monsieur Péladeau, qui reprendront à leur tour, toutes les thèses libertariennes -sans offrir les antithèses- de ceux qui se clament de la lucidité.

Il ira ensuite se donner de la crédibilité, aux yeux des vautours qu’il sert, en auxiliant, en tant que directeur pour une ONG en Irak, le National Democratic Institute (NDI), faisant elle-même partie de la fameuse National Endowment for Democracy (la NED), créée pour cause et créée surtout, pour coordonner les Coups d’État de la maison blanche, et ses dictatures de par le monde. La NED a fait le tour des pays d’Amérique latine dans le dernier siècle, et elle y a mis en place des écoles de torture bien à elle. D’ailleurs, étonnamment, suite au passage de monsieur Duhaime en Irak, occupée alors par des troupes impérialistes états-uniennes, britanniques et autres, le gouvernement fantoche irakien interdira les travailleurs de l’électricité de s’associer sous des bannières syndicales, ce qui crée une grave violation du droit des travailleurs de se syndiquer, de s’unir, comme le font pourtant les bourgeois autour d’oracles tel que le RLQ au Québec. Mais cela va de pair avec les principes étonnamment contradictoires de monsieur Duhaime, et son apologie par exemple, du régime d’Augusto Pinochet au Chili quant à ses prétentions de «sauver la démocratie en Irak». De toute façon, on ne peut pas sauver la démocratie en travaillant pour la CIA, l’entité terroriste la mieux financée du monde… Et d’autre part, on peut préciser que cela va également de pair avec les principes si chers de monsieur Duhaime, qui ne cesse d’apologiser le régime du défunt Augusto Pinochet, mis en place, lui aussi, par la CIA, le 11 septembre 1973.

Alors refaisons le poids des deux personnages.

Éric Duhaime qui accuse Amir Khadir d’avoir un agenda islamiste, alors qu’Amir est athée, et que sa famille ait du fuir le régime islamiste de Téhéran, suite à la révolution islamique… Ou, Éric Duhaime lui-même, qui participe aux côtés d’outils pour ce, au Coup d’État en Irak, et à la mise en place d’un régime où les travailleurs seront tous dociles au diktat des patrons, et où surtout, ils n’auront plus le droit d’unir leurs forces pour défendre leurs intérêts communs, de classe, comme le font pourtant les bourgeois au Québec, sous les bannières de différents groupuscules, comme le RLQ.

Par ailleurs, précisons que l’Irak, suite à l’invasion des amis impérialistes de monsieur Duhaime, qui y feront des tas de crimes de guerre et d’atrocités contre les civils, donc en parfaite cohérence avec les principes de monsieur Duhaime dont l’apologie du régime de Pinochet est connue de toutes et tous au Québec, a privatisé ses ressources pétrolières et gazières, au grand plaisir et profit des Empires pétroliers et gaziers des «pays occupants», qui comme par hasard –il est partout ce hasard!-, sont également les financiers de la carrière de monsieur Duhaime! Bref, il était tout à fait normal que monsieur Duhaime aille traire ses vaches à lait!

Donc finalement, on ne peut pas dire qu’Amir Khadir ait un agenda caché, rien ne le prouve, et rien ne nous laisse le penser. Mais on peut dire que monsieur Duhaime sert les pétrolières, lesquelles ont financé d’ailleurs, son groupe d’extrême droite économique et morale, le RLQ. On peut également dire qu’il a participé à l’occupation de l’Irak, aux côtés des criminels états-uniens et britanniques, et des pétrolières, qu’il a largement servi. On peut aussi déceler une part de jeu politique en Irak de sa part, puisqu’il est évident qu’il y a manipulé les opinions pour faire interdire les syndicats des travailleurs de l’électricité. On peut donc dire qu’il a œuvré pour le compte du patronat irakien, ou étranger, en Irak, et que bref, lui qui nous demande le démantèlement des syndicats au Québec et partout dans le monde, a concilié pour sa part, le patronat autour d’une cause commune, d’une cause de classe!

Éric Duhaime aurait-il un agenda putchiste caché? Mieux encore! Lui qui joue le jeu des faucons états-uniens en Irak, pour le compte du paravent putchiste «NED», et qui sert donc la cause israélienne, n’aurait-il pas un agenda sioniste? La question se pose également!

Une chose est certaine du moins, il a un agenda «anti-travailleur salarié», pro-patronat, anti-syndicat et un agenda putchiste au passage! Et chose certaine aussi, nous n’aurons pas à mettre madame Marcotte en garde des «agendas connus» d’Éric Duhaime, car ils ont de toute façon les mêmes intérêts!

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Le cirque commence…

Publié par sylvainguillemette le 10 août, 2010

Hier, lundi, 9 août 2010, la poursuite de Guantanamo a rejeté les requêtes de l’avocat de l’enfant-soldat Omar Khadr, en ce qui concerne ses avoeux obtenus sous la contrainte et la torture. Aujourd’hui, la poursuite procède déjà à la sélection du jury, qui rappelons-le, sera composé uniquement de membres de la défense nationale, s’assurant ainsi du verdict déjà connu de toutes et tous.

Pourtant, Omar Khadr était un enfants-soldat au moment de sa capture et le crime dont il est accusé est le lancer d’une grenade à ses ennemis, comme pourtant, tous les soldats lancent dès leur entraînement militaire –en imaginant l’attaque d’ennemis-, de quelque pays qu’ils soient. Et de plus, la grenade ayant tué le soldat états-unien était de fabrication états-unienne, ce qui laisse croire à une mort due à un tir ami. En effet, une M-67 serait responsable de la mort du soldat envahisseur.

Mais le plus aberrant dans tout cela, c’est qu’Ottawa, qui a signé la convention sur les enfants-soldats, a le pouvoir de rapatrier le seul prisonnier occidental qui demeure à la prison illégale de Guantanamo, qu’Obama promettait en période d‘élection de fermer. Et rappelons qu’il s’agit du plus jeune prisonnier de cette prison illégale, où la torture et les séquestrations arbitraires et sommaires sont de coutume. Ottawa pourtant, plus tôt, a même participé à la torture du jeune enfant-soldat capturé, via ses agents du SCRS.

Les conservateurs d’Ottawa sont identiques aux conservateurs états-uniens, ils ont les mêmes intérêts et sont prêts à nous imposer les mêmes contradictions pour arriver à leurs fins. Par exemple, s’il fallait tenir compte du crime d’Omar Khadr, et reconnaître ce crime tel qu’un crime, il faudrait alors enfermer une bonne partie soldats états-uniens et canadiens, pour le même crime décidément, et pour bien d’autres conséquemment.

Le procès de Khadr est un cirque, et à l’instar des procès staliniens, il est sommaire et arbitraire. Guantanamo est entrain de juger un prisonnier de guerre, capturé pendant une invasion, une occupation, un Coup d’État et la mise en place d’une dictature pétrolière amie, tout cela, rappelons-le, déclenché sur un argumentaire mensonger selon lequel Ben Laden aurait fait sauter les tours du World Trade Centre.  Or, la CIA n’a pas de nouvelle de ce dernier depuis plus de 9 ans et les troupes de l’OTAN préparaient le terrain en Afghanistan bien avant le 11 septembre 2001, d’après Denis Morisset, ancien membre des JTF2 ayant participé à ces missions de préparation.

Il faut à tout prix diminuer la portée de ce procès et le condamner partout sur Terre. Ce serait un vif et dangereux précédent pour les victimes de l’Empire états-unien.

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Le Premier ministre du Canada collabore avec un État voyou!

Publié par sylvainguillemette le 30 mai, 2010

http://www.ledevoir.com/images_galerie/d_45058_59368/stephen-harper.jpgRécemment s’est tenue la conférence de suivi du Traité de Non-Prolifération nucléaire (TNP), portant sur désarmement et sur la création d’une zone exempte d’armes nucléaires au Proche-Orient. Un accord est survenu suite à cette conférence, mais Israël n’entend pas le respecter, nous a confirmé l’extrémiste de droite et Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Depuis Toronto, où le Premier ministre israélien est arrivé pour une visite de 4 jours vendredi, celui-ci  a émis ces propos : “Cette résolution est profondément hypocrite et défaillante. Elle ignore les réalités du Proche-Orient et les vraies menaces auxquelles la région et le monde tout entier sont confrontés“. Or, il n’y a pas plus concerné, puis hypocrite que ce patent raciste, puisque son pays cache le fait qu’il possède des armes nucléaires, bactériologies et chimiques depuis plusieurs années, que Tel-Aviv n’a jamais déclaré à qui que ce soit, ni même à l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique. On se rappelle pourtant ce qui est arrivé à l’Irak qui n’a pas voulu coopérer avec l’Agence sensée être neutre. Ou comment cette même agence semble condamner d’avance, l’Iran qui ne veut que se doter de nucléaire civil. Cela prouve peut-être qu’au fond, cette AIEA n’est qu’un paravent derrière lequel, les États puissants se cachent pour entretenir leur domination du monde.

http://www.europalestine.com/IMG/bmp/terrorisme-israel-10042006-BeitLahia.bmpMais qu’importe, faisons comme si cette agence avait de l’importance, et comme si Israël était imposée des mêmes obligations internationales que le reste du monde. Israël a de quoi faire frémir les États voisins! Ce pays hypocrite et voyou a transgressé toutes les règles de bonne conduite tout au long de son existence! Massacres dans les frontières voisines, assassinats politiques, embargos et blocus illégaux sur des nations comme la Palestine, le Liban, utilisation d’armes de destruction massive sur des civils et des combattants (ADM), menace de recourir à l’arme nucléaire –qu’elle dit ne pas détenir!-, morcellement des terres palestiniennes afin de se les approprier une à une pour y installer des colonies illégales, génocide sur le peuple palestinien, vol des terres syriennes (le Plateau du Golan pour son abondance en eau), etc.. Israël vante l’hypocrisie de l’accord rendu par le TNP, mais Israël est aussi le seul pays de la planète, de ce calibre économique, à pouvoir commettre des crimes de guerre et contre l’humanité, sans jamais s’en faire accuser. C’est aussi le seul pays de la planète à détenir des armes nucléaires non-déclarées sans s’en faire accuser, sans se faire envahir, ou sans se devoir s’exposer à une visite de l’AIEA. Aucune sanction économique ne pèse sur Israël pour que l’État voyou cesse d’être voyou. D’emblée, nous savons qu’il y a les VÉTO de Washington, qui commet tous les mêmes crimes… Netanyahu se drape dans ce qu’il nomme «la seule démocratie» du Proche-Orient, or, la démocratie en ce pays n’est pas celle qu’on connait ici. Si vous trouvez que le nationalisme est fort aux États-Unis d’Amérique, c’est que vous n’êtes pas allé en Israël. N’essayez pas par exemple, d’éviter votre tour dans la bande de Gaza en tant qu’oppresseur avoué de Tsahal.

http://blogsimages.skynet.be/images_v2/000/000/000/20090105/dyn004_original_701_467_pjpeg__fcb047381960429ee27563cdfad52e56.jpgMais nous savons désormais que le Canada aspire à devenir membre de cette mascarade, au sein du Conseil Permanent de Sécurité. Et nous connaissons également la position canadienne conservatrice sur les attentats terroristes d’Israël en Palestine et au Liban. Notre Premier ministre actuel clame qu’Israël a le droit de se défendre, sur les terres d’autrui, et que pour ce, elle a le droit de ne pas respecter les règles internationales. Par exemple, en toute connaissance pourtant, de l’illégalité de ces attaques, Stephen Harper n’a jamais condamné Israël d’avoir utilisé des ADM, dont du phosphore blanc, du NAPALM et des armes à sous-munitions sur des civils en Palestine 2008 et au Liban 2006. Au contraire, notre concédé au terrorisme d’État a parlé de défense, alors que les résultats catastrophiques de ces attaques terroristes s’affichaient en milliers de morts du côté des civils seulement. Israël, en plus d’avoir des permis de tuer impunément, peut aussi se vanter de pouvoir détruire les infrastructures de ses ennemis idéologiques, sans subir la moindre foudre internationale de ses alliés idéologiques. Ainsi, lorsque Israël détruit des écoles et ses écoliers, des hôpitaux et ses patients, des édifices à logements et ses occupants, de ponts et ses utilisateurs, de centrales électriques et ses travailleurs, etc., notre Premier ministre à nous, Stephen Harper, parle de défense, et de droit de se défendre. Stephen Harper n’a que faire du terrorisme, si ce terrorisme est appliqué et commis par ses alliés idéologiques. Ainsi, cela mène à des contradictions de la sorte : Stephen Harper condamne l’Iran de «vouloir» se doter d’une ogive arme nucléaire, mais ne condamne pas Israël d’en détenir en cachette. Stephen Harper condamne le «terrorisme» possiblement (1) commis par des anarchistes sur un guichet automatique, mais ferme les yeux et défends même, le véritable terrorisme israélien, commis lui, sur de véritables êtres humains, qui contrairement aux guichets, ne peuvent pas se faire réparer lorsqu’ils sont déchiquetés!

http://www.planetenonviolence.org/photo/410095-503473.jpgIsraël clame qu’elle est la seule démocratie du Proche-Orient, et qu’elle est la seule nation de cette région, à risquer un anéantissement. Or, quand on regarde la Palestine, et ce qu’elle était avant qu’Israël ne commence à l’anéantir, on peut affirmer le contraire sans risquer de se tromper. Et lorsque l’on s’adonne à éplucher les nouvelles de cette région sur les deux dernières années, on comprend vit qu’Israël menace de recourir à l’arme nucléaire contre l’Iran, et qu’elle somme Washington de l’accompagner depuis, dans une guerre totale contre l’Iran. En effet, Washington n’a pas encore embarqué dans cette nouvelle guerre, elle se contente pour l’instant, de la voie diplomatique, évitant ainsi, une nouvelle hécatombe.

Israël n’est pas la démocratie qu’elle prétend être. C’est un État voyou, avec lequel notre Premier ministre canadien Stephen Harper est allié idéologiquement. Rappelez-vous qu’en 2006, Israël avait massacré plus de 1100 civils au Liban en utilisant des ADM qu’elle n’était pas sensée détenir. Rappelez-vous le massacre des palestiniens en 2008, où plus de 1600 d’entre eux sont morts sous les pluies de phosphore blanc, utilisé là, offensivement, donc illégalement. Regardez son comportement vis-à-vis le TNP, que seules les dictatures du monde, pour l’instant, n’ont pas signé. Regardez les propos qu’elle tient à l’égard des nations voisines. Regardez comment elle a réglé ses comptes avec ses ennemis idéologiques depuis près de 50 ans, par le meurtre individuel et par le meurtre de masse. Prenez note des accomplissements de ses dirigeants, et les raisons pour lesquelles ils sont élus.  Tipi Livni par exemple, posait des bombes dans Gaza à l’insu des palestiniens. Sharon, lui, avait accompli u beau meurtre de masse au Liban pour se mériter les applaudissements de l’État… C’est toute l’histoire là, malheureusement, d’Israël. Ce n’est qu’un État voyou, parmi tant d’autres. Et notre premier ministre canadien, Stephen Harper, appuie les crimes de cet État voyou.

Notre gouvernement est un gouvernement voyou, par association. Puisque notre gouvernement soutient les crimes d’un État étranger, que l’on dit voyou, les autres États ont bien le droit de nous taxer, à leur tour, d’État voyou. Mais heureusement pour Stephen Harper, et les siens, le Canada fait partie d’un groupe qui se hisse loin des obligations internationales! Ainsi, Stephen Harper peut continuer d’appuyer le génocide des palestiniens, le terrorisme d’Israël à leur encontre, et le fait qu’Israël puisse, au contraire de toutes les nations du monde, posséder des ADM, don t des armes nucléaires, cela, sans même recevoir la visite de l’AIEA ou se faire taxer d’État voyou par la communauté internationale (2) .

1-      Il est important de noter qu’aucune preuve ne nous amène à croire qu’il s’agisse vraiment d’anarchiste et que, dans le passé, les autorités canadiennes ont usé  du même stratagème pour attiser les vrais anarchistes ou militants quelconque. Rappelons-nous seulement l’évènement de Montebello, ou la pose de bombes par les agents de la GRC pendant la crise du FLQ. Les potentiels terroristes anarchistes, sont peut-être, de potentiels agents perturbateurs de la GRC, du SCRS ou de je ne sais quel autre organisation terroriste financée par l’État.

2-      En réalité,  la communauté internationale sous l’égide de l’ONU a condamné à chaque reprise, les actes illégaux commis par Israël. Toutefois, les droits de VÉTO des cinq pays membres du Conseil de sécurité ont sauvé Israël d’une telle condamnation. À chaque fois où Israël s’est fait accuser, Washington a imposé son VÉTO, et rendu futile toute tentative de condamnation de l’État voyou par la communauté internationale. Avec Stephen Harper comme premier ministre du Canada, on comprend mieux pourquoi ce dernier veut son statut de membre Permanent du Conseil de Sécurité! On pourra, si le cas s’avère, compter sur notre Premier ministre canadien pour appuyer tous les crimes d’Israël, ou d’autres États voyous, sans jamais que ceux-ci ne soient accusés de faire ce qui est interdit aux autres!

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Le sort des prisonniers afghans

Publié par sylvainguillemette le 15 avril, 2010

Un ancien traducteur des Forces canadiennes à Kandahar, Malgarai AhmadshahLe sort des prisonniers afghans fut révélé avant la prorogation du parlement par les conservateurs de Stephen Harper, par Richard Colvin, qui fut bien malmené par les troupes de l’actuel monarque d’Ottawa, tout comme chacun des dénonciateurs de ce gouvernement l’est. Rappelons-nous Denis Morisset, l’ancien membre de la «Joint Task Force 2», à qui les conservateurs avaient tenté de bloquer la distribution d’un livre comportant des dénonciations des missions peu communes de cette troupe d’élites. Sinon le livre d’Alain Denault, qui mettait en évidence, les liens entre les pétrolières, les minières canadiennes et le gouvernement canadien, dans les crimes commis en Afrique, ou même, dans la création de paradis fiscaux à l’intérieur même des frontières du Canada.

Les conservateurs croyaient le sujet clos, oublié… Il n’en est pas moins d’actualité, puisque la mission en Afghanistan demeure une réalité, et que les prisonniers afghans y sont toujours torturés, en toute connaissance des autorités canadiennes, qui n’ont plus de tranchée où se replier. La guerre continue de faire ses dégâts collatéraux, que l’on ne peut nommer «actes terroristes», puisqu’ils sont commis par l’OTAN. Pourtant, on pourrait en dire des attaques talibanes, qu’elles font des dommages collatéraux, mais non…, eux, ce sont des terroristes!

N’allons même pas traiter du sort des prisonniers, que nous savons de toute façon torturés, mais contentons-nous d’observer le sort du jeune Omar Khadr, soit celui alors, d’un enfant soldat lorsqu’il fut fait prisonnier, au moment des actes qu’on lui reproche. Les conservateurs n’ont même pas daigné regarder l’autopsie du soldat envahisseur qui compromettait pourtant la dite accusation vis-à-vis Khadr, puisque ce sont des éclats de grenade M-67, de fabrication états-unienne, qui ont tué le soldat états-unien. Il serait donc possible que l’un de ses frères d’arme l’ait tué accidentellement, mais qu’il ait également jouit de la couverture de ses autres camarades, lui évitant ainsi la Cour martiale. Ensembles, il est possible qu’ils se soient entendus pour dire que l’«arabe» avait commis l’odieux.

D’autre part, nous apprenons ce matin, de la bouche même d’un traducteur afghan, que les forces canadiennes savaient très bien à quoi s’en tenir en passant les prisonniers aux autorités afghanes, puisque comme le dit le traducteur, cela relatait d’une incapacité des autorités canadiennes de venir à bout des interrogatoires, et qu’il s’agissait de l’étape suivante dans le processus interrogatif. Mais ce traducteur affirme pire encore! Un combattant ennemi désarmé, aurait été abattu par les forces canadiennes, de sang froid. Si cela se confirme, il s’agirait d’une exécution sommaire et arbitraire, brisant encore une fois, les règles d’engagement de la mission en Afghanistan. Pour faire taire le traducteur, Ottawa n’a pas pris de gants blancs! Elle l’a identifié auprès des autorités et du public de Kandahar, mettant ainsi sa famille et lui-même en péril. Comprenez que les forces ennemies, elles, considèrent ces traducteurs comme des traîtres, et qu’ils font payer chers ces «trahison» aux individus concernés!

Ottawa joue donc encore une fois, la carte de l’ignorance, et tente de se laver les mains, à l’instar des criminels de guerre de Washington, qui n’en finissent plus de nier leurs actes terroristes, et de s’en laver les mains. Le gouvernement conservateur, et donc lié de près aux intérêts de la bourgeoisie la plus conservatrice, n’en fait qu’à sa tête, riant là, des canadiens qui l’ont élu, et des autres, majoritaires,  qui les endurent. Comme Washington, Ottawa se fait de plus en plus présente dans ces conflits qui n’ont de portée, que l’économie impérialiste de l’Empire bourgeois. Comme Washington, Ottawa participe à ces conflits qui n’ont rien d’humanitaires, tout au contraire, et brise plus souvent que sous les Libéraux, les lois et les traités internationaux signés par les gouvernements canadiens prédécesseurs.

Les conservateurs n’ont pas assez de soutenir les crimes répugnants d’Israël et de Washington, ils veulent en plus, y participer! Et certainement que les causes ne sont pas de la même gravité, mais à Ottawa comme à Québec, les gouvernements semblent plus opaques que jamais, corrompus et plus au service du Capital qu’au service du peuple et de l’humanité.

À chacun ses priorités!

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