Centre-droite jusqu’à l'extrême-droite, nous vous surveillerons jusqu’à votre pulvérisation totale de la province du Québec. Par la suite, ce sera au Canada. Puis, en Amérique et, finalement, de toute la planète Terre.
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Posté par Jean-Sébastien Vézina-Girard le 29 mars, 2009
Voici en troisième partie une série de questions qui selon moi est primordiale à une société qui se veut d’évoluer. Je vous invite encore une foi a y répondre publiquement.
Comment concevoir l’intégration des personnes issues de l’imigration?
L’augmentation de la population par l’immigration a entraîné une grande diversification culturelle. Ainsi, l’intégration citoyenne est devenue une question centrale dans la société québécoise et le ralliment autour d’un projet commun de société devient de plus en plus complexe. Pour Québec solidaire, le Québec doit être moderne, diversifié, pluraliste et inclusif.
1 Quel modèle d’intégration voulons-nous défendre?
2 Comment peut-on devenir Québécois-e ?
3 Comment définir la citoyenneté québécoise et quand l’accorder?
4 Quelles sont les différentes dimentions de l’Intégration citoyenne ?
Au niveau économique:
Que veut dire l’intégration économique ?
Comment lutter contre la discrimination économique, celle des femmes et des personnes issus de l’immigration en particulier ?
Quels est le rôle des organisations collectives (syndicats, organisations populaires, féministes…) à cet égard?
Au niveau politique:
Faut-il être citoyen-ne canadien-ne pour devenir citoyen-ne québécois-e ?
Comment assurer la participation des néo-québécois-es à la vie politique ?
Quel type de laïcité peut favoriser l’intégration citoyenne ? Comment se définit la laïcité et comment s’applique-t-elle au Québec en particulier ?
Comment s’applique la laïcité complète de l’État et des services publics, du système judiciaire et du système d’éducation, telque stipulé dans la Déclaration de principes ? Est-ce que le concept de laïcité interculturelle , tel que défendu par Québec solidaire dans son mémoire à la Commission Bouchard-Taylor, constitue la perspective retenue ?
Comment le système d’éducation peut-il participer à l’intégration citoyenne interculturelle ?
Au niveau culturel:
Faut-il modifier la Charte de la langue française pour favoriser l’intégration citoyenne et dans quelsens faut-il le faire ?
Comment dévlopper la lutte contre le racisme et la xénophobie ?
Comment les personnes immigrantes et issus des minorités ethnoculturelle peuvent-elle promouvoir leur intégration ?
Quels sont les droits historiques des anglophones ? Comment reconnaîtreces droits et favoriser leur respect dans une perspective d’intégration citoyenne ?
Voici une entrevue politique qui est passée à CHOI FM (Radio X) lors des dernières élections provinciales. Elle nous avait été envoyée par le Camarade Alexandre Pouliot-Roberge (le représentant du Parti Communiste dans cette entrevue).
Ce débat a été nommé «Le débat des mal-aimés».
Aucun commentaire sur les animateurs, vous verrez vous même…
En mettant cette entrevue en ligne, j’espère que les droitistes vont vraiment l’écouter et essayer de s’instruire un peu sur la Gauche. C’est de l’audio, donc ça demande aucun effort ou presque.
Représentants Parti de la Démocratie Chrétienne: Denise Cloutier
Bloc Pot: Dan Edmonds
Parti Communiste: Alexandre Pouliot-Roberge
Condoleezza Rice est possiblement l’une des figures américaines les plus détestées de la planète avec Georges W. Bush et Dick Cheney. Elle nous parle sans cesse de «démocratie» et de «liberté». Mais dans quel sens ? Liberté d’exploiter les masses pour les propriétaires ? Démocratie bourgeoise pour les patrons ? Cette dernière dans laquelle les citoyenNEs ont reçoive la liberté de choisir entre des partis politiques qui se ressemblent tous ?
Récemment, elle critiquait durement la Russie et la «concentration du pouvoir dans les mains de Vladimir Poutine». Même si nous pouvons être en accord sur le fait que le gouvernement Poutine va parfois trop loin, elle est très mal placée pour l’accuser. Nous n’aimons nullement Poutine au Reactionism Watch, mais cela ne nous empêche pas de l’appuyer sur ses critiques contre Bush, ou bien quand il refuse l’implantation de bases militaires américaines près du territoire russe.
Le gouvernement, dont elle fait partie, concentre beaucoup les pouvoirs également. Nous pouvons prendre en exemple les pouvoirs spéciaux du président des États-Unis, ainsi que son «droit» de veto. Ceux-ci lui donnent la possibilité de passer outre les projets de lois de l’opposition, majoritaires au congrès. Les Républicains sont loin d’être un modèle de démocratie car ils préfèrent imposer des vetos plutôt que de suivre la volonté de l’opposition majoritaire et de la majorité de la population sur la question irakienne, ou sur la santé par exemple.
Deuxièmement, l’attaque contre l’Irak était illégale et totalement injustifiée. Nul n’a jamais trouvé la moindre trace d’armes de destructions massives (possiblement détruites après la première guerre du Golfe). Même si les États-Unis prétendent avoir donné la «démocratie» aux irakienNEs, la réalité est tout autre. Cette soi-disante «démocratie» ne tient pas debout, et les irakienNEs vivent en ce moment une guerre civile, en plus d’une constante agression de la part de la coalition.
En dernier lieu, cette sorcière appuie les coups d’États anti-démocratiques qui se sont fait en Palestine et au Venezuela. Pour les néo-conservateurs, ce n’est pas compliqué. Selon eux, lorsque la population vote pour le parti conservateur pro-américain, il s’agit là d’un progrès social et du triomphe de la démocratie, mais quand elle vote en faveur d’un parti socialiste qui s’oppose à l’impérialisme militaire, il s’agit là d’une «tragédie» ou d’une élection «truquée et illégitime». Parfois même, ceci est qualifié de « menace socialiste » !
Lorsque nous parlons de la gauche, nous parlons d’un système politique qui met de l’avant les besoins de la population plutôt que les profits, un système participatif pour les citoyens et une meilleure redistribution de la richesse. Cependant, pour certaines personnes de droite, la gauche serait totalitariste parce qu’elle s’oppose au capitalisme, système qui représente la soi-disant «liberté».
Voici donc l’exemple du Nicaragua, petit d’Amérique centrale qui prit son destin en main à la fin des années 70 en faisant une révolution contre une dictature militaire appuyée par les États-Unis et des compagnies de bananes. Nous pourrions prendre aussi l’exemple de Hugo Chavez au Venezuela, mais nous avons trouvés celui-ci particulièrement objectif. Il s’agit de l’extrait du «livre noir des États-Unis». Merci au camarade Vez de l’avoir trouvé.
Cela montre que la gauche est capable d’être plus démocratique que la droite ose prétende l’être.
Lorsque le gouvernement Reagan s’occupait a dépeindre les sandinistes comme des dictateurs marxistes-lélinistes liés au terroristes internationaux, des études universitaires plus pondérées, menées sur leur parcours politique et sur leur comportement au pouvoir, d’écrivaient un modèle d’altruisme démocratique et humanitaire, teinté d’une ferveur révolutionnaire parfaitement compréhensible. La succession des dictatures somozistes, qui ne tenaient leur pouvoir que des relation de la famille Somoza avec le gouvernement américain et avec les compagnies américaines, avait été brutale et corrompue. Les Somoza s’étaient enrichis et avait enrichi leur amis au détriment de la population, et ils avaient impopsé leur loi grâce à la très détestée Garde Nationale.
Parvenus au pouvoir en 1979, les sandiniste, qui avait mené durant des décénnies une guérilla contre les somozistes, jouissaient d’un immense appuis populaire et contrôlaient bien l’armée. Puis durrant une élection libre et démocratique en 1984 les sandinistes sont reporter au pouvoir.
Alors que d’autre régimes ont l’habitude, une fois au pouvoir, d’exécuter les leaders défaits et d’en fusiller les partisants demeurés fidèles, les sandinistes renoncèrent à de telles atrocités, estimant qu’elles les abaisseraient au niveau des somozistes. Ils déclarèrent illégal tout traitement inhumain, cruel ou dégradant et limitèrent à trente ans la peine d’emprisonnement maximale. Ils considéraient que le droit à la vie, qu’ils s’était engagés a respecter, leur commandait d’assurer le bien-être de leur citoyens.
Ils lancèrent en 1980 une campagne d’alphabétisation, nationalisèrent les banques, les resources naturelles et les compagnies étrangères, et instituèrent des réformes agraires. Ces nationalisations furent au profits des citoyens réduit à la misère par les années de corruption du clan Somoza et de ces amis. Ce furent ces réformes qui provoquèrent la fuite des élites économiques du pays la plupart vers les États-Unis, et qui attirèrent l’attention du gouvernement Reagan.
Moins d’un mois après son accession au popuvoir, le FNLS avait institué une cour suprême formée de trois juges issus du parti sandiniste, trois des partis d’opposition et d’un juge sans affiliation politique. Le nouveau gouvernement créa aussi la Charte fondamentale des droits et des garanties du peuple du Nicaragua. Aussi les sandinistes firent une chose remarquable: ayant annoncé, dès leur arrivée au pouvoir, qu’ils tiendraient des élections dès que possible et au plus tard en 1985, ils entreprirent de tenir parole. De nombreux régimes en promettent autant et n’en font rien. Ayant abrogé une loi somoziste qui réservait au parti conservateur, alors au pouvoir, le tiers des sièges du Congrès, ils garantirent le droit de former des partis politiques et en rendirent ridiculement facile l’enregistrement auprès du gouvernement : on n’exigeaitque le dépôt d’un nom, d’un symbole graphique, d’un programe politique et de nom de quelques douzaines de responsables.
Le FNLS créa une assemblée constutuante de 90 membres élus à la proportionnelle et d’un pouvoir exécutif élu au vote poppulaire. De la même manière, tous les partis politiques allaient bénéficier d’un financement égal, du même temps de parole à la radio et à la télévision, et auraient leurs propres observateurs lors de l’enregistrement, du scrution et comptage des bulletins de vote. C’est ainsi qu’en un peu plus de 5 ans, un gouvernement révolutionnaire avait instutué un régime électoral qui garantissait aux citoyens la maîntrise de leur propre destin. Ce fut là une des élections les plus correctes et les plus remarcables des temps modernes. Trois ans plus tard, en 1987, le gouvernement adopta, au terme de 18 mois de consultations, une constitution qui renforçais les droits des citoyens du Nicaragua. En tant que ”leaders” des démocratie du monde et défenceurs des droit de la personne, les États-Unis auraient dû applaudir ces événements; ils ont plutôt choisi, comme le montre le site Web du département d’État, de ne même pas reconnaître qu’il avaient eu lieu.
Sources: Ibid., Noam Chomksy , Nessary Illusions ,www.zmag.org/chomsky , Andrew A. Reding, op.cit.,p.15-17 , Peter Scowen , Le livre noir des États-Unis
Dans son dernier billet, notre gourou préféré à fait une analyse à la fois très simpliste et populiste sur la situation actuelle en Birmanie :Selon lui, si il n’y a pas eu 150 000 personnes pour la manifestation d’aujourd’hui en faveur de la Birmanie comme ce fut le cas il y a 4 ans pour la guerre en Irak, c’est que nous sommes que des anti-américains primaires qui veulent crier leur haine de la «liberté et de la démocratie».
Encore une fois, il cite l’exemple de l’entité sioniste, qui serait selon lui la victime de la «méchante gôgauche».
Pour notre gogauche, si les États-Unis ou Israël ne peuvent être tenus responsables d’une situation, alors elle n’est pas digne d’intérêt.
Son explication se résume à ça.
D’ailleurs, dans un précédent billet tout aussi haineux envers ceux qui s’opposent aux politiques guerrières des États-Unis, il dit :
Les néo-conservateurs c’est le seul espoir de la justice, de la démocratie et de la liberté. Les néo-conservateurs sont les seuls qui accordent à ses valeurs leur jute place.
La gogauche à laquelle tu appartiens n’a aucun problème à voir le peuple afghans enchaîne par les talibans. Parce que pour ta gogauche, ce qui importe ce n’est pas la démocratie, c’est la croisade contre un empire américain qui n’existe pas et contre un complot juifs qui n’existe pas non plus.
Est-ce que nous devons lui rappeler que le gouvernement Bush est néo-conservateur, qu’il est l’un des plus impopulaires de l’histoire moderne des États-Unis et qu’il attaqua l’Irak sous de faux prétextes ?
D’ailleurs, les néo-conservateurs ont été les premiers à financer les terroristes et les dictatures. Notons l’exemple des talibans en Afghanistan ou des Khmers Rouges au Cambodge. Ils ont fait des coups d’États contre des gouvernements démocratiquement élus (Chili, Haïti, Iran, Palestine, Venezuela). Ces gens qui profitent des malheurs des autres n’ont strictement aucune leçon de démocratie à nous donner.
Nous sommes en train d’essayer de contacter notre camarade No en Birmanie, dans le but d’en savoir davantage sur le parti pour la démocratie de Mme. Aung San Suu Kyi et si ce que nous pensons est vrai, nous nous demandons si David va encore appuyer ce mouvement.
Voici un prolongement de notre analyse sur la situation Birmane, provenant de la Ligue internationale des luttes des peuples avec laquelle nous sommes entièrement en accord. Il s’agit d’un texte à diffuser et nous vons invitons à vous renseigner également sur ce pays et ce qui s’y passe en ce moment. D’ailleurs, un membre du Reactionism Watch tente d’entrer en contact en ce moment avec un camarade qui habite le pays. Le petit nom à la fin va dire quelque chose aux camarades
La Ligue internationale des luttes des peuples (International League of Peoples’ Struggle, ILPS) soutient la lutte démocratique du peuple de Birmanie et condamne la violente suppression par le régime militaire des actions de masse à caractère pacifique. Le peuple birman possède le droit absolu de renverser le régime militaire fasciste et d’établir un régime démocratique sous autorité civile. De plus, il a le droit de s’assurer que les puissances impérialistes ne profiteront pas de la situation pour faire valoir leurs intérêts étroits et égoïstes.
Rest of the text:
Les actions de masse en Birmanie ont débuté suite à la hausse de plus de 500% du prix de l’essence approuvée par le régime au profit des monopoles d’État du gaz et du pétrole et des compagnies pétrolières étrangères. Par la suite, le mouvement populaire s’est étendu à une vaste série de revendications. L’immense majorité du peuple birman vit dans la pauvreté, résultat de la corruption du régime militaire et de l’exploitation du pays par les monopoles étrangers. Le mouvement démocratique populaire s’est élargi au point de mobiliser les moines bouddhistes qui demeurent très respectés en Birmanie.
La Ligue internationale des luttes des peuples condamne les déclarations hypocrites de George W. Bush et des autres leaders des pays impérialistes. Dans les faits, ces pays n’ont jamais hésité à faire affaire avec le régime militaire birman; ce faisant, ils ont directement contribué à son maintien en place. Les hauts cris qu’ils émettent actuellement à propos de la démocratie sonnent creux, quand on sait que les compagnies états-uniennes arrivent au quatrième rang sur l’ensemble des investissements étrangers en Birmanie. La compagnie pétrolière américaine Unocal est actuellement la plus importante compagnie étrangère installée dans ce pays. D’autres compagnies telles Texaco inc. et Atlantic Richfield Co. des États-Unis, la multinationale Total de France, de même que la Premier Oil britannique poursuivent leurs en Birmanie. Parmi elles, Unocal est notamment partenaire de la Myanmar Oil and Gas Enterprise, elle-même contrôlée par le régime militaire.
De toutes manières, qu’y a-t-il de plus antidémocratique que l’imposition par le régime Bush de régimes pantin dépourvus de quelque soutien populaire que ce soit, comme c’est présentement le cas en Irak et en Afghanistan? Dans sa propre arrière-cour, la police vient d’attaquer et d’arrêter pas moins de 200 personnes lors de la manifestation anti-guerre tenue le 15 septembre à Washington. Quelques jours plus auparavant, l’épouse de George W. Bush, Laura, avait tenu une conférence de presse à la Maison-blanche pour dénoncer la répression contre les militantEs “pro-démocratie” en Birmanie — cela, au moment même où la police attaquait les militantEs anti-guerre qui tenaient une conférence de presse sur le parvis de la Maison-blanche pour annoncer la manifestation du 15 septembre!
Ce que les États-Unis et les autres puissances impérialistes recherchent d’abord et avant tout en Birmanie, c’est la stabilité. Peu importe, pour elles, que cette stabilité soit assurée par une dictature fasciste ou dans le cadre d’une démocratie bourgeoise: un environnement stable qui favorise les investissements des capitalistes monopolistes étrangers est ce qui importe le plus. Voilà pourquoi les puissances impérialistes et leurs marionnettes s’opposent aux revendications populaires pour la libération nationale, la démocratie, la justice sociale, le développement et la paix.
La Ligue internationale des luttes des peuples appuie la lutte du peuple birman pour le démantèlement du régime militaire et la démocratie. Parallèlement, elle dénonce les tentatives de la part des puissances impérialistes de tirer avantage des événements en Birmanie pour promouvoir leurs intérêts anti-nationaux et antidémocratiques. Nous demeurons pleinement solidaires de la lutte du peuple birman pour la libération nationale, la démocratie et un avenir authentiquement socialiste.
Jose Maria Sison Président, Comité international de coordination Ligue internationale des luttes des peuples Le 28 septembre 2007
La situation au Myanmar semble vraiment explosive en ce moment. Depuis quelques semaines déjà, il y a un fort mouvement de contestation populaire dans ce pays, dirigé par les moines bouddhistes, qui représentent tout de même près de 800 000 personnes dans ce pays.
Le pays vit sous une dictature militaire depuis plusieurs décennies, le mouvement démocratique et populaire étant écrasé au moindre signe de protestation. Cela n’empêcha pas le fait qu’Aung San Suu Kyi obtint le prix Nobel de la paix pour les actions pour la démocratie et la laïcité au Myanmar. Depuis, elle doit vivre en résidence surveillée, 24 heures sur 24 par la police et elle ne peut avoir de contacts avec l’extérieur.
Le mouvement démocratique semble renaître plus que jamais de ses cendres depuis environ 3 semaines, lorsque l’armée décida de monter le prix des carburants, alors qu’une grande majorité de la population doit vivre avec moins de un dollar par jour, un système d’éducation médiocre et des soins de santé inefficace et inaccessible et un taux élevé de chômage.
Les moines ont alors décidés de sortir dans la rue, tout comme des gens du peuple. Au début, le mouvement semblait presque marginalisé, mais de plus en plus, il prit de l’ampleur jusqu’à rassembler près de 100 000 personnes dans la capitale et dans plusieurs autres villes importantes.
La junte ne semblait pas réagir au début, en laissant les manifestations se dérouler sans qu’elle n’intervienne de manière violente il y a trois jours. Elle commença à arrêter des moines et des gens vulnérables, par la suite, ils en ont venus à utiliser les gaz lacrymogènes et des fusils automatiques, qui tuèrent plus 13 personnes (incluant un journaliste japonais). Ceci n’est qu’un bilan «officiel», qui est de toute évidente faux. Certains parlent même d’un multiple de ce chiffre, ce qui pourrait être vrai.
Nous appuyons toutes tentatives de démocratisons populaires du Myanmar, pour et par le peuple birman.
Voici une vidéo assez compromettante pour les autorités américaines : un jeune homme pose de nombreuses questions très directes à l’ancien candidat à la maison blanche John Kerry. Il est arrêté sur le champ et électrocuté par un taser de la police. Démocratique vous dites ?
Rappelons que John Kerry est l’homme qui reprocha à Georges W. Bush d’être «conciliant» envers les Palestiniens…
Nous surveillons le Népal depuis un bon moment, étant donné sa situation politique très particulière, avec une importante influence maoïste et une monarchie qui ne souhaite voir abolir son statut et ses privilèges dans cette société féodale d’Asie du sud.
En ce moment, la situation est très tendue, depuis que les maoïstes ont intégrés le parlement, et signés des ententes avec les autres partis d’oppositions, dont le Parti communiste du Népal (marxiste-léniniste unifié) pour abolir la monarchie et fonder une nouvelle république. Le roi actuel, Gyanendra n’a plus aucun pouvoir législatif et doit vivre reclus dans son palais royal, qui fut nationalisé depuis la reformation du parlement, dissous quelques années plus tôt par lui, pour rétablir son pouvoir absolu sur le pays.
Normalement, il devait y avoir des élections générales en novembre 2007, surveillés par les Nations Unis par lesquels les népalais devaient se prononcer sur le gouvernement qu’ils souhaitent et si ils veulent l’abolition complète de la monarchie. Avec les différents problèmes bureaucratiques que les maoïstes connaissent depuis le début du cessez-le-feu l’an dernier, en novembre 2006, les ministres affiliés au Parti ont décidés de démissionner et de quitter le parlement, pour reprendre le pouvoir par la rue.
Voici ce que le numéro 2 du parti, Babburam Bhattarai avait à dire lors d’un meeting organisé à Katmandou :
« Nos efforts pour déclarer une République depuis le Parlement ont échoué. Désormais, nous déclarerons la République depuis la rue. [...] Nous n’accepterons pas le code de conduite annoncé par la Commission électorale, et nous pertuberons toutes les préparations électorales en cours », a-t-il poursuivi, tout en précisant qu’il s’agirait de manifestations « pacifiques ».
De toute manière, il semblait évident que tout les éléments s’étaient assemblés pour qu’il n’y ait pas les élections comme prévus.
Qu’est qui va se passer ? Est-ce que les communistes vont reprendre la guerre populaire ou ils vont plutôt s’allier avec d’autres partis pour essayer de renverser définitivement la monarchie, dans la rue ? C’est ce que le Reactionism Watch va suivre au cours des prochaines semaines. Sinon, voici quelques sources d’informations intéressantes: