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L’ADQ, un parti au centre? Vraiment?

Publié par sylvainguillemette le 17 mai, 2011

Alors qu’on accuse le «colonel» Kadhafi d’avoir commis quelques crimes contre l’humanité, commis pourtant par tous «commandants en chef» états-uniens de l’histoire des États-Unis d’Amérique, et qu’en Israël on bafoue les droits humains des Palestiniens, butant ceux-ci aussi froidement qu’on abat ici, nos porcs destinés à faire du bon bacon, il y a nos petits maux de pacotille. Nos maux à nous, bien québécois…, ou culturels devrais-je préciser. Il y a l’affaire Turcotte pour détourner nos intérêts en nous troquant l’émotionnel contre le rationnel. «Maudit Turcotte, je lui couperais les couilles!»…

Et il y a un parti politique d’extrême droite qui veut nous faire croire qu’il y a un centre et qu’il s’y trouve, en termes de «valeurs qu’on y défend». Or, il ne relèverait que de leur ignorance crasse de ne pouvoir savoir qu’ils forment un parti de droite. Mais ma foi, pour le peu que je puisse vous présenter en termes de croyance, ce ne sont en fait que des hypocrites et des opportunistes. Et des populistes de fait, puisqu’il ne peut être autre chose «que de promouvoir au sein d’un collectif, que se collectif se désengage de ses engagements collectifs» afin d’opter pour une partie de capitalisme encore plus sauvage qu’il ne l’est déjà, que du capitalisme à l’état pur. Quand les rapports économiques (donc sociaux par conséquent) que l’on prône au sein d’un parti politique proposent à toutes et tous de faire chacun pour soi et que l’on prône sans cesse de se diviser d’avantage et de se rivaliser les uns les autres, je ne crois pas que l’on puisse nier faire partie d’une droite morale, économique donc, puisqu’ici, l’économique s’appliquera au diktat moral d’élus capitalistes.

Prétentions

L’Action Démocratique du Québec se prétend désormais de centre-droit, s’étant affiché jadis de droite, voire d’extrême droite, à en croire la liste des membres et des sympathisants. Rappelez-vous l’étroitesse des liens entre les extrémistes du RLQ et l’ADQ, sinon de ceux de la clique de Jeff Fillion avec ce parti, ou de ces libertariens et de ces autres déchets vomis par cette société capitaliste conditionnant l’égoïsme et l’individualisme. Bref, ce parti ne change d’étiquette que pour épargner les observateurs de leur appartenance indéniable à une droite morale indispensable à l’existence d’une droite économique. Autrement dit, ce sont des hypocrites.

Nous pourrions d’abord nous imposer du débat sur l’existence d’un centre, puisque l’extrême gauche nie ce «centre» et que l’argumentaire qu’elle présente n’est nullement contesté, ni par la droite capitaliste, ni par la gauche modérée. Certes, Jean Allaire, lui-même membre fondateur de l’ADQ, dit «débarquer» lorsque l’on parle de «droite et de gauche», appelant ainsi indéniablement à la conciliation des classes, ou même, à la négation de celles-ci, puisque que par ailleurs, certains capitalistes persistent à nier l’existence d’un rapport de classes entre les salariés et les employeurs. Or, ce membre-fondateur qui n’a rien de plus sage que ses pairs devrait constater qu’il y a d’abord une explication historique aux interpellations de la «gauche et de la droite» et il devrait également constater que les employeurs et les employés, formant chacun une classe, n’ont pas les mêmes intérêts et qu’ils ne peuvent donc pas se concilier via un programme politique capitaliste, d’autant plus que le programme politique adéquiste avantage nettement la classe bourgeoise (les employeurs) sur celle du prolétariat (les salariés), qui représente également la minorité de notre population humaine sur Terre. À quoi bon demander aux exploités de se livrer d’avantage à l’exploitation de ceux dont on protège visiblement les intérêts, ironiquement, les exploitants de ces exploités? Jean Allaire peut bien  s’estomaquer qu’on parle de gauche et de droite, il apparaît clairement que ce dernier vise un dessein dont je ne partage pas l’enthousiasme des issues potentielles en tant que salarié, un dessein avantageant la minorité parasitaire bourgeoise qui exploite; et mon labeur, et mes besoins, et ma santé via les calices de cliniques privées.

Liberté d’expression

Et si l’ADQ accuse les syndicats de parler au nom du peuple sans mandat, il me paraît nécessaire d’indiquer quant à moi, que les syndicats représentent une indéniable majorité de cette population humaine par rapport au patronat et à la bourgeoisie, que défendent l’ADQ et ses membres fils de riche, ou ces aliénés,  qui forment cette secte embourgeoisée qu’est l’ADQ. L’ADQ non plus, n’a pas le mandat de TOUS les citoyens du Québec pour parler des «valeurs québécoises», ou des «libertés», partagées par des êtres humains vivant sur une terre nommée le Québec. Les syndicats ont autant le droit de débattre sur les enjeux québécois et terriens en général, que le Conseil du patronat et les divers Instituts de mercenaires économistes, avantagés en capitaux par leur prise de positions pro-bourgeoise. Youri ou  madame Elgrably de l’Institut économique de Montréal, des impartiaux sans doute. Même Cyrano, ou Fraser, témoignent du parti pris de l’idéologie, dans ce régime capitaliste, pour les capitalistes. Ils sont constamment invités ici ou là pour expliquer les bienfaits mythiques du capitalisme, même sur les tribunes de notre société d’État Radio-Canada… Or, c’est un cancer dont souffre fortement l’humanité, ce capitalisme, et aucune statistique n’indique qu’il puisse sans l’État (contrant celui-là la bêtise humaine et les exploitations diverses de la minorité parasitaire bourgeoise), survivre à ses propres dogmes.

Et les syndicats ont autant  le droit de rapporter et de défendre les intérêts des salariés, des prolétaires, des exploités, bref, de la masse humaine, que le ministre du travail, avantageant historiquement toujours le bourgeois sur le prolétaire. Les syndicats ont le droit de rapporter les intérêts des créateurs de richesses au sein de ce système pourri dont jouit visiblement, la minorité parasitaire bourgeoise que défendent monsieur Allaire et le ramassis de ce qu’il a fondé. Allaire, un autre de ces autoproclamés «lucides», qui sait mieux que nous, ce qui est bon pour nous. Ils sont tous aussi paternalistes qu’ils nous accusent d’être aux mamelles de l’État. Ils sont aussi centralisés sur le Dieu Kapital que les défendeurs de l’«État éternel »le sont pour leur État. Ce qui est bien pour le Dieu Kapital n’a toutefois pas besoin de plaire aux masses. Si les avantagés paient bien leurs valets, ça vaut peut-être la peine d’ignorer les masses, qui sait… Allaire et les siens, ses sbires et le sbire qu’i l est lui-même, eux seuls, le savent. Ils savent tout.

Et c’est d’ailleurs une contradiction qui touche toute la droite, dans plusieurs pays du monde. On limite la liberté d’expression de ceux et celles qu’on ne veut pas entendre et on se drape de la «libârté» dans tous «nos tas de fumiers totalitaires» que sont ces couches pleines radotées par les libertariens. On vénère même au RLQ, Augusto Pinochet. Du moins, l’un des cofondateurs, Éric Duhaime, l’use pour expliquer le modèle qu’il souhaite établir au Québec. Des nostalgiques de Duplessis. Les contradictions sont des ombres de capitalistes.

Prenez l’exemple des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie, ce sont aux yeux du Canada; Conservateur, Libéral, NPD, Bloc Québécois et certainement le Parti Vert-, des terroristes. Mais les disciples de l’OTAN en Libye qui attaquent le gouvernement établi de Kadhafi, eux, sont des «combattants de la libârté».  Pourtant, ils font les mêmes actes, pour des intérêts forts différents et sont comme les «terroriss», financés par des États, en l’occurrence ici; Paris, Washington, Londres, Ottawa  et les multiples autres qui ont participé à cette opération directement ou indirectement. Et c’est ironiquement celui qui est le moins pire des deux groupes de «terrorisss», aux yeux du catholicisme, qui sera plus sévèrement puni.

Rappelons que l’ancien président colombien Alvaro Uribe a terrorisé à l’aide de ses paramilitaires, tant les FARC et leurs sympathisants que des journalistes trop curieux et des militants socialistes et syndicalistes (Décembre 2009, charnier 2000 corps).

Et après tout, avec toutes ces contradictions citées, nous sommes en droit de nous demander pourquoi le procureur du TPI qui accuse Kadhafi d’avoir ordonné; de la torture, l’usage de mercenaires et d’avoir tué des civils innocents sans défense avec des armes lourdes ne lance t-il pas les mêmes accusations sur tous les présidents états-uniens et chefs d’État  israéliens, français et britanniques qui se sont succédés au cours du dernier siècle…, non? Mets-en ciboire! Ils sont qui, eux, pour «faire ce qu’ils interdisent» de faire? La Black Water, ça n’est pas une firme de mercenaires? L’Irak, ce n’est pas un bain de sang? Et la torture, quand même! Le Canada a fermé les yeux sur de la torture pratiquée sur un enfant soldat canadien (Omar Kadhr) et elle fut pratiquée rappelons-le, dans une prison jugée illégale (Guantanamo) par la Cour Suprême des États-Unis d’Amérique elle-même. C’est le monde à l’envers, c’est de l’hypocrisie et ici, l’ADQ fait partie du problème en proposant pire.

L’ADQ, un parti d’extrême droite

Alors au-delà des apparences, l’ADQ n’a pas changé de camp. C’est un parti d’extrême droite, conciliant tant les fanatiques de la race que les fanatiques du capitalisme, un système économique qui fait faillite aux 30-40 ans et qui revit de ses cendres grâce au pillage des prolétaires. En effet, l’ADQ persiste et signe à croire en un système économique n’avantageant que les riches, pour des causes qui n’ont rien du mérite ou du sacrifice. Et lorsqu’Allaire invite à ce qu’on marche tous main dans la main, c’est seulement sous sa tutelle qu’il ordonne cette conciliation, c’est-à-dire sous une tutelle docile et servile au diktat du patronat, du diktat de la minorité parasitaire bourgeoise.

Alors au contraire, il faut surligner les tendances, tant de gauche que de droite, il faut préciser les camps. Il faut donc  contrer l’appel de ces fanatiques du fric et ne surtout pas concilier les prolétaires à la cause bourgeoise. La cause des exploitants ne peut pas être celle des exploités. Un prisonnier ne travaillera pas main dans la main avec son geôlier. Un torturé ne collaborera pas avec son tortionnaire. Le poisson ne doit pas se mettre à sauter dans la chaloupe…

L’ADQ n’a rien d’un parti populaire, c’est un parti patronal, un parti antisyndical, un parti anti-prolétaires, anti-salariés. L’ADQ sert la cause des Boss en bon québécois. L’ADQ, c’est tout le contraire de «l’ami du peuple» et bel et bien, «l’ami des patrons» et des multinationales, prêtes celles-là, à venir piller nos richesses à rabais, des rabais que leur concéderont nos amis adéquistes ou conservateurs (du pareil au même).

L’ADQ se prétend également contre l’immobilisme, mais ils nous promettent de facto, un immobilisme en ce qui concerne l’ordre établi, celui de la bourgeoisie et donc, ils nous promettent que sous leur gouverne, les richesses perpétueront leur ascension au sein de la minorité parasitaire bourgeoise que l’ADQ protège fièrement. Ce sont en fait eux, les immobilistes, qui nous stagnent dans le capitalisme, bien que ce système ait maintes fois démontré ses incapacités de fonctionner et sa dépendance de la misère humaine pour y parvenir au détriment de la masse et au profit d’une minorité dont ces adéquistes épousent les mérites autoproclamés, d’exploiter la vie d’autrui de toutes les façons envisageables. La misère humaine est le carburant des capitalistes et ce carburant devient une «liberté d’entreprendre» pour ces vautours de capitalistes. Là où il y a des besoins, il y a une potentialité d’exploiter son prochain et les capitalistes flairent vite l’affaire, et la défendent de tout leur torse.

Conclusion

Il faut donc, pour terminer, remettre les pendules à l’heure. Oui, il y a une gauche et une droite, une part de gens idéalistes qui croit en un système avantageant la minorité parasitaire bourgeoise et il y a cette autre part de gens, qui ne croit plus depuis longtemps, les balivernes de cette minorité de profiteurs, qui ne cherche qu’à tirer profit des misères et des besoins d’autrui. À Jean Allaire, rappelons-lui qu’il ne se bat pas pour nos intérêts à nous, salariés et créateurs de richesses, mais qu’il fait tout, au contraire, pour défendre ceux de nos exploitants. Nous n’avons donc aucune cause commune lui et nous salariés, et n’avons pas à travailler ensembles, lui et nous, artificiellement, hypocritement, pour qu’en phase terminale des projets de monsieur, on ne serve plus que les intérêts de la minorité parasitaire qui profite du reste des habitants de la planète. Et ce n’est pas messieurs Legault ou Sirois qui y changeront quelque chose, malgré de belles paroles populistes.

Terminons-en avec l’ADQ en 24 heures. Imposons à ce parti un débat avec des «anticapitalisme», sans possibilité de se défiler. La simple tenue d’un véritable débat, sans possibilité de s’ajuster au «vent du soir», devrait en persuader plusieurs que l’ADQ n’est bon à rien d’autre que de défendre les intérêts des parasites de cette société.

AVE Mario Dumont, dont je n’ai pas de nouvelle, boycottant «V». Avec ADQ, dont je n’ai de nouvelles que parce que j’ai besoin de couches pleines pour approvisionner ce blogue.

Sylvain Guillemette

Électeur Québécois qui ne croit pas au programme colonial et patronal de l’ADQ.

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François Legault prend le pouvoir avant même de le revendiquer…

Publié par sylvainguillemette le 21 février, 2011

Chères Québécoises, chers Québécois, je vous remercie pour cette confiance déterminante et pour avoir, conséquemment, élu notre parti le PDRAS, le «Parti Dilapidateur de vos Richesses et de vos Acquis Sociaux» avant même que nous nous présentions sous cette bannière à quelconque élection, et maintenant que vous m’avez élu, il est temps de vous rendre justice en mettant en vigueur les promesses de notre formation politique. Je vous rendrai donc en ce sens, aux côtés de nos amis du Réseau Libârté d’Exploiter son Prochain du Québec», le RLepQ, compte de nos avancées au cours de ce prochain mandat, au fur et à mesure que nous vous délivrerons vos dus bien mérités et dignes d’une aliénation sans pareil. Nous remercions également la bourgeoisie minoritaire pour leur soutien financier, sans lequel, évidemment, vous n’auriez jamais entendu parler de nous.

D’abord, la dilapidation de vos ressources et de vos acquis sociaux sera assurée par un minime État qui n’aura que faire des injustices sociales qui en découleront. En mettant à jour les dogmes du capitalisme dans notre société québécoise, nous serons ainsi prêts pour accueillir les pires escrocs de la planète, mais également, nous serons positionnés pour vous dépouiller de vos richesses naturelles, ainsi que des richesses que vous créerez désormais d’un labeur maximalement exploité.

Il ne sera donc plus question des «normes du travail», celles-ci reflétant une désuète exactitude du mérite de la minorité bourgeoise, que je servirai de mon mieux, et du peu qu’entreprennent les travailleurs qui squattent finalement, les moyens de production des méritants premièrement cités. Les caprices de ces premiers étant sans fin, vous comprendrez que pour leur bien, je vous ferai du tort, comme promis. Donc par la bande, il ne sera plus question non plus, de soigner les travailleurs maladroits qui ne sauront prévenir un accident de travail, je déclare donc dès aujourd’hui, terminé le temps de la «Commission sur la Santé et la Sécurité des Travailleurs» (CSST), qui sera dissoute ce matin prochain, dès minuit. Le salaire minimum, comme le refus d’accomplir un travail dangereux et/ou de boire entre les pauses seront abolis, puisqu’ils ne servent en rien l’intérêt du ô capital. D’ailleurs, les pauses, pareillement, seront abolies. Elles diminuent la potentialité de la productivité québécoise, si lente derrière les performances récentes du Ghana, du Timor Oriental et du Cambodge, qui ont récemment, en parfaite harmonie avec le capital, rétabli l’esclavage.

Comprenez-moi bien chers habitants du Québec, cette terre québécoise n’a pas l’étoffe pour devenir un pays, tant qu’elle ne se pliera pas totalement au diktat de la minorité bourgeoise et tant que le prolétariat et les salariés en général ne se plieront pas également aux caprices de ceux et celles qui les nourrissent. Certaines restrictions additionnelles, s’imposent donc en plus des conditions de travail améliorées –pour nos amis les employeurs- que nous vous proposons.

Ainsi, certes, je ne servirai pas vos intérêts, mais bel et bien ceux de vos exploitants les employeurs et des assureurs privés qui, pour leur part, se verront enfin offerts la santé du peuple, que ce dernier quémande vainement dépourvus de mérite pour la cause. La santé, ça se gagne, et vous devrez la gagner. De la sorte, nous privatiserons dès janvier prochain, les organes des nouveaux nés qui, pour leur part, devront s’acquitter du mérite de les posséder au fil de leur vie, avant 29 ans. Dès lors les 29 premières années du fœtus dépassées, il sera permis aux plus offrants d’acheter les organes, s’ils en méritent la fraicheur, par leurs moyens financiers, bien entendu. Il y aura donc compensation au donneur, ce qu’il en méritera selon ses efforts en fait.

Bien que nous ayons désormais des difficultés à respirer l’oxygène mis à mal par les comploteurs socialistes, il sera lui aussi, comme le fut partiellement l’eau sous les Libéraux de Jean Charest, privatisé. Les parents, de la naissance aux 5 ans, devront fournir l’oxygène à leur rejeton. À partir de 5 ans, l’enfant devra commencer à mériter son air. De sorte que ce cheminement conditionnera dès l’enfance, le prolétariat à l’asservissement le plus total au diktat du ô capital.

Avec notre formation politique des plus lucides, la dette sera payée en un temps record. Bien que celle-ci ne soit payée par aucun autre État de ce monde, nous, les lucides, la paierons quand même, capitalisme oblige. Et bien que mes amis Facal et d’autres aient laissé tomber la conception de ce fameux manifeste qui précédait la formation de notre parti politique, nous les savons opportunistes, et les invitons donc à joindre notre formation gagnante dès aujourd’hui.

Avec le «Parti Dilapidateur de vos Richesses et de vos Acquis Sociaux», c’est nous qui gagnons, et vous qui écopez! Vive la bourgeoisie, vive le capitalisme et sauvons les meubles avant que vous ne vous éveillez pauvres tarés!

François Lego et son équipe de champions.

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Washington face à la colère du peuple tunisien par Thierry Meyssan

Publié par sylvainguillemette le 25 janvier, 2011

Alors que les médias occidentaux célèbrent la « Jasmine Revolution », Thierry Meyssan dévoile le plan US pour tenter de stopper la colère du peuple tunisien et conserver cette discrète base arrière de la CIA et de l’OTAN. Selon lui, le phénomène insurrectionnel n’est pas fini et la vraie Révolution, tant redoutée par les Occidentaux, pourrait rapidement commencer.

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Le général William Ward —ancien responsable de la répression dans les Territoires palestiniens devenu commandant de l’Africom— lors d’une cérémonie en mai 2010. L’armée tunisienne a été réduite au minimum, mais le pays sert de base arrière aux opérations « anti-terroristes » régionales et dispose de ports indispensables au contrôle de la Méditerranée par l’OTAN.
Les grandes puissances n’aiment pas les bouleversements politiques qui leur échappent et contrecarrent leurs plans. Les événements qui ont fait vibrer la Tunisie depuis un mois n’échappent pas à cette règle, bien au contraire. 

Il est donc pour le moins surprenant que les grands médias internationaux, suppôts indéfectibles du système de domination mondiale, s’enthousiasment soudainement pour la « Révolution du jasmin » et multiplient les enquêtes et reportages sur la fortune des Ben Ali qu’ils ignoraient jusque là malgré leur luxe tapageur. C’est que les Occidentaux courent après une situation qui leur a glissé des mains et qu’ils voudraient récupérer en la décrivant selon leurs souhaits.

Avant toute chose, il convient de rappeler que le régime de Ben Ali était soutenu par les Etats-Unis et Israël, la France et l’Italie.

Considéré par Washington comme un Etat d’importance mineure, la Tunisie était utilisée au plan sécuritaire, plus qu’économique. En 1987, un coup d’Etat soft est organisé pour déposer le président Habib Bourguiba au profit de son ministre de l’Intérieur, Zine el-Abidine Ben Ali. Celui-ci est un agent de la CIA formé à la Senior Intelligence School de Fort Holabird. Selon certains éléments récents, l’Italie et l’Algérie auraient été associés à cette prise de pouvoir [1].

Dès son arrivée au Palais de la République, il met en place une Commission militaire jointe avec le Pentagone. Elle se réunit annuellement, en mai. Ben Ali, qui se méfie de l’armée, la maintient dans un rôle marginal et la sous-équipe, à l’exception du Groupe des Forces spéciales qui s’entraîne avec les militaires US et participe au dispositif « anti-terroriste » régional. Les ports de Bizerte, Sfax, Sousse et Tunis sont ouverts aux navires de l’OTAN et, en 2004, la Tunisie s’insère dans le « Dialogue méditerranéen » de l’Alliance.

Washington n’attendant rien de spécial de ce pays au plan économique, il laisse donc les Ben Ali mettre la Tunisie en coupe réglée. Toute entreprise qui se développe est priée de céder 50 % de son capital et les dividendes qui vont avec. Cependant, les choses virent au vinaigre en 2009, lorsque la famille régnante, passée de la gourmandise à la cupidité, entend soumettre aussi les entrepreneurs états-uniens à son racket.

De son côté, le département d’Etat anticipe sur l’inévitable disparition du président. Le dictateur a soigneusement éliminé ses rivaux et ne dispose pas de successeur. Il faut donc imaginer une relève s’il vient à mourir. Une soixantaine de personnalités susceptibles de jouer un rôle politique ultérieur est recrutée. Chacune reçoit une formation de trois mois à Fort Bragg, puis un salaire mensuel [2]. Le temps passe…

Bien que le président Ben Ali poursuive la rhétorique anti-sioniste en vigueur dans le monde musulman, la Tunisie offre diverses facilités à la colonie juive de Palestine. Les Israéliens d’ascendance tunisienne sont autorisés à voyager et à commercer dans le pays. Ariel Sharon est même invité à Tunis.

La révolte

L’immolation par le feu d’un vendeur ambulant, Mohamed el-Bouzazi, le 17 décembre 2010, après que sa charrette et ses produits aient été saisis par la police, donne le signal des premières émeutes. Les habitants de Sidi Bouzid se reconnaissent dans ce drame personnel et se soulèvent. Les affrontements s’étendent à plusieurs régions, puis à la capitale. Le syndicat UGTT et un collectif d’avocats manifestent scellant sans en avoir conscience l’alliance entre classes populaire et bourgeoisie autour d’une organisation structurée.

Le 28 décembre, le président Ben Ali tente de reprendre les choses en main. Il se rend au chevet du jeune Mohamed el-Bouazizi et s’adresse le soir à la Nation. Mais son discours télévisé exprime son aveuglement. Il dénonce les manifestants comme des extrémistes et des agitateurs stipendiés et annonce une répression féroce. Loin de calmer le jeu, son intervention transforme la révolte populaire en insurrection. Le peuple tunisien ne conteste plus simplement l’injustice sociale, mais le pouvoir politique.

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Le producteur Tarak Ben Ammar, propriétaire de Nessma TV et associé de Silvio Berlusconi. Il est l’oncle de Yasmina Torjman, épouse du ministre français de l’Industrie, Eric Besson.
A Washington, on constate que « notre agent Ben Ali » ne maitrise plus rien. Le Conseil de sécurité nationale Jeffrey Feltman [3] et Colin Kahl [4] s’accordent à considérer que le moment est venu de lâcher ce dictateur usé et d’organiser sa succession avant que l’insurrection ne se transforme en authentique révolution, c’est-à-dire en contestation du système. 

Il est décidé de mobiliser des médias, en Tunisie et dans le monde, pour circonscrire l’insurrection. On focalisera l’attention des Tunisiens sur les questions sociales, la corruption des Ben Ali, et la censure de la presse. Tout, pourvu qu’on ne débatte pas des raisons qui ont conduit Washington à installer le dictateur, 23 ans plus tôt, et à le protéger tandis qu’il s’accaparait l’économie nationale.

Le 30 décembre, la chaîne privée Nessma TV défie le régime en diffusant des reportages sur les émeutes et en organisant un débat sur la nécessaire transition démocratique. Nessma TV appartient au groupe italo-tunisien de Tarak Ben Ammar et Silvio Berlusconi. Le message est parfaitement compris par les indécis : le régime est fissuré.

Simultanément, des experts Etats-uniens (mais aussi Serbes et Allemands) sont envoyés en Tunisie pour canaliser l’insurrection. Ce sont eux qui, surfant sur les émotions collectives, tentent d’imposer des slogans dans les manifestations. Selon la technique des prétendues « révolutions » colorées, élaborée par l’Albert Einstein Institution de Gene Sharp [5], ils focalisent l’attention sur le dictateur pour éviter tout débat sur l’avenir politique du pays. C’est le mot d’ordre « Ben Ali dégage ! » [6].

Masqué sous le pseudonyme Anonymous, le cyber-escadron de la CIA —déjà utilisé contre le Zimbabwe et l’Iran— hacke des sites officiels tunisiens et y installe un message de menace en anglais.

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(Capture d’écran) Le 2 janvier 2010, le groupe Anonymous (un paravent de la CIA) hacke le site internet officiel du Premier ministre et place un message de menace en anglais sur la page d’accueil. Le logo est celui du Parti pirate international, dont le membre tunisien Slim Amanou sera propulsé par l’ambassade US secrétaire d’Etat à la Jeunesse et des Sports du « gouvernement d’union nationale ».

L’insurrection

Les Tunisiens continuent spontanément à braver le régime, à descendre en masse dans les rues, et à brûler commissariats de police et magasins appartenant aux Ben Ali. Avec courage, certains d’entre eux payent le prix du sang. Pathétique, le dictateur dépassé se crispe sans comprendre.

Le 13 janvier, il ordonne à l’armée de tirer sur la foule, mais le chef d’état-major de l’armée de terre s’y refuse. Le général Rachid Ammar, qui a été contacté par le commandant de l’Africom, le général William Ward, annonce lui-même au président que Washington lui ordonne de fuir.

En France, le gouvernement Sarkozy n’a pas été prévenu de la décision états-unienne et n’a pas analysé les divers retournements de veste. La ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, se propose de sauver le dictateur en lui dépêchant des conseillers en maintien de l’ordre et du matériel pour qu’il se maintienne au pouvoir par des procédés plus propres [7]. Un avion cargo est affrété le vendredi 14. Lorsque les formalités de dédouanement sont finies à Paris, il est trop tard : Ben Ali n’a plus besoin d’aide, il a déjà pris la fuite.

Ses amis d’hier, à Washington et Tel-Aviv, Paris et Rome, lui refusent l’asile. Il échoue à Riyad. Il aurait emporté avec lui 1,5 tonne d’or volée au Trésor public, ce que démentent les autorités encore en place.

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Marketing : le logo de la « Jasmine Revolution » apparaît au moment exact de la fuite de Ben Ali. Au centre, on reconnaît le poing levé, symbole ex-communiste utilisé dans toutes les « révolutions » colorées depuis Otpor en Serbie. Vu de Washington, l’important est d’affirmer que les événements sont finis et qu’ils s’inscrivent dans une dynamique internationale libérale. Aussi, le titre est-il inscrit en anglais et le drapeau tunisien est-il réduit à une simple fioriture sur la lettre R.

Du jasmin pour calmer les Tunisiens

Les conseillers en communication stratégique US tentent alors de siffler la fin de la partie, tandis que le Premier ministre sortant compose un gouvernement de continuité. C’est là que les agences de presse lancent l’appellation « Jasmine Revolution » (en anglais s’il vous plaît). Les Tunisiens assurent-elles viennent de réaliser leur « révolution colorée ». Un gouvernement d’union nationale est constitué. Tout est bien qui finit bien.

L’expression « Jasmine Revolution » laisse un goût amer aux Tunisiens les plus âgés : c’est celle que la CIA avait déjà utilisée pour communiquer lors du coup d’Etat de 1987 qui plaça Ben Ali au pouvoir.

La presse occidentale —désormais mieux contrôlée par l’Empire que la presse tunisienne— découvre la fortune mal acquise des Ben Ali quelle ignorait jusque là. On oublie le satisfecit accordé par le directeur du FMI, Dominique Strauss-Kahn aux gestionnaires du pays quelques mois après les émeutes de la faim [8]. Et on oublie le dernier rapport de Transparency International qui affirmait que la Tunisie était moins corrompue que des Etats de l’Union européenne comme l’Italie, la Roumanie et la Grèce [9].

Les miliciens du régime, qui avaient semé la terreur parmi les civils durant les émeutes les obligeant à s’organiser en comités d’auto-défense, disparaissent dans la nuit.

Les Tunisiens que l’on pense dépolitisés et manipulables après des années de dictature s’avèrent fort matures. Ils constatent que le gouvernement de Mohammed Ghannouchi, c’est « du benalisme sans Ben Ali ». Malgré quelques ravalements de façade, les caciques du parti unique (RCD) conservent les ministères régaliens. Les syndicalistes de l’UGTT, refusent de s’associer à la manip états-unienne et démissionnent des postes qu’on leur a attribués.

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Ahmed Néjib Chebbi, un opposant « Made in USA ».
Outre les inamovibles membres du RCD, il reste des gadgets médiatiques et des agents de la CIA. Par la grâce du producteur Tarak Ben Amar (le patron de Nessma TV), la réalisatrice Moufida Tlati devient ministre de la Culture. Moins show-bizz, plus significatif, Ahmed Néjib Chebbi, un pion de la National Endowment for Democracy, devient ministre du Développement régional. Ou encore, l’obscur Slim Amanou, un bloggeur rompu aux méthodes de l’Albert Einstein Institute, devient secrétaire d’Etat à la Jeunesse et des Sports au nom du fantomatique Parti pirate relié à l’auto-proclamé groupe Anonymous.
Bien entendu, l’ambassade des Etats-Unis n’a pas sollicité le Parti communiste pour faire partie de ce soi-disant « gouvernement d’union nationale ». 

A l’inverse, on prépare le retour de Londres, où il avait obtenu l’asile politique, du leader historique du Parti de la Renaissance (Ennahda), Rached Ghannouchi. Islamiste ex-salafiste, il prêche la compatibilité de l’islam et de la démocratie et prépare depuis longtemps un rapprochement avec le Parti démocrate progressiste de son ami Ahmed Néjib Chebbi, un social-démocrate ex-marxiste. Dans le cas d’un échec du « gouvernement d’union nationale », ce tandem pro-US pourrait fournir une illusion de rechange.

Une nouvelle fois, les Tunisiens se soulèvent, élargissant eux-mêmes le mot d’ordre qu’on leur avait soufflé : « RCD dégage ! ». Dans les communes et les entreprises, ils chassent eux-mêmes les collaborateurs du régime déchu.

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Le vrai siège du pouvoir n’est plus au Palais de la République, mais à l’ambassade des Etats-Unis. C’est ici que l’on a composé le gouvernement Ghannouchi. Située hors de Tunis, dans un vaste campus barricadé, l’ambassade est un gigantesque blockhaus hautement sécurisé qui abrite les postes centraux de la CIA et du MEPI pour l’Afrique du Nord et une partie du Levant.

Vers la Révolution ?

Contrairement à ce qui a été dit par la presse occidentale, l’insurrection n’est pas encore terminée et la Révolution n’a pas encore commencé. Force est de constater que Washington n’a rien canalisé du tout, hormis les journalistes occidentaux. Plus encore aujourd’hui que fin décembre, la situation est hors de contrôle.

Thierry Meyssan

SOURCE

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L’Émancipation du Prolétariat passe par l’abolition du Salariat

Publié par sylvainguillemette le 6 janvier, 2011

Très bref retour en arrière

L’être humain n’a pas toujours été libre, même s’il ne l’est aujourd’hui qu’en apparence –En toute relativité à sa condition avec le capital-, ou du moins, il a parcouru son histoire via diverses classes, toujours assujetties celles-là, à une certaine minorité élitiste, pour ainsi la nommer. On pourrait aujourd’hui croire qu’il est arrivé au summum de sa libération, de son émancipation, mais il n’en est rien, bien au contraire. Il lui faudra pour ce, comprendre qu’il ne peut être assujetti à personne d’autre qu’à lui-même, ou qu’à son espèce en général -Le rapport de force oblige et de la sorte, ce dernier repoussera toujours les limites de l’exploitation de l’humanité par elle-même, il repoussera également donc, la bêtise collective pour faire place à la conscience collective.-.

L’humain s’est donc, après s’être défait des monarchies –Je ne ferai pas le tour des diverses époques, je noierais le lectorat dans un vaste ragoût de radotage. Et je n’ai pas non plus l’intention de rapporter les derniers vestiges d’un passé……, dépassé pour le peu de foi que je puisse détenir.-, buté à la dictature de la bourgeoisie, classe possédante, qui venait tout juste elle-même de damer les monarques pour installer son propre dictat. Cela va de soi qu’il y avait gain pour l’humanité, et on ne pourrait l’infirmer puisque la dictature bourgeoise représentait néanmoins une plus grande partie de l’humanité que celle des monarques et donc, une plus grande représentation populaire également et conséquemment, un plus grand partage des richesses créées par les paysans et divers artisans, ou les salariés de ceux-là.

Mais aujourd’hui, avec les conséquences qu’occasionne l’existence de cette classe minoritaire et parasitaire, on ne peut que remettre en question cette nouvelle formation d’oligarques, concentrant visiblement chez elle, la richesse créée par les autres. Et cela n’est plus réfutable, et les récentes statistiques permettant de noter une nette concentration de la richesse chez une minorité  de millionnaires et de milliardaires l’affirment également. Seuls les idiots utiles du capitalisme continuent d’affirmer, sans bégaie, que la richesse est créée et méritée par les possédants des moyens de production et nul autre. Et seuls ces mêmes propagandistes ne cessent d’affirmer également, que la richesse peut se répartir dans le système capitaliste des bourgeois, quand on y met l’effort et les sacrifices. Comme si ces efforts et ces sacrifices n’étaient pas communément consentis par les travailleurs faisant vivre ces parasites…, comme si les seules bonnes statistiques n’étaient que les leurs, comme si les seules bonnes solutions aux maux qu’ils équivalent ne pouvaient que provenir d’eux. Mais en réalité, l’idéalisme philosophique qui les afflige leur impose de perpétuer leur bêtise, et la nôtre par l’intérêt commun qu’ils puissent avoir entre eux. Mais là encore, en réalité, il lui faut comprendre (au prolétariat) qu’il ne fait pas partie de cette classe parasitaire qui se pavane embourbée des «babioles» et de ces inutilités diverses de luxure ou de pacotille, créées par sa propre classe laborieuse et salariée qui, grâce à sa force de travail conjuguée à des moyens de production –Qui appartiennent à ceux qui peuvent se les permettre, soit donc ceux qui possèdent du capital. Les chances de s’enrichir n’appartiennent donc également et ironiquement aussi, qu’à ceux qui peuvent se le permettre, donc aux riches.-, peut se permettre d’ajouter de la valeur aux produits de base qui n’en possèdent point ou peu, eux-mêmes, ces derniers, extraits et transformés par d’autres salariés en amont des chaînes de production. Finalement, la classe salariée n’a pas accès aux moyens de production qui permettent l’enrichissement personnel –Sauf si elle en a les moyen$.- , ni même à toutes les babioles qu’elle peut créer de son labeur, mais ses exploitants, eux, cette minorité de possédants de ces moyens de production (Au Québec, nous sommes des millions de travailleurs, et il y a environ 180 000 employeurs.), le peut. Et parce que cette dernière possède les moyens de s’approprier les «moyens de s’enrichir», elle possède par conséquent, via les moyens de production, les moyens de se payer l’exploitation du labeur du prolétariat, en un statut statué par elle-même, via ses valets à l’Assemblée nationale du Québec et des autres capitales de ce monde.

Les nouveaux oligarques

Ces nouveaux tyrans sont des gentilshommes, ils portent la cravate. Le veston carreau, très rarement, sauf pour se démarquer, comme des coqs. Ils possèdent le capital, et en le possédant, ils possèdent tout, même les libertés et les droits. Dont la «liberté» d’exploiter son prochain, mais encore faudrait-il que le prolétariat soit destiné à devenir son prochain. Ce n’est point le cas, malgré que des loteries tentent de s’assurer d’un tel partage du trône via celui des richesses, et nous l’observons clairement en voyant ces nouveaux gestionnaires du jour, gâcher leur fortune illico dans des babioles inutiles qui n’ont plus rien à voir avec une demande consciente, cela ne fonctionne pas. Le prolétariat est inconscient de ses propres conditions, de ses propres conditionnements y menant évidemment donc.

Comment ces bourgeois exploitent-ils leur prochain? De diverses façons, dont par les besoins primaires, secondaires, et etc. des prolétaires, et via également, le labeur d’autrui –du prolétaire en l’occurrence-, dont ils tirent profits de la valeur ajoutée qu’il crée, celui-là, vendant sa force de travail pour subvenir à ses besoins et/ou ceux de sa famille.

Les bourgeois, classe possédante des moyens de production, peuvent ainsi exploiter les besoins naturels des êtres humains (dont ils font pourtant partie…), conditionnés ou non à consommer ces produits. Tout le monde n’a pas besoin de manger des bananes plantain épicées, mais tout le monde a le besoin de manger. Ce n’est pas une nécessité de boire de la bière, mais tout le monde doit boire de l’eau, sans tarder plus de 3 jours, sans quoi la mort est une issue potentielle et redoutée.

Il faut donc au prolétariat, une réponse en l’offre à sa demande, mais ironiquement, c’est  lui qui crée l’offre de son labeur, contre un salaire offert par les bourgeois qui pour ce, fournissent les moyens de production nécessaires à la création de richesses, pour créer cette même richesse dont le prolétariat fait également la mendicité… C’est qu’il faut comprendre que pour posséder les moyens de production, il vous faut préalablement du capital pour en faire l’acquisition et que donc, ce préalable pour devenir bourgeois, n’est certainement pas la condition «gagnante» de tous les prolétaires de ce monde, et ce serait mathématiquement impossible, si on constate et que l’on accepte le fait que les voies possibles pour faire fructifier les capitaux sous les lois de ce système capitaliste, ne sont pas accessibles à toutes et tous dans le «vrai monde». Concrètement, le prolétariat est à la botte des bourgeois, et il n’a d’autre choix, quitte à entreprendre lui-même, que de vendre sa force de travail à ces bougres qui lui offrent en réalité, la «chance» d’être exploité. Et comme nous l’avons vu déjà, l’entreprenariat n’existe que sous certaines conditions préalables, dont la possession du capital pour ce, indispensablement. Nous en viendrons toujours, quelque moyen utilisé; capital amassé, héritages, capital reçu en prêt, etc.., au préalable du capital et nous le savons, tous les humains sur Terre n’ont certes pas la condition idéale pour faire fructifier des capitaux…., qu’ils n’ont même pas au départ à leur naissance. L’observation de ce fait présent dans notre système, de ce conditionnement bref, me paraît inévitable pour éviter une suite totalitaire dans nos constats futurs. Car si totalitarisme il y a sur la question, l’aveuglement volontaire pour la suite des constats au sein de ce système ne pourra que se buter à la contradiction. Et certaines de ces contradictions pèsent lourdement sur certains aspects de notre vie de tous les jours, comme par exemple quand vous tombez malade.

Car en outre, l’exploitation de la maladie devient l’un des ultimes couronnements (La privatisation des services concernant l’eau s’en vient au Canada dès 2011, possiblement.) des droits divins que peuvent s’octroyer ces nouveaux parasites que sont les bourgeois, ayant remplacé les monarchies. D’abord parce qu’ils y gagnent à tous les niveaux, d’autant plus qu’une nouvelle source de profit commis sur le labeur d’autrui leur est octroyée, et parce que tout à coup, ils deviennent les propriétaires inévitables des moyens de soigner le prolétariat qui, d’ailleurs, pansera ironiquement des plaies faites en créant la richesse via son labeur exploité par ces mêmes premiers. Le mouton se tond désormais tout seul chez les «humains».

Car posons la question simplement et autrement. Qui dans ce système économique aux répartitions de la richesse inexistantes, pourra donc entreprendre en la matière, si ce n’est celui qui en a les moyens, si ce n’est donc, que cette minorité qui possède les moyens de s’enrichir dans ce système dont les dés sont pipés par eux et pour eux? Poser la question, c’est y répondre, non?

La bourgeoisie est la seule qui peut s’extraire de la pauvreté, mais cela en exploitant le labeur, les besoins et les maladies d’autrui. Ce n’est guère leur mérite ou leurs sacrifices et souffrances qui leur octroient des divins droits de la sorte, mais leur seule place dans la société capitaliste qu’ils ont modelée à leur image parasitaire. Et comme ils disent, car je n’en suis point, les malheurs des uns font le bonheur des autres. Des vautours, de véritables «vampires» en fait.

L’exploitation du prolétariat par la bourgeoisie

Les libertariens, ces capitalistes plus sectaires que nature, affirment que l’exploitation du labeur n’existe point, mais ils ne peuvent que se tromper, puisque nous sommes à même d’observer le contraire de leurs affirmations, en un simple regard sur le rapport employeur/employé.

Les libertariens affirment que le rapport employeur/employé est une bonne entente entre les deux parties et que chacune d’elles, y tire son compte, son intérêt, dans cette «entente».

Mais pourtant, quand vous rencontrez un employeur, l’entente se fait bel et bien sur les modalités de votre salariat; de ce que vous apportez de bénéfique à l’entreprise contre un salaire. Il y a donc un salaire contre un service, un service qui inévitablement, doit apporter une fructification des capitaux de l’entreprise, sans quoi, ce salaire sera considéré comme excessif pour la bonne survie de l’entreprise. Bref, le salaire offert par l’employeur, dans la plus saine des gestions capitalistes, doit apporter son lot de richesse. Sans quoi, on coupera celui-là, en guise de «restructuration» financière ou budgétaire. Qu’importe le nom que les capitalistes donneront à cet ouvrage malsain et dictatorial, il en sera ainsi pour satisfaire les dogmes du capitalisme le plus productif et le plus sain, selon ces premiers.

Quant à ces «ententes communes» citées par les capitalistes pour légitimer l’exploitation de l’être humain par ses semblables, n’oublions surtout pas le contexte où celles-ci sont conclues, c’est-à-dire, dans un monde capitaliste le légitimant via le pouvoir octroyé en échange des capitaux que détiennent une minorité d’avantagés par le système capitaliste.

Le candidat à l’emploi se présentera donc sous son plus beau jour à la candidature d’un emploi, sachant que celui qui lui offrira la chance d’être exploité le jugera entre autre sur ce, soit son apparence, ses compétences et sa réputation. Il mettra  conséquemment ses plus beaux habits, il apportera ses plus belles manières, cessera même de porter ses coudes à la table pour l’occasion, où il usera du VOUS pour désigner son négociateur d’en face, qui n’en fera pourtant pas toujours autant. Et ces ententes se résulteront à quoi au fond, si ce n’est qu’elles ne peuvent qu’en représenter celles des modalités conclues, en termes de résultantes,  de l’exploitation dudit labeur de l’aspirant exploité par son exploitant bourgeois?

Reconnaissons que le prolétaire devra tout de même fléchir, tout en négociant de moindres conséquences d’exploitation, néanmoins d’une exploitation indéniable et certaines, dans un contexte où le privé et le rapport employeur privé et employé salarié sera de mise, pour subvenir à ses besoins ou et/ou ceux de ses proches. Autrement dit, il est indéniable qu’un employeur privé retire une valeur ajoutée du labeur du prolétaire, du salarié qu’il embauche, de sorte que cela concède une réalité où il y a bel et bien une exploitation  en cour, qu’on ne peut que démentir….., en mentant.

Le libertarien ajoutera alors qu’il est possible que l’entreprise ait à fléchir, elle aussi, aux lois du marché; celles de l’offre et la demande. Il dira que si l’offre est trop grosse, l’emploi du salarié sera coûteuse et non bénéfique, qu’elle sera une bonté vis-à-vis le prolétaire préservé, ce salarié «sauvé du chômage». Il précisera ceci et cela, tout en continuant de nier l’existence d’une exploitation lorsque les contextes seront une opportunité d’affaires et un évident bénéfice pour l’employeur. Et pourtant, dès lors qu’il y aura eu existence de «profit», il y aura automatiquement eu existence d’exploitation. Mais encore…

Les lois du marché ne sont-elles pas après tout, les dogmes imposés par la dictature qui possède les moyens de production? «Et alors?» seriez-vous porté de dire… Et alors on nie l’existence du fait qu’il existe une situation où quelqu’un, à savoir le possédant des moyens de production, obtient des faveurs de personne salariés, c’est-à-dire du prolétariat, soit l’assurance de fournir la force de travail nécessaire pour faire fonctionner les moyens de production qu’ils possèdent à des fins mercantiles, cela, parce qu’ils ont les moyens de le faire, précisément dans ce modèle économique -Qui bien entendu, les confine lui-même, à la minorité où le capital s’amasse dans ce modèle économique.- et afin de faire fructifier certes, un nombre de capitaux investis préalablement –Un capital possédé préalablement aussi donc.-. Autrement dit, les capitalistes espèrent pouvoir exploiter le salarié, si le marché et le contexte le permettent. Il n’y a là aucune différence, s’il ne s’agit que de celle entre la «volonté» et le «fait accompli». Il y a exploitation. Osez le nier.

Si l’exploitation du labeur du prolétariat existe, que peut faire le prolétaire pour y mettre fin?

Il existe une foule de solutions de sortie pour le prolétaire. Certains l’inviteront à jouer le jeu des capitalistes, donc à devenir bourgeois et à exploiter à son tour, d’autres le prieront de joindre des syndicats, ce qui n’est que légitime après tout, quand on remarque que le patronat, lui, se réunie bel et bien autour d’outils le défendant, dont certains partis politiques, comme l’ADQ, le Parti québécois, ou le parti Libéral du Québec. Mais encore, au Québec, le patronat peut aussi compter sur des «centres de recherche» aux valeurs mercantiles dont; Fraser, l’Institut économique de Montréal, Cyrano, le «Réseau Liberté Québec» et bien d’autres dont je ne veux pas faire la publicité ici, mais à savoir toutes les couches pleines de Quebecor, mais qui fort heureusement, n’affichent aucune véritable étude digne de ce nom pour contrer nos arguments voulant démontrer que la richesse ne pourra jamais être répartie dans leur système capitaliste truqué.

Autrement dit, oui, il existe des solutions, mais celles affichées ci-haut ne sont pas celles que je préconiserais, bien que je sois syndicaliste avoué. Il y en a d’autres…

Il faudra d’abord pour le prolétariat, faire le constat qu’il fait partie d’une classe. Il lui faudra ensuite, faire l’étalage de ses intérêts, versus ceux des bourgeois, puisqu’il en conviendra qu’elles forment deux classes opposées, et cela afin de comprendre que les uns et les autres, n’ont aucune chance de se concilier dans un rapport exploitant/exploité.

Bref, le prolétariat en viendra au questionnement suivant, s’il fait ces premiers constats. Il en viendra à se poser la question : « À quoi bon verser un dividende à un parasite n’en détenant aucunement les mérites, mais seulement les moyen$ que lui attribuent le système capitaliste, qu’il a lui-même mis en place?»

Et finalement, le prolétariat ne pourra que conclure que son labeur ne mérite pas d’être exploité par des parasites, n’ayant autre chose que leur capital en guise de mérite de ce labeur consenti contre un salaire. Mais que pourra t-il donc faire, outre ces solutions grotesques citées qui ne mettront aucunement fin à l’exploitation de son labeur?

La révolution…

La révolution n’est pas singulièrement la prise des armes, il s’agit en fait d’un changement qualitatif. L’abolition du salariat n’a rien de quantitatif, et tout de qualitatif comme changement. L’abolition de la «liberté» des bourgeois d’exploiter le labeur des prolétaires représente ici non seulement un changement mineur au niveau de la répartition de la richesse via de meilleurs impôts progressifs et des taxes sur ci et cela, mais représente plutôt un changement de la structure, qui confinait jusqu’ici, les richesses aux minorités parasitaires possédant les usines et les divers moyens d’exploiter le labeur des autres, des majoritaires du prolétariat en l’occurrence.

Et il est grand temps que les travailleurs salariés, majoritaires, se débarrassent des parasites qui vivent de leur labeur. Il est grand temps que ces parasites fassent leur part sur ce caillou qu’est la Terre, comme tout le monde. L’abolition du salariat ne pourra que les confronter à leurs devoirs vis-à-vis les autres habitants de ce caillou.

Le prolétariat doit se débarrasser du capitalisme. Le prolétariat doit s’émanciper et gérer lui-même son labeur, sans que quiconque ne le parasite. Le prolétariat doit abolir le salariat, le capitalisme.

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Éric Duhaime est-il un agent de la CIA? La question se pose!

Publié par sylvainguillemette le 1 décembre, 2010

Éric Duhaime, cofondateur du Réseau liberté Québec (RLQ), accusait récemment Amir Khadir d’avoir un agenda caché. Un agenda islamiste… Il enjoignait madame David de faire attention à son acolyte. Mais aujourd’hui, je vous demande à mon tour, Éric Duhaime a-t-il lui-même un agenda caché? N’a-t-il pas lui-même, des comptes à rendre aux travailleurs mécontents du régime libéral, qu’il tente de berner avec ses promesses d’un moindre État, lui qui travaille à la conciliation des intérêts de la bourgeoisie tout en prônant le démantèlement des forces laborieuses syndicales unies?

Mais d’abord, présentons le personnage.

En tout premier lieu, Éric Duhaime va se chercher un baccalauréat en science politique et une maîtrise en administration publique. On pourrait ici croire que c’est ce n’est que vertus et qu’il a de bonnes intentions.

Mais rapidement, monsieur le populiste prend du galon et se rend responsable de conseiller différents chefs de partis politiques, dont Stockwell Day, Mario Dumont et étonnamment, Gilles Duceppe, jadis marxiste. Qui aurait cru que monsieur Duceppe puisse avoir besoin de conseils d’un apologiste de Pinochet?

Il travaille ensuite pour l’Institut Économique de Montréal, un tentacule néo-libéral financé, entre autre, par les frères Koch.

Il écrira également ses torchons idéologiques dans des couches pleines dédiées pour ce, les Journaux de Québec de monsieur Péladeau, qui reprendront à leur tour, toutes les thèses libertariennes -sans offrir les antithèses- de ceux qui se clament de la lucidité.

Il ira ensuite se donner de la crédibilité, aux yeux des vautours qu’il sert, en auxiliant, en tant que directeur pour une ONG en Irak, le National Democratic Institute (NDI), faisant elle-même partie de la fameuse National Endowment for Democracy (la NED), créée pour cause et créée surtout, pour coordonner les Coups d’État de la maison blanche, et ses dictatures de par le monde. La NED a fait le tour des pays d’Amérique latine dans le dernier siècle, et elle y a mis en place des écoles de torture bien à elle. D’ailleurs, étonnamment, suite au passage de monsieur Duhaime en Irak, occupée alors par des troupes impérialistes états-uniennes, britanniques et autres, le gouvernement fantoche irakien interdira les travailleurs de l’électricité de s’associer sous des bannières syndicales, ce qui crée une grave violation du droit des travailleurs de se syndiquer, de s’unir, comme le font pourtant les bourgeois autour d’oracles tel que le RLQ au Québec. Mais cela va de pair avec les principes étonnamment contradictoires de monsieur Duhaime, et son apologie par exemple, du régime d’Augusto Pinochet au Chili quant à ses prétentions de «sauver la démocratie en Irak». De toute façon, on ne peut pas sauver la démocratie en travaillant pour la CIA, l’entité terroriste la mieux financée du monde… Et d’autre part, on peut préciser que cela va également de pair avec les principes si chers de monsieur Duhaime, qui ne cesse d’apologiser le régime du défunt Augusto Pinochet, mis en place, lui aussi, par la CIA, le 11 septembre 1973.

Alors refaisons le poids des deux personnages.

Éric Duhaime qui accuse Amir Khadir d’avoir un agenda islamiste, alors qu’Amir est athée, et que sa famille ait du fuir le régime islamiste de Téhéran, suite à la révolution islamique… Ou, Éric Duhaime lui-même, qui participe aux côtés d’outils pour ce, au Coup d’État en Irak, et à la mise en place d’un régime où les travailleurs seront tous dociles au diktat des patrons, et où surtout, ils n’auront plus le droit d’unir leurs forces pour défendre leurs intérêts communs, de classe, comme le font pourtant les bourgeois au Québec, sous les bannières de différents groupuscules, comme le RLQ.

Par ailleurs, précisons que l’Irak, suite à l’invasion des amis impérialistes de monsieur Duhaime, qui y feront des tas de crimes de guerre et d’atrocités contre les civils, donc en parfaite cohérence avec les principes de monsieur Duhaime dont l’apologie du régime de Pinochet est connue de toutes et tous au Québec, a privatisé ses ressources pétrolières et gazières, au grand plaisir et profit des Empires pétroliers et gaziers des «pays occupants», qui comme par hasard –il est partout ce hasard!-, sont également les financiers de la carrière de monsieur Duhaime! Bref, il était tout à fait normal que monsieur Duhaime aille traire ses vaches à lait!

Donc finalement, on ne peut pas dire qu’Amir Khadir ait un agenda caché, rien ne le prouve, et rien ne nous laisse le penser. Mais on peut dire que monsieur Duhaime sert les pétrolières, lesquelles ont financé d’ailleurs, son groupe d’extrême droite économique et morale, le RLQ. On peut également dire qu’il a participé à l’occupation de l’Irak, aux côtés des criminels états-uniens et britanniques, et des pétrolières, qu’il a largement servi. On peut aussi déceler une part de jeu politique en Irak de sa part, puisqu’il est évident qu’il y a manipulé les opinions pour faire interdire les syndicats des travailleurs de l’électricité. On peut donc dire qu’il a œuvré pour le compte du patronat irakien, ou étranger, en Irak, et que bref, lui qui nous demande le démantèlement des syndicats au Québec et partout dans le monde, a concilié pour sa part, le patronat autour d’une cause commune, d’une cause de classe!

Éric Duhaime aurait-il un agenda putchiste caché? Mieux encore! Lui qui joue le jeu des faucons états-uniens en Irak, pour le compte du paravent putchiste «NED», et qui sert donc la cause israélienne, n’aurait-il pas un agenda sioniste? La question se pose également!

Une chose est certaine du moins, il a un agenda «anti-travailleur salarié», pro-patronat, anti-syndicat et un agenda putchiste au passage! Et chose certaine aussi, nous n’aurons pas à mettre madame Marcotte en garde des «agendas connus» d’Éric Duhaime, car ils ont de toute façon les mêmes intérêts!

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Un véhicule d’idées!

Publié par sylvainguillemette le 19 novembre, 2010

Contre le RLQLe RLQ vient de faire son arrivée au Québec, comme de nombreux Tea Party sont arrivés sur la place publique états-unienne, à l’instar des compagnies d’assurance qui arrivent aussitôt le déluge passé par chez vous. Aucune coïncidence (sic!). Mais ces regroupements prétendent nous offrir de nouvelles et bonnes idées. Qu’en est-il véritablement et quel est leur but commun réel derrière toutes ces prétentions?

D’abord, les libertariens ne datent pas d’hier. C’est en fait un vieux courant de pensée, pensé par une classe précise, pour des intérêts  précis, mais servi par un mercenariat sans scrupule, voire avide et cupide, peu soucieux des conditions sociales découlant de leurs «pensées magiques». La conciliation d’individus aux allures douteuses y est de mise, et nous pouvons observer que le prolétariat ne colle pas à leurs idées, et pour cause.

En effet, le prolétariat ne peut coller aux idées du Réseau Liberté Québec, puisque les intérêts qui y sont présentés ne le concernent en rien, sauf en apparence. De belles promesses juteuses, mais pieuses, telle la fin des attentes dans le réseau de la santé, y sont répertoriées, comme la fin des impôts l’est également. On y prêche un moindre État, bref, un État manifestement sensible à leurs intérêts, à rien d’autre. Mais quels intérêts? Et ceux de qui?

Les libertariens n’arrivent pas à convaincre le prolétariat de la «bonne cause», parce que précisément, les intérêts des exploitants de ces premiers sont à la une. Ainsi, en parfaite contradiction, certains aliénés, exploités eux-mêmes, mais très rares, vont endosser le combat des intérêts de ceux qui les exploitent. Et on ne peut finalement qu’en déduire une faiblesse d’esprit critique, voire une aliénation totale.

Le RLQ défend sans retenue les intérêts de la bourgeoisie, mais cela, tentant de faire passer le loup pour un mouton. Effectivement, le RLQ, défendant les intérêts de la bourgeoisie, annonce des jours meilleurs pour les payeurs de taxes et d’impôts, en remettant la responsabilité sur chacun d’eux, d’une destinée, ratée ou réussite. Le RLQ considère de la sorte, que tous les humains naissent égaux, niant ainsi les faits réels, que tous les humains ne naissent pas égaux. Mais tel est leur constat, servant de base à leur argumentaire, déjà promis au totalitarisme, conséquemment.

Faisons le tour des idées des libertariens pour nous en convaincre…, mais d’abord, menons un constat clair, pour éviter les totalitarismes émis par ces libertariens et ne pas tomber dans leur piège, et/ou ne pas répéter leurs erreurs.

Les conditionnements mènent aux conditions, un processus s’explique toujours par un autre, et en explique toujours un autre également.

Il est un fait qu’une pomme tombe d’un pommier, comme il est un fait qu’un héritage, constitue un bon point de départ pour quiconque dans la vie. Ainsi, il est permis de constater la relativité, d’un point à un autre, au fil de l’évolution. On peut donc faire le constat suivant : sans pommier, pas de pomme!

Si donc, les pommiers donnent les pommes, qu’est-ce qui peut expliquer, dans nos sociétés, que des individus, minoritaires, et c’est important pour l’exemple d’en préciser la minorité, puissent amasser plus rapidement que d’autres, majoritaires ceux-là, des sommes considérables, relativisant leur richesse comme supérieure à celles des majoritaires? Une explication s’impose, par l’observation. C’est que certains d’entre nous, possédons des conditionnements, menant à nos conditions de mieux nantis, ou de moins nantis. Et c’est que certains disposent de moyens d’enrichissement «plus rapides» que ceux des autres, par exemple, et celui-ci relativise précisément mes «minoritaires» et mes «majoritaires» cités dans l’exemple ci-haut, certains disposent de moyens de production.

Qu’est-ce que viennent faire les moyens de production là-dedans? C’est bien simple en fait, ils constituent un moyen d’enrichissement personnel, au détriment du labeur d’autrui, celui en l’occurrence, des employés «majoritaires» du possédant de ces moyens de production. En effet, via ces moyens de production, le propriétaire dispose d’un moyen d’exploiter le labeur de ses employés, en achetant leur force de travail à un prix concurrentiel, assez bas pour que des profits en soient dégagés, via ce qu’on appelle une plus-value, dont la valeur est inconnue jusqu’à la mise en marché du produit. Mais bien qu’elle soit inconnue, cette plus-value aura lieu, si l’entreprise, le moyen de production, en vaut la peine et n’est pas déficiente dans ses plans d’affaires.

En gros, on peut déjà affirmer que le prolétariat ne pourra jamais acquérir autant de richesses que ne le pourra la bourgeoisie, sauf encore là, et ce n’est jamais arrivé, par l’entremise d’une loterie, ou d’un héritage, ce qui toutefois, viendrait détruire l’argumentaire «des mérites» de cette classe élitiste, que nous proposent pourtant ces libertariens, inconséquents qu’ils sont, en guise d’argumentaire légitimant l’exploitation des besoins, du labeur et des maladies d’autrui.

Définitivement, la partie possédant ces moyens de production sera toujours avantagée par ses possessions, et ne sera donc jamais égale à la majorité, soit au prolétariat, qu’elle exploite d’ailleurs, pour se hisser au-dessus de celui-ci, et pour expliquer la concentration de la richesse en son sein.

Et les libertariens ne pourront jamais nier certains faits, dont celui qu’un arbre à l’ombre, ne poussera jamais plus vite qu’un arbre au Soleil, bien arrosé de rosée. Ainsi, on peut déjà, d’emblée, affirmer que le possédant de ces moyens de production, sera toujours plus riche que la moyenne de ces majoritaires prolétaires, exploités d’ailleurs, pour la cause.

Et puisque j’affirme qu’il y a exploitation, autant argumenter cette affirmation, que je ne saurais laisser en pâture à mes paresseux intellectuels si chéris, que sont les liberta-bon-à-riens.

L’exploitation existe, n’en déplaise au courant libertarien, conciliant à celle-ci.

En effet, le courant libertarien nie l’existence de l’exploitation, puisqu’il y a entente entre deux parties, soit celles que je cite plus haut. Et puisqu’il y a entente entre les prolétaires et les bourgeois, cela signifie t-il que l’exploitation n’existe pas? En fait, je vous pose ma question autrement. Est-ce que le mouton tondu l’est moins parce qu’il se laisse faire? Est-ce que le fait qu’il ne se débatte pas, peut nous permettre de nier l’existence de cette tonte?

Biens sûr que non! Tout comme l’entente entre deux parties, l’une exploitante, l’autre exploitée, ne peut finalement que se traduire par une entente sur les modalités de l’exploitation en question! Rien de plus logique!

Autrement dit, le système de salariat, le capitalisme, et d’emblée la propriété des moyens de production, signifie également, sans l’ombre d’un doute, un divin droit d’exploiter le labeur d’autrui, voire autant ses besoins et ses maladies.

N’en déplaise donc aux libertariens, l’exploitation est un fait bien réel dans le capitalisme, pour expliquer l’enrichissement d’une minorité, dite parasitaire alors, sur le labeur d’autrui, sur les besoins d’autrui et sur les maladies d’autrui.

Cela signifie donc que les dés du jeu sont pipés, et que le système lui-même conditionne ces inégalités économiques, qui elles, conditionnent à leur tour les inégalités sociales par conséquent, d’autant plus dans un système dont l’État ne joue plus aucun rôle, sauf celui de protéger la dictature du ô kapital, bref, des gens surtout, qui le possèdent.

Il n’y a donc aucune possibilité d’avoir des être humains nés sous la même étoile, et non pas parce que «c’est simplement ainsi et que ça l’a toujours été», mais bien parce que le système capitaliste crée ces conditionnements et légitime l’exploitation des divers besoins d’autrui, via la potentialité d’acquérir des moyens de production, eux-mêmes conditionnant l’enrichissement personnel d’une minorité, sur le labeur, les besoins et les maux de la majorité.

Rien d’étonnant alors, à ce que les prolétaires n’engagent pas le lien avec le RLQ, sauf évidemment, par aliénation, ou par aspiration à exploiter à leur tour, le mauvais sort des autres.

Les idées des libertariens et la réalité

1-Les libertariens prônent l’abolition du système de santé actuel, pour sa privatisation totale.

Pourquoi nous sommes-nous donné le système de santé actuel, universel, donc accessible à toutes et tous? Maintenant que nous avons fait le tour de la question du partage des richesses, et bref, des conditions apportées par les conditionnements précis de chacun, et que nous avons conclu que toutes et tous ne naissaient pas égaux, je crois qu’il est aisé de répondre en affirmant que c’était parce que le mauvais partage des richesses d’antan et d’aujourd’hui, ne permettaient et ne permettent toujours pas à tous d’accéder au système de santé, une fois qu’il est privatisé.

D’autre part, outre le simple accès universel, quelque soient vos moyens d’y accéder, il est surtout important de comprendre qui, d’entre nous, pourra entreprendre «librement» dans de tels systèmes de santé, privatisés. Or, il paraîtra désormais évident au lectorat, que la bourgeoisie minoritaire, chez qui s’est entassée la richesse sur le dos de la majorité prolétarienne, sera la seule potentielle actrice d’une telle initiative.

Bref, en parfaits totalitaires qu’ils sont, les libertariens vous affirmeront que toutes et tous, «désormais libres d’entreprendre», pourraient entreprendre cette initiative. Or, on s’entendra pour dire qu’il faut du capital pour entreprendre, et que les faits nous portent à croire, ou plutôt à observer, que la minorité parasitaire bourgeoise, chez qui s’est entassée la richesse -ce dont ils nient l’évidence-, sera porteuse de cet entreprenariat, elle seule. Et que bref, le prolétariat pour sa part, ne pourra qu’être libre, lui, de se plier au diktat du ô kapital, concentré chez nos «chers bourgeois», lesquels sont les véritables cibles d’intérêts de nos amis libertariens.

La privatisation de la santé n’est donc pas une priorité des prolétaires, exploités par les bourgeois minoritaires aptes à entreprendre en la matière, donc à exploiter d’avantages de besoins de ces prolétaires, mais bel et bien celle des bourgeois, précisément, parce que cela constituera, justement, un nouvel outil d’exploitation pour cette minorité parasitaire qu’est la bourgeoisie, défendue par le RLQ, qui finance d’ailleurs la conciliation des membres de ce groupe sectaire et monolithique.

La privatisation de la santé, d’ailleurs, coûtera plus chère per capita, puisqu’il est déjà admis, qu’une partie, à savoir cette minorité parasitaire qu’est la bourgeoisie, voudra sa cote sur cette pratique parasitaire. Indéniablement. Et cela, sans parler des dépenses qui seront ajoutées pour la simple compétition. Pour un être humain sensé, il s’agit là d’efforts dispensables, alors que le libertarien, lui, voit en la coupe à blanc d’une forêt, une opportunité de faire des profits.

Cette idée n’en vaut donc pas la peine, sauf pour la minorité parasitaire bourgeoise.

2-Les libertariens prônent l’abolition des services publics.

Dans le même genre de constat, nous sommes forcés d’observer, encore une fois, que le capital n’est pas partagé dans ce système, et qu’il est concentré au sein d’une minorité avantagée par ses propres conditionnements, et ce, indéniablement.

Donc, qui dit fin des services publics, dit fin de l’universalité de l’accès à ces services, et bref, cela dit également «fin de la soupape à la grogne populaire» que précipiterait un tel «chacun pour soi».

Autrement dit, ce que prônent les libertariens, c’est ce «chacun pour soi», et tant pis si vous n’avez pas les moyens d’y parvenir. De telle sorte que, les filles et fils de riches, conditionnés par des parents riches, n’auront pas le même souci que les mômes des moins nantis. Et qu’avant même d’avoir «mérité» leurs «droits», selon un argumentaire biaisé, nous l’avons vu, il leur sera octroyés ces divins droits cités, d’accès à tous les services et même d’exploitation, déjà, selon les moyens de papa et maman, qui sont et seront toujours leur conditionnement, jusqu’à maturité, et encore.

Donc, certes, on peut abolir tous les services sociaux, mais non sans admettre que cela perturbera profondément le politique, au point d’hausser les intérêts des prolétaires, à faire la lutte de classe. Cela ne servira donc, que temporairement la cause bourgeoise, et celle des sbires de cette classe minoritaire et parasitaire, soit ces libertariens.

Les prolétaires n’ont donc rien à gagner à suivre un courant politique, s’affichant comme populaire, mais n’étant dans les faits que celui de la minorité parasitaire bourgeoise et de ses valets.

3-Les libertariens prônent l’in-intervention de l’État

Les libertariens voudraient donc que l’État se taise, sous peine d’en accuser son existence, des liens qui lient les membres d’une même classe et des plans machiavéliques qu’ils se mettent en place, afin de concrétiser les conditionnements, qui avantageront leurs intérêts communs, dans le but ultime, de se donner des conditions avantagées, évidemment.

Mais de fait, les libertariens ne désirent pas la disparition de l’État, comme les communistes, mais celle de l’État qui ne se tait pas devant les inégalités sociales, découlant celles-ci des inégalités économiques conditionnées par le système capitaliste lui-même. Bref, les libertariens désirent un État bien à eux, conciliant, voire docile au diktat de ceux qui possèdent le ô kapital.

Qu’est-ce qu’un État conciliant pour les libertariens? Eh bien, c’est un État qui reconnait toujours la propriété privée, dont celle des moyens de production, mais cela, sans jamais ne tenir compte des conditionnements de chacun, apportant à chacun pourtant, des conditions fort différentes. Bref, le «jem’enfoutismedesautres»  s’affiche sans scrupule et prend le dessus. C’est ce que nomment fièrement, les auteurs libertariens, l’individualisme.

On peut donc conclure que le seul bon État pour les libertariens, c’est celui qui sera docile à la minorité parasitaire bourgeoise et que par conséquent, les prolétaires n’ont rien à gagner à suivre ce courant, qui n’a visiblement rien d’un mouvement «populaire».

L’état ne crée pas le corporatisme, les libertariens fabulent.

Les libertariens prétendent que l’État crée le corporatisme. Mais je vous démontrerai à travers ces lignes, que l’État n’est que l’outil que s’est donné cette concertation bourgeoise, mentionnée comme l’élite du système capitaliste, dite corporatiste par les libertariens.

L’État

D’abord, l’État, du terme connu,  vient historiquement des XVe et XVIe siècles et désignait une forme d’organisation du politique qui s’est développée à partir de la Renaissance. Il n’est pas d’hier comme on dit. Il a été précédé par la Polis grecque, la res publica romaine, le Saint Empire romain germanique etc. (Source :Wikipédia)

L’État, c’est l’outil de lance et de relance économique et sociale, mais aussi l’outil de répression par excellence, contre l’opposition à la démocratie par exemple, et parfois, malheureusement, contre la démocratie elle-même. L’État représente une concertation populaire, autour d’une «forme de gouvernement».  L’État naît donc d’abord du besoin des oligarques d’imposer populairement, ou «populistement» plutôt, leur diktat. L’État sert par conséquent, tant à épauler l’imposition d’un  régime démocratique ou non, qu’à donner un semblant de démocratie aux masses populaires, soumises pourtant, aux oligarques qui trônent hiérarchiquement sur eux, si minoritaires soient-ils en comparaison à la majorité populaire, laborieuse celle-ci.

L’État prendra plus tard une forme propre et relative aux «droits». On parlera alors d’État de droits. Mais là encore, cette forme d’État, comme d’autres, ne fait que concilier exploitants et exploités, sous une docilité semblant commune, mais aux nets avantages bourgeois. La propriété privée devient l’emblème privilégiée par les capitalistes, qui possèdent alors les moyens de production, et les capitaux pour s’en approprier, et/ou d’avantage.

L’État de droits, certes, constitue une avancée quant aux droits des travailleurs vendant leur force de travail, mais il leur confère également l’obligation de respecter l’ordre établi par les capitalistes qui d’ores et déjà, mettent à profit les nouvelles règles en vigueur. Car qui dit «droit d’entreprendre», dit droit de tirer profit d’opportunités, tant malsaines que saines. Alors qui dit droit de «profiter d’opportunités», dit  droit de «profiter du labeur d’autrui» entre autre, via cette potentialité que sont les moyens de production détenus par la bourgeoisie. Cela se coordonne via le besoins en général des prolétaires, et via leurs maladies en pratique, lorsque les réseaux de santé sont privatisés, s’il y a tel réseau.

L’État de droits sert donc, oui, la cause des travailleurs en ce qui concerne ses droits communs, comme le droit de vivre et d’être respecté en tant qu’être humain, mais il consent également à permettre aux bourgeois le droit d’exploiter le labeur d’autrui et ce faisant, la concentration de richesse au sein de cette classe devient inévitable. Cet État de droits néglige donc les intérêts d’une classe, pour en avantager une autre. Toutes ententes en perspective, demeure favorable à l’une des deux parties. Et les privilèges des uns, mieux conditionnés par leurs conditions, n’est en rien un argumentaire scientifique pour justifier l’oppression des «autres» et cela, encore moins lorsque les autres sont majoritaires, en comparaison aux «uns».

L’État n’est donc pas l’outil qui mène au corporatisme, mais plutôt, le corporatisme est l’évènement initial qui permet et qui pousse la bourgeoisie à se doter de l’État, ou à user de celui qui existe déjà, sans lequel, elle ne pourrait autrement imposer ses caprices et ses dogmes.

Car qui dit État, dit également répression, et oppression conséquemment. L’État fait respecter les droits qu’il impose, via le bras armé qu’il se donne, que l’on le nomme la «police» ou l’armée. Qu’importe, l’État demeure donc toujours policier, même s’il ne s’affiche pas.

Bref survol, certes, mais en ce qui concerne notre époque contemporaine, nous n’aurons pas besoin de survoler toutes les étapes de la progression de l’État pour donner notre verdict. Le constat final n’en sera point perturbé.

Le capitalisme 101 et le rapport de classes

Le capitalisme est un modèle économique, son nom le dit, carburant aux capitaux. Il met en valeur des dites lois immuables, consistant à donner des valeurs aux produits d’échange, selon leur offre globale, et leur demande globale. Un produit plus rare, grimpera par exemple en valeur, dû sa rareté, comme un autre, dense et facilement accessible aux couches les moins nantis, sera de moindre valeur. Une certaine logique s’applique, tant qu’on peut suivre les véritables statistiques de ces demandes et de ces offres.  Autrement dit, on ne peut pas garantir la parfaite valeur d’un objet, via les outils que nous nous sommes donnés. L’inventaire d’une production par exemple, peut prendre des semaines à se concrétiser en chiffres observés et lorsque ces chiffres sortent, le constat réel n’est déjà plus le même.

La valeur des produits brièvement expliquée, le capitalisme va au-delà des simples constats de valeur. Il permet, entre autre, d’amasser des capitaux, prétextant en cela, des pouvoirs relatifs y convenant, excusés par ce modèle économique et ses lois. Qui possède des capitaux, possède la possibilité d’entreprendre, bonne idée ou non en soutien. Qui possède les capitaux, peut s’approprier des moyens de production, telle une usine par exemple, sans pour autant démontrer quelconque mérite. Via cette usine, le propriétaire de ces moyens de production peut salarier des travailleurs lui offrant forces de travail en échange. Et qu’en disent les capitalistes purs et durs, l’entente entre ces deux parties ne peut que constituer une entente sur les modalités d’une exploitation, s’il y a profit créé par l’entreprise. La valeur de l’objet aura beau n’être connue qu’en temps et lieu de vente, ou d’achat, celle-ci, la valeur, définira néanmoins le taux d’exploitation du prolétaire, vendant lui, sa force de travail aux propriétaires de ces moyens de production pour créer une certaine richesse relative.

D‘autre part, le capitalisme est tellement bien adapté pour favoriser un semblant de partage qu’il s’est donné des loteries, et le droit de léguer des «mérites» et des «sacrifices», permettant ceux-là, dans le système capitaliste, de revendiquer le droit d’en profiter, quitte à ce que ce soit au détriment d’autrui. Cette soupape populaire imposée par l’État n’est pas inutile, elle permet entre autre à la bourgeoisie de profiter allégrement de son titre, sans que le prolétariat ne s’en offusque, car celui-ci espère en la loterie, un véritable repartage des richesses. En effet, la loterie maintient la dictature bourgeoise en place, et elle maintient et fait survivre le système capitaliste par conséquent. La loterie serait donc, selon les prolétaires on ne peut plus aliénés, garante de justice sociale.

Les classes et leurs intérêts

Outre ce simple rapport entre prolétaires et bourgeois, il y a la réalité de leurs intérêts propres à chacun, en tant que classes précisément distinctes.

La bourgeoisie détient les moyens de production, elle y trouve donc intérêt en la matière, en fonction de ce qu’elle peut en retirer économiquement. Par ses moyens de production, la définissant comme bourgeoise, la bourgeoisie se distinct inévitablement du prolétariat qu’elle embauche, devenant ce dernier, redevable à la bourgeoisie qui l’embauche, justement. Sans la bourgeoisie dans le modèle capitaliste, les capitaux sont insuffisants et les prolétaires ne peuvent entreprendre, quand même ils auraient de très, très bonnes idées. Il leur faudrait, par exemple, emprunter aux bourgeois la somme dont ils auraient besoin, et cela, aux modalités imposées par la bourgeoisie, qui ne pourrait qu’y voir une opportunité, là encore, de faire des profits.

Le prolétaire est communément le travailleur salarié. Il vend comme nous le disions, sa force de travail pour subvenir à ses besoins primaires et/ou secondaires.  Il vend cette force aux seuls capables de s’offrir son labeur, donc aux bourgeois en possédant les moyens. Le rapport entre cette classe et la classe bourgeoise n’est donc pas innée en l’humanité, mais relatif aux conditionnements qui menèrent lors de la révolution bourgeoise, à la dictature mondiale de celle-ci –dictature qui s’installa sur plusieurs siècles…- et à l’installation impérialiste, d’États pour ce.

Ces deux classes n’ont donc pas le même intérêt dans leur système capitaliste respectif. L’un emploi l’autre et l’autre lui vend sa force de travail. Le prolétaire retire quelques miettes de la richesse qu’il crée de ses efforts, alors que le bourgeois lui fournissant ses moyens de production pour ce, en retire un véritable profit, profit qui sera nécessaire à la modernisation de ses moyens de production, mais dont il aura tout de même pleinement le contrôle. L’un travaille donc pour que l’autre amasse.

Cette contradiction s’exerce en fait dans toutes les sphères du système capitaliste. Qu’il s’agisse de l’accès aux matières premières qui serviraient à fabriquer des objets de pacotille, ou des voitures de luxe pompeuses d’essence, tous n’ont pas le même accès à celles-ci. Que l’on ne mentionne que des restaurants merdiques où logent les pauvres, et ceux des riches, où les couverts dépassent la paie hebdomadaire moyenne des prolétaires, on y perçoit déjà une garantie d’injustice sociale. Ensuite, les vêtements, les articles ménagers ou les autres appareils qui pourraient légitimement faire l’envie des prolétaires, ne sont pas tous accessibles à ceux-ci, faute de moyens limités, concentrés ceux-là, chez la bourgeoisie minoritaire et parasitaire.

Mais c’est surtout lorsque l’on aborde la question de la santé ou de l’éducation que l’écart de richesse vient perturber le débat. C’est que, sans éducation, il est difficile de se sortir de la pauvreté et que, sans santé, il est difficile de vendre sa force de travail, une fois mal en point. Alors que de l’autre versant, le riche, lui, n’a que faire de ces factures de pacotille, qui ne viendront en rien modifier son budget ou l’étouffer socialement. C’est pourquoi le riche n’espère pas autre chose que la privatisation de ces services, puisqu’il est apte à se les offrir et qu’il en profitera largement. Et que le pauvre de son côté, désire le maintien de la soupape sociale que l’on s’est donné via l’État, c’est-à-dire l’universalité de l’accès à ces services.

D’autre part, on peut également observer l’arrivée d’une autre contradiction concernant la privatisation de la santé. Car certes, la privé en santé rend inévitable les deux vitesses, soit donc que les riches passeront avant les pauvres, parce qu’ils en auront les moyens. Mais il y a un débat tout autre, qu’est celui, précisément, de la capacité d’entreprendre, et de ce faire au détriment d’autrui. L’appropriation donc, des systèmes de santé, nécessite certainement une bonne contribution en capital, ce qui n’est pas d’augure pour tout le monde. Il y a donc une brèche dans la justice sociale, que l’État ne peut éviter que par son propre contrôle de l’universalité des soins, d’où cette révolution lors de la «Révolution Tranquille». Puisque de toute évidence, les moyens de soigner privatisés donneraient aux riches propriétaires de ces moyens, l’opportunité de s’enrichir sur les maladies d’autrui. Il faut noter là, que tous, toutes les classes, n’y trouvent donc pas leur compte.

Les intérêts de classe se heurtent ainsi donc sans cesse. Ils forment les classes, telles qu’elles le sont. Chaque classe et ses intérêts, ne peut se concilier à l’autre classe et ses intérêts, parce qu’il y a contradiction. Parce qu’une classe sur l’autre, y trouve son compte. Parce qu’une classe en particulier, vit apparemment du labeur, des besoins et des maladies de l’autre classe, ce qui n’est rien de moins que de l’oppression, déguisée en conciliation de classes. Une conciliation qui ne sera jamais totale et qui ne pourra jamais l’être.

Les intérêts de classe engendrent le corporatisme

L’État n’est donc pas essentiel pour créer le corporatisme, les intérêts de classe suffisent à concerter les forces de chacune en un front commun. On y décèle par exemple, les syndicats, les outils d’aide aux travailleurs externes tels que les conseillers pour les accidentés du travail. On y trouve également des firmes d’études sans but lucratif comme l’IRIS, qui viennent appuyer demandes et réquisitions des salariés, en apportant celles-ci, des études scientifiques sur la relativité du coût de vie de chaque classe en notre société.

Du côté des employeurs, l’appareil n’est envieux de celui des prolétaires. Conseil du Patronat, pratiquement collé sur le gouvernement… Diverses firmes d’études, financées par la bourgeoisie, appuient leurs demandes et sont même retranscrites dans divers journaux populistes. Le capitalisme en soi, leur lègue des divins droits, tels ceux que nous avons cité plus haut, dont celui d’exploiter les besoins, le labeur et la maladie d’autrui, par simple fait de posséder les moyens de ce faire. Les journaux eux-mêmes, ont un penchant patronat, puisque ces premiers appartiennent ni plus, ni moins, au patronat! Même son de cloche dans les médias télévisés, puisque les plates-formes, mise à part notre société d’État Radio-Canada, sont tous privées, et appartiennent donc à la bourgeoisie. Il serait fort étonnant de voir ces médias s’en prendre à leurs propres intérêts!

Bref, même sans l’État, on peut déceler et y constater des intérêts forts différents d’une part et d’autre des classes qui forment notre société. Avec ou sans l’État, le corporatisme est néanmoins bel et bien présent dans nos sociétés capitalistes, et le seraient d’avantage encore, s’il n’y avait justement pas ces États, pour réguler et donner un semblant de justice sociale. Mais le système capitaliste ne nous donnera jamais justice, puisque même celle-ci s’achète avec des capitaux, que toutes et tous ne possèdent pas en même importance, nous l’avons vu.

Il n’y a donc qu’un seul ingrédient nécessaire pour créer le corporatisme et l’État n’en est pas un. L’État, lui, n’est qu’un outil, créé pour donner au peuple, l’imaginaire émancipation qu’il désirait. Mais rien n’est plus faux. Les intérêts de classe priment et l’État, pour une classe comme pour l’autre, vient parfois embûcher le chemin.

Par ailleurs, certaines soupapes sociales inscrites dans l’historique des États, sont indispensables au maintien du système prévalant. Autrement dit, s’il n’y avait pas eu d’universalisation des soins de santé, ceux-là seraient toujours inaccessibles aux moins nantis, et les cliniques privées profiteraient encore plus aux bourgeois, où déjà, la richesse se concentre étant donné les moyens de production concentrés également chez ceux-là. Qui ici, peut avancer que le prolétariat ne se serait pas rebellé sans cette soupape sociale? Les idiots utiles du capitalisme, qui d’autre!

Conclusion finale

Les libertariens ne sont donc pas les sauveurs qu’ils prétendent être et n’ont rien de bon à apporter aux prolétaires, qui n’ont pas les mêmes intérêts que la classe minoritaire et parasitaire bourgeoise, que défendent ces libertariens.

Bref, le RLQ n’est qu’un ramassis de putes à bourgeois, à qui les travailleurs salariés du Québec ne doivent surtout pas faire confiance!

Certes, ils ont un véhicule plein d’idées, mais d’idées qui ont plus à voir avec les sites d’enfouissement et de compostage qu’autre chose!

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Du Tea Party au Réseau Liberté Québec, 9 novembre 2010, Stéphane Nicolas

Publié par sylvainguillemette le 10 novembre, 2010

Joanne Marcotte, la fondatrice du Réseau Liberté Québec (RLQ), l’affirme à qui veut l’entendre, le « Réseau Liberté Québec » est un « mouvement populaire », « grassroots » composé de citoyens préoccupés par les idéaux de « liberté et de responsabilités individuelles ». Éric Duhaime, un autre fondateur du RLQ, ne se cache pas de vouloir implanter un Tea Party québécois1. Comme nous le verrons, la comparaison est juste à plus d’un titre puisque le RLQ, tout comme le Tea Party, est largement appuyé par les mêmes think tanks et les mêmes bailleurs de fonds issus de grands lobbys privés.

Tea party, think tanks et Koch Industries

Le Tea Party, cet autre « mouvement grassroots », est notamment commandité par le think tank Freedom Works2. Ce groupe de pression est très actif ; il assure avoir « formé » plus de 150 000 personnes à sa doctrine ultralibérale, une copie conforme du discours officiel du RLQ : «Moins d’impôts, moins de gouvernement, plus de liberté».

Freedom Works dispose d’un budget annuel de « 10 millions de dollars », auquel contribuent largement les frères Koch3. Charles et David Koch ont en effet donné, via leurs fondations ou des dons privés, environ 8 millions de dollars au groupe Citizens for a Sound Economy, lequel deviendra Freedom Works.

Il faut dire que le groupe Koch Indutries, un puissant groupe pétrolier du Kansas, a largement les moyens d’investir dans ces mouvements avec 98 milliards de dollars de revenus en 2009, dont 40 milliards pour les seuls frères Koch (180 000 $ par minute)4, on est loin des classes populaires…

Les mêmes frères Koch financent plus d’une trentaine de groupes de pression qui démentent tous en bloc le réchauffement climatique. De 1997 à 2008, leurs généreuses contributions à ces groupes se sont élevées à plus de 48,5 millions de dollars5.

Le but de l’opération est simple : utiliser les influences intellectuelle et médiatique de ces think tanks afin de mettre en scène une « expertise » et convaincre l’opinion publique que le réchauffement climatique n’existe pas, ou que l’Homme n’en est pas responsable ou encore qu’il ne sert à rien d’agir… et surtout éviter d’inclure les coûts environnementaux dans la production du pétrole, ou d’en demander un contrôle démocratique.

Koch au Canada : RLQ, l’Institut Fraser et l’Institut économique de Montréal
Au Canada, l’Institut Fraser a reçu plus de 175 000$ de la famille Koch de 2005 à 20086. Et l’investissement est rentable puisque le think tank assure une bonne diffusion des idées « climato-sceptiques » par la publication d’articles, d’entrevues, de films qui dénoncent « l’alarmisme des environnementalistes »7,et sa participation au « climate-gate ».

C’est ce même Institut Fraser qui appuie le RLQ. Présent par un kiosque à l’entrée de sa conférence publique du 23 octobre dernier. C’est aussi l’Institut Fraser qui jalonne la carrière de Éric Duhaime, co-fondateur du RLQ, depuis son stage de maîtrise à l’Institut jusqu’à ses plus récents écrits8.

Éric Duhaime travaille également pour l’Institut Economique de Montréal (IEDM) fondé par la même personne que l’Institut Fraser : Michaël Walker. Son directeur, Michel Kelly-Gagnon était présent le 23 octobre dernier, tout comme celle de l’institut Fraser (et ex-directrice de l’IEDM), Tasha Keiriddine, une conférencière du RLQ, comme Maxime Bernier, le vice-président de l’IEDM, conférencier du RLQ également, tout comme Adam Daifallah, un autre étudiant boursier de l’Institut fraser 9 et fellow de l’IEDM.

Ezra Levant, un autre invité du RLQ, vient de publier un livre sur les vertus morales des sables bitumineux albertains : « Ethical oil ». Et précisément, Koch Industries est l’une des compagnies pétrolières qui dominent l’exploitation polluante du pétrole albertain. Ezra Levant a d’ailleurs brillamment débuté sa carrière conservatrice en étant Summer Fellow à la Koch Foundation, puis en travaillant pour l’Institut Fraser10.

Si l’argent du groupe Koch, via Americans for Prosperity a contribué à organiser plus de 1 000 Tea Party aux USA11,12… il en a aussi organisé un, le 23 octobre dernier, au Québec, via l’Institut Fraser.

Lorsque le « mouvement populaire » du RLQ assure la promotion du « climato-scepticisme », ce n’est que le discours de ces 2 des think tanks ultra-libéraux et conservateurs13 qu’il reprend, et ce sont bien les intérêts de la famille Koch qui s’expriment à travers eux. Moins d’État pour des sociétés pétrolières comme Koch c’est moins d’impôts, c’est avant tout plus de bénéfices, et un droit de polluer jamais remis en question.

Défier l’establisment médiatique

Le Tea Party a également reçu l’appui du magnat de la presse, Rupert Murdoch, directeur de Fox News14. Glenn Beck, un de ses « journalistes », mormon born-again, conservateur, sioniste radical assumé, y joue un rôle important.

Au Québec, le RLQ entend, lui aussi, tout comme le Tea Party « défier l’establishment médiatique », et son Rupert Murdoch québécois s’appelle Pierre Karl Péladeau, à la tête de son empire médiatique.

Quebecor était présent par un stand lors de la conférence du RLQ, distribuant gratuitement le Journal de Québec. Quant à savoir qui jouera le rôle de Glenn Beck, le choix est large entre ses chroniqueurs et journalistes : Richard Martineau, Joseph Facal, Nathalie Elgaraby (de l’IEDM, ex directrice de l’Institut Fraser), Éric Duhaime, etc.

Notons également que Quebecor imprime la revue « Perspectives » de l’institut Fraser. C’est également l’ex-employeur de Tony Teneycke, le premier invité d’honneur du RLQ, remplacé finalement par Ezra Levant, lui aussi employé du groupe par le biais de SUN TV.

Lorsque le RLQ parle de « défier l’establishment », il faut donc entendre la défense des intérêts de Quebecor et sa volonté de prendre un virage ultra-conservateur. Moins d’État ici, signifie surtout moins de réglementations, plus de revenus, moins de syndicats, moins de CRTC.

« Réformer » le « modèle québécois », développer les gaz de schistes

Et le RLQ, quand il se fait l’avocat d’une coupe à blanc dans le « modèle québécois » tient également le même discours que l’Institut Fraser ou l’IEDM. Il défend également les intérêts de firmes d’assurance privées comme par exemple toutes celles que détient Paul Desmarais, dont la femme, Hélène, préside également le conseil d’administration de l’IEDM.

La famille Desmarais possède aussi des parts importantes dans le gaz naturel via le groupe Suez, et l’IEDM, tout comme l’institut Fraser, prépare leur ruée vers l’Est et le gaz de schiste du Québec.

Il donne la parole au patronat15 de ce secteur pourtant largement déréglementé16 qui plaide pour encore moins de taxe, de contrôle et de permis. C’est d’ailleurs aussi la position de Jacques Brassard et Reynald du Berger, deux autres invités du RLQ.

Loin d’être réformiste, cette droite assumée fait l’apologie d’une véritable révolution dans laquelle les plus riches refusent toute redistribution de la richesse, et la monopolisent, en toute liberté… pour eux !

Une organisation partisane et ses hommes politiques

Alors que le RLQ est enregistré, comme tous les think tanks, comme une « organisation de rencontres politiques (sic) non-partisanes », le réseau semble pourtant largement orienté vers l’ADQ sur la scène provinciale et par le parti conservateur sur la scène fédérale.

Les fondateurs sont tous adéquistes ou conservateurs presque sans la moindre exception. L’attrait d’un électorat mobilisé par les radios de droite de la région17 est grand pour certains hommes politiques.

Qui raflera ce pactole politique et sera la Sarah Palin du RLQ ? Éric Caire, Maxime Bernier18, Gérard Deltell se proposent, on attend avec impatience leur photo en Bikini.

Conclusion

Si le RLQ se décrit comme un mouvement populaire de droite, ce n’est pourtant encore vrai que de façon très embryonnaire. En revanche, son ascension correspond exactement à la convergence de groupes puissants qui font valoir leurs intérêts aussi fort que leurs journaux, leurs think tanks et leur argent le leur permettent.

Les différents thèmes politiques abordés par le RLQ ne sont que la juxtaposition de ces intérêts. Si la droite libérale est maintenant connue pour ses relations affairistes avec la construction, les garderies, la mafia, etc. la droite ultra-libérale et la droite conservatrice portent aux affaires des grands lobbys du pétrole, du gaz, de la presse et des assurances.

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1 Quebec’s’Tea Party’ is born, Andrew Chung, Toronto Sun, 5 septembre 2010. Disponible sur http://www.thestar.com/news/canada/article/856919–quebec-s-tea-party-is-born

2 http://blog.lefigaro.fr/transamÉrica/2010/10/la-face-cachee-des-tea-party.html

3 Le Freedom Works compte 34 collaborateurs et revendique 800 000 membres aux USA. http://crooksandliars.com/taxonomy/term/7833,7762,5883

4 http://network.nationalpost.com/NP/blogs/fullcomment/archive/2010/05/11/tim-mak-the-men-behind-the-money-behind-u-s-conservatism.aspx

5 Selon un rapport public de Greenpeace, la prodigue famille pétrolière finance notamment les groupes conservateurs AmÉricans for Prosperity, le Heritage Foundation, le Mercatus Center et le Cato Institute. : http://www.greenpeace.org/international/en/news/features/dirty-money-climate-30032010/ voir le dossier complet sur http://www.greenpeace.org/usa/en/media-center/reports/koch-industries-secretly-fund/

6 http://www.straight.com/article-300619/vancouver/fraser-institute-among-dozens-climate-denial-groups-funded-oil-company-report-says

7 http://www.fraserinstitute.org/fr/research-news/news/display.aspx?id=12085 ou encore Fraser Institute, “Understanding Climate Change: Lesson Plans for the Classroom,” Holly Lippke Fretwell and Brandon Scarborough, 30 June 2009 http://www.fraserinstitute.org/researchandpublications/publications/6819.aspx

8 “Liberté de choix et transparence s’imposent”, Éric Duhaime Le Devoir 14-15 mars 2009.

9 Il a reçu en novembre 2001 une bourse de 10 000$ de la part de l’institut et a codirigé sa revue étudiante : Canadian Student Review, Octobre/Novembre 2001, p 2.

10 http://en.wikipedia.org/wiki/Ezra_Levant

11 http://thetyee.ca/News/2010/11/01/TeaPartyTies/

12 http://pourquedemainsoit.wordpress.com/2010/09/18/tea-party-un-masochisme-a-l%E2%80%99amÉricaine/

13 Dans la rubrique « l’iedm dans les médias » de son site web, l’institut fait une revue de presse des articles portant sur le RLQ… http://www.iedm.org/main/media_fr.php

14 http://blogues.cyberpresse.ca/hetu/2010/09/03/les-milliardaires-du-tea-party/

15 Voir notamment l’article « En tête à tête avec Robert Bédard », Perspectives, Printemps 2009, volume 2. Robert Bédard est le directeur de Athéna Energies Marketing, il y fait valoir l’importance de ne pas taxer les compagnies minières qui veulent exploiter le gaz de schistes au Québec. Entrevue réalisée par Tacha Keiriddine, directrice régionale de l’Institut Fraser, invitée du RLQ.

16 Ezra Levant a d’ailleurs lui aussi brillamment débuté sa carrière conservatrice en étant Summer Fellow à la Koch Foundation, puis en travaillant pour l’Institut Fraser.

17 Dont CHOI-FM qui semble jouer un rôle prépondérant dans la promotion du RLQ. Une radio qui emploie notamment Éric Duhaime, et propriété de RNC Média dont le directeur est Raynald Brière, l’ancien directeur de TVA, groupe Québécor. http://www.ledevoir.com/culture/62275/raynald-briere-passe-a-radio-nord

18 Maxime Bernier est vice-président de l’IEDM et promet le pactole : l’abolition de l’impôts sur les entreprises.

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F-35, les conservateurs sionistes pensent nous en passer une p’tite vite…

Publié par sylvainguillemette le 29 octobre, 2010

En effet, les conservateurs, avec l’achat des F-35, sont à la veille de nous en passer une belle.Et tout le débat nous démontre qu’il serait souhaitable, avec toutes ces sorties publiques, et ces entrées privées, que les entreprises privées d’armement soient toutes nationalisées, sans exception. Elles sont profitables et génèrent des génies, puisque le génie humain y est cumulé, et bien entretenu avec beaucoup de capitaux.

Les capitaux n’étant pour l’instant que l’outil du capitalisme jouant un rôle intermédiaire entre l’offre et la demande, sont malheureusement dans ce système capitaliste, concentrés chez la minorité possédant les moyens de production, les employeurs. Ils deviennent de la sorte, les seuls acteurs potentiels d’une économie dont les dés sont pipés.

Nationalisons les moyens de production salariés, débarrassons-nous à jamais de l’exploitation.

 

 

 

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La démocratie est-elle garante de l’omniscience?

Publié par sylvainguillemette le 26 octobre, 2010

Puisque la démocratie n’est pas garante d’omniscience, je dirais que notre manifestation du 23 octobre 2010, en réponse au rassemblement de l’extrême droite économique et morale du RLQ, fut une patente réussite!

Aux évidentes tentatives de privilégier une fois de plus la bourgeoisie au détriment du prolétariat en temps de crise capitaliste, les opposants à ce projet ont pour leur part une fois de plus exprimé leur rejet, arguant que les solutions apportées par le Réseau Liberté Québec n’étaient que celles, monolithiques, répondant à une économie préalablement pipée.

En effet, les solutions proposées par le RLQ aux maux qui affligent le Québec, ne sont que celles qui avantageront la bourgeoisie, en réponse pourtant, à leurs antérieurs caprices. Le RLQ propose donc une moindre participation de l’État, de sorte que tout à coup, celui qui servait leurs intérêts ne semble plus les servir. En fait, l’État étant l’outil du parti au pouvoir, il fut longuement l’outil des bourgeois, lesquels les partis au pouvoir consécutifs du Québec, ont grandement servi. Mais rien ne va plus, et les syndicats, mouvance des conséquences d’une lutte de classe, ont paraît-il, pris leur place au sein de cette conciliation de classe. Un naturel adversaire des intérêts de la bourgeoisie pourtant, le syndicalisme a bel et bien sa place au sein d’une économie capitaliste, divisant les êtres humains en deux classes bien précises; les exploitants, les exploités. Mais le RLQ veut la soumission totale du prolétariat et nie l’existence de cette classe, prétextant qu’il y a consentement entre les deux parties, plutôt que d’admettre qu’il y a consentement sur les «modalités» de l’exploitation d’une classe par l’autre.

Par exemple, le RLQ propose de limiter la participation de l’État au minimum dans les affaires sociales des Québécoises et des Québécois, c’est-à-dire, de ne lui permettre que l’«obligation» de faire respecter la propriété privée, dont celle des moyens de production. Or, cela ne serait finalement, que faire respecter la dictature bourgeoise, parce qu’en cela, rien ni personne, ne pourrait questionner cet ordre établi. Les «anti-syndicalleux» comme ils se nomment eux-mêmes, n’ont toutefois rien à déplorer de l’existence de lobbys bourgeois tels : FRASER, IEDM, Conseil du Patronat, les partis capitalistes, et j’en passe…

Le RLQ propose donc également de remplacer notre système de santé universel, déjà bien amoché par la participation du privé et son coût exorbitant, par un système totalement privé. De sorte que, toutes et tous seront redevables aux bourgeois possédants les cliniques de santé et les hôpitaux pour se faire soigner, et que ces derniers seront les seuls en mesure d’entreprendre en la matière et de profiter allègrement de la maladie d’autrui, puisqu’ils auront le préalable nécessaire pour ce, le capital. Voilà d’ailleurs leur seul «mérite». Rien ne serait plus beau pour ces parasites que de pouvoir profiter des malades, qu’ils occasionnent par ailleurs eux-mêmes, via les exploitations diverses auxquelles ils soumettent les prolétaires. Des milliers de Québécoises et Québécois sont blessés chaque année dans des accidents de travail et il en meurt en moyenne 190 annuellement, détruisant là, les mythes du «risque pris», des «sacrifices» et des «efforts» consentis seulement disent-ils, par les bourgeois.

Mais le RLQ s’est étrangement alourdi de personnalités plutôt gênantes, pour défendre de tels dogmes. On y prône l’autonomisme, mais la plupart des figures connues ayant participé au rassemblement du RLQ en ce 23 octobre, furent à la remorque de l’État québécois et/ou canadien, ou de sales bourges. Sinon, c’est qu’ils furent, comme Jeff Fillion par exemple, chanceux de ne pas avoir à «travailler pour vrai», de ne pas avoir eu à faire d’effort physique ou intellectuel, pour déblatérer ses débilités populistes, au profit précisément, d’un bourgeois dont les intérêts sont certains, ici.

Le RLQ s’est sinon construit avec les efforts de démagogues et d’apologistes du régime d’Augusto Pinochet. Rappelons-nous le torchon idéologique de madame Marcotte, qui ne faisait finalement, que dépeindre la gauche en «mal» absolu, sans pourtant y argumenter ses propres idées, révolues et ratées à l’essai, ailleurs… Éric Duhaime sinon, a bel et bien minimisé l’impact sur les Chiliens, du régime de Pinochet, reprenant des données économiques à la main, en guise d’excuse, pour l’inexcusable. Encore faut-il admettre que ces données ne sont pas reconnues par d’autre, que les bourgeois, les libertariens et l’ensemble de leurs sbires. Gérard Deltell pour sa part, n’a semble t-il pas comprit le message des dernières élections, et croit, lui aussi, à tort, qu’une bouteille neuve, cachera le mauvais goût de son mauvais vin, amer et dégoûtant.

Une belle brochette de gens détestés par les Québécoises et les Québécois, tant pour leur faible fidélité, que pour leurs idées démagogues, dénuées de bon sens et d’argument, mais surtout, de justice sociale.

Les Québécoises et les Québécois ne seront pas dupes. Ils verront clair au jeu des libertariens, tentant de nous faire croire que, la solution à notre mal capitaliste, serait un capitalisme encore plus sauvage. Car si la démocratie n’est pas garante d’omniscience, le capitalisme, lui, n’est pas garant de justice sociale. Dans une économie où les richesses ne sont, et ne seront jamais partagées, il est difficile de faire gober au prolétariat, mendiant ironiquement cette richesse qu’il crée de son labeur, qu’un capitalisme plus pur et plus dur lui serait favorable de quelque façon que ce soit, s’il était «autonomiste» et remis à lui-même. Et d’autre part, tous ces services que nous procure l’État, seraient encore plus coûteux per capita une fois privatisés.

Est-ce que le RLQ propose véritablement une alternative? Ou n’est-il, justement, que le dernier souffle d’une droite agonisante? La mort de la droite économique partout dans le monde, les a plongé à se défaire des mollesses antérieures, pour se différencier en tant qu’extrémistes, voire intégristes, d’une mouvance plutôt sectaire, dénuée de fondement argumentaire logique et sain d’esprit.

Ces intégristes, ces idiots utiles à bourgeois, ne sont pas nos sauveurs, chers prolétaires. Ils sont, précisément, les sauveurs de cette classe parasitaire et minoritaire que forment les bourgeois, apeurés de perdre le contrôle de l’État, en pleine débâcle sous le système capitaliste, devenu corporatiste sous leur propre gouverne. Ils ne visent qu’à vous exploiter d’avantage, dans un semblant d’humanisme, où leur égoïsme transpire au-delà de leurs prétentions.

Soyez certains chers prolétaires, que nous, de l’Alternative socialiste, membre de Québec solidaire, veillerons à dénoncer leurs manigances, et à proposer de véritables alternatives au capitalisme, qu’il soit corporatiste ou non. Le «corporatisme» n’est d’ailleurs qu’un autre prétexte, pour déguiser une conciliation naturelle des intérêts communs de la classe bourgeoise, tout comme le syndicat, lui, répond aux intérêts communs des travailleurs salariés, donc exploités.

Merci à tous ceux et celles qui se sont déplacé(e)s pour l’occasion!

Sincèrement et solidairement camarades, continuons la lutte de classe, pour mettre fin au corporatisme, au salariat donc, et à l’exploitation de l’être humain par l’être humain!

«Pour aimer les hommes, il faut détester fortement ceux qui les oppriment.» J.P.Sartres

Sylvain Guillemette

Alternative socialiste

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Les coopératives devraient être l’Intérêt Premier des syndicats contemporains

Publié par sylvainguillemette le 5 octobre, 2010

Les preuves de l’efficacité des syndicats à défendre les intérêts des travailleurs salariés ne sont plus à faire. Largement, ceux-ci nous ont prouvé qu’ils pouvaient apporter un semblant de contrepoids au diktat des employeurs, ou à tout de moins, non seulement sont-ils aptes à quémander certaines conditions de travail pour continuer la création de richesse, mais ils parviennent à imposer cette relative et légitime demande à leurs apports pour la société et l’enrichissement personnel des propriétaires de moyens de production.

Les syndicats ont mené les luttes que toutes et tous n’avaient pas le courage de même entamer. Seul, devant la bourgeoisie unifiée par son régime capitaliste, le prolétaire individuel ne faisait pas le poids contre l’autorité établie, du monde dit de Droit. Mais uni, même s’il a goûté au mousquet plus d’une fois dans son histoire, le prolétariat s’est conséquemment donné des pouvoirs qu’il n’aurait jamais pu obtenir sans l’Union de ses forces laborieuses.

Le syndicat aura également contribué à l’obtention de meilleures modalités d’entente sur l’exploitation du labeur du prolétariat syndiqué et non-syndiqué. Il aura apporté de meilleurs salaires par exemple, ou à des régimes de pension, des couvertures médicales, etc.. Sans l’effort commun des salariés, rien de ceci n’aurait été possible. La dictature bourgeoise n’aurait aucune entrave, comme le souhaitent en fait les libertariens, qui arguent que le corporatisme disparaîtrait avec la disparition de l’État. Reniant ainsi le fait qu’il existe des intérêts communs aux bourgeois, et le fait qu’ils se concerteront, même contre le prolétariat démuni d’outil d’intervention -afin là de mettre en place des structures qui les avantageront d’abord-, les libertariens se campent dans le monde imaginaire qu’ils se sont créé pour la cause, en niant; le rapport d’«exploitation» entre le prolétariat et la bourgeoisie, le fait qu’il faille préalablement –ou l’emprunter- posséder du capital pour entreprendre, mais surtout, que les conditions de chacune et chacun sont relatives à des conditionnements précis, qui ne sont en rien niable et/ou négligeables en regard du jugement social qui sera porté contre les conditionnés, puisque l’économie va de pair au social.

C’est bien simple, sans le syndicat, les travailleurs persisteraient à quémander, sans cesse quémander, chacun de leur côté, sans rapport de force possible.

Mais d’autre part, jusqu’ici, les syndicats n’amènent manifestement rien d’autre qu’un rempart contre les mauvaises gestions bourgeoises, ou les jeux de force comme les «lock-out» ou quelconque autre oppression bourgeoise. Ils ne visent pas plus loin, ils ne jouent plus leur rôle respectif, soit celui de servir l’intérêt des travailleurs salariés. Or, il y a une solution, et non la moindre pour palier à ce surplace historique.

En ce système capitaliste, où les capitaux ne sont pas à portée de toutes et tous, il y existe d’autres orientations que de quémander à ceux qui possèdent le capital nécessaire à l’élaboration de moyens de production. Les toiles sociales que composent les coopératives, permettent ce prêt de capitaux et l’aide nécessaire à l’appropriation de moyens de production par les prolétaires –salariés-, ainsi qu’à la mise en place d’une gestion sérieuse et rigoureuse de la coopérative.

Et où je veux en venir avec les syndicats et les coopératives? Plutôt que de concentrer des sommes pour palier à des «lock-outs» ou à encaisser des grèves de pacotille, non toutes aussi productives que les manifestations de masse -Celles-ci, en Europe, font-elles reculer les gouvernements s’aplatissant devant le concert de demandes bourgeoises d’être sauvé de leurs propres ratées?-, les syndicats devraient mettre des capitaux de côté pour acheter d’éventuels moyens de production que des bourgeois faillant à leur gestion d’entreprise, seraient tentés de laisser partir pour des «peanuts» en cas de faillite. Ils pourraient également, simplement magasiner la possibilité de démarrer leur propre coopérative, entre salariés, et entrer en compétition avec l’employeur actuel.

Les syndicats devraient voir à prendre possession des moyens de production dont ils se spécialisent. Les syndicats doivent revoir leur rôle, et ne pas jouer le jeu du capitalisme, comme le font «les fonds» de certains syndiqués… Il ne faut pas seulement mettre du capital ici et là en guise d’investissement, mais s’approprier les moyens de production, et les développer en coopératives, en guise d’alternative économique et donc, en guise d’alternative sociale à l’individualisme et à l’égoïsme crasses qui sévissent en nos sociétés capitalistes.

Cela, en soi, peut paraître bénin, mais il apparaît qu’une telle entreprise nous permettrait, tout en nous dégageant de la centralisation des pouvoirs en l’État, de nous dispenser de l’exploitation des humains par les humains, mais également de permettre aux entrepreneurs de vaquer à ce qu’ils chérissent le plus de cet univers -outre leurs proches sans doute-, où leur créativité est indispensable à l’innovation, à l’évolution donc, de l’humanité.

Ainsi, les lois de l’offre et de la demande sont temporairement respectées, jusqu’à ce qu’entrent en collision, les contradictions patentes de ce système de consommation, versus la viabilité de ce dernier, pour l’humanité toute entière. Car tôt ou tard, ces lois de sorcier ne seront plus crédibles, ou c’est que, celles-ci imposeront un monde encore plus dur que ce capitalisme corporatif que dénoncent les capitalistes absolus, ceux-là, voulant l’éradication de tout intervenant entre le salarié et l’employeur, logiquement.

Les syndicats doivent démontrer qu’une alternative économique est possible et qu’en rien, nous, prolétaires, ne serons désormais prêts à négocier, dans un proche avenir. Nous sommes majoritaires, nous les faisons vivre, nous les enrichissons, nous leur octroyons des pouvoirs étonnamment démesurés et ne sommes pourtant pas comme eux de nous, dépendants d’eux. Nous devons nous tenir debout, et remplacer ce nouveau cadavre du capitalisme, par un véritable socialisme. Les coopératives en sont une forme, et il faut bien commencer quelque part, non?

Il faut aller de l’avant en ce sens et ne pas réparer ce qui ne fonctionnera de toute façon pas. Il faut faire table rase et remplacer cette dictature par la nôtre. Ramenons la démocratie comme elle se doit d’être. La coopérative est une opportunité à ne pas dénigrer, en ce sens que nos productions seraient également le fruit de notre démocratie réelle.

Est-ce que ça en vaut la peine? Est-ce que ça rapportera plus que les entreprises privées? Eh bien, si la bourgeoisie, elle, investit dans les moyens de production, ce doit être que ça en vaut parfois la peine. Ensuite, afin de savoir si ce sera plus payant que l’entreprise privée, pour le travailleur salarié précisément, vous n’avez qu’à demander aux bourgeois, si  ça en vaut la peine, d’exploiter le labeur, les besoins et les maladies d’autrui. La richesse concentrée en leur petite minorité, me dit que oui…

(Maintenant, à tort, les libertariens croient que les socialistes ne veulent pas reconnaître les légitimes mérites d’un entrepreneur, ou d’un innovateur quelconque. Ils se trompent. Nous reconnaissons de loin ce mérite imaginatif, mais en rien, nous ne considérons ce mérite comme légitimant l’exploitation de quiconque. D’ailleurs, nulle part au monde il n’est nécessaire de se faire exploiter. C’est d’ailleurs tout ce que défendent réellement les libertariens, soit le droit d’exploiter son prochain, quelque soient les besoins…)

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