Reactionism Watch

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Après l’Iraq, FOX attaque l’Iran

Posté par L'Agitateur le 23 août, 2007

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En avoir pour son argent

Posté par Hugo Jolly le 10 août, 2007

Nous aimerions ici revenir sur un billet du très brillant David d’Antagoniste.net du mercredi 8 août intitulé « En avoir pour son argent ». Dans celui-ci il présentait les chiffres dévoilé par le directeur général des élections (DGE) du Québec. En voici donc l’intégralité:
Il y a 2 semaines, le directeur général des élections du Québec a rendu public les chiffres des dépenses électorales de l’élection du 26 mars. Quel parti a été le plus efficace avec son argent ? Voici un graphique illustrant le nombre de vote pour chaque dollar de dépenses électorales:

Ça coûte cher vouloir enfoncer des idées socialistes dans le crâne des gens…

Au total voici les dépenses des partis politiques:

  • PLQ: 3,60 millions $
  • PQ: 3,41 millions $
  • ADQ: 1,50 millions $
  • Québec Solidaire: 673 372$
  • Parti Vert: 137 355 $

Les chiffres rendus publics par le DGE démontrent une fois de plus qu’il est hasardeux de tracer un parallèle entre les dépenses électorales et l’appui populaire qui risque d’en résulter.

Par contre, ce cher David semble oublier que Québec Solidaire a dépensé moins de la moitié du budget de l’ADQ, et 5 fois moins que le PLQ.

Par ceci, nous aimerions répondre à ce grand davidien. Le Parti Vert, un parti écologiste et prônant la démocratie participative (un concept de gauche), a récolté 1.11 votes par dollar dépensé. Il est donc faut d’affirmer que ça coûte cher d’enfoncer des idées socialistes dans le crâne des gens.

De plus, il ne faut pas oublier que Québec Solidaire en était à sa première participation à des élections depuis sa formation (fusion de l’Union des Forces Progressistes et d’Option citoyenne) et que le Parti Vert et QS avait chacun 4% des voix, mais sans le scrutin proportionnel, ils n’ont aucune représentation à l’Assemblée nationale.

Pour relancer David: Ça coûte cher endoctriner le peuple avec des idées de droite… en fait, aux dernières élections ça vous a coûté 8 510 000$… Et après tu viens parler du maigre 810 727$ dépensé par des « socialistes ».

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La Gauche progressiste ? Non, réactionnaire !

Posté par L'Agitateur le 4 août, 2007

C’est ce qu’affirmes le gouru d’Antagoniste dans son récent billet suite aux propos de Biz, un des rappeurs de Loco Locass. Ce dernier a déclaré dans un interview avec Franco Nuovo que la montée de la Droite au Canada (Parti Conservateur) et au Québec (ADQ) « [...] est explicable par la méconnaissance complète de notre histoire collective [...] ».

Pour mieux comprendre le sens de ces mots, David a écris une théorie profonde et très scientifique : selon son analyse des paroles de Biz, « la connaissance de l’histoire du Québec devrait mener à un rejet des partis de droite ». Par ce fait, notre gourou préféré hallucine une monopole de l’histoire capturée par la Gauche (qu’il qualifie de gogauche comme de nombreux droitistes), tout comme c’est le cas – selon la Droite et Illusion Tranquille – de la vertu.

C’est ainsi donc que David, suite à une vieille lecture d’un texte d’opinion d’Alain Dubuc, qualifie la Gauche de réactionnaire car « elle incarne l’immobilisme et la résistance au changement. Elle s’attache aux symboles, elle s’accroche au statu quo, elle valorise le passé. » Somme toute, Biz est le porte-parole de la Gauche et de la souveraineté du Québec… selon David.

Doit-on lui faire rappeler qu’il a déjà été farouchement contre les conservateurs, la Droite et tout ce qui se rapportait au mot “privatisation” ? Son ancien blogue même, “Manu Militari”, possède plusieurs exploits. Malheureusement, il n’existe plus et s’est transformé en “Antagoniste”. Nous encourageons les lecteurs et lectrices à écrire dans les commentaires plusieurs passés croustillants des opinions de David.

Quand on me présente des arguments intelligents, je change volontiers mon opinion. C’est pourquoi je suis passé du NPD aux conservateurs. C’est pas mal pour une personne soit disant bouchée… – David, d’Antagoniste.net

Certes, il est très amusant de voir que la Gauche – selon lui et plusieurs autres – est ce qu’on appel réactionnaire, soit une politique ultra-conservateur voulant le retour au passé idéalisé. C’est l’antonyme de révolutionnaire, voire même de progressiste. Donc, le réactionnaire est celui qui veut revenir en arrière.

Pourtant, regardons la Droite davidienne et l’ADQ ; tout deux veulent un retour du libéralisme et la diminution au plus haut point de l’État ; tout deux désirent avoir du “changement”, soit un retour en arrière ; tout deux se sentent menacés lorsqu’une culture étrangère se dévoile dans la leur, qui est dans leur tête ethnocentrique ; tout deux prônent l’élimination d’acques sociaux à travers les années par les syndicats, mouvements ouvriers et mouvements étudiants ; et nous pouvons continuer ainsi pendant longtemps.

Conclusion : qui est le réactionnaire ? Celui qui veut un retour de ce qui a été un échec, ou celui qui veut une avancée des expériences progressistes ? Selon les davidiens, la réponse est claire : l’avancée des expériences progressistes acquises est réactionnaire.

P.S.: Rappelons que ce n’est qu’un artiste qui a répondu à la question d’après son point de vue, et que cela ne représente pas du tout l’ensemble de la Gauche comme s’entête à croire les davidiens.

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Al Qaïda en Irak : faut-il croire George Bush ou ses généraux ?

Posté par Libertad ! le 2 août, 2007

Nous avons trouvé un nouvel article publié sur le réseau Voltaire qui traitait d’Al-Qaïda en Irak. Selon cet article, les généraux américains en Irak ont affirmé que ce réseau terroriste international n’existerait même pas dans le pays ; que ce n’était qu’une fabrication de propagande psychologique. Nous le recommandons à tous et toutes ! Voici l’article en question :
Alors que le président Bush met en garde ses concitoyens contre le danger « d’Al-Qaïda en Irak » qui formerait des cellules pour attaquer les États-Unis, des officiers supérieurs états-uniens ont admis que cette organisation n’existait pas. Les généraux Casey et Kimmitt ont reconnu qu’Al-Zarkaoui était une fabrication de leurs services de guerre psychologique et le général Bergner a déclaré que son successeur, Al-Baghdadi, était un acteur.

Image extraite de la vidéo d’Abou Omar al-Baghadadi, chef d’« d’Al-Qaïda en Irak »

Il est communément admis que les relations internationales sont entrées dans une nouvelle ère le 11 septembre 2001. Cependant les politologues divergent sur l’analyse de cette période selon leur lecture des attentats qui en marquent le début.

  • Les atlantistes se réfèrent à la version gouvernementale : ils auraient été organisés par Al-Qaïda depuis son repère afghan. Ils en concluent que le principal danger de notre époque est le terrorisme islamique, et approuvent les opérations militaires en Afghanistan et en Irak.

  • Les partenaires plus lointains des États-Unis envisagent que l’administration Bush ait eu connaissance à l’avance des attentats et les ait laissé commettre pour les instrumenter à des fins politiques. Ils évoquent le précédent du désastre de Pearl Harbor, que l’état-major US laissa bombarder pour entrer dans la Seconde Guerre mondiale contre le Japon et l’Allemagne. Ils en concluent que si le péril islamique est bien réel, il convient cependant de ne pas suivre les États-Unis dans toutes leurs aventures. Ils admettent que l’attaque de l’Afghanistan était une riposte légitime, mais restent dubitatifs devant l’opération irakienne.
  • Enfin les politologues des pays non-alignés réfutent la version gouvernementale et considèrent que les attentats ont été organisés par le complexe militaro-industriel anglo-saxon. Ils évoquent l’incident fabriqué du Golfe du Tonkin ou l’opération Northwood. Ils en concluent que le péril islamique est une construction artificielle et que le vrai danger, c’est l’impérialisme anglo-saxon. Pour eux, les attaques de l’Afghanistan et de l’Irak sont toutes deux des guerres d’agression.
Sur la scène internationale, j’ai été le premier politologue à remettre en cause la version bushienne des attentats du 11 septembre et à pronostiquer l’instauration d’un régime militaro-policier aux USA et la multiplication des aventures militaires. Depuis lors, le Réseau Voltaire que je préside a développé sur cette base un suivi constant et une analyse permanente des relations internationales.

J’ai souvent expliqué qu’Al-Qaïda était une création commune de services de renseignement états-uniens, britanniques, saoudiens et pakistanais dont il sert les intérêts. Au cours des six dernières années, j’ai affiné la connaissance que nous pouvions avoir de ce phénomène à la fois à partir de ses manifestations successives et aussi au regard d’opérations précédentes comme celles du Gladio.

Cependant la politique de l’administration Bush commence à rencontrer des limites dans son propre camp.

  • En premier lieu, l’équilibre interne en Arabie saoudite s’est modifié avec l’accession au trône du roi Abdallah et le rappel à Riyadh du prince Bandar, le « fils adoptif » des Bush. En définitive, le roi a interdit à son neveu de continuer à financer des cellules combattantes labellisées Al-Qaïda. La première conséquence de cette rupture aura été la révolte des mercenaires du Fatah al-Islam au camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared. Cet épisode a confirmé d’une manière certaine qu’Al-Qaïda au Liban était une manipulation de MM. Bush, Bandar et Hariri.

  • En second lieu, il est difficile à terme de maintenir le cloisonnement d’Al-Qaïda, en tant que réseau opérationnel secret, alors que l’on veut en faire d’un autre côté une organisation politique globale. Ainsi les responsables de l’Intelligence Bureau pakistanais, qui sont en charge depuis longtemps de la formation idéologique et des publications des Talibans, a empiété sur le rôle de l’Inter Services Intelligence (ISI), chargé de la formation militaire des mercenaires d’Al-Qaïda, toujours avec des financements anglo-saxons gérés par le prince Bandar. En outre, l’Intelligence Bureau a apporté son soutien aux séparatistes ouighours du Xingkiang chinois, alors que pour des raisons politiques évidentes, dans ce dispositif, seul le MI6 britannique est habilité à traiter Al-Qaïda-Chine. Du coup Pékin a exigé une clarification immédiate. Pour éviter la guerre, le président Pervez Musharraf a été obligé d’éliminer tous les cadres de sa police impliqués en ordonnant à ses rangers de donner l’assaut de leurs bureaux de la Mosquée rouge.
  • Un troisième épisode vient de lever un coin du voile : le général Kevin J. Bergner, conseiller spécial de George Bush pour l’Irak, a justifié l’incapacité des forces US à arrêter le chef d’Al-Qaïda en Irak en révélant que ce personnage n’existait tout simplement pas.
Je voudrais revenir en détail sur cette nouvelle révélation.

La fabrication d’Al-Qaïda en Irak
Abou Moussab Al-Zarkaoui et Ansar al-Islam

Pour justifier leur intention d’envahir l’Irak, les Anglo-Saxons ont choisi d’utiliser une seconde fois l’argument du 11 septembre qui avait si bien marché à propos de l’Afghanistan. Les opinions publiques occidentales ignorent toujours que l’attaque de Kaboul avait été décidée en juillet 2001 et que les troupes britanniques et états-uniennes avaient été pré-positionnées sur zone avant les attentats du 11 septembre 2001. Elles ont donc facilement avalé le gros mensonge selon lequel les « terroristes » auraient ourdi leur complot dans l’ombre d’une grotte sous la protection des Talibans.

Appliquant la même recette à l’Irak, le général Colin Powell vint solennellement mentir devant le Conseil de sécurité des Nations Unies. Pour relier l’Irak laïque aux attentats du 11 septembre attribués aux wahhabites d’Oussama Ben Laden, les États-Unis mirent en scène un jihadiste jordanien protégé par Saddam Hussein. Ainsi Colin Powell déclarait :

« Ce que je veux porter à votre attention aujourd’hui, c’est la connexion, éventuellement bien plus sinistre, qui existe entre l’Irak et le réseau terroriste al-Qaïda, connexion qui allie les organisations terroristes classiques aux méthodes modernes d’assassinat. L’Irak héberge aujourd’hui un réseau terroriste meurtrier dirigé par Abou Moussab Zarkaoui, partenaire et collaborateur d’Ossama ben Laden et de ses lieutenants d’al-Qaïda (…) Palestinien natif de Jordanie, Abou Zarkaoui avait combattu lors de la guerre d’Afghanistan il y a plus de dix ans. À son retour en Afghanistan, en 2000, il a dirigé un camp d’entraînement de terroristes. L’une de ses spécialités, et l’une des spécialités de ce camp, est le poison. Lorsque notre coalition a chassé les talibans, le réseau d’Abou Zarkaoui a aidé à établir un autre camp de formation des spécialistes du poison et des explosifs et ce camp est situé dans le nord-est de l’Irak. Ce réseau apprend à ses membres à produire du ricin et d’autres poisons (…) De son réseau terroriste en Irak, Abou Zarkaoui peut diriger les activités de ce réseau au Proche-Orient et au-delà (…) Abou Zarkaoui et son réseau ont préparé des actes de terrorisme contre des pays tels que la France, la Grande-Bretagne, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne et la Russie ».

Dès le début de l’invasion de l’Irak, Abou Moussab al-Zarkaoui devient l’ennemi public n°1. Son groupe armé, Ansar al-Islam, est labellisé « Al-Qaïda en Irak ». On lui attribue l’enlèvement et la décapitation du travailleur humanitaire japonais Shosei Koda (30 octobre 2004) ; des attentats contre des civils à Najaf et Karbala (19 décembre 2004) ; l’exécution de l’ambassadeur d’Égypte Ihab Al-Sherif (juillet 2005) ; l’attentat au marché de Musayyib (16 juillet 2005) ; la torture et la décapitation des deux GI’s Thomas Lowell Tucker et Kristian Menchaca (juin 2006) ; l’enlèvement et l’assassinat de quatre diplomates russes, Fyodor Zaitsev, Rinat Agliuglin, Oleg Fedoseyev et Anatoly Smirnov (juin 2006) et quantité d’autres crimes. Dans l’imaginaire collectif, il prend le visage d’un fanatique sanguinaire après l’égorgement de Nick Berg. Toutes ces opérations servent directement la stratégie néoconservatrice du « chaos constructeur » et elle seule.

Surtout, Zarkaoui élabore une théorie selon laquelle les vrais ennemis des Irakiens sunnites ne sont pas tant les occupants anglo-saxons que les Irakiens sunnites. Il fixe cette analyse dans un document de 17 pages publié par le New York Times. Et il l’applique aussitôt en détruisant le dome de la Mosquée chiite d’Al-Askari.

Dépassés par l’ampleur des violences communautaires qui s’ensuivent, les États-Unis décident de faire disparaître leur marionnette. Le mythe Al-Zarkaoui est liquidé le 8 juin 2006 dans le contexte de la formation d’un nouveau gouvernement en Irak. Sa mort intervient comme une page que l’on tourne.

Le général George W. Casey Jr., commandant-en-chef des forces US en Irak, déclare lors d’un briefing que le document Zarkaoui appelant aux violences communataires a été fabriqué par ses services qui l’ont remis au New York Times. Tandis que le général Mark Kimmitt, commandant des opérations psychologiques en Irak, reconnaît dans un document interne parvenu au Washington Post que « Le programme Zarkaoui d’opérations psychologiques (PsyOp) est la campagne d’information la plus réussie à cette date ».

Abu Omar al-Baghdadi et l’État islamique irakien

La Coalition anglo-saxonne continuant à s’embourber en Irak, il s’avéra nécessaire de trouver un successeur à Al-Zarkaoui.

Le 15 octobre 2006, de nombreuses chaînes de télévision diffusent donc une vidéo annonçant la création d’« Al Qaïda en Irak ». Sur cet enregistrement, un individu masqué se présente comme Abu Omar al-Quraischi al-Hussaini al-Baghdadi, « Commandeur des Croyants » et dirigeant de l’« État Islamique Irakien », récemment instauré par Al-Qaïda avec la bénédiction d’Ousama Ben Laden lui-même. Il appele tous les jihadistes à s’unir derrière lui pour faire la chasse aux impies, aux croisés et aux juifs.

Cette initiative coïncide avec la réorganisation administrative de l’Irak et sa fédéralisation imposée par l’occupant. L’« État Islamique Irakien » s’identifie avec la zone à dominante sunnite. Il est tout de suite dénoncé sur Al-Jazeera par le porte-parole de l’association des savants musulmans de Bagdad comme faisant le jeu de la division du pays par les GI’s. Peu importe que les Irakiens ne soient pas dupes, la nouvelle marionnette est destinée à manipuler l’opinion publique états-unienne.

Le 10 novembre 2006, la presse occidentale relayait un communiqué d’« Al Qaïda en Irak » assurant avoir réuni plus de 12 000 hommes et se préparer à en armer 10 000 de plus. Cette nouvelle coïncidait avec le limogeage de Donald Rumsfeld et réduisait l’ardeur des démocrates à réclamer un retrait d’Irak.

Dans les jours qui suivirent, Abu Omar al-Baghdadi, intervenant dans un enregistrement audio diffusé via internet, proposa une « trêve » (sic) aux États-Unis. Ceux-ci ne seraient plus attaqués s’ils organisaient leurs manoeuvres de retrait complet d’Irak. Cette rodomontade fut accompagnée d’un défilé de moujahidins armés dans le centre de Mossoul, le 29 décembre, dont les images firent le tour du monde arabe. Cependant, la chaîne Al-Jazeera s’interrogeait sur l’authenticité de ces événements et ne parvenait pas à obtenir du gouverneur de Mossoul une explication crédible d’un défile « d’insurgés » en plein cœur de la ville.

Le 17 avril 2007, Abu Omar al-Baghdadi annonce dans un enregistrement audio diffusé par internet, que l’« État Islamique Irakien » produit ses propres roquettes, les Al-Quods-1. Le 30 mai 2007, dans une vidéo fort impressionnante diffusée par Al-Jazeera, son groupe annonce la création de brigades spéciales dotées cette fois de bombes thermiques ; des armes qui seraient produites par l’« État Islamique Irakien », dont la technlogie rivaliserait désormais avec celle des petits États.

Dans la même période, le porte-parole de l’« État Islamique Irakien » annonce sur Al-Jazeera que l’émir Abu Omar al-Baghdadi vient de composer son gouvernement et détaille la liste des dix ministres qui le composent.

Dans la foulée, le nouveau « gouvernement islamiste irakien » déclare la guerre à l’Iran, appellant les « vrais croyants » (sunnites) à s’unir contre les impies chiites. À cette occasion le « commandeur » Abu Omar ajoute d’ailleurs « al-Quraishi » à son nom, afin de faire croire à une filiation avec la lignée des Quraishi, la famille du prophète Mahommet, pedigree cher aux yeux de la communauté sunnite.

En un an, « Al Qaïda en Irak » a revendiqué de nombreuses exécutions sommaires. Elles constituent pour la presse occidentale autant de preuves du péril islamique et pour les Irakiens autant de manifestations des escadrons de la mort de la « sale guerre » conduite par l’occupant.

Le 17 juillet 2007, la Maison-Blanche rend publique une courte note d’évaluation de La menace terroriste sur le territoire des États-Unis (voir document intégral joint), réalisée par la direction de supervision de l’ensemble de la Communauté états-unienne du renseignement. On peut y lire : « We assess that al-Qa’ida will continue to enhance its capabilities to attack the Homeland through greater cooperation with regional terrorist groups. Of note, we assess that al-Qa’ida will probably seek to leverage the contacts and capabilities of al-Qa’ida in Iraq (AQI), its most visible and capable affiliate and the only one known to have expressed a desire to attack the Homeland. In addition, we assess that its association with AQI helps al-Qa’ida to energize the broader Sunni extremist community, raise resources, and to recruit and indoctrinate operatives, including for Homeland attacks. »

La dramatisation de ces renseignements et de ces conclusions est renforcée par la publication simultannée d’une vidéo d’Oussama Ben Laden, absent des écrans depuis plus d’un an.

C’est pourquoi George W. Bush signe immédiatement le décret présidentiel 13438 autorisant le secrétaire au Trésor à arrêter discrétionnairement toute personne présentant une menace pour la stabilisation de l’Irak et à confisquer ses biens.

Cependant, il devient de plus en plus difficile d’expliquer que la puissance d’Al-Qaïda en Irak augmente au fur et à mesure que Washington accroit le nombre de GI’s et de mercenaires pour le combattre. Aussi, le lendemain, le général Kevin J. Bergner, assistant spécial du président Bush pour les questions irakiennes, révèle que l’interrogatoire de Mahmud al-Mashhadani, considéré comme l’agent de liaison entre Oussama Ben Laden et ses combattants en Irak, a permi d’établir qu’Abu Omar al-Baghdadi n’a jamais existé, son personnage étant joué par un acteur et l’organisation « Al-Qaïda en Irak » étant une pure mystification.

Le château de cartes s’effondre


J’avais déjà fait remarquer qu’Oussama Ben Laden a confirmé sa responsabilité dans les attentats du 11 septembre 2001 dans une vidéo où il les décrit selon la version gouvernementale, alors même que j’ai démontré que l’attentat du Pentagone n’a pas eu lieu de cette manière et que Scholars for 911 Truth a démontré que l’attentat du World Trade Center n’a pas non plus eu lieu de cette manière. En d’autres termes, j’avais fait remarquer que la fonction d’Oussama Ben Laden, c’est de créditer les intoxs de l’administration Bush.

Le processus d’information circulaire continue : l’administration Bush affirme qu’Al-Qaïda est responsable des attentats aux USA et en Irak, puis Al-Qaïda confirme les imputations de l’administration. Les faits décrits dans ces déclarations ne sont jamais vérifiés, on se contente de ce dialogue et d’événements virtuels.

Dans le cas de l’Irak, personne ne semble remarquer que si Abou Moussab al-Zarkaoui et Abou Omar al-Baghdadi sont des personnages mis en scène par le département des opérations psychologiques de l’armée de terre états-unienne, cela implique que les personnes qui ont témoigné de leur existence et de leur affiliation à Al-Qaïda participent du même système d’intoxication.

Or, l’existence et les fonctions de Zarkaoui ont été confirmées par une vidéo d’Oussama Ben Laden, diffusée le 27 décembre 2004, dans laquelle le chef d’Al-Qaïda le déclare « émir d’Al Qaïda en Irak ». Elles ont identiquement été confirmées par Ayman Al-Zawahiri, n°2 du réseau terroriste, dans une vidéo où il lui rend hommage, le 23 juin 2006.

De même, l’existence et les fonctions d’Abou Omar al-Baghadadi ont été confirmées, le 20 décembre 2006, par Ayman Al-Zawahiri, dans une vidéo diffusée par Al-Jazeera. Il l’y félicite pour avoir constitué l’« État Islamique Irakien ».

Le moment est venu de vous déterminer : croyez-vous George Bush lorsqu’il stigmatise Al-Qaïda en Irak ou croyez-vous ses généraux qui revendiquent avoir fabriqué cette organisation et inventé ses leaders ?

==> L’article sur Voltaire

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Judéoscope ferme !

Posté par L'Agitateur le 10 juillet, 2007

Le site sioniste islamophobe antigauchiste vient de fermer son site pour des raisons banales, mais qui font le bonheur de plusieurs. Voici ce qu’on peut lire directement sur leur site :
Depuis sa création en 2004, Judéoscope a outrepassé le mandat originel qu’il s’était donné, à savoir, assurer une présence web au Québec et au Canada abordant les questions du jour avec une sensibilité juive. Au fil des trois dernières années, Judéoscope s’est en effet établi comme une source fiable sur les activités des islamistes à l’œuvre au Canada, à laquelle journalistes et autorités canadiens et étrangers n’hésitaient pas à recourir.

Or à l’heure du terrorisme islamiste de facture occidentale, de la convergence politique de la gauche radicale avec le djihad global, du travail de sape d’organismes inféodés aux Frères Musulmans et au wahhabisme contre la sécurité nationale et les valeurs fondamentales des pays occidentaux et de la montée en puissance du régime extrémiste de Téhéran en voie de nucléarisation, il ne convient plus de traiter de la menace que pose l’islamisme aux sociétés démocratiques depuis une perspective particulière comme la nôtre.

Pour cette raison, nous avons décidé de clore Judéoscope et d’explorer de nouvelles avenues pour continuer notre travail.

Merci à nos fidèles lecteurs et à tous nos collaborateurs.

C’est une bonne nouvelle !

Rappelons-nous d’un article fait par Judéoscope pour criminaliser le Gauche en alliance avec les Talibans. Ce fut le cas avec Québec Solidaire entre-autre, disant qu’il “annonçait une soirée pour le rétablissement du régime des Talibans“.

Rappelons-nous aussi, grâce à eux, de nombreuses photos où l’on voit André Boisclair et Gilles Duceppe lors des manifestations contre l’invasion barbare israélienne au Liban. Rappelons-nous entre autre de Julien Poulin tenant le drapeau du Hezbollah, et Pierre Falardeau à ses côtés. Ces photos firent scandale au sein de la Droite Québécoise qui les utilisa comme argumentation antigauchiste et antisouverainiste.

Bref, le site Judéoscope est fermé et c’est une bonne chose. Qui sera le prochain ?

==> Le site de Judéoscope
==> L’ambassadeur israélien en colère
==> “The rise of Quebecistan” et une critique de cet article

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Des leçons de rhétorique

Posté par L'Agitateur le 10 juillet, 2007

Nous avons un petit test, trouvé sur un site marxiste, qui traite du sujet de l’art oratoire. Pouvez-vous trouver qui est celui qui a dit / écris ces lignes ?
« Soyez simples et concis. Il est recommandé d’éviter les mots & expressions difficiles pour leur préférer des mots & expressions populaires, c’est-à-dire la langue du peuple (…) Il est important de se rappeler que nous utilisons l’art oratoire pour faire comprendre aux gens la raison de notre lutte, et pas du tout pour faire les érudits.

Utilisez les exemples vivants et réalistes. Evitez les concepts abstraits, comme ceux qu’on entend dans les universités, et à leur place donnez des exemples concrets : des chevaux qui galopent, des oiseaux en vol, etc. Utilisez des gestes quand vous parlez. »

Alors ? Vous avez trouvé ? Ça ne vous rappel pas un certain “Mario Dumont” ?

Certains penseront que ce sont des communistes ! D’autres, des socialistes ! Mais, détrompez-vous : c’est la CIA elle-même. En effet, il s’agit en fait de recommandations de la CIA pour ses agents en mission spéciale qu’on peut lire dans le chapitre “Équipes de propagande armée” du livre “Opérations psychologiques dans la guerre de guérilla” destiné à l’instruction des agents dans les guerres contre-révolutionnaires (par exemple les groupes de Contras d’Amérique Latine)

Vous voulez connaître ces méthodes anti-révolutionnaires et populistes ? Le lien est ci-dessous !

==> Le manuel contre-guérilla (en anglais)

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Hallucination d’un complot islamique mondial

Posté par L'Agitateur le 5 juillet, 2007

Ne cherchez pas à comprendre : ce sont des nazis !

Alors que la propagande haineuse islamophobe, antimusulmane et anti-arabe gronde, il nous ai paru un peu urgent de traiter du sujet en question. Mais, par quelques recherches, nous avons trouvé un texte fort intéressant qui traite justement de cette croyance d’un complot islamique mondial (alors qu’en vérité, il n’existe que dans la tête des paranoïaques, heureusement en majorité à Droite du graphique politique).

Il y aura de futurs textes d’opinions et informations concernant cette nouvelle propagande qui culpabilise un peuple tout entier avec son idéologie / culture. Même sur ce “Hussein Butt”. Rappelons qu’au départ, c’était les noirs ; par la suite, les indiens ; ensuite, les juifs ; puis, les russes ; maintenant, les arabes. La Droite a toujours cherché à pointer du doigt un ennemi commun pour détourner l’attention du monde entier et le virer sur l’accusé crée artificiellement.

Certes, voici le texte en question :

Faire en sorte que l’opinion publique occidentale approuve le traitement réservé aux Palestiniens par les forces sionistes et les guerres de prédation autour du Golfe persique requiert, face à la diversité des situations et à l’inévitable complexité de la réalité, des techniques de propagande élaborées visant à déshumaniser l’ennemi et réduire sa cause politique générale à l’obscurantisme religieux d’une minorité. Une maison de production financée par le régime israélien fait figure de véritable laboratoire dans ce domaine. Thierry Meyssan analyse les techniques mises en œuvre dans sa dernière production, Obsession : Radical Islam’s War Against the West, un « documentaire » résolument consacré à la promotion du « Choc des civilisations ».

Depuis un an, une mystérieuse maison de production tente de faire diffuser mondialement un « documentaire » consacré à « l’islam radical ». À ce jour, ce film a donné lieu à de nombreuses projections privées, y compris au Congrès des États-Unis, mais n’a trouvé d’audience de masse que lors de sa programmation par la chaîne néoconservatrice Fox News, fin octobre et début novembre 2006. Il a alors été vu par une dizaine de millions de personnes. Des versions sous-titrées en diverses langues ont été préparées, notamment en français. Il est peu probable que ce « documentaire » soit programmé par une chaîne française, tout au moins tant que les lois républicaines seront respectées, mais il trouvera peut-être un public par DVD ou téléchargement.

Intitulé Obsession : Radical Islam’s War Against the West (Obsession : la guerre de l’islam extrémiste contre l’Occident), il tente en 78 minutes de démontrer que le monde musulman contemporain est plus malade encore que l’Allemagne nazie, qu’il est pénétré d’une obsession haineuse conduisant inéluctablement à une « guerre des civilisations », sorte de guerre civile globale dont le terrorisme est le signe précurseur.

Il s’agit en fait d’une hasbarah (c’est-à-dire en hébreu, d’une œuvre de propagande). Elle recourt classiquement à l’émotion, à la dissimulation, à l’amalgame et à la répétition, jusqu’à susciter une forte angoisse chez le spectateur, même le plus averti.

Le message de ce film peut se résumer ainsi : « Le complot jihadiste mondial est le fer de lance de l’islam qui est une civilisation nazie ». Ce slogan concentre les principaux arguments en faveur du « choc des civilisations » et les développe à outrance. Il offre donc une bonne occasion de réfléchir à leur pertinence et de s’en prémunir.

- En premier lieu, le film pose l’existence d’un mouvement secret. Il affirme que diverses actions manifestent ce mouvement, lequel est défini par les actions diverses qu’il vient de lui attribuer. Le raisonnement est parfaitement circulaire. Il se nourrit de la juxtaposition d’images similaires entre elles et de commentaires d’experts. D’emblée, le spectateur est extrait du domaine du rationnel et plongé dans une horreur répulsive.

- Dans un second temps, le film pose que ce mouvement secret n’est pas un groupuscule, mais le fer de lance d’une civilisation d’un milliard d’hommes. Il affirme que les membres de ce mouvement sont les produits exemplaires d’une éducation de masse, qu’ils forment l’élite d’une civilisation. Pour ce faire, il décontextualise les images en faisant abstraction de situations politiques particulières et de la signification culturelle de gestes et d’expressions données.

- Enfin, dans un troisième temps, le film pose que cette civilisation est nazie. Il revient sur l’alliance entre le grand mufti de Jérusalem, dont il fait le représentant de tous les musulmans, et le Reich nazi, mais en la décontextualisant complètement de sorte qu’elle n’a plus pour objet de libérer la Palestine britannique, mais d’exterminer les juifs d’Europe.

A. Le complot jihadiste mondial…

Dès les premières minutes, le spectateur est confronté à des images d’attentats survenus un peu partout dans le monde au cours des dix dernières années. Le président Bush déclare avec gravité qu’il s’agit là d’actes de guerre. Les attentats sont localisés sur un planisphère de manière à démontrer que ce qui s’est passé le 11 septembre 2001 à New York n’est pas un acte isolé, mais une bataille parmi d’autres livrées par « l’islam extrémiste ».

Tétanisé par la vue de ces images sanglantes, le spectateur ne remet pas en cause l’affirmation selon laquelle tous ces crimes ont une cause unique ; ce que classiquement les sociologues nomment la « théorie du complot ». J’ai évidemment quelque hésitation à employer ici ce concept, tant il a été dévoyé depuis six ans pour stigmatiser tous ceux —et moi en premier— qui se sont interrogés sur la version gouvernementale des attentats du 11 septembre. Quoi qu’il en soit, il s’agit ici de la « théorie du complot » au sens le plus strict. Les auteurs amalgament par exemple l’attentat du métro Saint-Michel (généralement attribué à une faction du gouvernement algérien) en 1996 et les attentats en Thaïlande en 2006 (revendiqués par les séparatistes de Pattani). Ils désignent une cause unique : « l’islam extrémiste ». Pour augmenter la pression, le surtitrage indique à chaque attentat le jour de la semaine : mardi à New York, jeudi à Madrid, jeudi encore à Londres, vendredi à Beslan, pourtant ces évènements s’étalent sur une décennie.

Une seyante politologue d’un think tank néoconservateur, Caroline Glick, explique que l’on ne doit pas considérer comme distinctes la lutte des Palestiniens et celle des Irakiens : tous, participent au jihad global. Le surtitrage omet d’indiquer que le capitaine Caroline Glick a servi au département des opérations psychologiques de Tsahal et a conseillé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Cette information aurait alerté le spectateur qui aurait plus facilement perçu le mobile de son intervention : si les Palestiniens, et d’autres, participent au jihad global, c’est qu’alors ils ne luttent pas pour le respect de leurs droits et qu’il n’y a rien à négocier avec eux.

Un « journaliste palestinien », Khaled Abu Toameh, assure que tout cela fait partie d’une « campagne du jihad pour renverser l’Occident et saper les fondations mêmes de la chrétienté et du judaïsme ». Les références religieuses sur fond de cadavres déchiquetés et de victimes en pleurs sont assez puissantes pour paralyser toute réflexion. On aimerait pourtant savoir ce qu’est cet Occident judéo-chrétien qui comprend nous dit-on le Maroc, la Turquie, la Russie, la Thaïlande, etc. On souhaiterait comprendre ce que peuvent signifier des expressions comme « renverser l’Occident » ou « saper les fondements de la chrétienté ». Le surtitrage omet d’indiquer que Khaled Abu Toameh est journaliste au quotidien néoconservateur The Jerusalem Post.

Le professeur Robert Wistricht, président du Sasson Center, souligne qu’une partie de l’islam « récuse un pilier central de la civilisation humaine : le caractère sacré de la vie ». Apparaît alors Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, glorifiant ceux qui sont tués au nom de leur foi. Le montage dénature la déclaration du cheik Nasrallah : la plupart des religions —comme d’ailleurs de nombreuses idéologies séculières— font l’apologie du martyre (c’est-à-dire du sacrifice de soi), cela ne signifie pas qu’elles méprisent la vie, mais qu’elles lui attribuent un sens. Le surtitrage omet d’indiquer que le Sasson Center est un centre d’études de l’antisémitisme et que le professeur Wistricht est un conseiller du ministère des Affaires étrangères israélien.

Le narrateur prend soin de préciser que le film n’est pas dirigé contre les musulmans dans leur ensemble, mais cette réserve n’a pas de sens au regard de la terminologie employée : s’il existe un islam extrémiste, c’est par opposition à un islam modéré ; et si l’islam extrémiste se manifeste par un très haut degré de violence, le terrorisme, c’est que l’islam modéré porte en lui un degré moindre de violence, la haine. Aussi, sur fond d’images du pèlerinage de la Mecque, le narrateur se demande-t-il immédiatement quel pourcentage de musulmans a déjà basculé de la haine vers le terrorisme. La réponse est de 10 à 15 %, ce qui serait l’équivalent, nous dit-on, de la population des États-Unis (Au diable l’arithmétique : pour 1,2 milliard de musulmans, cela fait 120 à 180 millions de personnes, tandis qu’il y a 300 millions d’habitants aux USA). D’une certaine manière, nous voilà rassurés : l’énorme puissance US ne panique pas devant quelques groupuscules, mais doit affronter un adversaire à sa mesure.

B. …est le fer de lance de l’islam…

Puis, le documentaire présente la « culture du jihad ». Les musulmans seraient persuadés à tort que les États-Unis veulent dominer le monde et imposer leur mode de vie. Se croyant menacés, ils riposteraient en cherchant à leur tour à dominer le monde et à imposer leur mode de vie, l’islam en l’occurrence. Ce raisonnement opère un efficace jeu de miroir dans lequel le spectateur mesure l’erreur des autres à l’aune de sa propre vérité.

Dans ce contexte, le spectateur pense de manière ethnocentrique et interprète chaque citation qui lui est présentée sans tenir compte du contexte culturel. En réalité, le jihad est l’équivalent de ce que les chrétiens appellent le « devoir d’état ». C’est une ascèse ; à la fois quelque chose que le croyant doit accomplir là où il se trouve (selon son état) et qui, lorsqu’il l’accomplit, le transforme. Le jihad, c’est aussi bien faire la charité aux pauvres que défendre sa patrie, pourvu qu’on le fasse en s’approchant de Dieu.

Cette manipulation donne l’impression à un spectateur vivant dans une société de consommation que la culture du sacrifice qui permet de se transcender soi-même serait une culture du nihilisme, de la destruction et de l’auto-destruction.

Un ancien « terroriste de l’OLP », Walid Shoebat, explique que la bonne traduction de « mon jihad » en allemand est Mein Kampf (allusion au livre programme d’Adolf Hitler). Cette référence à l’antisémitisme nazi est immédiatement suivie d’un extrait de prêche où un cheik exalté appelle, épée à la main, à couper la tête des juifs, sous les hourras de fidèles fanatiques.

Le spectateur est saisi de frisson. Il s’agit d’un effet de montage. En réalité, il est peu probable que Walid Shoebat ait jamais participé à des attentats de l’OLP : il serait passible de la peine de mort aux États-Unis où il vit librement. Il n’est pas musulman, mais chrétien sioniste. Le cheik exalté est un ouléma qui s’exprime dans une mosquée de Bagdad un mois avant l’invasion anglo-états-unienne. Il n’appelle pas à « tuer les juifs », mais à résister l’arme à la main aux envahisseurs sionistes.

Le documentaire se concentre sur la « culture de la haine » avec des images de foules scandant « Mort aux USA ! ». Après les attentats du 11 septembre, les États-Uniens ont eu tort de se demander pourquoi les arabes les haïssent, car cette haine ne vient pas de leur attitude, mais est inculquée aux arabes tout au long de leur éducation. Rien de fort précis ne venant étayer cette affirmation, plusieurs intervenants assurent que cette culture de la haine est entretenue par les dictateurs arabes pour détourner la colère de leurs peuples. Pour preuve, cette vidéo d’Hassan Nasrallah dénonçant la responsabilité des États-Unis dans les malheurs qui frappent le Proche-Orient. Les images s’enchaînent assez rapidement pour que le spectateur n’ait pas le temps de se demander de quel pays le leader de l’opposition libanaise peut bien être le dictateur.

La haine musulmane s’exprime à travers des scènes de liesse à Jérusalem et à Karachi après les attentats du 11 septembre.

Cependant, la vidéo tournée à Jérusalem le 11 septembre ne concerne qu’une vingtaine d’excités et n’a aucune représentativité. Tandis que la manifestation de Karachi ne célèbre pas la destruction du World Trade Center, mais dénonce l’attaque de l’Afghanistan.

Suivent des images d’États-Uniens tués dans des embuscades en Irak (2004) et en Somalie (1991), dont les corps sont traînés par la populace. Là encore les images sont diffusées hors contexte comme s’il n’y avait aucune ingérence US dans ces États et qu’il s’agissait de crimes gratuits.

Le documentaire dénonce « l’infiltration de l’islam extrémiste » en « Occident ». Le discours se fait ici plus subtil : l’islam serait porteur de valeurs différentes de celles de « l’Occident », les musulmans modérés seraient capables de s’intégrer en adoptant progressivement les valeurs occidentales, tandis que les musulmans radicaux seraient inassimilables et tenteraient de renverser les institutions occidentales. Cette présentation des choses, tout en prenant grand soin de ne pas accuser tous les musulmans, s’évertue à les rendre tous suspects. D’autant que ceux-ci tiennent un double langage selon qu’ils s’adressent au public occidental ou qu’ils parlent entre eux. Pour étayer cette affirmation, des images de Yasser Arafat se succèdent, le montrant successivement parler de paix à la Maison-Blanche et prêcher le jihad en Palestine.

Peu importe qu’Arafat ait été laïque, ses propos hors contexte servent la démonstration.

Des vidéos d’Abu Hamza al-Masri attestent la présence de fanatiques en Occident. Le célèbre prêcheur de Finsbury Park et ses acolytes célèbrent les attentats du 11 septembre, et appellent à tuer les non-musulmans. Les vidéos sont commentées par Glenn Jenvey, l’agent de renseignement qui avait été infiltré dans son groupe et qui organisa sa mise en examen.

Il n’est pas précisé qu’Abu Hamza purge une peine de prison pour incitation à la haine raciale et que son groupe se limitait à quelques paumés. Au contraire le montage laisse croire qu’il est en activité et dispose de troupes nombreuses, comme s’il représentait un danger réel et proche.

Ils sont donc partout. Pour preuve, Brigitte Gabriel, une journaliste en croisade contre le politiquement correct qui restreint la liberté d’expression, assure que le Hamas a déployé une vaste organisation terroriste aux États-Unis. La situation est encore plus grave en Europe où la minorité musulmane est en pleine croissance. Celle-ci s’est soulevée en France, en novembre 2005, pour rejeter les valeurs occidentales.

(Bigre ! Pour conserver un peu de crédibilité, il va falloir couper ce passage avant de diffuser ce film en France).

Il n’est pas précisé que Mme Gabriel a fuit son Liban natal lorsque les troupes israéliennes avec lesquelles elle collaborait s’en retirèrent.

C. …qui est une civilisation nazie

Des images d’archives montrent le chancelier Hitler appelant à la destruction de la race juive en Europe. L’historien Sir Martin Gilbert dénonce la politique d’apaisement face au Reich nazi et les accords de Munich qui, en voulant préserver la paix, rendirent la guerre plus longue et plus atroce. De la même manière, nous dit-on, le fait de minimiser le péril islamique, alors que la volonté des jihadistes de détruire les juifs est établie, est une folie qui conduira à une confrontation générale. Le vieil Alfons Heck, un citoyen états-unien d’origine allemande, témoigne de son enfance parmi les Jeunesses hitlériennes et compare l’embrigadement dont il fut victime avec celui des jeunes musulmans. L’histoire se répète.

Pour accréditer ce parallèle, le montage amalgame des discours antisémites nazis et des discours anti-israéliens arabes et perses. De même, il alterne des images de jeunes combattants arabes et de jeunes hitlériens faisant, les uns et les autres, le salut romain. Le spectateur qui ignore la culture méditerranéenne assimile automatiquement tout serment solennel à un rituel nazi.

John Loftus, le procureur qui dirigea la traque des criminels nazis aux États-Unis, explique doctement que la culture musulmane considère les juifs comme non-humains et enseigne qu’Allah commande de les tuer. Itamar Marcus, directeur d’un centre d’étude des médias palestiniens, souligne que la propagande musulmane relaie les poncifs moyen-âgeux accusant les juifs de se nourrir du sang d’enfants chrétiens. Ainsi, la série Diaspora met en scène ce mythe du sacrifice rituel en laissant croire qu’il appartient à l’idéologie juive. Cependant, le plus grave ne serait pas cette scène, mais le moment où elle a été programmée sur les écrans : le ramadan, période où l’on regarde la télévision en famille.

Cette scène est odieuse. Malheureusement, elle ne veut pas dire grand chose car on n’aurait aucune difficulté à en trouver de comparables dans de nombreuses « séries américaines » imputant des crimes imaginaires aux musulmans.

Le documentaire se poursuit en relevant le préjugé selon lequel les juifs manipuleraient les États-Unis et en le comparant à la théorie du complot juif mondial développée par les nazis. Le choc des images est si fort que le spectateur ne se rend pas compte que, précisément, depuis le début du film, le propos vise à dénoncer… un imaginaire complot islamique mondial.

Revenant au parallèle historique, plusieurs intervenants rappellent que le grand mufti de Jérusalem (qui était à son époque le leader du nationalisme palestinien) fit alliance avec Adolf Hitler en 1941 pour exterminer les juifs et qu’il créa une division SS musulmane.

Là encore, les images sont convaincantes, parce qu’elles éludent la complexité de la période historique et partent d’un présupposé erroné selon lequel la « question juive » aurait été l’enjeu de la Seconde Guerre mondiale. Ce que le documentaire reproche aux Palestiniens pourrait s’appliquer à presque tous les peuples colonisés de l’Empire britannique qui tentèrent de s’allier au Reich pour obtenir leur liberté. Ainsi, dans le cas des Indiens, le Mahatma Gandhi ne put se rendre en Allemagne, mais il écrivit à Adolf Hitler pour lui demander son aide, tandis que Chandra Bose constitua une division SS hindoue. Cela n’a rien à voir avec l’antisémitisme nazi, mais les séquences précédentes qui accréditaient l’idée d’un antisémitisme musulman ont balayé cette objection.

Suivent des images de profanation de synagogue par les nazis, de profanations d’églises en Bosnie, au Nigéria, et en Irak, et de profanation de temple hindou en Indonésie, toutes attribuées à des musulmans. Et même d’une croix brulée en public à Londres. Que veulent-ils donc ? Et John Loftus de répondre : « C’est très simple. Ils veulent tuer les juifs, renverser la démocratie et détruire la civilisation occidentale ».

Le documentaire se termine sur un message d’espoir accompagné d’une musique réconfortante après tant d’images éprouvantes. De même que Roosevelt conduisit la guerre contre les nazis, de même les États-Unis d’aujourd’hui doivent faire obstacle au fascislamisme en s’appuyant sur les musulmans modérés. Face au Mal, la pire chose serait de ne rien faire. The End.

Les producteurs

Obsession : Radical Islam’s War Against the West a été produit par une yeshiva (école talmudique), la Aish HaTorah, largement financée par les autorités israéliennes. Cette organisation dispose d’une association de relations publiques, la Hasbara Fellowship, qui s’est récemment distinguée en organisant des campagnes de protestation contre l’ancien président états-unien Jimmy Carter coupable d’avoir qualifié le traitement des Palestiniens d’apartheid. Elle dispose également d’une association de monitoring et de production audiovisuelle, Honest Reporting, revendiquant 140 000 adhérents en Israël. L’ensemble est dirigé par le rabbin Ephraim Shore, et son adjoint Yarden Frankl, un lobbyiste de l’AIPAC.

Thierry Meyssan
Journaliste et écrivain, président du Réseau Voltaire.

C’est drôle, parce qu’avant, on ne faisait que parler des communsites russes. Aujourd’hui, ce sont les arabes musulmans ! En fait, le terme exact est “islamofasciste”, ce qui semble si joli.

Vous y croyez vous, à ce complot islamique mondial ? La Droite oui. Nous ? À vous d’en juger. Reste que nous allons nous faire culpabiliser par la Droite qui va nous traiter de faux-pacifistes supportant les criminels de guerre. Vous imaginez si nous faisions pareil ? Ce serait de l’enfantillage, et nous serions accusés de nouveau ! Après tout, selon la Droite, les maux de ce monde sont les gauchistes, bien qu’ils soient en minorité à travers le monde. Pour vous dire qu’elle pense que la Gauche est en solidarité avec Al-Quaïda…

Les droitistes auraient peur de la Gauche ? C’est fort possible.

==> Source : VoltaireNet
==> C’est quoi l’Islam ? Réponses aux questions et mensonges

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La défaite d’Israël et des collaborateurs du Fatah à Gaza

Posté par L'Agitateur le 1 juillet, 2007

Ceci est une analyse à lire d’urgence concernant le conflit israélo-palestinien, et particulièrement depuis ces dernières semaines dans la Bande de Gaza. Voici l’analayse en question :
I – Echecs des plans israéliens d’écrasement de la résistance palestinienne

1. La stratégie du chaos

La victoire militaire de la Force Exécutive du Hamas à Gaza face à la Sécurité Préventive du Fatah à la mi-juin 2007 compromet sérieusement les chances de réussite du plan israélien d’élimination des cadres du Hamas et de déstructuration de la résistance palestinienne.

Depuis le début de la Seconde Intifada (2000), Israël a intensifié sa politique d’assassinats ciblés dans l’objectif de priver la résistance palestinienne d’une direction politico-militaire et ainsi de plonger les territoires occupés dans le chaos.

Ainsi furent tués Abou Ali Moustapha en aout 2001 (leader du FPLP), Salah Shéhadé en juillet 2002 (fondateur des Brigades des Martyrs Ezzedine Al Qassam), Ismail Abou Chanab en aout 2003 (dirigeant du Hamas), Cheikh Yassine en mars 2004 (fondateur du Hamas), Mohamed Al Rantissi en avril 2004 (N°1 du Hamas), Arafat en novembre 2005 (fondateur de l’OLP et leader historique du mouvement national palestinien) et bien d’autres martyrs.

Cette stratégie du « chaos organisé », alimentée par le soutien apporté au Fatah contre le Hamas, vise à rendre la domination israélienne plus sure et par là ôter aux Palestiniens toute velléité d’indépendance.

Ce type de stratégie bien qu’avec des modalités différentes, a été mené en Irak par l’allié étatsunien qui a allumé le feu de la discorde entre les communautés chiite et sunnite ou entre les Kurdes et les Arabes.

Cette stratégie de décapitation de la résistance palestinienne a montré ses limites puisqu’elle n’a pas réussi à affaiblir le Hamas qui a gagné les élections législatives de janvier 2006 et a ainsi pu former son premier gouvernement.

2. La stratégie de contre-insurrection après la victoire du Hamas aux élections

Mais aux yeux des dirigeants sionistes, cette stratégie s’est avérée plus urgente encore.

Parce que le Hamas a prouvé par sa victoire qu’il était populaire et le seul vrai représentant du peuple palestinien.

Parce qu’il allait remplacer au pouvoir une élite corrompue et collaboratrice qui a sacrifié la cause palestinienne pour ses intérêts mesquins de bourgeoisie malingre et pour ceux de ses maîtres sionistes.

Parce que le peuple palestinien allait enfin pouvoir souffler et reprendre des forces après la Seconde Intifada et les dures épreuves qu’Israël lui avait fait subir.

Parce qu’enfin le Hamas n’a jamais reconnu officiellement Israël et qu’il est porteur du projet de libération de la Palestine.

Mais le pouvoir sioniste acculé s’entête à maintenir une ligne stratégique improductive.

Détruire l’organisation de la résistance par tous les moyens : assassinats, arrestations et, depuis la formation du gouvernement Hamas, blocus israélien et international, rétention des recettes fiscales palestiniennes.

Israël veut faire payer le prix à la population de son vote Hamas et rendre la situation invivable dans les territoires occupés pour l’obliger à se désolidariser du mouvement islamiste.

C’est une stratégie de contre-insurrection classique qui ressemble au blocus de Cuba par les Etats-Unis et par certains cotés aux razzias menées par la France en Algérie.

La « communauté internationale », c’est-à-dire les Etats-Unis et l’Union Européenne, a apporté son aide à Israël en privant les Palestiniens de ses aides financières. Cette même communauté, prosélyte en matière de principes démocratiques, ne veut pas reconnaître un gouvernement élu le plus démocratiquement possible.

Mieux encore, elle soutient bec et ongles la tendance putschiste du Fatah.

Les dirigeants occidentaux, une espèce qui ne croit pas aux valeurs qu’elle déblatère en boucle, des hypocrites et de fieffés menteurs !

3. Les collaborateurs du Fatah

Dans ce rude contexte d’isolement des Palestiniens, le Fatah a multiplié les provocations, engageant un bras de fer armé avec le Hamas en croyant pouvoir récupérer par la force le pouvoir qu’il avait perdu par les urnes.

En cela il a été aidé par Israël qui lui a fourni des armes et qui a épaulé ses interventions par les bombardements de l’aviation.

En sens inverse, la tendance collaboratrice du Fatah dirigée par Mohamed Dahlan livrait les informations nécessaires pour éliminer certains dirigeants du Hamas.

La facilité avec laquelle le pouvoir sioniste a liquidé de nombreux chefs de la résistance ne laissait que peu de doutes sur l’existence de traîtres à l’intérieur du Fatah d’autant plus que ce parti s’était à maintes reprises fait remarquer par de hauts actes de collaboration : arrestations et tortures de militants du Hamas, livraison des détenus à l’ennemi sioniste (offensive de mars 2002 à Jenine), détournement de fonds publics, etc.

4. Victoire du Hamas, victoire du peuple

La victoire éclair du Hamas à Gaza a été rendue possible par le puissant soutien populaire à l’instar de la victoire du Hezbollah à l’été 2006 face à Israël. La fusion des combattants avec le peuple, l’appui logistique et tactique apporté par la population constituent un atout majeur pour la guérilla.

Mais au-delà des facteurs matériels, les facteurs moraux tiennent une place importante. Car la mobilisation populaire se communique aux résistants sous forme d’énergie combative, la puissance du groupe galvanisant chacun de ses membres.

A cela il faut ajouter la détermination et l’abnégation qui résultent de la foi et de convictions politiques structurées, fortes, justes.

Le camp d’en face, les partisans zélés d’Abbas et Dahlan, n’ont pas brillé par leur acharnement au combat. Au bout de 3 à 4 jours, les cadres de la Sécurité Préventive avaient plié bagages qui pour l’Egypte, qui pour la Cisjordanie, qui pour Israël, laissant derrière eux leurs combattants en déroute.

II – Les causes de la “guerre” inter-palestinienne

Les causes de cet affrontement relèvent à la fois du passé et du présent.

1. Oppositions sociologiques et politiques entre Hamas et Fatah

Le Fatah et le Hamas sont deux partis différents au niveau de leur représentation sociologique et diamétralement opposés par leurs projets politiques. Le Fatah est le parti de la « bourgeoisie palestinienne », des entrepreneurs, des voleurs et d’une clientèle de fonctionnaires. Le Hamas est un parti interclassiste à dominante populaire.

Sur le plan politique, le Fatah contemporain n’est pas une organisation qui lutte pour la libération de la Palestine et le droit à l’autodétermination même si en paroles il maintient l’horizon vaporeux de la Palestine de 67.

Or l’histoire a montré qu’Israël n’a jamais cessé son entreprise coloniale en Palestine, au Liban, en Syrie ou en Egypte. Son économie capitaliste a besoin de toujours plus de territoires, de ressources naturelles, de marchés.

L’émergence d’une économie palestinienne florissante aux portes d’Israël est impensable du point de vue de la concurrence. L’exemple de l’Irak des années 80 est parlant à cet égard.

D’autre part, l’appel des dirigeants sionistes aux juifs du monde entier à venir s’installer en Palestine va à l’encontre de l’idée d’un arrêt de la colonisation. Israël n’est pas prêt à stopper le mouvement colonial, encore moins à céder des territoires, sauf à se nier lui-même.

C’est pourquoi l’idée d’un Etat palestinien dans les frontières de 67 est purement rhétorique et permet d’afficher un semblant d’idéal nationaliste.

Le Fatah contemporain est le produit des Accords d’Oslo, un parti qui a joué la compromission avec Israël, qui accepte l’occupation et la poursuite de la colonisation, qui gère la situation politique au profit d’Israël. Un parti qui espère faire fructifier quelques intérêts bourgeois à l’ombre du pouvoir israélien. En résumé, un parti de supplétifs.

Le Hamas est un parti authentiquement nationaliste, mu par la volonté populaire de libération de la Palestine, qui n’a jamais reconnu officiellement Israël.

Crée en 1987, il est le produit des deux Intifada qui ont secoué la Palestine. La première Intifada a permis son essor, le seconde a assuré sa victoire aux élections puis militairement.

L’organisation du parti a fait preuve de solidité dans les épreuves qu’elle a dû affronter. Malgré le caractère massif des assassinats et des arrestations, le parti a su se maintenir et même gagner du terrain.

Plus Israël cherchait à se débarrasser des organisateurs du Hamas et plus croissait le nombre de militants, de cadres et de leaders à la hauteur de leurs tâches et des événements. Telle est la fécondité des situations révolutionnaires. Elles créent les hommes qui potentiellement peuvent mener à terme cette révolution.

Reste aux hommes à convertir en actes ce qui était contenu en germe. Le Hamas a par ailleurs démontré des qualités de maîtrise de soi, de patience et de maturité. Il a toujours essayé de contenir le conflit avec le Fatah au nom de l’unité de la Nation palestinienne, refusé de répondre aux provocations, fermé les yeux sur les multiples trahisons, emprisonnements et séances de tortures qu’infligeait le parti adverse.

Il a même proposé un gouvernement d’union nationale après sa victoire aux élections que le Fatah a refusé dans un premier temps et que les Accord récents de la Mecque de février 2007 ont réalisé.

La guerre intestine que le Fatah menait au Hamas a gagné en intensité à partir de la victoire de ce dernier aux élections de janvier 2006. Le parti d’Abbas et Dahlan n’a jamais renoncé au pouvoir et à ses subsides.

2. Une guerre pour la survie

La situation est devenue critique à la mi-juin 2007 et s’est soldée par la défaite des collaborateurs. La bataille livrée par le Hamas est un tournant vis-à-vis de sa politique d’apaisement et s’explique par une question de survie.

Avoir contre soi Israël, la « communauté internationale », les gouvernements arabes, faire face au blocus imposé, supporter les agissements du Fatah qui rendait les territoires palestiniens ingouvernables, sans parler des informations selon lesquelles Israël et le Fatah préparaient une opération d’envergure d’élimination des leaders du parti, toute cette situation posait comme seule alternative : la lutte ou la mort.

Résultat : Gaza est le premier territoire palestinien libéré de toute tutelle israélienne.

C’est un point extrêmement positif dans la mesure où c’est le premier recul net d’Israël en territoire palestinien. L’entreprise sioniste, sous les coups de boutoirs de la résistance palestinienne, commence à dépérir.

Un Etat qui s’est donné pour finalité politique l’expansion, qui s’est construit autour de ça, et qui est forcé de se recroqueviller, va à sa perte.

3. Perspectives

Pour l’instant, la stratégie choisie par l’Etat sioniste est d’encercler la bande de Gaza, de l’étouffer et de soutenir la partition avec une Cisjordanie qui serait contrôlée par le Fatah.

C’est ainsi qu’avec la conspiration des Etats arabes, l’Egypte en tête, elle cherche à tuer un mouvement révolutionnaire.

A court ou moyen terme, tout dépendra de l’évolution politique de la Cisjordanie. Si le processus engagé à Gaza se poursuit en Cisjordanie, si le mouvement islamiste finit par contrôler cette région, les impérialistes et leurs acolytes auront bien du souci à se faire.

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En défense du maoïsme

Posté par Libertad ! le 30 juin, 2007

« Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera. » – Napoléon Bonaparte

« L’Océan Pacifique verra triompher la civilisation de l’avenir. C’est là que se livreront les grandes batailles de demain. Les institutions de monde futur seront forgées sous son enclume, la destinée du monde y sera construite. Alors, il ne sera plus question de “civilisation européenne” ou de “destinée européennes” ; nous verrons naître une civilisation plus haute, une destinée plus noble ». – N.P. Banks, 22 juillet 1868

« Et maintenant, que les réactionnaires prennent garde, chez nous comme à l’étranger ! » – Mao Tsé-toung

Suite à la manifestation du 22 juin, contre le militarisme canadien, des droitistes ont été choqués de voir uns de nos camarades avec un t-shirt du Grand Timonier, Mao Tsé-toung. Ils ont affirmés encore une fois la thèse des 60 millions de morts, de la persécution des intellectuels, de l’endoctrinement des jeunes. Ce texte est pour défendre le maoïsme, qui est le prolongement le plus développé du marxisme-léninisme. Vous pourrez trouver au bas les sources ainsi que de nombreux textes sur Mao et son idéologie.

Quelques affirmations courantes sur le maoïsme :

1. Mao aurait fait plusieurs millions de morts durant le Grand bond d’en avant et la Révolution Culturelle.
2. Le Tibet fut envahi brutalement par la Chine et ils n’ont plus le droit de pratiquer leur religion.
3. La Chine de Mao s’est sous-développé, l’économie nulle, seule Deng Xiaoping à fait améliorer la situation grâce au libéralisme

Tout premièrement, avant de commencer le texte, voici un ensemble de statistiques et de témoignages « crédibles » pour critiquer Mao Tsé-toung, tirez-en vos propres conclusions (regardez bien les chiffres):

En citation :

« Sous la direction du PCC, entre 60 et 80 millions de Chinois innocents ont été tués, laissant derrière eux des familles éclatées. » – Journal la grande époque

« Dans le canton de Wuxuan (…) les gens mangeaient d’autres personnes avec frénésie. Souvent, les victimes étaient d’abord soumises “à la critique publique” et la tuerie se déroulait juste après, suivie par le cannibalisme. Dès qu’une victime tombait, morte ou vivante, les gens sortaient les couteaux qu’ils avaient préparés et entouraient la victime, coupant la partie du corps qu’ils pouvaient attraper. A ce stade là, les citoyens ordinaires étaient tous impliqués dans le cannibalisme. L’ouragan de la “lutte des classes” balayait de l’esprit des gens tout sens de péché et de nature humaine. Le cannibalisme s’est répandu comme une épidémie et les gens prenaient plaisir à ces festins cannibales. Toute partie du corps humain était bonne à manger, y compris [je vais supprimer ce bout la] » – Journal La grande époque

Pour lire d’autres mensonges :

==> Journal La Grande Époque
==> Le site noir du communisme

Les faits

Comme on peut le constater dans les statistiques, il y a rien de très sûr quant au « nombre de décès » du maoïsme. Les sources les plus douteuses pourraient chiffrer les morts du maoïsme à quelques dizaines de personnes, mais les plus grotesques à des centaines de millions de morts. Les infos sur les morts durant le Grand bond en avant sont viennent d’un spécialiste bourgeois, Roderick MacFarquhar. Selon lui, de 16,4 à 29,5 millions de personnes seraient mortes durant le Grand bond (1958-60). Le problème avec son enquête (Origins of the Cultural Revolution: Great Leap Forward 1958-60, 1983), c’est que ses statistiques (qui ont été reprises par plusieurs autres) ne sont pas basées sur un nombre d’exécutions ou même de décès, mais ont été établies à partir de comparaisons entre le nombre de naissances anticipées et la population réelle ! C’est pourtant une évidence que durant des périodes tumultueuses de l’histoire (comme les révolutions), la croissance de la population ne peut être constante. De plus, les historiens anti-communistes se gardent bien souvent d’élaborer sur l’impact des catastrophes naturelles qui se sont produites durant cette période. Ceci dit, de nombreux historiens anti-communistes ont avoués avoir fait grossir les chiffres d’une façon démesurée, notamment sur la question de Staline.

« Plus un mensonge est gros… plus il a de chances d’être cru ! Mentez, mentez, mentez, encore et toujours, il en restera bien quelque chose ! » – Joseph Goebbels, Chef de la propagande nazie

C’est exactement la même chose qui se passe avec l’histoire de la Chine et de l’U.R.S.S. au courant du XXe siècle. Ces révolutions ayant ébranlés le monde, il est normal qu’elles n’aient pas l’appui des puissants dans les pays occidentaux.

Pour ce qui est de la question tibétaine, voici quelques extraits d’un texte particulièrement intéressant publié dans la revue Arsenal du Parti Communiste Révolutionnaire (PCR):

Les défenseurs du lamaïsme tibétain décrivent cette religion comme étant au cœur même de la culture du pays. En fait, le bouddhisme a été introduit au Tibet en même temps que le féodalisme. En effet, autour de l’an 650, le premier roi tibétain, Srong-btsan-sgam-po, était marié à des princesses du Tibet, mais aussi de la Chine. Celles-ci y ont introduit les croyances bouddhistes qui se sont mêlées aux vieilles croyances animistes afin de créer une nouvelle religion : le lamaïsme.

Durant le siècle qui a suivi, cette religion a été imposée au peuple par la force. Pour y parvenir, le roi Trisong Detsen avait décrété que :
• celui ou celle qui pointait un moine du doigt devait avoir le doigt coupé,
• celui ou celle qui parlait en mal des moines ou du lamaïsme devait avoir les lèvres coupées,
• celui ou celle qui regardait un moine de travers devait avoir les yeux enlevés.

Bonjour la non-violence!

Des moines, modestement habillés, se regroupant afin de prier pour atteindre le nirvana, voilà l’image que l’on nous présente souvent du Tibet avant la prise du pouvoir par la Chine. Cette image est toutefois très incomplète. Dans les faits, les monastères étaient des lieux de pouvoir et de richesses, reposant sur l’exploitation des masses. Il faut bien, en effet, que quelqu’un travaille afin de subvenir aux besoins des moines. Ce quelqu’un, c’était le serf.

Ainsi, « le monastère de Drepung était l’un des plus importants propriétaires terriens de la planète avec 185 manoirs, 25 000 serfs, 300 lieux de pâturage et 16 000 gardiens de troupeaux ». [2]

La majorité de la population subissait l’exploitation de l’aristocratie religieuse. En 1953, six ans seulement avant l’exil de l’actuel dalaï-lama, « les serfs (environ 700 000 personnes sur une population totale estimée à 1 250 000) forment la majeure partie de la population ». [3] Ceux-ci (56% de la population) étaient considérés comme des êtres inférieurs. Le simple fait de toucher à un maître pouvait signifier le fouet pour le serf fautif. Les maîtres étaient si distants des serfs que, sur la majeure partie du territoire tibétain, ces deux classes sociales parlaient une langue différente!


La Révolution Culturelle

La Révolution culturelle est une autre cible favorite des impérialistes.

L’analyse occidentale attribue fréquemment à Mao toute la violence de la période 1966-76. Bien qu’il n’y ait eu qu’une poignée d’observateurs occidentaux en Chine pendant la Révolution culturelle, la plupart d’entre eux attribuent volontiers des centaines de milliers ou même des millions de morts à la Révolution culturelle. D’ordinaire, on ne fournit pas de détails parce qu’il n’y a que très peu de rapports de première main faits par des Occidentaux. Aucun Occidental ne peut en effet prétendre avoir fait une enquête exhaustive. Bien qu’il soit possible qu’il y ait eu des millions de morts pendant la Révolution culturelle, elles ne furent certes pas commandées par Mao. Mao a au contraire demandé explicitement que la Révolution culturelle soit non-violente. Les premières directives du Comité central du Parti communiste ont d’ailleurs rappelé, dès le début, que « dans un débat, on doit avoir recours au raisonnement et non pas à la contrainte ou à la coercition ». [8] De surcroît, la violence à laquelle on a assisté durant la guerre civile fut en grande partie le fait de factions opposées à Mao.

Les ennemiEs de Mao en Chine sont beaucoup plus réalistes à cet égard que les propagandistes occidentaux. Ils tiennent Mao et ses partisanEs – la dénommée Bande des Quatre – responsables d’un grand total de 34 000 exécutions ou morts causées par d’autres moyens de répression pendant les dix années de la Révolution culturelle. Si les ennemiEs de Mao ont bel et bien raison, peut-on penser que ces 34 000 morts étaient justifiées ? Il est difficile pour nous d’en juger : il faudrait demander aux partisanEs incarcéréEs de Mao, à ses ennemiEs de haut rang au sein du parti et aux masses en général, dont l’opinion n’a jamais été sollicitée systématiquement par les critiques étrangers.

Faisant une autocritique, Mao a affirmé qu’il y avait eu trop d’exécutions pendant la Révolution culturelle. En disant cela, Mao a exprimé sa philosophie, qui est aussi la nôtre. Selon Mao, il est peut-être justifiable d’exécuter un meurtrier ou quelqu’un qui fait sauter une usine ; cependant, dans la plupart des cas, y compris ceux qu’on retrouve dans les écoles, le gouvernement et l’armée, Mao affirmait : « Qu’y a-t-il de mal à ne pas exécuter les gens ? Ceux qui sont disposés à se réformer par le travail devraient aller se réformer par le travail, afin que les ordures soient transformées en quelque chose d’utile. D’ailleurs, les têtes ne sont pas comme des poireaux. Si on les coupe, elles ne repoussent pas. Si l’on coupe une tête à tort, il n’y a pas de façon de rectifier l’erreur, même si on le souhaite. » [9] Si des gens se disant maoïstes sont allés à l’encontre de cette philosophie, ce n’est pas à nous de les défendre. Il est par ailleurs évident, et les statistiques à ce sujet sont disponibles pour tous même aux États-Unis, que Mao a accompli plus que tout autre chef politique du siècle dernier, et probablement de toute l’histoire, en réduisant la violence sous toutes ses formes.

Bien des ennemis de Mao qui ont été expulsés du parti ont d’ailleurs survécu. Deng Xiaoping, pour un, a survécu à quelques purges et a été envoyé en rééducation. Les 3 et 4 juin 1989, c’est le même Deng – un opposant à Mao et un favori des capitalistes – qui a ordonné à l’armée de tirer sur des centaines de manifestantEs dans le cadre de la rébellion à Beijing. Cette violence n’est bien sûr qu’une petite partie de la violence causée par la restauration du capitalisme en Chine.

Mao et le Parti communiste chinois, avec peu d’aide de l’extérieur, ont amené des changements majeurs dans un pays en voie de développement, pendant qu’ils faisaient une révolution et une guerre civile. Il est erroné de tenir pour responsable le Parti communiste chinois, ou Mao en particulier, de tout ce qui s’est passé sous leur direction. Aux États-Unis – un pays développé qui ne se trouve dans des conditions d’aucune façon comparables à celles de la République populaire de Chine -, il y a chaque année 20 000 meurtres ; 75 000 NoirEs meurent à cause de l’oppression nationale systématique ; à toutes les cinq minutes, unE ouvrierÈRE meurt d’un accident de travail ou d’une maladie industrielle ; et à toutes les 50 minutes, un enfant meurt à cause du manque de nourriture ou d’argent. [10] Mais nous n’entendons dire presque jamais que les victimes de la violence capitaliste sont « tuées » par les présidents Reagan, Bush, Clinton et compagnie, comme nous l’entendons souvent de ceux et celles qui sont morts de faim sous Mao.

La nouvelle Chine


De nombreuses personnes d’allégeances libérales affirment que le maoïsme n’a été qu’un échec au niveau économique, que la Chine s’est privé d’un développement économique fort durant la période de la Révolution Culturelle mais malheureusement pour eux, et pour Deng Xiaoping (le dirigeant du PCC responsable des nouvelles réformes), Mao à été un personnage essentiel dans ce fantastique développement économique. Depuis le milieu du XIXe siècle, la Chine était contrôlé par les occidentaux : les français, les britanniques, les américains, les allemands, les belges, les russes ainsi que les japonais se divisaient la Chine comme étant un gâteau. L’économie était essentiellement rurale, mais il y avait de nombreux ports de mer en Chine, notamment à Shanghai et Hong Kong. Il y avait une industrie, mais il s’agissait de fabrication de textile. L’économie était très faible et ne profitait qu’aux occidentaux et aux japonais qui exploitaient le peuple chinois.

Mao, qui à pris le pouvoir en 1949 à commencer à travailler de concert avec l’Union Soviétique pour développer l’industrie et poursuivra de nombreuses réformes durant tout son règne, malgré de nombreux désaccords avec les autres pays du « camp socialiste » essentiellement avec Nikita Kroutchev en U.R.S.S. et Enver Hoxha en Albanie.

Ce que les économistes et les Davidiens de ce monde disent rarement – voire jamais -, est que la croissance économique durant la période Mao était à peine plus faible qu’après 1979. Elle oscillait entre 6.5% et 7.5% par année, ce qui est déjà remarquable, le taux en 2007 étant d’environ 10 %. Ce n’est pas Deng Xiaoping qui à développer une bonne politique étrangère en Chine, c’est en fait le président Mao encore une fois, durant les années 60 et 70. Les images de lui avec le Shah d’Iran ou bien Richard Nixon ont frappés l’imaginaire de l’époque.

En conclusion, il faut se méfier de ce que dise de nombreux « historiens » et « économistes ». Mao à fonder la Chine moderne et non pas un « socialiste pour l’économie de marché » !

P.S.: Ce texte n’engage que son auteur et non le RWatch en entier.

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Événement : Manifestation du 1er juillet

Posté par L'Agitateur le 27 juin, 2007

– Appuyez les luttes autochtones pour la souveraineté, la dignité et l’autodétermination sur l’Île de la Tortue
– Dénoncez l’attitude raciste et colonialiste du CN

Le DIMANCHE 1ER JUILLET, à 13h00 (pile)
Manifestation
Gare centrale de Montréal
Métro Bonaventure
(Entrez par le métro, ou par l’entrée du 895 de la Gauchetière ouest,
Entre les rues University et Mansfield)

** Point de rendez-vous à l’enseigne Départs/Arrivées, dans le hall principal de la gare. Apportez vos bannières, pancartes, drapeaux et autres symboles de protestation. **

  • Nous demandons que le CN abandonne sa poursuite en justice contre les militants Mohawks de Tyendinaga;
  • Nous sommes en solidarité et appuyons sans condition les luttes des peuples autochtones pour leur souveraineté et leur autodétermination, partout sur l’Île de la tortue;
  • Nous dénonçons le rôle du CN dans le Conseil nord-américain pour la prospérité et le Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité.

« Quand le CN attaque, on bloque la track! »
—–

Le CN est une société privée multi milliardaire, dont le siège social se trouve à Montréal et dont les rails et installations occupent illégitimement les territoires des autochtones, d’un océan à l’autre.

Le CN poursuit actuellement en justice (pour plusieurs millions de dollars) trois activistes Mohawks de la communauté Tyendinaga (Ontario) qui sont activement impliqués dans la défense de leur territoire. Le CN menace d’engager d’autres poursuites contre des communautés et militant-e-s autochtones qui choisissent de bloquer les chemins de fer.

Le CN et ses cadres ciblent les organisateurs communautaires autochtones qui ont remis à l’ordre du jour l’enjeu des revendications territoriales non résolues et la souveraineté des peuples autochtones.

Dans le contexte des revendications territoriales non résolues, et considérant que leurs chemins de fer se trouvent sur des territoires arrachés aux peuples autochtones, les actions en justice du CN sont profondément racistes et colonialistes.

Alors que le CN utilise le système de justice pour attaquer les activistes autochtones, le PDG de la compagnie, Hunter Harrison, est membre du Conseil nord-américain de la compétitivité, un acteur clé du nouvellement formé Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité (PSP), entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique. Le PSP poursuit le programme néolibéral imposé par l’Accord de libre échange nord américain (ALENA), mais y rajoute des politiques de « sécurité nationale ».

Le PSP est une attaque portée contre les travailleurs et les travailleuses et toutes les classes opprimées de l’Amérique du Nord. Les leaders du PSP ? George Bush, Stephen Harper et Felipe Calderón ? se rencontreront cet été, les 20 et 21 août prochain, au Château Montebello (Outaouais, Qc.), à 90 minutes de Montréal.

Nous entamons nos mobilisations et actions contre le PSP lors d’une manifestation contre le CN, le premier juillet prochain. Le « Canada » est un pays construit sur des terres appropriées illégitimement en vertu de politiques génocidaires : nous nous rassemblerons le 1er juillet, en solidarité avec des actions menées par des autochtones partout sur Île de la Tortue, en tant que non-autochtones qui nous opposons au colonialisme et au racisme.

Joignez-vous à nous pour un 1e juillet anticolonialiste!

Cette action est organisée par :
Bloquez l’Empire! ? Montréal (BLEM)
Indigenous Peoples Solidarity Movement (IPSM)
Liberterre
Personne n’est illégal ?Montréal
Tadamon! Montréal
La Pointe Libertaire
et autres.

(pour associer le nom de votre groupe à la liste des endossements, veuillez écrire à noii-montreal(a)resist.ca)

INFO: 514-848-7583, noii-montreal(a)resist.ca

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