Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Compte rendu *complet* sur le sommet Montebello

Publié par Camarade Tova sur 25 août, 2007

La ville de Montebello devint forteresse pendant le sommet du Partenariat pour la Sécurité et Prospérité nord-américaine. Elle accueillit pendant trois journées les chefs d’État des trois pays de l’Amérique du Nord, avec plus de 30 chefs d’entreprises à leurs côtés. Par cette nature anti-démocratique totalement du sommet, il était impossible d’ignorer celui-ci et de ne rien faire : c’est pourquoi nous sommes allés manifester notre opposition et désaccord.L’été a été fortement mis en branle pour mobiliser un maximum de personnes à la cause, bien que la journée et le lieu choisis n’aient pas encouragé les gens à venir : un lundi à Montebello avec une forte présence policière. Reste qu’une forte propagande ai été faite auprès des masses populaires du Québec, du Canada, des États-Unis et du Méxique. Des centaines d’affiches sont apparues un peu partout en Amérique du Nord pour l’appel au rassemblement à Montebello et dénonçer collectivement cette rencontre des trois bandidos.

Quelques semaines avant la manifestation, un campement autogéré anti-capitaliste s’est fait dans la région de l’Outaouais, tout près de la forteresse, et de nombreuses personnes ont participé aux petites manifestations du 19 août. Elles ont aussi dormi sur les lieux, bien que les policiers tentaient de leur mettre des bâtons dans les roues en fouillant leurs équippements à chaque “checkpoints”. Certes, des actions ont été faites à Montréal et Ottawa pendant les quelques journées avant le sommet.

C’était là une journée qui s’annonçait ensoleillée, légèrement nuageux avec une température agréable variant entre 20 et 25 degrés. Plusieurs autobus loués et véhicules partaient des trois pays nord-américains pour s’en venir au Québec, à Montebello. Ils venaient de Sherbrooke, Québec, Montréal, Trois-Rivères, l’Ouest Canadien, des États-Unis et même du Méxique. Bien que les manifestantEs avaient des divergences sur leurs positions politiques (communisme/anarchisme, révolution/réforme), touTEs s’entendaient sur une chose : ce sommet est une aberration dans une société qui se prétend « citoyenne » et « démocratique ».

Suite à quelques retards lors du trajet vers Montebello, les autobus sont finalement arrivés à destination vers 13h00. Les manifestantEs sont sortiEs pour se rassembler en une unité solidaire et se diriger vers le coeur de Montebello en passant par une route de campagne, pour ensuite prendre une voie ferrée de la CN - qui elle est accusée de racisme envers les peuples autochtones. Arrivé sur la 148, nous marchions en direction des manifestantEs d’Ottawa, des États-Unis et du Méxique qui étaient déjà présentEs sur les lieux, très près de l’entrée du périmètre de sécurité du Château Montebello.

CertainEs commerçantEs avaient barricadé leur place, dont le seul et unique bar du coin : le Bar central. Par contre, un code avait été donné entre manifestantEs et commerçantEs : une pancarte verte veut dire “zone verte”, soit une alliance avec les protestataires, et ils et elles étaient la bienvenue pour venir acheter les besoins nécessaires ! Pour le reste des commerces, c’était une opposition directe. C’est compréhensible lorsque ce sont de grosses compagnies qui se protègent des “radicaux”.

Bien que les manifestantEs n’aient pas respectéEs ce que les policiers leur ont imposé comme terrain de manifestation, soit deux cages fermés, l’anti-émeute est arrivée, avec bouclier, matraque et masque à gaz, pour bloquer le chemin des manifestantEs et les empêcher de continuer leur chemin vers le château. À ce moment, le tout était visible : les policiers étaient sur trois fronts, armés jusqu’aux dents, avec des camescopes et appareils photos, et toute autre arme contre les manifestantEs au cas où ils se tannent et attaquent.

Les trois fronts étaient occupés par les policiers : le front Nord qui fut celui vers le château, c’était la “zone rouge” avec un grillage très fin comme périmètre de sécurité allant à 10 pieds d’hauteur ; le front Nord-Est qui était occupé par les policiers sur le cimetière à une altitude variant de 10 à 100 centimètres. ; le front Est qui était plutôt vide de policiers, mais assez pour bloquer le chemin. À côté de ce front Est, la station-service Crevier accueillait à bras ouverts les manifestantEs qui avaient besoin d’eau, de nourriture, d’aller aux toilettes ou de se reposer tout simplement. Le commerçant de la place s’est fait une montagne de profits, mais pour une bonne cause. C’était la “zone verte”, et il n’y avait pas de danger … pour le moment.

Plusieurs personnes étaient présentes sur les lieux : maoïstes, anarchistes, anarcho-communistes, sympathisants zapatistes, écologistes, syndicats, anticapitalistes et réformistes. Les “radicaux” n’étaient pas plus nombreux qu’une centaine de personnes, et le “Black Block” y était avec un maximum de vingt personnes. Il y avait des personnes de tout âge, passant de neuf à soixante dix ans. Quelques uns avaient leur chien en compagnie. Au grand total, pas plus de 1200 manifestantEs étaient venuEs à l’appel, ce qui est horriblement peu pour un tel sommet.

Les médias étaient présents, à la fois corporatifs ( TVA, RDI, TQS ), indépendants ( Indymedia, Reactionism Watch, Global Aware ) et même internationaux ( Al Jazeera ). Ceux qui ont reçu de très fortes critiques et arrogance de la part des manifestantEs c’était, bien sûr, les médias corporatifs, malgré l’opinion de certains caméramans : ce fut le cas du caméraman de TQS qui dit ironiquement et avec colère : “Bah oui, moi je l’aime Bush !” Bien que ce soit étonnant, plusieurs caméramans étaient de notre côté en accord avec nous. Mais cela n’empêcha pas ces derniers de diffuser des images sensationnalistes où l’on voyait des manifestantEs en colère qui répondaient aux attaques de lacrymogènes. Sur TVA, il était dit que si les manifestantEs réussissaient à entrer dans le périmètre de sécurité, les autorités n’hésiteraient pas à tirer à balles réelles sur ceux et celles-ci.

Sur toutes les chaines, nulle ne montrait la vérité. Ni dans les journaux, ni à la télévision. Il n’était question que de démagogie, sensationnalisme et de populisme : ce qui a été montré dans les médias corporatifs n’était que 20 minutes d’une manifestation de plus de sept heures.

Malgré le blocage des policiers dès les premières minutes à l’arrivée des manifestantEs, l’ambiance restait vive pendant plusieurs heures : les gens criaient, chantaient, dansaient, discutaient, jouaient de la musique ; les organisateurs s’expliquaient, et donnaient de l’information ; des tracts étaient massivement distribués à propos de plusieurs enjeux politiques, et non seulement du PSP ; même un pique-nique a été fait en avant des policiers, ce qui était superbement bien réussi !

Les gestes pacifiques des manifestantEs contre l’arrogance des policiers se faisaient continuellement : autocollants sur les boucliers de l’anti-émeute ; bannières sur les clôtures nommé “Mur de la Honte” ; dessins à la craie sur le sol ; critiques ouvertes contre l’anti-émeute ; face à face ; un drapeau de l’anarchisme a été mis sur un haut lampadaire, avec un drapeau américain qui ne prennait pas feu (dû aux très fort vents) ; et plus encore. Malheureusement, même si ces gestes restaient pacifiques suite aux agressions de la police, l’anti-émeute ne cessa pas son arrogance envers les manifestantEs, et c’est ce qui les a incité à prendre une alternative au pacifisme étroit.

L’une des premières agressions de la police a débuté vers la première heure de la manifestation, soit proche de 13h00. Les policiers anti-émeutes poussaient les manifestantEs de la “zone rouge” à gauche du front Nord pour les faire reculer, et ces dernièrEs ne voulait pas perdre leur ligne et on fait de même. Pour répliquer, la GRC donnait des coups de boucliers, de matraques sur la tête, de genoux et de pieds. Pour faire peur aux manifestantEs, des tazers ont été utilisés au dessus de leurs têtes pour les faire reculer, au détriment d’une électrocution. Ceux et celles qui s’étaient assisES se sont fait bousculer par la Sûreté du Québec qui, profitant de l’occasion, a arrêté une personne. Ceux et celles qui dansaient proches de la police ont été bousculéEs.

Peu avant l’arrivée des manifestantEs de Montréal, soit avant 14h00, la police utilisa le poivre de cayenne sur les manifestantEs, dont une vieille dame pacifiste âgée dans la soixante dizaine. Pris de panique, les manifestantEs cherchent immédiatement de l’eau pour se rincer les yeux et les voies respiratoires. Cet abus de police n’avait qu’un but : montrer sa supériorité en tant qu’autorité, et maintenir un calme forcé alors que l’effet s’avérait tout à fait le contraire.

14h52, l’anti-émeute de la GRC utilise de nouveau le poivre de cayenne contre plus de 20 manifestantEs, dont des journalistes, photographes et des medecins. Comme plusieurs d’entre eux et elles n’avaient rien pour se protéger les yeux et les voies respiratoires, la durée de leur souffrance varia de quelques minutes à plusieurs heures. CertainEs toute une journée ! Pour se venger, les manifestantEs ont lancé des bouteilles de plastique vides une fois que l’eau ai été vidée sur leur propre visage. Ces mêmes bouteilles visaient aussi les policiers caméramans qui filmaient tout en étant derrière la ligne de front : ce sont les premiers projectiles.

Ensuite, à un certain moment, deux manifestants vêtus de rouge (possiblement communistes) se sont avancés de la ligne de front Nord avec des bâtons 2X4 : la police répliqua aussitôt avec trois gaz lacrymogènes en tirant directement dans foule. Moins de dix minutes plus tard, suite à des bousculades répétées, c’est encore trois gaz lacrymogènes, mais les manifestantEs ne lâchent pas prises et reviennent au front. C’est le calme, soit le “temps mort” car les affrontements sont plutôt calmes pendant environ une heure et demi. Tout semble stable, bien qu’il y ai des accrochages, mais rien de sérieux ou sévère.

Pendant ce temps mort, les discussions reprennent, des sit-in improvisés se font pour discuter du PSP, ou tout autre enjeux politiques reliés à ce dernier. Des familles se prennent en photo, d’autres dansent devant les policiers, certainEs dessinent sur le sol. Vers 16h00, les maoïstes quittent les lieux par manque d’actions. Beaucoup sont partiEs à la station-service Crevier ou à leur automobile se nourrir.

17h05, les affrontements éclatent. Le Reactionism Watch n’est pas en mesure d’expliquer les causes, mais nous avons reçu trois versions de faits différentes. Nous aimerions avoir des confirmations exactes de manifestantEs qui savent ce qui s’est passé.

  • 1) Suite à la désertification des communistes du PCR et anarchistes du Black Block, et autres manifestantEs partiEs manger, l’anti-émeute aurait reçu l’ordre de mettre un terme à la manifestation car elle ne voulait pas rester toute la nuit à surveiller le sommet.
  • 2) Un jeune manifestant aurait entravé le travail de l’anti-émeute de manière sonore avec sa trompette de parade en plastique. En réponse au bruit, une pluie de gaz lacrymogène aurait été ordonnée.
  • 3) Un manifestant aurait pousser un policier, qui lui l’aurait repousser. Par ce geste, le chandail du manifestant se serait coincé dans la matraque du policier, et qu’il aurait été tiré vers l’avant (en direction des manifestantEs). Par ce fait, les grenades lacrymogènes aurait été envoyées en masse, pour ensuite tirer à balles de plastiques.

Si vous connaissez la vraie raison, faites nous en part le plus rapidement possible !Dès les affrontements déclenchés, plus de quatres grenades lacrymogènes ont été envoyés dans un laps de temps de 15 secondes. La majorité des manifestantEs sans aucune protection faciale ont pris la fuite collective en moins de 15 minutes, ou se sont mis dans le côté ouest du front pour ne pas respirer le gaz. Avec leur bâton de drapeau, les manifestantEs tappaient sur les panneaux ou quelconque métal pour faire du bruit. Ceux et celles avec une certaine protection sont restéEs au front, bien qu’affaibliEs.

Ce gaz lacrymogène est catégorie CS, type un puisqu’il ne résiste pas à l’eau. Cette poudre, fortement toxique, entraine la nausée, le vomissement, l’hypersalivation de la gorge, l’irration des yeux et des voies respiratoires. Fabriquée aux États-Unis et vendue au Canada, cette grenade lacrymogène éclate quelques secondes plus tard après avoir été lancée dans les airs pour se vider complètement et répandre la poudre jaunâtre partout dans l’atmosphère. Ces grenades, une fois éclatée, ne peuvent être reprises pour être relancées : elles sont complètement ouvertes et vidées.

L’anti-émeute avance tranquillement, et les tireurs de la GRC ciblent les manifestantEs avec des balles de caoutchouc. Une pluie de gaz lacrymogène s’amorce. Certaines personnes reçoivent la grenade lacrymogène directement sur le corps ; d’autres plus de trois balles de caoutchouc, ainsi que les medecins voulant les aider ; et quelques-unes des coups de matraques (au début des escarmouches). Une vieille dame a reçu une balle de caoutchouc dans le pied, et même qu’un manifestant, par terre, en a reçu plus de quatre.

Fait cocasse : une grenade lacrymogène a été tirée depuis le front Nord vers le front Nord-Est, soit dans le cimetière. Étrangement, il n’y a pas eu un seul bruit pendant cinq secondes jusqu’à l’atterrissage de la grenade dans le cimentière. À ce moment, la foule a félicité cette bavure par des rires, joies et applaudissements !

Pour répondre à cette attaque barbare de l’anti-émeute, des projectiles ont été lancées à l’improviste : bouteilles vides, canettes, galets, tomates, oeufs et pierres. Ces pierres se trouvaient sous un petit pont proche de l’entrée du périmètre de sécuritaire du Château Montebello. Un manifestant (ou agent de police) prennait des pierres de la taille d’une demi-patate à une complète pour les donner à un autre manifestant qui les mettait dans son bouclier (couvercle de poubelle) et en fournissait à certainEs manifestantEs. Il y avait un grillage sur la pile de pierres pour empêcher les manifestantEs d’en prendre, mais l’un d’entre eux a été plus malin. Malheureusement pour les lanceurs et lanceuses, le soleil derrière l’anti-émeute les aveuglaient complètement. Cela n’a pas duré plus de 10 minutes, et seulement un maximum de six personnes suivaient les policiers

Bref, les manifestantEs ont continué à battre en retraite et la police s’amusait à mitrailler la foule avec leurs grenades lacrymogènes. Au total, plus de 60 ont été utilisées. Les tireurs de la GRC en faisant autant avec leurs balles de caoutchouc. La rue principale était remplie de grenades lacrymogènes gaspillées, de caoutchouc, de bouteilles d’eau encore remplies et même d’aliment encore comestible ! Les manifestantEs ont laissé derrière eux et elles ce qu’ils et elles avaient en trop afin de mieux courir et être moins encombréEs.

Le calme revint vers 17h40 lorsqu’un manifestant profita de l’occasion pour faire le signe de la paix avec sa main, seul, au beau milieu de l’intersection des routes 148 (Route du Canton) et 323 (Rang Gustave) entouré au loin par les trois fronts d’anti-émeutes. Ce geste attira l’attention médiatique, ce qui forca les policiers à ne plus tirer ni grenades ni balles. D’autres manifestantEs se sont joints à lui pour rester solidaire et uni. Une multitude de photos a été prise à cet instant : la paix était revenue.

Fait cocasse : Un agent de la Sûreté du Québec aurait cassé une pierre tombale après avoir donné un coup très fort dessus. Peut-être à cause de la colère, nous ne pouvons dire réellement…

Vers 17h50, deux feux ont été vus : l’un était une boite de carton contenant une pile de feuilles, alimentée par d’autres papiers, cartons et pancartes. Le second feu était la planète Terre, fait en maquette, transportée par deux manifestants, pour le brûler. Cela voulait symboliser ce que notre monde deviendrait si ce sommet était un succès et que le PSP avait lieu comme prévu. Les conséquences seraient mondialement catastrophiques !

18h00, le calme, trois manifestants discutent avec les policiers du front Nord qui s’est avancée jusqu’à l’intersection. Kanto, un manifestant aux lunettes sombres, demanda à un policier de l’anti-émeute de s’identifier ; ce dernier ignora complètement la demande. C’en est pareil pour tous les policiers qui étaient présents. Une vidéo a été filmée pour en monter la preuve (voir à la fin du compte rendu). Moins de dix minutes après la demande d’identification, un policier s’est faufilé dans la ligne de front des policiers afin d’arrêter un photographe amateur du Reactionism Watch. Nous ignorons la raison exacte, mais nous pensons que c’est dû à sa vidéo compromettante et ses photos inédites des médias.

Certes, notre camarade a réussi à s’enfuir à temps, mais Kanto, à ses côtés, s’est fait prendre alors qu’il ne faisait que discuter avec le policier qui refusait de s’identifier. Le motif qui a été retenu contre lui est le fait qu’il ait troublé la paix, alors que c’est le policier même qui est venu troubler la paix. Malheureusement, nous n’avons pas pu noter son numéro. Il faut dire que c’était impossible à identifier ces policiers qui, en très grande majorité, étaient masqués. Ils n’avaient pas de badge, mais qu’un simple numéro sur leur épaulette et casque.

Finalement, à la toute fin de la manifestation de lundi le 20 août, deux canons à eau, plus de 200 policiers, des tireurs de la GRC, et des lance-grenadiers étaient prêts à repousser quelconque attaque des manifestantEs : surprise, ils et elles avait quitté les lieux. Par contre, le lendemain matin, une autre légère manifestation a eu lieu et les manifestantEs ont été harcelés par des questions de la police, et cette dernière a tenté de fouiller les véhicules des manifestantEs questionnéEs.

Bilan : plus de 300 manifestantEs incommodéEs par le poivre de cayenne et/ou gaz lacrymogènes, dont une dizaine victime de balles de caoutchouc et une autre vingtaine victime de coups de matraques, boucliers, genoux ou pieds. Moins de 4 policiers incommodés par le gaz lacrymogène. Quatre arrestations, dont deux femmes. Trois agents provocateurs de la Sûreté du Québec, tous faussement arrêtés.

P.S.: Nous ignorons le contexte qu’entourait l’arrêstation des trois premières personnes. Veuillez nous informer !

Pour les photos, vous avez le choix !

==> Photos du Reactionism Watch (Afficher en diaporama)
==> Photos de Canadian Union of Public Employees
==> Photos de Michael Lessard
==> Photos du CMAQ (1)

Voici la video en question dont nous vous avons parlé avec le manifestant qui demande à un policier de s’identifier, alors que ce dernier l’ignore complètement. Assurez-vous de lire la description de la vidéo après avoir ouvert le lien vers celle-ci sur YouTube ! Cette vidéo ne doit pas passer sous silence, bien que l’infraction de la part du policier soit mineur et que l’accusation d’avoir “troublé la paix” ne tiens pas debout.

==> Lien vers la vidéo YouTube
==> Une vidéo résumé du sommet Montebello

==> Plus de détails sur le bilan du sommet Montebello
==> Critique sur la couverture médiatique du sommet

Vous avez un témoignage à faire ? Une correction à apporter ? Un avis à écrire ? Des photos à montrer ? Allez-y, vous êtes libres de le faire, voire encouragé ! Dites-le nous ce que vous en pensez de ce sommet, racontez-nous ce que vous avez vu, car ce compte rendu vous appartient : il peut être modifié si nécessaire pour ajuster des faits (comme celui du déclenchement des affrontements à 17h05)

** VEUILLEZ CIRCULER TRÈS MASSIVEMENT CES INFORMATIONS **

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Après l’Iraq, FOX attaque l’Iran

Publié par Camarade Tova sur 23 août, 2007

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Al Qaïda en Irak : faut-il croire George Bush ou ses généraux ?

Publié par Le général sur 2 août, 2007

Nous avons trouvé un nouvel article publié sur le réseau Voltaire qui traitait d’Al-Qaïda en Irak. Selon cet article, les généraux américains en Irak ont affirmé que ce réseau terroriste international n’existerait même pas dans le pays ; que ce n’était qu’une fabrication de propagande psychologique. Nous le recommandons à tous et toutes ! Voici l’article en question :
Alors que le président Bush met en garde ses concitoyens contre le danger « d’Al-Qaïda en Irak » qui formerait des cellules pour attaquer les États-Unis, des officiers supérieurs états-uniens ont admis que cette organisation n’existait pas. Les généraux Casey et Kimmitt ont reconnu qu’Al-Zarkaoui était une fabrication de leurs services de guerre psychologique et le général Bergner a déclaré que son successeur, Al-Baghdadi, était un acteur.

Image extraite de la vidéo d’Abou Omar al-Baghadadi, chef d’« d’Al-Qaïda en Irak »

Il est communément admis que les relations internationales sont entrées dans une nouvelle ère le 11 septembre 2001. Cependant les politologues divergent sur l’analyse de cette période selon leur lecture des attentats qui en marquent le début.

  • Les atlantistes se réfèrent à la version gouvernementale : ils auraient été organisés par Al-Qaïda depuis son repère afghan. Ils en concluent que le principal danger de notre époque est le terrorisme islamique, et approuvent les opérations militaires en Afghanistan et en Irak.

  • Les partenaires plus lointains des États-Unis envisagent que l’administration Bush ait eu connaissance à l’avance des attentats et les ait laissé commettre pour les instrumenter à des fins politiques. Ils évoquent le précédent du désastre de Pearl Harbor, que l’état-major US laissa bombarder pour entrer dans la Seconde Guerre mondiale contre le Japon et l’Allemagne. Ils en concluent que si le péril islamique est bien réel, il convient cependant de ne pas suivre les États-Unis dans toutes leurs aventures. Ils admettent que l’attaque de l’Afghanistan était une riposte légitime, mais restent dubitatifs devant l’opération irakienne.
  • Enfin les politologues des pays non-alignés réfutent la version gouvernementale et considèrent que les attentats ont été organisés par le complexe militaro-industriel anglo-saxon. Ils évoquent l’incident fabriqué du Golfe du Tonkin ou l’opération Northwood. Ils en concluent que le péril islamique est une construction artificielle et que le vrai danger, c’est l’impérialisme anglo-saxon. Pour eux, les attaques de l’Afghanistan et de l’Irak sont toutes deux des guerres d’agression.
Sur la scène internationale, j’ai été le premier politologue à remettre en cause la version bushienne des attentats du 11 septembre et à pronostiquer l’instauration d’un régime militaro-policier aux USA et la multiplication des aventures militaires. Depuis lors, le Réseau Voltaire que je préside a développé sur cette base un suivi constant et une analyse permanente des relations internationales.

J’ai souvent expliqué qu’Al-Qaïda était une création commune de services de renseignement états-uniens, britanniques, saoudiens et pakistanais dont il sert les intérêts. Au cours des six dernières années, j’ai affiné la connaissance que nous pouvions avoir de ce phénomène à la fois à partir de ses manifestations successives et aussi au regard d’opérations précédentes comme celles du Gladio.

Cependant la politique de l’administration Bush commence à rencontrer des limites dans son propre camp.

  • En premier lieu, l’équilibre interne en Arabie saoudite s’est modifié avec l’accession au trône du roi Abdallah et le rappel à Riyadh du prince Bandar, le « fils adoptif » des Bush. En définitive, le roi a interdit à son neveu de continuer à financer des cellules combattantes labellisées Al-Qaïda. La première conséquence de cette rupture aura été la révolte des mercenaires du Fatah al-Islam au camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared. Cet épisode a confirmé d’une manière certaine qu’Al-Qaïda au Liban était une manipulation de MM. Bush, Bandar et Hariri.

  • En second lieu, il est difficile à terme de maintenir le cloisonnement d’Al-Qaïda, en tant que réseau opérationnel secret, alors que l’on veut en faire d’un autre côté une organisation politique globale. Ainsi les responsables de l’Intelligence Bureau pakistanais, qui sont en charge depuis longtemps de la formation idéologique et des publications des Talibans, a empiété sur le rôle de l’Inter Services Intelligence (ISI), chargé de la formation militaire des mercenaires d’Al-Qaïda, toujours avec des financements anglo-saxons gérés par le prince Bandar. En outre, l’Intelligence Bureau a apporté son soutien aux séparatistes ouighours du Xingkiang chinois, alors que pour des raisons politiques évidentes, dans ce dispositif, seul le MI6 britannique est habilité à traiter Al-Qaïda-Chine. Du coup Pékin a exigé une clarification immédiate. Pour éviter la guerre, le président Pervez Musharraf a été obligé d’éliminer tous les cadres de sa police impliqués en ordonnant à ses rangers de donner l’assaut de leurs bureaux de la Mosquée rouge.
  • Un troisième épisode vient de lever un coin du voile : le général Kevin J. Bergner, conseiller spécial de George Bush pour l’Irak, a justifié l’incapacité des forces US à arrêter le chef d’Al-Qaïda en Irak en révélant que ce personnage n’existait tout simplement pas.
Je voudrais revenir en détail sur cette nouvelle révélation.

La fabrication d’Al-Qaïda en Irak
Abou Moussab Al-Zarkaoui et Ansar al-Islam

Pour justifier leur intention d’envahir l’Irak, les Anglo-Saxons ont choisi d’utiliser une seconde fois l’argument du 11 septembre qui avait si bien marché à propos de l’Afghanistan. Les opinions publiques occidentales ignorent toujours que l’attaque de Kaboul avait été décidée en juillet 2001 et que les troupes britanniques et états-uniennes avaient été pré-positionnées sur zone avant les attentats du 11 septembre 2001. Elles ont donc facilement avalé le gros mensonge selon lequel les « terroristes » auraient ourdi leur complot dans l’ombre d’une grotte sous la protection des Talibans.

Appliquant la même recette à l’Irak, le général Colin Powell vint solennellement mentir devant le Conseil de sécurité des Nations Unies. Pour relier l’Irak laïque aux attentats du 11 septembre attribués aux wahhabites d’Oussama Ben Laden, les États-Unis mirent en scène un jihadiste jordanien protégé par Saddam Hussein. Ainsi Colin Powell déclarait :

« Ce que je veux porter à votre attention aujourd’hui, c’est la connexion, éventuellement bien plus sinistre, qui existe entre l’Irak et le réseau terroriste al-Qaïda, connexion qui allie les organisations terroristes classiques aux méthodes modernes d’assassinat. L’Irak héberge aujourd’hui un réseau terroriste meurtrier dirigé par Abou Moussab Zarkaoui, partenaire et collaborateur d’Ossama ben Laden et de ses lieutenants d’al-Qaïda (…) Palestinien natif de Jordanie, Abou Zarkaoui avait combattu lors de la guerre d’Afghanistan il y a plus de dix ans. À son retour en Afghanistan, en 2000, il a dirigé un camp d’entraînement de terroristes. L’une de ses spécialités, et l’une des spécialités de ce camp, est le poison. Lorsque notre coalition a chassé les talibans, le réseau d’Abou Zarkaoui a aidé à établir un autre camp de formation des spécialistes du poison et des explosifs et ce camp est situé dans le nord-est de l’Irak. Ce réseau apprend à ses membres à produire du ricin et d’autres poisons (…) De son réseau terroriste en Irak, Abou Zarkaoui peut diriger les activités de ce réseau au Proche-Orient et au-delà (…) Abou Zarkaoui et son réseau ont préparé des actes de terrorisme contre des pays tels que la France, la Grande-Bretagne, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne et la Russie ».

Dès le début de l’invasion de l’Irak, Abou Moussab al-Zarkaoui devient l’ennemi public n°1. Son groupe armé, Ansar al-Islam, est labellisé « Al-Qaïda en Irak ». On lui attribue l’enlèvement et la décapitation du travailleur humanitaire japonais Shosei Koda (30 octobre 2004) ; des attentats contre des civils à Najaf et Karbala (19 décembre 2004) ; l’exécution de l’ambassadeur d’Égypte Ihab Al-Sherif (juillet 2005) ; l’attentat au marché de Musayyib (16 juillet 2005) ; la torture et la décapitation des deux GI’s Thomas Lowell Tucker et Kristian Menchaca (juin 2006) ; l’enlèvement et l’assassinat de quatre diplomates russes, Fyodor Zaitsev, Rinat Agliuglin, Oleg Fedoseyev et Anatoly Smirnov (juin 2006) et quantité d’autres crimes. Dans l’imaginaire collectif, il prend le visage d’un fanatique sanguinaire après l’égorgement de Nick Berg. Toutes ces opérations servent directement la stratégie néoconservatrice du « chaos constructeur » et elle seule.

Surtout, Zarkaoui élabore une théorie selon laquelle les vrais ennemis des Irakiens sunnites ne sont pas tant les occupants anglo-saxons que les Irakiens sunnites. Il fixe cette analyse dans un document de 17 pages publié par le New York Times. Et il l’applique aussitôt en détruisant le dome de la Mosquée chiite d’Al-Askari.

Dépassés par l’ampleur des violences communautaires qui s’ensuivent, les États-Unis décident de faire disparaître leur marionnette. Le mythe Al-Zarkaoui est liquidé le 8 juin 2006 dans le contexte de la formation d’un nouveau gouvernement en Irak. Sa mort intervient comme une page que l’on tourne.

Le général George W. Casey Jr., commandant-en-chef des forces US en Irak, déclare lors d’un briefing que le document Zarkaoui appelant aux violences communataires a été fabriqué par ses services qui l’ont remis au New York Times. Tandis que le général Mark Kimmitt, commandant des opérations psychologiques en Irak, reconnaît dans un document interne parvenu au Washington Post que « Le programme Zarkaoui d’opérations psychologiques (PsyOp) est la campagne d’information la plus réussie à cette date ».

Abu Omar al-Baghdadi et l’État islamique irakien

La Coalition anglo-saxonne continuant à s’embourber en Irak, il s’avéra nécessaire de trouver un successeur à Al-Zarkaoui.

Le 15 octobre 2006, de nombreuses chaînes de télévision diffusent donc une vidéo annonçant la création d’« Al Qaïda en Irak ». Sur cet enregistrement, un individu masqué se présente comme Abu Omar al-Quraischi al-Hussaini al-Baghdadi, « Commandeur des Croyants » et dirigeant de l’« État Islamique Irakien », récemment instauré par Al-Qaïda avec la bénédiction d’Ousama Ben Laden lui-même. Il appele tous les jihadistes à s’unir derrière lui pour faire la chasse aux impies, aux croisés et aux juifs.

Cette initiative coïncide avec la réorganisation administrative de l’Irak et sa fédéralisation imposée par l’occupant. L’« État Islamique Irakien » s’identifie avec la zone à dominante sunnite. Il est tout de suite dénoncé sur Al-Jazeera par le porte-parole de l’association des savants musulmans de Bagdad comme faisant le jeu de la division du pays par les GI’s. Peu importe que les Irakiens ne soient pas dupes, la nouvelle marionnette est destinée à manipuler l’opinion publique états-unienne.

Le 10 novembre 2006, la presse occidentale relayait un communiqué d’« Al Qaïda en Irak » assurant avoir réuni plus de 12 000 hommes et se préparer à en armer 10 000 de plus. Cette nouvelle coïncidait avec le limogeage de Donald Rumsfeld et réduisait l’ardeur des démocrates à réclamer un retrait d’Irak.

Dans les jours qui suivirent, Abu Omar al-Baghdadi, intervenant dans un enregistrement audio diffusé via internet, proposa une « trêve » (sic) aux États-Unis. Ceux-ci ne seraient plus attaqués s’ils organisaient leurs manoeuvres de retrait complet d’Irak. Cette rodomontade fut accompagnée d’un défilé de moujahidins armés dans le centre de Mossoul, le 29 décembre, dont les images firent le tour du monde arabe. Cependant, la chaîne Al-Jazeera s’interrogeait sur l’authenticité de ces événements et ne parvenait pas à obtenir du gouverneur de Mossoul une explication crédible d’un défile « d’insurgés » en plein cœur de la ville.

Le 17 avril 2007, Abu Omar al-Baghdadi annonce dans un enregistrement audio diffusé par internet, que l’« État Islamique Irakien » produit ses propres roquettes, les Al-Quods-1. Le 30 mai 2007, dans une vidéo fort impressionnante diffusée par Al-Jazeera, son groupe annonce la création de brigades spéciales dotées cette fois de bombes thermiques ; des armes qui seraient produites par l’« État Islamique Irakien », dont la technlogie rivaliserait désormais avec celle des petits États.

Dans la même période, le porte-parole de l’« État Islamique Irakien » annonce sur Al-Jazeera que l’émir Abu Omar al-Baghdadi vient de composer son gouvernement et détaille la liste des dix ministres qui le composent.

Dans la foulée, le nouveau « gouvernement islamiste irakien » déclare la guerre à l’Iran, appellant les « vrais croyants » (sunnites) à s’unir contre les impies chiites. À cette occasion le « commandeur » Abu Omar ajoute d’ailleurs « al-Quraishi » à son nom, afin de faire croire à une filiation avec la lignée des Quraishi, la famille du prophète Mahommet, pedigree cher aux yeux de la communauté sunnite.

En un an, « Al Qaïda en Irak » a revendiqué de nombreuses exécutions sommaires. Elles constituent pour la presse occidentale autant de preuves du péril islamique et pour les Irakiens autant de manifestations des escadrons de la mort de la « sale guerre » conduite par l’occupant.

Le 17 juillet 2007, la Maison-Blanche rend publique une courte note d’évaluation de La menace terroriste sur le territoire des États-Unis (voir document intégral joint), réalisée par la direction de supervision de l’ensemble de la Communauté états-unienne du renseignement. On peut y lire : « We assess that al-Qa’ida will continue to enhance its capabilities to attack the Homeland through greater cooperation with regional terrorist groups. Of note, we assess that al-Qa’ida will probably seek to leverage the contacts and capabilities of al-Qa’ida in Iraq (AQI), its most visible and capable affiliate and the only one known to have expressed a desire to attack the Homeland. In addition, we assess that its association with AQI helps al-Qa’ida to energize the broader Sunni extremist community, raise resources, and to recruit and indoctrinate operatives, including for Homeland attacks. »

La dramatisation de ces renseignements et de ces conclusions est renforcée par la publication simultannée d’une vidéo d’Oussama Ben Laden, absent des écrans depuis plus d’un an.

C’est pourquoi George W. Bush signe immédiatement le décret présidentiel 13438 autorisant le secrétaire au Trésor à arrêter discrétionnairement toute personne présentant une menace pour la stabilisation de l’Irak et à confisquer ses biens.

Cependant, il devient de plus en plus difficile d’expliquer que la puissance d’Al-Qaïda en Irak augmente au fur et à mesure que Washington accroit le nombre de GI’s et de mercenaires pour le combattre. Aussi, le lendemain, le général Kevin J. Bergner, assistant spécial du président Bush pour les questions irakiennes, révèle que l’interrogatoire de Mahmud al-Mashhadani, considéré comme l’agent de liaison entre Oussama Ben Laden et ses combattants en Irak, a permi d’établir qu’Abu Omar al-Baghdadi n’a jamais existé, son personnage étant joué par un acteur et l’organisation « Al-Qaïda en Irak » étant une pure mystification.

Le château de cartes s’effondre


J’avais déjà fait remarquer qu’Oussama Ben Laden a confirmé sa responsabilité dans les attentats du 11 septembre 2001 dans une vidéo où il les décrit selon la version gouvernementale, alors même que j’ai démontré que l’attentat du Pentagone n’a pas eu lieu de cette manière et que Scholars for 911 Truth a démontré que l’attentat du World Trade Center n’a pas non plus eu lieu de cette manière. En d’autres termes, j’avais fait remarquer que la fonction d’Oussama Ben Laden, c’est de créditer les intoxs de l’administration Bush.

Le processus d’information circulaire continue : l’administration Bush affirme qu’Al-Qaïda est responsable des attentats aux USA et en Irak, puis Al-Qaïda confirme les imputations de l’administration. Les faits décrits dans ces déclarations ne sont jamais vérifiés, on se contente de ce dialogue et d’événements virtuels.

Dans le cas de l’Irak, personne ne semble remarquer que si Abou Moussab al-Zarkaoui et Abou Omar al-Baghdadi sont des personnages mis en scène par le département des opérations psychologiques de l’armée de terre états-unienne, cela implique que les personnes qui ont témoigné de leur existence et de leur affiliation à Al-Qaïda participent du même système d’intoxication.

Or, l’existence et les fonctions de Zarkaoui ont été confirmées par une vidéo d’Oussama Ben Laden, diffusée le 27 décembre 2004, dans laquelle le chef d’Al-Qaïda le déclare « émir d’Al Qaïda en Irak ». Elles ont identiquement été confirmées par Ayman Al-Zawahiri, n°2 du réseau terroriste, dans une vidéo où il lui rend hommage, le 23 juin 2006.

De même, l’existence et les fonctions d’Abou Omar al-Baghadadi ont été confirmées, le 20 décembre 2006, par Ayman Al-Zawahiri, dans une vidéo diffusée par Al-Jazeera. Il l’y félicite pour avoir constitué l’« État Islamique Irakien ».

Le moment est venu de vous déterminer : croyez-vous George Bush lorsqu’il stigmatise Al-Qaïda en Irak ou croyez-vous ses généraux qui revendiquent avoir fabriqué cette organisation et inventé ses leaders ?

==> L’article sur Voltaire

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Image de la semaine

Publié par Camarade Tova sur 16 juillet, 2007

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Centre de répertoires de sites droitistes !

Publié par Camarade Tova sur 6 juillet, 2007

C’est fait cherEs camarades, alliéEs et gauchistes ! C’est fait ! La Droite a décidé de créer son propre centre pour rassembler tous les sites de Droites qui existent dans la blogosphère, et peut-être même plus loin ! Nous ne savons pas réellement quelle en est la cause, mais nous soupçonnons la nouvelle présence antidroitiste sur la blogosphère Québécoise envahie par la Droite. Il faut dire que la Gauche préfère agir dans la rue, pendant que la Droite agit sur internet : cela explique le nombre incroyable de blogs droitistes qui n’ont aucune influence sur quiconque… exceptions des fous, dogmatiques de Droite et naïfs.

Certes. Un certain Guillaume Sirois, adéquisse et conservateur convaincu, a décidé d’entreprendre une démarche plutôt hors de l’ordinaire en fondant un site qui aura pour but de rassembler tous les adresses internet de Droite. Vous l’aurez deviné : un centre de fantaisistes et illusionnistes de Droite qui s’unissent (ce n’est pas la devise de la Gauche ça ?) pour se sentir en sécurité, en solidarité et en domination.

De notre côté, le Reactionism Watch vous invite, gauchistes et anticapitalistes de toutes les branches, à créer votre propre site / blogue / radio / chaîne vidéo pour contrer cette omniprésence droitiste à travers la blogosphère Québécoise. Nous encourageons cette même Gauche à créer un centre qui regroupera tous ces sites (bien que le Reactionism Watch le fait déjà). C’est donc un appel à tous et toutes !

Autrement, amusez-vous à surveiller ces sites de Droite et vous en moquer ! Après tout, les idées de Droites deviendront des sources de divertissements et de rigolades !

P.S.: Guillaume Sirois, tu es plutôt bon dans le graphisme.

==> Blogue de Guillaume Sirois
==> Droitistes.com

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Hallucination d’un complot islamique mondial

Publié par Camarade Tova sur 5 juillet, 2007

Ne cherchez pas à comprendre : ce sont des nazis !

Alors que la propagande haineuse islamophobe, antimusulmane et anti-arabe gronde, il nous ai paru un peu urgent de traiter du sujet en question. Mais, par quelques recherches, nous avons trouvé un texte fort intéressant qui traite justement de cette croyance d’un complot islamique mondial (alors qu’en vérité, il n’existe que dans la tête des paranoïaques, heureusement en majorité à Droite du graphique politique).

Il y aura de futurs textes d’opinions et informations concernant cette nouvelle propagande qui culpabilise un peuple tout entier avec son idéologie / culture. Même sur ce “Hussein Butt”. Rappelons qu’au départ, c’était les noirs ; par la suite, les indiens ; ensuite, les juifs ; puis, les russes ; maintenant, les arabes. La Droite a toujours cherché à pointer du doigt un ennemi commun pour détourner l’attention du monde entier et le virer sur l’accusé crée artificiellement.

Certes, voici le texte en question :

Faire en sorte que l’opinion publique occidentale approuve le traitement réservé aux Palestiniens par les forces sionistes et les guerres de prédation autour du Golfe persique requiert, face à la diversité des situations et à l’inévitable complexité de la réalité, des techniques de propagande élaborées visant à déshumaniser l’ennemi et réduire sa cause politique générale à l’obscurantisme religieux d’une minorité. Une maison de production financée par le régime israélien fait figure de véritable laboratoire dans ce domaine. Thierry Meyssan analyse les techniques mises en œuvre dans sa dernière production, Obsession : Radical Islam’s War Against the West, un « documentaire » résolument consacré à la promotion du « Choc des civilisations ».

Depuis un an, une mystérieuse maison de production tente de faire diffuser mondialement un « documentaire » consacré à « l’islam radical ». À ce jour, ce film a donné lieu à de nombreuses projections privées, y compris au Congrès des États-Unis, mais n’a trouvé d’audience de masse que lors de sa programmation par la chaîne néoconservatrice Fox News, fin octobre et début novembre 2006. Il a alors été vu par une dizaine de millions de personnes. Des versions sous-titrées en diverses langues ont été préparées, notamment en français. Il est peu probable que ce « documentaire » soit programmé par une chaîne française, tout au moins tant que les lois républicaines seront respectées, mais il trouvera peut-être un public par DVD ou téléchargement.

Intitulé Obsession : Radical Islam’s War Against the West (Obsession : la guerre de l’islam extrémiste contre l’Occident), il tente en 78 minutes de démontrer que le monde musulman contemporain est plus malade encore que l’Allemagne nazie, qu’il est pénétré d’une obsession haineuse conduisant inéluctablement à une « guerre des civilisations », sorte de guerre civile globale dont le terrorisme est le signe précurseur.

Il s’agit en fait d’une hasbarah (c’est-à-dire en hébreu, d’une œuvre de propagande). Elle recourt classiquement à l’émotion, à la dissimulation, à l’amalgame et à la répétition, jusqu’à susciter une forte angoisse chez le spectateur, même le plus averti.

Le message de ce film peut se résumer ainsi : « Le complot jihadiste mondial est le fer de lance de l’islam qui est une civilisation nazie ». Ce slogan concentre les principaux arguments en faveur du « choc des civilisations » et les développe à outrance. Il offre donc une bonne occasion de réfléchir à leur pertinence et de s’en prémunir.

- En premier lieu, le film pose l’existence d’un mouvement secret. Il affirme que diverses actions manifestent ce mouvement, lequel est défini par les actions diverses qu’il vient de lui attribuer. Le raisonnement est parfaitement circulaire. Il se nourrit de la juxtaposition d’images similaires entre elles et de commentaires d’experts. D’emblée, le spectateur est extrait du domaine du rationnel et plongé dans une horreur répulsive.

- Dans un second temps, le film pose que ce mouvement secret n’est pas un groupuscule, mais le fer de lance d’une civilisation d’un milliard d’hommes. Il affirme que les membres de ce mouvement sont les produits exemplaires d’une éducation de masse, qu’ils forment l’élite d’une civilisation. Pour ce faire, il décontextualise les images en faisant abstraction de situations politiques particulières et de la signification culturelle de gestes et d’expressions données.

- Enfin, dans un troisième temps, le film pose que cette civilisation est nazie. Il revient sur l’alliance entre le grand mufti de Jérusalem, dont il fait le représentant de tous les musulmans, et le Reich nazi, mais en la décontextualisant complètement de sorte qu’elle n’a plus pour objet de libérer la Palestine britannique, mais d’exterminer les juifs d’Europe.

A. Le complot jihadiste mondial…

Dès les premières minutes, le spectateur est confronté à des images d’attentats survenus un peu partout dans le monde au cours des dix dernières années. Le président Bush déclare avec gravité qu’il s’agit là d’actes de guerre. Les attentats sont localisés sur un planisphère de manière à démontrer que ce qui s’est passé le 11 septembre 2001 à New York n’est pas un acte isolé, mais une bataille parmi d’autres livrées par « l’islam extrémiste ».

Tétanisé par la vue de ces images sanglantes, le spectateur ne remet pas en cause l’affirmation selon laquelle tous ces crimes ont une cause unique ; ce que classiquement les sociologues nomment la « théorie du complot ». J’ai évidemment quelque hésitation à employer ici ce concept, tant il a été dévoyé depuis six ans pour stigmatiser tous ceux —et moi en premier— qui se sont interrogés sur la version gouvernementale des attentats du 11 septembre. Quoi qu’il en soit, il s’agit ici de la « théorie du complot » au sens le plus strict. Les auteurs amalgament par exemple l’attentat du métro Saint-Michel (généralement attribué à une faction du gouvernement algérien) en 1996 et les attentats en Thaïlande en 2006 (revendiqués par les séparatistes de Pattani). Ils désignent une cause unique : « l’islam extrémiste ». Pour augmenter la pression, le surtitrage indique à chaque attentat le jour de la semaine : mardi à New York, jeudi à Madrid, jeudi encore à Londres, vendredi à Beslan, pourtant ces évènements s’étalent sur une décennie.

Une seyante politologue d’un think tank néoconservateur, Caroline Glick, explique que l’on ne doit pas considérer comme distinctes la lutte des Palestiniens et celle des Irakiens : tous, participent au jihad global. Le surtitrage omet d’indiquer que le capitaine Caroline Glick a servi au département des opérations psychologiques de Tsahal et a conseillé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Cette information aurait alerté le spectateur qui aurait plus facilement perçu le mobile de son intervention : si les Palestiniens, et d’autres, participent au jihad global, c’est qu’alors ils ne luttent pas pour le respect de leurs droits et qu’il n’y a rien à négocier avec eux.

Un « journaliste palestinien », Khaled Abu Toameh, assure que tout cela fait partie d’une « campagne du jihad pour renverser l’Occident et saper les fondations mêmes de la chrétienté et du judaïsme ». Les références religieuses sur fond de cadavres déchiquetés et de victimes en pleurs sont assez puissantes pour paralyser toute réflexion. On aimerait pourtant savoir ce qu’est cet Occident judéo-chrétien qui comprend nous dit-on le Maroc, la Turquie, la Russie, la Thaïlande, etc. On souhaiterait comprendre ce que peuvent signifier des expressions comme « renverser l’Occident » ou « saper les fondements de la chrétienté ». Le surtitrage omet d’indiquer que Khaled Abu Toameh est journaliste au quotidien néoconservateur The Jerusalem Post.

Le professeur Robert Wistricht, président du Sasson Center, souligne qu’une partie de l’islam « récuse un pilier central de la civilisation humaine : le caractère sacré de la vie ». Apparaît alors Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, glorifiant ceux qui sont tués au nom de leur foi. Le montage dénature la déclaration du cheik Nasrallah : la plupart des religions —comme d’ailleurs de nombreuses idéologies séculières— font l’apologie du martyre (c’est-à-dire du sacrifice de soi), cela ne signifie pas qu’elles méprisent la vie, mais qu’elles lui attribuent un sens. Le surtitrage omet d’indiquer que le Sasson Center est un centre d’études de l’antisémitisme et que le professeur Wistricht est un conseiller du ministère des Affaires étrangères israélien.

Le narrateur prend soin de préciser que le film n’est pas dirigé contre les musulmans dans leur ensemble, mais cette réserve n’a pas de sens au regard de la terminologie employée : s’il existe un islam extrémiste, c’est par opposition à un islam modéré ; et si l’islam extrémiste se manifeste par un très haut degré de violence, le terrorisme, c’est que l’islam modéré porte en lui un degré moindre de violence, la haine. Aussi, sur fond d’images du pèlerinage de la Mecque, le narrateur se demande-t-il immédiatement quel pourcentage de musulmans a déjà basculé de la haine vers le terrorisme. La réponse est de 10 à 15 %, ce qui serait l’équivalent, nous dit-on, de la population des États-Unis (Au diable l’arithmétique : pour 1,2 milliard de musulmans, cela fait 120 à 180 millions de personnes, tandis qu’il y a 300 millions d’habitants aux USA). D’une certaine manière, nous voilà rassurés : l’énorme puissance US ne panique pas devant quelques groupuscules, mais doit affronter un adversaire à sa mesure.

B. …est le fer de lance de l’islam…

Puis, le documentaire présente la « culture du jihad ». Les musulmans seraient persuadés à tort que les États-Unis veulent dominer le monde et imposer leur mode de vie. Se croyant menacés, ils riposteraient en cherchant à leur tour à dominer le monde et à imposer leur mode de vie, l’islam en l’occurrence. Ce raisonnement opère un efficace jeu de miroir dans lequel le spectateur mesure l’erreur des autres à l’aune de sa propre vérité.

Dans ce contexte, le spectateur pense de manière ethnocentrique et interprète chaque citation qui lui est présentée sans tenir compte du contexte culturel. En réalité, le jihad est l’équivalent de ce que les chrétiens appellent le « devoir d’état ». C’est une ascèse ; à la fois quelque chose que le croyant doit accomplir là où il se trouve (selon son état) et qui, lorsqu’il l’accomplit, le transforme. Le jihad, c’est aussi bien faire la charité aux pauvres que défendre sa patrie, pourvu qu’on le fasse en s’approchant de Dieu.

Cette manipulation donne l’impression à un spectateur vivant dans une société de consommation que la culture du sacrifice qui permet de se transcender soi-même serait une culture du nihilisme, de la destruction et de l’auto-destruction.

Un ancien « terroriste de l’OLP », Walid Shoebat, explique que la bonne traduction de « mon jihad » en allemand est Mein Kampf (allusion au livre programme d’Adolf Hitler). Cette référence à l’antisémitisme nazi est immédiatement suivie d’un extrait de prêche où un cheik exalté appelle, épée à la main, à couper la tête des juifs, sous les hourras de fidèles fanatiques.

Le spectateur est saisi de frisson. Il s’agit d’un effet de montage. En réalité, il est peu probable que Walid Shoebat ait jamais participé à des attentats de l’OLP : il serait passible de la peine de mort aux États-Unis où il vit librement. Il n’est pas musulman, mais chrétien sioniste. Le cheik exalté est un ouléma qui s’exprime dans une mosquée de Bagdad un mois avant l’invasion anglo-états-unienne. Il n’appelle pas à « tuer les juifs », mais à résister l’arme à la main aux envahisseurs sionistes.

Le documentaire se concentre sur la « culture de la haine » avec des images de foules scandant « Mort aux USA ! ». Après les attentats du 11 septembre, les États-Uniens ont eu tort de se demander pourquoi les arabes les haïssent, car cette haine ne vient pas de leur attitude, mais est inculquée aux arabes tout au long de leur éducation. Rien de fort précis ne venant étayer cette affirmation, plusieurs intervenants assurent que cette culture de la haine est entretenue par les dictateurs arabes pour détourner la colère de leurs peuples. Pour preuve, cette vidéo d’Hassan Nasrallah dénonçant la responsabilité des États-Unis dans les malheurs qui frappent le Proche-Orient. Les images s’enchaînent assez rapidement pour que le spectateur n’ait pas le temps de se demander de quel pays le leader de l’opposition libanaise peut bien être le dictateur.

La haine musulmane s’exprime à travers des scènes de liesse à Jérusalem et à Karachi après les attentats du 11 septembre.

Cependant, la vidéo tournée à Jérusalem le 11 septembre ne concerne qu’une vingtaine d’excités et n’a aucune représentativité. Tandis que la manifestation de Karachi ne célèbre pas la destruction du World Trade Center, mais dénonce l’attaque de l’Afghanistan.

Suivent des images d’États-Uniens tués dans des embuscades en Irak (2004) et en Somalie (1991), dont les corps sont traînés par la populace. Là encore les images sont diffusées hors contexte comme s’il n’y avait aucune ingérence US dans ces États et qu’il s’agissait de crimes gratuits.

Le documentaire dénonce « l’infiltration de l’islam extrémiste » en « Occident ». Le discours se fait ici plus subtil : l’islam serait porteur de valeurs différentes de celles de « l’Occident », les musulmans modérés seraient capables de s’intégrer en adoptant progressivement les valeurs occidentales, tandis que les musulmans radicaux seraient inassimilables et tenteraient de renverser les institutions occidentales. Cette présentation des choses, tout en prenant grand soin de ne pas accuser tous les musulmans, s’évertue à les rendre tous suspects. D’autant que ceux-ci tiennent un double langage selon qu’ils s’adressent au public occidental ou qu’ils parlent entre eux. Pour étayer cette affirmation, des images de Yasser Arafat se succèdent, le montrant successivement parler de paix à la Maison-Blanche et prêcher le jihad en Palestine.

Peu importe qu’Arafat ait été laïque, ses propos hors contexte servent la démonstration.

Des vidéos d’Abu Hamza al-Masri attestent la présence de fanatiques en Occident. Le célèbre prêcheur de Finsbury Park et ses acolytes célèbrent les attentats du 11 septembre, et appellent à tuer les non-musulmans. Les vidéos sont commentées par Glenn Jenvey, l’agent de renseignement qui avait été infiltré dans son groupe et qui organisa sa mise en examen.

Il n’est pas précisé qu’Abu Hamza purge une peine de prison pour incitation à la haine raciale et que son groupe se limitait à quelques paumés. Au contraire le montage laisse croire qu’il est en activité et dispose de troupes nombreuses, comme s’il représentait un danger réel et proche.

Ils sont donc partout. Pour preuve, Brigitte Gabriel, une journaliste en croisade contre le politiquement correct qui restreint la liberté d’expression, assure que le Hamas a déployé une vaste organisation terroriste aux États-Unis. La situation est encore plus grave en Europe où la minorité musulmane est en pleine croissance. Celle-ci s’est soulevée en France, en novembre 2005, pour rejeter les valeurs occidentales.

(Bigre ! Pour conserver un peu de crédibilité, il va falloir couper ce passage avant de diffuser ce film en France).

Il n’est pas précisé que Mme Gabriel a fuit son Liban natal lorsque les troupes israéliennes avec lesquelles elle collaborait s’en retirèrent.

C. …qui est une civilisation nazie

Des images d’archives montrent le chancelier Hitler appelant à la destruction de la race juive en Europe. L’historien Sir Martin Gilbert dénonce la politique d’apaisement face au Reich nazi et les accords de Munich qui, en voulant préserver la paix, rendirent la guerre plus longue et plus atroce. De la même manière, nous dit-on, le fait de minimiser le péril islamique, alors que la volonté des jihadistes de détruire les juifs est établie, est une folie qui conduira à une confrontation générale. Le vieil Alfons Heck, un citoyen états-unien d’origine allemande, témoigne de son enfance parmi les Jeunesses hitlériennes et compare l’embrigadement dont il fut victime avec celui des jeunes musulmans. L’histoire se répète.

Pour accréditer ce parallèle, le montage amalgame des discours antisémites nazis et des discours anti-israéliens arabes et perses. De même, il alterne des images de jeunes combattants arabes et de jeunes hitlériens faisant, les uns et les autres, le salut romain. Le spectateur qui ignore la culture méditerranéenne assimile automatiquement tout serment solennel à un rituel nazi.

John Loftus, le procureur qui dirigea la traque des criminels nazis aux États-Unis, explique doctement que la culture musulmane considère les juifs comme non-humains et enseigne qu’Allah commande de les tuer. Itamar Marcus, directeur d’un centre d’étude des médias palestiniens, souligne que la propagande musulmane relaie les poncifs moyen-âgeux accusant les juifs de se nourrir du sang d’enfants chrétiens. Ainsi, la série Diaspora met en scène ce mythe du sacrifice rituel en laissant croire qu’il appartient à l’idéologie juive. Cependant, le plus grave ne serait pas cette scène, mais le moment où elle a été programmée sur les écrans : le ramadan, période où l’on regarde la télévision en famille.

Cette scène est odieuse. Malheureusement, elle ne veut pas dire grand chose car on n’aurait aucune difficulté à en trouver de comparables dans de nombreuses « séries américaines » imputant des crimes imaginaires aux musulmans.

Le documentaire se poursuit en relevant le préjugé selon lequel les juifs manipuleraient les États-Unis et en le comparant à la théorie du complot juif mondial développée par les nazis. Le choc des images est si fort que le spectateur ne se rend pas compte que, précisément, depuis le début du film, le propos vise à dénoncer… un imaginaire complot islamique mondial.

Revenant au parallèle historique, plusieurs intervenants rappellent que le grand mufti de Jérusalem (qui était à son époque le leader du nationalisme palestinien) fit alliance avec Adolf Hitler en 1941 pour exterminer les juifs et qu’il créa une division SS musulmane.

Là encore, les images sont convaincantes, parce qu’elles éludent la complexité de la période historique et partent d’un présupposé erroné selon lequel la « question juive » aurait été l’enjeu de la Seconde Guerre mondiale. Ce que le documentaire reproche aux Palestiniens pourrait s’appliquer à presque tous les peuples colonisés de l’Empire britannique qui tentèrent de s’allier au Reich pour obtenir leur liberté. Ainsi, dans le cas des Indiens, le Mahatma Gandhi ne put se rendre en Allemagne, mais il écrivit à Adolf Hitler pour lui demander son aide, tandis que Chandra Bose constitua une division SS hindoue. Cela n’a rien à voir avec l’antisémitisme nazi, mais les séquences précédentes qui accréditaient l’idée d’un antisémitisme musulman ont balayé cette objection.

Suivent des images de profanation de synagogue par les nazis, de profanations d’églises en Bosnie, au Nigéria, et en Irak, et de profanation de temple hindou en Indonésie, toutes attribuées à des musulmans. Et même d’une croix brulée en public à Londres. Que veulent-ils donc ? Et John Loftus de répondre : « C’est très simple. Ils veulent tuer les juifs, renverser la démocratie et détruire la civilisation occidentale ».

Le documentaire se termine sur un message d’espoir accompagné d’une musique réconfortante après tant d’images éprouvantes. De même que Roosevelt conduisit la guerre contre les nazis, de même les États-Unis d’aujourd’hui doivent faire obstacle au fascislamisme en s’appuyant sur les musulmans modérés. Face au Mal, la pire chose serait de ne rien faire. The End.

Les producteurs

Obsession : Radical Islam’s War Against the West a été produit par une yeshiva (école talmudique), la Aish HaTorah, largement financée par les autorités israéliennes. Cette organisation dispose d’une association de relations publiques, la Hasbara Fellowship, qui s’est récemment distinguée en organisant des campagnes de protestation contre l’ancien président états-unien Jimmy Carter coupable d’avoir qualifié le traitement des Palestiniens d’apartheid. Elle dispose également d’une association de monitoring et de production audiovisuelle, Honest Reporting, revendiquant 140 000 adhérents en Israël. L’ensemble est dirigé par le rabbin Ephraim Shore, et son adjoint Yarden Frankl, un lobbyiste de l’AIPAC.

Thierry Meyssan
Journaliste et écrivain, président du Réseau Voltaire.

C’est drôle, parce qu’avant, on ne faisait que parler des communsites russes. Aujourd’hui, ce sont les arabes musulmans ! En fait, le terme exact est “islamofasciste”, ce qui semble si joli.

Vous y croyez vous, à ce complot islamique mondial ? La Droite oui. Nous ? À vous d’en juger. Reste que nous allons nous faire culpabiliser par la Droite qui va nous traiter de faux-pacifistes supportant les criminels de guerre. Vous imaginez si nous faisions pareil ? Ce serait de l’enfantillage, et nous serions accusés de nouveau ! Après tout, selon la Droite, les maux de ce monde sont les gauchistes, bien qu’ils soient en minorité à travers le monde. Pour vous dire qu’elle pense que la Gauche est en solidarité avec Al-Quaïda…

Les droitistes auraient peur de la Gauche ? C’est fort possible.

==> Source : VoltaireNet
==> C’est quoi l’Islam ? Réponses aux questions et mensonges

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Malgré l’ingratitude et l’arrogance du Fatah, le Hamas résiste

Publié par Camarade Tova sur 4 juillet, 2007

Suite au Coup d’État par le président palestinien Mahmoud Abbas, adhérant du Fatah, sur le gouvernement Hamas démocratiquement élu - selon les règles de jeu de la Droite -, Abbas a décidé par ingratitude de mettre un embargo sur les fonctionnaires affiliés au mouvement Hamas. En effet, ces travailleurs d’État n’auront pas une seule portion de leur salaire qui n’a pas été versé depuis près de 13 mois, soit depuis l’élection du Hamas.

Rappelons-nous que dès lors de ces élections victorieuses pour le Hamas, Israël et l’aide internationale ont décidé de couper les soutients financiers et matériels vers la Palestine [occupée]. Par contre, depuis le Coup d’État, cette même aide est revenue en force pour le soi-disant nouveau gouvernement pro-Fatah qui paiera seulement les fonctionnaires non-affiliés au mouvement Hamas.

Le paiement des salaires est rendu possible par la reprise par Israël du transfert des taxes et droits de douane prélevés au nom de l’Autorité palestinienne, qu’il retenait depuis plus d’un an pour tenter de faire fléchir le gouvernement élu du Hamas.

Ainsi donc, ceci est une autre statégie pour faire en sorte que le Hamas tombe et s’écrase, malgré le fait que le peuple palestinien soit en faveur de ce mouvement dit “terroriste” par les forces médiatiques occidentales pro-sionistes, les États-Unis, le Canada, Israël et bien sûr l’Union Européenne. Cela semble être une accusation rapide, simpliste et démagogue, mais en fouillant un peu les déclarations des pays, vous verrez que ce qui vient d’être écris est vrai. À un tel point que la Russie, une puissance Orientale, ne considère pas le Hamas et le Hezbollah comme terroriste ! Les seules et uniques puissances qui déclarent de telles affirmations - contre le Hamas - sont les États-Unis, Israël, le Canada, le Japon et le Conseil de l’Union européenne !

Certes, il est aussi comique de voir que les États-Unis, ainsi qu’Israël, soutiennent le soi-disant nouveau gouvernement palestinien dont Salam Fayyad est le Premier ministre de l’Autorité Palestinienne. Ce dernier est adoré par ces mêmes puissances pour des raisons très simples :

  • Travailleur à la Banque mondiale à Washington 1987 ~ 1995
  • Rreprésentant du FMI dans la Bande de Gaza jusqu’en 2001
  • Ministre des Finances sous le Fatah
Rappelons que Fayyad a dit le 12 avril, lorsqu’il était Ministre des Finances dans le gouvernement d’union que ce dernier aura besoin de 1,3$ millards cette année afin d’éviter une crise humanitaire dévastatrice. Étrangement, cela n’excite plus du tout le Fatah qui donne aujourd’hui les 120$ millions des 600$ millions à ses fonctionnaires reçu par Israël. Le reste que doit Israël à l’Autorité Palestinienne est encore entre les mains du gouvernement sioniste qui regarde attentivement et assure les transferts financiers pour que tout se déroule comme il veut.

Bref, le Hamas résiste et dit qu’il trouvera des sources alternatives de revenus pour son peuple. Comment ? Où ? Par qui ? Quand ? On ne peut le savoir. Certains droitistes fous affirmeront que l’Iran et/ou la Syrie envoyera le nécessaire.

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==> Le gouvernement palestinien sollicite 1,3 milliard de dollars

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De gros problèmes judiciaires dans le "modèle américain"

Publié par Camarade Tova sur 30 juin, 2007

Combien de fois n’avez-vous pas entendu, lu ou vu des propos dire que le modèle américain était l’un des plus - voire le plus - favorables pour le monde entier et qu’il fallait le suivre ? Le nombre de fois que ceci est répété dépasse l’imagination humaine même, et cela est pire venant d’un américain patriotique même !
Voilà qu’à compter de juillet, dans la revue mensuelle Journal of Empirical Legal Studies, nous pourrons y lire une étude qui fait mention de la justice américaine. En effet, selon cette étude, les jurés et juges de certains tribunaux prononcent un verdict erroné une fois sur six. Souvent, c’est au détriment de l’accusé, comme quoi la décision finale se fait hâtivement.

Innocence ou condamnation, les juges se sont trompés dans 12% des cas, et les jurés dans 17%. Le taux d’erreur a été de 25% par les jurys populaires et de 37% par les juges lors des condamnations. Concernant les libérations, 10% fut une erreur de la part des jurys et 13% par les juges.

Aussi, selon la même étude, le juge et le jury ne se sont mis d’accord sur le verdict que dans 77% des cas. Ce résultat a fait réagir l’un des auteurs de cette étude (ils sont deux) : « S’ils sont en désaccord, cela veut dire qu’un des deux se trompe ». Ce qui n’est pas du tout faux.

Cette enquête a été réalisé sur 290 cas (excluant les condamnations à mort) entre 2000 et 2001 dans quatres secteurs : le Bronx à New York ; le compté Maricopa en Arizona (incluant Phoenix) ; Los Angeles ; Washington.

Il est intéressant de voir comment dans ce “modèle américain”, l’injustice même dans le système judiciaire des États-Unis est présente. Pourtant, la Droite pro-américaine s’entête à dire qu’il faut transformer notre politique, notre mode de vie, notre culture à une semblable aux États-Unis dite “Terre Promise de la Liberté”. Selon cette même Droite, le pays des États-Unis est parfaite et idéale pour toute la planète. Cela a déjà été presque fait avec le néolibéralisme, et voici que maintenant c’est la culture (au sens sociologique) au grand complet !

Le modèle américain, pour la Gauche, ne nous intéresse pas une seconde. Bien que sa structure politique, dite présidentielle soit “démocratique” sur plusieurs points, c’en est rien lorsque celle-ci est contrôlés par les mêmes bandits de la Droite, soit les démocrates et républicains. Étrangement, aux États-Unis, les démocrates sont vus comme les gauchistes du pays. C’est aussi la même vision des davidiens.

Quand on pense à Guantanamo, et même à “Guantanamo du Nord” (au Canada)…

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Paris au pays des merveilles

Publié par Le général sur 28 juin, 2007

Paris Hilton parlait pour la première fois hier soir depuis son séjour en prison. Elle est allée se confesser à Larry King. Et ce fut fort divertissant mais sérieusement, qu’est que cette bourgeoise fait de bien pour le monde ? Ce n’est qu’une enfant gâtée qui ne sait que se ridiculiser et dépenser sans compter avec de l’argent qu’elle n’aura jamais à travailler pour gagner…

==> Son entrevue en sept parties avec Larry King

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Documents de la CIA dévoilés !

Publié par Camarade Tova sur 27 juin, 2007

Les documents de la CIA sont maintenant disponible ici ! (27 MB)
Voici quelques exemples de l’histoire de la CIA durant la période 1953-73
  • Tentative d’assassinat de Fidel Castro dès les années 60
  • Appel à Johnny Roselli à tuer lider maximo pour une somme de 150 000$ en le faisant croire que cette dernière provenaient des compagnies américaines dont les intérêts étaient menacés à Cuba
  • Espionnage illégal de 10 000 personnes du mouvement anti-guerre du Viêt Nam
  • Ouverture de courrier entre l’ex-URSS et la Chine
  • Cambriolage des domiciles d’ancienNEs employéEs de la CIA
  • Enlèvement et emprisonnement sévère de ressortisants étrangers dans des prisons secrètes
  • Implication de la CIA dans l’affaire Watergate
  • Opérations d’espionnage dans plusieurs capitales dont Ottawa
  • Plan pour empoisonner le dirigeant du Congo Patrice Lumumba
  • Entrainement illégal dont le sabotage.
Intéressant, n’est-ce pas ? Ces actions ci-haut ne sont qu’une simple portion de toute l’Histoire de la CIA, principalement durant la période d’après Staline (il est mort en 1953) jusqu’aux débuts des années 70. Ces petits faits croustillants soutiennent clairement les auteurs des livres anti-CIA qui peuvent enfin être vérifiables selon la période. Encore là, plusieurs éléments manquent durant cette même période et beaucoup de textes ont été censurés avec une grosse bande blanche.

Bien qu’il manque les années avant 53 et après 70, nous avons une certaine base valide et prouvée par la CIA même. Cette base de faits sera très utile pour contrer tous les défenseurs de la CIA et ses complices. Déjà que beaucoup de personnes nient le rôle de la CIA à Cuba, tout comme l’espionnage et l’enlèvement des militantEs de gauche, ce serait ridicule de leur part de continuer à se gonfler la tête en croyant fermement que ce qu’ils se disent est vrai.

Aujourd’hui, la CIA est encore très mal vue et plusieurs personnes doutent des actions de l’agence de renseignements. On ne peut dire avec preuves tangibles et avec exactitude le rôle de la CIA à l’heure actuelle à travers le monde, mais on peut la remettre en question dû à son noir passé qui vient d’être dévoilé au grand public. Il est vrai que trop d’éléments manquent à ce noir passé, mais c’est mieux que rien.

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