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Washington face à la colère du peuple tunisien par Thierry Meyssan

Publié par sylvainguillemette le 25 janvier, 2011

Alors que les médias occidentaux célèbrent la « Jasmine Revolution », Thierry Meyssan dévoile le plan US pour tenter de stopper la colère du peuple tunisien et conserver cette discrète base arrière de la CIA et de l’OTAN. Selon lui, le phénomène insurrectionnel n’est pas fini et la vraie Révolution, tant redoutée par les Occidentaux, pourrait rapidement commencer.

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Le général William Ward —ancien responsable de la répression dans les Territoires palestiniens devenu commandant de l’Africom— lors d’une cérémonie en mai 2010. L’armée tunisienne a été réduite au minimum, mais le pays sert de base arrière aux opérations « anti-terroristes » régionales et dispose de ports indispensables au contrôle de la Méditerranée par l’OTAN.
Les grandes puissances n’aiment pas les bouleversements politiques qui leur échappent et contrecarrent leurs plans. Les événements qui ont fait vibrer la Tunisie depuis un mois n’échappent pas à cette règle, bien au contraire. 

Il est donc pour le moins surprenant que les grands médias internationaux, suppôts indéfectibles du système de domination mondiale, s’enthousiasment soudainement pour la « Révolution du jasmin » et multiplient les enquêtes et reportages sur la fortune des Ben Ali qu’ils ignoraient jusque là malgré leur luxe tapageur. C’est que les Occidentaux courent après une situation qui leur a glissé des mains et qu’ils voudraient récupérer en la décrivant selon leurs souhaits.

Avant toute chose, il convient de rappeler que le régime de Ben Ali était soutenu par les Etats-Unis et Israël, la France et l’Italie.

Considéré par Washington comme un Etat d’importance mineure, la Tunisie était utilisée au plan sécuritaire, plus qu’économique. En 1987, un coup d’Etat soft est organisé pour déposer le président Habib Bourguiba au profit de son ministre de l’Intérieur, Zine el-Abidine Ben Ali. Celui-ci est un agent de la CIA formé à la Senior Intelligence School de Fort Holabird. Selon certains éléments récents, l’Italie et l’Algérie auraient été associés à cette prise de pouvoir [1].

Dès son arrivée au Palais de la République, il met en place une Commission militaire jointe avec le Pentagone. Elle se réunit annuellement, en mai. Ben Ali, qui se méfie de l’armée, la maintient dans un rôle marginal et la sous-équipe, à l’exception du Groupe des Forces spéciales qui s’entraîne avec les militaires US et participe au dispositif « anti-terroriste » régional. Les ports de Bizerte, Sfax, Sousse et Tunis sont ouverts aux navires de l’OTAN et, en 2004, la Tunisie s’insère dans le « Dialogue méditerranéen » de l’Alliance.

Washington n’attendant rien de spécial de ce pays au plan économique, il laisse donc les Ben Ali mettre la Tunisie en coupe réglée. Toute entreprise qui se développe est priée de céder 50 % de son capital et les dividendes qui vont avec. Cependant, les choses virent au vinaigre en 2009, lorsque la famille régnante, passée de la gourmandise à la cupidité, entend soumettre aussi les entrepreneurs états-uniens à son racket.

De son côté, le département d’Etat anticipe sur l’inévitable disparition du président. Le dictateur a soigneusement éliminé ses rivaux et ne dispose pas de successeur. Il faut donc imaginer une relève s’il vient à mourir. Une soixantaine de personnalités susceptibles de jouer un rôle politique ultérieur est recrutée. Chacune reçoit une formation de trois mois à Fort Bragg, puis un salaire mensuel [2]. Le temps passe…

Bien que le président Ben Ali poursuive la rhétorique anti-sioniste en vigueur dans le monde musulman, la Tunisie offre diverses facilités à la colonie juive de Palestine. Les Israéliens d’ascendance tunisienne sont autorisés à voyager et à commercer dans le pays. Ariel Sharon est même invité à Tunis.

La révolte

L’immolation par le feu d’un vendeur ambulant, Mohamed el-Bouzazi, le 17 décembre 2010, après que sa charrette et ses produits aient été saisis par la police, donne le signal des premières émeutes. Les habitants de Sidi Bouzid se reconnaissent dans ce drame personnel et se soulèvent. Les affrontements s’étendent à plusieurs régions, puis à la capitale. Le syndicat UGTT et un collectif d’avocats manifestent scellant sans en avoir conscience l’alliance entre classes populaire et bourgeoisie autour d’une organisation structurée.

Le 28 décembre, le président Ben Ali tente de reprendre les choses en main. Il se rend au chevet du jeune Mohamed el-Bouazizi et s’adresse le soir à la Nation. Mais son discours télévisé exprime son aveuglement. Il dénonce les manifestants comme des extrémistes et des agitateurs stipendiés et annonce une répression féroce. Loin de calmer le jeu, son intervention transforme la révolte populaire en insurrection. Le peuple tunisien ne conteste plus simplement l’injustice sociale, mais le pouvoir politique.

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Le producteur Tarak Ben Ammar, propriétaire de Nessma TV et associé de Silvio Berlusconi. Il est l’oncle de Yasmina Torjman, épouse du ministre français de l’Industrie, Eric Besson.
A Washington, on constate que « notre agent Ben Ali » ne maitrise plus rien. Le Conseil de sécurité nationale Jeffrey Feltman [3] et Colin Kahl [4] s’accordent à considérer que le moment est venu de lâcher ce dictateur usé et d’organiser sa succession avant que l’insurrection ne se transforme en authentique révolution, c’est-à-dire en contestation du système. 

Il est décidé de mobiliser des médias, en Tunisie et dans le monde, pour circonscrire l’insurrection. On focalisera l’attention des Tunisiens sur les questions sociales, la corruption des Ben Ali, et la censure de la presse. Tout, pourvu qu’on ne débatte pas des raisons qui ont conduit Washington à installer le dictateur, 23 ans plus tôt, et à le protéger tandis qu’il s’accaparait l’économie nationale.

Le 30 décembre, la chaîne privée Nessma TV défie le régime en diffusant des reportages sur les émeutes et en organisant un débat sur la nécessaire transition démocratique. Nessma TV appartient au groupe italo-tunisien de Tarak Ben Ammar et Silvio Berlusconi. Le message est parfaitement compris par les indécis : le régime est fissuré.

Simultanément, des experts Etats-uniens (mais aussi Serbes et Allemands) sont envoyés en Tunisie pour canaliser l’insurrection. Ce sont eux qui, surfant sur les émotions collectives, tentent d’imposer des slogans dans les manifestations. Selon la technique des prétendues « révolutions » colorées, élaborée par l’Albert Einstein Institution de Gene Sharp [5], ils focalisent l’attention sur le dictateur pour éviter tout débat sur l’avenir politique du pays. C’est le mot d’ordre « Ben Ali dégage ! » [6].

Masqué sous le pseudonyme Anonymous, le cyber-escadron de la CIA —déjà utilisé contre le Zimbabwe et l’Iran— hacke des sites officiels tunisiens et y installe un message de menace en anglais.

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(Capture d’écran) Le 2 janvier 2010, le groupe Anonymous (un paravent de la CIA) hacke le site internet officiel du Premier ministre et place un message de menace en anglais sur la page d’accueil. Le logo est celui du Parti pirate international, dont le membre tunisien Slim Amanou sera propulsé par l’ambassade US secrétaire d’Etat à la Jeunesse et des Sports du « gouvernement d’union nationale ».

L’insurrection

Les Tunisiens continuent spontanément à braver le régime, à descendre en masse dans les rues, et à brûler commissariats de police et magasins appartenant aux Ben Ali. Avec courage, certains d’entre eux payent le prix du sang. Pathétique, le dictateur dépassé se crispe sans comprendre.

Le 13 janvier, il ordonne à l’armée de tirer sur la foule, mais le chef d’état-major de l’armée de terre s’y refuse. Le général Rachid Ammar, qui a été contacté par le commandant de l’Africom, le général William Ward, annonce lui-même au président que Washington lui ordonne de fuir.

En France, le gouvernement Sarkozy n’a pas été prévenu de la décision états-unienne et n’a pas analysé les divers retournements de veste. La ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, se propose de sauver le dictateur en lui dépêchant des conseillers en maintien de l’ordre et du matériel pour qu’il se maintienne au pouvoir par des procédés plus propres [7]. Un avion cargo est affrété le vendredi 14. Lorsque les formalités de dédouanement sont finies à Paris, il est trop tard : Ben Ali n’a plus besoin d’aide, il a déjà pris la fuite.

Ses amis d’hier, à Washington et Tel-Aviv, Paris et Rome, lui refusent l’asile. Il échoue à Riyad. Il aurait emporté avec lui 1,5 tonne d’or volée au Trésor public, ce que démentent les autorités encore en place.

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Marketing : le logo de la « Jasmine Revolution » apparaît au moment exact de la fuite de Ben Ali. Au centre, on reconnaît le poing levé, symbole ex-communiste utilisé dans toutes les « révolutions » colorées depuis Otpor en Serbie. Vu de Washington, l’important est d’affirmer que les événements sont finis et qu’ils s’inscrivent dans une dynamique internationale libérale. Aussi, le titre est-il inscrit en anglais et le drapeau tunisien est-il réduit à une simple fioriture sur la lettre R.

Du jasmin pour calmer les Tunisiens

Les conseillers en communication stratégique US tentent alors de siffler la fin de la partie, tandis que le Premier ministre sortant compose un gouvernement de continuité. C’est là que les agences de presse lancent l’appellation « Jasmine Revolution » (en anglais s’il vous plaît). Les Tunisiens assurent-elles viennent de réaliser leur « révolution colorée ». Un gouvernement d’union nationale est constitué. Tout est bien qui finit bien.

L’expression « Jasmine Revolution » laisse un goût amer aux Tunisiens les plus âgés : c’est celle que la CIA avait déjà utilisée pour communiquer lors du coup d’Etat de 1987 qui plaça Ben Ali au pouvoir.

La presse occidentale —désormais mieux contrôlée par l’Empire que la presse tunisienne— découvre la fortune mal acquise des Ben Ali quelle ignorait jusque là. On oublie le satisfecit accordé par le directeur du FMI, Dominique Strauss-Kahn aux gestionnaires du pays quelques mois après les émeutes de la faim [8]. Et on oublie le dernier rapport de Transparency International qui affirmait que la Tunisie était moins corrompue que des Etats de l’Union européenne comme l’Italie, la Roumanie et la Grèce [9].

Les miliciens du régime, qui avaient semé la terreur parmi les civils durant les émeutes les obligeant à s’organiser en comités d’auto-défense, disparaissent dans la nuit.

Les Tunisiens que l’on pense dépolitisés et manipulables après des années de dictature s’avèrent fort matures. Ils constatent que le gouvernement de Mohammed Ghannouchi, c’est « du benalisme sans Ben Ali ». Malgré quelques ravalements de façade, les caciques du parti unique (RCD) conservent les ministères régaliens. Les syndicalistes de l’UGTT, refusent de s’associer à la manip états-unienne et démissionnent des postes qu’on leur a attribués.

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Ahmed Néjib Chebbi, un opposant « Made in USA ».
Outre les inamovibles membres du RCD, il reste des gadgets médiatiques et des agents de la CIA. Par la grâce du producteur Tarak Ben Amar (le patron de Nessma TV), la réalisatrice Moufida Tlati devient ministre de la Culture. Moins show-bizz, plus significatif, Ahmed Néjib Chebbi, un pion de la National Endowment for Democracy, devient ministre du Développement régional. Ou encore, l’obscur Slim Amanou, un bloggeur rompu aux méthodes de l’Albert Einstein Institute, devient secrétaire d’Etat à la Jeunesse et des Sports au nom du fantomatique Parti pirate relié à l’auto-proclamé groupe Anonymous.
Bien entendu, l’ambassade des Etats-Unis n’a pas sollicité le Parti communiste pour faire partie de ce soi-disant « gouvernement d’union nationale ». 

A l’inverse, on prépare le retour de Londres, où il avait obtenu l’asile politique, du leader historique du Parti de la Renaissance (Ennahda), Rached Ghannouchi. Islamiste ex-salafiste, il prêche la compatibilité de l’islam et de la démocratie et prépare depuis longtemps un rapprochement avec le Parti démocrate progressiste de son ami Ahmed Néjib Chebbi, un social-démocrate ex-marxiste. Dans le cas d’un échec du « gouvernement d’union nationale », ce tandem pro-US pourrait fournir une illusion de rechange.

Une nouvelle fois, les Tunisiens se soulèvent, élargissant eux-mêmes le mot d’ordre qu’on leur avait soufflé : « RCD dégage ! ». Dans les communes et les entreprises, ils chassent eux-mêmes les collaborateurs du régime déchu.

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Le vrai siège du pouvoir n’est plus au Palais de la République, mais à l’ambassade des Etats-Unis. C’est ici que l’on a composé le gouvernement Ghannouchi. Située hors de Tunis, dans un vaste campus barricadé, l’ambassade est un gigantesque blockhaus hautement sécurisé qui abrite les postes centraux de la CIA et du MEPI pour l’Afrique du Nord et une partie du Levant.

Vers la Révolution ?

Contrairement à ce qui a été dit par la presse occidentale, l’insurrection n’est pas encore terminée et la Révolution n’a pas encore commencé. Force est de constater que Washington n’a rien canalisé du tout, hormis les journalistes occidentaux. Plus encore aujourd’hui que fin décembre, la situation est hors de contrôle.

Thierry Meyssan

SOURCE

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Révélations sur l’assassinat de Rafiq Hariri par Thierry Meyssan

Publié par sylvainguillemette le 5 décembre, 2010

Alors que la presse occidentale annonce l’imminente inculpation de dirigeants du Hezbollah par le Tribunal spécial pour le Liban, la revue russe Odnako remet en cause l’ensemble de l’enquête réalisée par les Nations Unies. Selon Thierry Meyssan, l’ancien Premier ministre libanais Rafiq Hariri aurait été assassiné avec une arme fournie par l’Allemagne. L’ancien procureur allemand et premier responsable de l’enquête onusienne, Detlev Mehlis, aurait falsifié un indice pour masquer la responsabilité de son pays. Ces révélations embarrassent le Tribunal et renversent la donne au Liban.

Les multiples conflits du Proche-Orient se cristallisent désormais autour du Tribunal spécial pour le Liban (TSL). La paix et la guerre dépendent de lui. Pour les uns, il doit permettre de démanteler le Hezbollah, de soumettre la Résistance et d’instaurer la Pax Americana. Pour les autres, il bafoue le droit et la vérité pour assurer le triomphe d’un nouvel ordre colonial dans la région.

Ce tribunal a été créé, le 30 mai 2007, par la Résolution 1757 du Conseil de sécurité pour juger les commanditaires supposés de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri. Dans le contexte de l’époque, cela signifiait ni plus, ni moins, juger les présidents syrien et libanais en exercice Bachar el-Assad et Emile Lahoud, les bêtes noires des néoconservateurs. Cependant il s’avéra que cette piste ne reposait sur aucun élément concret et qu’elle avait été alimentée par de faux témoins. N’ayant plus personne à juger, le Tribunal aurait pu disparaître dans les limbes de la bureaucratie lorsqu’un coup de théâtre le plaça à nouveau au cœur des conflits politiques régionaux. Le 23 mai 2009, le journaliste atlantiste Erich Follath révéla dans le Spiegel Online que le procureur s’apprêtait à inculper de nouveaux suspects : des dirigeants militaires du Hezbollah. Depuis 18 mois, son secrétaire général, Hassan Nasrallah clame l’innocence de son parti. Il affirme que cette procédure vise en réalité à décapiter la Résistance pour offrir la région à l’armée israélienne. De son côté, l’administration états-unienne se pose soudain en défenseur du droit et assure que nul ne saurait se soustraire à la Justice internationale.

Quoi qu’il en soit, la mise en accusation —que tous s’accordent à dire imminente— de leaders chiites pour l’assassinat d’un leader sunnite est de nature à enflammer la fitna, c’est-à-dire la guerre civile musulmane, plongeant la région dans de nouveaux soubresauts sanglants.

En visite officielle à Moscou, les 15 et 16 novembre, Saad Hariri —actuel Premier ministre et fils du défunt— a répété que la politisation du tribunal risquait d’enflammer une nouvelle fois son pays. Le président Medvedev lui a répondu que la Russie voulait que la Justice passe et réprouvait tout effort pour discréditer, affaiblir ou retarder le travail du tribunal. Cette position de principe repose sur la confiance accordée a priori par le Kremlin au TSL. Or celle-ci sera sûrement ébranlée par les révélations d’Odnako.

En effet, nous avons souhaité faire le point sur l’assassinat de Rafiq Hariri. Les éléments que nous avons découverts font apparaître une nouvelle piste dont on se demande pourquoi elle n’a jamais été explorée jusqu’ici. Au cours de notre longue enquête, nous avons rencontré de nombreux protagonistes, trop sans doute, de sorte que nos investigations se sont ébruitées et ont affolé ceux pour qui la piste de la Résistance armée libanaise est une bonne aubaine. Tentant de nous intimider, le Jerusalem Post a lancé une attaque préventive, le 18 octobre, sous la forme d’un long article consacré à notre travail. De manière purement diffamatoire, il y accuse l’auteur de cet article d’être payé un million de dollars par l’Iran pour disculper le Hezbollah.

Venons-en aux faits, le convoi de Rafiq Hariri a été attaqué à Beyrouth le 14 février 2005. L’attentat à fait vingt-trois morts et une centaine de blessés. Un rapport préliminaire diligenté par le Conseil de sécurité souligne les réactions peu professionnelles des policiers et magistrats libanais. Pour y pallier le Conseil missionne ses propres enquêteurs et leur fournit des moyens très importants dont le Liban ne dispose pas. Dès le départ de ces investigations, il a été admis que l’attentat avait été perpétré par un kamikaze qui conduisait un camionnette bourrée d’explosifs.

La commission des Nations unies ayant été créée pour apporter le professionnalisme qui manquait aux Libanais, on s’attend à ce qu’elle ait suivi scrupuleusement les procédures criminelles classiques. Or, il n’en est rien. L’analyse de la scène du crime, en se basant sur sa topographie qui est intacte et sur les photos et vidéos du jour, n’a pas été réalisée en détail. Les victimes n’ont pas été exhumées et autopsiées. Pendant longtemps, rien n’a été entrepris pour vérifier le modus operandi. Après avoir écarté l’hypothèse d’une bombe enfouie dans le sol, les enquêteurs ont considéré comme certaine la version de la camionnette sans la vérifier.

Pourtant, cette version est impossible : chacun peut observer sur la scène du crime un profond et vaste cratère qu’une explosion en surface ne peut creuser. Devant l’insistance des experts suisses qui refusent d’avaliser la version officielle, le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) a procédé à une reconstitution à huis clos, le 19 octobre dernier. Elle ne s’est pas tenue au Liban, ni même aux Pays-Bas où siège le TSL, mais en France, un des principaux Etats à financer le Tribunal. Les bâtiments de la scène du crime y ont été reconstruits et de la terre de Beyrouth y a été transportée. Le convoi a été reconstitué y compris avec une voiture blindée. Il s’agissait de démontrer que la hauteur des immeubles en béton avait confiné l’explosion, de sorte que le souffle avait pu creuser le cratère. Les résultats de cette coûteuse expérience n’ont pas été divulgués.

 

Ce qui frappe en regardant les photos et les vidéos prises juste après l’attentat, c’est d’abord l’incendie. Partout des carcasses de voiture et des objets de toutes sortes brûlent. Puis, ce sont les corps des victimes : ils sont carbonisés d’un côté et intacts de l’autre. C’est très étonnant et cela n’a rien à voir avec ce que provoquent des explosifs classiques.

La théorie d’un mélange de RDX, PETN et TNT dans la camionnette du kamikaze n’explique pas ces dégâts.

Si l’on observe de près les photos du cadavre de Rafiq Hariri, on remarque d’étranges détails : sa riche montre en or massif a fondu sur son poignet, au contraire, le col en tissu raffiné de sa chemise de luxe est intact autour de son cou.

Que s’est-il donc passé ?

L’explosion a dégagé un souffle d’une chaleur exceptionnellement intense et d’une durée exceptionnellement brève. Ainsi, les chairs exposées au souffle ont été instantanément carbonisées, tandis que l’envers des corps n’a pas été brûlé.

Les objets à forte densité (comme la montre en or) ont absorbé cette chaleur et ont été détruits. Au contraire, les objets à faible densité (comme le linge fin du col de chemise) n’ont pas eu le temps d’absorber la chaleur et n’ont donc pas été touchés.

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La dépouille de Rafiq Hariri.

Sur les vidéos, on voit également que des membres de certains cadavres ont été sectionnés par l’explosion. Curieusement, les coupes sont nettes, comme s’il s’agissait de statues de calcaire. On ne voit pas d’os brisés et proéminents, ni de chairs arrachées. C’est que l’explosion a absorbé l’oxygène et déshydraté les corps qui sont devenus friables. Plusieurs témoins, présents à proximité de l’attentat, ont d’ailleurs fait état de troubles respiratoires dans les heures qui suivirent. A tort, les autorités ont interprété cela comme la somatisation d’un traumatisme psychologique.

Ces constatations sont le b. a.-ba de toute enquête criminelle. Il fallait commencer par cela, mais elles ne figurent pas dans les rapports des « professionnels » au Conseil de sécurité.

Lorsque nous avons demandé à des spécialistes militaires quels explosifs pouvaient provoquer ces dégâts, ils ont évoqué un nouveau type d’arme qui fait l’objet de recherches depuis des décennies et de compte rendus dans des revues scientifiques. En combinant des connaissances nucléaires et nanotechnologiques, on parvient à créer une explosion dont on contrôle précisément la puissance. On programme l’arme pour qu’elle détruise tout dans un périmètre donné, calculé au centimètre près.

Toujours selon nos spécialistes militaires, cette arme provoque aussi d’autres dégâts : elle exerce une forte pression sur la zone de l’explosion. Lorsque celle-ci s’interrompt, les objets les plus lourds sont projetés vers le haut. Ainsi, des voitures se sont élevées dans les airs.

Un détail ne trompe pas : cette arme utilise une nano quantité d’uranium enrichi dont les radiations sont mesurables. Or, un passager de la voiture blindée de Rafiq Hariri a survécu. L’ancien ministre Bassel Fleyhan a été transporté dans un prestigieux hôpital militaire français pour y être soigné. Les médecins ont constaté avec étonnement qu’il avait été en contact avec de l’uranium enrichi. Personne n’a fait le lien avec l’attentat.

Techniquement, cette arme prend la forme d’un petit missile de quelques dizaines de centimètres de long. Il doit être tiré depuis un drone. En effet, plusieurs témoins ont assuré avoir entendu un aéronef survolant la scène du crime. C’est pourquoi les enquêteurs ont demandé aux Etats-Unis et à Israël qui disposent de satellites d’observation positionnés en permanence de leur transmettre les clichés dont ils disposent. Les Etats-Unis avaient également déployé des avions AWACS sur le Liban ce jour-là. Ces enregistrements permettraient de vérifier la présence d’un drone et peut-être même de suivre son trajet. Mais Washington et Tel-Aviv —qui ne cessent d’exiger la coopération judiciaire de tous avec le TSL— ont refusé ce service.

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Le Hezbollah a intercepté et publié des vidéos des drones israéliens effectuant des repérages des habitudes de Rafiq Hariri et de la scène du crime.

Lors d’une conférence de presse, le 10 août dernier, Hassan Nasrallah a projeté des vidéos tournées selon lui par des drones israéliens et interceptées par son organisation. Ils auraient observé durant des mois les déplacements de Rafiq Hariri, avant de concentrer leur surveillance sur le virage où l’attentat a eu lieu. Tel-Aviv aurait donc réalisé les repérages préalables à l’assassinat. Ce qui, ainsi que le souligne M. Nasrallah, ne veut pas dire qu’il l’ait perpétré.

Qui donc a tiré le missile ?

C’est là que les choses se compliquent. Selon les experts militaires, en 2005, seule l’Allemagne était parvenue à maîtriser cette nouvelle technologie. C’est donc Berlin qui aurait fourni et programmé l’arme du crime.

Dès lors, on comprend mieux pourquoi l’ancien procureur berlinois Detlev Mehlis —un magistrat très controversé au sein de sa profession— a tenu à présider la Commission d’enquête onusienne. Il est en effet notoirement lié aux services secrets allemands et états-uniens. Chargé en 1986 d’élucider l’attentat contre la discothèque berlinoise La Belle, il n’avait pas hésité à masquer les implications israélienne et états-unienne pour accuser mensongèrement la Libye et justifier le bombardement du palais de Mouammar Khadafi par l’US Air Force. Au début des années 2000, M. Mehlis a été grassement rémunéré comme chercheur par le Washington Institute for Near East Policy (le think-tank du lobby pro-israélien AIPAC) et par la Rand Corporation (le think-tank du complexe militaro-industriel états-unien). Autant d’éléments qui jettent un doute sur son impartialité dans l’affaire Hariri et auraient dû le faire récuser.

Mehlis était assisté du commissaire Gehrard Lehmann. Cet officier est lui aussi un agent notoire des services secrets allemands et états-unien. Il a été reconnu formellement par un témoin comme participant au programme d’enlèvement, de séquestration et de tortures, mis en place en Europe par l’administration Bush. Son nom est cité dans le rapport ad hoc du Conseil de l’Europe. Cependant, il a échappé à toute poursuite judiciaire grâce à un alibi aussi solide que peu crédible, fourni part ses collègues de la police allemande.

Mehlis et Lehmann ont promu la thèse du kamikaze et de sa camionnette bourrée d’explosifs afin d’écarter toute investigation sur l’arme allemande qui a servi à commettre le crime.

Des échantillons de terre ont été prélevés sur la scène du crime. Après avoir été mélangés, ils ont été divisés en trois bocaux qui ont été envoyés à trois laboratoires différents. Les deux premières analyses n’ont trouvé aucune trace d’explosif. Le troisième bocal a été pris par Mehlis et Lehmann, et envoyé par leur soin au troisième laboratoire. Celui-ci y a trouvé les traces d’explosifs recherchés. En principe, si l’on décide de recourir à trois experts judiciaires, c’est qu’en cas de désaccord entre eux, on se reportera à l’avis majoritaire. Que nenni ! Mehlis et Lehmann ont violé les protocoles. Ils ont considéré que seul leur bocal était fiable et ont emmené le Conseil de sécurité sur une fausse piste.

Le caractère profondément malhonnête des investigations du duo Mehlis-Lehman n’a plus besoin d’être démontré. Leurs successeurs l’ont reconnu à demi-mots et ont annulé des pans entiers de procédure.

Parmi leurs manipulations, la plus célèbre est celle des faux témoins. Cinq individus ont prétendu avoir été témoins de la préparation de l’attentat et ont mis en cause les présidents Bachar el-Assad et Emile Lahoud. Alors que ces imputations faisaient chauffer le chaudron de la guerre, leurs avocats démontrèrent qu’ils mentaient et l’accusation se dégonfla.

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Le président de la Commission d’enquête de l’ONU, Detlev Mehlis, a violé les règles de procédure pénale, fabriqué de fausses preuves et utilisé de faux témoignages, pour disculper l’Allemagne et accuser la Syrie.

Sur la base de ces faux témoignages, Detlev Mehlis arrêta, au nom de la Communauté internationale, quatre généraux libanais et les fit incarcérer durant quatre ans. Pénétrant avec ses cow-boys au domicile de chacun, sans mandat de la justice libanaise, il interpella également les membres de leur entourage. Avec ses assistants —qui s’expriment entre eux en hébreu— il tenta de manipuler les familles. Ainsi, au nom de la Communauté internationale, il présenta des photos truquées à l’épouse d’un des généraux pour le convaincre que son mari non seulement lui cachait son implication dans le meurtre, mais la trompait. Simultanément, il tenta une manoeuvre similaire auprès du fils du « suspect », mais cette fois pour essayer de le convaincre que sa mère était une femme légère et que son père, désespéré, venait de sombrer dans une sorte de folie meurtrière. L’objectif était de provoquer un crime d’honneur au sein de la famille et de ternir ainsi l’image de gens respectables et respectés.

Plus incroyable encore, Lehmann proposa à un des quatre généraux incarcérés de le libérer s’il acceptait de porter un faux témoignage contre un dirigeant syrien.

Par ailleurs, le journaliste allemand Jürgen Cain Külbel mit en évidence un détail troublant : il était impossible de provoquer l’explosion avec une télécommande ou d’utiliser une balise sur la cible sauf à désactiver le puissant système de brouillage dont le convoi de Rafiq Hariri était équipé. Un système parmi les plus sophistiqués au monde, fabriqué… en Israël.

Külbel fut sollicité par un militant pro-palestinien connu, le professeur Said Dudin, pour promouvoir son livre. Mais Dudin, en multipliant les déclarations outrancières, s’appliqua surtout à le saboter. Külbel, ancien officier de police criminelle d’Allemagne de l’Est, ne tarda pas à découvrir que Dudin était connu de longue date pour être un agent de la CIA infiltré dans la gauche allemande. Il publia d’anciens rapports est-allemands attestant du fait et fut alors condamné pour divulgation illégale de documents et brièvement incarcéré ; tandis que Dudin s’installait à l’ambassade d’Allemagne à Beyrouth et tentait d’infiltrer les familles des quatre généraux.

Passé inaperçu au Proche-Orient le rôle de l’Allemagne dans cette région doit être souligné. La chancelière Angela Merkel a envoyé un contingent très important pour participer à la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) après la guerre entreprise par Israël contre le pays du Cèdre à l’été 2006. Les 2 400 soldats allemands contrôlent de dispositif maritime pour empêcher l’approvisionnement en armes de la Résistance via la Méditerranée. A cette occasion, Mme Merkel a déclaré que la mission de l’armée allemande était de défendre Israël. Ce discours a provoqué un vent de fronde parmi les officiers. Par centaines, ils lui ont écrit pour lui rappeler s’être engagés pour défendre leur patrie et non un Etat étranger, fusse t-il allié.

Fait sans précédent, le 17 mars 2008 à Jérusalem et le 18 janvier 2010 à Berlin, les gouvernements allemand et israélien ont tenu un conseil des ministres commun. Ils y ont adopté des programmes divers, notamment en matière de défense. A ce stade, il n’y a plus beaucoup de secrets entre Tsahal et la Bundeswehr.

L’enquête de Detlev Mehlis a sombré non seulement dans le ridicule des faux témoins, mais dans l’illégalité de l’arrestation des quatre généraux. Au point que le Groupe de travail sur les détentions arbitraires du Conseil des droits de l’homme de l’ONU est intervenu pour condamner fermement cet excès de pouvoir.

Toutefois, l’opprobre qui frappe le travail de M. Mehlis ne doit pas éclabousser le Tribunal spécial pour le Liban qui n’est aucunement responsable de ses manipulations. Mais, là encore, les choses se compliquent. La crédibilité du TSL dépend de sa capacité à réprimer en premier lieu tous ceux qui ont tenté de masquer la vérité et d’accuser mensongèrement les présidents Bachar el-Assad et Emile Lahoud pour provoquer une guerre. Or, le Tribunal refuse de juger les faux témoins, donnant l’impression qu’il couvre les manipulations de la période Mehlis et poursuit des objectifs politiques similaires (cette fois contre le Hezbollah, peut-être demain contre d’autres). Pis, le Tribunal refuse de remettre, à Jamil Sayyed (un des quatre généraux illégalement emprisonné), les procès-verbaux d’audition des personnes qui l’ont accusé, lui interdisant ainsi de demander réparation et donnant l’impression qu’il couvre quatre années de détention arbitraire.

De manière plus prosaïque, le Tribunal fuit ses responsabilités. D’un côté, il doit juger les faux témoins pour dissuader de nouvelles manipulations et pour manifester son impartialité ; d’un autre il ne veut pas se lancer dans une opération « mains propres » au cours de laquelle il lui faudrait peut-être arrêter le procureur Mehlis. Cependant, les révélations d’Odnako sur la piste allemande rendent cette stratégie intenable. D’autant qu’il est déjà bien tard : le général Jamil Sayyed a déposé une plainte en Syrie et un juge d’instruction syrien a déjà inculpé le procureur Detlev Mehlis, le commissaire Gerhard Lehman et les cinq faux témoins. On imagine la confusion qui s’abattra sur le TSL si la Syrie saisit Interpol pour les faire arrêter.

De même que la commission Mehlis devait apporter le professionnalisme qui manquait aux forces de l’ordre libanaises, de même le TSL devait apporter l’impartialité qui risquait de faire défaut aux juridictions libanaises. On est loin du compte et ceci soulève la question de la légitimité de cette institution.

Kofi Annan souhaitait que le Tribunal pour le Liban ne soit pas une juridiction internationale, mais un tribunal national libanais à caractère international. Il aurait été régi par le droit libanais tout en étant composé pour moitié de juges internationaux. Cela n’a pas été possible car la négociation a tourné court. Ou plutôt, un accord a été trouvé avec le gouvernement libanais de l’époque, présidé par Fouad Siniora, l’ancien fondé de pouvoir des entreprises Hariri, mais n’a pas été ratifié ni par le Parlement, ni par le président de la République. Du coup, cet accord a été avalisé unilatéralement par le Conseil de sécurité (Résolution 1757 du 30 mai 2007). Par conséquent, le TSL est hybride et fragile.

Ainsi que l’a précisé Kofi Annan, ce tribunal n’est comparable à aucun des tribunaux mis en place jusqu’ici par les Nations Unies. « Il n’est pas un organe subsidiaire de l’ONU, ni un élément de l’appareil judiciaire libanais », c’est tout juste « un organe conventionnel » entre l’exécutif des Nations Unies et l’exécutif libanais. Si l’on se réfère à l’exigence internationale de séparation des pouvoirs et d’indépendance de la Justice face à l’Exécutif, on ne peut pas considérer le TSL comme un véritable tribunal, juste comme une commission disciplinaire conjointe des exécutifs libano-onusiens. Quelque soient ses décisions, elles seront donc frappées de suspicion.

Pis, à tout moment, n’importe quel gouvernement libanais peut y mettre fin, puisque l’accord n’ayant pas été ratifié n’engageait que l’ancien gouvernement. Du coup, l’actuel gouvernement de coalition libanais s’est transformé en champ de bataille entre partisans et adversaires du tribunal. Tentant de préserver la stabilité gouvernementale, le président de la République, Michel Sleimane, dissuade semaine après semaine le Conseil des ministres de passer au vote sur toute question relative au TSL. Ce barrage ne tiendra pas éternellement.

Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, la suspicion atteint maintenant le président du TSL, Antonio Cassese. Ce spécialiste réputé du droit international fut président du Tribunal pénal pour l’ex-Yougoslavie. Or M. Cassese est un fervent partisan de la colonisation juive de la Palestine. Ami personnel d’Elie Wiesel, il a reçu et accepté un prix honorifique de sa main. Il aurait donc dû se récuser et démissionner lorsque Hassan Nasrallah a révélé que des drones israéliens avaient repéré durant des mois les habitudes de la victime et la scène du crime.

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Selon le président du Tribunal spécial pour le Liban, Antonio Cassese, la Résistance armée en Palestine, Liban, Irak et Afghanistan doit être jugée pour « terrorisme ».

Plus grave, le juge Cassese incarne une conception du droit international qui fait clivage au Proche-Orient. Bien qu’il ait retiré ce point de son curriculum vitae officiel, il participa en 2005 aux négociations entre les Etats membres de l’Union européenne et ceux de la Méditerranée (« Processus de Barcelone »). Sa définition du terrorisme bloqua les discussions. Selon lui, le terrorisme est exclusivement le fait d’individus ou de groupes privés, jamais d’Etats. Il s’ensuit que la lutte contre une armée d’occupation ne saurait être considérée comme de la « résistance », mais comme du « terrorisme ». Dans le contexte local, cette position juridique relève de l’ordre colonial et disqualifie le TSL.

Les méthodes du Tribunal spécial ne diffèrent guère de celles de la Commission Mehlis. Ses enquêteurs ont collecté des fichiers de masse : sur les étudiants libanais, les bénéficiaires de la Sécurité sociale, les abonnés d’Electricité du Liban et de l’Office des eaux. Le 27 octobre, ils ont même tenté, hors de la présence de magistrats libanais, de s’emparer par la force des dossiers médicaux d’une clinique gynécologique fréquentée par les épouses de membres du Hezbollah. Toutes ces investigations sont évidemment sans lien avec l’assassinat de Rafiq Hariri. Tout porte les Libanais à croire que ces informations sont destinées à Israël dont le TSL n’est à leurs yeux qu’une simple émanation.

Tous ces problèmes avaient été parfaitement anticipés par le président Poutine qui avait vainement proposé, en 2007, une autre rédaction de la résolution instituant le Tribunal spécial. L’ambassadeur Vitaly Churkin avait dénoncé les « lacunes juridiques » du système. Il s’était indigné que le Conseil de sécurité menace de recourir à la force (Chapitre VII) pour créer unilatéralement cet « organe conventionnel ». Il avait souligné que le Tribunal devait œuvrer à la réconciliation des Libanais, mais était conçu de sorte qu’il les opposerait un peu plus. En définitive, la Russie — comme la Chine— avait refusé d’approuver la Résolution 1757.

Reste que la vérité émerge peu à peu. Les interceptions de vidéos de drones israéliens, rendues publiques par le Hezbollah, montrent une préparation israélienne du crime. Les faits révélés par Odnako montrent l’usage d’une arme allemande sophistiquée. Le puzzle est presque complet.

 

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Stephen Harper accuse les Canadiens d’être antisémites!

Publié par sylvainguillemette le 9 novembre, 2010

L’art de se dégager de ses responsabilités et de mettre la faute sur les autres

Alors que Tel-Aviv continue de se ficher de la communauté internationale en bafouant ses propres engagements auprès de l’Autorité Palestinienne, autorisant la construction de milliers de demeures sur les territoires occupés palestiniens, notre premier ministre canadien, Stephen Harper, revient sur sa défaite du vote à l’ONU, quant au siège temporaire au conseil de sécurité, et en remet la totalité de la faute sur l’antisémitisme apparent des Canadiens, plus précisément, des Québécois.

Or, Stephen Harper ne peut que s’en prendre à lui-même, puisqu’il a décidé en 2006, en 2008 et en 2010, de soutenir les atrocités commises par Israël, dont des crimes de guerre des plus atroces et des actes terroristes, usant l’Arme de Destruction Massive qu’on reprochait pourtant à Saddam Hussein de posséder…, cela servant de prétexte pour envahir l’Irak et y perpétrer d’autres massacres d’innocents via la guerre, une guerre que défendaient et monsieur Harper du Parti conservateur canadien, et monsieur Ignatief du parti libéral canadien.

Les crimes de guerre et les actes terroristes d’Israël au Liban

En 2006, l’opération israélienne dans les territoires libanais tue plus de 1100 civils, dont une famille montréalaise qui sera complètement décimée. Pour ce faire, Tsahal utilisera des armes de destruction massive, dont la maniabilité ne permet pas de faire distinction entre combattants et civils. Elle accusera le Hezbollah d’user des civils comme bouclier humain, mais la police, à ce qu’on sait, ne tire pas sur les otages d’un preneur d’otages, sous prétexte qu’il retient ces otages comme bouclier humain.

Tsahal usera également de bombardements aveugles via les airs et l’artillerie, de phosphore blanc utilisé à des fins offensives –crime de guerre-, de NAPALM, d’obus à l’uranium appauvri et de multiples armes dont la destruction était certes massive.

Bref, le Liban sera dévasté, ses infrastructures détruites, ses civils, meurtris. Aucune condamnation ne surviendra de la part de Stephen Harper, tout au contraire, offrant son plein soutien à l’État voyou en pleine infraction des droits internationaux et du droit humain en général.

Les crimes de guerre et les actes terroristes d’Israël dans la bande de Gaza.

Dans la bande de Gaza occupée, les Palestiniens se sont habitués aux martyrs et à la tyrannie de Tel-Aviv. Mais le 27 décembre 2008, Tsahal décide d’envahir pleinement la bande de Gaza afin de mettre fin aux tirs de roquettes Qassam, qui ne font en fait, eux-mêmes, que venger la mort de camarades tombés sous les balles et les obus d’Israël.

Cette attaque, usant elle aussi d’ADM de divers calibres, dont de phosphore blanc utilisé offensivement, sera comblée en crimes de guerre et en crimes contre l’humanité, retransmis d’ailleurs, sur toutes les chaînes médiatiques du monde. Qu’importe ces crimes prouvés sur vidéo, Stephen Harper, premier ministre du Canada, donnera son plein appui à Israël, allant jusqu’à justifier ces meurtres de masse au nom du droit à la «défense», terme employé par Tel-Aviv pour désigner une «attaque».

En fait, un peu plus et le premier ministre canadien condamnait les civils palestiniens de se trouver en travers de la trajectoire des ADM larguées par Tsahal, conséquent qu’il est.

Actes de piraterie dans les eaux internationales

En mai 2010, Israël n’a pas fini de faire jaser la communauté internationale, Stephen Harper non plus.

Tel-Aviv intercepte alors un convoi humanitaire dans les eaux internationales, dont l’objectif avoué est de transpercer le blocus illégal, maintenu contre les Palestiniens, occupés déjà, par Israël. Durant l’intervention, 9 hommes non-armés périront et 26 autres seront blessés sur leur embarcation privée, laquelle sera assaillie par les forces spéciales israéliennes pendant la nuit. Il sera conclu au terme d’une enquête que les 9 hommes tués furent assassinés d’une balle dans la nuque, à bout portant.

Le convoi tentant de braver le blocus illégal d’Israël à l’endroit des palestiniens se trouvait alors, pourtant dans les eaux internationales, à plusieurs milles nautiques des frontières «palestiniennes».

Pour l’occasion, Benjamin Netanyahu se trouvait à Toronto et remerciait, ironiquement, Stephen Harper d’être si fidèle à ses politiques. Il va s’en dire que ces «politiques» n’auraient pas été acceptables pour la communauté internationale si elles avaient été prises et tenues par Saddam Hussein, par Salvador Allende, Fidel Castro ou par Kim-Jong-Il. Tous n’ont pas l’avantage de l’impunité qu’Israël possède.

TNP, AIEA, où sont passées les sanctions?

Comble de l’ironie, Stephen Harper qui condamne Téhéran de vouloir se doter de l’arme nucléaire, cela, sans preuve, il ne condamne pas Israël de détenir ces mêmes armes nucléaires, alors que Tel-Aviv ne cesse de repousser les agents de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique hors de ses frontières, et qu’elle refuse de signer le traité de Non-Prolifération nucléaire.

Israël qui pourtant bafoue tous les droits humains de nations bien souveraines, versus l’Iran qui n’a pas engagé de réel combat depuis des décennies, devrait être suspectée de poser problème en cas de détention de telles armes. Or, Stephen Harper fustige ses opposants de baigner dans l’antisémitisme, puisqu’ils dénoncent les violations de l’État juif.

À titre d’exemple de contradiction, il est prouvé qu’Israël détient des armes nucléaires et d’autres types d’armes proscrites selon les conventions signées à l’ONU par le Canada, mais il n’existe aucune preuve de la volonté réelle de Téhéran de vouloir se doter de telles abominations. Qu’importe les faits, Stephen Harper se fait conséquent avec ses principes, il arrose l’Iran de sanctions sévères, tout en serrant la main d’un État voyou, fidèle à ses habitudes.

Un État en voie de disparition?

Stephen Harper s’éprend de morosité quant à la potentielle disparition de l’État hébreu. Mais en cela, il nie que l’État voyou israélien soit entrain de faire disparaître l’État palestinien, alors qu’on parle internationalement, d’un génocide déguisé.

La carte de la région pourtant, parle d’elle-même! Les territoires palestiniens furent réduits à quasi nuls depuis la création de l’État hébreu. Et hier encore, on annonçait via nos médias officieux, que Tel-Aviv donnait son aval à la construction de milliers de nouveaux logements dans les colonies juives, occupant les territoires palestiniens.

Il va donc s’en dire que c’est l’État palestinien, inexistant désormais, qui risque de disparaître à tout jamais.

Sinon, Stephen Harper serait vite rabroué par les petits pays risquant de disparaître, engloutis par les océans, à cause de la fonte des glaces dans nos pôles, issues d’un changement climatique que le premier ministre canadien qualifiait de «complot socialiste». D’ailleurs, c’est un peu ces petits pays qui ont eu raison, avec les opposants à l’État voyou d’Israël, des conservateurs canadiens à l’ONU. Risquant de disparaître sous les eaux, ces petits pays ne se sont certainement pas sentis respectés par le Canada des conservateurs, niant leur potentielle disparition, via leur négation des faits climatiques, prouvés scientifiquement, ces faits retenus par plus de 98% de la classe scientifique du monde entier. Il faut être un «Jacques Brassard» pour nier l’évidence, ou un conservateur après tout.

Antisémitisme au Canada et au Québec?

Stephen Harper termine donc ses pleurnichages en prétextant que de critiquer les crimes de guerre et les crimes commis contre l’humanité par Israël, n’est qu’un antisémitisme camouflé. Or, serions-nous anti-gros, si nous dénoncions un gros voleur se préparant à voler un dépanneur de ses croustilles et sa liqueur? Non.

Alors, je refuse qu’on me traite d’antisémite, parce que je dénonce les crimes de guerre et les crimes commis contre l’humanité, d’un État voyou, ne pouvant se justifier que par le soutien d’acolytes indifférents, voire complices de ses crimes!

Stephen Harper peut bien ravaler sa propagande pro-Israël, et s’étouffer avec. Je l’accuse, ici même, et publiquement, de soutenir les actes terroristes d’un État voyou, qui détient de plus, l’arme nucléaire, sans avoir déclaré celle-ci à l’AIEA, et sans avoir signé le T.N.P.!

Les Canadiens et les Québécois qui dénoncent les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis par un État hébreu, ne deviennent donc pas antisémites. Cela n’est que de la basse politique, de la propagande populiste crasse, qui mérite toutefois qu’on s’y attarde.

Il faudra penser à faire enfermer les terroristes de notre versant, un de ces jours. Stephen Harper, quant à moi, mérite la prison pour support au terrorisme étatique d’Israël. Il pourra bien arguer ce qu’il voudra devant un tribunal international.

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Massacre des humanitaires! Israël, terroriste! Stephen Harper, complice!

Publié par sylvainguillemette le 31 mai, 2010

Image de la télévision turque Cihan News Agency montrant des soldats de la marine israélienne sur le bateau turc Mavi Marmara qui se dirigeait vers la bande de gaza, le 30 mai 2010.Cette nuit, pendant qu’ici nous dormions à poings fermés, d’autres avaient des envies humanitaires. Pendant que nous nous confortions dans notre luxure impartageable globalement au Canada, alors même d’une visite du Premier ministre raciste israélien Benjamin Netanyahu, des activistes courageux, défendant les droits des Palestiniens d’exister dans la décence, se sont fait massacrés par les meurtriers d’un commando israélien, commandé par celui qui faisait justement office d’hôte au Premier ministre canadien. L’ironie du sort, c’est que Benjamin Netanyahu était justement à Toronto pour remercier Stephen Harper de sa ferme allégeance au terrorisme israélien…

La veille, un convoi humanitaire partant de Chypre, au nombre de six navires, se dirigeait en direction de la Bande de Gaza. Tel-Aviv avait bien averti le convoi humanitaire qu’elle allait le détruire et l’empêcher d’accomplir sa mission humanitaire, prétextant qu’il y avait des armes à l’intérieur de celui-ci, destinées au Hamas. Or, la paranoïa d’Israël s’est avérée totalement fausse, comme trop souvent… Et ce matin, c’est d’un massacre gratuit qu‘Israël est responsable! 9 militants anti-terrorisme tués! 26 autres blessés! Au fond des navires? Tout ce qu’a pu trouver Israël, ce sont 100 maisons préfabriquées, 500 fauteuils roulants électriques ainsi que de l’équipement médical et d’autres denrées essentielles pour les Palestiniens! Aucune arme, sauf peut-être des seringues à pénicilline!

http://vertite.v.e.pic.centerblog.net/xd33yywu.jpgL’opération fut ordonnée par le gouvernement israélien, donc entre autre, par Benjamin Netanyahu, qui était à Toronto comme précisé ci-haut, afin justement de féliciter monsieur Harper pour sa fidélité à Israël, plutôt qu’aux êtres humains et leur droit de vivre, ce,  dans la décence. Israël qui clamait hier être le seul pays démocratique du Proche-Orient, ne pourra aujourd’hui que clamer être le bassin du terrorisme de cette région. Cette attaque terroriste d’un convoi humanitaire s’inscrit dans une longue liste d’actes semblables de la part de ce bassin du terrorisme au Proche-Orient. Les morts d’innocents sont devenus chose quotidienne pour les Palestiniens soumis à un blocus illégal de la part du seul pays à détenir l’arme nucléaire dans cette région, illégalement et secrètement, rappelons-le! Les raids aériens israéliens ont souvent causé des victimes collatérales, qui si elles avaient été commises par des Palestiniens, à l’inverse, aux israéliens, auraient été qualifiées de terroristes. Pour ne tuer qu’un seul chef de guerre, Israël n’a jamais hésité à tirer dans une foule. Plutôt que d’avouer ses activités terroristes, Israël clame que les chefs se cachent dans les foules. Voyez le genre? Mais sachant qu’une la foule est là, dans le champ de tir, pourquoi Israël tire quand même, et surtout, pourquoi personne ne la condamne pour ses crimes?

http://www.larbi.org/public/gaza/gaza.jpgPlus d’un million et demi de personnes vivent dans la Bande de Gaza et souffrent de malnutrition, de pénurie d’eau, de pénurie de travail et de médicaments. Mais il faut comprendre qu’Israël bloque toutes possibilités pour les Palestiniens de s’en sortir. Ce bassin du terrorisme au Proche-Orient attaque systématiquement les puits d’eau palestiniens, les entreprises aptes à opérer et à donner du travail, les convois apportant des pièces de rechange pour les usines détruites par les raids terroristes israéliens et toutes initiatives, qui du haut des airs, ressemble à une mobilisation quelconque, même s’il ne s’agit que d’une manifestation de colère envers justement, le terrorisme d’Israël.

http://31.img.v4.skyrock.net/317/01020304dadadada050607/pics/2250753347_small_1.jpgCe matin, le monde entier est sous le choc. Mais rien n’arrivera à Israël, car Israël a le «droit» immuable de massacrer des gens, de posséder des armes nucléaires non-déclarées et un tas d’autres armes illégales selon les conventions de l’ONU, de pratiquer le génocide sur la population palestinienne adjacente, de voler les terres palestiniennes, d’y installer des colonies illégales, etc.. Pourquoi ont-ils ces droits dits immuables? Parce qu’un certain pays, détenant le droit de VÉTO indispensable pour bloquer la majorité à l’ONU, bloque justement, systématiquement toutes les condamnations faites à l’endroit d’Israël qui s’avèreraient sévères et risquées pour son économie. Très souvent, la communauté internationale s’est réunie pour condamner le terrorisme d’État israélien, mais peu souvent cela s’est avéré efficace, puisqu’à chaque fois, Washington a utilisé son droit de VÉTO, bloquant ainsi, contrairement aux attentes démocratiques du monde entier, la majorité populaire à l’ONU! Sur près de 190 pays, plus de 180 d’entre eux condamnent les gestes d’Israël constamment (et le Blocus contre Cuba soit dit en passant), mais étant donné le pouvoir décerné à certains pays initiateurs de l’ONU d’user d’un VÉTO, ces réunions sensées donner vie aux condamnations contre les belligérants et vie à une démocratie mondiale, s’avèrent inutiles. Et c’est pourquoi on peut constater que certains pays peuvent, contrairement à d’autres, pratiquer des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre, détenir des armes illégales (nucléaires, bactériologiques et chimiques) et en user à souhait (Hiroshima, Nagasaki, Fallujah, Gaza, Beyrout, Vietnam, etc..), pratiquer la torture, enlever des gens, les séquestrer (Guantanamo, Abu Graïb, etc..). Imaginez maintenant que le Canada puisse posséder ce droit de VÉTO, et en user à son avantage idéologique actuel. Stephen Harper soutient manifestement le terrorisme israélien sans retenue quelconque. C’est même tout juste s’il ne condamne pas les civils de se trouver en travers du chemin des armes de destruction massive d’Israël… Et c’est une des raisons pour laquelle Ottawa ne doit jamais obtenir ce droit de VÉTO! Parce qu’Ottawa est incapable d’être cohérente une seule seconde quant au terrorisme des uns, et celui des autres!

Une chose du moins, est certaine ce matin! Israël a commis des actes terroristes et elle en commettra d’autres, tant que personne ne l’arrêtera, donc tant que l’ONU sera dirigée de la façon dont elle est dirigée! Israël est un bassin de terrorisme, et la seule source de terrorisme impunie jusqu’ici au Proche-Orient! L’ONU doit être modifié, et les VÉTO doivent disparaître immédiatement, pour que toutes et tous soient assujettis aux mêmes lois internationales et aux mêmes règles de bonne conduite vis-à-vis l’humanité! Car jusqu’ici, l’ONU ne peut que prouver qu’il n’y a pas cette démocratie désirée par la communauté internationale, tant qu’elle fonctionnera de la sorte! L’ONU s’avère donc n’être qu’un paravent défendant finalement, les intérêts de ceux qui l’ont créé, à leur image!

Condamnons le terrorisme d’État israélien et ses soutiens logistiques, dont celui de notre Premier ministre Stephen Harper et de son gouvernement complice!

(Si Barack Hussein Obama condamne ces activités terroristes, ce sera toute une surprise!)

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Le Premier ministre du Canada collabore avec un État voyou!

Publié par sylvainguillemette le 30 mai, 2010

http://www.ledevoir.com/images_galerie/d_45058_59368/stephen-harper.jpgRécemment s’est tenue la conférence de suivi du Traité de Non-Prolifération nucléaire (TNP), portant sur désarmement et sur la création d’une zone exempte d’armes nucléaires au Proche-Orient. Un accord est survenu suite à cette conférence, mais Israël n’entend pas le respecter, nous a confirmé l’extrémiste de droite et Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Depuis Toronto, où le Premier ministre israélien est arrivé pour une visite de 4 jours vendredi, celui-ci  a émis ces propos : “Cette résolution est profondément hypocrite et défaillante. Elle ignore les réalités du Proche-Orient et les vraies menaces auxquelles la région et le monde tout entier sont confrontés“. Or, il n’y a pas plus concerné, puis hypocrite que ce patent raciste, puisque son pays cache le fait qu’il possède des armes nucléaires, bactériologies et chimiques depuis plusieurs années, que Tel-Aviv n’a jamais déclaré à qui que ce soit, ni même à l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique. On se rappelle pourtant ce qui est arrivé à l’Irak qui n’a pas voulu coopérer avec l’Agence sensée être neutre. Ou comment cette même agence semble condamner d’avance, l’Iran qui ne veut que se doter de nucléaire civil. Cela prouve peut-être qu’au fond, cette AIEA n’est qu’un paravent derrière lequel, les États puissants se cachent pour entretenir leur domination du monde.

http://www.europalestine.com/IMG/bmp/terrorisme-israel-10042006-BeitLahia.bmpMais qu’importe, faisons comme si cette agence avait de l’importance, et comme si Israël était imposée des mêmes obligations internationales que le reste du monde. Israël a de quoi faire frémir les États voisins! Ce pays hypocrite et voyou a transgressé toutes les règles de bonne conduite tout au long de son existence! Massacres dans les frontières voisines, assassinats politiques, embargos et blocus illégaux sur des nations comme la Palestine, le Liban, utilisation d’armes de destruction massive sur des civils et des combattants (ADM), menace de recourir à l’arme nucléaire –qu’elle dit ne pas détenir!-, morcellement des terres palestiniennes afin de se les approprier une à une pour y installer des colonies illégales, génocide sur le peuple palestinien, vol des terres syriennes (le Plateau du Golan pour son abondance en eau), etc.. Israël vante l’hypocrisie de l’accord rendu par le TNP, mais Israël est aussi le seul pays de la planète, de ce calibre économique, à pouvoir commettre des crimes de guerre et contre l’humanité, sans jamais s’en faire accuser. C’est aussi le seul pays de la planète à détenir des armes nucléaires non-déclarées sans s’en faire accuser, sans se faire envahir, ou sans se devoir s’exposer à une visite de l’AIEA. Aucune sanction économique ne pèse sur Israël pour que l’État voyou cesse d’être voyou. D’emblée, nous savons qu’il y a les VÉTO de Washington, qui commet tous les mêmes crimes… Netanyahu se drape dans ce qu’il nomme «la seule démocratie» du Proche-Orient, or, la démocratie en ce pays n’est pas celle qu’on connait ici. Si vous trouvez que le nationalisme est fort aux États-Unis d’Amérique, c’est que vous n’êtes pas allé en Israël. N’essayez pas par exemple, d’éviter votre tour dans la bande de Gaza en tant qu’oppresseur avoué de Tsahal.

http://blogsimages.skynet.be/images_v2/000/000/000/20090105/dyn004_original_701_467_pjpeg__fcb047381960429ee27563cdfad52e56.jpgMais nous savons désormais que le Canada aspire à devenir membre de cette mascarade, au sein du Conseil Permanent de Sécurité. Et nous connaissons également la position canadienne conservatrice sur les attentats terroristes d’Israël en Palestine et au Liban. Notre Premier ministre actuel clame qu’Israël a le droit de se défendre, sur les terres d’autrui, et que pour ce, elle a le droit de ne pas respecter les règles internationales. Par exemple, en toute connaissance pourtant, de l’illégalité de ces attaques, Stephen Harper n’a jamais condamné Israël d’avoir utilisé des ADM, dont du phosphore blanc, du NAPALM et des armes à sous-munitions sur des civils en Palestine 2008 et au Liban 2006. Au contraire, notre concédé au terrorisme d’État a parlé de défense, alors que les résultats catastrophiques de ces attaques terroristes s’affichaient en milliers de morts du côté des civils seulement. Israël, en plus d’avoir des permis de tuer impunément, peut aussi se vanter de pouvoir détruire les infrastructures de ses ennemis idéologiques, sans subir la moindre foudre internationale de ses alliés idéologiques. Ainsi, lorsque Israël détruit des écoles et ses écoliers, des hôpitaux et ses patients, des édifices à logements et ses occupants, de ponts et ses utilisateurs, de centrales électriques et ses travailleurs, etc., notre Premier ministre à nous, Stephen Harper, parle de défense, et de droit de se défendre. Stephen Harper n’a que faire du terrorisme, si ce terrorisme est appliqué et commis par ses alliés idéologiques. Ainsi, cela mène à des contradictions de la sorte : Stephen Harper condamne l’Iran de «vouloir» se doter d’une ogive arme nucléaire, mais ne condamne pas Israël d’en détenir en cachette. Stephen Harper condamne le «terrorisme» possiblement (1) commis par des anarchistes sur un guichet automatique, mais ferme les yeux et défends même, le véritable terrorisme israélien, commis lui, sur de véritables êtres humains, qui contrairement aux guichets, ne peuvent pas se faire réparer lorsqu’ils sont déchiquetés!

http://www.planetenonviolence.org/photo/410095-503473.jpgIsraël clame qu’elle est la seule démocratie du Proche-Orient, et qu’elle est la seule nation de cette région, à risquer un anéantissement. Or, quand on regarde la Palestine, et ce qu’elle était avant qu’Israël ne commence à l’anéantir, on peut affirmer le contraire sans risquer de se tromper. Et lorsque l’on s’adonne à éplucher les nouvelles de cette région sur les deux dernières années, on comprend vit qu’Israël menace de recourir à l’arme nucléaire contre l’Iran, et qu’elle somme Washington de l’accompagner depuis, dans une guerre totale contre l’Iran. En effet, Washington n’a pas encore embarqué dans cette nouvelle guerre, elle se contente pour l’instant, de la voie diplomatique, évitant ainsi, une nouvelle hécatombe.

Israël n’est pas la démocratie qu’elle prétend être. C’est un État voyou, avec lequel notre Premier ministre canadien Stephen Harper est allié idéologiquement. Rappelez-vous qu’en 2006, Israël avait massacré plus de 1100 civils au Liban en utilisant des ADM qu’elle n’était pas sensée détenir. Rappelez-vous le massacre des palestiniens en 2008, où plus de 1600 d’entre eux sont morts sous les pluies de phosphore blanc, utilisé là, offensivement, donc illégalement. Regardez son comportement vis-à-vis le TNP, que seules les dictatures du monde, pour l’instant, n’ont pas signé. Regardez les propos qu’elle tient à l’égard des nations voisines. Regardez comment elle a réglé ses comptes avec ses ennemis idéologiques depuis près de 50 ans, par le meurtre individuel et par le meurtre de masse. Prenez note des accomplissements de ses dirigeants, et les raisons pour lesquelles ils sont élus.  Tipi Livni par exemple, posait des bombes dans Gaza à l’insu des palestiniens. Sharon, lui, avait accompli u beau meurtre de masse au Liban pour se mériter les applaudissements de l’État… C’est toute l’histoire là, malheureusement, d’Israël. Ce n’est qu’un État voyou, parmi tant d’autres. Et notre premier ministre canadien, Stephen Harper, appuie les crimes de cet État voyou.

Notre gouvernement est un gouvernement voyou, par association. Puisque notre gouvernement soutient les crimes d’un État étranger, que l’on dit voyou, les autres États ont bien le droit de nous taxer, à leur tour, d’État voyou. Mais heureusement pour Stephen Harper, et les siens, le Canada fait partie d’un groupe qui se hisse loin des obligations internationales! Ainsi, Stephen Harper peut continuer d’appuyer le génocide des palestiniens, le terrorisme d’Israël à leur encontre, et le fait qu’Israël puisse, au contraire de toutes les nations du monde, posséder des ADM, don t des armes nucléaires, cela, sans même recevoir la visite de l’AIEA ou se faire taxer d’État voyou par la communauté internationale (2) .

1-      Il est important de noter qu’aucune preuve ne nous amène à croire qu’il s’agisse vraiment d’anarchiste et que, dans le passé, les autorités canadiennes ont usé  du même stratagème pour attiser les vrais anarchistes ou militants quelconque. Rappelons-nous seulement l’évènement de Montebello, ou la pose de bombes par les agents de la GRC pendant la crise du FLQ. Les potentiels terroristes anarchistes, sont peut-être, de potentiels agents perturbateurs de la GRC, du SCRS ou de je ne sais quel autre organisation terroriste financée par l’État.

2-      En réalité,  la communauté internationale sous l’égide de l’ONU a condamné à chaque reprise, les actes illégaux commis par Israël. Toutefois, les droits de VÉTO des cinq pays membres du Conseil de sécurité ont sauvé Israël d’une telle condamnation. À chaque fois où Israël s’est fait accuser, Washington a imposé son VÉTO, et rendu futile toute tentative de condamnation de l’État voyou par la communauté internationale. Avec Stephen Harper comme premier ministre du Canada, on comprend mieux pourquoi ce dernier veut son statut de membre Permanent du Conseil de Sécurité! On pourra, si le cas s’avère, compter sur notre Premier ministre canadien pour appuyer tous les crimes d’Israël, ou d’autres États voyous, sans jamais que ceux-ci ne soient accusés de faire ce qui est interdit aux autres!

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Israël, un régime sioniste à abattre

Publié par sylvainguillemette le 17 mars, 2010

http://www.lesmotsontunsens.com/files/carte-territoire-palestinien-depuis-1946.jpgIsraël persiste et signe, malgré la condamnation de son plus cher allié, Washington. Israël a inauguré une nouvelle colonie, ou le prolongement des autres diront certains, sur un territoire bel et bien palestinien.

Le génocide à petit feu qu’impose Israël au peuple palestinien aura même, selon certains experts, réveillé un nouvel Intifada, mais sans pour autant donner aux palestiniens la moindre parcelle d’égalité au niveau des forces militaires.

Tel-Aviv perdure donc son acharnement à éradiquer les palestiniens de la surface de la Terre, et parle même déjà, de déporter les palestiniens restants, de leurs terres actuelles, que Tel-Aviv leur vole tranquillement, mais surement. La capitale israélienne va même jusqu’à menacer de pointer ses ogives nucléaires –qu’elle ne possède pas selon l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique- sur les capitales européennes qui leur tiendraient tête.

Benjamin Netanyahu n’est pas non plus, étranger à tout ce qui se trame au parlement israélien, et aux stratégies adoptées par Tel-Aviv vis-à-vis les arabo-musulmans de leur région. Son père, le professeur Ben-Tzion Netanyahu, fut le secrétaire personnel de Ze’ev Jabotinsky, le père du sionisme révisionniste. Autour des années 80-90, il prit part avec son fils Benjamin et George H. Bush (le père), le Jonathan Institute (du nom de son fils ainé Jonathan Netanyahu, décédé au combat) et élabora le concept médiatique de « terrorisme international ». Tous ensembles, les sionistes prônent ouvertement la domination de leur «race», un peu finalement, ce qui nous amène à penser que l’hitlérisme a donné des idées à quelques  juifs également, sans tous les inclure  dans ce lot. Le promoteur immobilier Larry Silverstein, qui avait acquis le World Trade Centre à New-York et qui avait souscris à une assurance spécifique sur des attentats sur ses tours, était également le trésorier du «Jonathan Institute». Après plusieurs procès, il toucha près de 4.5 milliards, soit donc une plus-value nette d’un milliard de dollars. Je vous laisse faire vos propres idées…

Qu’importe tous ces tracas, aujourd’hui, les palestiniens n’ont plus que des parcelles de terres sur lesquelles ils peuvent, quand ils le peuvent; cultiver, vivre, récolter l’eau de pluie, développer des moyens de production, et voire, s’émanciper. Aujourd’hui, nier l’apartheid qu’impose Israël aux palestiniens est devenu une risée. Aujourd’hui, nier les vols constants des territoires palestiniens par les israéliens est aussi risible.

Par le passé, la communauté internationale s’était offusquée de l’hitlérisme à l’encontre des juifs,  et s’était vue coordonnée en monumental effort guerrier contre le régime d’Adolf Hitler. Quand le fera t-elle à l’égard des palestiniens, aujourd’hui éradiqués par le régime sioniste de Benjamin Netanyahu?

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Des États voyous au-dessus de tout!

Publié par sylvainguillemette le 18 février, 2010

Le Mossad frappe encore et tue un cadre du Hamas, le parti élu démocratiquement au pouvoir en territoire palestinien.  Dans un palais de Dubaï, Mahmoud al-Mabhouh fut tué d’une décharge électrique à la tête par un commando composé de plus de 17 personnes, dont possiblement, certains palestiniens. Mais le Hamas clame que ces palestiniens sont plus issus d’une source du Fatah, qui tente de créer la bisbille au sein du Hamas.

Peu importe, une fois de plus, l’organisation terroriste israélienne tue, avec certes, un soutien occidental, dont celui possible, de l’Autriche, des États-Unis d’Amérique et d’autres acteurs demeurés incognitos.

Toutefois, cette fois, Interpol et les autorités de Dubaï émettent des cartes rouges, soit des mandats contre des individus, clairement identifiés et dont la rétine fut analysée par des scanners servant à la cause à l’Aéroport de Dubaï.

Israël, cet État voyou, disposant «secrètement» d’armes nucléaires, sans que cela ne fâche la communauté internationale, ne nie pas, mais jure que personne n’a de preuve contre son organisation terroriste.

Je termine la nouvelle en posant simplement la question suivante… Est-ce qu’Israël dispose, comme les États-Unis d’Amérique, de droit divin d’assassiner ses opposants, de posséder des armes nucléaires, d’utiliser des armes de destruction massive (qu’elle doit posséder pour ce!), d’utiliser la torture contre des prisonniers, politiques ou non?



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Condoleezza Rice et la «démocratie»

Publié par Libertad ! le 13 octobre, 2007

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Condoleezza Rice est possiblement l’une des figures américaines les plus détestées de la planète avec Georges W. Bush et Dick Cheney. Elle nous parle sans cesse de «démocratie» et de «liberté». Mais dans quel sens ? Liberté d’exploiter les masses pour les propriétaires ? Démocratie bourgeoise pour les patrons ? Cette dernière dans laquelle les citoyenNEs ont reçoive la liberté de choisir entre des partis politiques qui se ressemblent tous ?

Récemment, elle critiquait durement la Russie et la «concentration du pouvoir dans les mains de Vladimir Poutine». Même si nous pouvons être en accord sur le fait que le gouvernement Poutine va parfois trop loin, elle est très mal placée pour l’accuser. Nous n’aimons nullement Poutine au Reactionism Watch, mais cela ne nous empêche pas de l’appuyer sur ses critiques contre Bush, ou bien quand il refuse l’implantation de bases militaires américaines près du territoire russe.

Le gouvernement, dont elle fait partie, concentre beaucoup les pouvoirs également. Nous pouvons prendre en exemple les pouvoirs spéciaux du président des États-Unis, ainsi que son «droit» de veto. Ceux-ci lui donnent la possibilité de passer outre les projets de lois de l’opposition, majoritaires au congrès. Les Républicains sont loin d’être un modèle de démocratie car ils préfèrent imposer des vetos plutôt que de suivre la volonté de l’opposition majoritaire et de la majorité de la population sur la question irakienne, ou sur la santé par exemple.

Deuxièmement, l’attaque contre l’Irak était illégale et totalement injustifiée. Nul n’a jamais trouvé la moindre trace d’armes de destructions massives (possiblement détruites après la première guerre du Golfe). Même si les États-Unis prétendent avoir donné la «démocratie» aux irakienNEs, la réalité est tout autre. Cette soi-disante «démocratie» ne tient pas debout, et les irakienNEs vivent en ce moment une guerre civile, en plus d’une constante agression de la part de la coalition.

En dernier lieu, cette sorcière appuie les coups d’États anti-démocratiques qui se sont fait en Palestine et au Venezuela. Pour les néo-conservateurs, ce n’est pas compliqué. Selon eux, lorsque la population vote pour le parti conservateur pro-américain, il s’agit là d’un progrès social et du triomphe de la démocratie, mais quand elle vote en faveur d’un parti socialiste qui s’oppose à l’impérialisme militaire, il s’agit là d’une «tragédie» ou d’une élection «truquée et illégitime». Parfois même, ceci est qualifié de « menace socialiste » !

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Des néo-nazis… en Israël ?

Publié par Libertad ! le 16 septembre, 2007

Ces derniers temps, il y a un scandale fort retentissant en Israël : l’arrestation d’une bande de jeunes néo-nazis âgés entre 16 et 21 ans qui ont commis des attaques contre des religieux, des synagogues et des toxicomanes.

Assez étrange que ces nazis sévissent… en Israël ! Rappelons que l’État Israélien avait été crée en 1948, en réponse à la Shoah, qui avait laissé des millions de juifs sans rien pour vivre ; les nazis ayant vendus leurs commerces, maisons, voitures et liquidés leurs avoirs financiers.

En retournant vers la « terre promise » (sionisme), les gens de confession juive pensaient avoir la paix du racisme et de l’antisémitisme, mais cela s’est avéré faux. Depuis le début de la création de l’État Hébreu, les lois en matière d’immigration sont très claires : toute personne ayant une origine juive a le droit de venir s’établir en Israël. On l’appelle la « loi du retour ». Au départ, nous pourrions penser que cette loi s’applique qu’aux gens qui sont actuellement de religion judaïque, mais une personne qui à un vague ancêtre juif (comme par un grand-père qui l’est à moitié) a le droit de s’y établir.

Ces jeunes néo-nazis, sont issus de l’immigration russe et soviétique (en tenant compte des autres républiques), une très forte immigration à l’heure actuelle en Israël. La minorité russophone représente environ 1,2 millions de personnes. Elle possède des stations de télévision, de radio, des journaux ainsi qu’un parti politique représenté au parlement.

Bien que plusieurs juifs israéliens soient eux-mêmes racistes envers les arabes palestiniens qui ont décidés de rester, il est tout de même troublant de constater que ces antisémites soient établis en Israël, bien qu’ils puissent représenter qu’une mince minorité.

Nous pouvons qu’espérer que ces voyous soient jugés comme il se doit, même si dans les lois israéliennes, il existe rien qui criminalise le nazisme et l’antisémitisme.


Notre avis sur la question israélo-palestinienne

Depuis les débuts du Reactionism Watch, nous avons montré un vif attachement à la cause palestinienne et aux arabes qui habitent en Israël. Certains nous reprochent d’être antisémite, ce qui est totalement faux.

Ce que nous pensons de l’État d’Israël est très clair : il s’agit d’une nation raciste et colonialiste qui ne respecte pas les autres religions. L’occupation de la Palestine et les crimes commis par Tsahal semblent être ignorés par les puissants de ce monde, ou même encensés par les néo-conservateurs qui voient au contraire les palestiniens comme étant les colonisateurs.

En retour, en réponse aux constantes agressions sionistes contre la Palestine, il y a eu plusieurs attentats inacceptables envers des civils israéliens, que ce soit dans des marchés ou dans des autobus, ce que nous condamnons vivement.

Il ne semble pas y avoir de solution à ce conflit qui perdure depuis des décennies. Mais nous, nous disons que c’est impossible qu’il n’y en ait pas. Certains réactionnaires comme les sionistes et les chrétiens fondamentalistes proposent une solution très originale : déporter ou encore tuer les Palestiniens qui habitent dans les zones occupées, voire même fonder une colonie juive dans ces territoires (ce qui se fait déjà). La solution la plus populaire (et qui est beaucoup plus logique) est la création de deux États mais ce n’est pas ce que nous voulons, mais pourquoi ? Ce que nous voyons d’un bon œil serait la fondation d’une nouvelle république, qui éliminerait à la fois Israël et la Palestine, qui s’appellerait «Isratine».


Une république, démocratique et multi-religieuse dans laquelle les juifs, les chrétiens et les musulmans pourront cohabiter en paix. Une terre d’accueil toujours ouverte aux immigrants juifs, mais qui sera aussi une terre de retour pour les réfugiés palestiniens. Une terre où seront éliminées pour de bon les armes de destruction massive. Une république qui ne sera pas exclusivement juive ou musulmane au niveau politique, mais laïque dans ses institutions et lois.

Cette idée nous vient du colonel Kadhafi qui, bien que nous ne sommes pas nécessairement d’accord avec lui sur tout, a au moins le mérite de proposer une bonne solution qui pourra satisfaire tout le monde.

==> Lire la suite de la nouvelle
==> Le livre blanc: Isratine

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Abbas annonce une nouvelle loi électorale pour contrer le Hamas

Publié par Libertad ! le 2 septembre, 2007


Le président palestinien Mahmoud Abbas a annoncé dimanche la publication d’une nouvelle loi électorale susceptible d’écarter d’un prochain scrutin les islamistes du mouvement Hamas.

“La nouvelle loi électorale a été publiée” a déclaré aux journalistes M. Abbas, lors d’une conférence de presse conjointe à Ramallah avec le haut représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère, Javier Solana.

La nouvelle loi électorale, publiée dans l’optique d’élections législatives anticipées souhaitées par le président Abbas, impose à tout candidat de “respecter le programme de l’OLP”, l’Organisation de libération de la Palestine, et les accords signés avec Israël, ce que refuse de faire le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza.

Bien que nous pouvons ne pas tous être en accord avec le Hamas, nous devons tout de même reconnaître une chose: son élection fracassante en janvier 2006 était totalement légitime, les Palestiniens ayant décidé de rompre avec des décennies de monopole du Fatah, l’organisation vieillissante et corrompue du défunt Yasser Arafat.

Il y a de ça quelques mois, avec l’aide des puissances impérialistes dont les États-Unis et Israël, il y a eu carrément un coup d’État de la part du Fatah contre le gouvernement majoritaire et démocratiquement élu du Hamas. Tout à été mis en œuvre pour étouffer et écraser le Hamas, mais ils tiennent bon depuis malgré les assassinats, les enlèvements et le harcèlement systématique des membres et militants de l’organisation.

Lorsque les Palestiniens ont choisi le Hamas, c’était une véritable catastrophe pour l’impérialisme, car le Fatah n’est rien d’autre qu’un chien de poche pour l’État Israélien. Les Palestiniens n’y avaient rien à perdre que leurs chaînes mais malheureusement, l’Occident, qui parle sans cesse de «démocratie» et de «liberté» ne tolèrera jamais l’existence d’une opposition à ses intérêts colonialistes et capitalistes. Ces pays qui refusent l’exploitation et l’impérialisme sont victimes de la violence de l’Occident et de ses vassaux. Le Chili, Cuba, Haïti, le Liban tet la Palestine auront été victime de la volonté des puissants de détruire l’opposition à ses intérêts.


En ce moment, la Palestine est divisée en deux camps: le Hamas contrôle la Bande de Gaza et le Fatah le reste de la Palestine.

Le but derrière ce nouveau projet de loi électorale à pour unique but d’écraser politiquement encore plus le Hamas, lorsqu’il est tout de même appuyé par une bonne partie de la population. Abbas sait qu’il pourrait empêcher la tenue d’élection dans la Bande de Gaza et aussi d’empêcher le Hamas de participer au scrutin. Mais le Hamas résistera !

L’hégémonie ne passera pas !

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