Alors que les médias occidentaux célèbrent la « Jasmine Revolution », Thierry Meyssan dévoile le plan US pour tenter de stopper la colère du peuple tunisien et conserver cette discrète base arrière de la CIA et de l’OTAN. Selon lui, le phénomène insurrectionnel n’est pas fini et la vraie Révolution, tant redoutée par les Occidentaux, pourrait rapidement commencer.

- Le général William Ward —ancien responsable de la répression dans les Territoires palestiniens devenu commandant de l’Africom— lors d’une cérémonie en mai 2010. L’armée tunisienne a été réduite au minimum, mais le pays sert de base arrière aux opérations « anti-terroristes » régionales et dispose de ports indispensables au contrôle de la Méditerranée par l’OTAN.
- Les grandes puissances n’aiment pas les bouleversements politiques qui leur échappent et contrecarrent leurs plans. Les événements qui ont fait vibrer la Tunisie depuis un mois n’échappent pas à cette règle, bien au contraire.
Il est donc pour le moins surprenant que les grands médias internationaux, suppôts indéfectibles du système de domination mondiale, s’enthousiasment soudainement pour la « Révolution du jasmin » et multiplient les enquêtes et reportages sur la fortune des Ben Ali qu’ils ignoraient jusque là malgré leur luxe tapageur. C’est que les Occidentaux courent après une situation qui leur a glissé des mains et qu’ils voudraient récupérer en la décrivant selon leurs souhaits.
Avant toute chose, il convient de rappeler que le régime de Ben Ali était soutenu par les Etats-Unis et Israël, la France et l’Italie.
Considéré par Washington comme un Etat d’importance mineure, la Tunisie était utilisée au plan sécuritaire, plus qu’économique. En 1987, un coup d’Etat soft est organisé pour déposer le président Habib Bourguiba au profit de son ministre de l’Intérieur, Zine el-Abidine Ben Ali. Celui-ci est un agent de la CIA formé à la Senior Intelligence School de Fort Holabird. Selon certains éléments récents, l’Italie et l’Algérie auraient été associés à cette prise de pouvoir [1].
Dès son arrivée au Palais de la République, il met en place une Commission militaire jointe avec le Pentagone. Elle se réunit annuellement, en mai. Ben Ali, qui se méfie de l’armée, la maintient dans un rôle marginal et la sous-équipe, à l’exception du Groupe des Forces spéciales qui s’entraîne avec les militaires US et participe au dispositif « anti-terroriste » régional. Les ports de Bizerte, Sfax, Sousse et Tunis sont ouverts aux navires de l’OTAN et, en 2004, la Tunisie s’insère dans le « Dialogue méditerranéen » de l’Alliance.
Washington n’attendant rien de spécial de ce pays au plan économique, il laisse donc les Ben Ali mettre la Tunisie en coupe réglée. Toute entreprise qui se développe est priée de céder 50 % de son capital et les dividendes qui vont avec. Cependant, les choses virent au vinaigre en 2009, lorsque la famille régnante, passée de la gourmandise à la cupidité, entend soumettre aussi les entrepreneurs états-uniens à son racket.
De son côté, le département d’Etat anticipe sur l’inévitable disparition du président. Le dictateur a soigneusement éliminé ses rivaux et ne dispose pas de successeur. Il faut donc imaginer une relève s’il vient à mourir. Une soixantaine de personnalités susceptibles de jouer un rôle politique ultérieur est recrutée. Chacune reçoit une formation de trois mois à Fort Bragg, puis un salaire mensuel [2]. Le temps passe…
Bien que le président Ben Ali poursuive la rhétorique anti-sioniste en vigueur dans le monde musulman, la Tunisie offre diverses facilités à la colonie juive de Palestine. Les Israéliens d’ascendance tunisienne sont autorisés à voyager et à commercer dans le pays. Ariel Sharon est même invité à Tunis.
La révolte
L’immolation par le feu d’un vendeur ambulant, Mohamed el-Bouzazi, le 17 décembre 2010, après que sa charrette et ses produits aient été saisis par la police, donne le signal des premières émeutes. Les habitants de Sidi Bouzid se reconnaissent dans ce drame personnel et se soulèvent. Les affrontements s’étendent à plusieurs régions, puis à la capitale. Le syndicat UGTT et un collectif d’avocats manifestent scellant sans en avoir conscience l’alliance entre classes populaire et bourgeoisie autour d’une organisation structurée.
Le 28 décembre, le président Ben Ali tente de reprendre les choses en main. Il se rend au chevet du jeune Mohamed el-Bouazizi et s’adresse le soir à la Nation. Mais son discours télévisé exprime son aveuglement. Il dénonce les manifestants comme des extrémistes et des agitateurs stipendiés et annonce une répression féroce. Loin de calmer le jeu, son intervention transforme la révolte populaire en insurrection. Le peuple tunisien ne conteste plus simplement l’injustice sociale, mais le pouvoir politique.

- Le producteur Tarak Ben Ammar, propriétaire de Nessma TV et associé de Silvio Berlusconi. Il est l’oncle de Yasmina Torjman, épouse du ministre français de l’Industrie, Eric Besson.
- A Washington, on constate que « notre agent Ben Ali » ne maitrise plus rien. Le Conseil de sécurité nationale Jeffrey Feltman [3] et Colin Kahl [4] s’accordent à considérer que le moment est venu de lâcher ce dictateur usé et d’organiser sa succession avant que l’insurrection ne se transforme en authentique révolution, c’est-à-dire en contestation du système.
Il est décidé de mobiliser des médias, en Tunisie et dans le monde, pour circonscrire l’insurrection. On focalisera l’attention des Tunisiens sur les questions sociales, la corruption des Ben Ali, et la censure de la presse. Tout, pourvu qu’on ne débatte pas des raisons qui ont conduit Washington à installer le dictateur, 23 ans plus tôt, et à le protéger tandis qu’il s’accaparait l’économie nationale.
Le 30 décembre, la chaîne privée Nessma TV défie le régime en diffusant des reportages sur les émeutes et en organisant un débat sur la nécessaire transition démocratique. Nessma TV appartient au groupe italo-tunisien de Tarak Ben Ammar et Silvio Berlusconi. Le message est parfaitement compris par les indécis : le régime est fissuré.
Simultanément, des experts Etats-uniens (mais aussi Serbes et Allemands) sont envoyés en Tunisie pour canaliser l’insurrection. Ce sont eux qui, surfant sur les émotions collectives, tentent d’imposer des slogans dans les manifestations. Selon la technique des prétendues « révolutions » colorées, élaborée par l’Albert Einstein Institution de Gene Sharp [5], ils focalisent l’attention sur le dictateur pour éviter tout débat sur l’avenir politique du pays. C’est le mot d’ordre « Ben Ali dégage ! » [6].
Masqué sous le pseudonyme Anonymous, le cyber-escadron de la CIA —déjà utilisé contre le Zimbabwe et l’Iran— hacke des sites officiels tunisiens et y installe un message de menace en anglais.

- (Capture d’écran) Le 2 janvier 2010, le groupe Anonymous (un paravent de la CIA) hacke le site internet officiel du Premier ministre et place un message de menace en anglais sur la page d’accueil. Le logo est celui du Parti pirate international, dont le membre tunisien Slim Amanou sera propulsé par l’ambassade US secrétaire d’Etat à la Jeunesse et des Sports du « gouvernement d’union nationale ».
L’insurrection
Les Tunisiens continuent spontanément à braver le régime, à descendre en masse dans les rues, et à brûler commissariats de police et magasins appartenant aux Ben Ali. Avec courage, certains d’entre eux payent le prix du sang. Pathétique, le dictateur dépassé se crispe sans comprendre.
Le 13 janvier, il ordonne à l’armée de tirer sur la foule, mais le chef d’état-major de l’armée de terre s’y refuse. Le général Rachid Ammar, qui a été contacté par le commandant de l’Africom, le général William Ward, annonce lui-même au président que Washington lui ordonne de fuir.
En France, le gouvernement Sarkozy n’a pas été prévenu de la décision états-unienne et n’a pas analysé les divers retournements de veste. La ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, se propose de sauver le dictateur en lui dépêchant des conseillers en maintien de l’ordre et du matériel pour qu’il se maintienne au pouvoir par des procédés plus propres [7]. Un avion cargo est affrété le vendredi 14. Lorsque les formalités de dédouanement sont finies à Paris, il est trop tard : Ben Ali n’a plus besoin d’aide, il a déjà pris la fuite.
Ses amis d’hier, à Washington et Tel-Aviv, Paris et Rome, lui refusent l’asile. Il échoue à Riyad. Il aurait emporté avec lui 1,5 tonne d’or volée au Trésor public, ce que démentent les autorités encore en place.

- Marketing : le logo de la « Jasmine Revolution » apparaît au moment exact de la fuite de Ben Ali. Au centre, on reconnaît le poing levé, symbole ex-communiste utilisé dans toutes les « révolutions » colorées depuis Otpor en Serbie. Vu de Washington, l’important est d’affirmer que les événements sont finis et qu’ils s’inscrivent dans une dynamique internationale libérale. Aussi, le titre est-il inscrit en anglais et le drapeau tunisien est-il réduit à une simple fioriture sur la lettre R.
Du jasmin pour calmer les Tunisiens
Les conseillers en communication stratégique US tentent alors de siffler la fin de la partie, tandis que le Premier ministre sortant compose un gouvernement de continuité. C’est là que les agences de presse lancent l’appellation « Jasmine Revolution » (en anglais s’il vous plaît). Les Tunisiens assurent-elles viennent de réaliser leur « révolution colorée ». Un gouvernement d’union nationale est constitué. Tout est bien qui finit bien.
L’expression « Jasmine Revolution » laisse un goût amer aux Tunisiens les plus âgés : c’est celle que la CIA avait déjà utilisée pour communiquer lors du coup d’Etat de 1987 qui plaça Ben Ali au pouvoir.
La presse occidentale —désormais mieux contrôlée par l’Empire que la presse tunisienne— découvre la fortune mal acquise des Ben Ali quelle ignorait jusque là. On oublie le satisfecit accordé par le directeur du FMI, Dominique Strauss-Kahn aux gestionnaires du pays quelques mois après les émeutes de la faim [8]. Et on oublie le dernier rapport de Transparency International qui affirmait que la Tunisie était moins corrompue que des Etats de l’Union européenne comme l’Italie, la Roumanie et la Grèce [9].
Les miliciens du régime, qui avaient semé la terreur parmi les civils durant les émeutes les obligeant à s’organiser en comités d’auto-défense, disparaissent dans la nuit.
Les Tunisiens que l’on pense dépolitisés et manipulables après des années de dictature s’avèrent fort matures. Ils constatent que le gouvernement de Mohammed Ghannouchi, c’est « du benalisme sans Ben Ali ». Malgré quelques ravalements de façade, les caciques du parti unique (RCD) conservent les ministères régaliens. Les syndicalistes de l’UGTT, refusent de s’associer à la manip états-unienne et démissionnent des postes qu’on leur a attribués.

- Ahmed Néjib Chebbi, un opposant « Made in USA ».
- Outre les inamovibles membres du RCD, il reste des gadgets médiatiques et des agents de la CIA. Par la grâce du producteur Tarak Ben Amar (le patron de Nessma TV), la réalisatrice Moufida Tlati devient ministre de la Culture. Moins show-bizz, plus significatif, Ahmed Néjib Chebbi, un pion de la National Endowment for Democracy, devient ministre du Développement régional. Ou encore, l’obscur Slim Amanou, un bloggeur rompu aux méthodes de l’Albert Einstein Institute, devient secrétaire d’Etat à la Jeunesse et des Sports au nom du fantomatique Parti pirate relié à l’auto-proclamé groupe Anonymous.
- Bien entendu, l’ambassade des Etats-Unis n’a pas sollicité le Parti communiste pour faire partie de ce soi-disant « gouvernement d’union nationale ».
A l’inverse, on prépare le retour de Londres, où il avait obtenu l’asile politique, du leader historique du Parti de la Renaissance (Ennahda), Rached Ghannouchi. Islamiste ex-salafiste, il prêche la compatibilité de l’islam et de la démocratie et prépare depuis longtemps un rapprochement avec le Parti démocrate progressiste de son ami Ahmed Néjib Chebbi, un social-démocrate ex-marxiste. Dans le cas d’un échec du « gouvernement d’union nationale », ce tandem pro-US pourrait fournir une illusion de rechange.
Une nouvelle fois, les Tunisiens se soulèvent, élargissant eux-mêmes le mot d’ordre qu’on leur avait soufflé : « RCD dégage ! ». Dans les communes et les entreprises, ils chassent eux-mêmes les collaborateurs du régime déchu.

- Le vrai siège du pouvoir n’est plus au Palais de la République, mais à l’ambassade des Etats-Unis. C’est ici que l’on a composé le gouvernement Ghannouchi. Située hors de Tunis, dans un vaste campus barricadé, l’ambassade est un gigantesque blockhaus hautement sécurisé qui abrite les postes centraux de la CIA et du MEPI pour l’Afrique du Nord et une partie du Levant.
Vers la Révolution ?
Contrairement à ce qui a été dit par la presse occidentale, l’insurrection n’est pas encore terminée et la Révolution n’a pas encore commencé. Force est de constater que Washington n’a rien canalisé du tout, hormis les journalistes occidentaux. Plus encore aujourd’hui que fin décembre, la situation est hors de contrôle.


















En 2006, l’opération israélienne dans les territoires libanais tue plus de 1100 civils, dont une famille montréalaise qui sera complètement décimée. Pour ce faire, Tsahal utilisera des armes de destruction massive, dont la maniabilité ne permet pas de faire distinction entre combattants et civils. Elle accusera le Hezbollah d’user des civils comme bouclier humain, mais la police, à ce qu’on sait, ne tire pas sur les otages d’un preneur d’otages, sous prétexte qu’il retient ces otages comme bouclier humain.
Dans la bande de Gaza occupée, les Palestiniens se sont habitués aux martyrs et à la tyrannie de Tel-Aviv. Mais le 27 décembre 2008, Tsahal décide d’envahir pleinement la bande de Gaza afin de mettre fin aux tirs de roquettes Qassam, qui ne font en fait, eux-mêmes, que venger la mort de camarades tombés sous les balles et les obus d’Israël.
En mai 2010, Israël n’a pas fini de faire jaser la communauté internationale, Stephen Harper non plus.
Stephen Harper s’éprend de morosité quant à la potentielle disparition de l’État hébreu. Mais en cela, il nie que l’État voyou israélien soit entrain de faire disparaître l’État palestinien, alors qu’on parle internationalement, d’un génocide déguisé.
Cette nuit, pendant qu’ici nous dormions à poings fermés, d’autres avaient des envies humanitaires. Pendant que nous nous confortions dans notre luxure impartageable globalement au Canada, alors même d’une visite du Premier ministre raciste israélien Benjamin Netanyahu, des activistes courageux, défendant les droits des Palestiniens d’exister dans la décence, se sont fait massacrés par les meurtriers d’un commando israélien, commandé par celui qui faisait justement office d’hôte au Premier ministre canadien. L’ironie du sort, c’est que Benjamin Netanyahu était justement à Toronto pour remercier Stephen Harper de sa ferme allégeance au terrorisme israélien…
L’opération fut ordonnée par le gouvernement israélien, donc entre autre, par Benjamin Netanyahu, qui était à Toronto comme précisé ci-haut, afin justement de féliciter monsieur Harper pour sa fidélité à Israël, plutôt qu’aux êtres humains et leur droit de vivre, ce, dans la décence. Israël qui clamait hier être le seul pays démocratique du Proche-Orient, ne pourra aujourd’hui que clamer être le bassin du terrorisme de cette région. Cette attaque terroriste d’un convoi humanitaire s’inscrit dans une longue liste d’actes semblables de la part de ce bassin du terrorisme au Proche-Orient. Les morts d’innocents sont devenus chose quotidienne pour les Palestiniens soumis à un blocus illégal de la part du seul pays à détenir l’arme nucléaire dans cette région, illégalement et secrètement, rappelons-le! Les raids aériens israéliens ont souvent causé des victimes collatérales, qui si elles avaient été commises par des Palestiniens, à l’inverse, aux israéliens, auraient été qualifiées de terroristes. Pour ne tuer qu’un seul chef de guerre, Israël n’a jamais hésité à tirer dans une foule. Plutôt que d’avouer ses activités terroristes, Israël clame que les chefs se cachent dans les foules. Voyez le genre? Mais sachant qu’une la foule est là, dans le champ de tir, pourquoi Israël tire quand même, et surtout, pourquoi personne ne la condamne pour ses crimes?
Plus d’un million et demi de personnes vivent dans la Bande de Gaza et souffrent de malnutrition, de pénurie d’eau, de pénurie de travail et de médicaments. Mais il faut comprendre qu’Israël bloque toutes possibilités pour les Palestiniens de s’en sortir. Ce bassin du terrorisme au Proche-Orient attaque systématiquement les puits d’eau palestiniens, les entreprises aptes à opérer et à donner du travail, les convois apportant des pièces de rechange pour les usines détruites par les raids terroristes israéliens et toutes initiatives, qui du haut des airs, ressemble à une mobilisation quelconque, même s’il ne s’agit que d’une manifestation de colère envers justement, le terrorisme d’Israël.
Ce matin, le monde entier est sous le choc. Mais rien n’arrivera à Israël, car Israël a le «droit» immuable de massacrer des gens, de posséder des armes nucléaires non-déclarées et un tas d’autres armes illégales selon les conventions de l’ONU, de pratiquer le génocide sur la population palestinienne adjacente, de voler les terres palestiniennes, d’y installer des colonies illégales, etc.. Pourquoi ont-ils ces droits dits immuables? Parce qu’un certain pays, détenant le droit de VÉTO indispensable pour bloquer la majorité à l’ONU, bloque justement, systématiquement toutes les condamnations faites à l’endroit d’Israël qui s’avèreraient sévères et risquées pour son économie. Très souvent, la communauté internationale s’est réunie pour condamner le terrorisme d’État israélien, mais peu souvent cela s’est avéré efficace, puisqu’à chaque fois, Washington a utilisé son droit de VÉTO, bloquant ainsi, contrairement aux attentes démocratiques du monde entier, la majorité populaire à l’ONU! Sur près de 190 pays, plus de 180 d’entre eux condamnent les gestes d’Israël constamment (et le Blocus contre Cuba soit dit en passant), mais étant donné le pouvoir décerné à certains pays initiateurs de l’ONU d’user d’un VÉTO, ces réunions sensées donner vie aux condamnations contre les belligérants et vie à une démocratie mondiale, s’avèrent inutiles. Et c’est pourquoi on peut constater que certains pays peuvent, contrairement à d’autres, pratiquer des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre, détenir des armes illégales (nucléaires, bactériologiques et chimiques) et en user à souhait (Hiroshima, Nagasaki, Fallujah, Gaza, Beyrout, Vietnam, etc..), pratiquer la torture, enlever des gens, les séquestrer (Guantanamo, Abu Graïb, etc..). Imaginez maintenant que le Canada puisse posséder ce droit de VÉTO, et en user à son avantage idéologique actuel. Stephen Harper soutient manifestement le terrorisme israélien sans retenue quelconque. C’est même tout juste s’il ne condamne pas les civils de se trouver en travers du chemin des armes de destruction massive d’Israël… Et c’est une des raisons pour laquelle Ottawa ne doit jamais obtenir ce droit de VÉTO! Parce qu’Ottawa est incapable d’être cohérente une seule seconde quant au terrorisme des uns, et celui des autres!
Récemment s’est tenue la conférence de suivi du Traité de Non-Prolifération nucléaire (TNP), portant sur désarmement et sur la création d’une zone exempte d’armes nucléaires au Proche-Orient. Un accord est survenu suite à cette conférence, mais Israël n’entend pas le respecter, nous a confirmé l’extrémiste de droite et Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Mais qu’importe, faisons comme si cette agence avait de l’importance, et comme si Israël était imposée des mêmes obligations internationales que le reste du monde. Israël a de quoi faire frémir les États voisins! Ce pays hypocrite et voyou a transgressé toutes les règles de bonne conduite tout au long de son existence! Massacres dans les frontières voisines, assassinats politiques, embargos et blocus illégaux sur des nations comme la Palestine, le Liban, utilisation d’armes de destruction massive sur des civils et des combattants (ADM), menace de recourir à l’arme nucléaire –qu’elle dit ne pas détenir!-, morcellement des terres palestiniennes afin de se les approprier une à une pour y installer des colonies illégales, génocide sur le peuple palestinien, vol des terres syriennes (le Plateau du Golan pour son abondance en eau), etc.. Israël vante l’hypocrisie de l’accord rendu par le TNP, mais Israël est aussi le seul pays de la planète, de ce calibre économique, à pouvoir commettre des crimes de guerre et contre l’humanité, sans jamais s’en faire accuser. C’est aussi le seul pays de la planète à détenir des armes nucléaires non-déclarées sans s’en faire accuser, sans se faire envahir, ou sans se devoir s’exposer à une visite de l’AIEA. Aucune sanction économique ne pèse sur Israël pour que l’État voyou cesse d’être voyou. D’emblée, nous savons qu’il y a les VÉTO de Washington, qui commet tous les mêmes crimes… Netanyahu se drape dans ce qu’il nomme «la seule démocratie» du Proche-Orient, or, la démocratie en ce pays n’est pas celle qu’on connait ici. Si vous trouvez que le nationalisme est fort aux États-Unis d’Amérique, c’est que vous n’êtes pas allé en Israël. N’essayez pas par exemple, d’éviter votre tour dans la bande de Gaza en tant qu’oppresseur avoué de Tsahal.
Mais nous savons désormais que le Canada aspire à devenir membre de cette mascarade, au sein du Conseil Permanent de Sécurité. Et nous connaissons également la position canadienne conservatrice sur les attentats terroristes d’Israël en Palestine et au Liban. Notre Premier ministre actuel clame qu’Israël a le droit de se défendre, sur les terres d’autrui, et que pour ce, elle a le droit de ne pas respecter les règles internationales. Par exemple, en toute connaissance pourtant, de l’illégalité de ces attaques, Stephen Harper n’a jamais condamné Israël d’avoir utilisé des ADM, dont du phosphore blanc, du NAPALM et des armes à sous-munitions sur des civils en Palestine 2008 et au Liban 2006. Au contraire, notre concédé au terrorisme d’État a parlé de défense, alors que les résultats catastrophiques de ces attaques terroristes s’affichaient en milliers de morts du côté des civils seulement. Israël, en plus d’avoir des permis de tuer impunément, peut aussi se vanter de pouvoir détruire les infrastructures de ses ennemis idéologiques, sans subir la moindre foudre internationale de ses alliés idéologiques. Ainsi, lorsque Israël détruit des écoles et ses écoliers, des hôpitaux et ses patients, des édifices à logements et ses occupants, de ponts et ses utilisateurs, de centrales électriques et ses travailleurs, etc., notre Premier ministre à nous, Stephen Harper, parle de défense, et de droit de se défendre. Stephen Harper n’a que faire du terrorisme, si ce terrorisme est appliqué et commis par ses alliés idéologiques. Ainsi, cela mène à des contradictions de la sorte : Stephen Harper condamne l’Iran de «vouloir» se doter d’une ogive arme nucléaire, mais ne condamne pas Israël d’en détenir en cachette. Stephen Harper condamne le «terrorisme» possiblement (1) commis par des anarchistes sur un guichet automatique, mais ferme les yeux et défends même, le véritable terrorisme israélien, commis lui, sur de véritables êtres humains, qui contrairement aux guichets, ne peuvent pas se faire réparer lorsqu’ils sont déchiquetés!
Israël clame qu’elle est la seule démocratie du Proche-Orient, et qu’elle est la seule nation de cette région, à risquer un anéantissement. Or, quand on regarde la Palestine, et ce qu’elle était avant qu’Israël ne commence à l’anéantir, on peut affirmer le contraire sans risquer de se tromper. Et lorsque l’on s’adonne à éplucher les nouvelles de cette région sur les deux dernières années, on comprend vit qu’Israël menace de recourir à l’arme nucléaire contre l’Iran, et qu’elle somme Washington de l’accompagner depuis, dans une guerre totale contre l’Iran. En effet, Washington n’a pas encore embarqué dans cette nouvelle guerre, elle se contente pour l’instant, de la voie diplomatique, évitant ainsi, une nouvelle hécatombe.
Israël persiste et signe, malgré la condamnation de son plus cher allié, Washington. Israël a inauguré une nouvelle colonie, ou le prolongement des autres diront certains, sur un territoire bel et bien palestinien.
Le Mossad frappe encore et tue un cadre du Hamas, le parti élu démocratiquement au pouvoir en territoire palestinien. Dans un palais de Dubaï, Mahmoud al-Mabhouh fut tué d’une décharge électrique à la tête par un commando composé de plus de 17 personnes, dont possiblement, certains palestiniens. Mais le Hamas clame que ces palestiniens sont plus issus d’une source du Fatah, qui tente de créer la bisbille au sein du Hamas.




