Reactionism Watch

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Posts Tagged ‘Police’

L’Angleterre de plus en plus vers l’autoritarisme

Posted by Jean-Sébastien Vézina-Girard le 19 février, 2009

Depuis le 16 Février 2009, toute personne prisent en train de prendre une photo d’un agent de police peut être considéré comme ayant commis une infraction pénale.

Grâce a cette nouvelle loi, l’article 76 de la Loi sur la lutte contre le terrorisme (Section 76 of the Counter Terrorism Act) qui permet l’arrestation de toute personne trouvée coupable de « recueillir, de publier ou de communiquer des informations » relatives à des membres des forces armées, les services de renseignement et les agents de police, qui est «susceptible d’être utile à une personne commettant ou préparant un acte de terrorisme ».

Cela signifie que toute personne prenant une photo de l’une de ces personnes pourraient faire face à une amende ou une peine de prison allant jusqu’à 10 ans, si un lien est établi avec le terrorisme.

La loi a irrité les photographes, professionnels et amateurs, qui craignent que les forces de l’ordre pourrait accroître le harcèlement qu’il sont habitué de faire.

Une manifestation est attendu Lundi prochain devant le New Scotland Yard à Westminster en Angleterre pour une session de prise de photo en masse en signe de protestation.

L’événement est organisé par le Syndicat national des journalistes qui insiste sur le droit de prendre des photos dans les lieux publics considérant que c’est une précieuse liberté qui doit être sauvegardée.

«Les agents de police sont dans les photos journalistiques à toutes sortes d’événements –  matches de football, carnavals, processions État –  a déclaré John Toner l’orgasnisateur de la NUJ (National Union of Journalists) afin que le syndicat fasse comprendre que le fait de prendre leurs photos ne constitue pas un crime. »

L’état policier anglais qui prend de plus en plus de pouvoir commence a inquéter certains .

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Une caricature de Sarkozy fait des vagues en France

Posted by Hugo Jolly le 17 octobre, 2007

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L’Union nationale des étudiants de France (UNEF) souhaitait attirer l’attention avec sa nouvelle campagne d’affichage mettant en vedette le président Nicolas Sarkozy. Le résultat a dépassé les attentes!

La nouvelle affiche de l’organisation syndicale étudiante, qui réclame des investissements accrus en éducation, montre le président en train de faire un doigt d’honneur.

Le geste est censé illustrer l’attitude de M. Sarkozy envers les étudiants, qui l’accusent d’avoir accordé des abattements fiscaux de 15 milliards d’euros aux plus riches tout en négligeant les promesses faites aux universités.

Mercredi dernier, trois membres de la section de l’UNEF de La Rochelle ont été interpellés par des policiers peu avant minuit. Ils s’affairaient, à la sortie d’une réunion tardive, à placarder des affiches dans le campus de leur établissement.

«Alors que nous finissions de poser la dernière affiche, les policiers se sont approchés pour nous demander ce que nous faisions. En voyant l’affiche, ils nous ont dit que son contenu posait peut-être problème. Cinq minutes après, ils nous ont annoncé que nous devions les suivre au poste, qu’il y avait outrage et dégradation légère», a relaté hier Thomas Thimonier, président de la section locale de l’UNEF.

M. Thimonier a ensuite été interrogé pendant près d’une heure. «Ils m’ont demandé ce que je pensais de l’affiche. Ils m’ont aussi demandé si j’aurais placardé une affiche montrant le président avec une croix nazie ou le bras levé, faisant un salut hitlérien. Je leur ai dit que ce n’était pas le style de notre organisation et que la question ne se posait donc pas», relate-t-il.

Le jeune homme de 23 ans, qui n’a jamais eu maille à partir avec la justice, croit que l’intervention des policiers était une mesure d’intimidation qui constitue une «atteinte à la liberté d’expression syndicale».

L’affaire est loin d’être close puisque le procureur au dossier doit maintenant décider s’il y a lieu de poursuivre les militants pour «outrage à magistrat», le président étant considéré comme premier magistrat de France. Ce chef d’accusation est prévu dans la loi française depuis plus d’un siècle.

«Il faut vraiment aller chercher loin pour essayer de nous coincer… Des caricatures comme celle de l’affiche, il y en a dans toutes les publications du pays», dénonce M. Thimonier.

L’UNEF, qui presse la justice française d’abandonner l’affaire, dit espérer que «la susceptibilité du président ne va pas déborder à ce point-là».

Zèle des policiers

«Ce qui est arrivé est très choquant… À ma connaissance, on a toujours le droit de se dire mécontent du gouvernement sans courir le risque d’être emmené au poste de police», a déclaré Juliette Griffond, porte-parole de l’UNEF.

Les arrestations survenues à La Rochelle, juge Mme Griffond, découlent d’abord et avant tout d’un excès de zèle des policiers. Mais leur intervention prendra une tournure nettement plus politique si le procureur décide d’aller de l’avant avec les accusations.

L’organisation syndicale n’a de toute manière aucune intention d’interrompre sa campagne, qui prévoit la pose de plus de 10 000 affiches.

«Le ministère de l’Enseignement supérieur l’a vue avant qu’elle sorte. Ils ne l’aiment pas mais ils savent que ça ne sert à rien de nous demander de reculer. Ils auraient préféré une campagne plus tranquille», note la porte-parole de l’UNEF.

«Les étudiants adorent l’affiche. Ils nous en demandent pour les installer dans leur logement», dit-elle.

Le service de presse de l’Élysée n’a pas répondu hier aux demandes d’entrevue de La Presse.

La mésaventure des étudiants rappelle celle de deux jeunes militants originaires de Mulhouse qui avaient été accusés d’outrage à magistrat l’année dernière pour avoir critiqué l’ex-président Jacques Chirac.

Ils avaient été interpellés par les policiers alors qu’ils s’apprêtaient à déployer une banderole sur laquelle était écrit «Chirac au zoo, libérer les animaux!» La poursuite a finalement été abandonnée en raison d’un vice de procédure.

Source:
THIBODEAU, Marc. «Une caricature de Sarkozy fait des vagues en France», mercredi 17 octobre 2007, http://www.cyberpresse.ca/article/20071017/CPMONDE/710170575/-1/CPMONDE, page consultée le 17 octobre 2007.

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La lutte Basque continue malgré la mauvaise volontée du gouvernement espagnol

Posted by Libertad ! le 5 octobre, 2007

Il y a de ça quelques jours, l’État espagnol a arrêté des dirigeants du mouvement indépendantiste basque d’extrême gauche Batasuna. Le prétexte invoqué; le mouvement Batasuna se serait allié et aurait collaboré avec l’ETA considéré comme une organisation terroriste par l’Union Européenne.

Malgré ce coup de force des autorités espagnoles, la lutte Basque tient bon, et va se poursuivre. Vendredi en soirée, il y avait une manifestation de militants indépendantistes basques contre l’État et la police.

Cette opération survient quatre mois presque jour pour jour après que l’ETA eut annoncé son retour à la lutte armée. Cette déclaration entérinait l’échec d’une tentative de règlement négocié entamée avec le gouvernement socialiste pendant sa trêve de 2006.

Cet été, l’ETA a perpétré six actions de moyenne ou faible intensité, notamment l’explosion d’un véhicule piégé près d’une caserne qui a fait deux blessés légers. L’organisation indépendantiste est tenue responsable de 819 morts en 39 ans de lutte contre l’État espagnol.

Voilà la raison, ils veulent mater tout mouvement indépendantiste Basque, alors que c’est un groupe plus radical qui fait exploser des bombes. Est-ce que cela ne vous rappelle pas la situation au Québec durant la crise d’octobre 1970 ? Une affaire à suivre.

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La situation actuelle au Myanmar

Posted by Libertad ! le 28 septembre, 2007

La situation au Myanmar semble vraiment explosive en ce moment. Depuis quelques semaines déjà, il y a un fort mouvement de contestation populaire dans ce pays, dirigé par les moines bouddhistes, qui représentent tout de même près de 800 000 personnes dans ce pays.

Le pays vit sous une dictature militaire depuis plusieurs décennies, le mouvement démocratique et populaire étant écrasé au moindre signe de protestation. Cela n’empêcha pas le fait qu’Aung San Suu Kyi obtint le prix Nobel de la paix pour les actions pour la démocratie et la laïcité au Myanmar. Depuis, elle doit vivre en résidence surveillée, 24 heures sur 24 par la police et elle ne peut avoir de contacts avec l’extérieur.

Le mouvement démocratique semble renaître plus que jamais de ses cendres depuis environ 3 semaines, lorsque l’armée décida de monter le prix des carburants, alors qu’une grande majorité de la population doit vivre avec moins de un dollar par jour, un système d’éducation médiocre et des soins de santé inefficace et inaccessible et un taux élevé de chômage.

Les moines ont alors décidés de sortir dans la rue, tout comme des gens du peuple. Au début, le mouvement semblait presque marginalisé, mais de plus en plus, il prit de l’ampleur jusqu’à rassembler près de 100 000 personnes dans la capitale et dans plusieurs autres villes importantes.

La junte ne semblait pas réagir au début, en laissant les manifestations se dérouler sans qu’elle n’intervienne de manière violente il y a trois jours. Elle commença à arrêter des moines et des gens vulnérables, par la suite, ils en ont venus à utiliser les gaz lacrymogènes et des fusils automatiques, qui tuèrent plus 13 personnes (incluant un journaliste japonais). Ceci n’est qu’un bilan «officiel», qui est de toute évidente faux. Certains parlent même d’un multiple de ce chiffre, ce qui pourrait être vrai.

Nous appuyons toutes tentatives de démocratisons populaires du Myanmar, pour et par le peuple birman.

==> Les militaires et la misère, un article de l’Humanité

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Blue by day, white by night…

Posted by Olivia le 26 septembre, 2007


Eh oui, un autre article sur la police de Québec. D’autres sujets auraient pu être abordés, mais je considère que les injustices liées aux abus commis par les policiers et policières doivent impérativement être dénoncés.

À l’été 2006, le rappeur et père de famille Eddie Racine a été sauvagement battu par quatre boneheads, qui lui ont démoli le visage avec une clé à molette. Ceux-ci n’ont jamais été arrêtés. Manque de preuves ? Malheureusement, la réalité semble toute autre. L’un des agresseurs, un bonehead se tenant au centre-ville de Québec, est toujours en liberté aujourd’hui, plus d’un an après cette attaque raciste. L’objectif ici n’est pas de m’improviser « enquêteur de police ». Mais le fait d’apprendre que les policiers et policières de Québec étaient supposément contents et contentes de cette agression est une preuve de plus.

Un exemple de plus ?

Un jeune homme de race noire a été victime d’intimidation raciste en août dernier, dans le quartier Saint-Sauveur. Il a été interpellé car il fumait un joint en déambulant tranquillement dans la rue. J’ai vu et entendu cette intimidation. J’ai entendu un policier dire au gars de ne pas lâcher les gangs de rue. Qu’est-ce que c’est si ce n’est pas du racisme ?

Le Reactionism Watch gardera un oeil sur les agissements des membres des forces policières de Québec, afin que leurs dérives ne passent pas inaperçues.

Olivia

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Le 29 septembre, on reprend notre manif…

Posted by Libertad ! le 26 septembre, 2007


Sans aucun motif valable et faisant fi des droits à la liberté d’expression et de manifestation, la police de Saint-Jérôme, accompagnée par la Sûreté du Québec, est intervenue massivement samedi le 11 août dernier pour disperser une manifestation organisée par la section des Laurentides du Parti communiste révolutionnaire, arrêtant sans raison neuf militantEs. Contre cette attaque politiquement ciblée, le PCR-Laurentides vient de lancer l’appel à reprendre la manifestation : il n’est pas question de laisser la police décider quels points de vue politiques ont droit de cité – que ce soit à Saint-Jérôme ou n’importe où ailleurs – et empêcher les militantEs de les faire valoir. La manifestation interrompue par la police reprendra donc samedi le 29 septembre prochain à compter de 13h au Carré Curé-Labelle, au coin de la rue Parent et de la 117. Nous lançons l’appel à nos lecteurs et lectrices, et à l’ensemble des militantEs qui s’opposent à la répression politique et soutiennent le droit de s’organiser, à venir appuyer le PCR-Laurentides ainsi que les militantes et militants qui ont été arrêtéEs et font maintenant face à des accusations criminelles aussi choquantes qu’insensées!

Le Drapeau rouge

Voici un rappel de ce qui s’est passé le 11 août, d’après les comptes rendus publiés par Le Drapeau rouge-express et la presse régionale :

Annoncée depuis déjà quelques semaines, la manifestation convoquée par le PCR-Laurentides visait à promouvoir le socialisme et inciter les prolétaires de Saint-Jérôme à s’organiser pour la révolution. Dès 13h00, la cinquantaine de manifestantes et manifestants se sont rassembléEs comme prévu au Carré Curé-Labelle. Des membres du corps policier de Saint-Jérôme sont alors venus les avertir qu’ils « respecteraient leur droit de manifester [sic] à condition qu’ils restent dans le parc ou sur les trottoirs » : aussi bien dire que leur idée était déjà faite et qu’il n’était pas question, pour eux, de tolérer qu’une manifestation se déroule dans les rues de Saint-Jérôme.

Après l’intervention d’une camarade du PCR qui a souligné que cette manifestation communiste était une première pour Saint- Jérôme et dénoncé les conditions de vie et de travail difficiles des prolétaires de la région, le cortège a pris la rue de manière vivante. La plupart des manifestantEs arboraient le drapeau rouge et scandaient avec enthousiasme des slogans contre l’exploitation, pour le communisme et la révolution. Les gens sur la rue s’approchaient du contingent pour en connaître plus sur les objectifs de la manifestation : plusieurs ont d’ailleurs pris avec intérêt les tracts et journaux distribués par les diffuseurs.

Les manifestantes et manifestants ont fait un premier arrêt au skate park, où un autre camarade a brièvement pris la parole pour dresser le portrait de la condition des jeunes de la région, aux prises avec un taux de chômage élevé, des salaires de misère et aussi beaucoup de répression : là comme ailleurs, la police cible et harcèle les jeunes considéréEs comme « marginaux ».

La manifestation s’est alors remise en route. C’est au moment du deuxième arrêt, devant la fonderie Mueller, qu’une horde de flics (11 auto-patrouilles) est apparue en catastrophe, dans un certain désordre : des flics de Saint- Jérôme, bien sûr, accompagnés par d’autres venus des municipalités voisines de Sainte- Sophie, Saint-Hyppolite, Mirabel et Rivièredu- Nord, ainsi qu’une agente des services de renseignement de la SQ. Les policiers sont sortis de leurs véhicules en courant pour se ruer sur les manifestantes et manifestants, en particulier ceux et celles qui tenaient les bannières et porte-voix. Sans avertissement, ils ont commencé à procéder à des arrestations, en criant que tout le monde recevrait un constat pour « entrave » (alors que ce sont pourtant eux qui venaient entraver le déroulement d’une manifestation parfaitement légale).

À un manifestant qui lui demandait simplement, à deux mètres de distance, quel était le motif de cette intervention soudaine, une policière a répondu en l’aspergeant de poivre de cayenne. Une de ses collègues, qui répondait aux ordres mais semblait totalement confuse, a répondu à un autre manifestant qui lui demandait s’il s’était passé quoique ce soit qui justifie ces arrestations : « Il ne s’est rien passé mais vous n’avez pas demandé de permis, alors je pense bien qu’il s’agit d’une entrave »!

Alors que les flics procédaient aux premières arrestations, la majorité des manifestantEs ont trouvé le moyen de s’enfuir à travers les rues et les parcs environnants. En fin de compte, neuf personnes ont été amenées au poste et assignées à comparaître pour une accusation criminelle « d’entrave à un agent de la paix ».

Selon la « logique » policière, puisqu’ils et elles avaient été avertiEs de ne pas prendre la rue, les manifestantes et manifestants se seraient misES en contravention en manifestant quand même. Il semble que le fait de ne pas suivre un ordre par ailleurs contraire au droit constitutionnel constituerait une « entrave » au travail de la police! De toute évidence, une accusation aussi mal fondée ne tiendra pas la route devant le tribunal.

Une répression politique ciblée
Dans un article publié dans l’édition du 24 août de l’hebdomadaire Accès de Saint-Sauveur, le sergent Robin Pouliot, du service de police de Saint-Jérôme, est venu confirmer le caractère purement politique de l’intervention policière. La journaliste qui l’a interrogé rapporte que « les bannières “On a raison de se révolter” ont eu l’heur de choquer les policiers ». Elle cite ensuite ses propos : « Quand on distribue des tracts haineux et qu’on contrevient à la loi, faut s’attendre à une réplique… » Le sergent Pouliot se garde bien de préciser à quelle « loi » les manifestantEs auraient contrevenu : à la « loi de la police de Saint-Jérôme » peut-être? À la sienne propre?
Cette déclaration, jumelée à la présence d’une agente des services de renseignement de la SQ (qui a par la suite expliqué qu’elle était là pour « surveiller le parti »), montre bien qu’on a eu affaire à une répression politique ciblée et délibérée : la police avoue en effet avoir agi dans le but d’empêcher l’expression du point de vue communiste, qu’elle assimile à des propos « haineux ».

Lors de l’audience pour la forme tenue le 16 août, la procureure de la Couronne affectée au dossier a tenté de faire ajouter des conditions de remise en liberté aux neuf accuséEs – qu’elle a par ailleurs qualifiéEs de « dangereux criminels » – incluant une interdiction de séjour à Saint-Jérôme et surtout, l’interdiction d’aller manifester à Montebello à l’occasion du sommet du Partenariat pour la sécurité et la prospérité, qui devait avoir lieu la semaine suivante. Cette requête a toutefois été écartée par le tribunal pour des raisons techniques étant donné l’absence des accuséEs, dont la présence n’était pas requise à cette étape des procédures. Tout cela ajoute au caractère politique de l’intervention du 11 août.

Une bataille politique qui concerne tout le monde
Le PCR est actif depuis déjà un bon bout de temps à Saint-Jérôme. Les militantEs de la région travaillent à mobiliser les ouvrières, les ouvriers et la jeunesse prolétarienne dans la lutte contre le capitalisme. Cela n’a rien pour plaire aux bourgeois locaux, et aux flics qui les défendent.
En 2005, pendant la grève étudiante, les communistes étaient présentEs quand la police s’était montrée particulièrement répressive contre les étudiantes et étudiants militantEs. Sur la ligne de piquetage au cégep, certains flics s’étaient comportés comme de véritables brutes, assénant des coups de poing à main nue aux visages de certainEs étudiantEs.

De manière générale, il est clair que l’intervention du 11 août – qu’elle ait été motivée par des objectifs de pure « vengeance » de la police locale ou par une volonté à plus haut niveau de crminaliser les communistes révolutionnaires (ou une combinaison des deux) – n’avait certainement rien d’innocent. Dans un cas comme dans l’autre, cette intervention ne devra pas rester impunie.

Il va sans dire que les accuséEs et leurs avocats se préparent à mener la bataille politique qui s’impose en vue du procès que l’État a choisi de leur imposer. La poursuite et les policiers qui ont monté le dossier d’accusation devront expliquer publiquement pourquoi ils souhaitent encore appliquer la célèbre « loi du cadenas » de Maurice Duplessis, qui interdisait « toute propagande communiste dans la province de Québec » et que la Cour suprême du Canada a abolie en… 1957!

Mais cette bataille ne concerne pas que les accuséEs, le PCR ou les seulEs participantes et participants à la manifestation du 11 août, et elle déborde largement le terrain judiciaire : elle intéressera aussi tous ceux et celles qui appuient le droit de manifester, de résister, de se révolter et d’exprimer des idées politiques dissidentes et/ou révolutionnaires.

Alors, tous et toutes à Saint-Jérôme le 29 septembre!

Le PCQ et la NEFAC dénoncent l’intervention policière

Dans un communiqué, la section des Laurentides du Parti communiste du Québec, dont des membres étaient présents à la manifestation, a tenu à dénoncer cette « preuve flagrante de répression policière telle que l’on a vu dans les pires chapitres sous le règne de Maurice Duplessis » : « La police, de toute évidence, n’accepte pas d’être remise en question; elle n’accepte pas que son autorité soit remise en cause… Nous dénonçons les abus policiers qu’il y a eu ce 11 août. »

Les camarades de la Fédération des communistes libertaires du Nord-Est (la NEFAC) ont aussi fait connaître leur soutien : « À la NEFAC, nous avons nos différends avec les maoïstes (sic!) mais nous ne sommes pas sectaires au point de passer sous silence un cas patent de répression policière… Ayant subi plus souvent qu’à notre tour ce type de répression policière, les militants de la NEFAC expriment leur solidarité avec ceux et celles du PCR. »

Transport de Montréal disponible:
- Départ à 11h30 pile.
- Rendez-vous au metro Crémazie, sortie Nord
(près du siège social de la FTQ).
- Réservez votre place par courriel
(mailto:info@pcr-rcp.ca) ou par téléphone
(514 409-2444).

Transport de Sherbrooke disponible :
- Contacter la section estrienne du Parti communiste révolutionnaire (estrie@pcr-rcp.ca) pour avoir plus d’informations. Départ du Cégep de Sherbrooke.

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Le taser contre un étudiant, comme si de rien n’était

Posted by Libertad ! le 25 septembre, 2007

Voici une vidéo assez compromettante pour les autorités américaines : un jeune homme pose de nombreuses questions très directes à l’ancien candidat à la maison blanche John Kerry. Il est arrêté sur le champ et électrocuté par un taser de la police. Démocratique vous dites ?

Rappelons que John Kerry est l’homme qui reprocha à Georges W. Bush d’être «conciliant» envers les Palestiniens…

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Le Drapeau ouge express: Le camarade Joma est libre!

Posted by Libertad ! le 15 septembre, 2007

Voici donc une nouvelle fraîche provenant du Parti communiste révolutionnaire qui est selon nous fort réjouissante:
Jeudi dernier, le tribunal néerlandais devant lequel il était accusé d’« assassinats multiples » a ordonné la libération immédiate du camarade Jose Maria Sison pour insuffisance de preuves. Rappelons que le fondateur du Parti communiste des Philippines et actuel consultant du Front national démocratique (le NDF) avait été arrêté il y a deux semaines, en même temps que la police se livrait à une série de raids à la Gestapo contre des réfugiéEs politiques philippinEs vivant aux Pays-Bas. Même si Joma Sison vit aux Pays-Bas depuis plus d’une vingtaine d’années, les autorités prétendaient qu’il était responsable de la mort de deux agents du régime aux Philippines, ex-membres du parti communiste, qui ont été exécutés par la guérilla maoïste en 2003.

Le dossier d’accusation contre le camarade Joma avait été monté de toutes pièces par le gouvernement philippin dirigé par Gloria Arroyo, pantin de l’impérialisme US, qui cherche à éliminer ce militant révolutionnaire de longue date qui s’est toujours rangé du côté du peuple. Dans leur décision, les juges néerlandais ont écrit n’avoir rien trouvé, dans le dossier, qui étofferait l’accusation comme quoi Sison aurait participé à ces assassinats ou qu’il aurait incité à les commettre. À cette étape-ci, cette décision ne met toutefois pas nécessairement fin à l’instance; le gouvernement des Pays-Bas pourrait d’ailleurs en appeler (ce à quoi le gouvernement philippin l’encourage déjà) ou porter de nouvelles accusations. Rappelons que cela fait maintenant plusieurs années que le camarade Sison est victime de persécution aux Pays-Bas.

La nouvelle de son arrestation avait entraîné une vague de protestations un peu partout à travers le monde. Au Canada, des actions ont été organisées devant les représentations diplomatiques des Pays-Bas à Vancouver, Ottawa et Montréal.

Détenu à La Haye, Jose Maria Sison est arrivé chez lui, à Utrecht, jeudi en fin de journée. Ses camarades et amiEs l’ont accueilli chaleureusement au bureau du NDF, là même où une perquisition a eu lieu le 28 août, au moment où il fut arrêté.

Dans un communiqué, le Parti communiste des Philippines a salué la libération de Joma comme étant « une victoire pour le peuple philippin et les forces révolutionnaires, une gifle au régime US-Arroyo et un coup puissant aux machinations fascistes de son Conseil pour la sécurité nationale » : « Les gouvernements des Philippines, des Pays-Bas et des États-Unis se sont ligués contre Ka Joma. Mais le tissu de mensonges qu’ils ont concocté était si évident qu’ils ont failli à convaincre les juges. »

Nous saluons nous aussi cette première victoire et réaffirmons notre solidarité et notre amitié envers le camarade Sison et surtout, notre engagement à continuer la lutte pour que cessent les persécutions dont il est victime.

* * *

Voici le texte de la brève intervention que le camarade Joma a prononcée à sa sortie de prison :

Chers-ÈRES amiEs, je vous salue chaleureusement!

Je suis enchanté et profondément reconnaissant envers le tribunal qui a ordonné ma remise en liberté. Vous ne pouvez imaginer à quel point j’en suis ravi. Ce fut extrêmement humiliant et douloureux de devoir subir l’isolement carcéral et les interrogatoires serrés sous la chaleur d’une lampe. Cette épreuve fut d’autant plus vive que je suis innocent des fausses accusations qui ont été portées contre moi, qui répondent à des motifs politiques.

Je n’ai rien à voir avec quelque meurtre que ce soit. Cela va à l’encontre des principes moraux et politiques qui sont les miens. Je suis un enseignant de profession; je valorise les échanges d’idées qui conduisent à une entente commune et à la coopération pratique. Je me suis toujours consacré à la cause des droits de la personne et je milite pour une paix juste aux Philippines. Je me garderai ici de commenter en détails les faits de l’affaire pour laquelle on m’a accusé : mon avocat Michiel Pestman pourra le faire au besoin.

Avec cette décision du tribunal, je reprends un peu confiance envers le système judiciaire néerlandais. J’ai eu l’occasion de prouver mon innocence et de bénéficier d’un certain fair-play. Cela prouve en quelque sorte que j’ai eu raison de choisir les Pays-Bas comme pays de refuge, alors que je fuyais la persécution aux Philippines. Je voudrais remercier en particulier mes amiEs des Pays-Bas, des Philippines et d’ailleurs qui m’ont soutenu et qui se sont solidarisés avec moi.

Je compte demeurer aux Pays-Bas avec ma femme et mes deux enfants, qui sont désormais autonomes. Je vais poursuivre la bataille sur la plan judiciaire afin de défendre mon honneur. Je vais également continuer à exercer mon droit de parole et les autres droits démocratiques dont je jouis. Enfin, je vais continuer à travailler pour la libération nationale, les droits de la personne, la justice sociale ainsi qu’une paix durable – durable parce que juste – aux Philippines.

Je continuerai à respecter les lois de l’État néerlandais et à œuvrer à renforcer la solidarité avec le peuple des Pays-Bas, dont j’apprécie l’amitié et la gentillesse depuis plus de 20 ans déjà. Merci à tous et toutes.

Jose Maria Sison
Le 13 septembre 2007

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Le MI5 surveillait Georges Orwell…

Posted by Libertad ! le 7 septembre, 2007

George Orwell est possiblement l’un des écrivains les plus appréciés du XXe siècle, avec ses œuvres comme la ferme des animaux ou son plus populaire de tous: 1984, une violente dénonciation du régime totalitaire de Staline en U.R.S.S. Bien qu’étant de gauche, il s’opposait de toute évidence à sa forme la plus radicale, c’est à dire le communisme, mais c’est une chose que les soi-disant agents secrets du MI5 n’ont pas compris.

En effet, selon le MI5 (le service de renseignement national), Orwell aurait été classé comme un élément à surveiller par la police britannique, mais cette erreur aura été corrigé que cette semaine…

D’ailleurs, ceci montre toute la peur qu’à eu les gouvernements occidentaux durant la première et la deuxième moitié du XXe siècle à cause des révolutions russes, chinoises et cubaines. Les britanniques envoyèrent plusieurs milliers de soldats pour défaire la révolution qui se faisait en Russie, en plus des américains, des japonais, des turcs, des français et même des canadiens. Comme le mentionna Winston Churchill à l’époque: « le bolchevisme doit être étranglé dans son berceau ».

En fait, les autorités britanniques ont utilisés des faits divers sur Orwell pour affirmer qu’il était communiste, bien que ces évènements n’aient pas nécessairement un lien entre eux. Comme par exemple, comme beaucoup de journalistes de son époque, il étudiera les conditions de vies des mineurs anglais, qui étaient vraiment misérables.

En 1942, alors qu’Orwell travaillait pour le service indien de la BBC, un rapport d’un certain sergent Ewing, de la Branche de la police spécialisée dans le renseignement, affirme à propos de l’écrivain qu’il a des « opinions communistes avancées » et que « plusieurs de ses amis indiens disent l’avoir souvent vu à des réunions communistes ». Ces affirmations n’ont toutefois pas convaincu le MI5.

Cependant, d’autres documents révèlent que le MI5 ne considérait pas Orwell comme une menace pour la sécurité. En 1943, le service de renseignement, invité à se prononcer sur l’accréditation d’Orwell comme journaliste au siège des forces armées alliées, n’a « soulevé aucune objection ».

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Communiqué du Centre d’appui aux Philippines

Posted by Libertad ! le 31 août, 2007

Exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de Jose Maria Sison!

Le Centre d’appui aux Philippines (CAP-CPC) condamne avec véhémence l’arrestation du professeur Jose Maria Sison par la police néerlandaise sous de fausses accusations d’« assassinats multiples ». Âgé de 68 ans, le professeur Sison vit aux Pays-Bas depuis près de 20 ans avec le statut de réfugié politique, qui lui a été reconnu en vertu de la Convention relative au statut des réfugiés et la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Composé de CanadienNEs et de PhilippinEs vivant outre-mer éprisES de paix et de liberté, le CAP-CPC exige la libération immédiate et inconditionnelle de Jose Maria Sison.

Le professeur Sison a été arrêté le 28 août 2007. Les policiers ont défoncé la porte de son domicile et saisi papiers, dossiers, ordinateurs et CD-ROM. Au cours de la même opération, la police a perquisitionné sans mandat les domiciles d’autres réfugiéEs philippinEs vivant aux Pays-Bas, ainsi que les bureaux du Front national démocratique situés à Utrecht, s’emparant de boîtes entières de documents, de dossiers et des ordinateurs. Les témoins rapportent que toute l’opération fut conduite dans le plus pur style de la Gestapo. Le professeur Sison est accusé des meurtres de Romulo Kintanar et Arturo Tabara. La police néerlandaise prétend qu’il aurait ordonné que ces meurtres soient commis en 2003, depuis les Pays-Bas. Le procès où il devra répondre de ces accusations inventées de toutes pièces se déroulera aux Pays-Bas, et non aux Philippines.

Nous sommes convaincuEs que les vrais motifs de l’arrestation du professeur Sison sont d’ordre politique et non criminel. Depuis près de 40 ans, Jose Maria Sison est une figure de proue du mouvement révolutionnaire national et démocratique aux Philippines. Dès le début des années 1960, il fut l’un des pionniers ayant relancé le mouvement anti-impérialiste aux Philippines; il a également joué un rôle-clé dans la remise sur pied du Parti communiste des Philippines (PCP). Par la suite, pendant neuf ans, il fut le plus célèbre prisonnier politique du régime du dictateur Ferdinand Marcos.

Cela fait plusieurs années que le gouvernement philippin trame toutes sortes de complots dans le but de le faire taire. Encore récemment, Sison a pu mettre la main sur des documents qui faisaient état d’une intervention du conseiller à la sécurité nationale, Norberto Gonzales, devant le conseil des ministres, dans laquelle ce dernier se disait d’avis que l’assassinat de Sison contribuerait à résoudre l’actuel soulèvement armé aux Philippines. Un tel dénouement n’aurait rien de surprenant quand on sait que plus de 850 assassinats politiques extrajudiciaires ont été perpétrés impunément sous le règne de l’actuelle présidente Gloria Macapagal-Arroyo.

Jose Maria Sison a également été la cible de nombreuses campagnes de diffamation. Après que l’administration Bush eut déclenché sa soi-disant « guerre globale contre la terreur » en 2001, les États-Unis, l’Union européenne, le Canada et d’autres États lui ont accolé l’étiquette de « terroriste », tout comme ils l’ont fait à l’endroit de la Nouvelle armée populaire et du Parti communiste des Philippines. Cette attaque directe contre Sison et sa famille était aussi une attaque à l’ensemble des anti-impérialistes, et à toutes les personnes éprises de paix et de liberté à travers le monde. Au Canada, nous ne connaissons que trop bien les effets pernicieux des mesures anti-terroristes répressives et réactionnaires qui entraînent la persécution injustifiée de civils innocents, comme on l’a vu dans le cas de Maher Arar. Il semble maintenant que le gouvernement philippin ait conclu un marché du même genre avec les autorités néerlandaises, avec l’intention de criminaliser et de réduire au silence l’un des critiques les plus bruyants et influents du gouvernement Arroyo.

Le gouvernement philippin veut se débarrasser du professeur Sison parce qu’à titre de principal consultant politique du Front national démocratique des Philippines (le NDF), il incarne les aspirations et les luttes que le peuple philippin mène depuis plus de 30 ans dans le cadre de la guerre révolutionnaire pour la libération nationale et sociale qui se déroule dans ce pays. Reconnu comme un militant anti-impérialiste inébranlable, Jose Maria Sison incarne également l’esprit de la solidarité internationale authentique, nécessaire à l’établissement d’une paix juste et durable.

Cette arrestation survient à la suite d’une série d’événements impliquant Sison. Plus tôt cette année, le Tribunal de première instance des Communautés européennes annulait la décision du Conseil de l’Union européenne qui avait ajouté le nom de Jose Maria Sison sur sa liste noire des individus et organisations « terroristes ». Fait à noter, le gouvernement néerlandais a refusé de se conformer à cette décision en prétendant que le verdict ne s’appliquait qu’à l’ancienne liste sur laquelle le nom de Sison apparaissait, et non à la nouvelle que l’Union européenne a confectionnée le 29 juin dernier – un point de vue que partage le gouvernement philippin.

En outre, le professeur Sison est l’un des principaux intervenants ayant poussé à la reprise des pourparlers de paix entre le NDF et le gouvernement philippin. Sous les auspices de la guerre états-unienne contre la terreur, l’administration de la présidente Arroyo a récemment choisi d’intensifier ses opérations de guerre totale, en particulier dans l’île de Mindanao située dans le sud des Philippines, où la minorité musulmane est concentrée. Par cette décision, le régime Arroyo souhaite amener le gouvernement des États-Unis à augmenter l’aide militaire qu’il lui accorde bon an, mal an.

Ajoutons que le professeur Sison a largement contribué à attirer l’attention de l’opinion mondiale sur l’actuelle vague d’assassinats politiques qui se déroule aux Philippines; suite à cela, le gouvernement philippin se retrouve d’ailleurs dans la mire des organisations de défense des droits de la personne telles le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, Amnistie internationale, Human Rights Watch et même le Sénat américain, dont l’audience qu’il a tenue à ce sujet pourrait même conduire à la réduction de l’aide militaire états-unienne aux Philippines.

Concernant les prétendues accusations criminelles portées contre Sison, précisons que la Nouvelle armée populaire (New People’s Army, NPA) a déjà revendiqué la responsabilité de l’exécution de Kintanar et Tabara. Jose Maria Sison admet avoir participé à la fondation du Parti communiste des Philippines et en avoir été le premier président, de 1968 jusqu’à son arrestation par le régime Marcos en 1977. Toutefois, il affirme très clairement ne plus faire partie de la direction du parti, ni de la NPA, sa seule responsabilité étant désormais celle de consultant politique principal du Front national démocratique.

Sison explique : « Mes ennemis sont extraordinairement menteurs et stupides lorsqu’ils jettent le blâme sur moi pour les actions révolutionnaires réalisées par la NPA, sachant que cela fait plus de 20 ans que je vis en-dehors des Philippines. À plusieurs reprises déjà, des procureurs et des juges ont écarté ces accusations portées contre moi, étant donné leur fausseté patente et le fait que je ne suis plus sous leur juridiction. »

« En juillet 2007, la Cour suprême des Philippines – rien de moins! – a ordonné l’arrêt des procédures suite à l’accusation de rébellion qui avait été portée contre moi et contre une cinquantaine d’autres militantes et militants, écartant les centaines de soi-disant “preuves” que le régime disait avoir à notre sujet. Cette fausse accusation et ces “preuves” couvraient toute la période allant de la fondation du Parti communiste des Philippines en 1968 jusqu’au moment où les accusations ont été portées en 2006. Ces “preuves” ayant été écartées, elles ne peuvent plus être utilisées pour porter quelque nouvelle accusation que ce soit. » Sauf qu’une fois de plus, il semble bien que le gouvernement Arroyo et ses homologues néerlandais soient prêts à se livrer à toutes les bassesses pour mettre la main sur Sison.

Le Parti communiste des Philippines, la NPA et le NDF dirigent une lutte populaire exemplaire pour la libération nationale et la démocratie, contre la domination étrangère et contre toute forme d’oppression et d’exploitation. Nous rejetons l’idée que les luttes de libération nationale, y compris lorsqu’elles prennent la forme d’une lutte armée, équivalent au « terrorisme ». Nous sommes préoccupéEs par le fait que des organisations politiques légitimes et les individuEs qui les soutiennent, incluant des revendicateurs légitimes du statut de réfugiéE et des réfugiéEs politiques reconnuEs comme telLEs, puissent devenir la cible de mesures répressives injustifiées, au nom de la lutte contre le terrorisme.

L’inclusion du professeur Sison et de divers mouvements révolutionnaires sur une liste noire, notamment par l’Union européenne et le Canada, ne laisse présager rien de bon pour la démocratie. Les groupes et individuEs qui expriment concrètement leur solidarité avec ces mouvements pourraient bien être les prochaines victimes. Les droits démocratiques à la liberté d’expression et d’association sont en jeu. La valeur humaine de la solidarité est menacée.

Nous sommes d’accord avec l’évêque Millamena de l’Église indépendante des Philippines, qui disait dans une récente entrevue : « Le professeur Sison n’est pas un terroriste. Tout ce qu’il fait, c’est de lutter avec les pauvres pour que ceux-ci puissent vivre dignement. Cette lutte est légitime. » L’ex-vice-président des Philippines, Teofisto Guingona, a lui-même ajouté à cette déclaration qu’il faut savoir « faire la différence entre un rebelle qui lutte contre la faim et contre ce qu’il perçoit comme une injustice, et un terroriste qui cherche à répandre la terreur et la haine ».

Comme pays qui se proclame champion de la démocratie et des droits de la personne, le Canada doit retirer immédiatement et inconditionnellement le nom du professeur Sison de sa liste des « organisations terroristes étrangères » établie en vertu de la Convention internationale pour la suppression du financement du terrorisme.

Et nous exigeons du gouvernement et de la police néerlandaisEs qu’ils libèrent immédiatement et inconditionnellement le professeur Jose Maria Sison!

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