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Conseil du Patronat, pourquoi pas un Conseil du Prolétariat?

Publié par sylvainguillemette le 5 septembre, 2011

Une fois de plus, le Conseil du Patronat du Québec s’illustre des plus fidèles défenseurs du parasitisme de cette minorité patronale, que représente la bourgeoisie du Québec, et du monde entier par conséquent.

Ce portevoix des parasites énumère par cœur les dogmes du capitalisme, si bien qu’on croirait entendre le sermon du curé du patelin. Si au moins, c’était la bonne nouvelle que l’on transmettait… Et au point où les contradictions s’additionnent au sein du capitalisme, ce qui rend leur modèle si totalitaire, ils devraient peut-être prêcher par l’exemple et enregistrer une version audio/vidéo qu’ils repasseraient chaque année, restructurant ainsi, leurs propres finances… Puisque des salaires en moins, alors coupés, seraient à comptabiliser au cumul des profits… Profits… Profits… Profits… Profits… Zombies.

Mais comme on le sait, le cordonnier est si souvent mal chaussé.

Sur le plan des salaires, le Conseil du Patronat juge le salaire minimum trop élevé

Qui ici par exemple, peut vivre d’un salaire de 9.65$/heure, que le Conseil du Patronat juge trop élevé pour les entreprises qui, pauvres d’elles, investissent et risquent déjà leur capital? Qu’importe,  en ce qui concerne ces petits bouffons à la solde de ces paresseux investisseurs, ils viennent eux-mêmes mieux payés encore, par ces rois cités, pour nous en convaincre. Ces laquais n’ont aucune gêne, ni remords, devant leur quémande, peu inquiète celle-là, des impacts sociaux qu’elle édifierait.

Et quant à la pauvreté, le porte-parole du conseil a sa petite idée là-dessus, vieille celle-là, de plusieurs démentis. Il préfère de loin, des pauvres à des chômeurs. Mais qu’à cela ne tienne, s’il y a pauvreté, il y a absence de pouvoir d’achat et donc, répercussion sur le marché de l’emploi. La vieille rhétorique ne tient plus, on promettait d’ailleurs, que les Africains sortiraient de leur misère, sous le même argumentaire… À vous de juger!

Et de toute façon, les membres du Conseil du Patronat vivent eux-mêmes d’une meilleure redistribution de la richesse, que les employeurs leur concèdent, contre un piètre plaidoyer pourtant. Alors comment s’étonner que ces vautours ne prêchent pas par l’exemple? Les auriez-vous vus, faire leur point de presse en «jogging» et un chandail à l’effigie de loups dessinés? Les auriez-vous pris au sérieux? Le veston et la cravate sont opportuns pour la cause!

La question des syndicats

Ce conseil à la con, qui n’est d’autre que le rassemblement de quelques putes à la solde de ces employeurs, grassement payés soit dit en passant, dit comme toujours que les syndicats sont trop forts, trop puissants. Certes, il y aurait à dire sur l’usage que font les syndicats de ces sommes astronomiques qu’ils amassent via par exemple, les cotisations de leurs membres, mais en aucun cas, je ne remettrais en cause la cotisation ou certaines formules avantageant le prolétariat ou pire encore, le syndicalisme.

Il y aurait d’abord et d’emblée, la justification suivante à servir au Conseil du Patronat pour l’existence des syndicats. Les patrons s’unissent au sein du Conseil du Patronat, et personne n’y voit d’embarras. Alors les salariés s’unissent de la même façon, au sein d’union des travailleurs, et personne ne devrait y voir d’embarras, sauf bien entendu, comme on le voit, le patronat et les médias, qui possèdent le pouvoir de propagande et qui en disposent sur leurs ondes. Le prolétaire pour sa part, peut en venir à l’aliénation, où il critique les syndicats en répétant mot pour mot les dires des médias et du patronat sur ces unions, tout aussi légitimes pourtant,  que celles du patronat.

C’est en fait bien simple à comprendre. Il y a un rapport de classe entre les deux camps, entre salariés et employeurs. Ils sont tous les deux, des classes. Le prolétariat et la bourgeoisie. L’un emploie la force de travail de l’autre, parce qu’il possède les moyens de production et cet autre vend sa force de travail au premier. Tous ne peuvent donc pas avoir les mêmes intérêts, puisqu’un de ceux-là exploite bel et bien le labeur de l’autre, quoiqu’en disent les libertariens, se confrontant à l’improbable consentement mutuel, où les profits seraient égaux de chaque versant de la barrière de ces classes. Il n’y a pas plus absurde. Un simple regard aux voitures de chacune des classes dans le stationnement d’une entreprise, simplifierait le débat…

Il y a donc des syndicats, offrant la défense des intérêts des salariés, outre le simple rapport de force que cela leur occasionne. Cela gêne, de toute évidence, le capitalisme, les capitalistes et les dogmes s’y rattachant. Mais en aucun cas, le syndicalisme est illégitime ou inutile. Au contraire. Le syndicalisme est derrière plusieurs gains du prolétariat, que les prolétaires oublient malheureusement trop rapidement.

Ce sont en réalité les dogmes du système capitaliste qui se heurtent aux besoins et aux nécessités des Humains, quelque soit leur classe. Les prolétaires n’ont pas à plier aux caprices dogmatiques d’un système économique qui se fiche d’eux et qui préfère favoriser une classe les exploitant, plutôt que de sévir contre la faim et les besoins sociaux que crée pourtant, le capitalisme et sa mauvaise redistribution de la richesse, une richesse ironiquement créée par celles et ceux qui la quémandent au sein du prolétariat.

Pour terminer

Peut-être est-il temps pour nous, prolétaires, de se doter d’un Conseil du Prolétariat et de vérifier sur les médias nous accorderont autant d’importance qu’ils en accordent à cette minorité parasitaire. Radio-Canada nous invitera-t-elle à ses débats télévisés, jusqu’ici tenus dans le monolithisme? Nous ne saurons jamais si nous ne tentons pas le coup.

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Amir Khadir le «député socialiste de Mercier»

Publié par sylvainguillemette le 2 juin, 2011

Quel député! Amir Khadir depuis qu’il est élu, est conséquent comme nul autre, ce que certains critiquent comme du va partout. Mais il n’en est rien! Amir Khadir frappe, oui, partout! Mais sur les bons clous!

Certains populistes se plaisent à croire qu’Amir fait dans le populisme, comme d’autres. C’est qu’ils ne le connaissent pas. C’est qu’ils ne connaissent pas son entourage, ses conditionnements, son histoire. C’est qu’ils sont surtout stupéfaits devant la popularité du «député socialiste» de Mercier!

Mais je n’en suis pas, au contraire! Amir Khadir est authentique, il est à la télévision et à l’Assemblée nationale ce qu’il est dans la réalité de tous les jours, un homme confiant de la capacité des humains à venir à bout de l’asservissement par l’endettement, à venir à bout de l’asservissement des créateurs de richesses via la concrétisation d’une démarcation claire entre salariés et employeurs.

Amir Khadir défend mes intérêts de classe et non seulement une ligne politique dessinée sur le coin d’un pupitre. Amir Khadir me représente à l’Assemblée nationale et j’en suis fier.

 

La «godasse Khadir» disait le populiste Richard Martineau, un autre de ces mercenaires de l’Empire Quebecor.

En réalité, ce lancer de chaussure sur l’effigie du précédent président des États-Unis d’Amérique était conséquent des valeurs défendues par le courageux député de Mercier. En effet, Amir a toujours critiqué l’invasion de l’Irak et l’a toujours considéré comme une invasion illégitime qu’on aurait du appeler par son véritable nom, un Coup d’État. Et George Walker Bush Jr. en était le décideur, l’auteur et le coupable.

Il en est résulté des centaines de milliers de morts dans des conflits de banlieue sanglants, entre factions et nations différentes, mais parfois entre cousins et voisins. George Walker Bush Jr. ne mérite pas le respect des humains, lui qui ne les respecte pas. Ce n’est pas qu’un simple «ancien chef d’État», mais bien celui d’un État voyou qui bafoue toutes les lois qu’il impose hypocritement aux autres nations, qui ne peuvent que subir étant donné la capacité militaire de l’Empire. C’est également l’un des anciens chefs d’État qui ont plongé les États-Unis d’Amérique dans une faillite infranchissable via des décennies de guerre et d’impérialisme, une faillite qui aura également raison de nous.

Amir Khadir s’est tenu droit devant un tyran, pendant que les complaisants et les concédés lui léchaient les bottes, tout en critiquant une première fois son geste déplacé vis-à-vis les élites parasitaires dominant au sein de ce régime capitaliste. C’est qu’il est préférable de ne froisser que ceux dont on a les moyens de froisser, dans ce système pourri et chez ceux qui l’adoptent. Pas chez Amir Khadir et ses «camarades».

Bush, comme son père, est un criminel et il est responsable de graves crimes de guerre et de graves crimes perpétrés contre l’humanité. Sa place est aux côtés des autres despotes sanguinaires, dans la poubelle de l’histoire. On se permet de lancer des chaussures à Miami sur des affiches de Fidel Castro, mais George Walker Bush Jr., qui a beaucoup plus de sang sur les mains, n’en mériterait pas… Que de complaisance envers un monstre!

On reproche à Amir Khadir de s’en prendre aux opinions des autres et on l’accuse d’inciter à la violence.

Effectivement, Monique Gagnon Tremblay a accusé Amir Khadir de ne pas respecter les opinions des autres, mais à l’entendre s’exclamer devant les critiques lancées par le député unique de Québec-solidaire, tant sur la monarchie parasitaire que sur la trahison d’un ancien premier ministre du Québec vis-à-vis les Québécois, il semble plutôt que ce soit elle qui ait des limites à respecter les opinions des autres. Pour ces gens, de droite, la liberté d’expression semble à sens unique.

Amir n’a pas dépassé de limite, il a dit ce qu’il pensait et il l’a fait sachant qu’il avait les membres de son parti derrière lui. Car en effet, la base de Québec-solidaire est profondément antimonarchiste et ne considère pas Lucien Bouchard comme un serviteur du prolétariat, des salariés, mais plutôt comme un laquais de la haute bourgeoisie, qu’il a toujours servi comme un véritable valet, pour de coquettes sommes. Notre ancien premier ministre est un vendu. C’est un fait indéniable, puisqu’on le paie pour tenir son rôle de porte-parole d’une des industries les plus riches du monde, qui quémande ironiquement aujourd’hui des dédommagements pour ses investissements. Et c’est Lucien qui se charge de la messagerie…Alors en effet, Lucien Bouchard est un mercenaire et ne défend plus les intérêts des Québécois, mais bel et bien les intérêts de ceux et celles qui les exploitent.

C’est Monique Gagnon Tremblay qui refuse ici les opinions des autres et qui se refuse de reconnaître les faits. Mais ça va de soi, puisque madame Gagnon Tremblay défend comme monsieur Bouchard, l’ordre établi, le patronat et l’industrie, mais en rien le peuple Québécois. On ne peut pas se clamer des intérêts des travailleurs québécois et de ceux du patronat québécois en même temps, ou on peut alors se dire pour la conciliation des classes, ce que n’affirmera pas monsieur Khadir pour sa part, je l’espère.

D’autre part, madame Gagnon Tremblay accusait monsieur Khadir d’inciter à la violence en disant le couple princier issu d’une monarchie parasitaire. Or, c’est un fait avéré que la monarchie soit désuète et parasitaire et laissez-moi vous dire que pour des gens qui se drapent de la démocratie et de la liberté comme ceux du Parti libéral du Québec, ils deviennent obstinément contradictoires lorsque vient le temps de se faire conséquent! Monique Gagnon Tremblay a agi comme ces sionistes d’Israël, ces extrémistes qui concluent que nous si critiquons les crimes d’État d’Israël, c’est que nous sommes forcément des antisémites… Or, force m’est de constater que si madame Gagnon Tremblay défend des monarques, c’est qu’elle est monarchiste!

Les conservateurs jouent la même carte à la Chambre des communes et s’en prennent à tous, qui les critiquent. Vous défiez leur budget, c’est forcément que vous êtes contre l’économie. Vous dénoncez les pratiques systématiques de torture en Afghanistan, vous devenez pro-Taliban… Que diront-ils de mes accusations à leur endroit de perpétrer un Coup d’État en Lybie, aux frais des contribuables?

Donc, selon madame Gagnon Tremblay, Amir Khadir ne devrait pas avoir le droit de parole… Quant à l’incitation à la violence, il n’y a pas plus violent qu’une fracturation hydraulique, ça cause même des tremblements de terre! Tant qu’à jouer sur le sens des mots!

Nathalie Normandeau affirme qu’Amir n’a pas respecté monsieur Bouchard et la monarchie… Soit! Elle offre de son temps…

Tant mieux si madame Normandeau a remarqué que monsieur Khadir n’était pas en harmonie avec les intérêts monarchiques et ceux du patronat, c’est qu’elle a un merveilleux sens de l’observation celle-là. Mais de là parler de respect envers ces oligarchies? Quel respect Amir Khadir devrait porter envers un des pires anciens PM qui a saccagé nos services sociaux et qui a, durant plusieurs années après son mandat, servi les intérêts du patronat dans divers dossiers, dont celui d’Olymel où des employés devaient perdre près de 50% de leur salaire? Sinon, il défend depuis, l’industrie gazière, laquelle désire exploiter nos gaz de schiste à rabais, avec la complicité du gouvernement libéral actuel. En compensations, nous aurons des miettes! Encore faudra t-il qu’on les obtienne, puisque les entreprises minières, pétrolières et gazières peinent à payer le peu de redevances qu’ils nous doivent déjà. Les libéraux s’en fichent éperdument… Qui fera mieux…, un autre libéral? Un péquiste? Un adéquiste?

Quant à la monarchie, nous n’avons pas à respecter un symbole désuet qui ne respecte lui-même pas le reste de la planète. Il y a des plans d’austérité en Grande-Bretagne, les Anglais y goûtent! On a coupé dans les services sociaux à fond avec le gouvernement Cameron et pendant ce temps…, le couple princier décide de se marier, au coût de plusieurs milliards en termes de sécurité devant être organisée celle-là, par les autorités locales, aux frais des contribuables. Si c’est là du respect, la guerre en Irak peut bien paraître anodine aux yeux de mesdames Normandeau et Gagnon Tremblay!

Conclusion

Amir Khadir aura une fois de plus mon appui aux prochaines élections! Il défend mes intérêts de travailleur salarié, il défend mes valeurs antimonarchiques et il se tient debout face à une hégémonie de l’opinion, détenue par ceux et celles qui parlent de respect, tout en soutenant ce qui n’est pas respectable pour les travailleurs salariés qui se feront voler dans le dossier des gaz de schiste comme dans tous les autres projets privés d’exploitation de nos ressources humaines et naturelles.

Amir Khadir, continuez votre combat, nous sommes derrière vous! Caramade!

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Le Canada, une démocratie?

Publié par sylvainguillemette le 27 mai, 2011

Le gouvernement conservateur s’apprête à présenter son premier budget en position de majorité. Il s’apprête ainsi à imposer certaines parts d’idéologie dans un budget devant porter sur l’économie canadienne et non pas, sur les mœurs devant être adoptées par les Canadiens.

En effet, le gouvernement conservateur de Stephen Harper prévoit mettre fin au financement par le public, des partis politiques. C’est que chaque fois que vous posez le geste démocratique de voter pour votre dictateur aux 4 ans, vous donnez au parti de votre choix, un montant précisé par la loi liée à cet effet. Vous financez donc, publiquement et démocratiquement le parti de votre choix.

Mais voilà que les conservateurs affirment que ce financement est antidémocratique et le financement par des parties privées serait d’avantage démocratique. Or, il est évident et indéniable que le financement par des parties privées n’a précisément rien de démocratique et tout d’antidémocratique.  Je m’explique.

Les partis politiques sont comme les chaussettes, il y a en pour quasi tous les goûts, j’ai bien dit quasi. Mais il y a donc ces partis, défendant chacun leurs intérêts. En outre, il y a la division des partis politiques en intérêts, ceux-là,  représentant les classes sociales. Il y a donc des partis politiques qui défendent les intérêts des riches et d’autres, préférant s’en tenir à la classe sociale la plus dense, celle des pauvres et des travailleurs salariés, bien ordinaires.

Il devient donc évident qu’il naît dans la mesure proposée par les conservateurs de Stephen Harper, une injustice sociale profonde, elle-même née de l’injustice économique régnant dans nos économies capitalistes, où les richesses s’entassent dans les poches des propriétaires des moyens de production, alors que les créateurs de richesse quémandent cette dernière, appartenant dans le modèle capitaliste, au bourgeois possédant les moyens de production. C’est le monde à l’envers.

Mais comprenez le problème. Comment peut-on nier le fait que les riches pourront financer aisément leur parti préféré, alors que les pauvres continueront de tenter de joindre les deux bouts, sans pouvoir contribuer et poser le geste dit «démocratique» par les conservateurs? Car en effet, les partis défendant les intérêts des moins nantis ne pourront que compter sur des maigres financements du privé, alors que les partis défendant les pétrolières et les intérêts des mieux nantis dans leur ensemble, pourront pour leur part s’en remettre aux grâces de ceux et celles qu’ils servent, en parfaits laquais.

Le Canada ne fait donc pas de pas en avant dans la mesure où il se prétend démocratique, mais recule plutôt très bas dans l’échelle démocratique, d’autant plus qu’il consolidera les dictatures étrangères en Tunisie et en Égypte, aux côtés de ses alliés impérialistes de l’OTAN et du G8, en finançant à coups de dizaines de milliards des pseudo-démocraties, en réalité aux ordres de Washington.

Désormais, les Canadiens verront leurs partis politiques devenir de véritables reflets de la société. Nous y trouverons donc des partis sans moyen, sans capital pour se payer de la propagande et en contrebalance, un parti conservateur bourré de fric et répandant son fiel sur tous les écrans, tous les journaux (Quebecor est déjà là!) et toutes les chaînes radio, à l’instar des outils de propagande de l’opposition vénézuélienne, couvrant plus de 97% des médias vénézuéliens contrairement aux prétentions d’un «Chavez qui contrôle l’information» (des médias qui rappelons-le, avaient soutenu le Coup d’État raté de 2002 contre Hugo Chavez et encouragé à l’assassinat de ce dernier, tout cela orchestré par l’opposition et la maison blanche, appuyés ceux-là de Reporters Sans Frontières (paravent de la CIA)…).

Nous aurons donc, nous Canadiens, réellement pour notre part, notre autocrate Stephen Harper et ses hypocrites d’acolytes pour contrôler notre information, pour nous intoxiquer de leur bêtise et de leur ignorance crasse, si ce n’est pas de leur hypocrisie en réalité. Et nous n’aurons plus les moyens de contrer cette propagande haineuse, cette imbécilité créationniste, cet anti syndicalisme primaire, cet aplatventrisme devant la minorité parasitaire bourgeoise, bref,   ces lourdes valeurs conservatrices partagées dans l’ouest canadien et rejetées au Québec.

Stephen Harper et son équipe rejettent donc les principes démocratiques et se dirigent un peu plus vers la dictature, voulant contrôler le financement des partis politiques adverses, via l’argumentaire hypocrite prétextant que le don de capital à un parti politique représente un geste démocratique. Or, on ne peut rien donner si on ne possède rien et sachant que le capitalisme ne partage pas la richesse, il est objectif d’affirmer que toutes et tous ne pourront effectuer le «geste démocratique» en question.

À ce train là, avant longtemps, nous serons forcés de faire le « Hail Harper»… Vous me direz que j’exagère, mais ce n’est pas comme si les conservateurs n’appuyaient pas ce qu’Adolf Hitler avait fait subir aux juifs, aux homosexuels, aux handicapés et aux communistes après tout, puisqu’Israël et les États-Unis d’Amérique ont répété maintes fois ces crimes et que jamais Stephen Harper ne s’en est offusqué. Au contraire, avec ce qu’on appelle le «printemps arabe» et la très probable mise en place d’un« Plan Marshall» (40 milliards) dans la région, on comprend mieux ce qui se passe en Tunisie, en Égypte, en Libye, en Syrie, au Yémen, au Bahreïn et en Algérie…, on comprend mieux que le bras armée de la bourgeoisie occidentale, l’OTAN, ne fait que consolider ses positions molles, dues à une économie capitaliste en phase de passer le flambeau au fascisme, étant donné ses ratées consécutives depuis déjà plus de 2 siècles d’évolution marquée par des réformes majeures répétées.

Demandez-vous donc si le Canada est le pays démocratique dont on vous parle depuis votre tendre enfance, passée celle-là, à regarder nos principaux alliés à la télévision, piller les richesses tant humaines que naturelles des pays du tiers-monde ou de ces pays qui osent faire le contraire que ce que commande le diktat bourgeois. Demandez-vous donc si le Canada est vraiment ce grand pays, dont rêvent tous nos émigrants, quand il est possible de vérifier que bien des arrivants quittent leur pays, parce que nos alliés l’occupent ou y financent une dictature afin de relever à rabais, les richesses humaines et naturelles de leur terre originelle.

Demandez-vous donc finalement, si le Canada est ce qu’il prétend être, une démocratie, alors que nous sommes à même d’observer un gouvernement qui ne cesse de restreindre les libertés collectives, pour avantager les libertés individuelles de ceux et celles qui ont les moyens d’affirmer cette liberté entrepreneuriale. Demandez-vous également ce qu’il advient de la démocratie, dans les pays qu’occupe le Canada, aux côtés de ses alliés. L’Afghanistan est sous la dictature d’Hamid Karzaï, un homme qui n’a jamais été élu, mais pour lequel nos soldats canadiens meurent. Et la Libye possède le moins pire de tous les chefs d’État d’Afrique, où études et santé sont universels et accessibles à toutes et tous. Pourtant, le Canada y largue des bombes à uranium appauvri, afin de soutenir une branche d’Al-Qaeda, déguisée en groupe de combat pour la «démocratie», prônant ouvertement le départ du dirigeant. Le Canada et ses alliés se comportent en véritables mafias.

En réalité, je vous l’affirme, le Canada n’est qu’une autre de ces dictatures bourgeoises pour laquelle vous pouvez voter aux 4 ans et qui de temps à autre, vous offre des soupapes populaires, afin de déguiser ses véritables magouilles. Nous le voyons bien, en limitant le capital des partis se battant pour les intérêts des moins nantis, les conservateurs du dictateur Harper veulent censurer les débats, faire taire leurs adversaires.

Le Canada est-il une démocratie d’après vous? Je ne crois pas pour ma part…

Sylvain Guillemette

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Un plan nord pour colonisés

Publié par sylvainguillemette le 11 mai, 2011

Vous l’aurez constaté, le gouvernement Charest perpétue la tradition, non pas celle des Libéraux de Jean Lesage, mais bien celles des défunts et toujours vivants, dictateurs qui se sont succédés et qui continuent de se succéder dans les terres de la grande Afrique, au nom du développement  humain dit-on.

En effet, le gouvernement Libéral de Jean Charest semble croire que la nation québécoise est aussi dupe, ou docile plutôt, que celles des pays africains ayant eu à conjuguer leurs malheurs communs aux joies de l’exploitation de leurs ressources par des pays étrangers, colonisateurs d’abord, puis «sauveteur» du «développement» ensuite. Un développement fort avantageux pour l’une des parties, visiblement.

C’est comme cela que je me sens aujourd’hui, comme un colonisé. N’a-t-on pas appris des batailles antérieures? N’a-t-on pas appris des gains que nous avons faits avec Hydro-Québec, malgré les dissuasions dont on nous imposait, comme quoi nous n’avions pas l’expertise? Ben coudonc! On l’a engagé, l’expertise, puis on l’a développé par la suite. Ce n’était aucunement sorcier. Et ça a rapporté? Oh que si! On paie beaucoup moins cher notre courant électrique que bien des nations de ce monde et même, que bien des nations au sein de notre propre pays, le Canada.

Mais pourtant, malgré ces apprentissages forcés par l’histoire des ratées de cette économie capitaliste, on tente tout de même de nous convaincre que le mieux pour nous, c’est de foirer et de laisser faire l’entreprise privée qui récoltera évidemment; et les fruits du labeur du prolétariat québécois exploité pour retirer ces richesses naturelles du sol québécois, et les fruits associés aux valeurs que les bourses internationales donneront à ces roches qui brillent. Et puis quoi encore? Ma peau?

Mais pire encore, le gouvernement Libéral de Jean Charest voudrait qu’on aménage les lieux pour ces parasites du privé. Oui, oui! Le gouvernement Charest nous imposera le coût des routes, des chemins de fer et des divers moyens de transport de ces richesses extirpées du sol par la force de travail des Québécois (conjuguée aux outils fournis par ceux qui ont les moyens de se payer ces outils…), sinon des accommodations qui permettront aux exploités du prolétariat québécois de survivre loin des zones urbaines, où les reliquats de nos services se situent et se meurent. Cela n’est pas sans rappeler que c’est ce même gouvernement qui dépouillera potentiellement les Québécoises et les Québécois de leurs capitaux pour préparer une retraite dorée au multimillionnaire Pierre-Karl Péladeau, en finançant publiquement, son amphithéâtre, qui n’a rien d’essentiel à la cause humaine. C’en sera donc de même pour l’oligarchie minière étrangère, on financera son enrichissement.

Mais bon. Qui s’en étonne? Après tout, c’est un parti libéral, capitaliste. Il y va de soi qu’il soit à la défense des grandes entreprises, des bourgeois surtout. Il y va de soi que ce gouvernement n’ait aucun «intérêt»……, à défendre ceux des prolétaires québécois. C’est tout simplement, logique. Un gouvernement franc, qui ne ment presque pas, qui accomplie sa mission. Il porte son nom et il sert la cause qu’il a promis de défendre. Alors n’en attendons pas plus de ce parti dinosaure qui n’a pas nos intérêts à coeur.

Il nous faut donc une alternative à ce projet de développement, une alternative tenant compte des intérêts des salariés du Québec, une alternative tenant compte des intérêts de la majorité québécoise. Pourquoi pas la nationalisation des moyens d’extraire ces ressources et la nationalisation par ailleurs, des outils qui transformeront ces ressources, pour les rendre plus profitables? Certains brandiront les risques en guise d’argument pour contrer cette voie, mais nous les prendrons tout de même, ces risques, si nous finançons l’infrastructure de cette exploitation du nord de notre beau Québec pour des entreprises privées. Si les entreprises minières s’y plantent, nous nous y planterons aussi. Les risques ne sont pas une excuse et si l’entreprise privée est prête à prendre ce risque, toute enthousiaste, c’est qu’il y a de quoi à y gagner. Et si c’est gagnant pour l’entreprise privée, c’est que ça le serait pour celle du public également. J’entends déjà les tenants du privé crier ici et là, les vertus du privé. Mais au contraire, nous pouvons constater que nous n’avons rien à gagner à céder nos richesses et notre main d’œuvre à rabais, à ces entreprises qui ne paient déjà pas les minces redevances que les lois minières leur imposent de nous léguer.

Mais avant tout, il nous faut débattre de ces extractions, ce que ne proposent pas Jean Charest et son parti de colonisés. Il nous faut savoir si oui ou non, nous allons extraire une multitude de métaux, passant tant par les lourds que par l’uranium qui n’aura lui, que de potentiel militaire après tout. Bien entendu, les partis serviles au kapital comme l’ADQ applaudissent ce plan nord du Québec présenté l’équipe Charest, tout en prenant soin de préciser que le PLQ ne sera pas à la hauteur pour l’accomplir en bonne et due forme. Or, l’ADQ n’est pas un débatteur, c’est le vaisseau des bourgeois, le parti du patronat le plus enthousiaste à piller nos richesses, à piller le fruit de nos labeurs. C’est l’étendard de l’ennemi du prolétaire moyen du Québec.

Il nous faut donc un véritable débat de société, à savoir si nous voulons suivre le chemin des colonisés du monde entier et vider nos sous-sols de leurs richesses, pour des maigres profits, une vision pour le moins à court terme. Ou il nous faut prendre des décisions révolutionnaires, dont des nations étrangères pourront s’inspirer et tirer profit nous-mêmes, de nos propres richesses, à la vitesse que nous établirons par un débat de fond en large. Il nous faut certes, contrer les discours pressés  et mensongers des capitalistes de tout acabit, il nous faut comprendre que ces richesses nous appartiennent et que nous n’avons pas besoin, en plus de nous les faire voler, de nous faire exploiter durant ce pillage.

Il faut un plan nord digne de ce nom, un plan révolutionnaire. Il faut nationaliser les moyens de production miniers du Québec et limiter l’exploitation de nos richesses à ces seules sociétés d’État, pour l’intérêt premier des Québécoises et des Québécois. Il faut se tenir debout, camarades.

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Compte-rendu de la manifestation anti-capitaliste du 1er mai 2011

Publié par Jean-Sébastien Vézina-Girard le 2 mai, 2011

En cette belle journée du premier mai 2011 la manifestation anti-capitaliste c’est déroulé avec des hauts et des bas. Initialement réunis dans le parc Émilie Gamelin des manifestants de toute sorte se sont rassemblés. Selon les estimations d’Alternative Socialiste (AS) entre 1000 et 1500 personnes ont participé à l’événement. Anarchistes, socialistes, communistes et anti-capitaliste de toute sorte côtoyaient et prirent marche dans les rues de Montréal.

 

La manifestation se déroulait très bien, pancartes, slogans, rires et dénonciations se mélangèrent en harmonie. Puis survint de nul par une attaque totalement gratuite, de la part des policiers, sur des membres du Parti Communiste Révolutionnaire (PCR) et d’autres manifestants. Une levée de bouclier a dû faire reculer les policiers qui essayaient d’arrêter un manifestant, il fut sauvé par la foule indigné de colère. Le but des policiers était simple, donner le premier coup pour provoquer une escalade de force entre les plus radicaux et les policiers.

 

Mais leur tentative échoua bêtement, car personne ne causa de bris matériel ou autres. Ensuite une tentative de division réussit les policiers coupèrent la manifestation en deux et le contingent du baby bloc fut isolé du reste des manifestants. Finalement nous sommes arrivés à un autre point de rassemblement. Les discours contre le système capitaliste se sont poursuivis, mais pour une durée plus courte cette fois-ci.

L’anti-émeute se positionna sur deux rue et chargea la foule encore une fois une partie des manifestants furent coupés du contingent principal. Ceux-ci durent quitter dû à la présence policière omniprésente. Un homme fut arrêté parce qu’il manifestait sont opinion à des policiers. Des échanges verbaux se sont fait entendre, plusieurs étaient mécontents des policiers pour leur travail et de certains journaliste qui filmaient une foule passive plutôt que les arrestations non fondées et abusifs. Je n’ai malheureusement pu voir la fin de la manifestation, car le groupe dans lequel j’étais a dû courir pour se sauver de la vague bleue foncé qui criait "bouge" à tout ce qui bouge.

Les forces policières étaient très diversifiés; policiers à vélo, à cheval et anti-émeute étaient au rendez-vous. Il y eut des blessés, des arrestations, de la provocation de la part de la police, des coups de matraques et du poivre de Cayenne. L’abus des autorités policières était flagrant et exagéré, une fois de plus le SPVM nous démontre sa capacité d’agir et non de réfléchir. La peur du peuple de la part de la bourgeoisie de traduit dans la hargne et la violence policière. Au bout des bâtons nous sentons cette peur du peuple qui ose s’affirmer pacifiquement quand quelque chose ne tourne pas rond, quand nous dénonçons ces bandits à cravate qui pillent nos ressources, qui crée des guerres pour faire rouler l’économie et qui assujettit les travailleurs dans l’esclavage économique moderne.

À chaque année ces gens qui osent sont de plus en plus nombreux à travers le monde à dénoncer et remettre en question ce système pourris en décadence. Le système capitaliste est un échec sur toute la ligne et nous avons le devoir de le dénoncer et de promouvoir les alternatives. Notre liberté d’expression est directement atteinte nous ne pouvons plus manifester pacifiquement, ce qui est un droit dans une démocratie. Alors, nous ne sommes pas dans une démocratie, mais plutôt dans une dictature, celle des riches qui dominent le monde. Le message que nous envoient les bourgeois est le suivant; la rue n’est pas une tribune publique et nous l’avons décidé parce que nous décidons de tout. Mais nous avons les mots, grâce aux mots nous pouvons faire changer les choses, mobiliser les gens et sympathiser le reste de la population à notre cause. Leurs armes et leurs actions de violence ne font que mettre de l’huile sur le feu, un feu ne cesse de grandir avec les débâcles du système capitaliste.

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Deux gars sua job

Publié par sylvainguillemette le 29 avril, 2011

-«Aïye» camarade, tu sais quel jour on était hier? C’test l’jour où on commémore la perte des vies humaines au travail.

-Ouin, pis? Moé, je fais ma p’tite affaire, pis le reste, je m’en calice. Je fais attention, t’sé.

-Tu t’en calices qu’un des nôtres crève à se faire exploiter par le Boss? Après ça, ce gros christ-là va flamber le fruit de notre travail sur des osties de cochonneries qui pourra même pas s’occuper lui-même. Pis toé, ça te fait rien…

-Minute là! Y crée de l’emploi en employant le monde autour de lui, y feraient quoi eux autres, sinon? Pis ton affaire là…, je te voé venir avec «ton syndicat», tu vas me voler ma paye mon ostie! Les syndicats sont trop puissants, pis coûtent trop chers…

-Tu rentres déjà travailler chaque matin pour te faire voler les fruits de ton travail, kossez ça peut ben te faire de plus? Pis l’autre, si y’engage, c’est toujours ben parce qu’y a les moyens de le faire… Pis les syndicats sont pas aussi puissants que la minorité du patronat, tabarnak, ils ont le gouvernement, les instituts à la con comme Fraser, Cyrano et IEDM, les médias privés et mêmes les médias d’État, puisque l’État sert en ce moment les intérêts de la minorité parasitaire patronale, que le gouvernement leur commande de défendre.

-Ben le Boss là, ses moyens, il a travaillé pour…, T’sé, le gars a pris des risques.., il a…

-Minute là toé, je viens tout juste de te dire que c’était aujourd’hui le jour de souvenir pour nos camarades salariés tombés au combat, pis toé, tu me parles de sacrifices? Pis eux? Ils n’ont rien sacrifié pour faire fructifier le ô kapital? La vie serait pas le sacrifice ultime après tout?

-Ouin, vu de même. Mais les efforts, eux? Ces gars ont travaillé fort pour avoir leur entreprise, ils ont tout…

-Chut, attends, le Boss passe…, faud…

-Ouin, pis tu sais qu’on n’a pas le droit de parler de politique au travail, tu te l’est déjà faire dire…, pis ça mis Fernand dans marde.

-Pourquoi tu penses qu’on a pas le droit?!? Précisément pour qu’on fasse pas ce qu’on fait là. Démystifier les mythes créés par ceux et celles qui profitent de c’te système de cul là. Quand je te parle du fait que tu fais partie d’une classe et que t’as des intérêts ben différents que ceux de ton Boss, c’est pour que tu sois apte à faire les changements nécessaires sur toé-même, pour que les choses changent autour de toé, après…

-Je veux ben moé, mais…

-Pis pour revenir sur les sacrifices, saches qu’un Québécois meurt tous les quatre jours au Québec, dans un accident de travail. En 2009, y a eu 190 pertes de vie de travailleurs, des gars comme toé pis moé qui veulent juste mettre du pain sua table. Pis y a pas de suivi de la veuve et l’orphelin dans ce compte là, c’pas comme avec le prince William et sa douce, qui vont coûter près de 10 milliards, pendant que le Boss des bécosses de la Grande-Bretagne, Cameron, impose ses plans d’austérité! Gros crotté! Conservateur de mes deux..!

-Ok pour les sacrifices là, j’ai compris. Mais les efforts eux? T’as pas répondu à ça. Tu sais pas quoi dire?

-As-tu un «méritomètre» toé?

-Non.

-Ben comment tu fais pour évaluer les efforts de chacun, selon les possibilités de chacun?

-Ben là, t’es voé ceux qui veulent, pis ceux qui se pognent le cul.

-Ah oui? Pis toé? Tu te pognes-tu le cul icitte?

-Christ non, tu’l sais ben trop. On n’a juste pas le temps, pis le Boss serait en beau ciboire.

-Justement, faque comment t’expliques que ton Boss finisse à midi, qui recueille les fruits de tes efforts, pis qui te demande constamment d’en faire plus qu’y en fera jamais, ce paresseux là? C’est qui, entre lui pis toé qui fait le plus d’effort? «Toé». C’est qui qui profite des efforts de l’autre, lui. C’est ti pas beau ça?

-Ben je voudrais pas gérer sa business, «moé», ça a l’air facile de même, mais pas sûr que tu serais capable toé non plus, «moé».

-Peut-être que là je n’ai pas les conditions gagnantes pour gérer son entreprise, mais avec des études et tout le tralala, je serais capable, peut-être.

-T’avais juste à étudier, jaloux…

-J’avais pas d’argent et j’ai fait d’autres choses, compte tenu de mes intérêts d’alors.

-Ben voilà.

-Non, pas du tout. Notre famille vivait des problèmes, les parents étaient en instances de divorce.

Ciboire Denis…, tout le monde n’as pas le même cheminement, tu l’sais ben toé. T’as perdu ta femme d’un cancer qui l’a emporté sans rien demander, ben trop jeune….

-Laisse ma femme tranquille.

-Scuse Denis, désolé. Je me su senti obligé de citer c’t exemple là, pour te démontrer que tout le monde avait pas le même parcours de vie. Pour te montrer que tout le monde commence pas avec le même arbre à «cash». Regarde Péladeau, Pôpa a tout fait à sa place.  Pareil pour beaucoup d’autres bourgeois «Québécois».

-Je le sais ça.

C’est vrai que ça a pas d’ostie de bon sens ça. C’est vrai que c’est contradictoire. Chu gêné de te le dire, mais christ, t’as raison. Mais qu’est-ce tu veux qu’on fasse?

T’sé, notre Boss, c’est la troisième génération. Y a rien fait, lui, pour se mériter, selon leurs excuses habituelles, tout ce qu’y a.  Mais comme je te dis, qu’est-ce tu veux qu’on fasse? Mais t’as raison…

-Justement! Pis c’pour ça que qu’il faut être fier de NOS sacrifices! C’pour ça qu’y faut souligner la perte de vie de certains de nos camarades, non pas nécessairement pour nos Boss, mais pour souligner surtout, le fait qu’y aient contribué de leur vie pour répondre à demande de la société dans laquelle y vivaient. Y en aura toujours des accidents, c’est juste dommage. Mais si seulement on pouvait cesser de mourir pour les intérêts d’un autre, d’une seule personne, ou d’un groupe préférentiel de personnes. Ça serait déjà ça!

-C’pas possible c’te monde là. Tu rêves.

-Tu penses?

-Mets-en! Ben trop ingrats les gens autour de nous. Regarde Paul… Il s’achète toujours 3 sacs de chips au dîner, pas foutu d’en partager une calice!

-C’est vrai qui y a du monde assez égoïste, mais commençons par nous même, camarade. C’est souvent par soi-même que le changement ne se fait pas…

-Faque tu disais…

-Je disais donc que c’était un jour de souvenir pour nos camarades créateurs de richesses.

-Ouin, des richesses qu’on goûte pas trop.

-Justement!

-Et tu proposes quoi pour faire changer les choses?

-Qu’on travaille pour nous-mêmes, dans des coopératives.

-Mais dans l’immédiat, là, y a tu une marche?

-Y en avait une hier, mais tu peux te reprendre pour la journée revendiquée par les travailleurs du Québec, dimanche, le 1er mai. Ce sera la fête des travailleurs, une autre belle occasion de souligner notre contribution à la société, pis de …

-Ouin, on contribue et on tète ensuite pour goûter un peu de c’te richesse là. Pis y veulent pas nous en donner plus qui faut…

-Les Boss ne nous donneront jamais ce qu’on veut. Le système est ben trop bon pour eux. Faudrait changer de système économique…

-Pis mettre quoi à la place?

-Notre propre diktat.

-Notre dictature?

-Précisément.

-Euh…..

«Hey! Travaillez donc calice, je vous paye pourquoi moé? Arrêtez de jaser!»

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L’aliénation volontaire

Publié par sylvainguillemette le 26 février, 2011



L’aliénation volontaire, comme elle le précise, est volontaire. Elle est le mélange entre l’opportunisme qui peut exister sous le système capitaliste –Où il est possible par la détention d’un amas de capital (un monopole) d’exploiter le labeur d’autrui, comme quasi divinement, sans argument pour défendre cette idée, ou cette affirmation d’opinion devrais-je dire. Les employés de GM ont semble-il, prit un risque énorme en entrant chez GM. Aussi, ils sont autant méritants, sinon plus, puisque ce sont eux qui créent la richesse, et non leurs employeurs qui n’ont de mérite que la détention du capital préalablement requis, ou celle des moyens de production, qui sont de toute façon un «capital investi».-. -. et  l’aliénation, aidée certes d’une dose d’incitation à l’opportunisme par le biais des médias, sinon même, un conditionnement tel notre mode de vie purement «capitaliste» et ne tenant ainsi pas compte des facteurs humains, ce qui est ironique puisque les capitalistes affirment que ce sont les facteurs humains qui ont tué le communisme en Russie et partout ailleurs dans le monde (Je n’entrerai pas dans les détails, mais rappelons qu’aucun État ne fut aboli par une révolution dans l’histoire et qu’aucun conseil populaire ne les a «remplacé» (Si les États ne furent pas abolis, ils ne peuvent pas avoir été remplacés, indéniablement. En fait, le communisme ne peut tout simplement jamais avoir existé, mais certes, des dictatures SUR le prolétariat ont sévit…, sur notre héritage marxiste également, nous l’observons). Ces deux idées ne sont que les coulées de sang d’une même plaie. Celle du conditionnement capitaliste, celle du totalitarisme capitaliste. Nous le verrons plus loin.

Aliénation, ou conditionnement?

D’abord, l’aliénation, elle est issue d’une propagande, tant soit elle héritée des tuteurs de l’enfant, qu’elle pourrait l’être des diverses informations déversées dans les médias de masse et/ou dans notre propre cheminement infantile, où les conditionnements ne peuvent être ignorés. On suit nos tuteurs, qu’ils soient nos parents ou quelconque autre personne. Nous les suivons. Nous suivons leurs conseils,  nous suivons ensuite leurs règles et nous faisons tout cela contre nos intérêts de classe, s’il y a lieu, car tel est le conditionnement de vie des capitalistes lorsqu’ils naissent dans ces sociétés capitalistes, un conditionnement capitaliste, encourageant les réflexes capitalistes.

Ce faisant, nous infirmons également les faits. Le fait qu’il existe des classes par exemple, et qu’une d’entre elles est inutile, elle nous exploite et cela, sans aucun argument apte à défendre cette exploitation affirmée méritée. Car le mérite n’est pas une qualité que seul le bourgeois possède. Et s’il possède cette qualité, il ne la possède pas plus que les créateurs de richesses tout de même. Même le «risque» qu’il prétend prendre «plus que les autres» n’est pas à la hauteur des dommages que subiront les prolétaires…., qui ont, eux, couru le risque de céder la gestion de leur avenir aux bourgeois, car relativement, si le bourgeois échoue, le prolétaire suivra…, parfois par masses si le bourgeois possède un tel mérite, ne prenons que monsieur Buffet à lui seul.

Donc, comme nous le disions, les enfants reçoivent une éducation, que leurs tuteurs ont reçue avant eux, laquelle sera teintée d’une idéologie, sans surprise, capitaliste, dans le modèle que nous examinons du moins. Ainsi, les bienfaits et les malheurs d’une idéologie se transmettent via la communication entre parents (tuteurs) et enfants, même si celle-ci est erronée, ou qu’elle contrevienne aux intérêts de celui qui la reçoit comme formation, comme conditionnement. Par exemple, vos parents n’ont-ils pas répété maintes fois qu’il fallait gagner sa croûte dans la vie? Ce faisant, ils vous faisaient à l’idée que vous alliez travailler toute votre vie, il s’agissait là d’un conditionnement. Capitaliste? Pas nécessairement, mais il était toutefois teinté de cette idéologie parce que vos tuteurs omettaient de vous préciser qu’une minorité d’êtres humains, issue d’une autre classe, la bourgeoisie, n’allait pas travailler identiquement, n’allait pas bûcher dur pour gagner sa croûte, qu’elle n’avait qu’à récolter le fruit de votre labeur pour profiter sereinement de la vie et gagner celle-ci en «mérite» (En réalité, c’est nous qui gagnons leur vie, mais le conditionnement capitaliste nous enseigne que ce sont eux qui nous nourrissent «Ne mordez pas la main qui vous nourrit».) .

Mais si ce conditionnement vous avait fait part de cette exploitation, vous n’auriez pas vu les choses de la même façon. Depuis votre tendre enfance, vous n’auriez pas regardé la bourgeoisie de la même façon, sachant qu’elle retirait un profit du labeur d’autrui, dont le vôtre, pour s’adonner aux plaisirs de toutes espèces et d’une ignoble indifférence aux misères humaines de la «majorité». Votre respect envers votre employeur, en vieillissant, aurait été tout autre, car sa prétention du mérite ne vous aurait pas trompé, ni les soit disant risques qu’il aurait entrepris, car vous auriez su que le risque était partagé sous ce système et que vous auriez semble t-il, fait votre juste part dans la société, comme lui comme entrepreneur.

Notre modèle capitaliste, teinté d’un conditionnement incomplet quant à l’éducation des masses, ne rapportant pas tous les faits du modèle actuel, comme l’exploitation du labeur d’autrui par exemple, ou le fait que le «mérite» et le «risque» des bourgeois ne sont que fictifs, ne peut être que totalitaire dans ces conditions, parce que les débats de fond, entre autre sur l’exploitation, n’ont pas eu lieu, ni à l’âge adulte, ni à l’âge de la puberté, ni à l’âge de l’enfance, où l’on imprègne dans notre mémoire tous ces concepts de base, comme «gagner sa croûte dans la vie», dire «s’il vous plaît», etc.. Le débat de fond en question, comme désiré dans le système capitaliste –par les capitalistes-, passe sous le tapis afin de repousser les vaines tentatives de repousser les limites de l’ignorance de la masse laborieuse, ce qui permet  la domination de cette dernière par la minorité bourgeoise (Au Québec, il y a environ 180 000 employeurs, nous sommes des millions camarades salariés.).

Autrement dit, oui, nous vous avons modelé. Du moins, quelqu’un l’a fait, non nécessairement consciemment ou intentionnellement, mais ce fut fait. Et par cette modélisation, votre caractère combatif quant à vos droits de travailleur, de créateur de richesses, ne dépassera pas les limites que l’on vous a imposées à votre jeune enfance sauf si… Sauf si vous avez par accident, ou par curiosité, accès à d’autres sources d’informations. Et lorsque vous tombez sur des contradictions, lorsque vous êtes apte à percevoir les classes, à en comprendre les intérêts, vous ne pouvez passer outre le débat idéologique sauf si…, sauf si vous le décidez volontairement. Il ne s’agit donc plus de simple conditionnement, mais d’un choix, qui vous appartient, bien entendu. Et dès lors que vous faites ce choix, vous cessez d’être un simple conditionné, pour devenir un aliéné volontaire. C’est-à-dire que vous ne défendez aucunement vos propres intérêts, en toute connaissance de cause et  que vous choisissez cette voie, qui vous apparait la meilleure; soit par opportunisme, soit par insensibilité, donc par égoïsme d’une certaine façon, ou par individualisme, ce qui revient sensiblement au même finalement.

Individualisme, opportunisme, autonomiste idéaliste.

Le conditionnement dans lequel nous nous développons est sans contredit enclin à nous mener vers l’individualisme, par l’opportunisme, ce que certains québécois, issus d’une branche très idéaliste, nommeront l’autonomisme, ce qui n’est en réalité qu’un travestissement du terme utilisé. Cet individualisme est conditionné par la propagande d’un environnement, ce dernier invitant à fermer les yeux sur les malheurs des autres.

Et qui dit individualisme, ne passe pas à côté de l’opportunisme, mais en dépend. Car les malheurs des uns, sont certainement révélateurs quant au bonheur des autres, tout comme le marathonien n’est pas totalement déçu de voir son adversaire s’effondrer avant la ligne d’arrivée. Même s’il s’agit d’un élément déterminant pour le nouveau vainqueur, il s’agit également d’opportunisme, car en perdant, l’effondré laisse à autrui la chance de gagner. Mais une chose est certaine, toutes et tous ne gagneront pas, et toutes et tous profiteront des erreurs des autres, par opportunisme. Car ils sont conditionnés pour ce, plutôt que d’être conditionnés à soutenir leurs camarades tombés au combat et à les aider à terminer la course.

L’opportunisme se caractérise certes par un moindre, sinon par un grave égoïsme envers les autres. Il divise les humains, conditionnés pour ce sous le régime capitaliste, quitte à les opposer les uns aux autres, à les mener vers une compétition féroce. Ils iront même jusqu’à défendre des idées ne défendant pourtant pas leurs intérêts de classe. Tel est le danger de l’opportunisme, il peut aisément suivre le vent, puis soudainement ne plus servir les intérêts de celui qui frappe la balle au bond, pour ensuite servir ceux, temporairement, de celui qui vient tout juste de lancer la balle frappée au bond, vice-versa.

Celui d’une classe, le prolétaire par exemple (salarié), peut sortir de celle-ci par opportunisme. Gagnant par exemple un lot à la loterie, un prolétaire ayant vendu sa force de travail toute sa vie peut ensuite acheter la force de travail de ses anciens camarades issus également du prolétariat. Ainsi, il passe de l’exploité à l’exploitant, en attrapant la balle au bond, par opportunisme. Mais combien y a-t-il de balles pour le nombre de joueurs, et le sachant, comment faire fi du fait que le système capitaliste concentre inévitablement les richesses chez une très minime minorité bourgeoise (détenant les moyens de production)? Les dés du jeu sont truqués et on s’impose démocratiquement nous-mêmes d’y jouer tout de même.

Sinon, un simple travailleur, épargnant, peut disposer de capitaux suffisants pour débuter son entreprise, pour ensuite passer de l’exploité à l’exploitant, encore par opportunisme, par une chance saisie dans un système qui crée ces «chances». Rappelez-vous, pas de pomme sans pommier. L’infrastructure du système capitaliste, ses lois sur la propriété privée entre d’autres, conditionne et crée les potentialités que l’on connait, dont l’exploitation du labeur d’autrui via des moyens de production privés, acquis sur des conditions données par des conditionnements, eux-mêmes produits d’antécédents processus, cela, possiblement sans fin.

Une chose est certaine, l’opportunisme oblige l’individu l’appliquant, à fermer les yeux sur les conditions de ses anciens camarades de classe, sinon sur ses propres anciennes conditions. Un exploité, s’étant plaint toute sa vie de son exploitation, peut donc, pour ainsi dire, devenir le salaud qu’il dénonçait à ses camarades prolétaires. L’opportunisme peut donc se préciser autant par le type qui achète à pseudo-rabais des pneus d’hiver, que par le type qui profite largement de ses égaux, des humains, via la santé privatisée par exemple. Mais encore, lorsque l’opportuniste saisit sa chance, il oublie de fait, la réalité. Par exemple, que les pneus ne sont pas en spécial, qu’ils sont moins chers pour X raison, mais il saisit sa chance tout de même averti, préférant ne pas s’attarder à ce soucis, qu’il dira de pacotille en contrebalance de son plaisir de dépenser ce qu’il ne possède finalement qu’artificiellement.

Et lorsque l’opportunisme se mêle à l’aliénation, l’aliénation volontaire est une réalité, parce qu’elle comporte une dose d’aliénation, et d’opportunisme, certes volontaire. Et des deux, nous constatons que l’aliénation devient  parfois un choix. Pourquoi? Parce qu’elle sert alors les nouveaux intérêts de l’individu, appartenant désormais à une nouvelle classe, sinon espérant y appartenir. Ainsi, cet individu démontre un individualisme patent vis-à-vis ses semblables et découvre ce qu’appellent les adéquistes, l’autonomisme. Certes, l’autonomisme n’a rien à voir avec le capitalisme, il s’agit là d’une valeur, tout comme les valeurs familiales, ou les valeurs dites de liberté, dont les idéalistes, tels les adéquistes ou toutes ces sauces capitalistes, tentent de s’approprier, frauduleusement, en modifiant la signification dudit terme.

Aliénation volontaire

Mêlant ces deux adjectifs, que sont l’aliénation et l’opportunisme, nous vient l’aliénation volontaire. C’est que, l’individu, l’exploité surtout, en vient à appuyer des projets qui le serviront personnellement, tout en punissant ses semblables de classe, ses camarades prolétaires par exemple. Prenant lui les promesses électorales d’un parti populiste comme positives, visant justement à s’asservir ces aliénés, il met de côté les intérêts de ses camarades de classe créatrice de richesses, sinon ses propres futurs intérêts, en espérant tirer son épingle du jeu. Ce faisant, il se tire plutôt dans le pied, mais surtout, dans ceux de ses camarades de classe, les prolétaires.

L’encouragement des pouvoirs bourgeois n’est au fond que le reflet d’une vache habituée de se faire traire, et en redemandant. Elle n’en est pas moins exploitée pour son lait.

Ainsi, il favorise l’intérêt bourgeois, lequel ne demande qu’à diviser les masses laborieuses qu’il exploite. Car ainsi, divisés, ces travailleurs, ces prolétaires, ne peuvent créer de véritable rapport de force entre les deux classes et sont donc plus faibles pour défendre leurs intérêts de classe exploitée «majoritaire», contre ceux de la minorité parasitaire qui ironiquement, les exploite.

À titre d’exemple, les États-Unis d’Amérique, depuis déjà plusieurs années, amènent des capitaux à Cuba, les distribuant injustement, inéquitablement aux Cubains, défiant ainsi au passage, les règles établies de ce pays socialiste- aux travailleurs défendant le capitalisme surtout (des opportunistes égoïstes vis-à-vis leurs camarades de classe à mon humble avis). Ainsi, ils créent des divisions, des classes, des écarts de richesse, qui favorisent leurs intérêts capitalistes. Et ainsi, ils favorisent l’individualisme, l’égoïsme, ou ce qu’appelleraient les adéquistes, de l’autonomisme. Ils favorisent le capitalisme en créant des conditionnements allant en ce sens. Les «bébelles», les divertissements, sont comme d’antan, toujours efficaces pour abrutir les masses. La politique du pain et des jeux a fait ses preuves par le passé et continue de le faire aujourd’hui.

Mais ce faisant, ils mettent également en péril l’humanité, sinon sa majorité laborieuse, sachant très bien que seule une minorité en tirera réellement profit. L’exploitante, bien sûr! Et ce faisant, ils excusent indirectement, l’ordre établi, c’est-à-dire, la dictature bourgeoise. Et c’est le but.

L’aliénation volontaire ne sert donc aucunement les intérêts de la majorité laborieuse de ce monde, les prolétaires, mais plutôt, sa minorité parasitaire, les bourgeois. Ils n’ont pas fait plus que les autres pour avoir tous ces mérites, le système capitaliste le leur a concédé et les capitalistes ont créé le capitalisme. L’aliéné se plaint parfois qu’il y toujours eu des riches et des pauvres dans ce monde de misère, et que c’est ainsi, mais il ne se plaint jamais du fait qu’il existe un système créant ces deux bassins d’humains, divisés par des lois dogmatiques qui se fichent des facteurs humains, de ces dit systèmes imposés par des minorités.

Conclusion

Je dirais donc, pour ma part, que l’aliénation volontaire est l’un des pires ennemis de la révolution, mais qu’il est l’un des meilleurs alliés de l’ordre établi, soit de la dictature bourgeoise. Car de fait, l’opportuniste sert indirectement, sinon directement, les intérêts de la bourgeoisie minoritaire et parasitaire, en divisant les troupes, en divisant les masses laborieuses, en divisant les prolétaires majoritaires, exploités par cette minorité bourgeoise.

Les arguments balancés par les capitalistes sont toujours les mêmes, et ironiquement, ils proviennent de l’argumentaire capitaliste, défendant ce parasitisme, et prônant l’asservissement le plus total de ceux qui créent ironiquement ce qu’ils quémandent, la richesse.

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Lawrence Canon l’inconséquent ou l’hypocrite?

Publié par sylvainguillemette le 21 février, 2011

«Le canada condamne vigoureusement  la répression en Libye, où le pouvoir exerce une  force meurtrière  contre des  manifestants innocents… »

Lawrence Canon, le ministre des affaires étranges du Canada, comme vous le savez, s’aime bien conséquent et successif dans ses idées. Il condamne la violence du régime libyen, oui mais…

Lawrence Canon n’a jamais condamné la répression égyptienne ou tunisienne, avant les évènements de la fin de 2010 et du début de cette année-ci. Bien au contraire, Lawrence Canon soutenait de plein gré les dictatures pro-OTAN et pro-Israël qui sévissaient en ces terres. Il a d’ailleurs rajouté récemment, en ondes avec Sébastien Bovet à RDI (Radio-Canada), qu’il appuierait encore une dictature, tant qu’elle apporterait une stabilité régionale, donc une hégémonie de l’OTAN et par conséquent, d’Israël.

Lawrence Canon n’a jamais condamné le régime colombien d’Alvaro Uribe, qui exerçait et qui continue de le faire sous Santos, une étroite répression contre les journalistes, ou contre les militants syndicalistes ou encore, contre de simples opposants politiques. En décembre 2009 par exemple, on ne dénombrait pas moins de 2000 cadavres dans un charnier découvert en Colombie. Il s’agissait de corps de militants pacifistes, zigouillés par les paramilitaires que financent l’État colombien et états-unien –via la CIA-. Le régime Harper serrait la main de ce régime taché de sang sous Uribe, et continue de le faire sous Santos…

2006, Israël massacre plus de 1100 civils libanais, et répète l’audacieux crime contre les Palestiniens en 2008 (1600 civils), et puis en mai 2010, Tel-Aviv assassine froidement 9 passagers d’un bateau privé dans les eaux internationales de balles derrière la nuque. Non seulement Lawrence Canon ne condamnera pas ce dégoûtant chapitre sioniste, mais il clamera la légitime défense pour toutes ces atrocités, pourtant commises hors du territoire israélien.

Lawrence Canon est si conséquent que lorsqu’il accuse l’Iran de vouloir se doter de l’arme nucléaire, il omet le fait qu’Israël possède déjà cet arsenal nucléaire et que cet État voyou pour sa part, rejette véritablement les agents de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique hors de ses frontières (Ce dont El Baradei se fichait également soit dit en passant…).

Avec un ministre si conséquent, on devrait s’attendre à le voir condamner la torture de ces régimes, mais c’est que monsieur Canon soutient celle de Guantanamo et des régimes qui en ont fait usage, avant les évènements de la Tunisie et de l’Égypte. Par exemple, la Colombie et Israël continuent de torturer leurs prisonniers ennemis, et Canon s’en fiche éperdument, comme il se fichait également des sévices imposés par la dictature de Mubarak ou celle des Ben Ali.

On pourrait également s’attendre à ce qu’il condamne l’embauche d’enfant-soldats en Afrique centrale, mais il devrait alors se départir de certains amis du secteur minier, et rapatrier l’enfant-soldat Omar Khadr arrêté par les États-Unis d’Amérique illégalement …, dans un pays qu’il occupait en bon canadien, à leurs côtés. Omar Khadr ne demande que cela, lui, la conséquence de monsieur Canon, sauf peut-être, en ce cas précis, puisque monsieur Canon n’a jamais condamné la torture de l’enfant-soldat dans des geôles jugées illégales par la Cour Suprême des États-Unis d’Amérique elle-même. En effet Guantanamo échappe à toutes règles internationales, même aux nationales.

En fait, avec les conservateurs au pouvoir au Canada (Rappelons que les Libéraux sont tout aussi complices et que le Bloc a parfois soutenu Israël également… ), on ne peut pas en attendre d’avantage de la part de Lawrence Canon. Les conservateurs sont les amis de ces régimes dictatoriaux qui fléchissent au Proche-Orient, mais ils doivent donner bonne figure et jouer les pare-feu, pour éviter les véritables révolutions dont ils sont effrayés.

La Tunisie, en ce sens, et ce qui se trame en Islande, peuvent bien demeurer  tabous dans les médias de masse, pour être évacués par les masturbations collectives sur des pseudo-révolutions où certes, les pantins sont dépouillés et lynchés, mais où certes également, les tireurs de ficelles demeurent intacts, ni même nommés.

Lawrence Canon n’est pas conséquent ou inconséquent, c’est un menteur, un salaud et un hypocrite.

Doit-on se soucier de la répression exercée par la Libye contre son peuple, contre sa base? Nous, prolétaires, oui! Et nous devons la condamner! Mais pas Lawrence Canon! Pas ce salaud, cet hypocrite!

Lawrence Canon, pour la stabilité du Canada, ne condamnerait peut-être pas une dictature en sol canadien… Serait-il conséquent d’après vous?

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Abolissons le Conseil du Patronat

Publié par sylvainguillemette le 1 février, 2011

Musée du PatronatLe Conseil du Patronat, ce porte-voix pour la minorité parasitaire bourgeoise, s’est prononcé sur la loi anti-briseur de grève. Il favoriserait, quel hasard, son abolition…

Mais j’ai une bien meilleure idée encore! Nous devrions abolir le Conseil des Larves, qui ne sert de toute façon que des trous de cul ayant eux-mêmes amplement les moyens de se défendre, contrairement aux travailleurs, qui pour seulement contrer le vampirisme des parasites bourgeois, doivent s’unir via des syndicats, ce qui leur donne un semblant de rapport de force qui, nous le voyons bien, n’équivaut qu’au droit de japper.

Monsieur Dorval, président du Conseil des Paresseux, argue que la minorité parasitaire bourgeoise n’investira pas d’avantage, dans un endroit où les règles pour définir les limites de l’exploitation, donneront quelconque contrepoids aux travailleurs salariés, aux prolétaires. Mais qui s’en étonne au juste? Si ce n’est que lui qui, après avoir rencontré des détaillants et des commerçants, en vient à cette conclusion, cachant elle-même un totalitarisme des plus flagrants, mais passé sous silence par nos chers médias de masse, plutôt conciliants eux-mêmes au diktat du patronat. Lequel?

Celui de la concentration de la richesse au sein de ceux que défendent monsieur Dorval et son Conseil désuet de la Pourriture, qui lui, ne tient pas compte de ce fait obstiné, qu’est la concentration de la richesse au sein de la minorité parasitaire bourgeoise –dans une économie capitaliste-, détenant les moyens de production. En cela, ceux que défendent monsieur Dorval et son Conseil des Parasites, deviennent inévitablement les seuls potentiels acteurs des investissements, au Québec comme ailleurs où ce régime capitaliste est appliqué, euh…, imposé.

Bref, le Conseil des Potentats que préside monsieur Dorval s’obstine à remettre, constats après constats, des totalitarismes qui se refusent de reconnaître que la richesse n’est pas partagée, et en ce sens, il ferme les yeux sur le fait que les lois économiques du capitalisme sont vétustes, voire déconnectées de la réalité.

Et puisque j’ai de si bonnes idées, pourquoi s’arrêter là?!? Puisque le capitalisme ne fonctionne pas, qu’il impose des dogmes relatifs à des lois économiques qui ne répartissent pas la richesse, tout en en faisant fi, pourquoi ne pas abolir le capitalisme, ce salariat qui engraisse, ceux qui engraissent monsieur Dorval, qui est incapable de gagner sa vie dignement, en faisant sa juste part, comme les travailleurs qu’il opprime de ses verbes?

Le Conseil des Trous de cul ne peut finalement que représenter ces justes personnages, en balançant ici et là, la merde qu’ils extirpent de leurs tripes, pendant que les travailleurs vident les leurs à faire vivre ces trous de cul.

Débarrassons-nous des Trous de cul, en nous débarrassant du salariat et de la sorte, nous nous débarrasserons des merdes qu’ils évacuent.

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L’Émancipation du Prolétariat passe par l’abolition du Salariat

Publié par sylvainguillemette le 6 janvier, 2011

Très bref retour en arrière

L’être humain n’a pas toujours été libre, même s’il ne l’est aujourd’hui qu’en apparence –En toute relativité à sa condition avec le capital-, ou du moins, il a parcouru son histoire via diverses classes, toujours assujetties celles-là, à une certaine minorité élitiste, pour ainsi la nommer. On pourrait aujourd’hui croire qu’il est arrivé au summum de sa libération, de son émancipation, mais il n’en est rien, bien au contraire. Il lui faudra pour ce, comprendre qu’il ne peut être assujetti à personne d’autre qu’à lui-même, ou qu’à son espèce en général -Le rapport de force oblige et de la sorte, ce dernier repoussera toujours les limites de l’exploitation de l’humanité par elle-même, il repoussera également donc, la bêtise collective pour faire place à la conscience collective.-.

L’humain s’est donc, après s’être défait des monarchies –Je ne ferai pas le tour des diverses époques, je noierais le lectorat dans un vaste ragoût de radotage. Et je n’ai pas non plus l’intention de rapporter les derniers vestiges d’un passé……, dépassé pour le peu de foi que je puisse détenir.-, buté à la dictature de la bourgeoisie, classe possédante, qui venait tout juste elle-même de damer les monarques pour installer son propre dictat. Cela va de soi qu’il y avait gain pour l’humanité, et on ne pourrait l’infirmer puisque la dictature bourgeoise représentait néanmoins une plus grande partie de l’humanité que celle des monarques et donc, une plus grande représentation populaire également et conséquemment, un plus grand partage des richesses créées par les paysans et divers artisans, ou les salariés de ceux-là.

Mais aujourd’hui, avec les conséquences qu’occasionne l’existence de cette classe minoritaire et parasitaire, on ne peut que remettre en question cette nouvelle formation d’oligarques, concentrant visiblement chez elle, la richesse créée par les autres. Et cela n’est plus réfutable, et les récentes statistiques permettant de noter une nette concentration de la richesse chez une minorité  de millionnaires et de milliardaires l’affirment également. Seuls les idiots utiles du capitalisme continuent d’affirmer, sans bégaie, que la richesse est créée et méritée par les possédants des moyens de production et nul autre. Et seuls ces mêmes propagandistes ne cessent d’affirmer également, que la richesse peut se répartir dans le système capitaliste des bourgeois, quand on y met l’effort et les sacrifices. Comme si ces efforts et ces sacrifices n’étaient pas communément consentis par les travailleurs faisant vivre ces parasites…, comme si les seules bonnes statistiques n’étaient que les leurs, comme si les seules bonnes solutions aux maux qu’ils équivalent ne pouvaient que provenir d’eux. Mais en réalité, l’idéalisme philosophique qui les afflige leur impose de perpétuer leur bêtise, et la nôtre par l’intérêt commun qu’ils puissent avoir entre eux. Mais là encore, en réalité, il lui faut comprendre (au prolétariat) qu’il ne fait pas partie de cette classe parasitaire qui se pavane embourbée des «babioles» et de ces inutilités diverses de luxure ou de pacotille, créées par sa propre classe laborieuse et salariée qui, grâce à sa force de travail conjuguée à des moyens de production –Qui appartiennent à ceux qui peuvent se les permettre, soit donc ceux qui possèdent du capital. Les chances de s’enrichir n’appartiennent donc également et ironiquement aussi, qu’à ceux qui peuvent se le permettre, donc aux riches.-, peut se permettre d’ajouter de la valeur aux produits de base qui n’en possèdent point ou peu, eux-mêmes, ces derniers, extraits et transformés par d’autres salariés en amont des chaînes de production. Finalement, la classe salariée n’a pas accès aux moyens de production qui permettent l’enrichissement personnel –Sauf si elle en a les moyen$.- , ni même à toutes les babioles qu’elle peut créer de son labeur, mais ses exploitants, eux, cette minorité de possédants de ces moyens de production (Au Québec, nous sommes des millions de travailleurs, et il y a environ 180 000 employeurs.), le peut. Et parce que cette dernière possède les moyens de s’approprier les «moyens de s’enrichir», elle possède par conséquent, via les moyens de production, les moyens de se payer l’exploitation du labeur du prolétariat, en un statut statué par elle-même, via ses valets à l’Assemblée nationale du Québec et des autres capitales de ce monde.

Les nouveaux oligarques

Ces nouveaux tyrans sont des gentilshommes, ils portent la cravate. Le veston carreau, très rarement, sauf pour se démarquer, comme des coqs. Ils possèdent le capital, et en le possédant, ils possèdent tout, même les libertés et les droits. Dont la «liberté» d’exploiter son prochain, mais encore faudrait-il que le prolétariat soit destiné à devenir son prochain. Ce n’est point le cas, malgré que des loteries tentent de s’assurer d’un tel partage du trône via celui des richesses, et nous l’observons clairement en voyant ces nouveaux gestionnaires du jour, gâcher leur fortune illico dans des babioles inutiles qui n’ont plus rien à voir avec une demande consciente, cela ne fonctionne pas. Le prolétariat est inconscient de ses propres conditions, de ses propres conditionnements y menant évidemment donc.

Comment ces bourgeois exploitent-ils leur prochain? De diverses façons, dont par les besoins primaires, secondaires, et etc. des prolétaires, et via également, le labeur d’autrui –du prolétaire en l’occurrence-, dont ils tirent profits de la valeur ajoutée qu’il crée, celui-là, vendant sa force de travail pour subvenir à ses besoins et/ou ceux de sa famille.

Les bourgeois, classe possédante des moyens de production, peuvent ainsi exploiter les besoins naturels des êtres humains (dont ils font pourtant partie…), conditionnés ou non à consommer ces produits. Tout le monde n’a pas besoin de manger des bananes plantain épicées, mais tout le monde a le besoin de manger. Ce n’est pas une nécessité de boire de la bière, mais tout le monde doit boire de l’eau, sans tarder plus de 3 jours, sans quoi la mort est une issue potentielle et redoutée.

Il faut donc au prolétariat, une réponse en l’offre à sa demande, mais ironiquement, c’est  lui qui crée l’offre de son labeur, contre un salaire offert par les bourgeois qui pour ce, fournissent les moyens de production nécessaires à la création de richesses, pour créer cette même richesse dont le prolétariat fait également la mendicité… C’est qu’il faut comprendre que pour posséder les moyens de production, il vous faut préalablement du capital pour en faire l’acquisition et que donc, ce préalable pour devenir bourgeois, n’est certainement pas la condition «gagnante» de tous les prolétaires de ce monde, et ce serait mathématiquement impossible, si on constate et que l’on accepte le fait que les voies possibles pour faire fructifier les capitaux sous les lois de ce système capitaliste, ne sont pas accessibles à toutes et tous dans le «vrai monde». Concrètement, le prolétariat est à la botte des bourgeois, et il n’a d’autre choix, quitte à entreprendre lui-même, que de vendre sa force de travail à ces bougres qui lui offrent en réalité, la «chance» d’être exploité. Et comme nous l’avons vu déjà, l’entreprenariat n’existe que sous certaines conditions préalables, dont la possession du capital pour ce, indispensablement. Nous en viendrons toujours, quelque moyen utilisé; capital amassé, héritages, capital reçu en prêt, etc.., au préalable du capital et nous le savons, tous les humains sur Terre n’ont certes pas la condition idéale pour faire fructifier des capitaux…., qu’ils n’ont même pas au départ à leur naissance. L’observation de ce fait présent dans notre système, de ce conditionnement bref, me paraît inévitable pour éviter une suite totalitaire dans nos constats futurs. Car si totalitarisme il y a sur la question, l’aveuglement volontaire pour la suite des constats au sein de ce système ne pourra que se buter à la contradiction. Et certaines de ces contradictions pèsent lourdement sur certains aspects de notre vie de tous les jours, comme par exemple quand vous tombez malade.

Car en outre, l’exploitation de la maladie devient l’un des ultimes couronnements (La privatisation des services concernant l’eau s’en vient au Canada dès 2011, possiblement.) des droits divins que peuvent s’octroyer ces nouveaux parasites que sont les bourgeois, ayant remplacé les monarchies. D’abord parce qu’ils y gagnent à tous les niveaux, d’autant plus qu’une nouvelle source de profit commis sur le labeur d’autrui leur est octroyée, et parce que tout à coup, ils deviennent les propriétaires inévitables des moyens de soigner le prolétariat qui, d’ailleurs, pansera ironiquement des plaies faites en créant la richesse via son labeur exploité par ces mêmes premiers. Le mouton se tond désormais tout seul chez les «humains».

Car posons la question simplement et autrement. Qui dans ce système économique aux répartitions de la richesse inexistantes, pourra donc entreprendre en la matière, si ce n’est celui qui en a les moyens, si ce n’est donc, que cette minorité qui possède les moyens de s’enrichir dans ce système dont les dés sont pipés par eux et pour eux? Poser la question, c’est y répondre, non?

La bourgeoisie est la seule qui peut s’extraire de la pauvreté, mais cela en exploitant le labeur, les besoins et les maladies d’autrui. Ce n’est guère leur mérite ou leurs sacrifices et souffrances qui leur octroient des divins droits de la sorte, mais leur seule place dans la société capitaliste qu’ils ont modelée à leur image parasitaire. Et comme ils disent, car je n’en suis point, les malheurs des uns font le bonheur des autres. Des vautours, de véritables «vampires» en fait.

L’exploitation du prolétariat par la bourgeoisie

Les libertariens, ces capitalistes plus sectaires que nature, affirment que l’exploitation du labeur n’existe point, mais ils ne peuvent que se tromper, puisque nous sommes à même d’observer le contraire de leurs affirmations, en un simple regard sur le rapport employeur/employé.

Les libertariens affirment que le rapport employeur/employé est une bonne entente entre les deux parties et que chacune d’elles, y tire son compte, son intérêt, dans cette «entente».

Mais pourtant, quand vous rencontrez un employeur, l’entente se fait bel et bien sur les modalités de votre salariat; de ce que vous apportez de bénéfique à l’entreprise contre un salaire. Il y a donc un salaire contre un service, un service qui inévitablement, doit apporter une fructification des capitaux de l’entreprise, sans quoi, ce salaire sera considéré comme excessif pour la bonne survie de l’entreprise. Bref, le salaire offert par l’employeur, dans la plus saine des gestions capitalistes, doit apporter son lot de richesse. Sans quoi, on coupera celui-là, en guise de «restructuration» financière ou budgétaire. Qu’importe le nom que les capitalistes donneront à cet ouvrage malsain et dictatorial, il en sera ainsi pour satisfaire les dogmes du capitalisme le plus productif et le plus sain, selon ces premiers.

Quant à ces «ententes communes» citées par les capitalistes pour légitimer l’exploitation de l’être humain par ses semblables, n’oublions surtout pas le contexte où celles-ci sont conclues, c’est-à-dire, dans un monde capitaliste le légitimant via le pouvoir octroyé en échange des capitaux que détiennent une minorité d’avantagés par le système capitaliste.

Le candidat à l’emploi se présentera donc sous son plus beau jour à la candidature d’un emploi, sachant que celui qui lui offrira la chance d’être exploité le jugera entre autre sur ce, soit son apparence, ses compétences et sa réputation. Il mettra  conséquemment ses plus beaux habits, il apportera ses plus belles manières, cessera même de porter ses coudes à la table pour l’occasion, où il usera du VOUS pour désigner son négociateur d’en face, qui n’en fera pourtant pas toujours autant. Et ces ententes se résulteront à quoi au fond, si ce n’est qu’elles ne peuvent qu’en représenter celles des modalités conclues, en termes de résultantes,  de l’exploitation dudit labeur de l’aspirant exploité par son exploitant bourgeois?

Reconnaissons que le prolétaire devra tout de même fléchir, tout en négociant de moindres conséquences d’exploitation, néanmoins d’une exploitation indéniable et certaines, dans un contexte où le privé et le rapport employeur privé et employé salarié sera de mise, pour subvenir à ses besoins ou et/ou ceux de ses proches. Autrement dit, il est indéniable qu’un employeur privé retire une valeur ajoutée du labeur du prolétaire, du salarié qu’il embauche, de sorte que cela concède une réalité où il y a bel et bien une exploitation  en cour, qu’on ne peut que démentir….., en mentant.

Le libertarien ajoutera alors qu’il est possible que l’entreprise ait à fléchir, elle aussi, aux lois du marché; celles de l’offre et la demande. Il dira que si l’offre est trop grosse, l’emploi du salarié sera coûteuse et non bénéfique, qu’elle sera une bonté vis-à-vis le prolétaire préservé, ce salarié «sauvé du chômage». Il précisera ceci et cela, tout en continuant de nier l’existence d’une exploitation lorsque les contextes seront une opportunité d’affaires et un évident bénéfice pour l’employeur. Et pourtant, dès lors qu’il y aura eu existence de «profit», il y aura automatiquement eu existence d’exploitation. Mais encore…

Les lois du marché ne sont-elles pas après tout, les dogmes imposés par la dictature qui possède les moyens de production? «Et alors?» seriez-vous porté de dire… Et alors on nie l’existence du fait qu’il existe une situation où quelqu’un, à savoir le possédant des moyens de production, obtient des faveurs de personne salariés, c’est-à-dire du prolétariat, soit l’assurance de fournir la force de travail nécessaire pour faire fonctionner les moyens de production qu’ils possèdent à des fins mercantiles, cela, parce qu’ils ont les moyens de le faire, précisément dans ce modèle économique -Qui bien entendu, les confine lui-même, à la minorité où le capital s’amasse dans ce modèle économique.- et afin de faire fructifier certes, un nombre de capitaux investis préalablement –Un capital possédé préalablement aussi donc.-. Autrement dit, les capitalistes espèrent pouvoir exploiter le salarié, si le marché et le contexte le permettent. Il n’y a là aucune différence, s’il ne s’agit que de celle entre la «volonté» et le «fait accompli». Il y a exploitation. Osez le nier.

Si l’exploitation du labeur du prolétariat existe, que peut faire le prolétaire pour y mettre fin?

Il existe une foule de solutions de sortie pour le prolétaire. Certains l’inviteront à jouer le jeu des capitalistes, donc à devenir bourgeois et à exploiter à son tour, d’autres le prieront de joindre des syndicats, ce qui n’est que légitime après tout, quand on remarque que le patronat, lui, se réunie bel et bien autour d’outils le défendant, dont certains partis politiques, comme l’ADQ, le Parti québécois, ou le parti Libéral du Québec. Mais encore, au Québec, le patronat peut aussi compter sur des «centres de recherche» aux valeurs mercantiles dont; Fraser, l’Institut économique de Montréal, Cyrano, le «Réseau Liberté Québec» et bien d’autres dont je ne veux pas faire la publicité ici, mais à savoir toutes les couches pleines de Quebecor, mais qui fort heureusement, n’affichent aucune véritable étude digne de ce nom pour contrer nos arguments voulant démontrer que la richesse ne pourra jamais être répartie dans leur système capitaliste truqué.

Autrement dit, oui, il existe des solutions, mais celles affichées ci-haut ne sont pas celles que je préconiserais, bien que je sois syndicaliste avoué. Il y en a d’autres…

Il faudra d’abord pour le prolétariat, faire le constat qu’il fait partie d’une classe. Il lui faudra ensuite, faire l’étalage de ses intérêts, versus ceux des bourgeois, puisqu’il en conviendra qu’elles forment deux classes opposées, et cela afin de comprendre que les uns et les autres, n’ont aucune chance de se concilier dans un rapport exploitant/exploité.

Bref, le prolétariat en viendra au questionnement suivant, s’il fait ces premiers constats. Il en viendra à se poser la question : « À quoi bon verser un dividende à un parasite n’en détenant aucunement les mérites, mais seulement les moyen$ que lui attribuent le système capitaliste, qu’il a lui-même mis en place?»

Et finalement, le prolétariat ne pourra que conclure que son labeur ne mérite pas d’être exploité par des parasites, n’ayant autre chose que leur capital en guise de mérite de ce labeur consenti contre un salaire. Mais que pourra t-il donc faire, outre ces solutions grotesques citées qui ne mettront aucunement fin à l’exploitation de son labeur?

La révolution…

La révolution n’est pas singulièrement la prise des armes, il s’agit en fait d’un changement qualitatif. L’abolition du salariat n’a rien de quantitatif, et tout de qualitatif comme changement. L’abolition de la «liberté» des bourgeois d’exploiter le labeur des prolétaires représente ici non seulement un changement mineur au niveau de la répartition de la richesse via de meilleurs impôts progressifs et des taxes sur ci et cela, mais représente plutôt un changement de la structure, qui confinait jusqu’ici, les richesses aux minorités parasitaires possédant les usines et les divers moyens d’exploiter le labeur des autres, des majoritaires du prolétariat en l’occurrence.

Et il est grand temps que les travailleurs salariés, majoritaires, se débarrassent des parasites qui vivent de leur labeur. Il est grand temps que ces parasites fassent leur part sur ce caillou qu’est la Terre, comme tout le monde. L’abolition du salariat ne pourra que les confronter à leurs devoirs vis-à-vis les autres habitants de ce caillou.

Le prolétariat doit se débarrasser du capitalisme. Le prolétariat doit s’émanciper et gérer lui-même son labeur, sans que quiconque ne le parasite. Le prolétariat doit abolir le salariat, le capitalisme.

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