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Articles Tagués ‘réseau liberté québec’

Gérald Deltell, un défenseur des droits humains sélectif

Publié par sylvainguillemette le 6 avril, 2011

Bertrand Cantat, ayant été condamné pour le meurtre de sa femme, Marie Trintignant, est invité par le Théâtre du Nouveau Monde et par Wajdi Mouawad et cela choque avec raison une bonne part du Québec, voire même du Canada. Et tel l’opportuniste qu’on le connait, Gérard Deltell s’est emparé du flambeau, pour inviter l’Assemblée nationale à barrer le chemin du tueur d’«une seule personne» qu’est l’ex-chanteur de Noir Désir. Et vous comprendrez pourquoi j’use de cette forme.

Non pas que ce ne soit pas un drame que le meurtre de madame Trintignant, au contraire, et c’en est un de plus sur le dos des femmes, mais toujours à l’affut d’une opportunité, le chef de d’une ADQ agonisante aurait mieux fait de se faire conséquent, et de se taire.

En effet, lorsque George Walker Bush Jr s’est présenté sur le sol canadien et québécois, et qu’il y a fait des conférences très onéreuses, nous n’avons pas entendu parler les adéquistes de l’odieux, alors que pourtant, l’ex-président des États-Unis d’Amérique était lui, responsable de plusieurs centaines de milliers de morts, la plupart, des civils, dont certes des femmes et des enfants dans le tas de «viande hachée».

Or, les faits démontrent, sur divers débats, tant de la bloguosphère que sur les sites officiels des soutenants de l’ADQ, dont les membres du Réseau Libârté Québec, qu’une bonne tranche des adéquistes soutenait ardemment les efforts de guerre de George Walker Bush Jr contre les «musulmans» et ses anciens alliés, devenus désuets et lourds à traîner.

Il en a été de même avec Benjamin Netanuyahu, lequel a également foulé le sol, en toute complaisance des conservateurs d’ailleurs, qui appuyaient et appuient  toujours très ouvertement le terrorisme d’État d’Israël et de ses crimes perpétrés contre l’humanité. Une bonne part des adéquistes, sous Mario Dumont, soutenait là encore, les crimes d’un État voyou, cette fois, d’Israël. Sharon, Olmert et tous les autres… Même Levni était une poseuse de bombe dans les quartiers de Gaza à ses débuts. Quelle équipe de champions ces capitalistes anti-corporatisme (Ils couchent avec ceux qu’ils accusent, ils sont le cancer de la race humaine.).

Je n’accuserai pas Deltell d’avoir soutenu un tueur de masse, mais plusieurs membres de son parti, eux, l’ont fait, sans entrave de leur ancien chef. Et toujours est-il qu’il ne s’est pas offusqué de la visite de ce monstre lors de sa visite «au pays». Deltell était tout aussi  muet que les conservateurs le sont sur la question des crimes de guerre graves et des crimes perpétrés contre l’humanité; et par les forces de l’OTAN, et par Washington en particulier (qui bafoue tout ce qu”il impose aux autres…) et précisément par Israël.

Les opportunistes sont ainsi, ils ont la mémoire courte, ou ils sont sélectifs dans leurs diatribes à l’encontre des «monstres» de la nature. Et Gérard Deltell est bel et bien un opportuniste.

Plutôt que de dévoiler son acerbe sélective envers des drames humains, il aurait mieux fait de lancer quelques espadrilles avec Amir Khadir…

Plutôt que de dévoiler son acerbe sélective envers des drames humains, il aurait mieux fiat de lancer quelques espadrilles avec Amir Khadir… 

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Éric Duhaime est-il un agent de la CIA? La question se pose!

Publié par sylvainguillemette le 1 décembre, 2010

Éric Duhaime, cofondateur du Réseau liberté Québec (RLQ), accusait récemment Amir Khadir d’avoir un agenda caché. Un agenda islamiste… Il enjoignait madame David de faire attention à son acolyte. Mais aujourd’hui, je vous demande à mon tour, Éric Duhaime a-t-il lui-même un agenda caché? N’a-t-il pas lui-même, des comptes à rendre aux travailleurs mécontents du régime libéral, qu’il tente de berner avec ses promesses d’un moindre État, lui qui travaille à la conciliation des intérêts de la bourgeoisie tout en prônant le démantèlement des forces laborieuses syndicales unies?

Mais d’abord, présentons le personnage.

En tout premier lieu, Éric Duhaime va se chercher un baccalauréat en science politique et une maîtrise en administration publique. On pourrait ici croire que c’est ce n’est que vertus et qu’il a de bonnes intentions.

Mais rapidement, monsieur le populiste prend du galon et se rend responsable de conseiller différents chefs de partis politiques, dont Stockwell Day, Mario Dumont et étonnamment, Gilles Duceppe, jadis marxiste. Qui aurait cru que monsieur Duceppe puisse avoir besoin de conseils d’un apologiste de Pinochet?

Il travaille ensuite pour l’Institut Économique de Montréal, un tentacule néo-libéral financé, entre autre, par les frères Koch.

Il écrira également ses torchons idéologiques dans des couches pleines dédiées pour ce, les Journaux de Québec de monsieur Péladeau, qui reprendront à leur tour, toutes les thèses libertariennes -sans offrir les antithèses- de ceux qui se clament de la lucidité.

Il ira ensuite se donner de la crédibilité, aux yeux des vautours qu’il sert, en auxiliant, en tant que directeur pour une ONG en Irak, le National Democratic Institute (NDI), faisant elle-même partie de la fameuse National Endowment for Democracy (la NED), créée pour cause et créée surtout, pour coordonner les Coups d’État de la maison blanche, et ses dictatures de par le monde. La NED a fait le tour des pays d’Amérique latine dans le dernier siècle, et elle y a mis en place des écoles de torture bien à elle. D’ailleurs, étonnamment, suite au passage de monsieur Duhaime en Irak, occupée alors par des troupes impérialistes états-uniennes, britanniques et autres, le gouvernement fantoche irakien interdira les travailleurs de l’électricité de s’associer sous des bannières syndicales, ce qui crée une grave violation du droit des travailleurs de se syndiquer, de s’unir, comme le font pourtant les bourgeois autour d’oracles tel que le RLQ au Québec. Mais cela va de pair avec les principes étonnamment contradictoires de monsieur Duhaime, et son apologie par exemple, du régime d’Augusto Pinochet au Chili quant à ses prétentions de «sauver la démocratie en Irak». De toute façon, on ne peut pas sauver la démocratie en travaillant pour la CIA, l’entité terroriste la mieux financée du monde… Et d’autre part, on peut préciser que cela va également de pair avec les principes si chers de monsieur Duhaime, qui ne cesse d’apologiser le régime du défunt Augusto Pinochet, mis en place, lui aussi, par la CIA, le 11 septembre 1973.

Alors refaisons le poids des deux personnages.

Éric Duhaime qui accuse Amir Khadir d’avoir un agenda islamiste, alors qu’Amir est athée, et que sa famille ait du fuir le régime islamiste de Téhéran, suite à la révolution islamique… Ou, Éric Duhaime lui-même, qui participe aux côtés d’outils pour ce, au Coup d’État en Irak, et à la mise en place d’un régime où les travailleurs seront tous dociles au diktat des patrons, et où surtout, ils n’auront plus le droit d’unir leurs forces pour défendre leurs intérêts communs, de classe, comme le font pourtant les bourgeois au Québec, sous les bannières de différents groupuscules, comme le RLQ.

Par ailleurs, précisons que l’Irak, suite à l’invasion des amis impérialistes de monsieur Duhaime, qui y feront des tas de crimes de guerre et d’atrocités contre les civils, donc en parfaite cohérence avec les principes de monsieur Duhaime dont l’apologie du régime de Pinochet est connue de toutes et tous au Québec, a privatisé ses ressources pétrolières et gazières, au grand plaisir et profit des Empires pétroliers et gaziers des «pays occupants», qui comme par hasard –il est partout ce hasard!-, sont également les financiers de la carrière de monsieur Duhaime! Bref, il était tout à fait normal que monsieur Duhaime aille traire ses vaches à lait!

Donc finalement, on ne peut pas dire qu’Amir Khadir ait un agenda caché, rien ne le prouve, et rien ne nous laisse le penser. Mais on peut dire que monsieur Duhaime sert les pétrolières, lesquelles ont financé d’ailleurs, son groupe d’extrême droite économique et morale, le RLQ. On peut également dire qu’il a participé à l’occupation de l’Irak, aux côtés des criminels états-uniens et britanniques, et des pétrolières, qu’il a largement servi. On peut aussi déceler une part de jeu politique en Irak de sa part, puisqu’il est évident qu’il y a manipulé les opinions pour faire interdire les syndicats des travailleurs de l’électricité. On peut donc dire qu’il a œuvré pour le compte du patronat irakien, ou étranger, en Irak, et que bref, lui qui nous demande le démantèlement des syndicats au Québec et partout dans le monde, a concilié pour sa part, le patronat autour d’une cause commune, d’une cause de classe!

Éric Duhaime aurait-il un agenda putchiste caché? Mieux encore! Lui qui joue le jeu des faucons états-uniens en Irak, pour le compte du paravent putchiste «NED», et qui sert donc la cause israélienne, n’aurait-il pas un agenda sioniste? La question se pose également!

Une chose est certaine du moins, il a un agenda «anti-travailleur salarié», pro-patronat, anti-syndicat et un agenda putchiste au passage! Et chose certaine aussi, nous n’aurons pas à mettre madame Marcotte en garde des «agendas connus» d’Éric Duhaime, car ils ont de toute façon les mêmes intérêts!

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Du Tea Party au Réseau Liberté Québec, 9 novembre 2010, Stéphane Nicolas

Publié par sylvainguillemette le 10 novembre, 2010

Joanne Marcotte, la fondatrice du Réseau Liberté Québec (RLQ), l’affirme à qui veut l’entendre, le « Réseau Liberté Québec » est un « mouvement populaire », « grassroots » composé de citoyens préoccupés par les idéaux de « liberté et de responsabilités individuelles ». Éric Duhaime, un autre fondateur du RLQ, ne se cache pas de vouloir implanter un Tea Party québécois1. Comme nous le verrons, la comparaison est juste à plus d’un titre puisque le RLQ, tout comme le Tea Party, est largement appuyé par les mêmes think tanks et les mêmes bailleurs de fonds issus de grands lobbys privés.

Tea party, think tanks et Koch Industries

Le Tea Party, cet autre « mouvement grassroots », est notamment commandité par le think tank Freedom Works2. Ce groupe de pression est très actif ; il assure avoir « formé » plus de 150 000 personnes à sa doctrine ultralibérale, une copie conforme du discours officiel du RLQ : «Moins d’impôts, moins de gouvernement, plus de liberté».

Freedom Works dispose d’un budget annuel de « 10 millions de dollars », auquel contribuent largement les frères Koch3. Charles et David Koch ont en effet donné, via leurs fondations ou des dons privés, environ 8 millions de dollars au groupe Citizens for a Sound Economy, lequel deviendra Freedom Works.

Il faut dire que le groupe Koch Indutries, un puissant groupe pétrolier du Kansas, a largement les moyens d’investir dans ces mouvements avec 98 milliards de dollars de revenus en 2009, dont 40 milliards pour les seuls frères Koch (180 000 $ par minute)4, on est loin des classes populaires…

Les mêmes frères Koch financent plus d’une trentaine de groupes de pression qui démentent tous en bloc le réchauffement climatique. De 1997 à 2008, leurs généreuses contributions à ces groupes se sont élevées à plus de 48,5 millions de dollars5.

Le but de l’opération est simple : utiliser les influences intellectuelle et médiatique de ces think tanks afin de mettre en scène une « expertise » et convaincre l’opinion publique que le réchauffement climatique n’existe pas, ou que l’Homme n’en est pas responsable ou encore qu’il ne sert à rien d’agir… et surtout éviter d’inclure les coûts environnementaux dans la production du pétrole, ou d’en demander un contrôle démocratique.

Koch au Canada : RLQ, l’Institut Fraser et l’Institut économique de Montréal
Au Canada, l’Institut Fraser a reçu plus de 175 000$ de la famille Koch de 2005 à 20086. Et l’investissement est rentable puisque le think tank assure une bonne diffusion des idées « climato-sceptiques » par la publication d’articles, d’entrevues, de films qui dénoncent « l’alarmisme des environnementalistes »7,et sa participation au « climate-gate ».

C’est ce même Institut Fraser qui appuie le RLQ. Présent par un kiosque à l’entrée de sa conférence publique du 23 octobre dernier. C’est aussi l’Institut Fraser qui jalonne la carrière de Éric Duhaime, co-fondateur du RLQ, depuis son stage de maîtrise à l’Institut jusqu’à ses plus récents écrits8.

Éric Duhaime travaille également pour l’Institut Economique de Montréal (IEDM) fondé par la même personne que l’Institut Fraser : Michaël Walker. Son directeur, Michel Kelly-Gagnon était présent le 23 octobre dernier, tout comme celle de l’institut Fraser (et ex-directrice de l’IEDM), Tasha Keiriddine, une conférencière du RLQ, comme Maxime Bernier, le vice-président de l’IEDM, conférencier du RLQ également, tout comme Adam Daifallah, un autre étudiant boursier de l’Institut fraser 9 et fellow de l’IEDM.

Ezra Levant, un autre invité du RLQ, vient de publier un livre sur les vertus morales des sables bitumineux albertains : « Ethical oil ». Et précisément, Koch Industries est l’une des compagnies pétrolières qui dominent l’exploitation polluante du pétrole albertain. Ezra Levant a d’ailleurs brillamment débuté sa carrière conservatrice en étant Summer Fellow à la Koch Foundation, puis en travaillant pour l’Institut Fraser10.

Si l’argent du groupe Koch, via Americans for Prosperity a contribué à organiser plus de 1 000 Tea Party aux USA11,12… il en a aussi organisé un, le 23 octobre dernier, au Québec, via l’Institut Fraser.

Lorsque le « mouvement populaire » du RLQ assure la promotion du « climato-scepticisme », ce n’est que le discours de ces 2 des think tanks ultra-libéraux et conservateurs13 qu’il reprend, et ce sont bien les intérêts de la famille Koch qui s’expriment à travers eux. Moins d’État pour des sociétés pétrolières comme Koch c’est moins d’impôts, c’est avant tout plus de bénéfices, et un droit de polluer jamais remis en question.

Défier l’establisment médiatique

Le Tea Party a également reçu l’appui du magnat de la presse, Rupert Murdoch, directeur de Fox News14. Glenn Beck, un de ses « journalistes », mormon born-again, conservateur, sioniste radical assumé, y joue un rôle important.

Au Québec, le RLQ entend, lui aussi, tout comme le Tea Party « défier l’establishment médiatique », et son Rupert Murdoch québécois s’appelle Pierre Karl Péladeau, à la tête de son empire médiatique.

Quebecor était présent par un stand lors de la conférence du RLQ, distribuant gratuitement le Journal de Québec. Quant à savoir qui jouera le rôle de Glenn Beck, le choix est large entre ses chroniqueurs et journalistes : Richard Martineau, Joseph Facal, Nathalie Elgaraby (de l’IEDM, ex directrice de l’Institut Fraser), Éric Duhaime, etc.

Notons également que Quebecor imprime la revue « Perspectives » de l’institut Fraser. C’est également l’ex-employeur de Tony Teneycke, le premier invité d’honneur du RLQ, remplacé finalement par Ezra Levant, lui aussi employé du groupe par le biais de SUN TV.

Lorsque le RLQ parle de « défier l’establishment », il faut donc entendre la défense des intérêts de Quebecor et sa volonté de prendre un virage ultra-conservateur. Moins d’État ici, signifie surtout moins de réglementations, plus de revenus, moins de syndicats, moins de CRTC.

« Réformer » le « modèle québécois », développer les gaz de schistes

Et le RLQ, quand il se fait l’avocat d’une coupe à blanc dans le « modèle québécois » tient également le même discours que l’Institut Fraser ou l’IEDM. Il défend également les intérêts de firmes d’assurance privées comme par exemple toutes celles que détient Paul Desmarais, dont la femme, Hélène, préside également le conseil d’administration de l’IEDM.

La famille Desmarais possède aussi des parts importantes dans le gaz naturel via le groupe Suez, et l’IEDM, tout comme l’institut Fraser, prépare leur ruée vers l’Est et le gaz de schiste du Québec.

Il donne la parole au patronat15 de ce secteur pourtant largement déréglementé16 qui plaide pour encore moins de taxe, de contrôle et de permis. C’est d’ailleurs aussi la position de Jacques Brassard et Reynald du Berger, deux autres invités du RLQ.

Loin d’être réformiste, cette droite assumée fait l’apologie d’une véritable révolution dans laquelle les plus riches refusent toute redistribution de la richesse, et la monopolisent, en toute liberté… pour eux !

Une organisation partisane et ses hommes politiques

Alors que le RLQ est enregistré, comme tous les think tanks, comme une « organisation de rencontres politiques (sic) non-partisanes », le réseau semble pourtant largement orienté vers l’ADQ sur la scène provinciale et par le parti conservateur sur la scène fédérale.

Les fondateurs sont tous adéquistes ou conservateurs presque sans la moindre exception. L’attrait d’un électorat mobilisé par les radios de droite de la région17 est grand pour certains hommes politiques.

Qui raflera ce pactole politique et sera la Sarah Palin du RLQ ? Éric Caire, Maxime Bernier18, Gérard Deltell se proposent, on attend avec impatience leur photo en Bikini.

Conclusion

Si le RLQ se décrit comme un mouvement populaire de droite, ce n’est pourtant encore vrai que de façon très embryonnaire. En revanche, son ascension correspond exactement à la convergence de groupes puissants qui font valoir leurs intérêts aussi fort que leurs journaux, leurs think tanks et leur argent le leur permettent.

Les différents thèmes politiques abordés par le RLQ ne sont que la juxtaposition de ces intérêts. Si la droite libérale est maintenant connue pour ses relations affairistes avec la construction, les garderies, la mafia, etc. la droite ultra-libérale et la droite conservatrice portent aux affaires des grands lobbys du pétrole, du gaz, de la presse et des assurances.

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1 Quebec’s’Tea Party’ is born, Andrew Chung, Toronto Sun, 5 septembre 2010. Disponible sur http://www.thestar.com/news/canada/article/856919–quebec-s-tea-party-is-born

2 http://blog.lefigaro.fr/transamÉrica/2010/10/la-face-cachee-des-tea-party.html

3 Le Freedom Works compte 34 collaborateurs et revendique 800 000 membres aux USA. http://crooksandliars.com/taxonomy/term/7833,7762,5883

4 http://network.nationalpost.com/NP/blogs/fullcomment/archive/2010/05/11/tim-mak-the-men-behind-the-money-behind-u-s-conservatism.aspx

5 Selon un rapport public de Greenpeace, la prodigue famille pétrolière finance notamment les groupes conservateurs AmÉricans for Prosperity, le Heritage Foundation, le Mercatus Center et le Cato Institute. : http://www.greenpeace.org/international/en/news/features/dirty-money-climate-30032010/ voir le dossier complet sur http://www.greenpeace.org/usa/en/media-center/reports/koch-industries-secretly-fund/

6 http://www.straight.com/article-300619/vancouver/fraser-institute-among-dozens-climate-denial-groups-funded-oil-company-report-says

7 http://www.fraserinstitute.org/fr/research-news/news/display.aspx?id=12085 ou encore Fraser Institute, “Understanding Climate Change: Lesson Plans for the Classroom,” Holly Lippke Fretwell and Brandon Scarborough, 30 June 2009 http://www.fraserinstitute.org/researchandpublications/publications/6819.aspx

8 “Liberté de choix et transparence s’imposent”, Éric Duhaime Le Devoir 14-15 mars 2009.

9 Il a reçu en novembre 2001 une bourse de 10 000$ de la part de l’institut et a codirigé sa revue étudiante : Canadian Student Review, Octobre/Novembre 2001, p 2.

10 http://en.wikipedia.org/wiki/Ezra_Levant

11 http://thetyee.ca/News/2010/11/01/TeaPartyTies/

12 http://pourquedemainsoit.wordpress.com/2010/09/18/tea-party-un-masochisme-a-l%E2%80%99amÉricaine/

13 Dans la rubrique « l’iedm dans les médias » de son site web, l’institut fait une revue de presse des articles portant sur le RLQ… http://www.iedm.org/main/media_fr.php

14 http://blogues.cyberpresse.ca/hetu/2010/09/03/les-milliardaires-du-tea-party/

15 Voir notamment l’article « En tête à tête avec Robert Bédard », Perspectives, Printemps 2009, volume 2. Robert Bédard est le directeur de Athéna Energies Marketing, il y fait valoir l’importance de ne pas taxer les compagnies minières qui veulent exploiter le gaz de schistes au Québec. Entrevue réalisée par Tacha Keiriddine, directrice régionale de l’Institut Fraser, invitée du RLQ.

16 Ezra Levant a d’ailleurs lui aussi brillamment débuté sa carrière conservatrice en étant Summer Fellow à la Koch Foundation, puis en travaillant pour l’Institut Fraser.

17 Dont CHOI-FM qui semble jouer un rôle prépondérant dans la promotion du RLQ. Une radio qui emploie notamment Éric Duhaime, et propriété de RNC Média dont le directeur est Raynald Brière, l’ancien directeur de TVA, groupe Québécor. http://www.ledevoir.com/culture/62275/raynald-briere-passe-a-radio-nord

18 Maxime Bernier est vice-président de l’IEDM et promet le pactole : l’abolition de l’impôts sur les entreprises.

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La démocratie est-elle garante de l’omniscience?

Publié par sylvainguillemette le 26 octobre, 2010

Puisque la démocratie n’est pas garante d’omniscience, je dirais que notre manifestation du 23 octobre 2010, en réponse au rassemblement de l’extrême droite économique et morale du RLQ, fut une patente réussite!

Aux évidentes tentatives de privilégier une fois de plus la bourgeoisie au détriment du prolétariat en temps de crise capitaliste, les opposants à ce projet ont pour leur part une fois de plus exprimé leur rejet, arguant que les solutions apportées par le Réseau Liberté Québec n’étaient que celles, monolithiques, répondant à une économie préalablement pipée.

En effet, les solutions proposées par le RLQ aux maux qui affligent le Québec, ne sont que celles qui avantageront la bourgeoisie, en réponse pourtant, à leurs antérieurs caprices. Le RLQ propose donc une moindre participation de l’État, de sorte que tout à coup, celui qui servait leurs intérêts ne semble plus les servir. En fait, l’État étant l’outil du parti au pouvoir, il fut longuement l’outil des bourgeois, lesquels les partis au pouvoir consécutifs du Québec, ont grandement servi. Mais rien ne va plus, et les syndicats, mouvance des conséquences d’une lutte de classe, ont paraît-il, pris leur place au sein de cette conciliation de classe. Un naturel adversaire des intérêts de la bourgeoisie pourtant, le syndicalisme a bel et bien sa place au sein d’une économie capitaliste, divisant les êtres humains en deux classes bien précises; les exploitants, les exploités. Mais le RLQ veut la soumission totale du prolétariat et nie l’existence de cette classe, prétextant qu’il y a consentement entre les deux parties, plutôt que d’admettre qu’il y a consentement sur les «modalités» de l’exploitation d’une classe par l’autre.

Par exemple, le RLQ propose de limiter la participation de l’État au minimum dans les affaires sociales des Québécoises et des Québécois, c’est-à-dire, de ne lui permettre que l’«obligation» de faire respecter la propriété privée, dont celle des moyens de production. Or, cela ne serait finalement, que faire respecter la dictature bourgeoise, parce qu’en cela, rien ni personne, ne pourrait questionner cet ordre établi. Les «anti-syndicalleux» comme ils se nomment eux-mêmes, n’ont toutefois rien à déplorer de l’existence de lobbys bourgeois tels : FRASER, IEDM, Conseil du Patronat, les partis capitalistes, et j’en passe…

Le RLQ propose donc également de remplacer notre système de santé universel, déjà bien amoché par la participation du privé et son coût exorbitant, par un système totalement privé. De sorte que, toutes et tous seront redevables aux bourgeois possédants les cliniques de santé et les hôpitaux pour se faire soigner, et que ces derniers seront les seuls en mesure d’entreprendre en la matière et de profiter allègrement de la maladie d’autrui, puisqu’ils auront le préalable nécessaire pour ce, le capital. Voilà d’ailleurs leur seul «mérite». Rien ne serait plus beau pour ces parasites que de pouvoir profiter des malades, qu’ils occasionnent par ailleurs eux-mêmes, via les exploitations diverses auxquelles ils soumettent les prolétaires. Des milliers de Québécoises et Québécois sont blessés chaque année dans des accidents de travail et il en meurt en moyenne 190 annuellement, détruisant là, les mythes du «risque pris», des «sacrifices» et des «efforts» consentis seulement disent-ils, par les bourgeois.

Mais le RLQ s’est étrangement alourdi de personnalités plutôt gênantes, pour défendre de tels dogmes. On y prône l’autonomisme, mais la plupart des figures connues ayant participé au rassemblement du RLQ en ce 23 octobre, furent à la remorque de l’État québécois et/ou canadien, ou de sales bourges. Sinon, c’est qu’ils furent, comme Jeff Fillion par exemple, chanceux de ne pas avoir à «travailler pour vrai», de ne pas avoir eu à faire d’effort physique ou intellectuel, pour déblatérer ses débilités populistes, au profit précisément, d’un bourgeois dont les intérêts sont certains, ici.

Le RLQ s’est sinon construit avec les efforts de démagogues et d’apologistes du régime d’Augusto Pinochet. Rappelons-nous le torchon idéologique de madame Marcotte, qui ne faisait finalement, que dépeindre la gauche en «mal» absolu, sans pourtant y argumenter ses propres idées, révolues et ratées à l’essai, ailleurs… Éric Duhaime sinon, a bel et bien minimisé l’impact sur les Chiliens, du régime de Pinochet, reprenant des données économiques à la main, en guise d’excuse, pour l’inexcusable. Encore faut-il admettre que ces données ne sont pas reconnues par d’autre, que les bourgeois, les libertariens et l’ensemble de leurs sbires. Gérard Deltell pour sa part, n’a semble t-il pas comprit le message des dernières élections, et croit, lui aussi, à tort, qu’une bouteille neuve, cachera le mauvais goût de son mauvais vin, amer et dégoûtant.

Une belle brochette de gens détestés par les Québécoises et les Québécois, tant pour leur faible fidélité, que pour leurs idées démagogues, dénuées de bon sens et d’argument, mais surtout, de justice sociale.

Les Québécoises et les Québécois ne seront pas dupes. Ils verront clair au jeu des libertariens, tentant de nous faire croire que, la solution à notre mal capitaliste, serait un capitalisme encore plus sauvage. Car si la démocratie n’est pas garante d’omniscience, le capitalisme, lui, n’est pas garant de justice sociale. Dans une économie où les richesses ne sont, et ne seront jamais partagées, il est difficile de faire gober au prolétariat, mendiant ironiquement cette richesse qu’il crée de son labeur, qu’un capitalisme plus pur et plus dur lui serait favorable de quelque façon que ce soit, s’il était «autonomiste» et remis à lui-même. Et d’autre part, tous ces services que nous procure l’État, seraient encore plus coûteux per capita une fois privatisés.

Est-ce que le RLQ propose véritablement une alternative? Ou n’est-il, justement, que le dernier souffle d’une droite agonisante? La mort de la droite économique partout dans le monde, les a plongé à se défaire des mollesses antérieures, pour se différencier en tant qu’extrémistes, voire intégristes, d’une mouvance plutôt sectaire, dénuée de fondement argumentaire logique et sain d’esprit.

Ces intégristes, ces idiots utiles à bourgeois, ne sont pas nos sauveurs, chers prolétaires. Ils sont, précisément, les sauveurs de cette classe parasitaire et minoritaire que forment les bourgeois, apeurés de perdre le contrôle de l’État, en pleine débâcle sous le système capitaliste, devenu corporatiste sous leur propre gouverne. Ils ne visent qu’à vous exploiter d’avantage, dans un semblant d’humanisme, où leur égoïsme transpire au-delà de leurs prétentions.

Soyez certains chers prolétaires, que nous, de l’Alternative socialiste, membre de Québec solidaire, veillerons à dénoncer leurs manigances, et à proposer de véritables alternatives au capitalisme, qu’il soit corporatiste ou non. Le «corporatisme» n’est d’ailleurs qu’un autre prétexte, pour déguiser une conciliation naturelle des intérêts communs de la classe bourgeoise, tout comme le syndicat, lui, répond aux intérêts communs des travailleurs salariés, donc exploités.

Merci à tous ceux et celles qui se sont déplacé(e)s pour l’occasion!

Sincèrement et solidairement camarades, continuons la lutte de classe, pour mettre fin au corporatisme, au salariat donc, et à l’exploitation de l’être humain par l’être humain!

«Pour aimer les hommes, il faut détester fortement ceux qui les oppriment.» J.P.Sartres

Sylvain Guillemette

Alternative socialiste

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