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L’ADQ, un parti au centre? Vraiment?

Publié par sylvainguillemette le 17 mai, 2011

Alors qu’on accuse le «colonel» Kadhafi d’avoir commis quelques crimes contre l’humanité, commis pourtant par tous «commandants en chef» états-uniens de l’histoire des États-Unis d’Amérique, et qu’en Israël on bafoue les droits humains des Palestiniens, butant ceux-ci aussi froidement qu’on abat ici, nos porcs destinés à faire du bon bacon, il y a nos petits maux de pacotille. Nos maux à nous, bien québécois…, ou culturels devrais-je préciser. Il y a l’affaire Turcotte pour détourner nos intérêts en nous troquant l’émotionnel contre le rationnel. «Maudit Turcotte, je lui couperais les couilles!»…

Et il y a un parti politique d’extrême droite qui veut nous faire croire qu’il y a un centre et qu’il s’y trouve, en termes de «valeurs qu’on y défend». Or, il ne relèverait que de leur ignorance crasse de ne pouvoir savoir qu’ils forment un parti de droite. Mais ma foi, pour le peu que je puisse vous présenter en termes de croyance, ce ne sont en fait que des hypocrites et des opportunistes. Et des populistes de fait, puisqu’il ne peut être autre chose «que de promouvoir au sein d’un collectif, que se collectif se désengage de ses engagements collectifs» afin d’opter pour une partie de capitalisme encore plus sauvage qu’il ne l’est déjà, que du capitalisme à l’état pur. Quand les rapports économiques (donc sociaux par conséquent) que l’on prône au sein d’un parti politique proposent à toutes et tous de faire chacun pour soi et que l’on prône sans cesse de se diviser d’avantage et de se rivaliser les uns les autres, je ne crois pas que l’on puisse nier faire partie d’une droite morale, économique donc, puisqu’ici, l’économique s’appliquera au diktat moral d’élus capitalistes.

Prétentions

L’Action Démocratique du Québec se prétend désormais de centre-droit, s’étant affiché jadis de droite, voire d’extrême droite, à en croire la liste des membres et des sympathisants. Rappelez-vous l’étroitesse des liens entre les extrémistes du RLQ et l’ADQ, sinon de ceux de la clique de Jeff Fillion avec ce parti, ou de ces libertariens et de ces autres déchets vomis par cette société capitaliste conditionnant l’égoïsme et l’individualisme. Bref, ce parti ne change d’étiquette que pour épargner les observateurs de leur appartenance indéniable à une droite morale indispensable à l’existence d’une droite économique. Autrement dit, ce sont des hypocrites.

Nous pourrions d’abord nous imposer du débat sur l’existence d’un centre, puisque l’extrême gauche nie ce «centre» et que l’argumentaire qu’elle présente n’est nullement contesté, ni par la droite capitaliste, ni par la gauche modérée. Certes, Jean Allaire, lui-même membre fondateur de l’ADQ, dit «débarquer» lorsque l’on parle de «droite et de gauche», appelant ainsi indéniablement à la conciliation des classes, ou même, à la négation de celles-ci, puisque que par ailleurs, certains capitalistes persistent à nier l’existence d’un rapport de classes entre les salariés et les employeurs. Or, ce membre-fondateur qui n’a rien de plus sage que ses pairs devrait constater qu’il y a d’abord une explication historique aux interpellations de la «gauche et de la droite» et il devrait également constater que les employeurs et les employés, formant chacun une classe, n’ont pas les mêmes intérêts et qu’ils ne peuvent donc pas se concilier via un programme politique capitaliste, d’autant plus que le programme politique adéquiste avantage nettement la classe bourgeoise (les employeurs) sur celle du prolétariat (les salariés), qui représente également la minorité de notre population humaine sur Terre. À quoi bon demander aux exploités de se livrer d’avantage à l’exploitation de ceux dont on protège visiblement les intérêts, ironiquement, les exploitants de ces exploités? Jean Allaire peut bien  s’estomaquer qu’on parle de gauche et de droite, il apparaît clairement que ce dernier vise un dessein dont je ne partage pas l’enthousiasme des issues potentielles en tant que salarié, un dessein avantageant la minorité parasitaire bourgeoise qui exploite; et mon labeur, et mes besoins, et ma santé via les calices de cliniques privées.

Liberté d’expression

Et si l’ADQ accuse les syndicats de parler au nom du peuple sans mandat, il me paraît nécessaire d’indiquer quant à moi, que les syndicats représentent une indéniable majorité de cette population humaine par rapport au patronat et à la bourgeoisie, que défendent l’ADQ et ses membres fils de riche, ou ces aliénés,  qui forment cette secte embourgeoisée qu’est l’ADQ. L’ADQ non plus, n’a pas le mandat de TOUS les citoyens du Québec pour parler des «valeurs québécoises», ou des «libertés», partagées par des êtres humains vivant sur une terre nommée le Québec. Les syndicats ont autant le droit de débattre sur les enjeux québécois et terriens en général, que le Conseil du patronat et les divers Instituts de mercenaires économistes, avantagés en capitaux par leur prise de positions pro-bourgeoise. Youri ou  madame Elgrably de l’Institut économique de Montréal, des impartiaux sans doute. Même Cyrano, ou Fraser, témoignent du parti pris de l’idéologie, dans ce régime capitaliste, pour les capitalistes. Ils sont constamment invités ici ou là pour expliquer les bienfaits mythiques du capitalisme, même sur les tribunes de notre société d’État Radio-Canada… Or, c’est un cancer dont souffre fortement l’humanité, ce capitalisme, et aucune statistique n’indique qu’il puisse sans l’État (contrant celui-là la bêtise humaine et les exploitations diverses de la minorité parasitaire bourgeoise), survivre à ses propres dogmes.

Et les syndicats ont autant  le droit de rapporter et de défendre les intérêts des salariés, des prolétaires, des exploités, bref, de la masse humaine, que le ministre du travail, avantageant historiquement toujours le bourgeois sur le prolétaire. Les syndicats ont le droit de rapporter les intérêts des créateurs de richesses au sein de ce système pourri dont jouit visiblement, la minorité parasitaire bourgeoise que défendent monsieur Allaire et le ramassis de ce qu’il a fondé. Allaire, un autre de ces autoproclamés «lucides», qui sait mieux que nous, ce qui est bon pour nous. Ils sont tous aussi paternalistes qu’ils nous accusent d’être aux mamelles de l’État. Ils sont aussi centralisés sur le Dieu Kapital que les défendeurs de l’«État éternel »le sont pour leur État. Ce qui est bien pour le Dieu Kapital n’a toutefois pas besoin de plaire aux masses. Si les avantagés paient bien leurs valets, ça vaut peut-être la peine d’ignorer les masses, qui sait… Allaire et les siens, ses sbires et le sbire qu’i l est lui-même, eux seuls, le savent. Ils savent tout.

Et c’est d’ailleurs une contradiction qui touche toute la droite, dans plusieurs pays du monde. On limite la liberté d’expression de ceux et celles qu’on ne veut pas entendre et on se drape de la «libârté» dans tous «nos tas de fumiers totalitaires» que sont ces couches pleines radotées par les libertariens. On vénère même au RLQ, Augusto Pinochet. Du moins, l’un des cofondateurs, Éric Duhaime, l’use pour expliquer le modèle qu’il souhaite établir au Québec. Des nostalgiques de Duplessis. Les contradictions sont des ombres de capitalistes.

Prenez l’exemple des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie, ce sont aux yeux du Canada; Conservateur, Libéral, NPD, Bloc Québécois et certainement le Parti Vert-, des terroristes. Mais les disciples de l’OTAN en Libye qui attaquent le gouvernement établi de Kadhafi, eux, sont des «combattants de la libârté».  Pourtant, ils font les mêmes actes, pour des intérêts forts différents et sont comme les «terroriss», financés par des États, en l’occurrence ici; Paris, Washington, Londres, Ottawa  et les multiples autres qui ont participé à cette opération directement ou indirectement. Et c’est ironiquement celui qui est le moins pire des deux groupes de «terrorisss», aux yeux du catholicisme, qui sera plus sévèrement puni.

Rappelons que l’ancien président colombien Alvaro Uribe a terrorisé à l’aide de ses paramilitaires, tant les FARC et leurs sympathisants que des journalistes trop curieux et des militants socialistes et syndicalistes (Décembre 2009, charnier 2000 corps).

Et après tout, avec toutes ces contradictions citées, nous sommes en droit de nous demander pourquoi le procureur du TPI qui accuse Kadhafi d’avoir ordonné; de la torture, l’usage de mercenaires et d’avoir tué des civils innocents sans défense avec des armes lourdes ne lance t-il pas les mêmes accusations sur tous les présidents états-uniens et chefs d’État  israéliens, français et britanniques qui se sont succédés au cours du dernier siècle…, non? Mets-en ciboire! Ils sont qui, eux, pour «faire ce qu’ils interdisent» de faire? La Black Water, ça n’est pas une firme de mercenaires? L’Irak, ce n’est pas un bain de sang? Et la torture, quand même! Le Canada a fermé les yeux sur de la torture pratiquée sur un enfant soldat canadien (Omar Kadhr) et elle fut pratiquée rappelons-le, dans une prison jugée illégale (Guantanamo) par la Cour Suprême des États-Unis d’Amérique elle-même. C’est le monde à l’envers, c’est de l’hypocrisie et ici, l’ADQ fait partie du problème en proposant pire.

L’ADQ, un parti d’extrême droite

Alors au-delà des apparences, l’ADQ n’a pas changé de camp. C’est un parti d’extrême droite, conciliant tant les fanatiques de la race que les fanatiques du capitalisme, un système économique qui fait faillite aux 30-40 ans et qui revit de ses cendres grâce au pillage des prolétaires. En effet, l’ADQ persiste et signe à croire en un système économique n’avantageant que les riches, pour des causes qui n’ont rien du mérite ou du sacrifice. Et lorsqu’Allaire invite à ce qu’on marche tous main dans la main, c’est seulement sous sa tutelle qu’il ordonne cette conciliation, c’est-à-dire sous une tutelle docile et servile au diktat du patronat, du diktat de la minorité parasitaire bourgeoise.

Alors au contraire, il faut surligner les tendances, tant de gauche que de droite, il faut préciser les camps. Il faut donc  contrer l’appel de ces fanatiques du fric et ne surtout pas concilier les prolétaires à la cause bourgeoise. La cause des exploitants ne peut pas être celle des exploités. Un prisonnier ne travaillera pas main dans la main avec son geôlier. Un torturé ne collaborera pas avec son tortionnaire. Le poisson ne doit pas se mettre à sauter dans la chaloupe…

L’ADQ n’a rien d’un parti populaire, c’est un parti patronal, un parti antisyndical, un parti anti-prolétaires, anti-salariés. L’ADQ sert la cause des Boss en bon québécois. L’ADQ, c’est tout le contraire de «l’ami du peuple» et bel et bien, «l’ami des patrons» et des multinationales, prêtes celles-là, à venir piller nos richesses à rabais, des rabais que leur concéderont nos amis adéquistes ou conservateurs (du pareil au même).

L’ADQ se prétend également contre l’immobilisme, mais ils nous promettent de facto, un immobilisme en ce qui concerne l’ordre établi, celui de la bourgeoisie et donc, ils nous promettent que sous leur gouverne, les richesses perpétueront leur ascension au sein de la minorité parasitaire bourgeoise que l’ADQ protège fièrement. Ce sont en fait eux, les immobilistes, qui nous stagnent dans le capitalisme, bien que ce système ait maintes fois démontré ses incapacités de fonctionner et sa dépendance de la misère humaine pour y parvenir au détriment de la masse et au profit d’une minorité dont ces adéquistes épousent les mérites autoproclamés, d’exploiter la vie d’autrui de toutes les façons envisageables. La misère humaine est le carburant des capitalistes et ce carburant devient une «liberté d’entreprendre» pour ces vautours de capitalistes. Là où il y a des besoins, il y a une potentialité d’exploiter son prochain et les capitalistes flairent vite l’affaire, et la défendent de tout leur torse.

Conclusion

Il faut donc, pour terminer, remettre les pendules à l’heure. Oui, il y a une gauche et une droite, une part de gens idéalistes qui croit en un système avantageant la minorité parasitaire bourgeoise et il y a cette autre part de gens, qui ne croit plus depuis longtemps, les balivernes de cette minorité de profiteurs, qui ne cherche qu’à tirer profit des misères et des besoins d’autrui. À Jean Allaire, rappelons-lui qu’il ne se bat pas pour nos intérêts à nous, salariés et créateurs de richesses, mais qu’il fait tout, au contraire, pour défendre ceux de nos exploitants. Nous n’avons donc aucune cause commune lui et nous salariés, et n’avons pas à travailler ensembles, lui et nous, artificiellement, hypocritement, pour qu’en phase terminale des projets de monsieur, on ne serve plus que les intérêts de la minorité parasitaire qui profite du reste des habitants de la planète. Et ce n’est pas messieurs Legault ou Sirois qui y changeront quelque chose, malgré de belles paroles populistes.

Terminons-en avec l’ADQ en 24 heures. Imposons à ce parti un débat avec des «anticapitalisme», sans possibilité de se défiler. La simple tenue d’un véritable débat, sans possibilité de s’ajuster au «vent du soir», devrait en persuader plusieurs que l’ADQ n’est bon à rien d’autre que de défendre les intérêts des parasites de cette société.

AVE Mario Dumont, dont je n’ai pas de nouvelle, boycottant «V». Avec ADQ, dont je n’ai de nouvelles que parce que j’ai besoin de couches pleines pour approvisionner ce blogue.

Sylvain Guillemette

Électeur Québécois qui ne croit pas au programme colonial et patronal de l’ADQ.

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Deux gars sua job

Publié par sylvainguillemette le 29 avril, 2011

-«Aïye» camarade, tu sais quel jour on était hier? C’test l’jour où on commémore la perte des vies humaines au travail.

-Ouin, pis? Moé, je fais ma p’tite affaire, pis le reste, je m’en calice. Je fais attention, t’sé.

-Tu t’en calices qu’un des nôtres crève à se faire exploiter par le Boss? Après ça, ce gros christ-là va flamber le fruit de notre travail sur des osties de cochonneries qui pourra même pas s’occuper lui-même. Pis toé, ça te fait rien…

-Minute là! Y crée de l’emploi en employant le monde autour de lui, y feraient quoi eux autres, sinon? Pis ton affaire là…, je te voé venir avec «ton syndicat», tu vas me voler ma paye mon ostie! Les syndicats sont trop puissants, pis coûtent trop chers…

-Tu rentres déjà travailler chaque matin pour te faire voler les fruits de ton travail, kossez ça peut ben te faire de plus? Pis l’autre, si y’engage, c’est toujours ben parce qu’y a les moyens de le faire… Pis les syndicats sont pas aussi puissants que la minorité du patronat, tabarnak, ils ont le gouvernement, les instituts à la con comme Fraser, Cyrano et IEDM, les médias privés et mêmes les médias d’État, puisque l’État sert en ce moment les intérêts de la minorité parasitaire patronale, que le gouvernement leur commande de défendre.

-Ben le Boss là, ses moyens, il a travaillé pour…, T’sé, le gars a pris des risques.., il a…

-Minute là toé, je viens tout juste de te dire que c’était aujourd’hui le jour de souvenir pour nos camarades salariés tombés au combat, pis toé, tu me parles de sacrifices? Pis eux? Ils n’ont rien sacrifié pour faire fructifier le ô kapital? La vie serait pas le sacrifice ultime après tout?

-Ouin, vu de même. Mais les efforts, eux? Ces gars ont travaillé fort pour avoir leur entreprise, ils ont tout…

-Chut, attends, le Boss passe…, faud…

-Ouin, pis tu sais qu’on n’a pas le droit de parler de politique au travail, tu te l’est déjà faire dire…, pis ça mis Fernand dans marde.

-Pourquoi tu penses qu’on a pas le droit?!? Précisément pour qu’on fasse pas ce qu’on fait là. Démystifier les mythes créés par ceux et celles qui profitent de c’te système de cul là. Quand je te parle du fait que tu fais partie d’une classe et que t’as des intérêts ben différents que ceux de ton Boss, c’est pour que tu sois apte à faire les changements nécessaires sur toé-même, pour que les choses changent autour de toé, après…

-Je veux ben moé, mais…

-Pis pour revenir sur les sacrifices, saches qu’un Québécois meurt tous les quatre jours au Québec, dans un accident de travail. En 2009, y a eu 190 pertes de vie de travailleurs, des gars comme toé pis moé qui veulent juste mettre du pain sua table. Pis y a pas de suivi de la veuve et l’orphelin dans ce compte là, c’pas comme avec le prince William et sa douce, qui vont coûter près de 10 milliards, pendant que le Boss des bécosses de la Grande-Bretagne, Cameron, impose ses plans d’austérité! Gros crotté! Conservateur de mes deux..!

-Ok pour les sacrifices là, j’ai compris. Mais les efforts eux? T’as pas répondu à ça. Tu sais pas quoi dire?

-As-tu un «méritomètre» toé?

-Non.

-Ben comment tu fais pour évaluer les efforts de chacun, selon les possibilités de chacun?

-Ben là, t’es voé ceux qui veulent, pis ceux qui se pognent le cul.

-Ah oui? Pis toé? Tu te pognes-tu le cul icitte?

-Christ non, tu’l sais ben trop. On n’a juste pas le temps, pis le Boss serait en beau ciboire.

-Justement, faque comment t’expliques que ton Boss finisse à midi, qui recueille les fruits de tes efforts, pis qui te demande constamment d’en faire plus qu’y en fera jamais, ce paresseux là? C’est qui, entre lui pis toé qui fait le plus d’effort? «Toé». C’est qui qui profite des efforts de l’autre, lui. C’est ti pas beau ça?

-Ben je voudrais pas gérer sa business, «moé», ça a l’air facile de même, mais pas sûr que tu serais capable toé non plus, «moé».

-Peut-être que là je n’ai pas les conditions gagnantes pour gérer son entreprise, mais avec des études et tout le tralala, je serais capable, peut-être.

-T’avais juste à étudier, jaloux…

-J’avais pas d’argent et j’ai fait d’autres choses, compte tenu de mes intérêts d’alors.

-Ben voilà.

-Non, pas du tout. Notre famille vivait des problèmes, les parents étaient en instances de divorce.

Ciboire Denis…, tout le monde n’as pas le même cheminement, tu l’sais ben toé. T’as perdu ta femme d’un cancer qui l’a emporté sans rien demander, ben trop jeune….

-Laisse ma femme tranquille.

-Scuse Denis, désolé. Je me su senti obligé de citer c’t exemple là, pour te démontrer que tout le monde avait pas le même parcours de vie. Pour te montrer que tout le monde commence pas avec le même arbre à «cash». Regarde Péladeau, Pôpa a tout fait à sa place.  Pareil pour beaucoup d’autres bourgeois «Québécois».

-Je le sais ça.

C’est vrai que ça a pas d’ostie de bon sens ça. C’est vrai que c’est contradictoire. Chu gêné de te le dire, mais christ, t’as raison. Mais qu’est-ce tu veux qu’on fasse?

T’sé, notre Boss, c’est la troisième génération. Y a rien fait, lui, pour se mériter, selon leurs excuses habituelles, tout ce qu’y a.  Mais comme je te dis, qu’est-ce tu veux qu’on fasse? Mais t’as raison…

-Justement! Pis c’pour ça que qu’il faut être fier de NOS sacrifices! C’pour ça qu’y faut souligner la perte de vie de certains de nos camarades, non pas nécessairement pour nos Boss, mais pour souligner surtout, le fait qu’y aient contribué de leur vie pour répondre à demande de la société dans laquelle y vivaient. Y en aura toujours des accidents, c’est juste dommage. Mais si seulement on pouvait cesser de mourir pour les intérêts d’un autre, d’une seule personne, ou d’un groupe préférentiel de personnes. Ça serait déjà ça!

-C’pas possible c’te monde là. Tu rêves.

-Tu penses?

-Mets-en! Ben trop ingrats les gens autour de nous. Regarde Paul… Il s’achète toujours 3 sacs de chips au dîner, pas foutu d’en partager une calice!

-C’est vrai qui y a du monde assez égoïste, mais commençons par nous même, camarade. C’est souvent par soi-même que le changement ne se fait pas…

-Faque tu disais…

-Je disais donc que c’était un jour de souvenir pour nos camarades créateurs de richesses.

-Ouin, des richesses qu’on goûte pas trop.

-Justement!

-Et tu proposes quoi pour faire changer les choses?

-Qu’on travaille pour nous-mêmes, dans des coopératives.

-Mais dans l’immédiat, là, y a tu une marche?

-Y en avait une hier, mais tu peux te reprendre pour la journée revendiquée par les travailleurs du Québec, dimanche, le 1er mai. Ce sera la fête des travailleurs, une autre belle occasion de souligner notre contribution à la société, pis de …

-Ouin, on contribue et on tète ensuite pour goûter un peu de c’te richesse là. Pis y veulent pas nous en donner plus qui faut…

-Les Boss ne nous donneront jamais ce qu’on veut. Le système est ben trop bon pour eux. Faudrait changer de système économique…

-Pis mettre quoi à la place?

-Notre propre diktat.

-Notre dictature?

-Précisément.

-Euh…..

«Hey! Travaillez donc calice, je vous paye pourquoi moé? Arrêtez de jaser!»

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Gérald Deltell, un défenseur des droits humains sélectif

Publié par sylvainguillemette le 6 avril, 2011

Bertrand Cantat, ayant été condamné pour le meurtre de sa femme, Marie Trintignant, est invité par le Théâtre du Nouveau Monde et par Wajdi Mouawad et cela choque avec raison une bonne part du Québec, voire même du Canada. Et tel l’opportuniste qu’on le connait, Gérard Deltell s’est emparé du flambeau, pour inviter l’Assemblée nationale à barrer le chemin du tueur d’«une seule personne» qu’est l’ex-chanteur de Noir Désir. Et vous comprendrez pourquoi j’use de cette forme.

Non pas que ce ne soit pas un drame que le meurtre de madame Trintignant, au contraire, et c’en est un de plus sur le dos des femmes, mais toujours à l’affut d’une opportunité, le chef de d’une ADQ agonisante aurait mieux fait de se faire conséquent, et de se taire.

En effet, lorsque George Walker Bush Jr s’est présenté sur le sol canadien et québécois, et qu’il y a fait des conférences très onéreuses, nous n’avons pas entendu parler les adéquistes de l’odieux, alors que pourtant, l’ex-président des États-Unis d’Amérique était lui, responsable de plusieurs centaines de milliers de morts, la plupart, des civils, dont certes des femmes et des enfants dans le tas de «viande hachée».

Or, les faits démontrent, sur divers débats, tant de la bloguosphère que sur les sites officiels des soutenants de l’ADQ, dont les membres du Réseau Libârté Québec, qu’une bonne tranche des adéquistes soutenait ardemment les efforts de guerre de George Walker Bush Jr contre les «musulmans» et ses anciens alliés, devenus désuets et lourds à traîner.

Il en a été de même avec Benjamin Netanuyahu, lequel a également foulé le sol, en toute complaisance des conservateurs d’ailleurs, qui appuyaient et appuient  toujours très ouvertement le terrorisme d’État d’Israël et de ses crimes perpétrés contre l’humanité. Une bonne part des adéquistes, sous Mario Dumont, soutenait là encore, les crimes d’un État voyou, cette fois, d’Israël. Sharon, Olmert et tous les autres… Même Levni était une poseuse de bombe dans les quartiers de Gaza à ses débuts. Quelle équipe de champions ces capitalistes anti-corporatisme (Ils couchent avec ceux qu’ils accusent, ils sont le cancer de la race humaine.).

Je n’accuserai pas Deltell d’avoir soutenu un tueur de masse, mais plusieurs membres de son parti, eux, l’ont fait, sans entrave de leur ancien chef. Et toujours est-il qu’il ne s’est pas offusqué de la visite de ce monstre lors de sa visite «au pays». Deltell était tout aussi  muet que les conservateurs le sont sur la question des crimes de guerre graves et des crimes perpétrés contre l’humanité; et par les forces de l’OTAN, et par Washington en particulier (qui bafoue tout ce qu”il impose aux autres…) et précisément par Israël.

Les opportunistes sont ainsi, ils ont la mémoire courte, ou ils sont sélectifs dans leurs diatribes à l’encontre des «monstres» de la nature. Et Gérard Deltell est bel et bien un opportuniste.

Plutôt que de dévoiler son acerbe sélective envers des drames humains, il aurait mieux fait de lancer quelques espadrilles avec Amir Khadir…

Plutôt que de dévoiler son acerbe sélective envers des drames humains, il aurait mieux fiat de lancer quelques espadrilles avec Amir Khadir… 

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WTC 11 septembre 2001, un attentat contre un Bouclier Humain?

Publié par sylvainguillemette le 24 mars, 2011

En effet, puisqu’il est d’ores et déjà acquis pour l’OTAN, ses sbires et les médias occidentaux, que les civils libyens tués par les Armes de Destruction Massive larguées par la coalition le furent par un dessein machiavélique du Colonel Kadhafi, constituant avec eux, un Bouclier Humain, ne serait-il pas d’augure pour les sceptiques de la «version Bush» du 11 septembre 2001 de conclure que les pompiers dépêchés sur les lieux par la ville de New-York, ne furent en fait que la constitution d’un Bouclier Humain par Washington?

Je pose la question, parce qu’il n’est pas vérifiable de conclure des suppositions des spécialistes hâtés par l’OTAN dans divers médias complaisants de l’invasion illégitime de la Libye par les forces impérialistes Yankee.

Par exemple, Radio-Canada, notre société d’État canadienne, propose un éventail de spécialistes, plus souvent, des militaires canadiens à la retraite; Gilles Paradis comme référence, ou Rémy Landry, si ce ne sont pas de pseudo-spécialistes de la question du Moyen ou Proche Orient, teintés, évidemment, d’un penchant pour les valeurs de l’OTAN et la défense absolue d’une Israël sioniste à souhait. Sami Aoun n’est qu’un exemple frappant de ces incapacités des médias occidentaux à traiter dans une égalité, des crimes de même importance pourtant.

Il a donc été «affirmé»  par des gens probablement malhonnêtes que le Colonel Kadhafi avait précipité des civils sur les lieux de «bombardements terrorisants»…, mais ne serait-il pas plus aisé de se demander pourquoi les avions de l’OTAN ont tout de même fait feu, sachant avec assurance, une assurance soutenue médiatiquement, à nos frais d’ailleurs, qu’il s’y trouvait des civils non-armés, soit disant dépêchés de force?

Effectivement, s’il y a lieu de croire avec «assurance» les dires des spécialistes de notre société d’État canadienne, qu’il y avait des civils non-armés et forcés de siéger les lieux de bombardements prédéfinis par l’OTAN et sensibles au despote Kadhafi, résultant des «dommages collatéraux» inacceptables dont on a eu part -que l’on nomme «terroristes» lorsqu’ils sont perpétrés par «nos ennemis»-, il y a plutôt lieu en réalité, de se demander pourquoi la «coalition humanitaire» a tout de même fait feu!

Nous ne pouvons, avec l’appui des «spécialistes» de Radio-Canada, qu’en conclure qu’il s’agit là, d’actes de terrorisme de la part des pays membres de cette coalition, dite humanitaire, qu’est en fait l’OTAN.

Mais encore, si l’excuse du Bouclier Humain tient pour les forces de l’OTAN, celle-ci, avec l’appui maladroit des médias occidentaux, tel celui de Radio-Canada, elle pourrait tout aussi bien être reprise par les «kamikazes» des attentats du 11 septembre 2001, à New-York et sur le Pentagone.

Nous récoltons après tout, ce que nous semons. Et comme excuse bidon à des crimes perpétrés par un État, donc par un peuple, nous avons déjà vu mieux.

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4 terroristes canadiens bombardent, à l’aide de leur CF-18, des cibles libyennes

Publié par sylvainguillemette le 23 mars, 2011

En effet, pour la première fois lors du Coup d’État dénommé «l’Aube de l’Odyssée Africaine» orchestré par Washington via l’OTAN, les impérialistes canadiens utilisent leurs Armes de Destruction Massive (à uranium appauvri) sur des dépôts d’armes libyens. Les Canadiens n’y répertorient aucune victime collatérale, mais les informations fusantes des complices de l’Empire états-unien ne peuvent être que filtrées, comme les objectifs de cette «exclusion aérienne» le furent également.

Car là encore, la transparence fut partielle sur les réelles intentions de l’OTAN, s’étant caché derrière l’ONU pour accomplir un Coup d’État prévu longtemps d’avance, si l’on en croit les informations diffusées par Thierry Meyssan, de Voltaire.

Depuis, les alliés états-uniens des conservateurs canadiens ont lancé plus de 170 missiles Tomahawk depuis des vaisseaux de guerre. Les Tomahawk, précisément guidés, n’ont toutefois pas la capacité d’éviter les morts collatérales, ils sont donc considérés par l’OTAN elle-même, comme des ADM, des Armes de Destruction Massive…, du moins, elles sont ainsi nommées lorsque leurs ennemis les détiennent.

Ajoutons au compte de la terreur, que des mensonges furent répétés maintes fois par nos médias occidentaux, complaisants des plans machiavéliques de l’OTAN et de la bourgeoisie qu’elle sert. C’est Joseph Goebbels qui serait heureux de voir sa tactique à l’oeuvre.

Parions que nous assisterons prochainement au pillage des richesses de la Libye, au profit du FMI et des multinationales, assoiffées de faire des profits, encore des profits, au coup de sang, toujours plus de sang.

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Jean-Pierre Blackburn confirme le Coup d’État de l’OTAN sur les ondes de RDI

Publié par sylvainguillemette le 22 mars, 2011

En effet, Jean-Pierre Blackburn, le ministre conservateur des Anciens Combattants du Canada, a confirmé sur les ondes de RDI en entretien avec madame Dussault, mes premières impressions sur l’intervention à peine camouflée des pays de l’O.T.A.N. en Libye. Et comme mes premières impressions écrites l’affirmaient, il s’agissait effectivement d’un Coup d’État, visant à chasser le colonel Kadhafi du pouvoir, pour y mettre un dirigeant plus conciliant avec ses ressources naturelles et les pays de l’O.T.A.N..

Bien entendu, ce ne sera pas ce que vous entendrez de la part de monsieur Blackburn et de celle des membres conservateurs du gouvernement canadien, ni de l’opposition, qui affirment pour leur part, vouloir se débarrasser d’un homme «anormal», causant une situation «anormale». Arguant que le colonel Kadhafi ait tiré sur son peuple «pacifiste», le ministre conservateur affirme d’ailleurs l’empressement de le chasser du pouvoir et promet que le Canada demeurera en Libye jusqu’à ce que la mission soit accomplie.

Or, il faut préciser que le peuple libyen ne s’est pas levé contre Kadhafi et qu’une seule poignée de combattants, armés jusqu’aux dents, l’a effectivement attaqué. Il ne s’agit pas là donc, de dizaines milliers de combattants tentent de redonner une démocratie à leur peuple, comme les F.A.R.C. en Colombie, mais bien de poches de putchistes, soutenues par les gouvernements de l’Occident, soucieux d’y piller les richesses naturelles. Et pourtant, les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie sont jugées «terroristes» par le gouvernement canadien, et le gouvernement antérieur d’Alvaro Uribe, lui, n’a pas chômé à attaquer véritablement, des gens sans arme, des syndicalistes, des membres de l’opposition et parfois, de simples manifestants critiquant sa pseudo-démocratie. Et là, le gouvernement conservateur y a fermé les yeux, serrant la main d’Uribe en guise de soutien idéologique à ses exactions, allant même jusqu’à parler de modèle en Amérique latine.

Sinon, il ne s’agit pas non plus, de victimes comme les Palestiniens, subissant l’hégémonie israélienne de la région, et l’occupation de leur pays. Or, là encore, les conservateurs canadiens y ferment les yeux, après pourtant des milliers de morts durant plusieurs décennies. Les conservateurs n’ont que faire des crimes de guerre de leurs alliés, du fait qu’Israël soit une puissance nucléaire non-avouée ou qu’ils emprisonnent des enfants et les torturent. Les conservateurs, durant leur mandat, ont soutenu l’invasion du Liban par les Israéliens et le meurtre de plus de 1100 de civils libanais, en plus de la destruction des infrastructures du pays. Ils ont aussi appuyé illicitement le largage de phosphore blanc offensif sur la bande de Gaza (crime de guerre), par les forces de Tsahal. Bref, les conservateurs ont appuyé ailleurs, ce qu’ils condamnent en Libye, ou dans les pays qui les émoustillent de leurs richesses naturelles.

Les conservateurs et monsieur Blackburn par conséquent, appuient donc un Coup d’État, pour ne pas dire qu’ils l’orchestrent cette fois, aux côtés des pays criminels de l’O.T.A.N.. Rappelez-vous d’ailleurs, qu’à contresens, les conservateurs canadiens avaient soutenu l’invasion de l’Irak par les forces meurtrières de George Walker Bush Jr., alors que les Canadiens refusaient ce crime, d’ailleurs condamné par la «communauté internationale», via l’O.N.U..

Jean-Pierre Blackburn n’a peut-être pas mesuré ses propos hier soir, à la télévision de l’État, mais il a clairement dit être en faveur d’un Coup d’État et a donc affirmé participer à ce Coup d’État orchestré par les forces occidentales en Libye. Et là encore, à sens inverse, ces pays n’ont rien fait au Yémen, au Barheïn, en Égypte ou en Tunisie, où les manifestations étaient véritablement grandioses à côté de celles de la Libye, où les caméras n’ont «jamais» montré de foule plus nombreuse que quelques milliers de gens, armés jusqu’aux dents. Et la réalité libyenne n’a que faire des prétentions conservatrices, les putchistes ne rêvent pas de démocratie, mais de prendre le pouvoir. Les putchistes sont extrêmement bien armés, et non pacifistes, comme l’affirmaient Lawrence Canon, et de suite, Jean-Pierre Blackburn.

Concrètement, on peut questionner l’authenticité du discours conservateur, mensonger à souhait. On peut également questionner le Coup d’État, puisque l’O.N.U. n’a jamais donné son aval à cette mission, orchestrée par la maison blanche, affaiblie celle-ci, par la chute de ses despotes en Égypte, en Tunisie et un peu partout dans cette région. Certes, la maison blanche a préservé un certain contrôle sur ces territoires, mais elle a senti le besoin de faire tomber un pion ennemi par la bande.

J’aurais donc une question pour monsieur Blackburn, ce putchiste mal déguisé.

Me soutiendrez-vous si je tente de changer le gouvernement états-unien, carabine à l’épaule et RPG à l’autre? Le gouvernement états-unien a fait mille fois plus de morts durant plus d’un siècle, il serait peut-être temps de s’en débarrasser, non?

Autre chose monsieur Blackburn, même si ces avions CF-18 décollent de votre patelin, ils n’en sont pas moins les acteurs d’un Coup d’État.

Dernière chose monsieur Blackburn, si quelqu’un prend les armes contre l’État canadien ou québécois, je compte sur vous pour que vous lui tiriez dessus, comme l’a fait monsieur Kadhafi sur ses propres putchistes, que vous soutenez visiblement. D’ailleurs, vous le feriez. Et les États-Unis d’Amérique le feraient également. En fait, aucun des pays acteurs du Coup d’État en Libye, ne tolèrerait que des hommes armés attaquent leur pouvoir, ils les réprimeraient dans le sang, avec tous les moyens disponibles pour contrer leur menace.

Monsieur Blackburn, vous n’êtes qu’un hypocrite et en tant que Québécois anti-putch, je ne me reconnais pas en vous, ni en les membres de l’opposition canadienne qui vous a appuyé, donc ni en le Bloc Québécois et monsieur Pierre Paquette de Joliette.

Sylvain Guillemette

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Proche-Orient : la contre-révolution d’Obama par Thierry Meyssan

Publié par sylvainguillemette le 18 mars, 2011

Après avoir hésité sur la conduite à tenir face aux révolutions arabes, l’administration Obama a choisi la manière forte pour sauver ceux de ses vassaux qui peuvent l’être encore. Comme par le passé, c’est l’Arabie saoudite qui a été chargée de mener la contre-révolution. Riyad a réussi à faire reconnaître ses pions libyens par la communauté internationale au détriment des insurgés et vient d’envahir le Bahreïn, écrasant dans le sang la révolte populaire.

 

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A la demande du roi Hamad ibn Isa Al-Khalifa et avec le soutien des Etats-Unis, les troupes saoudiennes entrent dans Bahreïn pour y écraser la révolte (14 mars 2011)
A l’issue d’une réunion au palais de l’Elysée avec trois émissaires de la rébellion, le président Nicolas Sarkozy a annoncé, le jeudi 10 mars 2011, que la France ne reconnaissait plus le régime du colonel Khadafi comme représentant la Libye, mais le Conseil national libyen de transition (CNLT).

Il s’agit là d’un acte contraire à toute la tradition diplomatique française qui, jusqu’à présent, ne reconnaissait pas des gouvernements, mais des Etats. Cette décision fait suite à une autre par laquelle, le 4 décembre 2010, la France a reconnu Alassane Ouattara comme président de la Côte d’Ivoire en remplacement de Laurent Gbagbo.

Paris, qui a été suivi par la majorité de la Communauté internationale dans le cas ivoirien, espère l’être aussi dans le cas libyen. Il n’échappe cependant à personne que les décisions du président Nicolas Sarkozy n’ont pas été prises dans l’intérêt de la France —dont les entreprises sont chassées de Côte d’Ivoire et ne tarderont pas à l’être de Libye—, mais à la demande expresse des administrations Obama et Netanyahu.

Deux opérations se jouent simultanément : le déplacement du dispositif militaire US du Proche-Orient vers l’Afrique, et le sauvetage des régimes arabes fantoches.

Faire entrer les troupes impériales en Afrique

Ainsi que je n’ai cessé de l’expliquer depuis quatre ans et demi, la victoire de la Résistance libanaise face à Israël à l’été 2006 a mis fin à la stratégie états-unienne de remodelage du « Proche-Orient élargi » (Greater Middle East) [1]. Malgré diverses tentatives, dont la « main tendue » par Barack Obama lors de son discours du Caire [2], Washington n’est pas parvenu à élaborer de stratégie de remplacement. Apparemment tout continue comme avant, mais en réalité les États-Unis se désinvestissent lentement de cette région. Au demeurant, les réserves pétrolières du Proche-Orient étant en déclin alors qu’un investissement militaire massif et coûteux ne rapporte qu’à long terme, Washington a tourné son regard dans d’autres directions.

Après avoir envisagé de se concentrer sur les Caraïbes, c’est sur l’Afrique que l’Empire a jeté son dévolu. Il faut faire vite, car en 2013, un quart du pétrole et des matières premières consommés aux États-Unis proviendra du continent noir. Définitivement convaincu par les travaux du think tank israélien Institute for Advanced Strategic & Political Studies (IASPS), Washington a accéléré la création de l’AfriCom. Le véritable pouvoir qui gouverne les États-Unis depuis le coup d’État du 11 septembre 2001 a alors hissé Barack Obama à la Maison-Blanche et le général William E. Ward à l’AfriCom.

On se souvient que le sénateur d’origine kenyanne Barack Obama a travaillé activement à la création de ce dispositif et a entrepris une tournée spéciale en Afrique en août 2006 qui se termina par un débriefing au siège de l’AfriCom à Stuttgart. Il s’était particulièrement occupé des intérêts des firmes pharmaceutiques sur le continent noir et de la préparation de la partition du Soudan [3]. Le général Ward, quand à lui, n’est pas seulement un noir américain, il est aussi l’ancien responsable de l’assistance sécuritaire US à l’Autorité palestinienne, c’est-à-dire le coordinateur de sécurité entre Mahmoud Abbas et Ariel Sharon. Il fut chargé de la mise en œuvre de la « Feuille de route » et du retrait unilatéral des forces israéliennes de Gaza, préalable à la construction du Mur de séparation, à la séparation des Territoires palestiniens en deux (Gaza et la Cisjordanie) et à leur transformation en « bantoustans » distincts.

Le conflit de Côte d’Ivoire, qui oppose Laurent Gbagbo (élu par la majorité des Ivoiriens) à Alessane Ouattara (soutenu par une minorité d’Ivoiriens et par les immigrés burkinabés) amorce le plan de « remodelage de l’Afrique ». Encore faut-il trouver une porte d’entrée pour les troupes impériales, alors que tous les États africains se sont officiellement opposés au déploiement de l’AfriCom sur leur territoire. C’est là que le soulèvement libyen intervient.

La vague de révolte contre l’impérialisme qui agite le monde arabe depuis décembre 2010 a fait tomber le gouvernement de Saad Hariri au Liban, a provoqué la fuite de Zine el-Abbidine Ben Ali hors de Tunisie, la chute d’Hosni Moubarak en Égypte, des troubles au Yémen, à Bahrein et en Arabie saoudite, et des affrontements en Libye. Dans ce pays, le colonel Mouammar Khadafi s’appuie sur les Kadhafa (tribu du Centre) et la majorité des Makarha (tribu de l’Ouest). Il doit faire face à une vaste coalition qui, outre les Warfala (tribu de l’Est), compte aussi bien des monarchistes pro-occidentaux et des intégristes wahhabites que des révolutionnaires communistes ou khomeinistes. Washington a transformé cette insurrection en guerre civile : les mercenaires africains de la société israélienne CST Global sont venus sauver Khadafi [4], tandis que les mercenaires afghans des services secrets saoudiens sont venus appuyer les monarchistes et des groupes islamistes labellisés « Al-Qaeda ».
Outre les combats, la situation provoque une crise humanitaire internationale : en deux semaines, 230 000 immigrés ont fuit le pays (118 000 vers la Tunisie, 107 000 vers l’Égypte, 2 000 vers le Niger, et 4 300 vers l’Algérie).
Cette situation cruelle justifie une nouvelle « guerre humanitaire », selon la terminologie éculée de la communication atlantique.

Le 27 février, les insurgés fondent le Conseil national libyen de transition (CNLT). De son côté, le ministre de la Justice Moustafa Mohamed Aboud al-Djeleil, qui était l’interlocuteur privilégié de l’Empire au sein du gouvernement Kadhafi, se rallie à la révolution et créé un Gouvernement provisoire. Les deux structures fusionnent le 2 mars : l’étiquette CNLT est conservée, mais le Conseil est désormais présidé par Aboud al-Djeleil. En d’autres termes, Washington a réussi à placer son pion à la tête de l’insurrection.

Les premiers débats du CNLT nouvelle formule donnent lieu à de vifs échanges. Les pro-US proposent de faire faire appel à l’ONU pour empêcher les bombardements de l’armée loyaliste, ce que la majorité refuse. Le 5 mars, un diplomate britannique et une escorte de commandos des SAS débarquent par hélicoptère à Benghazi. Ils tentent de rencontrer le CNLT et de le persuader de faire appel au Conseil de sécurité, mais les insurgés refusent toute ingérence étrangère et les expulsent.

Coup de théâtre : Aboud al-Djeleil, qui ne parvient pas à faire évoluer la position du CNLT, le convainc d’instituer un Comité de crise présidé par Mahmoud Djebril. Ce dernier prend position en faveur de la zone d’exclusion aérienne.

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Mahmoud Djebril (ministre de la planification) et Ali Essaoui (ambassadeur en Inde) ont rejoint les insurgés et ont été choisis par les Occidentaux pour représenter la Libye de l’après-Khadafi.

Les agences de presse occidentales s’efforcent de présenter Mahmoud Djebril comme « un intellectuel démocrate » qui réfléchissait depuis longtemps à l’évolution du pays et avait rédigé un projet intitulé Vision libyenne. En réalité, il siégeait aux côtés de son ami al-Djeleil dans le gouvernement Khadafi où il était ministre de la Planification. A l’instar de ce qui s’est passé dans les premiers jours des révolutions tunisienne et égyptienne, des cadres du régime tentent de se désolidariser du dictateur pour rester au pouvoir. Ils croient y parvenir en détournant le processus révolutionnaire et en servant les intérêts impériaux. Les voici maintenant qui agitent le drapeau rouge-noir-vert à l’étoile et au croissant du roi Idriss [5], tandis que Mohammed el-Senoussi, le prétendant au trône, déclare depuis Londres aux chaînes de télévisions saoudiennes qu’« Il est prêt à servir Son peuple ».

Le 7 mars, le Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui réunit l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Koweït, Oman et le Qatar, « demande au Conseil de sécurité de l’ONU de prendre les mesures nécessaires pour protéger les civils en Libye, dont l’imposition d’une zone d’exclusion aérienne ». Cette déclaration saugrenue dévie le débat du Conseil de sécurité qui, depuis la résolution 1970 [6], cherchait à faire entendre raison au colonel Khadafi en limitant ses déplacements et en gelant ses avoirs. Le CCG reprend au niveau étatique la proposition émise par l’ambassadeur de Libye à l’ONU, déjà rallié au CNLT.

Prétendument à l’initiative de députés, Mahmoud Djebril se rend à Strasbourg pour informer le Parlement européen de la situation dans son pays. Son transport est organisé par l’armée française. Sous l’impulsion du libéral belge Guy Verhofsdat et de l’écologiste franco-allemand Daniel Cohn-Bendit, le Parlement adopte une résolution appelant à une intervention internationale [7].

Le Premier ministre britannique David Cameron et le président français Nicolas Sarkozy adressent une lettre en sept points au président de l’Union européenne Herman van Rompuy [8]. Ils souhaitent que le Conseil européen extraordinaire reconnaisse le CNLT, soutienne une mise en accusation de Khadafi par le Tribunal pénal international et approuve une intervention militaire internationale. Cependant, leurs demandes sont rejetées [9]. L’Allemagne refuse de s’engager sur un terrain mouvant, tandis que la Bulgarie récuse le CNLT et accuse son président —Aboud al-Djeleil— d’être un criminel impliqué dans les tortures des infirmières bulgares longuement détenues par le régime.

Simultanément, les ministres de la Défense de l’OTAN se réunissent à Bruxelles pour préparer une possible zone d’exclusion aérienne [10].

Le CNTL —que la France a reconnu le 10 mars— remet le 12 mars une lettre au secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa. Le texte reprend la position saoudienne : il demande de « mettre fin à l’effusion de sang par le biais d’une décision imposant une zone d’exclusion aérienne en Libye et en reconnaissant le Conseil national de transition comme représentant de la Libye ». Immédiatement réunis à huis clos au Caire, les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe récusent la délégation officielle libyenne et reconnaissent le CNTL comme nouvel interlocuteur, puis ils satisfont à sa demande et saisissent le Conseil de sécurité des Nations Unies pour établir la « zone de non-survol ».

Cette décision doit être comprise pour ce qu’elle est : les régimes arabes fantoches, mis en place par les États-Unis et Israël font appel à leurs suzerains pour se maintenir. Le Conseil de sécurité peut décréter une zone d’exclusion aérienne, mais il ne peut pas la faire respecter. La mise en œuvre reviendra à l’OTAN. Ce sont donc les forces impériales, déguisées avec des casques bleus, qui cloueront au sol l’aviation libyenne en bombardant ses aéroports et ses installations fixes et mobiles de missiles sol-air, puis éventuellement, en abattant ses appareils en vol.

La Ligue arabe n’a pas indiqué le détail du vote. Sur 22 États membres, seuls 2 ont voté non : l’Algérie, qui craint la présence de l’OTAN sur sa frontière Est, et la Syrie, qui persiste seule contre tous à résister à l’hégémonie états-unienne et au sionisme. Il est probable que le Liban et d’autres se sont abstenus.

Contrairement à ce que laissent entendre les responsables occidentaux, l’Union africaine n’a jamais souhaité une intervention militaire étrangère. Au contraire, elle l’a explicitement rejetée le 10 mars [11]. Et pour cause : il est clair pour chacun de ses membres que le drame libyen est volontairement amplifié pour servir de prétexte au débarquement massif des forces armées états-uniennes en Afrique.

Sauver les monarchies du Golfe

Dans le Golfe, l’Arabie saoudite est le centre du dispositif impérial. Au début du XXe siècle, cet État a été créé par la famille des Saoud avec l’appui des Britanniques, à l’issue de guerres de conquête extrêmement meurtrières. Avec ses réserves pétrolières —les plus importantes du monde—, il est tombé dans l’orbite états-unienne à la fin de la Seconde Guerre mondiale. L’accord du Quincy, conclu entre le roi Ibn Saoud et le président Roosevelt, fait obligation aux Saoud d’approvisionner en pétrole les États-Unis et fait obligation aux États-Unis de protéger la famille régnante (et non le pays).

L’Arabie saoudite n’est pas à proprement parler un État et n’a pas de nom, c’est juste la partie d’Arabie appartenant aux Saoud. Ceux-ci la gèrent dans leur intérêt personnel (et celui des États-Unis) et mènent ostensiblement une vie de débauche bien éloignée de l’austérité wahhabite dont ils se réclament. Le roi Ibn Saoud ayant eu 32 épouses et 53 fils, il a été convenu pour limiter les conflits familiaux que la couronne ne se transmettrait pas de père en fils, mais de frère à frère. Son fils aîné étant mort de maladie, c’est son fils cadet, alors âgé de 51 ans, qui lui succéda en 1953. Puis son troisième fils, alors âgé de 60 ans, en 1964, et ainsi de suite. Le roi actuel est âgé de 87 ans, il a récemment subi de lourdes opérations et n’en a probablement plus pour longtemps à vivre. Son frère Sultan, qui devrait lui succéder, est atteint de la maladie d’Alzheimer.

De tout cela, il résulte un régime impopulaire et fragile, qui a déjà failli s’effondrer en 1979. C’est pourquoi aussi bien Riyad que Washington observent avec crainte les insurrections arabes qui le cernent, au Yémen et au Bahreïn.

L’armée saoudienne est déjà présente au Yémen. Avec l’aide de la CIA, elle espère aider le président Ali Abdullah Saleh à mater la révolte. Reste Bahreïn.

Bahreïn est une petite île de la taille de la Micronésie ou de l’île de Man. Au XVIIIe siècle, elle a été prise à la Perse par les Al-Khalifa (des cousins de la famille régnante au Koweït). La monarchie est donc sunnite alors que la population d’origine est arabe chiite. À la différence des autres monarchie du Golfe, son économie n’est pas centrée sur la rente pétrolière. Il y a cependant une forte immigration (environ 40 % de la population totale), principalement venue d’Iran et d’Inde.

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Ian Henderson, tortionnaire au service de Sa Majestée Elizabeth II, a maintenu l’ordre à Bahreïn durant quarante ans.

En 1923, le Bahreïn est tombé dans l’orbite britannique. Londres a déposé l’émir et placé son fils, plus conciliant, sur le trône. Durant les années 50 et 60, nationalistes arabes et communistes tentèrent de libérer le pays. Le Royaume-Uni répondit en dépêchant ses meilleurs spécialistes en répression, dont Ian Henderson, désormais connu comme le « boucher de Bahreïn ». En définitive, le pays retrouva son indépendance en 1971, mais ce fut pour tomber dans l’orbite des États-Unis qui y installèrent leur base militaire navale régionale et y attachèrent la Ve flotte. Les années 80 furent le théâtre de nouveaux troubles, inspirés par l’exemple de la Révolution iranienne. Dans les années 90, l’ensemble des forces d’oppositions s’unirent —à la fois marxistes, nationalistes arabes et khomeinistes— durant une longue intifada.

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Alain Bauer, conseiller de sécurité de Nicolas Sarkozy, a été chargé de réorganiser la police de Bahreïn.

Le calme ne revint qu’en 1999 avec la montée sur le trône du roi Ahmad. Despote éclairé, il institua une Assemblée consultative élue et favorisa l’accès des femmes aux postes à responsabilité, ce qui lui concilia son opposition historique, mais lui aliéna les extrémistes de la minorité sunnite sur laquelle repose son régime.

Depuis le 14 février 2011, des manifestations se succèdent dans l’île. Initialement organisées par le Wefaq, le parti khomeiniste, elles dénonçaient la corruption et le système policier. Il s’agissait de réformer la monarchie et non de l’abolir. Cependant, le succès populaire du mouvement et la brutalité de la répression ont conduit à une rapide radicalisation, malgré une timide tentative d’ouverture du prince héritier [12].

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Le prince Khalil bin Ahmad bin Muhammad Al Khalifa, ministre des Affaires étrangères du royaume de Bahreïn (au centre) et ses amis de l’American Jewish Committee.

La monarchie a perdu sa légitimité après les révélations du resserrement de ses liens avec le mouvement sioniste. Depuis 2007, les Khalifa ont tissé des liens avec l’American Jewish Committee. Selon l’opposition bahreïnie, ils ont été noués par l’entremise d’Alain Bauer, le conseiller du président français chargé de la refonte du système policier bahreïni.

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Le secrétaire US à la Défense, Robert Gates, est venu le 13 mars 2011 à Manama rencontrer le roi de Bahreïn pour lui apporter le soutien des Etats-Unis. Le lendemain, l’armée saoudienne est entrée dans le royaume pour écraser la rébellion.

Désormais, la plupart des manifestants luttent pour le renversement de la monarchie ; ce qui constitue la ligne rouge à ne pas franchir aux yeux des autres monarchies du Golfe et de leur protecteur états-unien. C’est pourquoi le secrétaire US à la Défense, Robert Gates, s’est rendu le 13 mars à Manama. Officiellement, il a invité le roi à prendre en compte les réclamations de son peuple et à trouver une issue paisible au conflit. Bien sûr, ce type de conseil ne ressort pas d’un secrétaire à la Défense, mais d’un secrétaire d’État. En réalité, M. Gates est venu conclure le volet politique d’une opération militaire déjà prête.

Le lendemain 14 mars, les cinq autres monarchies du Conseil de coopération du Golfe ont donné leur accord pour l’activation du « Bouclier de la péninsule », une force d’intervention commune, prévue de longue date pour contenir la possible expansion de la Révolution khomeiniste. Le soir même, 1 000 soldats saoudiens et 500 policiers émiratis sont entrés à Bahreïn.

L’état d’urgence a été décrété pour trois mois. Le peu de libertés qui étaient tolérées ont été suspendues. Le 16 mars à l’aurore, les forces des monarchies coalisées, armées et encadrées par les États-Unis, ont délogé les manifestants des lieux où ils campaient, utilisant des gaz de combat à la place de gaz lacrymogènes, et des tirs à balles réelles. Les autorités reconnaissent plus de 1 000 blessés graves, dont plusieurs centaines par balles, mais uniquement 5 morts, ce qui est un ratio peu crédible.

La Doctrine Obama

Washington a donc tranché. Après avoir tenu un discours lénifiant sur les Droits de l’homme et avoir salué avec un enthousiasme forcé le « printemps arabe », l’administration Obama a choisi la force pour sauver ce qui peut l’être encore.

Comme lorsque les communistes renversèrent la monarchie afghane, c’est le vassal saoudien qui a été chargé par Washington de conduire la contre-révolution. Il a armé une faction de l’opposition libyenne, et a substitué au débat onusien sur des sanctions contre la Libye, le débat sur la création d’une zone d’exclusion aérienne, c’est-à-dire sur l’intervention militaire. Il est intervenu militairement à Bahreïn.

Rien ne distingue la « doctrine Obama » de la « doctrine Brejnev ». En 1968, les chars du Pacte de Varsovie mettaient fin au « printemps de Prague » pour préserver l’Empire soviétique vacillant. En 2011, les blindés saoudiens écrasent le peuple bahreïni pour préserver l’Empire anglo-saxon.

L’opération a été conduite dans le silence assourdissant des médias occidentaux, hypnotisés par les catastrophes naturelles et nucléaires qui frappent le Japon au même moment.

La Révolution française avait dû faire face à l’invasion des monarchies coalisées. La Révolution russe a dû affronter les armées blanches. La Révolution iranienne a dû résister à l’invasion irakienne. La Révolution arabe doit désormais vaincre l’armée saoudienne.

Thierry Meyssan
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Terrorisme international, l’ONU s’active et orchestre un Coup d’État contre Kadhafi

Publié par sylvainguillemette le 18 mars, 2011

Ça y est, l’O.N.U., cette organisation nullement utile (avec ses vétos et ses règles installées par les privilégiés de; tuer, de posséder des ADM, dont des Armes Nucléaire, d’envahir des pays souverains et d’y pratiquer le terrorisme colonial et impérialiste…, les  Coups d’États, les occupations, la torture et la mise en place de dictatures pro-OTAN, etc..), a décidé de frapper la Libye, un pays souverain, et d’y soutenir une faction tribale pour les intérêts de la minorité parasitaire bourgeoise, enfin, ceux des intéressés qui financent toute cette mascarade qu’est l’O.N.U., imposture d’une véritable démocratie internationale potentielle, même en cette ère.

Rappelons que le «Colonel Kadhafi» est soumis à un embargo contre son exportation des armes à travers le monde, alors que deux des pays vendant le plus d’armes à travers le monde siègent au conseil de sécurité de l’O.N.U., dont un (États-Unis d’Amérique) condamne la «méchante Libye» de faire finalement, ce qu’il fait lui-même quotidiennement.

Et certes, les putchs contre son État furent nombreux à l’essai, mais là encore, la plupart, sinon la quasi-totalité, fut orchestrée par les pays membres du Conseil de Sécurité de l’O.N.U., ayant droit de Veto contre des actions similaires prises à l’encontre de leurs propres sbires, dont les fameux régimes de Mubarak et Ben Ali. Bref, les médias traditionnellement conciliants des minorités bourgeoises, dont notre société d’État Radio-Canada, font totalement fi des accusations faites à l’endroit des despotes (Ben Ali, Mubarak, Santos, etc..) alliés aux pays de l’OTAN, dont les États-Unis d’Amérique, et le Canada, comme par hasard. Quand Israël est condamné par toute la planète, Washington use de son droit de Véto pour sauver l’État voyou détenteur d’armes nucléaires, des sanctions promises par la majorité.

«À qui profite le crime?», aurions-nous dû nous poser comme question, il y a de cela belle lurette. Et là, les médias conciliants, et les anciens membres de l’administration George Walker Bush Jr, témoignent sur les ondes de Radio-Canada dans un pseudo-documentaire érigé dans les bureaux de la maison blanche avec des vedettes de l’ancienne administration Bush Jr, que Kadhafi y trouvait intérêt. Étrangement, le bonhomme est le moindre mal historique de l’histoire africaine. C’est le moindre terrifiant des despotes, et les autres, les pires, furent les sbires et comparses des États-Unis d’Amérique, et des autres hypocrites siégeant au Conseil de Sécurité de l’O.N.U., dont heureusement, le Canada n’a pas obtenu siège! Ce torchon plutôt idéologique, que Radio-Canada présentait, accuse Kadhafi de supporter le terrorisme, alors que Washington l’a supporté à travers le monde, et y a même participé plus que les autres nations en le finançant et en entraînant des «Al-Qeada» ici et là à travers le monde. Washington n’a aucune leçon d’humanité à donner, elle a plutôt des comptes à rendre à celle-ci.

On a accusé Kadhafi de devoir vendre son pétrole pour se financer, alors que précisément, les États-Unis d’Amérique ont financé leur impérialisme avec cette merde noire et qu’ils l’ont caché dans les fonds de l’océan quand il devenait gênant (BP-Golfe du Mexique).

On dit également qu’il a besoin de soutien diplomatique, ce méchant Kadhafi, mais qui n’en a pas besoin, contre l’impérialisme des États-Unis d’Amérique?

L’accusation la plus grave à son endroit est certainement celle d’avoir soutenu le terrorisme d’extrême gauche, mais Washington a financé celui de l’extrême droite sans s’en faire accuser et continue de le faire dans les multiples pays de l’Amérique latine, de l’Asie, de l’Europe et de l’Afrique, encore là, sans que qui que ce soit n’intervienne contre eux. Les États-Unis d’Amérique ont soutenu le terrorisme, l’ont pratiqué et continueront de le faire tant qu’ils seront maîtres du jeu militaire terrien, ce qui risque de durer quelques années encore, jusqu’à les pays émergeants les renvoient à leur tour, au bas de la pyramide sociale et économique qu’impose le capitalisme.

Bref, l’O.N.U. va aujourd’hui punir Kadhafi pour des crimes que Washington commet tous les ans et que ses comparses commettent également. Israël a massacré plus de 1100 civils libanais en 2006, et plus de 1600 autres, palestiniens ceux-là, en 2008. Israël possède un arsenal nucléaire non déclaré à l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique, et cela ne semble pas déranger l’O.N.U., ni l’AIEA, qui ferment évidemment les yeux sur les alliés de l’Empire états-unien.

Nous assistons donc, encore une fois, à cette double-mesure, à cette mascarade. Mais cette fois, sous les conservateurs de Stephen Harper au Canada, nous, Canadiens, serons des patents complices de ce Coup d’État et du terrorisme qu’il en découlera. Nos six terroristes pilotes de CF-18, iront appuyer le Coup d’État, du haut des airs, en larguant des armes de destruction massive, des ADM! Et de plus, 150 autres terroristes, des militaires non-précisés (probablement logistiques, ou de terre…), iront appuyer le Coup d’État orchestré par les anglo-saxons, en Libye.

Et contrairement aux attentes de l’électorat canadien, les partis d’opposition appuieront l’intervention canadienne en ce pays souverain, tout en demeurant muet sur les sévices imposés par les États-Unis d’Amérique ou leurs égaux. Ainsi, le terrorisme de l’OTAN ne sera pas puni, ni celui de l’O.N.U., représenté en réalité, par quelques pays élites y siégeant en maîtres.

Et, malgré le mandat de l’O.N.U., clairement spécifiant une zone d’exclusion aérienne, il semble que les pays de l’O.T.A.N. vont aller plus loin que cela, attaquant donc, les troupes au sol de Kadhafi. Bref, les États voyous ne respecteront pas leurs propres règles, comme trop souvent.

Et le pire, selon moi bien entendu, c’est que les médias, dont Radio-Canada, accuse l’O.N.U. d’avoir retardé son intervention illégitime. Or, cette même société d’État fut totalement muette ce genre de répression, contre les États-Unis d’Amérique, qui n’ont pas respecté l’ordre de l’O.N.U., de ne pas envahir l’Irak.

Finalement, nous ne pouvons que conclure que, les règles du jeu international n’ont pas à être respectées de toutes et tous, certains en sont immunisés!

 

Bonne chance Kadhafi! Bonne chance aussi, aux révolutionnaires!

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Le Canada condamne en Libye, ce qu’il soutient ailleurs…

Publié par sylvainguillemette le 16 mars, 2011

Lawrence Canon prévoit participer au Coup d’État en Libye, en parfaite cohérence avec les valeurs qu’il défend depuis qu’il est en poste. En effet, le ministre des affaires étrangères canadiennes a affirmé il y a 24 h, que le Canada pourrait possiblement participer à la restriction aérienne sur la Libye, orchestrée par l’OTAN.

Le valet des affaires étrangères de Stephen Harper, affirmes donc, ni plus ni moins, que le Canada pourrait, faute de n’avoir pu le faire en Irak, participer à l’invasion de la Libye et à son occupation aérienne, voire, à son bombardement.

Mais où était Lawrence Canon et ses hargnes contre les despotes lorsque l’Égypte s’embrasa? Où était-il lorsque les Tunisiens prirent d’assaut les rues de Tunis, repoussant le régime Ben Ali,  poing levé? Les rues, dans les deux cas, étaient bondées à pleine capacité, il y avait des dizaines et des centaines de milliers de manifestants, une lourde différence indéniable avec la clique de Benghazi, écrivant ses promesses de renversement du Colonel Kadhafi, en anglais… En réalité, la complicité de l’État canadien aux despotes Mubarak et Ben Ali devait être une assurance, pour que ceux-là puissent régner tant de décennies sans se faire critiquer par la «communauté internationale», se limitant, elle, à quelques pays choisis d’un cartel hypocrite.

Notons aussi que le vocabulaire utilisé par nos médias conciliants aux crimes de l’OTAN se fait on ne peut plus clair. «Le régime Kadhafi», donc imposé, «attaque» les rebelles, «bombarde les positions de la résistance», etc.., alors que nous savons que ces «rebelles» sont fortement armés. Or, si moi je sors dans ma rue, ou dans le centre-ville de Joliette, avec une mitraillette, avec une pancarte en anglais, je vais soit me faire tabasser par les nationalistes francophones, ou me faire buter par la police, qui arrivera certainement avec ses meilleures unités pour contrer le danger que je pose, armé à ce point. Les médias parleront de moi à titre de forcené, voire de terroriste.

Donc, par conséquent, Kadhafi ne peut pas réprimer, mais la Colombie, elle, peut bombarder les positions des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie. Trouvez l’erreur. Lorsqu’Alvaro Uribe butait du syndicaliste, du journaliste et des militants des FARC, Lawrence Canon se fichait éperdument de cette répression, pourtant tout aussi sanglante et beaucoup plus meurtrière d’ailleurs. Bref, la double-mesure suit monsieur Canon de près, comme toujours. Rappelez-vous son manque d’indignation lorsque les Israéliens larguaient du phosphore blanc offensivement sur Gaza, ou qu’ils butaient à leur tour, des civils libanais par centaines (dépassant le millier de morts), tout en détruisant les infrastructures publiques du Liban et de ce qui reste de la Palestine. Rappelez-vous comment réagissait le gouvernement Harper, pro-sioniste, lorsque les forces israéliennes débarquaient sur une embarcation dans les eaux internationales, agissant là, en parfaits pirates selon les lois internationales, et qu’elles y tuaient des gens non-armés, balle dans la nuque. Double-mesure.

Qu’a fait le parti conservateur, en 2003, alors que les rues de Montréal étaient, elles, bondées de manifestants contre la guerre en Irak de George Walker Bush Jr? Nous y étions 300 000, beaucoup plus donc, que les Libyens réunis contre leur despote. Et pourtant, les conservateurs de Stephen Harper prônaient, du banc de l’opposition, l’invasion de l’Irak, allant à contresens des volontés de leur peuple. Quelqu’un aurait-il du nous soutenir et nous armer contre les conservateurs? Le bloc sino-russe aurait-il du financer l’opposition populaire, ou cela aurait-il été interprété, avec raison, comme une ingérence étrangère?

Ce qui est étonnant chez les conservateurs, c’est précisément leur incapacité à se faire cohérents et conséquents. Si demain les États-uniens sortaient dans la rue, armés, et qu’ils revendiquaient le débarras de la maison blanche des pourritures servant les intérêts de la minorité parasitaire bourgeoise, les conservateurs canadiens prôneraient-ils une couverture aérienne pour aider les révoltés? Les armeraient-ils, peut-on se questionner?

Ailleurs, quand les «insurgés» ou les rebelles attaquent les gouvernements fantoches mis en place par les États-Unis d’Amérique, les Français, les Anglais ou bien d’autres nations qui pratiquèrent la colonisation, on les nomme terroristes.

C’est que je cherche à comprendre le raisonnement du ministre des affaires étrangères canadien, Lawrence Canon. Cet empressement de vouloir jouer le «Grégory Charles» des affaires internationales, cet empressement de vouloir servir la bourgeoisie surtout, puisque c’est bel et bien de cela qu’il s’agit à vrai dire. Pétrole, eau douce, la Libye n’est pas pauvre de ces ressources. Il y a du fric à y faire…, alors qu’importe le despote, tant qu’il est du bord de la bourgeoisie internationale et qu’il privatise les ressources naturelles de son pays.

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Abolissons le Conseil du Patronat

Publié par sylvainguillemette le 1 février, 2011

Musée du PatronatLe Conseil du Patronat, ce porte-voix pour la minorité parasitaire bourgeoise, s’est prononcé sur la loi anti-briseur de grève. Il favoriserait, quel hasard, son abolition…

Mais j’ai une bien meilleure idée encore! Nous devrions abolir le Conseil des Larves, qui ne sert de toute façon que des trous de cul ayant eux-mêmes amplement les moyens de se défendre, contrairement aux travailleurs, qui pour seulement contrer le vampirisme des parasites bourgeois, doivent s’unir via des syndicats, ce qui leur donne un semblant de rapport de force qui, nous le voyons bien, n’équivaut qu’au droit de japper.

Monsieur Dorval, président du Conseil des Paresseux, argue que la minorité parasitaire bourgeoise n’investira pas d’avantage, dans un endroit où les règles pour définir les limites de l’exploitation, donneront quelconque contrepoids aux travailleurs salariés, aux prolétaires. Mais qui s’en étonne au juste? Si ce n’est que lui qui, après avoir rencontré des détaillants et des commerçants, en vient à cette conclusion, cachant elle-même un totalitarisme des plus flagrants, mais passé sous silence par nos chers médias de masse, plutôt conciliants eux-mêmes au diktat du patronat. Lequel?

Celui de la concentration de la richesse au sein de ceux que défendent monsieur Dorval et son Conseil désuet de la Pourriture, qui lui, ne tient pas compte de ce fait obstiné, qu’est la concentration de la richesse au sein de la minorité parasitaire bourgeoise –dans une économie capitaliste-, détenant les moyens de production. En cela, ceux que défendent monsieur Dorval et son Conseil des Parasites, deviennent inévitablement les seuls potentiels acteurs des investissements, au Québec comme ailleurs où ce régime capitaliste est appliqué, euh…, imposé.

Bref, le Conseil des Potentats que préside monsieur Dorval s’obstine à remettre, constats après constats, des totalitarismes qui se refusent de reconnaître que la richesse n’est pas partagée, et en ce sens, il ferme les yeux sur le fait que les lois économiques du capitalisme sont vétustes, voire déconnectées de la réalité.

Et puisque j’ai de si bonnes idées, pourquoi s’arrêter là?!? Puisque le capitalisme ne fonctionne pas, qu’il impose des dogmes relatifs à des lois économiques qui ne répartissent pas la richesse, tout en en faisant fi, pourquoi ne pas abolir le capitalisme, ce salariat qui engraisse, ceux qui engraissent monsieur Dorval, qui est incapable de gagner sa vie dignement, en faisant sa juste part, comme les travailleurs qu’il opprime de ses verbes?

Le Conseil des Trous de cul ne peut finalement que représenter ces justes personnages, en balançant ici et là, la merde qu’ils extirpent de leurs tripes, pendant que les travailleurs vident les leurs à faire vivre ces trous de cul.

Débarrassons-nous des Trous de cul, en nous débarrassant du salariat et de la sorte, nous nous débarrasserons des merdes qu’ils évacuent.

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