Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Archive for 16 mai 2007

Répression policière en Corée du sud

Posted by Libertad ! sur 16 mai, 2007

Encore une fois, de la brutalité policière, en Corée du sud (C’est pas juste au nord que ça se fait)

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Beau temps pour chasser les "criminels"

Posted by L'Agitateur sur 16 mai, 2007

Quel bel article que nous avons trouvé là sur Cyberpresse.ca avec comme titre « Beau temps pour les criminels ». Nous avons été curieux de savoir de quels criminels parlaient-ils exactement, ces deux journalistes Hugo Meunier et Caroline Touzin.
À peine arrivé à la station de métro Berri-UQAM, le représentant de La Presse se fait aborder par un jeune punk en camisole. «Veux-tu du pot?» demande-t-il, sans se soucier des nombreux passants sur le trottoir.
Un autre jeune, celui-là assis contre le mur de la station, se lève d’un bond et propose aussi du cannabis. Les cheveux sales, la barbe hirsute. «Je peux t’en vendre pour cinq piastres!» lance-t-il en tirant un petit sachet en plastique de sa poche.
Nous avons été un peu stupéfait de constater que ces « criminels » étaient, en bonne partie, des « punks » ou des sans-abris ! En effet, pour ces deux journalistes, et même pour de très nombreuses personnes, les gens de la rue sont des criminels car : ils et elles refusent d’adhérer au capitalisme ; ils et elles ont été jeté dans la rue ; ils et elles ont été abandonnés ; ils et elles ont tout perdu ; bref, parce qu’ils ont été victime du capitalisme qui ne les aide nullement.

Quelle est la solution entreprise par la police ? Le balayage ! Une vraie chasse aux « criminels ». Cette chasse existe depuis plusieurs années déjà. Lorsqu’une petite dame âgée de 80 ans voit par sa fenêtre un jeune punk avec une chemise ayant des piques, plusieurs patchs et possiblement des tattoos sur lui, ça l’a dérange ! Alors on doit vider les parcs et tout autre lieux publiques de ces « criminels » pour permettre à la p’tite madame d’avoir un champ de vision clair sans tâche.

Une heure passée dans ce parc entouré de béton permet d’en voir de toutes les couleurs. Une vingtaine de personnes, dans l’ensemble des jeunes de la rue, consomment de la drogue et boivent de la bière sur le mince espace vert au fond du parc. Il n’est pas 11h.

Pourquoi ne vont-ils pas surveiller les secteurs où cette production de drogue se fait ? Ils sont partout ! Vous n’avez qu’à être en groupe, à vélo, sur la piste cyclable de Mascouche pour vous faire aborder par une vieille dame qui vous offre de la marijuana gratuitement ! Pourtant, ce secteur n’est nullement pauvre ; au contraire, c’est riche à craquer ! Ces personnes ont des champs complets de pot, et ils sont en sécurités la bonne majorité du temps. Vous n’avez aussi qu’à être dans une école et demander : « Hey, t’as du pot ? » et hop ! Vous en avez en moins de 2 minutes.

Ce n’est pas une affaire de look : même les plus riches vendent de la drogue, et n’importe qui peut s’en faire demander et offrir. Mais non, pas pour la population si « ouverte » et « indépendante ». Pour elle, même si nous généralisons, ce sont les gens de la rue. C’est à eux que reviennent la faute ! La drogue ne se donnent qu’entre eux ! Ailleurs, ça n’existe pas voyons !

Au même moment, six policiers à pied font irruption dans le parc. Ils encerclent trois autres jeunes installés sur leur campement de fortune. Les agents extirpent des gants de leur poche et se mettent à fouiller les effets personnels des vagabonds. Quelques minutes plus tard, le trio est forcé de plier bagage. «Les policiers nous ont dit de crisser notre camp et de trouver une job», raconte Dany, 18 ans, qui a l’intention de retourner au parc dès que les policiers auront tourné le dos.

Bande d’imbéciles ces patrouilleurs. Le néttoyage social ne fonctionnera pas. Bien que vous les chassez petit à petit de Montréal, ceux-ci s’en vont vers les autres régions, qui à leur tour seront néttoyé. Cela ne règle absolument rien du problème, et se « trouver une job » dans de telles circonstences est impossible. Où aura-t-il son chèque ? Qui l’engagera ? Comment créer son CV ? Ils sont limités en vivre, et tentent de survivre comme ils peuvent. Certains ont plus de biens et services que d’autres, et vice-versa.

Au problème des sans-abri s’ajoute celui des «crevettes» – ces jeunes qui profitent du beau temps pour squatter de façon saisonnière le territoire. «On ne veut pas que Montréal devienne un gros camping», indique le commandant du poste 21, Marc Riopel, qui dit recevoir régulièrement des plaintes de commerçants et citoyens incommodés par la présence des sans-abri.

Qu’est-ce qu’ils en ont à foutre ? Ils ont qu’à regarder ailleurs ! Quel dommage pour ces commerçants : cela fait fuir la clientelle, donc moins de profits ! Et quel dommage pour ces citoyens « incommodés » qui se disent : « Les maudits câlisses de BS frustrés drogués qui font rien d’leur vie ».

Eh bien, ces « BS frustrés » se font tapper dessus par la police, moquer par les médias, ignorer par la population et ces réactionnaires (agents de l’État, soit « paulisse »), avec l’aide des médias, tentent de balayer les rues de Montréal de cette « vermine ». Ce n’est pas en agissant ainsi que ce problème se règlera. Déjà que les subventions en aide aux sans-abris se réduit peu à peu, comment peut-on croire qu’ils sortiront de la rue s’ils n’ont ni aide, ni soutient ? Sans oublier qu’ils sont très haineux envers le système capitaliste actuel.

Après ces nombreuses attaques consécutives contre les « punks » et sans-abris, ces derniers se révoltent et s’unissent pour libérer leur rage collective le 15 mars. Ils viennent de partout pour s’unir principalement cette journée là. C’est pourquoi les médias critiquent très négativement cette journée avec comme invités des bourgeois qui traitent les manifestantEs de tout les noms.

Malheureusement, la population y croit. Elle croit à toutes ces informations véhiculées au lieu d’aller elle-même rencontrer ces gens et leur demander cette simple question : « Pourquoi ? » C’est désolant.

P.S.: Nous ferons un petit reportage/documentaire qui aura pour sujet la vie des gens de la rue, leurs opinions, leurs idées et leurs raisons. Il n’y aura aucune manipulative de l’information, comme les médias s’amusent à faire à chaque jour.

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