Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Archive for 24 mai 2007

À peine le budget présenté, les réactions sont vives

Posted by L'Agitateur sur 24 mai, 2007

Un nouveau budget a été proposé et préparé de toute pièce par le Parti Libéral du Québec ! Charest a enfin mis en place sa promesse électorale de 2003 : réduire les impôts d’un millard de dollars. Tout un exploit, Mme. la ministre des Finances avec des accessoires d’or autour du cou et des doigts, a réussi à nous pondre un budget qui tient la route ! En effet, ce budget ne contient aucun déficit !
Voici en bref les différents points du budget 2007-2008

– les contribuables auront droit à des baisses d’impôts totalisant 950 millions $;

– Québec investira 30 milliards $ au cours des cinq prochaines années pour rénover les infrastructures, dont les écoles et les hôpitaux;

– le gouvernement reconnaît la nécessité de revoir ses méthodes comptables pour présenter un portrait plus juste des finances publiques;

– un effort additionnel de 200 millions $ sera consenti pour ralentir l’augmentation de la dette;

– pour soulager les entreprises et stimuler l’investissement, Québec s’engage à éliminer la taxe sur le capital d’ici 2010;

– sur la question du financement à long terme du système de santé, le gouvernement fait volte-face et crée un groupe de travail chargé de lui faire des recommandations dès l’automne pour régler le problème.

Wow, incroyable ! Fantastique ! Exceptionnel !

Évidemment qu’on s’en moque.

Alors. Ce nouveau budget vise particulièrement la baisse d’impôts qui fera le très grand plaisir des hommes d’affaires du Québec. En effet, même le président du Conseil du Patronat (CP) est ravi, voire enthousiaste à l’idée de réduire ses paiements à l’État ! Quel plaisir de payer moins de taxes sur le Capital, passant ainsi de 0,49% à 0,12% en 2010 si la tendance se maintient.

Pour la dette, que se passe-t-il ? Qu’un simple 200$ de millions en bonus. Le reste, ce sera aux générations futures qui devront payer : après tout, c’est plus facile « de faire un party et de refiler la facture aux générations futures » comme l’a affirmé Gilles Taillon de l’ADQ. Déjà que la jeunesse n’a même pas son mot à dire, ces bandits dans le parlement se permettent de parler leur nom. Certes, ce n’est pas là le problème : la dette de l’État a augmenté de 4,1 millards $ en 2006 – 07, et sera de 2,8 millards $ en 2007 – 08.

Aussi, par manque de rationnalité, Charest se montre très confiant, sûr de lui, en laissant son porte-parole expliquer que cette querelle « n’est pas une surprise. Ils ont encore bien du temps pour changer d’idée. » Donc, en gros, se soumettre à ce budget ridicule est envisageable et ce n’est qu’une question de temps selon le PLQ !

C’est un vrai spectacle pour nous !

—–

Parallèlement à ce budget récemment dévoilé, un autre évènement est survenu ce jeudi le 24 mai : les députés adéquistes ont vidé la Chambre pour protester contre le blâme mou des péquistes envers le budget qui venait tout juste de faire surface. Cela nous rappel des airs d’années 20~30 où le Parti Nazi d’Allemagne quittait sans gêne le Reichstag lors des discours, votes et motions.

Mais bon, c’est chose qui ne faut pas comparer…

==> Les points saillants du budget
==> Le budget en format PDF
==> L’Élite économique s’excite
==> L’opposition mets au defi le gouvernement
==> La dette monte en flèche
==> Les députés de l’ADQ vident la Chambre
==> Charest et le PLQ bien confiant

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Le sacre de Pauline première

Posted by Libertad ! sur 24 mai, 2007

La tragi-comédie qui s’est déroulée au cours des deux dernières semaines au sein du Parti québécois a fait ressortir tout ce qu’il y a de plus pourri dans la politique bourgeoise. Magouilles de toutes sortes — et pas toujours honnêtes! — dans le dos du chef, dans le but d’obtenir sa reddition; manœuvres de bas étage de la part de celui qui souhaitait devenir calife à la place du calife afin d’imposer son propre « couronnement »; ralliement insensé de tout ce beau monde à celle qui apparaît à première vue comme la plus susceptible de sauver un parti moribond; couronnement de cette dernière sans débat ni discussion: bref, le PQ nous a donné un exemple édifiant de ce que la politique-spectacle bourgeoise peut avoir de plus lamentable.

Selon toute vraisemblance, Pauline Marois se verra offrir la direction du PQ sur un plateau d’argent; chose certaine, l’exécutif du parti, dirigé par la « syndicaliste et progressiste » Monique Richard, y travaille de pied ferme et fera tout en son pouvoir pour décourager quelque adversaire potentielLE à celle qui deviendra la première reine du PQ.

Celle que les membres du parti ont massivement rejetée il y a à peine 18 mois arrive donc comme une nouvelle messie et impose ses conditions: sous sa gouverne, le PQ devra se soumettre et « s’adapter aux nouvelles réalités ». Au diable l’article premier de son programme qui prévoit la tenue d’un référendum sur la souveraineté le plus rapidement possible dès l’élection d’un gouvernement péquiste! Fini le discours « social-démocrate » traditionnel qui se prétend attaché à « l’État-providence »! Contre toute attente, tout le monde se rallie derrière « Pauline » et achète cette nouvelle orientation, sans aucune dissidence!

Y compris les ténors de la « gauche indépendantiste », qui traquaient André Boisclair systématiquement et à qui ils n’ont jamais permis de s’éloigner d’un iota du programme du parti. Le chef du Bloc québécois et ex-marxiste-léniniste Gilles Duceppe, qui s’est vu administrer un cours accéléré de « Politique 101 » au cours du dernier week-end; son leader parlementaire Pierre Paquette, ex-syndicaliste et trotskiste jamais repenti; les dirigeants du « club politique SPQ-libre », Marc Laviolette et Pierre Dubuc, qui font de plus en plus figure de « Laurel et Hardy » de la gauche nationaliste: tout ce beau monde a soudainement découvert des vertus à la stratégie des « conditions gagnantes » de Lucien Bouchard (reprise en d’autres mots par Marois) et à la « modernisation de la social-démocratie » manière Tony Blair, que la nouvelle cheffe a annoncée en grande pompe.

À « écouter » avec l’accent approprié : « C’est nécessaire pour toi, Gilles, de rester à Ottawa : mon gouvernement a encore besoin de ton appui! »

De toute évidence, Pauline Marois a choisi de jouer dans les plates-bandes de l’Action démocratique de Mario Dumont. Elle flirte déjà avec le discours « autonomiste » (un éventuel gouvernement péquiste tenterait « d’arracher de nouveaux pouvoirs » au gouvernement fédéral); elle se présente comme une championne de la « classe moyenne » et du « parler vrai »; elle reprend la thèse numéro un défendue par les organisations patronales, à l’effet qu’il faut « d’abord créer la richesse avant de penser à la redistribuer » (elle qui se disait pourtant « plus proche des solidaires que des lucides » lors de la dernière course au leadership du PQ à l’automne 2005); elle se prononce pour le dégel des frais de scolarité universitaires, alors que son parti sort à peine d’une campagne électorale dans laquelle il s’est engagé formellement à s’y opposer! En quelques minutes à peine, Pauline Marois aura réussi, dans les faits, à modifier sensiblement le programme du PQ et à faire avaler cette couleuvre à tout son entourage — c’est un de ces revirements dont seule la politique bourgeoise a le secret…

« L’effet Marois » (dont on verra bien le temps que ça durera) semble même avoir porté au-delà des rangs du PQ. Ainsi, la direction bicéphale du parti Québec solidaire n’a pas osé dénoncer celle qui fut pourtant au cœur de l’élaboration et l’application des politiques de l’État bourgeois québécois au cours des 25 dernières années (coupures dans l’aide sociale, développement des politiques de « cheap labor » et de travaux forcés pour les pauvres, démantèlement du système de santé suite à l’application de la fameuse politique du « déficit zéro » par le gouvernement Bouchard dont elle a fait partie, etc. — la liste est longue des mesures anti-populaires dont Pauline Marois est responsable): sans doute Québec solidaire craint-il l’effritement de sa propre base électorale, déjà ténue, à la faveur de la « paulino-manie »? Même le Parti communiste du Québec (celui dirigé par André Parizeau) semble avoir été pris de court, lui qui n’a rien trouvé de mieux que d’afficher, en manchette sur son site Web, un « dossier de presse » accompagné de la biographie de la nouvelle cheffe péquiste!

La politique bourgeoise étant ce qu’elle est (i.e. axée sur l’image et la « saveur » du moment), à première vue, la nomination de Pauline Marois semble donc une bonne affaire pour le PQ. À plus long terme toutefois, elle ne vient régler aucun des problèmes que l’effondrement électoral récent de ce parti a mis en lumière.

Contrairement à ce que certains ont voulu croire, la dégringolade du PQ ne tient pas tant au fait d’avoir choisi André Boisclair comme chef en novembre 2005, qu’à l’élection du gouvernement Harper deux mois plus tard à Ottawa. Celle-ci a changé la donne politique au Canada; elle contraint le PQ et le mouvement souverainiste à revoir leur orientation de fond en comble. À quoi le projet indépendantiste correspond-il dans la configuration actuelle des classes au Canada? En d’autres termes, de quoi la bourgeoisie nationale québécoise a-t-elle besoin pour achever et consolider son intégration dans l’ensemble impérialiste canadien? Comment se fait-il que le Québec soit à la fois si près et si loin de la souveraineté? Cette contradiction, qu’un Bernard Landry a parfois évoquée, le PQ n’a jamais vraiment voulu y répondre.

Du point de vue des travailleurs et travailleuses, il est d’ores et déjà évident qu’il n’y a rien à attendre du PQ et de sa nouvelle leader. Le PQ n’a jamais été une alternative pour les ouvrières et ouvriers, et il l’est encore moins aujourd’hui.

Au mieux, tout ce qu’on peut espérer, c’est que Pauline Marois se lance dans un de ces « grands chantiers » dont le PQ a le secret et qu’elle propose de subventionner l’installation de « toilettes silencieuses » dans nos logements… Car c’est vrai que c’est tout un problème, ça, que d’entendre constamment le bruit de la chasse d’eau! Ah! la misère des riches…

Article paru dans Arsenal-express, nº 139, le 20 mai 2007.
Arsenal-express est une liste de nouvelles du Parti communiste révolutionnaire.
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Allez les boys, vous allez les avoir !

Posted by Libertad ! sur 24 mai, 2007

Vêtu d’une tenue de protection, un casque sous le bras, Stephen Harper a fait un signe du pouce alors qu’il montait à bord d’un hélicoptère Black Hawk, mercredi, devenant ainsi l’un des seuls premiers ministres en poste à s’aventurer à proximité des premières lignes de combat.

Nous avons un premier ministre vraiment courageux ! Il va s’aventurer dans une zone remplis de « méchants terrorisses ».

Plus tôt en journée, M. Harper, au second et dernier jour de sa visite officielle en Afghanistan, a prononcé une allocution en présence de soldats réunis sur un terrain de la base aérienne de Kandahar, lors de laquelle il a plus que laissé entendre que les troupes canadiennes ne quitteraient pas l’Afghanistan de sitôt.
«Vous savez que votre travail n’est pas terminé», a-t-il lancé à quelque 300 militaires.

Mais quel travail au juste ? Permettre aux compagnies pétrolières d’installer leur beau pipeline ? Tuer des talibans au lieu de négocier avec eux ? Protéger un régime pantin tout aussi réactionnaire que le précédent ? Donner une occasion en or au FMI de ce faire de l’argent sur le dos des afghans les plus pauvres ? Envahir un pays qui représente une des meilleures positions stratégiques du monde ?

Canada, hors d’Afghanistan !

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