Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Archive for 2 juillet 2007

Le président du FMI décâlisse !

Posted by L'Agitateur sur 2 juillet, 2007

Le président du Fonds monétaire international (FMI), Rodrigo de Rato, a annoncé jeudi qu’il quittera ses fonctions en octobre prochain, soit un an et demi avant la fin de son mandat.

Bon débarras ! La raison de son départ ?

Il a expliqué son départ pour des raisons personnelles, notamment pour s’occuper de l’éducation de ses enfants.

Déjà qu’il s’occupe très mal des enfants du monde, je me demande comment il va faire pour ses propres petits ! Certes, c’est une bonne nouvelle qu’il parte !

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Equateur : le référendum porte un coup à l’impérialisme

Posted by L'Agitateur sur 2 juillet, 2007

Un autre texte reçu par courriel, disponible sur le site La Riposte, traite de la victoire de la gauche en Équateur et de la montée anti-impérialiste et anticapitaliste dans toute l’Amérique latine. Voici le texte en question :

En votant massivement en faveur de la convocation d’une Assemblée Constituante, le 15 avril dernier, les paysans et les travailleurs équatoriens ont porté un coup sévère à l’oligarchie du pays. Les résultats du référendum sont sans appel : le « oui » l’emporte avec 5 300 000 voix (81,7 %) contre à peine 824 000 voix pour le « non » (12,4%).

L’ampleur de cette victoire a surpris tout le monde. Le « oui » n’a réuni moins de 80 % des voix que dans 3 des 22 provinces du pays. La campagne qui a précédé ce référendum était extrêmement polarisée. Tous les partis traditionnels du pays militaient contre la proposition du président Rafael Correa, élu en novembre 2006 avec 58 % des voix, de convoquer une Assemblée Constituante. Comme on l’a déjà vu au Venezuela, les médias privés équatoriens ont lancé une campagne très virulente contre Correa, l’accusant d’être « un communiste et un autoritaire », et cherchant à salir sa personne et sa famille en fouillant dans son passé. Mais comme au Venezuela, cette campagne hystérique n’a eu aucun effet sur les masses du pays, qui en votant « oui » ont massivement marqué leur opposition à l’ensemble du système politique « traditionnel ».

Le résultat de ce référendum ne peut être compris qu’à la lumière des mouvements sociaux et révolutionnaires qui, depuis dix ans, secouent l’Equateur. En 1996, Abdalah Buccaram – rapidement surnommé « Abdalah le fou » – a été élu président du pays sur un programme très « populiste », promettant tout à tout le monde. Mais très vite, Buccaram a mis en œuvre le programme économique du FMI, ce qui a provoqué une grève générale, en février 1997. Buccaram a tenté, en vain, de réprimer le mouvement, et a du finalement fuir le pays.

Le président qui a pris la relève, Jamil Mahuad, a suivi la même politique réactionnaire que son prédécesseur. En janvier 2000, sa décision de dollariser l’économie du pays a provoqué un mouvement révolutionnaire qui a culminé dans un soulèvement national et dans l’établissement d’un « Parlement des peuples ». Ce organe a brièvement pris le pouvoir – pendant deux jours – avec l’appui de quelques officiers de rang inférieur.

Bien que ce mouvement ait été détourné dans les canaux du parlementarisme bourgeois, il a permis à l’un des officiers « rebelles », Lucio Gutierrez, d’accéder à la présidence du pays en novembre 2002. Du fait de son implication dans le soulèvement de janvier 2002, Gutierrez est arrivé au pouvoir avec le soutien des organisations des travailleurs et des paysans, qui plaçaient beaucoup d’espoirs en lui. Mais Guiterrez ne tarda pas à doucher ces espoirs. Il s’attaqua directement au mouvement syndical et poursuivit le désastreux programme d’« ajustement structurel » préconisé par le FMI. Une nouvelle fois, les masses équatoriennes se mobilisèrent et réussirent à le destituer, en avril 2005. Un gouvernement provisoire fut constitué, dirigée par Alfredo Palacios, avec Rafael Correa comme ministre des finances. Mais la décision de Palacios de signer l’Accord de Libre Echange (ZLEA) avec les Etats-Unis provoqua d’énormes manifestations, en mars 2006. Pour protester contre la politique économique de son gouvernement, Rafael Correa démissionna, puis fut élu à la présidence de la République, en novembre 2006.

Ainsi, en l’espace d’une décennie, la jeunesse, les travailleurs et les paysans équatoriens ont renversé pas moins de 4 gouvernements ! Cela montre les vastes réserves d’énergie révolutionnaire dont dispose ce peuple en pleine ébullition. Il ne fait aucun doute que l’exemple de la révolution vénézuélienne a joué un rôle de premier plan dans ces mobilisations successives. Elle est une source d’inspiration pour tous les peuples d’Amérique latine.

Le gouvernement Correa

Correa a été élu sur un programme qui comprenait le refus de signer l’Accord de Libre Echange avec les Etats-Unis, l’évacuation de la base militaire américaine, à Manta, et l’organisation d’un referendum sur la convocation d’une Assemblée Constituante – que les masses équatoriennes ont considéré comme un moyen de se débarrasser d’un système politique dominé par les 200 familles qui constituent l’oligarchie équatorienne. Les travailleurs et les paysans équatoriens voient aussi dans l’Assemblée Constituante un moyen de transformer radicalement leurs vies.

Même si le programme de Correa n’est pas un programme socialiste de nationalisation de l’économie et de gestion démocratique de celle-ci par les paysans et les travailleurs, son intention d’introduire des réformes progressistes, appuyées par des mobilisations populaires, constitue une menace directe pour les « capitaines de l’industrie », les grands propriétaires terriens, les banquiers et les gérants des plantations bananières. Si Correa reste fidèle à son programme, il est inévitable que les « 200 familles » organiseront un soulèvement militaire contre lui – comme elles l’ont fait au Venezuela, en avril 2002.

Immédiatement après le résultat du référendum, Correa a annoncé que l’Equateur allait solder sa dette auprès du FMI, puis rompre tous ses liens avec cette institution et expulser du pays les représentants de la Banque Mondiale. Cette décision – que le gouvernement vénézuélien vient de prendre, à son tour – est certes moins radicale qu’un refus pur et simple de payer la dette extérieure. Mais elle a de toute évidence une grande portée symbolique, dans l’esprit des masses – mais aussi dans celui des représentants de l’oligarchie et de l’impérialisme, qui y voient à juste titre un acte de défi à leur encontre.

Tout comme son homologue Hugo Chavez, le président Rafael Correa s’est prononcé en faveur du socialisme. Mais l’expérience vénézuélienne nous montre que, pour mettre en œuvre un changement radical et révolutionnaire de la société, les masses ne peuvent compter que sur leur propre force, leurs organisations et leur mobilisation. L’Assemblée Constituante peut être utilisée par les masses comme un moyen de porter des coups à l’oligarchie. Ainsi, Luis Macas, le dirigeant de la CONAIE, la puissante confédération paysanne indigène, a déclaré : « Nous allons gouverner à travers l’Assemblée Constituante. Nous allons balayer le vieil Etat et mettre un terme aux vieux privilèges d’une poignée de riches. » Cependant, en elle-même, l’Assemblée Constituante ne pourra pas résoudre tous les problèmes. Dans sa lutte passionnée pour améliorer ses conditions de vie, le peuple équatorien a élu et renversé plusieurs gouvernements, au cours des dix dernières années. Mais il n’atteindra son but, au final, que lorsqu’il aura directement pris le contrôle des principaux leviers de l’économie.

La période à venir verra une intensification de la lutte des classes, en Equateur. Les éléments les plus conscients de la classe ouvrière et de la paysannerie doivent tirer toutes les conclusions qui s’imposent de l’expérience de ces dernières années, et offrir une direction claire, reposant sur un programme socialiste, à la magnifique énergie révolutionnaire du peuple équatorien.

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Journée nationale des peuples autochtones – L’urgence d’agir !

Posted by L'Agitateur sur 2 juillet, 2007

Nous avons reçu par courriel ce texte concernant le peuple autochtone. Comme la fête du Canada vient de passer, ainsi que la journée nationale des peuples autochtones, nous avons décidé de présenter ce texte pour vous démontrer le contexte actuel dans lequel les autochtones et toute autre minorités vivent. Cela vient de Québec Solidaire, et bien que la journée « officielle » soit terminée, nous avons jugé important de lire le document suivant. Voici le texte en question :

Au début de la Décennie internationale des peuples autochtones (1995-2005), l’Organisation des Nations unies lançait un processus de discussion autour d’une déclaration sur les droits de ces peuples.

De plus, l’ONU demandait à ses États membres de réaliser des activités soulignant l’importance de partenariats équitables entre les peuples autochtones et leurs États nationaux respectifs. Le gouvernement canadien de l’époque avait alors décidé de célébrer à chaque solstice d’été la Journée nationale des autochtones. La décennie étant terminée, un examen de conscience s’impose chez les dirigeants politiques québécois et canadiens.

La déclaration des Nations unies sur les peuples autochtones

Le Conseil des droits humains de l’ONU visait à faire adopter cette déclaration au plus tard en 2006 par l’Assemblée générale des Nations unies. Que retrouve-t-on dans le document? Évoquons quatre articles. L’article 3 de cette déclaration affirme clairement le droit des peuples autochtones à disposer d’eux-mêmes ainsi qu’à déterminer librement leur statut politique et leur développement économique, social et culturel.

L’article 26 affirme le caractère inaliénable des droits ancestraux essentiels au développement de l’identité culturelle des peuples autochtones. Les articles 22 et 44 garantissent l’application des droits et libertés à tous les autochtones, hommes et femmes, et appellent les États et les organisations autochtones à veiller à ce que les femmes et les enfants jouissent de la protection et des garanties voulues contre toutes les formes de violence et de discrimination. Comme l’évoquait l’association Femmes autochtones du Québec le 21 juin dernier, «la déclaration est un document remarquable qui constitue le point culminant des travaux accomplis sur le plan international par les groupes autochtones et les États-nations dans un esprit de collaboration et de respect. De nature plus morale que juridique, la déclaration aspire à établir des normes pour les droits de la personne des peuples autochtones. […] Le Canada a donc la responsabilité d’appuyer ce processus et non de le saboter. Retarder ce processus consistera à saper des années de travail réalisé dans un esprit de coopération, de partage et partenariat».

Le 29 juin 2006, 30 pays votaient en faveur de la résolution du Conseil des droits humains de l’ONU. Deux pays — le Canada et la Russie — votaient contre et douze pays s’abstenaient. En novembre 2006, les pressions répétées de l’Australie, du Canada, de la Nouvelle-Zélande et des États-Unis ont réussi à faire retarder jusqu’en septembre 2007 l’adoption de la déclaration par l’Assemblée générale de l’ONU. Dans quel but? Obtenir des amendements affaiblissant le sens et la portée des éléments les plus fondamentaux de la déclaration.

Les gouvernements canadiens précédents avaient appuyé le projet de déclaration. Le changement de position du gouvernement Harper a donc été perçu par les organisations autochtones et par plusieurs organisations internationales comme une trahison de la parole donnée.

M. Harper annonce maintenant l’instauration d’un processus visant à accélérer le règlement des nombreuses causes ayant trait à des enjeux territoriaux pour les autochtones. Des représentants autochtones ont salué ce qui pourrait être un pas dans la bonne direction tout en demeurant sceptiques devant ce qui pourrait être une autre promesse non réalisée. Plusieurs représentants autochtones ont encore en mémoire l’accord de Kelowna signé par le gouvernement canadien et renié par Stephen Harper. Pour toutes ces raisons, plusieurs groupes autochtones organiseront une journée pancanadienne d’action le 29 juin, un an après la volte-face du gouvernement Harper lors du vote sur la déclaration.

Pour des changements en profondeur

Le manque de logements est criant en milieu autochtone, tout comme le sont l’ampleur de la pauvreté, l’absence d’emplois, l’analphabétisme et le faible niveau de scolarité. À l’extérieur des réserves, trop d’autochtones vivent l’isolement, la perte d’identité, l’itinérance et le racisme. L’alcoolisme, la toxicomanie et la violence faite aux femmes et aux enfants gangrènent littéralement le tissu social, provoquant fréquemment des suicides, surtout chez les jeunes.

En réponse à ces problèmes, l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador lançait l’opération «Mission 10 000 possibilités» lors du Forum socioéconomique de Mashteuiatsh d’octobre 2006: création de 10 000 emplois, raccrochage scolaire de 10 000 jeunes et construction de 10 000 logements.

Pour sa part, Femmes autochtones du Québec réclamait du gouvernement fédéral un ajustement annuel de 337 000 $ pour chacune des maisons d’hébergement accueillant des femmes victimes de violence. Ces maisons pourraient ainsi atteindre le même niveau de financement que celles qui sont financées par Québec. À ce jour, les réponses d’Ottawa à toutes ces demandes ont été particulièrement navrantes.

Pour une motion unanime

Lors de la dernière campagne électorale québécoise, l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL) a invité cinq partis politiques (le PLQ, le PQ, l’ADQ, Québec solidaire et le Parti vert du Québec) à se prononcer, lors d’un débat public, sur les enjeux autochtones. Tous, sauf le PVQ, ont participé au débat et leurs représentants se sont montrés ouverts à un appui à la déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Mais lors d’un discours public prononcé deux jours plus tard, Ghislain Picard, chef de l’APNQL, a commenté ainsi le débat: «Le 20 mars, nous avons réussi à réunir au Cégep du Vieux-Montréal des représentants de quatre partis politiques, soit le PLQ, le PQ, l’ADQ et Québec solidaire, qui se sont prononcés sur leurs intentions à notre égard. Seul, cependant, Québec solidaire a émis le lendemain un communiqué s’engageant à proposer une motion à l’Assemblée nationale, s’il y avait un député de ce parti élu, à l’effet de demander au gouvernement fédéral de revoir sa position contre le projet de déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones».

Conformément à son engagement du 20 mars 2007, Québec solidaire invite donc en cette Journée nationale des autochtones les partis politiques du Québec à présenter une motion à l’Assemblée nationale appuyant unanimement la déclaration et pressant le gouvernement fédéral d’en faire autant. Les trois partis d’opposition au niveau fédéral (PLC, NPD et Bloc québécois) ont déjà demandé au gouvernement Harper de réviser sa position. Pourquoi pas les partis présents à l’Assemblée nationale du Québec?

Les relations avec les peuples autochtones représentent un défi politique incontournable. La qualité de ces relations jouera un rôle déterminant sur notre avenir à tous, autochtones et non-autochtones. La véritable reconnaissance des droits collectifs et individuels ainsi que le respect mutuel doivent fonder une négociation portant sur les questions territoriales et la garantie de conditions de vie acceptables pour les peuples autochtones.

Ces négociations seront-elles faciles? Sans doute pas. Y aura-t-il des tiraillements? C’est possible. Y a-t-il des risques? Peut-être, mais les risques seront bien plus grands si nous continuons à nous enfouir la tête dans le sable et à espérer que les problèmes se règlent d’eux-mêmes. Les avertissements récents de la part des chefs à propos de la colère qui gronde dans les communautés autochtones sont éloquents. Il y a urgence d’agir!

Amir Khadir, Porte-parole de Québec solidaire
Françoise David, Porte-parole de Québec solidaire
Mylène Jaccoud et François Larose, Commission sur les droits des nations autochtones de Québec solidaire

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Album photo M.-À.-J.

Posted by L'Agitateur sur 2 juillet, 2007

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