Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Harper veut contrer la montée bolivarienne du Vénézuéla !

Posted by L'Agitateur sur 11 juillet, 2007

Selon un haut responsable, Stephen Harper, Premier ministre du Canada envisage de faire allusion au modèle canadien dès sa première visite dans les Caraïbes et en Amérique latine ce dimanche. Voici ce qu’il a dit :

« Les pays de cette région sont confrontés à plusieurs défis. Nous pensons qu’il y a des secteurs où le Canada peut aider. Nous pensons que le modèle canadien et la façon dont nous abordons certains enjeux, auxquels ils sont aussi confrontés, peut leur être utile. Nous souhaiterions que le modèle canadien soit une alternative viable au modèle vénézuélien »

Quel est ce modèle canadien ? Nul ne le sait, sauf l’Élite canadienne même qui en a fait référence. Par contre, ce que l’on peut présumer, c’est un modèle qui se base sur les valeurs néoconservatrices canadiennes se rapportant tous au conservatisme mélangé au libéralisme. Or, un modèle de la Droite canadienne dans le but de freiner le projet bolivarien d’Hugo Chavez à travers l’Amérique latine. Ce projet regroupe le socialisme et le bolivarisme en un seul tout.

Certes, la question qui se pose est la suivante : est-ce que le Canada tenterai d’épandre son impérialisme vers l’Amérique du Sud ?

==> Lire la suite
==> Le bolivarisme (en anglais)
==> Société Bolivarienne du Québec

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20 Réponses to “Harper veut contrer la montée bolivarienne du Vénézuéla !”

  1. Sylvain Guillemette PCQ said

    Wow! Quel modèle? Celui qui ne fonctionne pas ici? Celui qui coûte très cher en ressource et qui favorise la minorité parasitaire bourgeoise? Génial! Enfin le peuple vénézuélien peut dire qu’il a le pouvoir et Harper voudrait ramener Carmona, pour que comme dans le passé, cette droite puisse tirer à nouveau sur les affâmés criant famine? Quel con!

    Enfin au Vénézuéla, on peut envisager la fin de l’exploitation de l’homme par l’homme et ce con de Harper persiste à dire qu’engraisser une minorité parasitaire, c’est la solution!

  2. Dominique Dumas said

    En pratiquant la censure contre un média pas assez licheux du pouvoir via le bras gouvernemental (les ondes sont publiques…), le Vénézuela a déjà pris le modèle canadien… Le modèle libéral du moins.

    Mais pour le reste, ça ne pourrait pas nuire à ce pays de cul. Sauf qu’on va oublier ça avec un pauvre cave comme Chavez.

  3. RW - United against Right-wing said

    Ce sont des mensonges crées contre le Vénézuéla et le gouvernement même. L’affaire RCTV a été un gros mensonge monté de toute pièce, et tous y ont cru.

  4. Sylvain Guillemette PCQ said

    Y compris Dumas! Dominique Dumas a dit…

    97% des médias sont privés au Vénézuéla! Cesses de mentir! Et cette libArté d’expression dont tu parles…comprend-t-elle aussi le droit d’encourager au meurtre d’un président élu démocratiquement? Ben Dumas, je vais te donner la même lecture que j’ai donné aux autres, question que tu cesses de mentir par la force des choses, c’est dire que je t’expose ici les faits que tu ne pourras nier sauf en mentant!

    Tu peux nier comme tes copains, mais je te jure que tu ne pourras que mentir!

    Désinformation et mensonges
    Reporters sans frontières et RCTV
    par Salim Lamrani

    Le département d’État des États-Unis, aussitôt suivi par Reporters sans frontières, a dénoncé les atteintes à la liberté de la presse au Venezuela. Les tribunaux administratifs ont en réalité refusé de renouveller la concession hertzienne d’une chaîne de télévision qui avait participé à la tentative de coup d’État et avait multiplié les violations de son cahier des charges. Salim Lamrani analyse cette nouvelle campagne d’intoxication de « l’ONG » parisienne.

    (Tribunal suprême de Justice, Caracas, le 17 avril 2007
    Le directeur actuel de RCTV, Eladio Lares, vient de faire appel à la décision du gouvernement vénézuélien de ne pas renouveler la concession de sa chaîne.)

    Le non renouvellement de la concession d’une durée de 20 ans de la chaîne privée vénézuelienne RCTV, arrivée à son terme le 27 mai 2007, a suscité une extraordinaire hystérie médiatique au niveau international. Pendant plusieurs semaines, la presse du monde entier s’est focalisée sur un évènement banal qui d’ailleurs passe inaperçu quand il survient dans les autres pays de la planète. Elle a transformé une décision administrative tout à fait régulière et légitime en un attentat contre la liberté de la presse. Reporters sans frontières a évidemment participé à cette campagne internationale de désinformation en publiant, le 5 juin 2007, un rapport hautement tendancieux sur RCTV.

    Fermeture de RCTV et hégémonie médiatique ?

    RSF intitule son dossier « Fermeture de Radio Caracas Television : la consolidation d’une hégémonie médiatique ». L’organisation donne d’emblée le ton en distillant deux mensonges en une seule phrase. Tout d’abord, RCTV n’a pas été fermée et peut continuer d’émettre via le câble ou le satellite. Le spectre radioélectrique étant par définition limité, le gouvernement vénézuelien a décidé de ne pas renouveler le contrat à la chaîne et d’accorder ainsi l’espace libéré à une autre chaîne afin de démocratiser les médias. Donc, contrairement à ce qu’affirme RSF, RCTV ne « cesse [pas] d’émettre ».

    La seconde contre-vérité réside dans l’expression « hégémonie médiatique ». Avec ce titre, RSF voudrait faire croire au lecteur que les autorités vénézueliennes contrôlent les médias et disposent quasiment d’un monopole dans ce secteur. Pour convaincre l’opinion publique, Robert Ménard, le secrétaire général de l’organisation, répète inlassablement la même maxime à la presse : « Chávez détient une position hégémonique sur les moyens de communication ». Or, la réalité est tout autre. Au Venezuela, 80% des chaînes de télévision ouverte et des radios appartiennent au secteur privé. Pour ce qui est de la télévision par câble et par satellite, qui est relativement bien développée dans le pays, elle est presque entièrement contrôlée par des fonds privés. Au niveau de la presse écrite, les 118 journaux nationaux et régionaux qui circulent dans le pays sont également contrôlés par le secteur privé. Il existe effectivement une « hégémonie médiatique », mais elle est entièrement le fait des groupes économiques et financiers privés.

    Décision arbitraire du Président Hugo Chávez ?

    RSF certifie que la décision a été prise « sur ordre du président Hugo Chávez », et assure qu’elle est illégale car, selon elle, il faut une « condamnation judiciaire […] pour refuser à la chaîne le droit d’émettre pendant les vingt prochaines années ». Là encore, RSF a recours à un double mensonge. En effet, la décision est parfaitement légale, respectueuse des normes internationales et légitime. Comme dans la plupart des pays du monde, le spectre des ondes hertziennes appartient l’Etat et est destiné à promouvoir l’intérêt public. De plus, l’article 156 de la Constitution vénézuelienne ainsi que l’article 108 de la Loi organique des télécommunications donnent au gouvernement le pouvoir de réguler l’accès à cet espace. Il n’est aucunement question de « condamnation judiciaire » comme le prétend RSF. Enfin, RCTV a toujours le « droit d’émettre » via câble ou satellite.

    D’ailleurs, ce n’est pas Hugo Chávez qui a décidé du non renouvellement de la concession mais la Commission nationale des télécommunications du Venezuela. La concession de RCTV n’a pas été renouvelée pour plusieurs raisons bien précises. Tout d’abord, le gouvernement souhaite procéder à un rééquilibrage entre chaînes publiques et chaînes privées. Ensuite, RCTV n’a pas respecté ses obligations et son cahier des charges. Un seul exemple édifiant : entre juin et décembre 2006, les autorités ont recensé pas moins de 652 infractions de la part de RCTV. La chaîne a également dénigré de manière systématique la politique du gouvernement et a incité à plusieurs reprises la population à la violence et à la rupture de l’ordre constitutionnel. La participation avérée de RCTV dans le coup d’Etat du 11 avril 2002 ainsi que son comportement putschiste ont été des facteurs non négligeables dans la prise de décision. RCTV avait notamment participé au sabotage pétrolier de décembre 2002 qui avait coûté près de 20 milliards de dollars à l’économie nationale.

    RSF affirme à ce sujet que RCTV est simplement « accusée » d’avoir participé au coup d’Etat, alors que les preuves et les témoignages sont accablants. Le très conservateur journal français Le Figaro rappelle que « pendant des années, la chaîne a ouvertement conspiré contre le président en place en relayant des appels à renverser le régime ». Le Figaro souligne également que lors du coup d’Etat, la chaîne « annonçait qu’Hugo Chávez avait démissionné », suivant ainsi le plan établi les putschistes, et avait même reconnu Pedro Carmona comme président intérimaire.

    Suite au retour du président Chávez, RCTV avait interdit à ses journalistes de diffuser une quelconque information à ce sujet et se bornait à diffuser des dessins animés. Le responsable de production de la chaîne, Andrés Izarra, opposé au putsch, avait aussitôt démissionné pour ne pas se rendre complice du coup de force. Lors d’un témoignage à l’Assemblée nationale, Izarra avait indiqué que le jour du coup d’Etat et les jours suivants il avait reçu l’ordre formel de Marcel Granier, le président de RCTV, de « ne transmettre aucune information sur Chávez, ses partisans, ses ministres ou n’importe quelle autre personne qui pourrait être en relation avec lui ».

    Le conservateur Los Angeles Times retrace également l’itinéraire de RCTV depuis l’élection de Hugo Chávez à la présidence de la République en 1998 et souligne qu’elle s’était donnée pour mission de « renverser le président démocratiquement élu ». Après le coup d’Etat, « RCTV a basculé ouvertement dans la sédition [et a] diffusé des images truquées pour faire croire que les partisans de Chávez étaient à l’origine des morts et des blessés ». Le journal rappelle que Marcel Granier s’était rendu au Palais présidentiel pour faire allégeance au « dictateur Pedro Carmona qui venait d’abolir la Cour suprême, l’Assemblée nationale et la Constitution ». Puis le LA Times conclut : « Granier et les autres ne doivent pas être considérés comme des martyrs de la liberté d’expression » mais comme des putschistes. D’ailleurs, Granier a fait une déclaration éloquente à RSF au sujet du coup d’Etat : « Je veux bien admettre que je n’étais pas mécontent de voir partir Hugo Chávez ». Comment pouvait-il être « mécontent » puisqu’il avait activement participé à son renversement ?

    A l’évidence, en soutenant et en participant ouvertement à la rupture de l’ordre constitutionnel en avril 2002, RCTV ne se souciait pas de l’intérêt public. De plus, il n’est guère nécessaire de rappeler que si une chaîne de télévision française ou de n’importe quel autre pays du monde s’avisait d’adopter un comportement similaire à celui de RCTV, elle ne durerait pas 24 heures et ses dirigeants se retrouveraient immédiatement en prison. Pour sa part, le journal étasunien Houston Chronicle notait que « les actions de RCTV n’auraient pas duré plus de quelques minutes » aux Etats-Unis.

    Pourquoi RSF veut-elle faire croire à l’opinion publique que la culpabilité de RCTV est encore sujette à discussion ? Tout simplement parce que Robert Ménard et son organisation avaient eux-mêmes soutenu le coup d’Etat d’avril 2002. Est-il besoin de rappeler la déclaration publiée par RSF le 12 avril 2002 ? :

    « Reclus dans le palais présidentiel, Hugo Chávez a signé sa démission dans la nuit, sous la pression de l’armée. Il a ensuite été conduit au fort de Tiuna, la principale base militaire de Caracas, où il est détenu. Immédiatement après, Pedro Carmona, le président de Fedecámaras, a annoncé qu’il dirigerait un nouveau gouvernement de transition. Il a affirmé que son nom faisait l’objet d’un « consensus » de la société civile vénézuélienne et du commandement des forces armées ».

    Décision impopulaire ?

    L’entité parisienne déclare également que les « opposants (nombreux) et partisans (plus rares) » avaient simultanément défilé à Caracas pour appuyer la décision du gouvernement ou la répudier. Ici, RSF n’hésite aucunement à mentir de manière éhontée. Les manifestations d’opposants qui ont eu lieu en signe de protestation n’ont réuni que quelques milliers de personnes. Par contre, les manifestations de soutien qui se sont déroulées dans la capitale à l’image de celles du 27 mai et du 2 juin 2007 ont été impressionnantes. En effet, des centaines de milliers de citoyens avaient défilé dans les rues de Caracas, montrant leur soutien à Hugo Chávez. Dans quel but RSF manipule-t-elle cette réalité ?

    RSF reprend également les sondages réalisés par RCTV et l’opposition pour démontrer l’impopularité de la décision, en leur accordant un crédit entier et adoptant ainsi une position ouvertement partisane. Le ministre de l’Intérieur et de la Justice, Pedro Carreño, a répondu de manière cinglante à cette allégation : « la liberté d’expression n’est pas celle de l’empire, ni celle de Reporters sans frontières, ni celle de la Société interaméricaine de presse (SIP), ni celle de l’oligarchie, mais celle du peuple qui aujourd’hui est sorti dans la rue ».

    RSF évoque « une fermeture désavouée par l’opinion et la communauté internationale » et cite pêle-mêle une résolution du Parlement européen adoptée le 24 mai 2007, et « plusieurs gouvernements ou Parlements latino-américains, du Brésil au Mexique en passant par le Chili, et même de son homologue et allié bolivien Evo Morales ». RSF veut donner l’impression d’une unanimité mondiale contre Hugo Chávez alors que la réalité est totalement différente. De tout le continent américain, c’est-à-dire sur près de 25 nations, seuls trois organes parlementaires (Brésil, Chili, Nicaragua) se sont prononcés contre le non renouvellement de la concession et seul le président costaricien Oscar Arias a émis une déclaration défavorable. Le reste du continent, en commençant par Evo Morales, s’est soit prononcé en faveur du gouvernement de Chávez (Bolivie, Cuba, Nicaragua), soit a signalé qu’il s’agissait d’une mesure administrative qui ne regardait que le Venezuela et ne souhaitait pas s’immiscer dans les affaires internes de la nation. Comme on le voit, RSF est experte dans le domaine de la désinformation.

    Pour ce qui est de la résolution du Parlement européen, elle a été effectivement adoptée le 24 mai 2007, mais seulement par 43 des 784 députés européens, c’est-à-dire à peine 5,4% des parlementaires. Cette résolution a été unanimement rejetée par 741 députés pour son caractère politisé et surtout parce qu’elle représentait une inacceptable ingérence dans les affaires internes d’un pays souverain. La plupart d’entre eux ont refusé de participer au vote et ont quitté l’hémicycle. Quant à l’OEA et à la Commission interaméricaine des droits de l’homme, elles n’ont émis aucune condamnation, contrairement à ce qu’avance RSF, mais simplement des recommandations d’ordre général sur la liberté de la presse.

    Les autres manipulations de RSF

    RSF assure également que « les demandes de rendez-vous avec des membres du gouvernement et des représentants de médias publics ou progouvernementaux sont restées sans réponse. Aussi éloquent que les propos des personnes rencontrées, ce silence tend à confirmer que l’affaire RCTV ne se limite pas à une simple mesure administrative ». Pourtant, le gouvernement a réitéré à maintes reprises n’avoir reçu aucune demande de rendez-vous de la part de RCTV. En promouvant le point de vue de Marcel Granier, RSF fait montre une nouvelle fois de son côté partisan et stigmatise le gouvernement démocratique d’Hugo Chávez en le qualifiant de « régime politique particulier qu’on appelle le ‘chavisme’ ». Ici, on est loin du thème de la « liberté d’expression ». Ménard se place dans une situation d’opposition politique et idéologique en caricaturant délibérément le gouvernement vénézuelien. Le terme « chavisme » est en effet souvent utilisé de manière péjorative par l’opposition.

    RSF conclut son rapport par une contre-vérité manifeste, mettant en garde contre « l’hégémonie médiatique » du président. Il est nécessaire d’être précis à ce sujet. Pour la bande VHF, en 2000, il y avait 19 chaînes de télévision privées et 1 publique. En 2006, le chiffre est passé à 20 chaînes privées contre une seule chaîne publique. Depuis le 28 mai 2007, il y a 19 chaînes privées et deux chaînes publiques, Venezolana de Televisión et TVes qui remplace RCTV sur les ondes hertiziennes. Pour la bande UHF, en 2000, il y avait 28 chaînes privées et deux chaînes publiques. En 2006, il y avait 44 chaînes privées et 6 publiques. Au niveau des radios, pour les ondes AM, en 2000 et 2006, il y avait 36 radios publiques contre 143 radios privées. Pour les ondes FM, il y avait 3 radios publiques contre 365 radios privées en 2000. En 2006, le chiffre est passé à 440 radios privées et 10 radios publiques. Comme on le voit, RSF affabule.

    « RCTV diffuserait de la pornographie », déclare RSF, utilisant le conditionnel pour suggérer qu’un doute subsiste sur cette accusation. Pourtant, la chaîne a été condamnée à plusieurs reprises par le Tribunal Suprême en 1981 et en 2006 pour avoir diffusé des scènes pornographiques à des horaires de grande écoute. Désormais, RSF remet en cause les décisions de la plus haute autorité judiciaire du pays. De plus, il convient de rappeler que RCTV est la chaîne qui a été la plus sanctionnée (six fois) dans l’histoire du Venezuela pour violations de la loi, et une seule fois sous le gouvernement de Chávez.

    RSF accuse même le Tribunal suprême, qui a ordonné la mise à disposition des équipements de RCTV à la nouvelle chaîne TVes, de vouloir « compromettre la présence de la chaîne du lion sur le câble ». Ici, la maladresse de Ménard le pousse même à dévoiler à l’opinion publique qu’en réalité RCTV ne disparaît pas. En fait, le Tribunal suprême a simplement ordonné la cession temporaire des émetteurs afin d’assurer la continuité du service public. De plus, cette décision ne compromet nullement les possibilités de la chaîne d’émettre par câble, comme l’ont affirmé publiquement les principales entreprises de ce domaine.

    Pour RSF, Televen et Venevisión, deux des principales chaînes privées, qui ont adopté une position plus rationnelle à l’égard du gouvernement et qui depuis 2004 ont cessé de lancer des appels à l’insurrection et au renversement du gouvernement – tout en restant dans l’opposition comme le montrent aisément leurs programmes –, sont entre les mains du président Chávez. Même chose pour le quotidien national privé Últimas Noticias. Pour qu’ils soient qualifiés de médias d’opposition par RSF, sans doute faudrait-il que ces médias continuent à dénigrer le gouvernement, à manipuler l’information, à déstabiliser la nation et à lancer des appels au meurtre contre Chávez comme l’ont fait RCTV et Globovisión en mai 2007. RSF fait preuve d’une vision manichéenne : soit les médias sont contre Chávez, soit ils sont à sa botte.

    RSF affirme que « Hugo Chávez n’a cure du droit international ». Cette accusation est complètement gratuite. En effet, RSF est incapable de citer un seul cas de violation du droit international qu’aurait commis le gouvernement bolivarien. L’organisation certifie également que de nombreux « recours [de RCTV ont été] reçus favorablement à […] la Cour interaméricaine des droits de l’homme ». En réalité, ladite Cour a accepté d’étudier un seul recours le 25 mai 2007 et ne s’est toujours pas prononcée à ce sujet.

    « Hugo Chávez veut pour 2008 une réforme constitutionnelle qui lui permettrait d’être réélu indéfiniment », signale le rapport qui présente cette volonté comme un grand danger pour la démocratie. RSF a-t-elle oublié que dans la plupart des pays occidentaux, dont la France, la réélection illimitée est une réalité constitutionnelle ? Pourquoi RSF se prononce-t-elle sur des aspects de politique interne alors qu’elle affirme être uniquement intéressée par la « liberté de la presse » et être « apolitique » ?

    « Un contrôle total de l’État, du gouvernement, des forces armées. Pas d’adversaire au Parlement, l’opposition ayant boycotté le scrutin législatif de 2005. Un parti dominant quasi unique. Vingt-deux gouverneurs d’État (sur vingt-quatre) entièrement dévoués. Et bientôt, une société civile pratiquement sous cloche ». Voici le constat alarmiste de RSF. « Un parti dominant quasi unique », vitupère RSF, alors qu’il existe plus d’une dizaine de partis politiques au Venezuela. Sans doute qu’en France, l’Etat, le gouvernement et les forces armées sont contrôlés par l’opposition. Quant au Parlement et aux postes de gouverneur, RSF remettrait-elle en cause le choix démocratique des électeurs vénézueliens ? Et la société civile se limite-t-elle à l’opposition de plus en plus marginale ? Ou bien concerne-t-elle l’ensemble de la population ? Reprenant la rhétorique de l’opposition qui a subi plus de 10 déroutes électorales consécutives depuis 1998, RSF prétend fallacieusement que Chávez contrôle toutes les institutions du pays, dans le but de faire passer le gouvernement le plus démocratique de l’Amérique latine pour un régime autoritaire. Du reste, ces considérations n’ont strictement rien à voir avec la « liberté de la presse ».

    L’organisation parisienne s’en prend également à l’avocate Eva Golinger. Son crime ? Avoir révélé au grand jour le nom de tous les journalistes vénézueliens financés par les Etats-Unis par le biais de la USAID, et où « figure notamment le correspondant de Reporters sans frontières », comme le reconnaît le rapport rédigé par Ménard.

    RSF assure également que le président Chávez est conseillé par plusieurs personnalités mondiales pour la réforme constitutionnelle et cite, entre autres, l’Argentin Norberto Ceresole. Le seul problème est que Ceresole est décédé en 2003 d’un infarctus du myocarde. Ces grossières erreurs factuelles montrent le peu de crédit du rapport de l’organisation.

    RSF s’est forgée son opinion sur la réalité médiatique vénézuelienne après seulement cinq jours de présence dans le pays, « du 24 au 28 mai 2007 », et après s’être entretenue uniquement avec des journalistes et patrons de presse de l’opposition. Son objectif de départ était très clair : transformer une décision administrative commune à tous les pays du monde en un acte de censure et d’atteinte à la liberté de la presse. Comment l’organisation parisienne peut-elle prétendre faire preuve d’impartialité et de sérieux avec de telles pratiques?

    Pourquoi RSF ne s’est-elle pas indignée contre le non renouvellement de la concession de la chaîne de télévision espagnole TV Laciana en 2004, de la chaîne TV Católica en 2005 et de la chaîne Tele-Asturias en 2006 ? Pourquoi RSF ne s’est-elle pas mobilisée contre le non renouvellement de la concession des chaînes britanniques One TV, Actionworld et StarDate TV 24 en 2006, ou de Look for Love 2 en 2007 ? Pourquoi Robert Ménard ne s’est-il pas rendu au Pérou pour enquêter sur la fermeture de deux chaînes de télévision en 2007, ou au Salvador quand le gouvernement a décidé de révoquer la concession de la chaîne Salvador Network en 2003 ? Pourquoi RSF est-elle restée impassible quand le Canada n’a pas procédé au renouvellement de la concession de la chaîne Country Music Television (CMT) en 1999 ? Pourquoi RSF a-t-elle passé sous silence la révocation de la concession des chaînes étasuniennes Daily Digest en 1998 et FCC Yanks Trinity License en 1999 ?

    Cette indignation à géométrie variable démontre clairement que le cas ordinaire de RCTV n’est qu’un prétexte pour RSF afin de stigmatiser Hugo Chávez et continuer sa guerre de désinformation contre un gouvernement démocratique et populaire. Quand à la liberté d’expression, toute personne ayant passé 24 heures au Venezuela ne peut que s’étonner du ton acerbe et fanatique des chaînes d’opposition à l’égard du gouvernement. Affirmer le contraire serait un extraordinaire acte de mauvaise foi.

    Le véritable rôle de RSF n’est pas de défendre la liberté de la presse comme elle le prétend, mais de promouvoir les intérêts politiques et économiques des entités qui la financent. Parmi celles-ci se trouve le gouvernement des Etats-Unis, qui arrose généreusement l’organisation parisienne par le biais la Fondation nationale pour la démocratie (National Endowment for Democracy), organisation que le journal le plus important du monde, le New York Times, qualifie d’officine écran de la CIA.

    Salim Lamrani
    enseignant, écrivain et journaliste français

    http://www.voltairenet.org/article149572.html

  5. Dominique Dumas said

    « Tu peux nier comme tes copains »

    Wowowo! On n’est pas amis toi et moi. Je ne veux pas de ce genre d’entourage qui insulte et ment comme il respire.

    D’ailleurs ton texte c’est de la solide bullshit, comme quand il dit que lorsque de la censure (un geste qualifié d’anodin) se passe ailleurs, on n’en parle pas. Ce qui est bien sûr faux. C’est une des nombreuses conneries du texte… Oh! Attendez 2 secondes…. Aaaaaaaaaaaaaah! Réseau Voltaire. Là je comprends!

  6. Dominique Dumas said

    Je suis sûr que les Vénézueliens qui ont envahis les rues ont trouvé que c’était anodin aussi qu’on censure la chaîne la plus populaire.

  7. RW - United against Right-wing said

    Il y avait des milliers de manifestants anti-Chavez ; au même moment, il y avait des centaines de milliers, voire millions de manifestants qui sont sorties dans les rues pour contre-manifester et supporter Chavez, ainsi que son gouvernement.

    Ton argument est digne d’une flasque de pisse.

  8. Dominique Dumas said

    « au même moment, il y avait des centaines de milliers, voire millions de manifestants qui sont sorties dans les rues pour contre-manifester et supporter Chavez, ainsi que son gouvernement. »

    Ben oui. Ils doivent l’avoir dit sur le réseau voltaire… Pffffffffffffff.

  9. RW - United against Right-wing said

    Non, ils l’ont filmé et pris des photos.

  10. GGW said

    « La montée bolivarienne »…

    À pisser de rire…

    Bolivar était un libéral-conservateur dans la plus pure tradition anglo-américaine.

    Il se retournerait surement dans sa tombe…

  11. David said

    Le Vénézuela pourrait copier notre modèle électortale.

    Un Vénézuela on vote avec des machine électronique qui mémorise les empreintes digitales.

    Information ensuite utilisé par le gouvernement pour discriminer les opposant politique.

    La révolution bolivarienne de chavez ce n’est rien d’autre qu’une forme d’impérialisme. Il veut faire des pays voisin des satellites du Vénézuela.

  12. Camarades du Québec said

    Au moins au Venezuela, la démocratie est participative, ce qui n’est pas le cas au Canada. Je vois vraiment pas ou tu veux en venir David et j’aimerais vous rappeller ceci, Chàvez ne veut pas necéssairement que les autres pays sud-américains deviennent des satellites de son pays, mais ces pays voient que le modèle Chaviste marche.

    Vous faites dans la démagogie, les mensonges et les demi-vérités parce que vous voyez que le pouvoir de vos complices en Amérique du sud est menacé par ces gouvernements révolutionnaires.

    Votre dogme néo-libéral ne marche pas et les sud-américains sont les plus lucides en ce moment car ils voient que les choses que vous pronez ne marchent pas et qu’ils ne font que causer le trouble.

  13. Dominique Dumas said

    « Chàvez ne veut pas necéssairement que les autres pays sud-américains deviennent des satellites de son pays, mais ces pays voient que le modèle Chaviste marche. »

    Heille ça marche rare! Et si jamais ça ne marche pas, ce sera de la faute de la droite, des États-Unis, des Juifs, de l’occident ou des capitalistes. Pigez dans le lot.

    Un beau pays où le gouvernement fonctionne à la menace contre les journalistes. 70% de la population s’oppose à la censure de RCTV et ça essait de nous faire croire que des millions de personnes appuient Chavez dans sa décision… De plus en plus risible.

    Vive le fascisme communiste!

  14. RW - United against Right-wing said

    http://www.voltairenet.org/article149572.html

  15. GGW said

    Le Réseau Voltaire…

    Tellement pathétique que ça en est drôle…

  16. RW - United against Right-wing said

    J’admets, avec ironique, que la Banque Mondiale, se partageant les écosystèmes du monde, a des arguments très poussés.

  17. Anonymous said

    70% de la population du Venezuela contre la fermeture de RCTV? Pourtant il y a eu des manifs monstres pour appuyer Chavez.

    C’est plutôt le pourcentage de gens qui regrettent l’époque du socialisme en ex-URSS, malgré ses lacunes et ses erreurs.

    A bas le capitalisme et l’impérialisme!

    Garde Rouge

  18. Sylvain Guillemette PCQ said

    Merde, quel grossiers mensonges! quand il y a eu la manifestation anti-Chavez, ils étaient à peine 5000! Ils ont même filmé des images au Mexique et ensuite fait croire que c’était au Vénézuéla! Vous êtes pathétiques! votre oligarchie là-bas, a tué les manifestants affâmés avec Peron et voulaient recommencer avec Carmona après avoir enlevé Chavez dans le coup d’état de 2002… Franchement, plus négationiste que ça! Pis David qui revient quand les membres de sa secte sont présents en plus!

    Même le « LeDevoir » s’est pratiquement excusé, voyant que les faits ne représentaient pas la réalité que vous prêché toujours malgré les faits, le journal a publié un article qui démend ce que vous avancez à propos de Chavez et ses « suposés » plans.

    La différence entre vous les droitistes, et nous qui voulons partager les profits, mettre fin à l’exploitation de l’être humain
    par l’être humain, etc…, c’est que vous faites en ce moment ce que vous prônez et nous le dénonçons, pendant que nous essayons, malgré les assassinats et les multiples coups d’état et j’en passe, nous essayons tout de même de créer quelque chose contraire à votre pacte de suicide collectif pourtant évident et dénoncé par la communauté scientifique qui fait consensus en la matière. Votre système est un désastre et ne fait vraiment pas dans le réalisme question environnement, mais une partie de votre clan d’autruches opportunistes, persiste à croire que c’est un complot socialiste! Quand même le commandant suprême des forces armées canadiennes vient l’affirmer, ça doit être que lui « dit les vras affêyeeeeeeees »!

    Vous êtes réellement une bande de champions, mais en fait, je vous vois comme une bande d’illuminés qui nient la réalité, se cachant derrière les luxueuses babioles qu’elles ont pu se permettre grâce à une sévère dureté envers les employés, à un égoïsme presque parfait et bien sûr grâce aux populations lointaines qui souffrent indirectement pour vos privilèges de champions méritants!

    vous faites pitié! quand on voit la population, et tout « journaliste » et n’importe quel autre individu, même la droite, peut affirmer que Chavez a une très grande majorité d’appui! vous faites dans la pure négation et j’appellerais sérieusement les électeur à s’informer des deux sources et de sources indépendantes, car la droit ici présente sur ce billet, crée sa prpopre réalité et change la réalité! J’appelle sérieusement les lecteurs à s’y rendre, question de constater la réalité, voir ce que c’est qu’une révolution, le peuple y prend part activement…

    Bandes de perdants, vous inventez vos propres histoires,vous mentez, vous reniez la science, vous parlez de liberté d’expression et de fermeture de ce blog-ci, vous nous traitez de totalitaires?!, d’antisémites (allez voir ce que veut dire antisémite et les propos de David sur son Blog et ses commentaires sur ce blog, ainsi que les propos de bien des membres de cette droite), bref, vous faites pitié et tout ce quue vous méritez, vous l’obtiendrai en continuant de vous servir de vos arguments plutôt néfastes pour votre carrière précipitée de politiciens carriéristes!

  19. RW - United against Right-wing said

    Du négationnisme droitiste… hmm… il faudrait peut-être en faire un article…

  20. Sylvain Guillemette PCQ said

    Débiles! Ils sont débiles!

    En 7 ans, la révolution bolivarienne a pratiquement enrayé l’analphabétisme! Les pauvres ont maintenant accès aux soins de santé devenus universels, ça comprend les dentistes, même nous on a pas ça! L’éducation est aussi universelle! Quand vous mentez, arrangez-vous pour que ce soit un trou perdu, voire un pays sur la planète Mars criss!

    VOUS êtes les pathétiques! Vous niez les faits! Quand vous en êtes rendu à nier que la population est derrière le président Chavez, malgré des organismes « neutres » internationaux qui le confirment et des élections+référendums gagnés haut-la-main, c’est plus qu’absurde! À quand la négation de la guerre en Irak? À quand la négation que la Terre est ronde?

    À David: Avec toutes les stupidités que tu as craché sur ce blog et le fait qu’on t’a foutu au murs plus d’une fois en dénonçant tes agissements, tu as pas honte de sortir dehors, de parler, de roter de péter? Manque juste ton « chum » Durandal qui viendrait nous dire qu’il s’est masturbé hier sur les photos des enfants tués au Liban l’an dernier!

    GGW, tu as quoi comme source déjà? Ah oui! La banque mondiale et le FMI, c’est ça? J’invite les lecteurs à aller voir ce que font ces supo-organismes distincts qui sont en fait la même poche! Regard sur le Ghana: http://www.kewego.fr/video/iLyROoaft24a.html

    L’ancien président de la BM était nul autre que Paul Wolfowitz, celui qui a gonflé la mencae irakienne, et oui!

    Il n’y a même pas 10% d’appui à l’opposition, qui fait tout pour saper la révolution populaire. Elle a d’ailleurs dernièrement fait grimper les prix de denrées indispensables comme les céréales et le lait, viandes et pains etc… de plus de 200% de leur prix réel! Lors du coup d’état raté, *où la population est sortie en très très très grand nombre* afin d’exiger le retour du président qu’ils avaient choisi, votre opposition si bonne (qui tuait les affâmés quelques années avant), a tué des civils dans la rue et avait même enregistré un communiqué qui dénonçait les morts plus d’une heure avant que ça se produise! Ils étaient clairs-voyants, médiums? Wow!

    Vous êtes du côté de la négation, comme certains communistes ont longtemps nié la barbarerie des Staline et des Pol-Pot de ce monde! rien de communiste parcontre, sauf le drapeau!

    Tant pis, on ne peut pas vous convaincre, on ne peut que dénoncer vos propos et les actions illégales commises par vos « élites méritantes »!

    Ça doit être génial dans votre tête, un genre de trip d’acide permanent!

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