Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Archive for 13 juillet 2007

Une catastrophe humanitaire se pointe à l’horizon

Posted by L'Agitateur sur 13 juillet, 2007

Nous reçevons à chaque semaine le pamphlet de PAJU (Palestinians and Jews United) par courriel, mais nous ne les affichons pas à chaque fois car nous les jugeons plus ou moins pertinants. Par contre, nous pensons les mettre sur le blogue à chaque semaine à l’avenir car cela peut toujours intéressé les lecteurs curieux et lectrices curieuses du conflit israélo-palestinien. Voici le pamphlet en question :
FERMETURE DES FRONTIÈRES ISRAÉLIENNES – GAZA AU BORD DE LA FAMINE

Depuis des décennies, Israël étouffe la croissance et le développement économiques de Gaza. En outre, il prive de plus en plus les résidents de Gaza de leur liberté de mouvement. De ce fait, les Palestiniens ne sont pas en mesure de produire ou d’investir et ils sont devenus dépendants des importations d’Israël — tout comme l’État juif le planifiait.

Israël n’occupe plus Gaza, mais il cerne le territoire de tous côtés et contrôle l’intégralité des importations et des exportations de Gaza. Il ne cesse de fermer les points de passage qui permettent d’entrer à Gaza et d’en sortir durant de longues périodes.

L’ex-directeur de la Banque mondiale a déclaré que la fermeture systématique des frontières d’Israël avait causé d’énormes dommages à l’économie du Gaza. Par exemple, les fermetures ont provoqué la détérioration ou la perte de plus de 30 millions de dollars US de produits agricoles palestiniens, qui n’ont pu être exportés.

Pire, les fermetures des frontières acculent la population du Gaza à la famine. Israël refuse de permettre l’entrée à Gaza de quantités suffisantes de denrées alimentaires de base, en dépit du fait qu’il se soit pleinement engagé à le faire. À l’heure actuelle, Israël autorise seulement l’ONU à faire entrer 15 camions d’aide alimentaire par jour à Gaza. Cela est loin de pouvoir combler les besoins d’une population de 1,4 million d’habitants. En fait, l’ONU calcule qu’au moins 100 camions par jour seraient nécessaires pour combler les besoins fondamentaux de Gaza.

Les pénuries d’aliments, d’eau, de fourniture, de carburant et de médicaments sont également si alarmantes que des organismes comme OXFAM réclament la réouverture immédiate des frontières de Gaza. Cette semaine, l’UNRWA (l’organisme de secours de l’ONU) a déclaré que 90 % de la population de Gaza figurait sur sa liste du programme d’aide alimentaire, en raison des fermetures des frontières par Israël. Le directeur d’Oxfam International, Jeremy Hobbs, a déclaré : « L’encerclement de Gaza est tout à fait inacceptable. Le blocage de l’aide en tant qu’arme politique impose des souffrances incalculables à toute une population ». Le manque d’aliments est compliqué par la pénurie de fournitures médicales, qui est aujourd’hui si grave, que les hôpitaux et les cliniques fonctionnent à peine.

Gaza a souffert de décennies d’occupation et de siège sans merci de l’État israélien. Aujourd’hui, en violation odieuse des droits de la personne, les Palestiniens de Gaza sont de plus en plus acculés au dénuement par les fermetures de frontières. Pendant ce temps, les pays occidentaux refusent toute forme d’aide à Gaza et permettent le maintien de cette fermeture des frontières de Gaza pour défendre les intérêts politiques d’Israël. Ces décisions sont des crimes contre l’humanité. Les frontières de Gaza doivent être réouvertes aujourd’hui et ce de manière durable.

Adapté de « Gaza: From Economic To Humanitarian Disaster » par Sonja Karkar, publié sur le site Web de défense des droits de la personne Znet le 28 juin 2007.Texte intégral à l’adresse : http://www.zmag.org/content/showarticle.cfm?SectionID=107&ItemID=13176

Distribué par PAJU (Palestiniens et Juifs unis)

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L’aide canadienne complètement inutile et absente en Afghanistan

Posted by L'Agitateur sur 13 juillet, 2007

Natalie Valade, journaliste de Radio-Canada, a écris un article très fortement intéressant sur l’aide canadienne et sa mission en Afghanistan. On y retrouve une analyse à la présence canadienne selon le responsable du groupe européen de recherche Senlis, en Afghanistan, qui dénonce le manque de cohérence de l’apport canadien. Voici l’article en question :

En entrevue à Radio-Canada.ca, le responsable en Afghanistan du groupe européen de recherche Senlis, Edward McCormick, dénonce le manque de cohérence de l’aide canadienne. Il estime que son impact est difficile à constater sur le terrain, principalement dans le sud du pays.

Edward McCormick, en poste à Kandahar depuis janvier pour le Conseil de Senlis, il y retourne la semaine prochaine. Spécialiste en santé et en épidémiologie, il prête notamment assistance à l’hôpital de Kandahar, qu’il qualifie ni plus ni moins de « coquille vide » car on n’y trouve même pas, selon lui, le strict minimum nécessaire pour faire un travail efficace auprès de la population. Il juge cette situation inacceptable, compte tenu des efforts humanitaires que le gouvernement canadien affirme accorder pour la reconstruction de l’Afghanistan.

Manque de visibilité

Edward McCormick ne dit pas que l’aide canadienne est inexistante dans la région de Kandahar, mais qu’elle gagnerait à être davantage vue par la population locale. « Ce qui n’est pas le cas actuellement et c’est un gros problème qui peut avoir des conséquences graves », affirme le représentant de Senlis.

« La population qui vit notamment à Kandahar sait très bien qu’on trouve à la base militaire de l’OTAN un hôpital équipé, des infrastructures, un accès à l’eau potable et à la nourriture. Ces gens n’ont, quant à eux, accès à rien et ne voient pas de signes tangibles de l’aide humanitaire dans leur vie quotidienne. Beaucoup sont malades et souffrent de malnutrition et n’ont pas de ressources pour y remédier. C’est pourquoi ils ont tendance à être plutôt passifs dans ce conflit et ne font rien pour aider les forces militaires à gagner cette guerre », explique Edward McCormick.

M. McCormick souligne qu’on ne retrouve pas à Kandahar, après cinq ans de présence internationale, un hôpital digne de ce nom et un minimum d’infrastructures pour fournir l’eau potable, par exemple. Cette situation est à son avis inconcevable et c’est là un signe que l’aide tant vantée par le gouvernement canadien n’est pas efficacement distribuée.

Selon M.McCormick, « un véritable leadership de la part du gouvernement canadien permettrait de mettre en commun les ressources militaires et non militaires, ce qui rendrait plus efficace la coopération canadienne sur place ».

Stephen Harper critiqué

Edward McCormick reproche au premier ministre Stephen Harper de n’avoir aucune vision d’ensemble de la situation en Afghanistan et l’accuse de faire la sourde oreille à ceux qui pourraient l’aider à établir une politique cohérente pour l’Afghanistan, notamment les ONG et les organisations comme Senlis.

« Depuis qu’il est au pouvoir, Stephen Harper ne fait que de la politique expéditive à l’égard de l’Afghanistan, d’une part parce qu’il veut suivre à la lettre les directives de Washington et d’autre part parce que l’Afghanistan n’est pas vraiment une de ses priorités ».

Un des exemples d’une coopération qui donnerait des résultats serait d’aider les villages à se doter de petites infrastructures pour faire la transformation du pavot. Il ne s’agirait pas de fabriquer de l’opium, mais pour faire de la codéine et de la morphine, deux médicaments qui aideraient grandement les hôpitaux de l’Afghanistan et qui seraient aussi exportables, donc économiquement rentable pour les communautés.

« Au lieu de cela, les Canadiens ferment les yeux sur la culture de plus en plus extensive du pavot et laissent aux Américains l’initiative de procéder à l’éradication des cultures, alors qu’on sait que cela n’empêche pas la contrebande internationale de continuer à prospérer », fait remarquer Edward McCormick.

Edward McCormick est très pessimiste sur ce qui s’en vient en Afghanistan. « Même dans le nord du pays, comme à Kaboul, où les infrastructures sanitaires et humanitaires sont quelque peu en meilleur état, la situation risque de se détériorer radicalement d’ici 6 à 12 mois », affirme l’expert.

Le nombre de réfugiés se serait d’ailleurs grandement accru depuis le début de l’année dans les provinces sous contrôle canadien, une situation qui risque de contribuer, selon Senlis, au recrutement de plus de combattants talibans.

Le Conseil de Senlis, qui se spécialise dans les études géopolitiques, a dépêché, depuis le début du conflit en Afghanistan, plusieurs observateurs pour y étudier les progrès ou les reculs de la situation sécuritaire.

==> Source

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