Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

L’âne et l’éléphant couchent ensemble ?

Posted by Libertad ! sur 5 août, 2007

Les États-Unis sont dans une bien mauvaise passe en ce moment, avec la guerre en Irak, l’endettement vis-à-vis de la Chine et du Japon. De plus, ils se sont attirés une hostilité générale de la part des autres pays de la planète avec leur politique guerrière et néo-conservatrice. L’Amérique a besoin d’air et d’avoir enfin un gouvernement responsable qui pourra réparer les pots cassés par les républicains, et rétablir une vraie politique étrangère digne de ce nom.

Pour une bonne partie de cette même Amérique, l’alternative passe par les démocrates et ses candidats à son investiture : Barack Obama ou l’ancienne première dame des États-Unis, Hilary Clinton. Du côté des républicains, nous avons des libertariens qui hallucinent que l’État américain est trop présent dans l’économie du pays, ainsi des néo-conservateurs digne de George W. Bush. Malheureusement, de ce qu’on peut lire dans les médias étatsuniens et étrangers, ces deux candidats proposent une politique étrangère pas très différente de celle du président américain actuel : Obama propose d’attaquer des bases d’Al-Qaïda dans un pays allié de l’empire, soit le Pakistan, sans l’autorisation du gouvernement militaire d’Islamabad.

Pour sa part, Hilary Clinton critique durement son rivale pour avoir dit qu’il serait prêt à rencontrer les dirigeants cubains, iraniens, nord-coréens, syriens et vénézuéliens. Conclusion ? L’Amérique ne veut pas négocier et discuter, elle préfère attaquer les pays qui ne vont pas dans leurs intérêts, pour ensuite les menacer avec les armes nucléaires. Pourtant, ces pays, ennemis des États-Unis sont prêt à discuter.

Mais est-ce que les républicains et les démocrates sont les mêmes individus ?

D’un côté, ces deux partis sont exceptionnellement hétérogène : le Parti Républicain compte dans ses rangs des libertariens (ils veulent la liberté économique absolue de l’individu), des néo-conservateurs, des chrétiens fondamentalistes, de nombreux chefs d’entreprises et des gens d’affaires. Le Parti Démocrate compte pour sa part des écologistes, des centristes, des libéraux, des syndicats, et le Parti Communiste des États-Unis (pas le RCP de Bob Avakian) dit soutenir les démocrates dans la course à la présidence.

Déjà, nous pouvons voir que les deux partis ne se rejoignent pas nécessairement sur les individus qui constituent la base militante et électorale du Parti, alors qu’en est-il des dirigeants ? Les dirigeants républicains sont généralement issus du très minoritaire, mais ô combien puissant courant néo-conservateur, et les démocrates viennent des milieux libéraux les plus influents.

Cependant, la guerre en Irak fait profondément polémique au sein des deux organisations aptes à diriger actuellement le pays puisque : d’un côté, de nombreux libertariens au sein des républicains contestent cette guerre car elle nuit énormément à la popularité du Parti et des citoyens américains à l’étranger ; et de l’autre, une partie des démocrates s’opposent à cette guerre pour des raisons économiques, sociales et de relations internationales.

L’an dernier, les républicains – menés par le très impopulaire et détesté Georges Bush – ont subis une cinglante défaite aux élections du Congrès qui est devenu en majorité démocrate. Lorsqu’ils ont tenté de voter une loi pour le retrait des troupes américaines en Irak, le président imposa son droit de veto, soit une manoeuvre totalement anti-démocratique. Cependant, une partie des démocrates (dont la base dirigeante) se dit en accord avec cette guerre pour des raisons semblables à celles des néo-conservateurs.

Par exemple, durant les dernières élections présidentielles, John Kerry proposait rien de moins que de rester plus longtemps en Irak et reprochait au président Bush d’être trop « conciliant » envers les Palestiniens. Hilary Clinton, pour sa part, propose tout le contraire de ce que son parti demande : elle veut le maintient des troupes en Irak (elle a voté en faveur de l’agression en Irak et elle a continué à défendre son vote).

Dans cette course effrénée à la présidence, le bipartisme américain nous montre une fois de plus ses lacunes et ses graves défauts. Il n’y a même pas de parti d’opposition chez les deux principaux ; les partis minoritaires, quant à eux, n’ont que des miettes dans certains États américains. Une vraie nation qui se prétend démocratique devrait compter au strict minimum quatre partis représentatifs au sein du gouvernement.

Nous allons bien sûr suivre cette course présidentielle avec vous. N’hésitez pas à nous envoyer vos informations par courriel ou en écrivant un commentaire au bas du texte.

Voici les articles qui ont servi à la rédaction de ce texte d’opinion :

==> La coqueluche Obama victime de ses approximations
==> États-Unis: Hillary Clinton, les démocrates et la guerre en Irak: Une alternative socialiste s’impose

Autres: CNN, Wikipedia (Anglais), Youtube

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