Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Hiroshima, mon amour

Posted by Libertad ! sur 6 août, 2007

Le 6 août 1945, le soleil s’écrasa sur la ville japonaise d’Hiroshima, et quelques jours plus tard sur Nagasaki. Plus précisément, il s’agissait de deux bombes nucléaires nommés Little Boy et Fat Man que les États-Unis larguèrent sur le Japon pour mettre fin à la guerre selon leur point de vue.

Les allemands ont été vaincus par les troupes soviétiques en Allemagne et écartés de l’Europe de l’Ouest par les puissances occidentales (dont les États-Unis), mais la guerre faisait encore rage dans le Pacifique et les combats s’étaient rendus jusqu’au Japon. La bataille d’Okinawa fut l’une des campagnes les plus violentes de la guerre en Asie pour les anglo-saxons : plus de 20 000 morts pour capturer une minuscule île.

Cette bataille devint mythique grâce à l’image des soldats qui plantèrent le drapeau américain sur le champ de bataille. Il ne semblait plus y avoir de solution sauf une seule, selon le gouvernement américain : utiliser l’offensive nucléaire pour terrifier l’empereur du Japon et, du même coup, prouver la supériorité des États-Unis sur l’U.R.S.S. qui avait gagné en prestige à travers le monde suite à la victoire des communistes sur les fascistes.

Mais est-ce que cette solution des États-Unis pour régler le conflit était trop radicale ? La réponse est simple : oui. En effet, il existait de nombreuses autres alternatives et le Japon était prêt à se rendre sur des conditions comme le maintient de la monarchie (ce qui sera de toute manière respectée par la suite), selon des informations décryptées par l’espionnage électronique.

Le Japon était déjà détruit, il n’y a plus aucune infrastructure, les habitantEs avaient le morale à terre et la nourriture se faisait rare. Les bombardements de Tokyo avait porté un dur coup aux fascistes. Peu importe, on bombarde quand même ! Suite aux bombardements, plus de 350 000 personnes sont mortes à dû aux conséquences directes (déflagration) ou indirectes (radiation). Les effets sont encore très visible aujourd’hui sur les survivants.

Certains vont nous reprocher que nous éclipsons les crimes de guerres japonais dans cet article, mais nous vous disons ceci : ce billet vise essentiellement à critiquer le point de vue davidien selon lequel ces bombardements étaient inévitables et essentielles alors que ce n’était pas le cas. Nous avons d’ailleurs fait une bonne dénonciation des horreurs commises par les troupes impériales japonaises dans un billet écrit il y a quelques mois. Voici le lien :

Référendum sur la révision de la constitution

Notre position sur le sujet est très claire : tout le monde est coupable ! Nous critiquons à la fois le «vaincu» et le «vainqueur», car les gestes commis par ces deux pays sont impardonnables.

Les conséquences du bombardement :

La puissance dissipée par la bombe a été estimée à 14 000 tonnes de TNT. Cette énergie est transformée en chaleur et en souffle pour 85% et en radiations pour 15%. Chacun de ces trois effets est dévastateur.

Dès le premier millionième de seconde, l’énergie thermique est libérée dans l’atmosphère et transforme l’air en une boule de feu qui atteint un kilomètre de diamètre en quelques secondes au-dessus d’Hiroshima.

Au sol, la température atteint plusieurs milliers de degrés sous le point d’impact. Dans un rayon de 1 km, tout est instantanément vaporisé et réduit en cendres. Jusqu’à 4 km de l’épicentre, bâtiments et humains prennent feu spontanément ; les personnes situées dans un rayon de 8 km souffrent de brûlures au 3° degré. (Voir le témoignage du Docteur Michihiko Hachiya )

Après la chaleur, c’est au tour de l’onde de choc de tout dévaster: engendrée par la phénoménale pression due à l’expansion des gaz chauds, elle progresse à une vitesse de près de 1.000 km/h, semblable à un mur d’air solide.

Elle réduit tout en poussières dans un rayon de 2 km. Sur les 90.000 bâtiments de la ville, 62.000 sont entièrement détruits. Le troisième effet, encore très méconnu en 1945, et spécifique à cet arme est celui des rayonnements.

Il entraîne des cancers, des leucémies… Il est d’autant plus terrifiant que ces effets n’apparaissent que des mois, voire des années après l’explosion. Les femmes enceintes au moment de l’explosion donnent naissance à des bébés atteints de malformations, en particulier de microcéphalie.

Nous pouvons aussi ajouter que les conséquences qui perdurent encore aujourd’hui est cette course aux armements nucléaires que se livrent plusieurs pays. La guerre froide est d’ailleurs le résultat direct d’Hiroshima. Cette dernière donna aussi au Japon sa position anti-militariste et devint le fer de lance du combat pour les environnementalistes et militantEs anti-nucléaire du pays. Malheureusement, le gouvernement conservateur japonais souhaite modifier la constitution afin de permettre le retour au militarisme national, tout en amenant la possibilité d’avoir des têtes nucléaires au grand désarroi d’une majorité de la population.


Pour ceux et celles qui connaissent un peu la culture et l’histoire moderne du Japon, nous savons que ces deux évènements ont beaucoup joué sur la culture populaire du pays. Nous n’avons qu’à prendre l’exemple sur les films de Godzilla, le monstre radioactif qui ravagea la ville de Tokyo dans sa première apparition du classique de 1954, et ses suites avec d’autres monstres radioactifs. La critique de ces films était très claire : l’humanité court un grand péril avec une telle technologie. Godzilla représentait les ravages et la peur de la menace nucléaire.

Dans un tout autre registre, avec certains liens aux précédents films, les japonaisES connaissent très bien l’histoire de la petite Sadako Sasaki qui fut exposée au rayonnement et qui devint cancéreuse. Ayant entendue cette vieille légende qui dit : « Quiconque plie mille grues de papier verra son vœu exaucé », elle se mettra à plier et à plier des grues dans l’espoir de trouver la guérison jusqu’à sa mort en 1955. Elle en avait fait 644. La tradition se perpétua chez les enfants japonaisES, ainsi que pour ceux et celles qui ont un proche ou qui souffrent eux(elles)-mêmes d’une maladie.

Le cinéma mondial sera aussi marqué par ces évènements, comme dans le film franco-japonais Hiroshima, mon amour (1959).

==> Source
==> Hiroshima mon amour

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10 Réponses to “Hiroshima, mon amour”

  1. Sylvain Guillemette PCQ said

    La petite île où le fameux drapeau fût planté est Iwo Jima. Un caillou.

  2. Sylvain Guillemette PCQ said

    6 mois avant le larguage des bombes atomiques, les japonais offraient déjà la capitulation, mais l’avancée de Staline dérangeait les États-Unis, il fallait effrayer les méchants communistes en effrayant d’abord les civils japonais. On appelle ça du terrorisme. De plus, la grande majorité tuée par ces bombes sont des civils… Avez-vous vu des sanctions? Des enquêtes à savoir si les États-Unis disposent d’ADM? Les États-Unis et la l’U.R.S.S. ont ensuite signé un tas de traités sans jamais les tenir, les États-Unis développent en ce moment le bouclier anti-missile qui contrevient à des accords signés avec l’U.R.S.S.. De plus, le bouclier anti-missile est installé autours de la Russie d’aujourd’hui, ce qui a poussé la Russie à fabriquer des missiles intercontinentaux capables d’envoyer plus d’une dizaine de têtes nucléaires par missile. Ils passent au travers du bouclier, alors à quand le méga-giga-bouclier et les super-méga-giga missiles qui suivront?

  3. Arik said

    mais l’avancée de Staline dérangeait les États-Unis, il fallait effrayer les méchants communistes
    Tu t’es trahis, tes amis s’acharnent à essayer de faire croire que Staline ne représentait pas le communisme réel.

  4. Sylvain Guillemette PCQ said

    « Arik a dit…
    mais l’avancée de Staline dérangeait les États-Unis, il fallait effrayer les méchants communistes
    Tu t’es trahis, tes amis s’acharnent à essayer de faire croire que Staline ne représentait pas le communisme réel. »

    -Non. Je me suis encore mis à votre place. Arik, tu dépasses quasiement les autrres menteurs droitistes. tu ne réponds pas aux questions et tu ne connais rien au communisme. Staline était un tueur sanguinaire et un tueur de masse ainsi qu’un contre-révolutionnaire au service d’une certaine bourgeoisie. Ton retour sur la question confirme que tu n’y connais absolument rien, vive l’ignorance! Tu dois être le genre de tarré à regarder tes reportages sur Canal-D.

    Justement, hier il passait le reportage sur Micheal Moore, plutôt farfelu le reportage. Il lui enlevait sa crédibilité parce qu’il ne supportait pas Bush et les troupes américaines. Il l’accuse de vouloir diviser les américains alors qu’il ne fait que dénoncer les faits.

    Vous êtes comme ça, vous verriez un chandail rouge violer des enfants, vous attribueriez ce crime au communisme, complètement tarrés! Tu n’es qu’un menteur Arik et ta crédibilité est totalement absente ici et ton raisonnement est vide de sens.

  5. Camarade Tova said

    Arik, nous savons affirmer des faits bien que nous ne soyons pas en accord avec ceux-ci. Oui l’avancée de Staline effrayait les États-Unis car il était le « chef des communistes ». C’est ainsi que l’occident le perçevait.

  6. Anonymous said

    Est-ce que tu as choisi Arik comme pseudo en l’honneur du gros porc d’Ariel Sharon qui tarde à mourir?

    Si le Réseau Gehlen, un groupe de nazis recrutés par l’impérialisme américain pour faire de l’espionnage et du sabotage dans les pays de l’Est, existait encore il te recruterait immédiatement.

    Alex

  7. Camarade Antho said

    Arik, Staline reste quand même un symbole, qu’on le veuille ou non. Tu devrais notre opinion sur lui ici:

    http://reactionismwatch.blogspot.com/2007/07/staline-de-plus-en-plus-populaire-en.html

    On aime pas son idéologie (le socialisme en un seul pays et un État fort) mais les estimations de Stéphane Courtois sur les atrocités commises sous son régime ont été amplifiés.

    En passant mon cher Arik, l’estimation de Courtois pour les morts du communisme va entre 85 et 100 millions de morts, pas 170 millions de morts…

  8. Dirty Arik said

    Arik, Staline reste quand même un symbole, qu’on le veuille ou non. Tu devrais notre opinion sur lui ici:
    Exact, il est le symbole de la barbarie communiste.

    On aime pas son idéologie (le socialisme en un seul pays et un État fort)
    Pourquoi le socialisme dans plusieurs pays ca ferait plus de victimes?

  9. Camarade Tova said

    Non, mais nous savons déjà la réponse pour le capitalisme que ce soit dans un ou plusieurs pays.

  10. Sylvain Guillemette PCQ said

    « Dirty Arik a dit…

    Arik, Staline reste quand même un symbole, qu’on le veuille ou non. Tu devrais notre opinion sur lui ici:
    Exact, il est le symbole de la barbarie communiste.

    On aime pas son idéologie (le socialisme en un seul pays et un État fort)
    Pourquoi le socialisme dans plusieurs pays ca ferait plus de victimes? »

    -C’est là qu’on perçoit le peu de cervelle que tu as (T’es chanceux, tu peux y remédier en lisant un peu.). N’importe lequel des systèmes dans un seul pays ne fonctionne pas, ycompris le capitalisme. C’était du fascisme, pas du communisme, vas réapprendre tes termes. Si Bush sort demain avec un M-16 pour tirer le peuple qui ne le suit pas, je ne le traiterai pas de sale capitaliste, mais de sale fasciste! Vas te relire et tu verras que tu n’as aucun sens et quw tu répètes pratiquement mot par mot les reportages du canal-D et de télé-Québec. Pour revenir au système dans un seul pays, c’est comme un système sanguin dans une seule jambe, impossible!

    Tu peux aller voir ce que veut dire communisme et fascisme un peu partout, bibliothèques, internet (Essais de prendre des sites neutres, donc évites antagoniste.), etc…

    Bonne lecture innocent aliéné…

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