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Dégel et sous-financement : le droit à l’éducation en danger

Posted by Hugo Jolly sur 23 août, 2007

Pour faire suite au billet « À partager : Projet de société », voici le dernier communiqué publié par l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ), en date d’hier.

Montréal, le 22 août 2007 – À l’aube de la rentrée universitaire, les associations étudiantes collégiales membres de l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ) se mobilisent dès la rentrée pour une véritable gratuité scolaire à tous les niveaux. Le sous-financement chronique de l’éducation post-secondaire a des répercussions plus que néfastes sur l’accessibilité et la qualité de celle-ci : c’est pourquoi l’ASSÉ exige un réinvestissement public massif. L’irresponsabilité des gouvernements en la matière a assez duré : les étudiantes et étudiants n’ont pas à faire les frais d’un dégel qui enrichit non pas les établissements d’enseignement, mais les institutions financières gérant l’immense dette étudiante engendrée. Contre le dégel, l’ASSÉ tient à informer massivement la population étudiante par une série d’actions de sensibilisation haute en couleurs, une première étape avant d’aller plus loin dans le mouvement de lutte pour la gratuité scolaire.Face à l’outrage du gouvernement libéral qui s’enfonce en éducation en imposant un dégel des frais de scolarité, l’ASSÉ entame une campagne de grève générale illimitée dès l’automne. « En revendiquant la gratuité scolaire à tous les niveaux, c’est une vision universelle du droit à l’éducation que l’ASSÉ amène, un véritable projet de société » affirme Hubert Gendron-Blais, Secrétaire aux communications de l’ASSÉ. L’association étudiante nationale met aussi de l’avant la nécessité d’une amélioration de la qualité des ressources et services par un réinvestissement public libre de l’intervention du privé. L’établissement d’un réseau de garderies publiques pour permettre une véritable conciliation étude-famille est aussi primordial pour les membres de l’association.

Les associations étudiantes locales s’organisent donc dès la rentrée en fonction de leurs dynamiques particulières, chacune subissant à sa façon le désengagement étatique en éducation. « Nous constatons aujourd’hui un engorgement des classes qui vient empirer la qualité des ressources et services, notamment au Cégep François-Xavier-Garneau de Québec et à Sherbrooke » s’insurge Hubert Gendron-Blais. En effet, la Fédération des Cégeps a annoncé aujourd’hui une hausse globale de la fréquentation de 3,2 % par rapport à 2006-2007, et ce, sans que les sommes nécessaires aient été investies. C’est pourquoi, notamment, les associations étudiantes des Cégeps de Bois-de-Boulogne, François-Xavier-Garneau et Sherbrooke tiennent des actions symboliques de mobilisation dès la première semaine de cours. Les étudiants et étudiantes subissent déjà l’irresponsabilité du gouvernement : les coûts reliés à la condition étudiante sont en hausse alors que les besoins financiers des institutions sont plus criants que jamais. Le gouvernement fait une grave erreur en croyant que les étudiants et étudiantes laisseront passer cette attaque sans précédent : le dégel ne passera pas, la seule option acceptable, c’est la gratuité scolaire.

Seule association étudiante nationale comprenant des membres de tous les cycles d’enseignement supérieur confondus, l’ASSÉ regroupe actuellement 40 000 membres dans les cégeps et les universités du Québec. Elle milite depuis sa création pour la gratuité scolaire à tous les niveaux.

Source: Hubert Gendron-Blais
Secrétaire aux communications
(514) 835-2444
Bureau de l’ASSÉ : (514) 390-0110

==> Le communiqué sur le site officiel de l’ASSÉ

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14 Réponses to “Dégel et sous-financement : le droit à l’éducation en danger”

  1. Ben said

    Ca marchera pas, les gars. Vous allez encore perdre cette bataille.

  2. Anonymous said

    Pas sûr Ben. La lutte sera acharnée et il y a de bonnes chances que le gouvernement soit forcé de reculer au moins partiellement comme en 2005. Il ne faut pas oublier que le gouvernement Charest est minoritaire, donc faible, et une lutte étudiante tenace peut l’affaiblir.

    Alex (un vétéran de la grève de 1996)

  3. Camarade Hugo said

    Il ne faut pas oublier que le gouvernement Charest est minoritaire, donc faible, et une lutte étudiante tenace peut l’affaiblir.

    Mais c’est Mario le facho qui a la balance du pouvoir à l’Assemblée. Mais comme tu l’as dit « une lutte étudiante tenace peut l’affaiblir ».

    C’est avec des commentaires défaitistes comme ceux de Ben que les gens baissent les bras devant des causes qu’ils pourraient gagner haut la main… Je serai au rendez-vous dès la première journée de grève et je tiendrai bon!

    Au plaisir de se revoir dans les rues, camarades!

  4. Sylvain Guillemette PCQ said

    Ben écrit peu, mais tout de même, on sent que c’est réfléchi…

    😛

  5. Jeff said

    Je suis vachement heureux d’être dans une université pratiquement immunisé contre les grèves étudiantes.

    Quand on est rendu content d’être à l’abri des powertrips des assos, c’est que ça vas pas bien.

  6. P-A said

    Ben, je suis pas sur que cette lutte là est perdu. En fait, les asso ont tout a gagné et peu a perdre puisque les 3 principaux partis politique sont désormait pro-dégel depuis l’arrivé de Mme Maroix dans le décord du PQ. Donc, ils peuvent aller chercher une écoute plus grande de la sphère politique.

    2ement, L’ASSÉ qui deviendra surrement Cassée 2 cette année a un poid politique de dépars beaucoup plus important que lors de la dernierre grève et donc, elle a plus de chance de parvenir au minimum a l’obtention du status quo(annulation des hausses) et dans le mieux, un amélioration selon les ligne de leur campagne. Du coté des fédération FECQ et FEUQ, Même si plusieurs de leurs associations au passé militant seront de la partie(au sein de la cassée ou non) Rest a savoir s’ils prendront le risque une nouvelle trahison comme lors de la dernière greve en négociant a perte ou s’ils resteront tout simplement à l’extérieur du match en invitant à l’inaction.

    Dernier élément qui reste a voir, est-ce que le gouvernement sera aussi obstiné et laissera s’étirer le conflit(jusqu’a 6 semaines) ou qu’il négociera comme avec ses propre employées a coup de loi spéciale qui ne seront évidamment pas respecté par les étudiantes et étudiants.

    Dernier point, est-ce que les associations auront la présense d’esprit de coordonner leurs actions et matraquer le gouvernement d’action d’éclat et d’obstruction multiple et plus que symbolique.

    Les étudiants auront t’ils appris de la dernière grève?, l’avenir nous le dira d’ici un mois ou 2

  7. MrSillery said

    « Elle milite depuis sa création pour la gratuité scolaire à tous les niveaux. »

    … donc en fait, dégel ou pas l’ASSÉ proposerait tôt ou tard une grève puisque qu’il n’y a pas gratuité scolaire complète pour l’instant.

    Donc le gouvernement peut presqu’ignorer leur position puisque si le gvt dége les frais de scolarité ou pas, ils ont l’ASSÉ à dos 😛

  8. Camarade Tova said

    Le gouvernement décide : c’est cool ! Le peuple exige : c’est pas cool.

    Et après, vous nous traitez de totalitaristes.

  9. Jacques Saint-Pierre said

    Il m’est toujours difficile de comprenre la véritable motivation d’une grève étudiante. Étudier est un geste d’enrichissement personnel. Cesser d’étudier pour contester, c’est se pénaliser. Car, au terme de toutes les grèves étudiantes, un rattrapage est nécessaire.

    Mais, plus important, le concept de gratuité est une ineptie, une illusion. Quelqu’un paie, toujours. Les étudiants souhaitent ne pas payer, ils demandent à la population (leurs parents) de payer à leur place, avec des impôts plus élevés.

    Alors, peu importe l’issue d’un tel « affrontement », les parents vont payer, c’est inévitable.

    Pourtant, la situation des étudiants d’ici est tellement enviable, et le sera encore, même si on indexe ces frais.

  10. Sylvain Guillemette PCQ said

     » Jacques Saint-Pierre a dit…

    Il m’est toujours difficile de comprenre la véritable motivation d’une grève étudiante. Étudier est un geste d’enrichissement personnel. Cesser d’étudier pour contester, c’est se pénaliser. Car, au terme de toutes les grèves étudiantes, un rattrapage est nécessaire. »

    -On appelle ça se sacrifier cher pro-terrorisme…
    Y a des gens qui ont plus à valeur l’ensemble d’une communauté que leur propre personne, que veux-tu? On peut pas tous être des « selfish » comme toi!

    « Mais, plus important, le concept de gratuité est une ineptie, une illusion. Quelqu’un paie, toujours. Les étudiants souhaitent ne pas payer, ils demandent à la population (leurs parents) de payer à leur place, avec des impôts plus élevés. »

    -Je ne vois ici aucun problème! Il y a un tas de gens qui n’ont pas accès à l’éducation, c’est la réalité et la vie. À Cuba ce n’est peut-être pas Harvard, mais c’est gratuit pour toutes et tous…comme la santé (Il n’y a pas de file d’attente!)!

    « Alors, peu importe l’issue d’un tel « affrontement », les parents vont payer, c’est inévitable. »

    -Je suis un parent et je veux bien payer!

  11. Manx said

    Le problème est justement là Jacques. Pendant que l’on travaille pour payer nos 1600$ (en 2012, ce chiffre sera de 2600$) de frais, nos 800$ de livres, nos 2400$ de résidence, nos 400$ de transport, nos 1600$ de bouffe, ON N’ÉTUDIE PAS ^^. Les études disent qu’un étudiant travaillant plus de 15h/semaine met en danger son avenir d’étudiants. Même en me prenant une job sur le campus, en ayant économisé tout l’été, j’aurai de la difficulté à payer l’appart et les frais. Le reste, je suis capable de m’en occuper. Mon père m’aide à ce niveau et je suis chanceux, car il m’a dit qu’il paierait ce que je n’ai pas la capacité de payer.

    Les études, c’est une période d’enrichissement, mais elle apauvrit nos moyens de nous enrichir, en nécessitant une gestion importante de nos moyens financiers.

    « … donc en fait, dégel ou pas l’ASSÉ proposerait tôt ou tard une grève puisque qu’il n’y a pas gratuité scolaire complète pour l’instant.

    Donc le gouvernement peut presqu’ignorer leur position puisque si le gvt dége les frais de scolarité ou pas, ils ont l’ASSÉ à dos 😛 »

    Non. L’ASSÉ voit cet objectif à long terme et a souvent organisé une journée-manif par année pour revendiquer l’accès à des services de garde aux heures adaptées aux études, pour les parents-étudiants, ainsi que la gratuité scolaire. Cette année, elle a réuni environ 2000 personnes pour cette manif, ainsi que l’appui de syndicats de professeurs et de centres de recherche. Il y a eu grève pour 42 000 étudiants durant cette seule journée, mais l’ASSÉ ne fera pas de grève générale illimitée pour la gratuité scolaire. En annonçant sa position, l’ASSÉ ne fait que montrer ses couleurs. Par contre, elle est opposée au dégel des frais de scolarité, et sera prête à faire une GGI en ce nom.

    « Dernier point, est-ce que les associations auront la présense d’esprit de coordonner leurs actions et matraquer le gouvernement d’action d’éclat et d’obstruction multiple et plus que symbolique. »

    Les assos ont effectué des centaines d’actions symboliques en 2004-2005. Avant la grève, pendant 8 mois, elles ont effectué de nombreux gestes symboliques que les médias n’ont pas montré, mais qui ont ciblé plusieurs élus. Les pétitions, les actions n’ont pas cessé. Durant la grève, les actions symboliques ont suivi. Les sit-ins à la bourse de Montréal (avec la collaboration exemplaire de leur staff pendant l’occupation – ce sont les employés qui ont protégé les manifestants du lacrymo), l’occupation du CPQ, etc. Le cégep de Maisonneuve avait même une thématique particulière, avec sa branche militante: on se déguisait en voleurs et on allait au centre-ville de Montréal demander aux gens de « vider leur bourse » dans notre sac (bien sur on ne prenait pas l’argent pour vrai :P).

    P.S. Un exemple de mésinformation (et non désinformation) va dans le montant du dégel. On dit que le dégel ne serait « qu’une hausse de 500$ d’ici 2012 ». En vérité, il manque un bout dans cette phrase, car plusieurs journalistes ont coulé leurs mathématiques de 5e année. Le dégel n’est qu’une « hausse de 500$ par session en 2012 ». Comme on a deux sessions par année, en 2013, les étudiants paieront 1000$ de plus que nous. C’est une hausse de plus de 50% de la moyenne de nos frais actuels. Dans les promesses électorales du PLQ, Jean Charest a dit qu’il investirait 10$ pour chaque 1$ investi par les étudiants. Pourtant, le budget Jérôme-Forget n’inclut presque rien, hormis une bonification des prêts et bourses. C’est les étudiants qui paient le montant supplémentaire.

    Et Jacques, l’augmentation des frais de scolarité a surpassé l’inflation depuis ces dernières années, grâce à l’apparition des « frais champignons » (frais afférents des universités). On nous charge pour l’utilisation de l’équipement en plus des frais de cours, pour les pages imprimées, pour la radio, pour les groupes communautaires, alors qu’on devrait à la base le payer dans le prix de notre cour. Les études montrent même que depuis le gel en 1992, les étudiants ont toujours payé la même proportion du financement du système post-secondaire: 9%. Par contre, on voit que la contribution du gouvernement a diminué en pourcentage. Cela a été compensé par des investissements privés, qui ont demandé à ce que certains programmes d’études soient remaniés pour convenir à leurs emplois, ou à des contrats d’exclusivité pour les guichets automatiques (banques) ou les machines distributrices (exemple: l’UQAM a signé avec Coke et tous les produits des machines distributrices sont de Coke, comme l’eau Dasani. L’UdM a signé avec Pepsi et a de l’Aquafina).

    Rien n’est gratuit. Mais on peut s’assurer que les gens aient à payer quand ils ont de l’argent et non quand ils n’en ont pas. Aux études, on n’a pas d’argent et beaucoup de dépenses à faire. Les étudiants sont sous le seuil de la pauvreté, mais doivent en plus payer tout ce qui concerne leur éducation. OUI, l’éducation mérite cette dépense, mais il serait possible, et même préférable, qu’on ait à payer ces frais de scolarité après avoir fini nos études, au moment où on a la capacité de payer ces frais. C’est pourquoi la gratuité scolaire généraliserait est souhaitable. D’ailleurs, son coût serait de 550 millions de dollars. Si on avait utilisé 75% du transfert de la péréquation en éducation, ce qui aurait été légitime (car quand on a perdu ces transferts, on a coupé en éducation), on aurait eu la possibilité d’avoir accès à un meilleur système d’éducation et gratuit pour les étudiants. Au lieu de cela, on s’est amputé d’impôts importants. Même les membres du PLQ affirment que d’ici 2009, cette baisse d’impôts devra être revue, car elle mettrait le Québec en déficit.

    Mon article sur la gratuité scolaire:
    Gratuité scolaire, un choix social nécessaire! – vendredi 30 mars 2007

    http://uselessblog-manx.blogspot.com/2007/03/gratuit-scolaire-un-choix-social.html

  12. Anonymous said

    mon cégep a voté massivement contre l’assé et est contre la grève! ma session va être correcte je crois

  13. Manx said

    Bravo à toi petit. Moi grève pas grève au campus MacDonald de McGill, je vais me présenter aux manifs qui ne sont pas dans mes heures de cour.

  14. P-A said

    Quand ma blonde ma dit qu’elle était contre pro-dégel, je me suis posé la question comment elle fait pour penser ça. messemble que même avec des mat de 5e année c facile a voir que si tu dépence 100 000 pour instruire une ersonne, pis qu’elle te remet apres 10 20 ou même 40 mille en impot, tu repais l’investissement que tu a fait pour eux ainsi que ceux qui on foutu le camp ailleur du pays. je vous demande ce qui coupte le plus cher?

    l’étude de 10 étudiant dont 5 vont travailler dans leur domaine pet donner de l’impot, 1 a salair min 2 qui partent hors pays pis 2 sur le bs ou
    un groupe fait de 3 riche instruit, 2 sorte du pays, 1 travail et parmis les et 7 qui ne le sont pas ou on décroché a cause du cout 2 travail au salaire min et raporte pas d’impot, 1 travail saisonier et donc retire de l’assurance emploit la moitier de l’année pis les 4 qui reste font du bs

    le tout multiplier par 30 ou 40 ans?

    ça prend pas un doc en économie pour voir que de prendre l’éducation dans une vision long terme est un investissement plus que rentable car en plus d’augmenter les entré d’argent, il réduit les dépenses en aide sociale et en cout des services sociaux relier à la pauvreté.

    Et ça, ce n’est pas L’assé, le gouvernement ou Bernard Derome qui vous dira ça

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