Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Archive for 24 octobre 2007

Bush veut renverser Castro

Posted by Hugo Jolly sur 24 octobre, 2007

Drapeau de Cuba

George W. Bush a appelé mercredi la communauté internationale à joindre ses efforts à ceux des États-Unis pour précipiter le changement à Cuba à un moment où le «goulag tropical» de Fidel Castro touche à sa fin et où le mouvement démocratique va grandissant.

 

Dans ce discours à Washington conclu par un «Viva Cuba Libre» qu’il voulait prophétique, M. Bush a affirmé sa volonté de maintenir l’embargo américain sur Cuba jusqu’à un changement de régime.

 

Et il a annoncé la création d’un fonds international doté selon lui de plusieurs milliards de dollars pour favoriser la transition vers la démocratie.

 

Dénonçant en termes forts la répression des libertés et la «misère économique» cubaine, M. Bush a insisté sur l’importance du moment, parlant des «derniers soupirs d’un régime qui a échoué».

 

«Le moment est venu de soutenir le mouvement pour la démocratie qui est en train de grandir sur l’île (…) Le moment est venu pour le monde de laisser de côté ses différences et de préparer pour les Cubains une transition vers un avenir prometteur de liberté et de progrès», a dit M. Bush, entouré de proches de prisonniers politiques.

 

«Au moment où nous parlons, les appels à un changement fondamental se font plus nombreux sur l’île. Les manifestations pacifiques se répandent», a-t-il déclaré.

 

M. Bush entendait à l’évidence pousser le mouvement pour la démocratie à un moment où son vieil ennemi Fidel Castro est éloigné du pouvoir par la maladie depuis quinze mois.

 

Mais il a refusé l’éventualité que le changement se résume à «remplacer un dictateur par un autre».

«Le paradis socialiste est un goulag tropical», a-t-il dit.

 

À la veille de ce discours, le quatrième seulement de M. Bush entièrement consacré à Cuba et le premier depuis octobre 2003, Fidel Castro a accusé le président américain de vouloir «reconquérir Cuba par la force».

 

Le gouvernement américain a assuré qu’il ne s’agissait pas d’appeler les Cubains à se soulever contre le régime qui défie le grand voisin américain depuis près de 50 ans.

 

S’adressant directement aux Cubains pouvant écouter sur certaines radios et télévisions son discours, M. Bush a appelé les soldats, les policiers et les officiels cubains à «faire un choix»: «Quand les Cubains se dresseront pour réclamer leur liberté (…) défendrez-vous un régime en disgrâce et qui se meurt en recourant à la force contre votre propre peuple, ou vous joindrez-vous au désir de changement de votre peuple ?»

 

Selon M. Bush, les autres pays peuvent favoriser le changement par exemple en ouvrant leurs ambassades à La Havane aux dissidents et en leur donnant accès à l’internet.

 

De leur côté, les États-Unis sont prêts à permettre à des organisations non-gouvernementales de fournir aux Cubains cet accès à l’Internet et à inviter de jeunes Cubains qui bénéficieraient de bourses d’études, a-t-il dit.

 

Quant au fonds international, il financerait des prêts ou des subventions pour «reconstruire (le) pays».

 

Mais le bénéfice est sous conditions: au préalable, «le gouvernement cubain doit démontrer qu’il a adopté, par la parole et par les actes, les libertés fondamentales», a dit M. Bush.

 

L’embargo imposé en 1962 et renforcé par différentes dispositions interdisant aux Américains de faire des affaires avec Cuba restera en place «aussi longtemps que le régime maintiendra son monopole sur la vie politique et économique des Cubains», a-t-il dit.

 

Cet embargo est critiqué parce qu’il rendrait encore plus difficiles les conditions de vie des Cubains.

 

M. Bush a réfuté que la faute en incombe à l’embargo américain. La levée de l’embargo ne ferait qu’enrichir les dignitaires cubains, et les États-Unis sont le pays au monde qui octroie la plus importante aide humanitaire en veillant à ce qu’elle aille directement aux Cubains, a-t-il dit.

Source: LOZANO, Laurent. «Bush dénonce Cuba comme un ‘goulag tropical’», Cyberpresse.ca, 24 octobre 2007, http://www.cyberpresse.ca/article/20071024/CPMONDE/71024122/1014/CPMONDE.

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Opinion: Le mot interdit

Posted by Hugo Jolly sur 24 octobre, 2007

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Ce matin, alors que je fais ma tournée habituelle des blogs et sites de nouvelles, je tombe sur un des pires articles que j’aie vu dernièrement. Surprise! Il est sur le blog d’Élodie Gagnon-Martin… Je n’ai pas l’habitude de faire des textes d’opinion sur le RWatch, mais je trouvais que c’était nécessaire.

Une fille de 14 ans a été battue par une douzaine de personnes en même temps. Elle a été poursuivie, agressée verbalement, poussée par terre, rouée de coups, on lui a craché dessus, ou lui a donné des coups de pieds, on s’est acharné sur elle. Son crime? Elle a traité un noir de « nègre ».

 

On doit faire attention avec les mots ça c’est sûr. Traiter de nègre quelqu’un, ça ne se fait pas plus que de traiter quelqu’un de con, de salaud, de frog ou de quelque autre mot insultant que ce soit. Mais doit-on pour autant agresser physiquement la personne qui le fait? Doit-on la brimer dans son droit de dire ce qu’elle veut dire?

 

Nos « amis » gogauchistes aiment détester les États-Unis, mais là-bas il existe un amendement à la constitution qui permet de dire ce qu’on veut. On a compris là-bas que des mots ne sont que des mots et que chaque personne est libre de sa pensée. Si cette fille croit qu’un noir agissait en nègre, c’était son droit de le dire. Et que sait-on sur la personne insultée, au fait? Le « nègre » était-il dans un gang de rue? Agissait-il de manière répréhensible et terrorisait-il les autres étudiants?

 

Car comment appeler un noir membre de gang de rue qui agresse les gens, se promène avec son fond de culotte descendu jusqu’aux chevilles et qui défie un peu tout le monde dans la rue agressivement? Y a-t-il un mot qui puisse mieux décrire cet individu? Je pose la question, mais je suis trop intelligente pour donner la réponse… une réponse que tout le monde connaît.

 

Mais ici, au Québec, la liberté d’expression n’existe plus. Si on est une blogueuse et militante adéquiste comme moi, on n’a pas droit de dire ce qu’on veut. Seul les péquistes communistes ont le droit à leurs opinions. Les autres, qu’ils ferment leur gueule!

 

Le vrai crime, c’est pas que la fille ait traité le gars de nègre. À Montréal-Nord, y a des Québécois pure laine qui vivent un enfer à cause de gangs de rue violentes et sadiques. Cette fille a fait honneur à son peuple en se tenant debout et en exprimant ses opinions, même si on peut être en désaccord avec les mots choisis. Le vrai crime, ce sont ceux qui l’ont battue qui l’ont commis.

 

Et en se mettant à douze sur une jeune fille sans défense, ils ont agi en nègres en personnes ayant la caractéristique d’avoir la peau noire mais qui ne sont absolument pas sur-représentés dans les gangs de rue et les problèmes de violence vécus par Montréal. (Misère… Pourra-t-on un jour avoir droit à ses opinions dans cette province retardée ou devra-t-on constamment utiliser la langue de bois?)

Je suis presque tombé de ma chaise… Voyons donc! C’est de la bouilli pour les chats réactionnaire ce torchon là! Préjugés par dessus préjugés!

«Nos « amis » gogauchistes aiment détester les États-Unis, mais là-bas il existe un amendement à la constitution qui permet de dire ce qu’on veut. On a compris là-bas que des mots ne sont que des mots et que chaque personne est libre de sa pensée. Si cette fille croit qu’un noir agissait en nègre, c’était son droit de le dire.»

Je comprend que la jeune fille aie le droit de le dire, mais c’est dans les droits des autres d’être respecté. Devrais-je rappeller que les États-Unis sont passé maître dans la censure? En affirmant qu’’ils peuvent dire ce qu’ils veulent, elle a tort puisque la majorité des médias sont contrôlés pour être soit approuvés ou censurés. Encore hier, nous avions la preuve du talent de censure de la Maison-Blanche.

«Car comment appeler un noir membre de gang de rue qui agresse les gens, se promène avec son fond de culotte descendu jusqu’aux chevilles et qui défie un peu tout le monde dans la rue agressivement? Y a-t-il un mot qui puisse mieux décrire cet individu?»

Comment appeller cette personne? Comme n’importe quelle autre personne. Pourquoi generaliser? Ce ne sont pas toute les personnes noires qui ont les culottes aux genoux. Et je n’ai jamais vu personne, de quelconque couleur, me défier sur la rue. Elle vois ce qu’elle veut voir et elle exagère!

«Mais ici, au Québec, la liberté d’expression n’existe plus. Si on est une blogueuse et militante adéquiste comme moi, on n’a pas droit de dire ce qu’on veut. Seul les péquistes communistes ont le droit à leurs opinions. Les autres, qu’ils ferment leur gueule!»

Oh que oui que la liberté d’expression existe encore! La preuve: des torchons réactionnaires, racistes, xénophobes et pro-militaristes comme CHOI FM et ton blog ont le droit d’exister. Traiter quelqu’un de nègre ça ne se fait juste pas.

«Pourra-t-on un jour avoir droit à ses opinions dans cette province retardée[…]»

Retardée? Oui. Une preuve: L’ADQ est le parti d’opposition! C’est des gens comme elle, supportant la division des classes et des «races» qui ramènent toute la population en arrière. Différentes «races» ont lutté pour leurs droits pendant des années pour atteindre la même qualité de vie que les autres, mais eux, les réactionnaires, continuent à s’acharner sur eux en les stigmatisant et en utilisant des termes inexactes.

Je n’approuve en aucun cas cette agression sur cette fille, mais je n’approuve encore moins ce billet haineux d’Élodie Gagnon-Martin…

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