Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Projection du film « No volveran » à l’AgitéE

Posted by Libertad ! sur 28 novembre, 2007

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Bonjour à tous et toutes,

Il y aura projection du film « No volveran », le mercredi 5 décembre à 19h00, à l’AgitéE. Le film, en anglais et espagnol a été réalisé par la coalition internationaliste « Hands Off Venezuela ». Pour l’occasion, nous ramasserons aussi des fonds pour l’organisme colombien d’éducation populaire de l’EPAO, par le biais de contributions volontaires.

Au moment de l’événement, nous allons enfin connaître les résultats du référendum sur la constitution, qui mettra sans doute en place la VIe République du pays. Nous invitons donc tout le monde à cette projection, qui sera suivie d’une discussion sur la situation politique en Amérique du Sud.

Vous trouverez ci-dessous un lien vers une radio temporaire qui émettra à partir du 29 novembre et jusqu’au 3 décembre inclusivement: http://radiovenezuelaenvivo.blogspot.com/

L’invitation est lancée!

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61 Réponses to “Projection du film « No volveran » à l’AgitéE”

  1. Pourquoi aller voir ce film dans une salle infestée de gauchistes malodorants alors qu’on peut s’esclaffer devant ce film dans le confort de son foyer:
    http://video.google.com/videoplay?docid=368302323300507208&hl=en-GB

    Pour ma part, je ne donne qu’une étoile sur 5 à ce ti-film (et l’étoile va à la beauté du pays et à ses habitants).

  2. Jacques, tu sais, personne ne t’oblige à venir. C’est surtout pour avoir les résultats du référendum live qu’il y a la projection. Un peu comme les gens qui se rassemblent dans les bars pour suivre l’élection, au lieu de rester chez eux.

  3. Je n’y serai pas. Mais je connais des gens qui y seront. Ils me raconteront.

  4. «gauchistes malodorants»

    – Maintenant l’opinion politique à une odeur ? Si les gauchistes sont malodorants, la droite sent le fumier…

  5. internationaliste said

    Et toi St-Pierre je te décerne un gros zéro pour l’ensemble de tes commentaires. Et c’est une bonne chose que tu ne viennes pas à la projection, des vieux schnocks mal baisés et frustrés c’est pas plaisant à voir.

  6. La soirée est aussi pour discuter en passant Jacques…

  7. Si les discussions offrent le même genre d’intolérance que celles qui ont lieu ici, j’imagine qu’il faut se présenter avec une armure pour pouvoir discuter librement. La salle sera remplie, c’est une évidence, de gens convaincus à l’avance. Un discours dissident ne recevrait aucune écoute.

  8. @Camarade Antho:

    Vous avez raison, en passant, mon commentaire sur les gauchistes malodorants était déplacé. Je m’en excuse. Des fois, je veux rire un peu pour alléger cette lourde atmosphère de confrontation constante.

  9. leniniste said

    Ne t’en fais pas Jacques, on se fera un plaisir de recevoir tes petits amis. L’affaire, c’est que ça coûte 100$ à l’entrée pour les ti-zamis agents!!! Sinon, pour les gens, c’est contribution volontaire!

    Nous sommes la dissidence et nous l’acceptons aussi dans nos rangs !!!

    Nous invitons tout le monde à venir, n’écoutez pas ce demeuré, il ne sait visiblement pas de quoi il parle. Sinon, il vous aurait envoyé sur le bon site, soit le:

    http://www.handsoffvenezuela.org/

  10. Remarquez comment la gauche qui se targue de prôner l’accessibilité et l’égalité pour tous veut cibler des individus et les taxer. Leniniste se vante d’exercer un contrôle de type CIA alors que des individus de son espèce ne cessent de crier au complot. Saviez-vous que les Islamistes fondamentalistes font le même genre de taxage abusif avec les gens qui ne sont pas de leur religion? Ils appellent ça la « jizya ». Seriez-vous aussi dogmatique?

    De toute façon, comment reconnaîtrez-vous mes amis? Aucune chance. Ils sauront vous déjouer.

  11. Cowboy said

    Comme si une personne qui se prononcait contre finirait pas dans la ruelle en arrière avec 3-4 bons coups « d’arguments ». On connait les méthodes des gogauches.

  12. Vous êtes ennuyants tous les deux.

  13. Cowboy said

    Man, les syndicats/assos étudiantes/etc ont les même méthodes de fiers à bras.

  14. sylvainguillemette said

    C’est lassant ce matrin, de lire ce genre de commentaires. J-F Grenier, la C.I.A. ne tappe pas dans les ruelles, parfois elle enlève les dissidents et les envoit se faire torturer. Avant elle les torturait elle-même, mais mainentenant, ils font de la sous-traitance. D’autres fois, elle assassine carrément les dissidents de la politique états-unienne. Ton double-standardisme pue de très loin mon pauvre.

    Jacques, tu n’as vraiment rien de mieux à faire? Pour ma part, je serais très heureux que tu y ailles en personne toi-même, pas pour les « coups dans la ruelle » du tout! Simplement pour que tu puisses aller présenter ta position en public, « Moi Jacques Saint-Pierre, appuie le terrorisme états-unien et israélien, car je suis le plus grand double-standardiste du Québec. Je suis un fana-tata-tique con-vaincu du capitalisme, partager, c’est mal. »

    Tu pourras aller défendre Carlos Perez si tu veux…

    Tien, un étude pour toi Jacques.

    « Selon une étude allemande publiée vendredi, le salaire des pairs aurait une influence sur la satisfaction qu’une personne tire de son propre salaire.

    Jumelés deux à deux, les 38 participants masculins de l’étude devaient évaluer, contre rétribution, le nombre de points apparaissant sur un écran.

    Au fur et à mesure que se déroulait l’expérience, le participant était informé de ses résultats ainsi que ceux de son collègue.

    Simultanément, les chercheurs étudiaient l’activité cérébrale des participants à l’aide de tomographes.

    Les résultats de l’étude tendent à montrer que la satisfaction qu’une personne tire de son salaire est influencée par la comparaison avec le salaire de ses collègues.

    Chez les participants mieux rétribués qu’un collègue, la zone du cerveau appelée « système récompensant » était plus stimulée que chez ceux ayant reçu un salaire égal à celui de leur partenaire.

    Ainsi, dans les cas où les deux participants avaient estimé la quantité de points correctement mais où les salaires différaient, l’activation du système récompensant était nettement plus élevée chez le participant ayant reçu le salaire le plus important. Dans le cas du participant ayant reçu un salaire moins élevé, on a noté une baisse de l’activité du système récompensant du cerveau, et ce, malgré le fait que sa réponse était exacte.

    Les activités maximales du système récompensant du cerveau ont été observées lorsqu’un participant avait une bonne réponse alors que son collègue s’était trompé.

    L’importance de la compétition

    Selon les auteurs de l’étude, ces résultats viennent contredire les théories traditionnelles voulant que l’importance de la récompense soit le facteur clé de la motivation économique. C’est la première fois qu’une étude quantifie l’impact de la relativisation de la récompense.

    Sans mettre de côté l’impact de l’importance de la récompense, l’activation du système récompensant croissant en fonction du salaire, reste que les hommes semblent être motivés par la compétition.

    L’équipe de chercheurs prévoit poursuivre l’expérience auprès de participants féminins et asiatiques afin d’évaluer l’influence des facteurs sexuel et culturel.

    L’étude des chercheurs du Life and Brain Center, de l’Institute for the Study of Labor et de l’université de Bonn est parue dans le numéro du 23 novembre 2007 de la revue Science. »

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Science-Sante/2007/11/23/001-etude-bonheur-salaire.shtml

    -Ce qui veut dire que les récompenses monétaires, n’ont pas de réelle impact, à moins d’être comparés par le bénificiaire, aux autres concurents. Ainsi, nous ne sommes plus un peuple, mais une bande de concurents, tous récompensés différemment, malgré l’importance bien plus élevée de certaines personnes clées dans le système.

    Ailleurs, on a déjà récompensé et ce, avec succès, des gens en donnant par exemple leur nom à un institut. Tout aussi efficace!

  15. sylvainguillemette said

    Le meilleurs slogan « ever » du capitalisme, « Écrases ton prochain! ».

  16. eberhardt1972 said

    La preuve que la récompense monétaire n’est pas un grand facteur de récompense pour les travailleurs nous vient des employeurs eux-mêmes. Lorsqu’ils décident de transformer leurs usines pour implanter des système de « production à valeur ajoutée » (PVA) ou encore d’organisation à valeur ajoutée » (OVA) pour leurs bureaux, ils refusent de contribuer d’avantage aux salaires des salariés. Quand le travailleur demande ce que ça va lui donner de plus de travailler autrement, le boss lui répond qu’il va avoir plus de plaisir à travailler, que son travail sera plus gratifiant et que ce sera bénéfique pour l’organisation. Et savez-vous quoi? Ça marche! Les employés s’impliquent comme si l’entreprise était à eux, surveillent leur production, etc.

    À l’usine où j’étais, plusieurs passaient leurs journées à n’espérer qu’un petit signe de gratitude de la part du bo$$ et justement, afin de les motiver, il affiche maintenant les noms des méritants au babillard, ce qui ne lui coûte pas cher. Les facultés d’administration, de même que les organisations d’employeurs développent de plus en plus ce genre de trucs. Imaginez si ça marche quand l’entreprise appartient à un autre, imaginez si c’était à eux! Vous voyez? Encore un double standard: ce qui est bon pour les salariés ne l’est évidemment pas pour l’employeur. Ils imposent à leurs travailleurs une vision des choses qu’ils n’ont pas eux-mêmes.

  17. sylvainguillemette said

    Quelle bande de Saint-Pierre!

    Pour continuer sur le sujet du jour…

    « TENAZA: OPÉRATION DE LA CIA AU VENEZUELA

    CE N’EST UN SECRET POUR PERSONNE QUE LES ÉTATS-UNIS VEULENT REMETTRE LA MAIN SUR LE VENEZUELA, SON PÉTROLE ET SON INFLUENCE DANS LA RÉGION. POUR CE FAIRE ILS DOIVENT SE DÉFAIRE DE CHAVEZ ET PIÉTINER LA DÉMOCRATIE DONT ILS AIMENT TANT SE COUVRIR. TENAZA EST LE PLAN MIS EN PLACE POUR RÉALISER CE FUNESTE PROJET.

    TENAZA

    OPÉRATION DE LA CIA AU VENEZUELA

    Un MÉMO de la CIA révèle les dessous des activités menées au Venezuela par les forces d’opposition internes et externes pour contrer le référendum sur la réforme constitutionnelle, prévu pour le 2 décembre 2007, et pour renverser le gouvernement élu du Président Hugo Chavez. Ce MÉMO, rédigé le 20 novembre 2007, par le responsable de la CIA à l’ambassade des États-Unis au Venezuela, Michael Middleton Steere, a pour destinataire le Directeur général de l’Agence à Washington, Michael Hayden. Bien que hautement confidentiel, ce MEMO s’est retrouvé entre les mains de personnes qui ont jugé bon d’en faire la diffusion la plus large possible. (http://www.aporrea.org/tiburon/n105390.html )

    L’auteur de la note fait le point sur l’OPÉRATION TENAZA et aborde les dernières étapes à franchir pour atteindre les objectifs visés.

    D’ABORD IL RELÈVE LES CONSTATS

    1. La tendance des intentions de vote se maintient. Selon les derniers sondages réalisés tant à l’interne qu’à l’externe, le OUI a l’avantage de 10 à 13 points (57% OUI, 44% NON).
    2. Les analyses confirment que cette tendance est irréversible à court terme, c’est-à-dire qu’elle ne peut être modifiée de façon significative d’ici le référendum du 2 décembre.
    3. La campagne publicitaire promue conformément au Plan ainsi que les désertions du camp gouvernemental de certains hauts dirigeants (Podemos-Baduel, par exemple) ont fait perdre à Chavez 6 points par rapport à son pourcentage initial. Ceci dit, de telles tendances ont atteint leur plancher.
    4. Il faut s’en tenir au PLAN TENAZA pour lequel divers scénarios peuvent être envisagés.

    LES SCÉNARIOS

    1. Empêcher le Référendum ou, à défaut d’y parvenir, en méconnaître les résultats.

    Selon l’auteur, il faut continuer à renforcer les activités qui visent à empêcher la tenue du référendum tout en préparant en même temps les conditions pour en contester les résultats. Sur ce dernier point, il est important de créer dans l’opinion publique le fait que le NON est en nette avance sur le OUI et qu’il est assuré de la victoire. C’est en ce sens qu’il faut continuer à travailler avec les maisons de sondage contractées par la CIA.
    2. Il faut discréditer autant faire se peut le Conseil national électoral (CNE) de manière à créer dans l’opinion publique la sensation de fraude.

    En ce sens, il faut semer le doute sur l’inconsistance du registre électoral permanent et la non fiabilité des équipements mis en place pour le vote. Des contacts avec une équipe d’experts universitaires permet de compter sur leur prestige académique, pour donner de la crédibilité à la fraude par la manipulation des données de la part du CNE entre autres au moyen d’encre spéciale et en intervenant dans le maniement des machines de votation.

    3. Il faut engorger le plus possible les bureaux de votation en encourageant les militants du NON à voter puis à rester sur place : VOTE ET RESTE.

    Cette action produira une implosion qui permettra l’exécution de la directive prévue dans l’Opération Tenaza.

    4. Il faut commencer à donner de l’information sur les résultats du vote dans les premières heures de l’après-midi, utilisant les sondages préliminaires déjà disponibles.

    Telle que planifiée, cette opération requière une coordination avec les médias de communication au niveau international.

    5. L’implantation sur le territoire national de groupes de protestation préparant au soulèvement d’une partie substantielle de la population

    La conduite de ces scénarios n’est pas sans comporter des risques politiques, d’autant plus que les groupes participants ne sont pas tous unanimes sur les actions proposées. Primero justicia et Nuevo tiempo ne partagent pas la stratégie présentée par la CIA alors que Comando national de la résistance et Action démocratique participent à toutes les étapes.

    LES TÂCHES IMMÉDIATES DE LA PHASE FINALE

    L’empêchement du référendum, la dénonciation d’une fraude électorale et les manifestations de rues devront compter sur des initiatives ponctuelles pour assurer le succès de l’opération. Le MEMO en fait une liste que nous pourrions résumer ainsi :

    1. Un effort diplomatique soutenu pour isoler toujours plus Chavez sur la scène internationale.
    2. Travailler à l’unité des forces de l’opposition et chercher des alliances entre ceux qui vont s’abstenir de voter et ceux qui vont voter NON.
    3. Augmenter la pression par des manifestations de rue dans les jours précédant le référendum.
    4. Soutenir avec insistance la propagande contre le régime.
    5. Exécuter les actions militaires d’appui aux mobilisations et aux actions d’occupation.
    6. Mettre en place les dispositifs opérationnels des forces installées à proximité du territoire vénézuélien;
    7. Assurer l’appui des équipes externes en provenance du « pays vert et bleu, est coordonné;
    8. L’action maritime de « bleu » est prévue et les frontières avec « vert » aux endroits déterminés sont libres de passage.

    LISTES DES TÂCHES DÉJÀ RÉALISÉES

    A) Des rencontres avec des étudiants, des professeurs et recteurs d’universités privées ont permis d’en arriver à un accord pour qu’ils s’incorporent organiquement aux initiatives de la CIA avec pour objectif l’expulsion de Chavez. Le groupe Bandera roja a été l’un de ceux qui a appuyé le plus l’action directe de rue contre les institutions : CNE, LE TRIBUNAL SUPRÊME DE JUSTICE et LE PALAIS MIRAFLORES.

    B) Un des objectifs de l’Opération Tenaza est de contrôler, dans un lap de temps de 72 à 120 et avec l’appui massif des citoyens mécontents, une partie du territoire ou des institutions de manière à permettre l’intervention militaire et sa proclamation d’autorité. L’auteur précise que tous les secteurs ne participent pas à cette opération. Il est donc nécessaire de travailler à forger une plus grande unité. La découverte d’un commando et de l’arsenal militaire à leur disposition en a ébranlé plusieurs.

    C) Les meilleurs succès ont été obtenus dans le secteur de la propagande et des opérations psychologiques prévues au Plan en cours. Les apports des réseaux privés nationaux, de la Société interaméricaine de presse (SIP) et des agences internationales ont été déterminants. Enfin il importe de préciser, dit l’auteur du MEMO, que des 8 M$ qui ont été transférées, il n’en reste que très peu, la grande partie ayant été utilisée pour la propagande, la publicité et pour quelques unes des organisations de couverture.

    Oscar fortin

    Québec, le 28 novembre 2007

    http://humanisme.overblog.com

    Jeudi 29 Novembre 2007
    os.fortin@sympatico.ca  »

    http://www.alterinfo.net/TENAZA-OPeRATION-DE-LA-CIA-AU-VENEZUELA_a14196.html

    Merci Oscar Fortin!

  18. sylvainguillemette said

    Et j’envois le tout à la C.I.A., les médias locaux, dès cet après-midi. Pourquoi à la C.I.A.? Pour leur montrer qu’il passent pour ce qu’ils sont, des anti-démocraties, comme les aime Jacques Saint-Pierre. Finalement, le rêve de Jacques le pro-terrorisme se réalise!

    Quel con!

  19. sylvainguillemette said

    Voilà! C’est fait. Envoyé à la C.I.A. et au réseau médiatique local. On verra ensuite si le médias locaux vont tenir ça secret, même si ce n’est déjà plus secret. Quant à la C.I.A., ils pourront mettre mon nom dans leur banque de méchants communistes, ça me fait plaisir! C’est valorisant!

    Pour ceux qui veulent écrire à cet organe terroriste, voilà l’adresse!

    https://www.cia.gov/cgi-bin/comment_form.cgi

  20. durandal1492 said

    Internationaliste ?

    …..

    Mondialiste ?

    …..

    Impérialiste ?

    🙂 NOOOOOOOOOONNN!!!!!

  21. sylvainguillemette said

    durandal, ta gueule…

  22. sylvainguillemette said

    « Témoignage d’un ex-US Marine de retour d’Irak
    Jimmy Massey : « J’étais un assassin psychopathe »
    par Rosa Miriam Elizalde

    Pendant près de douze ans, le sergent Jimmy Massey a été un US Marine aux nerfs d’acier et au cœur de pierre. Il a servi en Irak où il a participé à des atrocités, avant d’ouvrir les yeux et de lutter contre la politique belliciste de son pays. Il anime aujourd’hui l’association des vétérans d’Irak contre la guerre. Au Salon du livre de Caracas, où il a présenté son témoignage Cowboys del infierno, il a répondu aux questions de la journaliste cubaine Rosa Miriam Elizalde, de Cubadebate.

    « J’ai 32 ans et je suis un assassin psychopathe bien entraîné. Tout ce que je sais faire dans la vie, c’est vendre aux jeunes l’idée de s’enrôler dans les Marines et de tuer. Je suis incapable de conserver un travail. Pour moi, les civils sont des êtres méprisables, des arriérés mentaux, des faibles, un troupeau de brebis. Et moi, je suis le chien de berger. Le déprédateur. Dans l’Armée, on m’appelait « Jimmy le Requin ».

    Ceci est le deuxième paragraphe du livre écrit il y a trois ans par Jimmy Massey avec l’aide de la journaliste Natasha Saulnier. Kill ! Kill ! Kill ! a été présenté au Salon du livre de Caracas ; il s’agit du témoignage le plus violent jamais écrit par un ex-membre du corps des marines, arrivé en Irak avec les troupes d’invasion en 2003. Il a décidé de raconter aussi souvent qu’il le faudra comment il a pu jouer pendant douze ans le rôle d’un Marine impitoyable et pourquoi cette guerre l’a changé.

    Jimmy a participé au principal débat du Salon du livre, dont le titre était pour le moins polémique : « Une révolution est-elle possible aux États-Unis ? », et son témoignage est sans doute celui qui a le plus impressionné le public. Il a les cheveux courts (coupe militaire), des lunettes noires, une démarche martiale et les bras couverts de tatouages. Il a l’air, très exactement, de ce qu’il était : un Marine. Quand il parle, c’est autre chose : il est profondément marqué par une expérience hallucinante qu’il voudrait épargner à d’autres jeunes gens naïfs. Comme il le dit dans son livre, il n’est pas le seul à avoir tué en Irak : l’exercice était quotidien pour ses compagnons aussi. Quatre ans après avoir quitté le théâtre des opérations, ses cauchemars le poursuivent encore.

    Rosa Miriam Elizalde : Que signifient tous ces tatouages ?

    Jimmy Massey : J’en ai beaucoup. Je me les suis fait faire à l’armée. Sur la main (il montre la zone comprise entre le pouce et l’annulaire), le symbole de Blackwater, une armée de mercenaires qui s’est constituée là où je suis né, en Caroline du Nord. Je me le suis fait faire par esprit de contestation, parce qu’il est interdit aux Marines de se tatouer les poignets et les mains. Un jour, avec les membres de mon peloton, on s’est tous saoulés et on s’est tous fait faire le même tatouage : un cow-boy aux yeux injectés de sang sur plusieurs as, l’image de la mort. Oui, cela veut dire exactement ce que tu penses : « tu as tué quelqu’un ». Sur le bras droit, le symbole des marines, le drapeau des États-Unis et celui du Texas, où je me suis enrôlé. Sur la poitrine, du côté gauche, un dragon chinois qui déchire la peau et signifie que la douleur est la faiblesse qui s’échappe du corps. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts.

    Rosa Miriam Elizalde : Pourquoi dites-vous avoir trouvé chez les Marines les les pires individus que vous ayez jamais rencontrées ?

    Jimmy Massey : Les États-Unis utilisent leurs Marines de deux façons : soit dans l’humanitaire, soit pour assassiner. J’ai passé douze ans dans le Corps des Marines des États-Unis et je ne suis jamais parti en mission humanitaire.

    Rosa Miriam Elizalde : Avant de partir pour l’Irak, vous recrutiez des jeunes pour l’armée ? Qu’est-ce que cela représente d’être recruteur aux États-Unis ?

    Jimmy Massey : Pour recruter il faut mentir. L’administration Bush a forcé la jeunesse étasunienne à s’enrôler dans l’armée. De quelle manière ? En usant d’un procédé qui était aussi le mien : des offres économiques. En trois ans, j’en ai recruté soixante-quatorze, aucun ne m’a dit qu’il voulait entrer dans l’armée pour défendre son pays, aucun n’avait de motivation d’ordre patriotique. Ils voulaient de l’argent pour entrer à l’Université ou pour avoir une couverture de santé. Je commençais par leur parler de tous ces avantages, et seulement à la fin, je leur faisais valoir qu’ils allaient servir la cause de la patrie. Jamais je n’ai pu recruter un seul fils de riche. Pour garder son travail quand on est recruteur, il ne faut pas s’embarrasser de scrupules.

    Rosa Miriam Elizalde : Le Pentagone a revu à la baisse les conditions requises pour entrer dans l’armée. Qu’est-ce que cela signifie ?

  23. sylvainguillemette said

    Jimmy Massey : Les standards du recrutement ont beaucoup baissé, parce que presque personne ne veut s’enrôler. Avoir des problèmes de santé mentale ou un casier judiciaire ne constitue plus un obstacle. Des personnes ayant commis des actes qui leur ont valu plus d’un an de prison, des délits considérés comme sérieux, peuvent entrer dans l’armée, de même que des jeunes qui n’ont pas fini leurs études secondaires. S’ils réussissent le test mental, ils sont admis.

    Rosa Miriam Elizalde : Vous avez changé après la guerre, mais quels étaient vos sentiments avant ?

    Jimmy Massey : J’étais un troufion quelconque, qui gobait tout ce qu’on lui disait. C’est quand je suis devenu recruteur que j’ai commencé à ressentir un malaise : il fallait tout le temps que je mente.

    Rosa Miriam Elizalde : Pourtant, vous étiez convaincu que votre pays s’engageait dans une guerre juste contre l’Irak.

    Jimmy Massey : Oui, les rapports que nous recevions indiquaient que Saddam possédait des armes de destruction massive. Ce n’est que plus tard que nous avons appris que c’était pur mensonge.

    Rosa Miriam Elizalde : Quand l’avez-vous appris ?

    Jimmy Massey : En Irak, où je suis arrivé en mars 2003. Mon peloton a été envoyé sur les lieux qui avaient été ceux de l’armée irakienne, et nous y avons trouvé des milliers et des milliers de munitions dans des caisses étiquetées aux États-Unis : elles s’y trouvaient depuis que les États-Unis avaient décidé de soutenir le gouvernement de Saddam dans sa guerre contre l’Iran.
    J’ai vu des caisses avec le drapeau nord-américain et même des chars nord-américains. Mes Marines —j’étais sergent de catégorie E6, un grade supérieur à celui de simple sergent, et je commandais 45 Marines—, mes hommes me demandaient pourquoi il y avait des munitions des États-Unis en Irak. Ils ne comprenaient pas. Les rapports de la CIA nous avaient convaincus que Salmon Pac était un camp de terroristes et que nous allions trouver des armes chimiques et biologiques. Or, nous n’avons rien trouvé de tout ça. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à soupçonner que le contenu de notre mission était le pétrole.

    Rosa Miriam Elizalde : Les passages les plus terribles de votre livre sont ceux où vous reconnaissez que vous êtes alors un assassin psychopathe. Pouvez-vous expliquer pourquoi vous le dites ?

    Jimmy Massey : Je suis devenu un assassin psychopathe parce que j’ai été entraîné à tuer. Je ne suis pas né avec cette mentalité. C’est le Corps d’infanterie de Marine qui a fait de moi un gangster au service des grandes multinationales étasuniennes, un vulgaire délinquant. J’ai été entraîné pour exécuter aveuglément les ordres du président des États-Unis et rapporter au pays ce qu’il avait demandé, hors de toute espèce de considération morale. J’étais un psychopathe parce que j’ai appris à tirer d’abord et à interroger après, comme un malade et non comme un soldat professionnel qui ne doit affronter qu’un autre soldat. Or, s’il fallait tuer des femmes et des enfants, nous le faisions. Par conséquent nous n’étions plus des soldats, mais des mercenaires.

    Rosa Miriam Elizalde : Comment êtes-vous parvenu à cette conclusion ?

    Jimmy Massey : À la suite de plusieurs expériences. Notre travail consistait à entrer dans des quartiers urbains déterminés et à nous occuper de la sécurité des routes. Il y a eu un incident, parmi tant d’autres, qui m’a mis au bord du précipice : une voiture qui transportait des civils irakiens. Tous les rapports des services secrets qui nous tombaient entre les mains disaient que les voitures étaient chargées de bombes et d’explosifs. Nous ne recevions pas d’autre information. Les voitures arrivaient et nous tirions quelques salves d’avertissement ; si elles ne ralentissaient pas pour rouler à la vitesse que nous indiquions, nous tirions sans hésiter.

  24. sylvainguillemette said

    Rosa Miriam Elizalde : Avec des mitraillettes ?

    Jimmy Massey : Oui, et nous attendions des explosions puisque les véhicules étaient criblés de balles. Il n’y a jamais eu d’explosion. Après, on ouvrait la voiture, et que trouvait-on ? Des morts et des blessés, mais pas une seule arme, aucune propagande d’Al Qaeda, rien. Des civils arrivés au mauvais endroit et au mauvais moment.

    Rosa Miriam Elizalde : Vous racontez aussi que votre peloton a mitraillé une manifestation pacifique. Comment cela s’est-il passé ?

    Jimmy Massey : C’était aux abords du complexe militaire de Rasheed, au sud de Bagdad, près du Tigre. Il y avait des manifestants au bout de la rue. C’étaient des jeunes, et ils n’avaient pas d’armes. Nous avons avancé et nous avons vu un char stationné sur un côté de la rue. Le conducteur du char nous a dit qu’il s’agissait de manifestants pacifiques. Si les Irakiens avaient voulu faire quelque chose, ils auraient pu faire sauter le char, mais ils ne l’ont pas fait. Nous étions tranquilles, nous pensions : « s ‘ils avaient eu envie de tirer, ils l’auraient déjà fait ». Ils étaient à environ deux cents mètres…

    Rosa Miriam Elizalde : Et qui a donné l’ordre de mitrailler les manifestants ?

    Jimmy Massey : Le haut commandement nous a indiqué de ne pas perdre de vue les civils, parce que pas mal de feddayins de la Garde républicaine retiraient leur uniforme et s’habillaient en civil pour lancer des attaques terroristes contre les soldats étasuniens. Les rapports de renseignement étaient connus de chacun des membres de la chaîne de commandement. Tous les Marines avaient une idée très claire de la structure de la chaîne de commandement organisée en Irak. Je crois que l’ordre de tirer provenait des hauts fonctionnaires de l’Administration, tant des centres de renseignement militaire que gouvernemental.

    Rosa Miriam Elizalde : Qu’avez-vous fait ?

    Jimmy Massey : J’ai regagné mon véhicule, un humvee (une jeep fortement équipée) et j’ai senti passer une balle au-dessus de ma tête. Les Marines ont commencé à tirer et moi aussi. Il n’y a pas eu de riposte de la part des manifestants. J’avais tiré douze fois, et pas une riposte… J’ai voulu m’assurer que nous avions tué selon les normes de combat de la Convention de Genève et les procédés réglementaires des opérations. J’ai essayé d’oublier leurs visages et je me suis mis à chercher leurs armes, mais il n’y en avait pas une seule.

    Rosa Miriam Elizalde : Comment ont réagi vos supérieurs ?

    Jimmy Massey : Ils m’ont dit : « Ça arrive de merder ».

    Rosa Miriam Elizalde : Quand vos camarades ont appris qu’ils avaient été trompés, comment ont-ils réagi ?

    Jimmy Massey : J’étais chef en second. Mes Marines me demandaient pourquoi on tuait tant de civils. « Tu ne peux pas parler au lieutenant ? » me disaient-ils. « Dis-leur qu’il nous faut un matériel adapté ». La réponse a été : « Non ! » Quand mes Marines se sont rendus compte qu’il s’agissait d’un grand mensonge, ils sont devenus comme fous.
    Notre première mission en Irak n’avait pas pour objectif d’apporter une aide alimentaire, comme le disaient pourtant les médias, mais d’assurer le contrôle des exploitations pétrolières de Bassora. Dans la ville de Karbala nous avons utilisé notre artillerie vingt-quatre heures d’affilée. C’est la première ville que nous avons attaquée. Moi, je croyais que nous devions apporter de l’aide médicale et alimentaire à la population. Non. Nous avons suivi notre chemin jusqu’aux exploitations pétrolières. Avant l’Irak, nous étions allés au Koweït.

  25. sylvainguillemette said

    Nous sommes arrivés en janvier 2003. Nos véhicules étaient pleins de vivres et de médicaments. J’ai demandé au lieutenant ce que nous allions en faire, parce qu’avec tout ce matériel à bord il n’y avait presque plus de place pour nous. Il m’a répondu que son capitaine lui avait donné l’ordre de tout laisser au Koweït. Peu après, nous avons été chargés de tout brûler : toutes les vivres et tout le matériel médical humanitaire.

    Rosa Miriam Elizalde : Vous avez aussi dénoncé l’usage d’uranium appauvri…

    Jimmy Massey : J’ai 35 ans et ma capacité pulmonaire a été réduite de 20 %. Selon les médecins, je souffre d’une maladie dégénérative de la colonne vertébrale qui s’accompagne de fatigue chronique et de douleurs dans les tendons. Autrefois, je courais tous les jours dix kilomètres pour le plaisir, et maintenant j’arrive tout juste à marcher sur cinq ou six kilomètres. J’ai même peur d’avoir des enfants. J’ai des inflammations du visage. Regarde cette photo (il me montre celle qui apparaît sur son badge du Salon du livre), elle a été prise peu après mon retour d’Irak. Je ressemble à une créature de Frankenstein et cela, je le dois à l’uranium appauvri. Imagine un peu ce que les Irakiens ont dû endurer…

    Rosa Miriam Elizalde : Que s’est-il passé à votre retour aux États-Unis ?

    Jimmy Massey : Je passais pour un fou, un lâche, un traître.

    Rosa Miriam Elizalde : Vos supérieurs disent que tout ce que vous dites n’est que mensonge.

    Jimmy Massey : Mais les preuves contre eux sont accablantes. L’armée nord-américaine est épuisée. Plus cette guerre durera, plus ma vérité aura de chances de se faire jour.

    Rosa Miriam Elizalde : Le livre que vous avez présenté au Venezuela existe en espagnol et en français. Pourquoi n’a–t-il pas été publié aux États-Unis ?

    Jimmy Massey : Les éditeurs ont exigé que les noms des personnes impliquées soient retirés et que la guerre en Irak soit présentée dans une sorte de brouillard, de manière moins crûe. Or, je n’y suis pas disposé. Des maisons d’édition comme New Press, censées être de gauche, ont refusé de me publier de crainte des poursuites judiciaires, les gens concernés par le livre pouvant porter plainte.

    Rosa Miriam Elizalde : Pourquoi des médias comme le New York Times et le Washington Post ne reproduisent-ils pas votre témoignage ?

    Jimmy Massey : Je ne répétais pas l’histoire officielle, selon laquelle les troupes étaient en Irak pour aider le peuple, je ne disais pas non plus que les civils meurent accidentellement. Je refuse de le dire. Je n’ai jamais vu de tir accidentel contre des Irakiens et je refuse de mentir.

  26. sylvainguillemette said

    Rosa Miriam Elizalde : Cette attitude a-t-elle changé ?

    Jimmy Massey : Non, ils ont ouvert leurs pages à l’objection de conscience : les opinions et les livres de personnes qui sont contre la guerre mais qui n’ont pas vécu ce genre d’expérience. Ils ne veulent toujours pas regarder la réalité en face.

    Rosa Miriam Elizalde : Avez-vous des photographies ou d’autres documents qui prouvent ce que vous racontez ?

    Jimmy Massey : Non. Tout ce qui m’appartenait m’a été retiré quand j’ai reçu l’ordre de rentrer aux États-Unis. Je suis revenu d’Irak avec deux armes : ma tête et un couteau.

    Rosa Miriam Elizalde : Y a-t-il une issue à la guerre, à court terme ?

    Jimmy Massey : Non, ce que je constate, c’est que républicains et démocrates sont d’accord sur cette politique. La guerre est une grande affaire pour les deux partis, qui dépendent du complexe militaro-industriel. Il nous faudrait un troisième parti.

    Rosa Miriam Elizalde : Lequel ?

    Jimmy Massey : Celui du socialisme.

    Rosa Miriam Elizalde : Vous avez participé à un débat qui s’intitulait : « États-Unis : la révolution est possible ». Y croyez-vous vraiment ?

    Jimmy Massey : Elle a commencé. Dans le Sud, où je suis né.

    Rosa Miriam Elizalde : Mais le Sud est, traditionnellement, la région la plus conservatrice du pays.

    Jimmy Massey : Après l’ouragan Katrina, les choses ont changé. La Nouvelle-Orléans ressemble à Bagdad. Les gens du Sud s’indignent et se demandent tous les jours comment il est possible qu’on investisse des fortunes dans une guerre inutile à Bagdad et qu’on ait pas un sou pour la Nouvelle Orléans. Rappelez-vous que c’est dans le Sud qu’a commencé la plus grande rébellion du pays.

  27. sylvainguillemette said

    Rosa Miriam Elizalde : Iriez-vous

    à Cuba ?

    Jimmy Massey : J’ai beaucoup

    d’admiration pour Fidel Castro et

    pour le peuple de Cuba. Si je suis

    invité, bien sûr que j’irai. Je me

    fiche de ce que dit mon

    gouvernement. Personne ne décide

    où je peux ou ne peux pas aller.

    Rosa Miriam Elizalde : Savez-vous

    que le symbole du mépris impérial

    envers notre nation est une

    photographie de Marines en train

    d’uriner sur la statue de José

    Marti, le Héros de notre

    indépendance ?

    Jimmy Massey : Bien sûr. Lorsque

    j’étais au Corps des Marines on

    nous parlait de Cuba comme s’il

    s’agissait d’une colonie des

    États-Unis et on nous enseignait un

    peu d’histoire. Un Marine est censé

    apprendre des choses sur le pays

    qu’il va envahir, comme dit la

    chanson…

    Rosa Miriam Elizalde : La chanson

    des Marines ?

    Jimmy Massey : (Il chante) « From

    the halls of Montezuma, to the

    shores of Tripoli… » (Depuis les

    salons de Montezuma jusqu’aux

    plages de Tripoli…)

    Rosa Miriam Elizalde : Autrement

    dit, le monde entier…

    Jimmy Massey : Le rêve est

    effectivement de dominer le

    monde… même si pour le réaliser

    nous devons tous devenir des

    assassins.

  28. sylvainguillemette said

    Criss de vidange! Osti que c’est de la marde ce système de cul là! Ça fait une heure que je poste c’t’osti de message là tabar!

  29. sylvainguillemette said

    Rosa Miriam Elizalde : Iriez-vous à Cuba ?

    Jimmy Massey : J’ai beaucoup d’admiration pour Fidel Castro et pour le peuple de Cuba. Si je suis invité, bien sûr que j’irai. Je me fiche de ce que dit mon gouvernement. Personne ne décide où je peux ou ne peux pas aller.

    Rosa Miriam Elizalde : Savez-vous que le symbole du mépris impérial envers notre nation est une photographie de Marines en train d’uriner sur la statue de José Marti, le Héros de notre indépendance ?

    Jimmy Massey : Bien sûr. Lorsque j’étais au Corps des Marines on nous parlait de Cuba comme s’il s’agissait d’une colonie des États-Unis et on nous enseignait un peu d’histoire. Un Marine est censé apprendre des choses sur le pays qu’il va envahir, comme dit la chanson…

  30. sylvainguillemette said

    Rosa Miriam Elizalde : La chanson des Marines ?

    Jimmy Massey : (Il chante) « From the halls of Montezuma, to the shores of Tripoli… » (Depuis les salons de Montezuma jusqu’aux plages de Tripoli…)

    Rosa Miriam Elizalde : Autrement dit, le monde entier…

    Jimmy Massey : Le rêve est effectivement de dominer le monde… même si pour le réaliser nous devons tous devenir des assassins.

  31. sylvainguillemette said

    Ça va tellement bien en Irak, tellement bien qu’ils font croire que ça s’est calmé à cause du plan Bush qui pourtant, même au mois d’Octobre, faisait perdre des troupes états-unienne à la pelle.

    Qu’en est-il vraiment en Irak et pourquoi cette accalmie?
    C’est très simple, la milice de Moqtada Sad’r qui ne compte pas moins de 60 000 hommes, a décidé depuis le mois d’août de s’engager à faire la trêve pour au moins 6 mois.

    Les suniites ont emboîté le pas, Bush lui, récupère le tout pour s’en faire du capital politique. Les médias docilisés par les États, dont le nôtre, rapportent la « bonne nouvelle », totalitaire, comme toujours. Ils n’ont jamais parlé de cette trêve qui logiquement, y est pour quelque chose.

    http://afp.google.com/article/ALeqM5jpcyfYqZg1AZHs0C5teG03ovYADA

  32. sylvainguillemette said

    HASTA EL 2021 R.A.S. RUMBO AL SOCIALISMO!

  33. J’espère sincèrement que les Venezueliens sauront voir clair dans le jeu du petit général Chavez et rejetteront cette réforme. Mais, même s’ils votent contre, quelle chance ont-ils alors que Chavez contrôle l’appareil gouvernemental? Nul doute que des entourloupettes vont avoir lieu lors de ce vote.

    Seul élément positif: Chavez commence à paniquer, il délire lors de ses discours et devient carrément incohérent. Peut-être va-t-il finalement comprendre qu’on ne peut cacher ses réelles intentions derrière un mur de fumée indéfiniment.

  34. sylvainguillemette said

    Hey le déconnecté de la réalité, t’as lu le p’tit texte qui révélait encore une fois, les crimes de tes tarlas de la C.I.A.? attends, tu as passé par-dessus, je te le recolle! Pauvre tarré!

    “TENAZA: OPÉRATION DE LA CIA AU VENEZUELA

    CE N’EST UN SECRET POUR PERSONNE QUE LES ÉTATS-UNIS VEULENT REMETTRE LA MAIN SUR LE VENEZUELA, SON PÉTROLE ET SON INFLUENCE DANS LA RÉGION. POUR CE FAIRE ILS DOIVENT SE DÉFAIRE DE CHAVEZ ET PIÉTINER LA DÉMOCRATIE DONT ILS AIMENT TANT SE COUVRIR. TENAZA EST LE PLAN MIS EN PLACE POUR RÉALISER CE FUNESTE PROJET.

    TENAZA

    OPÉRATION DE LA CIA AU VENEZUELA

    Un MÉMO de la CIA révèle les dessous des activités menées au Venezuela par les forces d’opposition internes et externes pour contrer le référendum sur la réforme constitutionnelle, prévu pour le 2 décembre 2007, et pour renverser le gouvernement élu du Président Hugo Chavez. Ce MÉMO, rédigé le 20 novembre 2007, par le responsable de la CIA à l’ambassade des États-Unis au Venezuela, Michael Middleton Steere, a pour destinataire le Directeur général de l’Agence à Washington, Michael Hayden. Bien que hautement confidentiel, ce MEMO s’est retrouvé entre les mains de personnes qui ont jugé bon d’en faire la diffusion la plus large possible. (http://www.aporrea.org/tiburon/n105390.html )

    L’auteur de la note fait le point sur l’OPÉRATION TENAZA et aborde les dernières étapes à franchir pour atteindre les objectifs visés.

    D’ABORD IL RELÈVE LES CONSTATS

    1. La tendance des intentions de vote se maintient. Selon les derniers sondages réalisés tant à l’interne qu’à l’externe, le OUI a l’avantage de 10 à 13 points (57% OUI, 44% NON).
    2. Les analyses confirment que cette tendance est irréversible à court terme, c’est-à-dire qu’elle ne peut être modifiée de façon significative d’ici le référendum du 2 décembre.
    3. La campagne publicitaire promue conformément au Plan ainsi que les désertions du camp gouvernemental de certains hauts dirigeants (Podemos-Baduel, par exemple) ont fait perdre à Chavez 6 points par rapport à son pourcentage initial. Ceci dit, de telles tendances ont atteint leur plancher.
    4. Il faut s’en tenir au PLAN TENAZA pour lequel divers scénarios peuvent être envisagés.

    LES SCÉNARIOS

    1. Empêcher le Référendum ou, à défaut d’y parvenir, en méconnaître les résultats.

    Selon l’auteur, il faut continuer à renforcer les activités qui visent à empêcher la tenue du référendum tout en préparant en même temps les conditions pour en contester les résultats. Sur ce dernier point, il est important de créer dans l’opinion publique le fait que le NON est en nette avance sur le OUI et qu’il est assuré de la victoire. C’est en ce sens qu’il faut continuer à travailler avec les maisons de sondage contractées par la CIA.
    2. Il faut discréditer autant faire se peut le Conseil national électoral (CNE) de manière à créer dans l’opinion publique la sensation de fraude.

    En ce sens, il faut semer le doute sur l’inconsistance du registre électoral permanent et la non fiabilité des équipements mis en place pour le vote. Des contacts avec une équipe d’experts universitaires permet de compter sur leur prestige académique, pour donner de la crédibilité à la fraude par la manipulation des données de la part du CNE entre autres au moyen d’encre spéciale et en intervenant dans le maniement des machines de votation.

    3. Il faut engorger le plus possible les bureaux de votation en encourageant les militants du NON à voter puis à rester sur place : VOTE ET RESTE.

    Cette action produira une implosion qui permettra l’exécution de la directive prévue dans l’Opération Tenaza.

    4. Il faut commencer à donner de l’information sur les résultats du vote dans les premières heures de l’après-midi, utilisant les sondages préliminaires déjà disponibles.

    Telle que planifiée, cette opération requière une coordination avec les médias de communication au niveau international.

    5. L’implantation sur le territoire national de groupes de protestation préparant au soulèvement d’une partie substantielle de la population

    La conduite de ces scénarios n’est pas sans comporter des risques politiques, d’autant plus que les groupes participants ne sont pas tous unanimes sur les actions proposées. Primero justicia et Nuevo tiempo ne partagent pas la stratégie présentée par la CIA alors que Comando national de la résistance et Action démocratique participent à toutes les étapes.

    LES TÂCHES IMMÉDIATES DE LA PHASE FINALE

    L’empêchement du référendum, la dénonciation d’une fraude électorale et les manifestations de rues devront compter sur des initiatives ponctuelles pour assurer le succès de l’opération. Le MEMO en fait une liste que nous pourrions résumer ainsi :

    1. Un effort diplomatique soutenu pour isoler toujours plus Chavez sur la scène internationale.
    2. Travailler à l’unité des forces de l’opposition et chercher des alliances entre ceux qui vont s’abstenir de voter et ceux qui vont voter NON.
    3. Augmenter la pression par des manifestations de rue dans les jours précédant le référendum.
    4. Soutenir avec insistance la propagande contre le régime.
    5. Exécuter les actions militaires d’appui aux mobilisations et aux actions d’occupation.
    6. Mettre en place les dispositifs opérationnels des forces installées à proximité du territoire vénézuélien;
    7. Assurer l’appui des équipes externes en provenance du « pays vert et bleu, est coordonné;
    8. L’action maritime de « bleu » est prévue et les frontières avec « vert » aux endroits déterminés sont libres de passage.

    LISTES DES TÂCHES DÉJÀ RÉALISÉES

    A) Des rencontres avec des étudiants, des professeurs et recteurs d’universités privées ont permis d’en arriver à un accord pour qu’ils s’incorporent organiquement aux initiatives de la CIA avec pour objectif l’expulsion de Chavez. Le groupe Bandera roja a été l’un de ceux qui a appuyé le plus l’action directe de rue contre les institutions : CNE, LE TRIBUNAL SUPRÊME DE JUSTICE et LE PALAIS MIRAFLORES.

    B) Un des objectifs de l’Opération Tenaza est de contrôler, dans un lap de temps de 72 à 120 et avec l’appui massif des citoyens mécontents, une partie du territoire ou des institutions de manière à permettre l’intervention militaire et sa proclamation d’autorité. L’auteur précise que tous les secteurs ne participent pas à cette opération. Il est donc nécessaire de travailler à forger une plus grande unité. La découverte d’un commando et de l’arsenal militaire à leur disposition en a ébranlé plusieurs.

    C) Les meilleurs succès ont été obtenus dans le secteur de la propagande et des opérations psychologiques prévues au Plan en cours. Les apports des réseaux privés nationaux, de la Société interaméricaine de presse (SIP) et des agences internationales ont été déterminants. Enfin il importe de préciser, dit l’auteur du MEMO, que des 8 M$ qui ont été transférées, il n’en reste que très peu, la grande partie ayant été utilisée pour la propagande, la publicité et pour quelques unes des organisations de couverture.

    Oscar fortin

    Québec, le 28 novembre 2007

    http://humanisme.overblog.com

    Jeudi 29 Novembre 2007
    os.fortin@sympatico.ca

    http://www.alterinfo.net/TENAZA-OPeRATION-DE-LA-CIA-AU-VENEZUELA_a14196.html

    -T’es vraiment juste un imbécile Jacques Saint-Pierre, un imbécile incohérent avec la réalité!

  35. sylvainguillemette said

    Bolivarisme et socialisme dans le Venezuela d’Hugo Chavez

    Le président vénézuélien Hugo Chavez fait dans le monde entier la propagande des idées de Simon Bolivar, libérateur de l’Amérique latine du joug espagnol. Même le nom du pays a été modifié en 2000, il s’appelle maintenant la République bolivarienne du Venezuela. Hugo Chavez se considère comme un nationaliste et un révolutionnaire du genre de Simon Bolivar.

    Attaché aux principes de l’idéologie du « bolivarisme », Hugo Chavez conduit son pays depuis dix ans sur la voie des réformes sociales. L’une des principales mesures qu’il a prises a été d’établir un contrôle sur l’extraction du pétrole, ce qui a augmenté de plusieurs milliards de dollars les recettes provenant de la vente de combustible. La plus grande part des pétrodollars est consacrée au secteur social. Hugo Chavez a mis en oeuvre une réforme foncière fondamentale prévoyant l’octroi de crédits et de terres aux paysans. Tout l’enseignement, même universitaire, est devenu gratuit, les dépenses pour l’enseignement sont passées de 3 à 7% du PIB. L’introduction de l’assistance médicale gratuite a permis de réduire considérablement la mortalité infantile. Tout cela est observé dans un pays où 80% de la population vivait jusqu’à ces derniers temps dans une réelle misère !

    L’objectif principal de la politique extérieure d’Hugo Chavez est de réunir les pays d’Amérique du Sud au sein d’une union économique et politique, indépendante vis-à-vis de l’hégémonie des Etats-Unis. Le dernier plan grandiose prévoit l’édification du socialisme au Venezuela. A cette fin, Hugo Chavez a introduit dans le pays un système d’administration présidentielle directe. Le leader vénézuélien est certain que ces pouvoirs extraordinaires lui permettront de réaliser une révolution socialiste du XXIe siècle.

    Au cours de la cérémonie officielle d’investiture d’Hugo Chavez au poste de président du pays pour la période de 2007 à 2013, contrairement à la tradition, il a déplacé l’écharpe présidentielle de l’épaule droite à l’épaule gauche, afin de souligner ses convictions.

    Prononçant un discours devant l’assistance, Hugo Chavez a confirmé son orientation vers l’édification du « socialisme vénézuélien », il a déclaré qu’il avait l’intention de nationaliser les réseaux énergétiques et les télécommunications du pays, et pris plusieurs initiatives visant à transformer le Venezuela en un pays dont la voix serait entendue sur le continent sud-américain, mais aussi au-delà de ses limites.

    Hugo Chavez a récemment annoncé la création de 200 « entreprises socialistes » dans des secteurs stratégiques aussi importants que l’agriculture, les industries agro-alimentaire, légère, chimique, automobile et électronique. Son objectif est de réduire les importations et de passer à l’autosuffisance totale. Hugo Chavez a également annoncé le lancement de la fabrication des premiers ordinateurs, téléphones portables, automobiles et deux-roues, dont l’assemblage est effectué au Venezuela avec l’assistance technique de la Chine et de l’Iran.

    Le 1er mai, conformément à la loi adoptée sur la nationalisation, les exploitations pétrolières où travaillent les compagnies américaines ExxonMobil, Chevron, ConocoPhillips, la compagnie britannique British Petroleum, la société française Total et la compagnie norvégienne Statoil ont été placées sous la gestion de la corporation pétro-gazière publique Petroleos de Venezuela (PDVSA). Cette corporation contrôlera environ 60% des titres des actifs pétroliers, alors que les compagnies étrangères peuvent conserver des paquets d’actions minoritaires. Selon Hugo Chavez, l’ère de la privatisation du pétrole vénézuélien s’est achevée, et le Venezuela a rétabli son contrôle sur ce secteur stratégique d’importance primordiale.

    Hugo Chavez s’efforce de mettre fin au retard et à la dépendance du Venezuela vis-à-vis des Etats-Unis, mais pas seulement. Pour atteindre cet objectif, le président vénézuélien oeuvre en vue de créer une Communauté bolivarienne prévoyant une coopération politique, mais aussi économique, entre autres, la construction de gazoducs et d’oléoducs transatlantiques, et le programme d’exploitation des gisements de pétrole et de gaz du bassin de l’Orénoque. L’activité internationale et les réserves de pétrole assurent au Venezuela une place sans équivalent dans l’arène régionale.

    Pendant la guerre froide, sur le continent américain, seul Fidel Castro était considéré comme ennemi juré des Etats-Unis. A présent, ces leaders sont nombreux, qui plus est sans le soutien de l’URSS disparue. Les points de vue antiaméricains sont partagés, dans telle ou telle mesure, par Evo Morales en Bolivie, Lula da Silva au Brésil, Nestor Kirchner en Argentine, Tabaré Vasquez en Uruguay, et même par Michelle Bachelet au Chili, pays traditionnellement pro-américain. Quoi qu’il en soit, le Venezuela se considère comme la locomotive de l’intégration latino-américaine. « L’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud sont des continents tout à fait différents », répète Hugo Chavez.

    Aspirant à la prospérité du Venezuela et au renforcement du bloc antiaméricain mondial, le président Hugo Chavez ne se borne pas au cadre de l’Amérique latine. Le prestige du pays riche en pétrole et de son leader s’accroît rapidement dans d’autres régions, en premier lieu en Asie et au Proche-Orient.

    Le Venezuela est devenu l’un des principaux fournisseurs de combustible à la Chine. Les deux pays prévoient de construire trois raffineries de pétrole sur le territoire chinois et une flotte de pétroliers. Un accord syro-vénézuélien signé à Damas prévoit la création d’une compagnie mixte pour construire des raffineries de pétrole sur le territoire de la Syrie, qui exporte actuellement du brut à perte. Le président du Venezuela a fait preuve de sa volonté d’aider Damas à redresser cette situation. En réponse, Bachar al-Assad a placé Hugo Chavez parmi les « principaux amis du monde arabe ».

    Chavez a récemment lancé un nouveau défi à l’Amérique. Du haut de la tribune de la 14e Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement du Mouvement des non-alignés, il a déclaré que chaque Etat, y compris le Venezuela, devait avoir le droit aux programmes nucléaires. Selon lui, le Venezuela est intéressé par le développement du nucléaire civil, dans la mesure où il doit se préparer au moment où les réserves de pétrole s’épuiseront.

    Les rapports entre le Venezuela et la Russie se développent également. De grandes compagnies minières russes participent à l’exploitation de gisements d’hydrocarbures au Venezuela. Des contrats bilatéraux de livraison d’armements pour 3 milliards de dollars ont été conclus au cours de la visite d’Hugo Chavez en Russie en juillet 2006. Ces ententes ont suscité une tempête d’indignation à Washington. Mais les Etats-Unis n’ont pu empêcher la transaction russo-vénézuélienne.

    Hugo Chavez considère la Russie comme un puissant pôle du monde multipolaire. Séjournant à Moscou en 2001, il a prononcé une phrase traduisant le fond de son approche : « La Russie s’élève sur les espaces de l’Eurasie pour assurer un équilibre dans le monde. Nous avons besoin d’une Russie forte pour parvenir à l’égalité ». Hugo Chavez et son équipe manifestent nettement leur aspiration à conférer une dynamique positive aux rapports avec la Russie. Sur le plan politique, des pourparlers et des consultations intenses ont lieu régulièrement à divers niveaux. Le Venezuela est objectivement intéressé aux hautes technologies que la Russie possède dans les secteurs militaires. Les acquis du Venezuela dans la pétrochimie peuvent en retour être employés avec succès en Russie.

    La composante politique du dialogue russo-vénézuélien est également importante. Le Venezuela, de même que ses nombreux voisins dans la région, partage la façon dont la Russie aborde les problèmes cruciaux de l’ordre mondial contemporain, il soutient entièrement la conception russe du monde multipolaire. Moscou et Caracas coopèrent en outre au sein des organisations internationales, pour l’essentiel, à l’ONU.

    Source du texte : RIA NOVOSTI

    Révolutionnaire mexicain né à San Juan del Río, Durango, en 1876 – mort à Parral, Chihuahua, en 1923.

    Pauvre paysan, orphelin et ayant reçu très peu d’éducation quand éclate la Révolution mexicaine en 1910, Francisco Villa, dit Pancho Villa, se réfugiait depuis plusieurs années dans les montagnes après avoir assassiné le propriétaire de la hacienda où il travaillait.

    Dès le début de la Révolution il rallie les rangs se Madero dans sa lutte contre la dictature de Porfirio Díaz, et fait preuve d’une grande habileté dans l’art de la guerre.

    Profitant de sa connaissance du terrain et des paysans, il forme sa propre armée dans le nord du Mexique, avec laquelle il contribue au triomphe du mouvement révolutionnaire.

    En 1912 il est fait prisonnier, en soupçonnant le général Victoriano Huerta de participer à la rébellion de Orozco dans la défense des aspirations sociales des paysans, que Madero avait ajourné.

    Il parvient à s’échapper aux Etats-Unis et, après l’assassinat de Madero, il revient au Mexique et forme une nouvelle armée révolutionnaire, la Division du Nord (la División del Norte) en 1913.

    Avec ses troupes il soutient la lutte de Venustiano Carranza et Emiliano Zapata contre Huerta, qui s’est imposé comme dictateur. Ensemble, ils le font tomber en 1914 ; mais après la victoire de cette deuxième révolution, Villa et Zapata se sentent trompés par Carranza et reprennent les armes contre ce dernier.

    Cette fois, la chance n’est pas de son côté : Álvaro Obregón défait les troupes de Villa et Carranza consolide son pouvoir, obtenant la reconnaissance officielle de son gouvernement par les Etats-Unis.

    Dans sa tentative pour démontrer que Carranza ne contrôle pas le pays, et dans le but de liguer contre le dictateur le président américain Wilson, il attaque le territoire nord américain du Nouveau Mexique et assassine 16 citoyens américains (1916).

    Wilson envoie une armée sous le commandement du général Pershing au nord du Mexique pour en finir avec Pancho Villa ; mais la connaissance du terrain et le soutien de la population paysanne permettent à Villa et ses troupes de résister durant quatre années, dans une guerre à mi-chemin entre la guérilla et le banditisme.

    A la chute de Carranza en 1920, le nouveau président Adolfo de la Huerta lui offre l’amnistie et un ranch à Chihuahua, en échange de l’arrêt de ses activités guerrières et de son retrait de la vie politique. Villa accepte, mais meurt trois ans plus tard, assassiné dans son ranch pour des raisons politiques, pendant la présidence de Obregón.

    I. La jeunesse de Bolivar.

    Simon Bolivar est né à Caracas le 24 juillet 1783. Sa ville natale est la capitale de la Capitainerie Générale du Venezuela. Il est le fils du colonel Juan Vicente Bolivar Ponte et de Doña María de la Concepción Palacios Blancos, tous deux issus de familles espagnoles de grande lignée.

    Ces deux familles, vivant sur le sol américain depuis de nombreuses générations, font parti de la puissante classe sociale des « Mantuanos », ce qui leur vaut de grand privilèges.

    C’est dans ce cadre que vient de naître Simon Bolivar, à qui un des membres de la famille, le Père Juan Félix Jérez-Aristiguieta Bolivar rédige un testament en sa faveur, lui assurant une très grande fortune.

    Simon, que sa mère ne peut allaiter, se voit confier à une nourrice noire, Hipolita, une des esclaves de la famille. Celle-ci fait plus que de nourrir Simon, elle s’en occupe comme si c’était son propre enfant, et surtout à la mort du colonel Bolivar alors que son fils a à peine sept ans. Simon Bolivar gardera toujours dans son coeur beaucoup de tendresse pour Hipolita.

    Aux alentours de l’année 1790, María Antonia, Juana, Juan Vicente, et Simon, se promènent assez souvent avec leur mère sur leurs terre de la vallée de Aragua. Simon est touché par la beauté et la tranquillité des paysages qu’il découvre.

    Mais le charme se brise le 6 juillet 1792, quand meurt sa mère, qui a toujours eu une santé fragile. Les Bolivar restent orphelins. Les deux filles, bien que très jeunes ne tardent pas à se marier, et c’est le grand-père maternel, don Feliciano, qui devient le tuteur de Simon qui a peine 9 ans.

    Mais le jeune Simon souffre beaucoup de la disparition de ses parents.

    Simon a appris à lire, écrire et compter avec différents précepteurs. Il va à l’Ecole Publique, dirigée par Simon Rodriguez, un homme original et progressiste, dont les idées pédagogiques et sociales auront beaucoup d’influence sur un jeune au caractère encore très malléable.

    Mais entre temps, don Feliciano s’éteint à son tour, et la tutelle revient à Carlos Palacios, son oncle, avec qui Simon ne s’entend pas du tout. Don Carlos, célibataire, passe beaucoup de temps dans ses haciendas, et Simon, livré à lui-même, se promène dans les rues de Caracas avec des gamins qui ne sont pas de son rang.

    A 12 ans, Simon Bolivar fait une fugue et s’en va chercher réconfort auprès de sa soeur María Antonia. Mais l’enfant est reconduit chez lui, puis confié, comme interne, à la charge de son maître Simon Rodriguez.

    Rodriguez ne tarde pas à gagner la confiance de Simon, et en quelques mois des liens étroits vont les liés, des liens de sympathie, qui dureront jusqu’à la mort.

    Admirateur de Rousseau et autres philosophes français, Rodriguez va apprendre beaucoup à Simon Bolivar, usant de beaucoup de tact, de sensibilité et de fermeté également. C’est à ce moment que Simon ouvrir les yeux, son esprit et son coeur sur les idéaux qui vont marquer sa vie.

    Simon BOLIVAR : El Libertador

  36. sylvainguillemette said

    II. Simon Bolivar en Europe.

    En 1799, il voyage pour la première fois en Espagne, visitant au passage Veracruz et Mexico, faisant une courte escale à La Havane. A Madrid, il est entouré par ses oncles Esteban et Pedro Palacios, ainsi que par le Marquis de Ustariz qui devient son maître. Simon approfondit ses connaissances littéraires et scientifiques et, comme tout homme du monde qui se respecte, il perfectionne son escrime et sa façon de danser.

    Il fréquente de nombreux salons où ont le remarque, à la fois pour son élégance et son intelligence.

    Rapidement, il fait la connaissance de María Teresa Rodríguez del Toro y Alaiza, une jeune espagnole dont il tombe amoureux. Il pense immédiatement à fonder une famille, avoir une descendance et revenir au Venezuela pour profiter de ses biens. Mais son oncle, pense que c’est un peu précipité et lui conseille de voyager quelque temps. Il sera temps de penser au mariage un peu plus tard.

    Au printemps 1801, il voyage à Bilbao où il séjourne le reste de l’année. Puis il se rend en France, A Paris et Amiens. Le pays, sa culture, les gens l’enchantent. Au mois de mai 1802, il est de nouveau à Madrid où il se marie, le 26, avec María Teresa. Les deux jeunes époux voyagent au Venezuela, passent de moments heureux jusqu’en janvier 1803, date à laquelle meurt María Teresa.

    Dans une lettre adressée à un ami qui vit en France, Bolivar exprime ses sentiments après la mort de son épouse : « Je l’ai perdue; et avec elle la vie de douceur qui réjouissait ma tendre poitrine… La douleur ne me laisse pas un seul instant d’apaisement ». C’est une émotion profonde et sincère, exprimée avec beaucoup de romantisme.

    Le jeune veuf repart en Europe à la fin de cette même année, passe par Cadix et Madrid, et s’installe à Paris au printemps 1804.

    A Paris, Bolivar mène une vie sociale très intense, tout en profitant des plaisirs qu’offre la capitale française. Il a des amours furtives avec une dame française, Fanny Du Villars, dont il fréquente les salons, dans lesquels viennent des hommes politiques, des militaires, des diplomates, des scientifiques, des marchands et de jolies femmes.

    Il lit beaucoup, assiste à des conférences et observe avec sagacité les événements politiques et militaires qui sont en train de changer le monde. C’est l’époque, en 1804, où Napoléon est couronné Empereur. Ceci impressionne beaucoup Bolivar qui admire le génie militaire de Bonaparte, mais il critique sa montée sur le trône impérial.

    Au cours de ses conversations avec les savants Humboldt et Bonpland, Bolivar commence à aborder le sujet de l’indépendance de l’Amérique du Sud.

    En France, il retrouve son maître et ami Simon Rodriguez. La même passion du savoir les anime. Ensemble ils voyagent en Italie, en 1805. A Rome, au mois d’août, ils font l’ascension du Mont Sacré où Bolivar, d’un ton solennel, jure de jamais laisser son âme en repos ni son bras tant que l’Amérique Hispanophone ne sera pas libre de la domination espagnole. C’est un beau geste romantique, mais cela ne sera pas seulement un geste… Il sera le Libertador, celui qui promet et qui tient ses promesses.

    Après avoir visité Naples, Bolivar revient à Paris au début de l’année 1806, et il intègre pour un temps les loges maçonniques. A la fin de cette année là, il embarque à Hambourg à bord d’un navire qui le conduit à Charleston, en janvier 1807. Il parcourt une partie des Etats Unis et revient au Venezuela vers le milieu de l’année.

    Pendant son séjour dans la République du Nord, il prend conscience de ce que représente la « Liberté rationnelle ».

  37. sylvainguillemette said

    III. Triomphe et échec de la révolution vénézuélienne.

    De 1807 au premiers jours de l’année 1810, Simon Bolivar reste à Caracas et dans ses haciendas. Cependant, il n’oublie pas son serment de Rome. Au cours des réunions avec son frère Juan Vicente et ses amis, ils parlent de littérature mais aussi de l’indépendance du Venezuela.

    Le Moment arrive quand, le 19 avril 1810, commence à Caracas la révolution d’indépendance. Bolivar devenu Colonel, est commissionné par la Junte de Caracas, avec Luis Lopez Mendez et Andrés Bello, pour voyager à Londres, et exposer devant le gouvernement britannique les souhaits du Venezuela, désireux de se maintenir, tout au moins, autonome du gouvernement qui en Espagne a pris le pouvoir, après l’arrestation du Roi Ferdinand VII par Napoléon.

    Bolivar, dans son fort intérieur, aspire à la totale indépendance. Mais le gouvernement anglais observe une prudente réserve. A Londres, où il reste durant deux mois, Bolivar -qui compte sur l’appui franc et enthousiaste de Miranda – peut apprécier le fonctionnement des institutions britanniques.

    A la fin de cette année, Bolivar est de retour. Peu de temps après, Miranda revient aussi dans sa patrie. En tant que membre éminent de la Société Patriotique, Club Révolutionnaire, Bolivar est un des plus ardents à demander au Congrès qu’il proclame l’indépendance.

    Après le 5 juillet 1805, il combat sous les ordres du général Miranda afin de soumettre les royalistes qui tiennent Valencia. Le 23 juillet 1811, Bolivar reçoit son baptême du feu et combat pour la première fois.

    Le 26 Mars 1812, alors qu’un tremblement de terre cause d’énormes dégâts et de nombreuse pertes humaines à Caracas et aux environs, Bolivar, sur la Place de San Jacinto, juché sur un tas de ruines, lance cette fameuse déclaration: « Si la nature s’oppose à nos desseins nous lutterons elle et ferons en sorte qu’elle nous obéisse ». C’est l’attitude d’un homme qui ne cède pas, quelques soient les difficultés qu’il peur rencontrer sur son chemin ; c’est, aussi, un moyen de contrecarrer le découragement et la terreur qui se sont emparés de beaucoup de républicains face à une telle catastrophe.

    Quelques mois plus tard, commandant la place forte de Puerto Cabello, Bolivar ne peut, malgré ses efforts, empêcher qu’elle ne tombe aux mains des royalistes. Ses propres soldats l’abandonnent et se rangent sous les ordres des espagnols. Il doit fuir avec une poignée de fidèles officiers.

    Quelques semaines plus tard, Miranda doit capituler devant le chef royaliste Monteverde, et la première République du Venezuela s’éteint. A la Guaira, un groupe de jeunes officiers, parmi lesquels se trouve Bolivar, arrêtent l’infortuné Précurseur, Francisco de Miranda, et le livrent aux espagnols.

    Bolivar obtient un passeport grâce à la généreuse intervention de son ami Iturbe, et peut se rendre, en exil, à Curaçao. De là il va à Carthagène, où le 15 décembre 1812 il publie un manifeste dans lequel il expose ses principales idées qui guideront son action dans les prochaines années : un seul commandement pour lutter jusqu’à la victoire, et l’union de tous les pays hispano-américains pour réussir et consolider l’indépendance et la liberté.

    Ces principes sont clairs et simples. Bolivar se rend compte que l’échec de 1812 vient de la désunion. Il faut concentrer les efforts de tous les américains pour gagner la guerre et organiser ensuite les nouvelles nations. Il faut convaincre les créoles de la justesse de sa cause et les entraîner dans la lutte pour l’indépendance. Cette lutte ne peut se dérouler que dans un seul pays, mais sur tout le continent afin de faire plier la domination royaliste.

  38. sylvainguillemette said

    IV. En route vers l’indépendance.

    Peu de temps après, Bolivar transforme ses paroles en faits. A la tête d’une petite armée il nettoie les bords du río Magdalena de tout ennemi, et prend, en février 1813, la ville de Cucuta. C’est en mai qu’il commence la libération du Venezuela.

    Par une série de combat et d’habiles manoeuvres, Bolivar conduit ses troupes de la frontière du Tachira jusqu’à Caracas, où il entre le 6 août. Lors de son passage à Trujillo, le 15 juin, il avait rédigé le Décret de Guerre à Mort, dans le but d’affirmer le sentiment national des vénézuéliens et obtenir une plus grande cohésion.

    Peu de temps auparavant, dans la ville de Merida, la population l’avait proclamé Libertador, titre qu’il reçoit solennellement, en octobre 1813, à Caracas et avec lequel il passera dans l’histoire.

    La période qui va d’août 1813 à juillet 1814 (la Seconde République) est en vérité L’Année Terrible de l’Histoire du Venezuela. La Guerre à Mort est à son paroxysme, et les combats sont indécis. Girardot et Ricaurte se sacrifient héroïquement. Urdaneta, défend Valencia. Ribas triomphe à la Victoria. Mariño, qui avait libéré l’ouest du pays, arrive au secours de Bolivar et remporte la bataille de Bocachica. Bolivar se défend bec et ongles dans le camps retranché de San Mateo.

    Bataille après bataille, il sollicite l’appui des notables civiles pour restaurer les institutions, proclame des décrets, et rédige des articles pour la Gazette de Caracas.

    Malheureusement, les royalistes dirigés par l’infatigable Boves, battent à la Puerta Bolivar et Mariño en juin 1814.La Seconde République est blessée à mort. Les Républicains doivent abandonner Caracas. Une grande cohorte, population et armée réunies, se dirige vers Barcelona et Cumana. Les Républicains subissent une nouvelle défaite à Aragua de Barcelona.

    A Carupano, Bolivar et Mariño perdent leur autorité sur leurs propres compagnons d’armes. Le Libertador s’en va en Nouvelle Grenade pou un second exil, puis se rend dans la colonie britannique de Jamaïque en mai 1815.

    Entre temps, une puissante armada et une armée aguerrie, sous le commandement du général Pablo Morillo, débarque au Venezuela. La cause de l’indépendance semble perdue.

    Bolivar va rester en Jamaïque jusqu’en décembre 1815. Après avoir échappé miraculeusement d’une tentative d’assassinat à Kingston, il se rend à Haïti où il reçoit une aide généreuse du président Alejandro Petion. Grâce à lui, son expédition parvient à atteindre Margarita, puis Capurano et Ocumare de la Costa. Là il décrète l’émancipation des esclaves, convaincu qu’un pays qui combat pour la liberté ne peut héberger en son sein le cancer social de l’esclavage.

    Séparé à Ocumare du gros de se forces, Bolivar est sur le point de tomber prisonnier et tente de se suicider pour ne pas souffrir une telle ignominie. Par chance, le mulâtre Bideau le sauve et le conduit à bord d’un navire. Il retourne à Haïti où il obtient une nouvelle aide du président Petion.

    Il réussit à revenir à Margarita à la fin de l’année 1816, et de là il atteint Barcelona en janvier 1817.

    Son objectif est maintenant la libération de la Guyane, pour en faire la base de ses prochaines offensives républicaines et un point de contact vers l’extérieur grâce à l’Orénoque. Il peut compter sur l’armée du général Manuel Piar, qui a déjà commencé la conquête.

    Au moi de juin, la capital Angostura (Ciudad Bolivar aujourd’hui) tombe aux mains des républicains. Un gouvernement est nommé avec Bolivar comme Chef Suprême.

    Mais Bolivar est confronté à l’anarchie qui gagne les troupes. En octobre 1817, le général Piar est fusillé, condamné à mort par un conseil de guerre.

    Les llaneros qui, pour la plupart, avait combattu pour les espagnols, combattent désormais pour la République sous les ordres du général José Antonio Paez, lequel vient de s’unir au Libertador. De nombreux volontaires européens arrivent également. En pleine guerre, Bolivar se préoccupe d’organiser l’Etat de Droit, et convoque un Congrès qui se réunit à Angostura le 15 février 1819.

    Le Libertador prononce, à l’inauguration du congrès, un discours dans lequel se trouve l’essentiel de sa pensée sociale et politique. Il leur présente un projet de constitution et leur demande d’adopter le Pouvoir Moral qu’il a élaboré, pour moraliser la société. Mais avec respect, il accepte de ne pas prendre en compte le Pouvoir Moral, que le congrès juge utopique et sans doute pire que l’Inquisition.

    Au milieu de l’année 1819, l’armée républicaine, Bolivar en tête, traverse les Andes et défait l’armée royaliste de Nouvelle Grenade dans les Marais de Vargas et à Boyaca. L’armée entre triomphalement dans la ville de Bogota.

    En décembre 1819, devant l’insistance de Bolivar, le Congrès de Angostura crée la République de Colombie, qui comprend le Venezuela, la Colombie actuelle, Panama et l’Equateur.

    En 1820, après d’âpres négociations, un armistice est signé à Trujillo par Bolivar et le général Morillo. Ce traité signifie à la fois la fin de la Guerre à Mort et la reconnaissance de la Grande Colombie par le Gouvernement de Ferdinand VII.

  39. sylvainguillemette said

    V. L’indépendance totale.

    Mais la paix ne durera pas longtemps. En 1821, les hostilités reprennent, et le 24 juin se déroule dans la plaine de Carabobo la bataille décisive pour l’indépendance du Venezuela, qui sera entérinée, en 1823, par la bataille navale du lac Maracaibo.

    Après Carabobo, Bolivar est reçu en triomphe dans sa ville natale, mais il regarde déjà vers l’Equateur, encore dominé par les espagnols. La seule récompense qu’il demande à la suite de la victoire de Carabobo, pour lui et son armée, c’est la liberté des esclaves.

    En 1832, le général Sucre marche sur Quito depuis Guayaquil, qui s’était soulevé contre les royalistes, tandis que Bolivar attaque par le nord depuis Popayan. La bataille de Bombona, remportée par Bolivar en avril ébranle les royalistes, tandis celle de Pichincha, gagnée par Sucre le 24 mai offre la liberté définitive à l’Equateur. Bolivar arrive à Quito quelques semaines plus tard, où il rencontrera Manuela Saenz dont il tombera amoureux.

    Le 11 juillet, Bolivar se trouve à Guayaquil, où débarque le général José de San Martin, arrivant du Pérou. Les deux grandes figures de l’indépendance sud-américaine s’étreignent. San Martin vient négocier le destin futur de Guayaquil, mais la province est déjà incorporée à la République de la Grande Colombie.

    Bolivar passe les derniers mois de l’année 1822 et la première moitié de la suivante en Equateur. Il traverse le pays, de Guayaquil à Cuenca, de Loja à Quito, puis de là se rend à Pasto, dans le sud de la Nouvelle Grenade, où les paysans fidèles au roi se sont soulevés. Il est nécessaire de les soumettre.

    Puis il revient au sud de l’Equateur, à Guayaquil. Il suit attentivement le déroulement de la guerre au Venezuela, où le général royaliste Morales résiste. Mais bientôt il est défait à Maracaibo, sur terre et sur la mer.

    La situation au Pérou préoccupe beaucoup Bolivar car, après le départ de San Martin, l’oligarchie de Lima n’a pu vaincre la puissante armée royaliste qui se maintient toujours dans le pays. Cette présence menace non seulement l’indépendance du Pérou, mais aussi celle de tous les autres pays sud américains.

    En 1823, le Pérou appelle le Libertador à son secours car les républicains sont divisés et une puissante armée royaliste menace de détruire l’oeuvre commencée par San Martin. Bolivar débarque à Callao en septembre 1823, et se rend immédiatement à Lima, où le Congrès lui accorde des pouvoirs exceptionnels. Il est nommé Dictateur (comme dans l’ancienne Rome), pour sauver le Pérou. Bolivar concentre toute son énergie dans ce but. Quand un ami, le voyant effondré par la maladie et à cause de toutes les trahisons, lui demande ce qu’il compte faire, le Libertador lui répond : « Triompher ! ».

    Avec l’appui d’ardents républicains péruviens comme Unanue et Sanchez Carrion, Bolivar affronte toutes les difficultés, les pénuries, les trahisons et les déceptions, et il surmonte également la maladie qui mine son organisme.

    Son génie et sa foi dans le destin de l’Amérique le conduisent au triomphe. An août 1824, la victoire de Junin fait pencher la balance en faveur des républicains. En décembre, la bataille de Ayacucho remportée par le plus vaillant des généraux de l’Armée Républicaine, Antonio José de Sucre, met fin à la Guerre d’Indépendance. L’étape militaire est terminée et l’heure est venue de réorganiser politiquement et socialement les nouveaux états, pour renforcer l’unité et, avec la paix, moderniser le continent.

  40. sylvainguillemette said

    VI. Le rêve déçu.

    La veille de Ayacucho, le 7 décembre 1824, Bolivar avait convoqué depuis Lima le Congrès de Panama (lequel se réunira en 1826), pour que les nations hispano américaines s’unissent et fixent une position commune face aux autres puissances mondiales et à l’Espagne. Le Congrès de Panama représente le premier pas dans la voie de l’intégration latino-américaine. Pour Bolivar, les nations hispano-américaines, auxquelles se joint le Brésil, doivent se présenter unie comme des pays frères.

    En 1825, le Libertador visite Arequipa, Cuzco et les provinces du Haut Pérou. Elles constituent une nation indépendante, sous la protection de Bolivar, dont elle prendra le nom : la Bolivie. Pour elle, le Libertador rédige un projet de constitution qu’il considère applicable, dans ses grandes lignes, à tous les autres pays que son épée à libéré.

    Il rédige également de nombreux décrets orientés vers la Réforme Sociale, dans le but de protéger les indigènes, favoriser l’éducation, en organisant des écoles et des universités, construire des routes, développer le commerce et l’agriculture : en un mot, mettre en place le progrès, qui était son objectif principal. La guerre n’a été qu’un moyen pour obtenir l’indépendance pour commencer ensuite la véritable révolution.

    C’est la période la plus éclatante du Libertador. Alors qu’il est de passage dans le village de Pucara, un avocat d’origine inca, José Domingo Choquehuanca, lui confie une prophétie le 2 août 1825: « Votre gloire grandira avec les siècles tout comme l’ombre s’étend quand le soleil se couche ».

    Un jour, les agents diplomatiques de Buenos Aires viennent le chercher jusqu’à Potosi, pour obtenir son appui dans un conflit entre le Río de la Plata et l’Empire du Brésil.

    Pour mener à bien ses projets de réforme sociopolitique, le Libertador compte maintenant sur Simon Rodriguez. Bolivar, en pleine maturité, cherche de nouveau l’appui de son ancien maître et ami. Tous deux aspirent à une profonde transformation des sociétés américaines, grâce à l’éducation et au travail valorisant, et basé sur les réalités humaines, géopolitiques et économiques du Nouveau Monde. Car pour eux, et pour des hommes tels que Gual, Revenga, Vargas, Mendoza, Sucre, Bello…- l’indépendance acquise par les armes à Boyaca, Carabobo, Pichincha, Junín et Ayacucho n’est que le premier pas vers l’autodétermination. Il ne suffit pas d’être indépendant de l’Espagne, il faut également être libre. Et pour cela il existe deux moyens: le travail et le savoir.

    En avril 1826, une révolution menée par le général Paez éclate au Venezuela. Bolivar revient sur son sol natal et réussit à rétablir la paix, évitant les horreurs de la guerre civile, en 1827.

    Durant les six premiers mois de 1827, Bolivar restaure l’autorité et l’ordre public. Mais il se trouve confronté à une terrible crise économique, conséquence de la banqueroute d’une des banques anglaises, dépositaire d’une partie des fonds de la Grande Colombie. Cependant, Bolivar s’efforce à mettre de l’ordre dans les finances, il fait payer les débiteurs, combat la corruption avec Cristobal Mendoza et José Rafael Revenga.

    Avec la nomination du Docteur José María Vargas au poste de Recteur de l’Université de Caracas, il réforme cette institution et l’ouvre aux jeunes désireux et capables d’étudier.

    Mais les forces de la désunion dominent celles de l’unité. Les partis politiques sont en total désaccord et rien ne semble fonctionner correctement.

    Bolivar est proclamé Dictateur à Bogota. Il accepte le mandat pour tenter de sauver son oeuvre. Le 25 septembre 1828, il est victime d’un attentat auquel il échappe grâce à son sang froid et à la présence d’esprit de Manuela Saenz.

    Peu après, il doit se remettre en campagne pour affronter l’invasion des péruviens dans le sud de la république, et reste en Equateur presque toute l’année 1829.

    En son absence, le Conseil des Ministres projette d’instaurer une monarchie en Colombie, mais Bolivar parvient à repousser cette idée, réitérant son ancienne devise : « Libertador o muerto ».

    Au début de l’année 1830, il est de nouveau à Bogota pour préparer le Congrès Constituant qui, espère-t-il, sauvera la Grande République. Mais le Venezuela s’agite à nouveau, et se proclame état indépendant. L’opposition se fait de plus en plus importante. Bolivar, malade et épuisé, renonce à la présidence et s’en va vers la côte dans le but de voyager en Europe. L’assassinat à Berruecos du Général Sucre et l’attitude de ceux qui gouvernent le Venezuela l’affectent profondément.

    Bolivar écrit à un ami pour lui confier ses états d’âme : « Vous savez que j’ai eu le pouvoir pendant vingt ans et je n’en ai tiré que quelques conclusions sûres. Premièrement, l’Amérique est ingouvernable pour nous. Deuxièmement, celui qui sert une révolution laboure la mer. Troisièmement, la seule chose que l’on puisse faire en Amérique est d’émigrer. Quatrièmement, ce pays tombera infailliblement entre les mains de petits tyrans… »

    Avec cette phrase célèbre, « J’ai labouré la mer », on comprend que Bolivar ne croit plus à la démocratie.

    La mort va le surprendre à San Pedro Alejandrino, une hacienda proche de Santa Marta, le 17 décembre 1830. Au moment de mourir, il prononce ces derniers mots: « Partons, partons… Ces gens-là ne veulent plus de nous dans ce pays… Allons, mes enfants, portez mes bagages à bord de la frégate ! »

  41. sylvainguillemette said

    Jacques Saint-Pierre va pouvoir s’instruire et arrêter de propager SA bonne nouvelle, l’évangile du Capital.

  42. sylvainguillemette said

    Bonne nouvelle! Hugo Chavez, si les États-Unis se mêlent du référendum de quelconque façon, coupera le pétrole aux États-Unis! Bravo!

    Le Vénézuéla est le 4e fournisseur de pétrole des États-Unis, ça risque d’aider Saint-Pierre à sombrer, avec la bourse!

    Génial ce serait!

  43. francisgb said

    Dans le fond ce gars la est juste un foutu agent provocateur, comme ceux qui était a montebello !

  44. sylvainguillemette said

    L’agent provocateur Saint-Pierre ne sait plus trop quoi dire. Est-il seul? Ou y a t-il une équipe de champions derrière tout ces double-standards? La GRC est aussi callée que lui sur la réalité, plus rien ne m’étonnerait…

  45. Le pétrole de Chavez, s’il ne va plus au États-Unis, ne vaudra pas cher le baril. Et son peuple, déjà privé de lait, trouvera vraiment que les sautes d’humeur de son ptit gros sont coûteuses.

    Mais voilà. Enfin, on dirait que le peuple veut sortir de ce cauchemar (espéront qu’il seront écoutés). Il se rend compte que ce qui leur est présenté comme un rêve existe déjà et porte un nom: Cuba. Pourquoi vouloir, comme Castro, se défaire de la soi-disante « hégémonie » américaine, pour se retrouver à laver les draps du monde entier dans des tout-inclus qui ne leur appartiennent même pas? La récompense de cette attitude d’ado attardé ne peut être qu’une pauvreté immense et un retrait du monde réel qui prendra la forme d’une prison où les esprits ne peuvent plus être libres.

  46. internationaliste said

    L’hégémonie américaine n’est aucunement un mythe mais une réalité, quand on connait la longue histoire des coup d’État financés par les USA et les escadrons de la mort entraînés par la CIA qui ont massacré des dizaines et des dizaines de milliers de personnes en Amérique Latine.

    Jacques St-Pierre est contre la violence uniquement quand elle vient des opprimés et des exploités mais pas quand elle vient des oppresseurs et des exploiteurs. La preuve il souhaite une agression militaire américaine au Venezuela qui tuerait des milliers et des milliers de personnes. De toute façon les personnes tuées n’auraient aucune valeur parce que ce serait des gens issus des classes populaires et non des riches et des oligarques.

  47. sylvainguillemette said

    « Jacques Saint-Pierre a dit:
    1 décembre, 2007 à 12:53

    Le pétrole de Chavez, s’il ne va plus au États-Unis, ne vaudra pas cher le baril. Et son peuple, déjà privé de lait, trouvera vraiment que les sautes d’humeur de son ptit gros sont coûteuses. »

    -S’il manque de lait, c’est la saloperie de bourgeoisie parasitaire et minoritaire a grimpé des prix de 200%, cesses de faire l’imbécile, tu ne nous apprends rien du tout l’imbécile…

    « Mais voilà. Enfin, on dirait que le peuple veut sortir de ce cauchemar (espéront qu’il seront écoutés). »

    -Quelle revue de science-fiction t’a lu pour arriver à de telles conclusions? C’était le but de la C.I.A. de faire croire à la division. T’as vu les images du camp du OUI hier? Doublement plus grosse que le camp du NON, et bordel, c’était du peuple. Le camp du NON était farçi de riches garnis de bijoux, ça en dit long sur les convictions du camp… Ta « gang » finalement! T’es vraiment un déconnecté de la réalité.

    « Il se rend compte que ce qui leur est présenté comme un rêve existe déjà et porte un nom: Cuba.  »

    -Juste une chose, pour ne pas m’éterniser… Cuba soigne des gens à travers le monde, gratuitement. Nomme-moi un seul pays qui en fait à la mesure de Cuba. Merci bonjour l’imbécile pro-terrorisme, pro-renversement des démocraties, pro-ADM, pro-torture, pro-enlèvements et répression, pro-pollution… Plus con que toi, tu meurts.

    « Pourquoi vouloir, comme Castro, se défaire de la soi-disante “hégémonie” américaine, pour se retrouver à laver les draps du monde entier dans des tout-inclus qui ne leur appartiennent même pas? »

    -Espèce d’imbécile… Essais de te renseigner avant de déblater des stupidités. Après 3 ans, l’hôtel en question, n’importe lequel, devient la propriété de Cuba. Pauvre con!

    « La récompense de cette attitude d’ado attardé ne peut être qu’une pauvreté immense et un retrait du monde réel qui prendra la forme d’une prison où les esprits ne peuvent plus être libres. »

    -Les cubains mangent à leur faim, ont des soins de santé gratuits pour toutes et tous et un système d’éducation gratuit, accessible à toutes et tous aussi. Ils ont tellement de médecins, qu’ils en ont envoyé près de 30 000 au Vénézuéla, quelques milliers en Bolivie et ailleurs sur le globe. Et ils n’en manquent pas! Les cubains vivent en moyenne jusqu’à 78-80 ans. Ils ont pratiquement la même longévité qu’ici au Canada. Contrairement à ce que dit Jacques Saint-Pierre le démagogue par excellence, ça va assez bien merci à Cuba, sans yankee et la mafia cubano-miamienne…

    Cesses de mentir pauvre tarré.

  48. sylvainguillemette said

    VENEZUELA
    Chavez dénonce l’escalade de la violence

    • CARACAS, le 26 novembre.- « Ceux qui essaient de déstabiliser le pays seront vaincus par le peuple et par les lois car ce nous ne sommes plus dans le Venezuela de 1999 », a affirmé le président Hugo Chavez en faisant référence à l’escalade de la violence promu par une partie de l’opposition dans le pays, face à l’imminence de la victoire du Oui lors du référendum du dimanche 2 décembre.

    Le président vénézuélien est intervenu ce lundi 26 lors d’une cérémonie de stimulation des travailleurs du secteur de la santé et lors d’une réunion avec un haut responsable des Forces Armées. Il a profité de ces deux occasions pour défendre la réforme constitutionnelle visant à accélérer les processus de changement démocratiques dans le pays.

    Chavez, comme le vice-président de la république, Jorge Rodriguez ont déploré les épisodes de violence observés dans les Etats de Carabobo et Aragua, à la suite desquels un jeune travailleur de l’entreprise Petrocasa, une entreprise étatique qui se charge de la construction de logement au Venezuela, a été tué.

    José Anibal Olivero Yépez, âgé de 19 ans, a essayé de traverser un groupe de manifestants partisans du Non dans la commune de Guacara, dans l’État de Carabobo, pour se diriger vers son travail quand une personne -qui a déjà été identifiée par les services de police- lui a tiré dessus, le tuant sur le coup.

    L’incident a été condamné par la majorité de la population et il est interprété par des analystes comme un signe du désespoir de l’opposition qui ces derniers jours a bloqué des routes et a commis d’autres actes de déstabilisation, alors que l’appui au président Chavez et au Oui grandit.

    Par ailleurs, des paysans venant de différentes régions du Venezuela ont marché jusqu‘au parc Carabobo de Caracas en signe d’appui à la Réforme et à la politique de protection et de stimulation du secteur rural mise en place par le gouvernement bolivarien. (Juan A. Borrego)

    APPEL AU PEUPLE ET AUX FORCES ARMÉES A RESTER VIGILANTS

    Face à un possible plan de déstabilisation, après la tenue du referendum, le président Chavez a appelé le peuple et les forces armées à rester vigilants, rapporte PL. Dans un discours dans l’État de l’ouest Zulia, lors de l’inauguration d’un projet de développement, Chavez a demandé de rester vigilants face à toute entreprise perverse de l’opposition, après la probable victoire du OUI au referendum sur la réforme constitutionnelle.

    La modification de 69 des 350 articles de la Constitution, objet du referendum, propose d’accorder un rang constitutionnel au pouvoir communal et établit de nouveaux concepts politico-administratifs qui renforcent la participation populaire.

    Le dirigeant a mis en garde contre la manipulation des sondages afin de tromper les Vénézuéliens et de dénoncer des fraudes.

    Il a précisé qu’il s’agissait, pour certains, devant la probable victoire du OUI, de dénoncer des fraudes et de sortir dans la rue pour provoquer des violences et déstabiliser le pays, c’est pourquoi, a-t-il souligné, le peuple, les forces armées, les communautés organisées, doivent rester vigilants.

    Dans son analyse, Chavez a accusé les évêques de participer à un plan pour essayer de terroriser la population par des déclarations comme celles du cardinal Jorge Urosa, qui a déclaré que la liberté religieuse disparaîtrait avec cette réforme de nature socialiste. •

    http://www.granma.cu/frances/2007/noviembre/vier30/venezuela.html

  49. sylvainguillemette said

    Tiens Saint-Pierre, ça fait juste la troisieme fois que je le colle, pour toi! Lis-le pauvre imbécile…

    “TENAZA: OPÉRATION DE LA CIA AU VENEZUELA

    CE N’EST UN SECRET POUR PERSONNE QUE LES ÉTATS-UNIS VEULENT REMETTRE LA MAIN SUR LE VENEZUELA, SON PÉTROLE ET SON INFLUENCE DANS LA RÉGION. POUR CE FAIRE ILS DOIVENT SE DÉFAIRE DE CHAVEZ ET PIÉTINER LA DÉMOCRATIE DONT ILS AIMENT TANT SE COUVRIR. TENAZA EST LE PLAN MIS EN PLACE POUR RÉALISER CE FUNESTE PROJET.

    TENAZA

    OPÉRATION DE LA CIA AU VENEZUELA

    Un MÉMO de la CIA révèle les dessous des activités menées au Venezuela par les forces d’opposition internes et externes pour contrer le référendum sur la réforme constitutionnelle, prévu pour le 2 décembre 2007, et pour renverser le gouvernement élu du Président Hugo Chavez. Ce MÉMO, rédigé le 20 novembre 2007, par le responsable de la CIA à l’ambassade des États-Unis au Venezuela, Michael Middleton Steere, a pour destinataire le Directeur général de l’Agence à Washington, Michael Hayden. Bien que hautement confidentiel, ce MEMO s’est retrouvé entre les mains de personnes qui ont jugé bon d’en faire la diffusion la plus large possible. (http://www.aporrea.org/tiburon/n105390.html )

    L’auteur de la note fait le point sur l’OPÉRATION TENAZA et aborde les dernières étapes à franchir pour atteindre les objectifs visés.

    D’ABORD IL RELÈVE LES CONSTATS

    1. La tendance des intentions de vote se maintient. Selon les derniers sondages réalisés tant à l’interne qu’à l’externe, le OUI a l’avantage de 10 à 13 points (57% OUI, 44% NON).
    2. Les analyses confirment que cette tendance est irréversible à court terme, c’est-à-dire qu’elle ne peut être modifiée de façon significative d’ici le référendum du 2 décembre.
    3. La campagne publicitaire promue conformément au Plan ainsi que les désertions du camp gouvernemental de certains hauts dirigeants (Podemos-Baduel, par exemple) ont fait perdre à Chavez 6 points par rapport à son pourcentage initial. Ceci dit, de telles tendances ont atteint leur plancher.
    4. Il faut s’en tenir au PLAN TENAZA pour lequel divers scénarios peuvent être envisagés.

    LES SCÉNARIOS

    1. Empêcher le Référendum ou, à défaut d’y parvenir, en méconnaître les résultats.

    Selon l’auteur, il faut continuer à renforcer les activités qui visent à empêcher la tenue du référendum tout en préparant en même temps les conditions pour en contester les résultats. Sur ce dernier point, il est important de créer dans l’opinion publique le fait que le NON est en nette avance sur le OUI et qu’il est assuré de la victoire. C’est en ce sens qu’il faut continuer à travailler avec les maisons de sondage contractées par la CIA.
    2. Il faut discréditer autant faire se peut le Conseil national électoral (CNE) de manière à créer dans l’opinion publique la sensation de fraude.

    En ce sens, il faut semer le doute sur l’inconsistance du registre électoral permanent et la non fiabilité des équipements mis en place pour le vote. Des contacts avec une équipe d’experts universitaires permet de compter sur leur prestige académique, pour donner de la crédibilité à la fraude par la manipulation des données de la part du CNE entre autres au moyen d’encre spéciale et en intervenant dans le maniement des machines de votation.

    3. Il faut engorger le plus possible les bureaux de votation en encourageant les militants du NON à voter puis à rester sur place : VOTE ET RESTE.

    Cette action produira une implosion qui permettra l’exécution de la directive prévue dans l’Opération Tenaza.

    4. Il faut commencer à donner de l’information sur les résultats du vote dans les premières heures de l’après-midi, utilisant les sondages préliminaires déjà disponibles.

    Telle que planifiée, cette opération requière une coordination avec les médias de communication au niveau international.

    5. L’implantation sur le territoire national de groupes de protestation préparant au soulèvement d’une partie substantielle de la population

    La conduite de ces scénarios n’est pas sans comporter des risques politiques, d’autant plus que les groupes participants ne sont pas tous unanimes sur les actions proposées. Primero justicia et Nuevo tiempo ne partagent pas la stratégie présentée par la CIA alors que Comando national de la résistance et Action démocratique participent à toutes les étapes.

    LES TÂCHES IMMÉDIATES DE LA PHASE FINALE

    L’empêchement du référendum, la dénonciation d’une fraude électorale et les manifestations de rues devront compter sur des initiatives ponctuelles pour assurer le succès de l’opération. Le MEMO en fait une liste que nous pourrions résumer ainsi :

    1. Un effort diplomatique soutenu pour isoler toujours plus Chavez sur la scène internationale.
    2. Travailler à l’unité des forces de l’opposition et chercher des alliances entre ceux qui vont s’abstenir de voter et ceux qui vont voter NON.
    3. Augmenter la pression par des manifestations de rue dans les jours précédant le référendum.
    4. Soutenir avec insistance la propagande contre le régime.
    5. Exécuter les actions militaires d’appui aux mobilisations et aux actions d’occupation.
    6. Mettre en place les dispositifs opérationnels des forces installées à proximité du territoire vénézuélien;
    7. Assurer l’appui des équipes externes en provenance du « pays vert et bleu, est coordonné;
    8. L’action maritime de « bleu » est prévue et les frontières avec « vert » aux endroits déterminés sont libres de passage.

    LISTES DES TÂCHES DÉJÀ RÉALISÉES

    A) Des rencontres avec des étudiants, des professeurs et recteurs d’universités privées ont permis d’en arriver à un accord pour qu’ils s’incorporent organiquement aux initiatives de la CIA avec pour objectif l’expulsion de Chavez. Le groupe Bandera roja a été l’un de ceux qui a appuyé le plus l’action directe de rue contre les institutions : CNE, LE TRIBUNAL SUPRÊME DE JUSTICE et LE PALAIS MIRAFLORES.

    B) Un des objectifs de l’Opération Tenaza est de contrôler, dans un lap de temps de 72 à 120 et avec l’appui massif des citoyens mécontents, une partie du territoire ou des institutions de manière à permettre l’intervention militaire et sa proclamation d’autorité. L’auteur précise que tous les secteurs ne participent pas à cette opération. Il est donc nécessaire de travailler à forger une plus grande unité. La découverte d’un commando et de l’arsenal militaire à leur disposition en a ébranlé plusieurs.

    C) Les meilleurs succès ont été obtenus dans le secteur de la propagande et des opérations psychologiques prévues au Plan en cours. Les apports des réseaux privés nationaux, de la Société interaméricaine de presse (SIP) et des agences internationales ont été déterminants. Enfin il importe de préciser, dit l’auteur du MEMO, que des 8 M$ qui ont été transférées, il n’en reste que très peu, la grande partie ayant été utilisée pour la propagande, la publicité et pour quelques unes des organisations de couverture.

    Oscar fortin

    Québec, le 28 novembre 2007

    http://humanisme.overblog.com

    Jeudi 29 Novembre 2007
    os.fortin@sympatico.ca

    http://www.alterinfo.net/TENAZA-OPeRATION-DE-LA-CIA-AU-VENEZUELA_a14196.html

  50. sylvainguillemette said

    REFLEXIONS DU COMMANDANT EN CHEF
    Un peuple sous le feu

    (Traduit par l’ESTI)

    • LE Venezuela, dont le peuple a hérité de Bolívar des idées qui vont au-delà de son époque, fait face aujourd’hui à une tyrannie mondiale mille fois plus puissante que la force coloniale de l’Espagne et celle de la République des États-Unis qui venait de naître et qui, par le biais de Monroe, a proclamé le droit à la richesse naturelle du continent et à la sueur de ses peuples.

    Martí a dénoncé le brutal système et l’a qualifié de monstre dans les entrailles duquel il a vécu. Son esprit internationaliste a brillé comme jamais auparavant lorsque, dans une lettre inachevée à cause de sa mort au combat, il a dévoilé publiquement l’objectif de sa lutte incessante : … « je cours désormais tous les jours le risque de donner ma vie pour mon pays et pour mon devoir – puisque c’est ainsi que je le comprends et que j’ai assez de force pour l’accomplir – qui est d’empêcher à temps, par l’indépendance de Cuba, que les États-Unis ne s’étendent dans les Antilles et ne retombent avec cette force de plus, sur nos terres d’Amérique… »

    Ce n’est pas pour rien que, dans un vers simple, il a exprimé : « Aux pauvres de la terre, je veux mon sort lier. » Plus tard, dans une phrase lapidaire, il a proclamé : « La patrie, c’est l’humanité. » L’apôtre de notre indépendance a écrit un jour : « Que le Venezuela me demande comment je peux le servir : je suis son fils. »

    Les moyens les plus sophistiqués développés par la technologie, utilisés pour tuer des êtres humains et assujettir les peuples ou les exterminer ; l’introduction massive des réflexes conditionnés dans les esprits ; le consumérisme et toutes les ressources disponibles sont aujourd’hui employés contre les Vénézuéliens pour mettre en pièces les idées de Bolívar et de Martí.

    L’empire a créé des conditions favorables à la violence et aux conflits internes. J’ai parlé sérieusement avec Chávez lors de sa dernière visite, le 21 novembre dernier, des risques d’assassinat auxquels il était constamment exposé en voyageant en véhicules décapotés. Pour cela, je me suis basé sur mon expérience en tant que combattant entraîné dans l’emploi du fusil automatique à lunette et, après le triomphe de la Révolution, en tant que cible de plans d’attentats directement commandés par presque toutes les administrations états-uniennes depuis 1959 ou sur leur demande.

    Le gouvernement irresponsable de l’empire ne consacre même pas une seconde à analyser que l’assassinat du président ou que le déclenchement d’une guerre civile au Venezuela, compte tenu de ses énormes réserves d’hydrocarbures, feraient éclater l’économie mondiale globalisée. Ces faits n’ont pas de précédent dans l’histoire de l’homme.

    Cuba, pendant l’étape la plus difficile qui a suivi la disparition de l’URSS et la recrudescence du blocus économique imposé par les États-Unis, a resserré ses liens avec le gouvernement bolivarien du Venezuela. Les échanges de biens et services sont passés de presque zéro à plus de sept milliards de dollars par an, ce qui s’est avéré mutuellement avantageux du point de vue économique et social. Le Venezuela nous fournit actuellement le gros des carburants que consomme le pays, difficiles d’acquérir ailleurs du fait de la pénurie de brut léger, de la capacité insuffisante de raffinage, du pouvoir des États-Unis et des guerres qu’ils ont déclenché pour s’approprier des réserves de pétrole et de gaz du monde.

    Aux cours élevés de l’énergie viennent s’ajouter ceux des aliments, déterminés par la politique impériale visant à les transformer en carburant pour les voitures voraces des États-Unis et d’autres pays industrialisés.

    La victoire du OUI du 2 décembre ne suffirait pas. Les semaines et les mois qui suivront cette date pourraient s’avérer extrêmement difficiles pour nombre de peuples, dont celui de Cuba, au cas où les aventures de l’empire ne conduiraient pas avant la planète à une guerre nucléaire comme l’ont avoué ses propres chefs.

    Nos compatriotes peuvent être convaincus que j’ai eu suffisamment de temps pour y réfléchir.

    Fidel Castro Ruz
    29 novembre 2007

    20h12 •

  51. sylvainguillemette said

    Ce qu’on ne verra jamais des États-Unis:

     » Huit millions de boliviens sont soignés par des médecins cubains

    LA PAZ, le 28 novembre.- La brigade cubaine de coopérants de la santé en Bolivie a salué la Journée de la médecine latino-américaine qui a lieu tous les 3 décembre, en déclarant que les médecins cubains soignent gratuitement huit millions de personnes.

    Selon un communiqué de l’ambassade cubaine à La Paz, plus de 2 000 personnes, dont 1 533 médecins travaillent actuellement dans le secteur de la santé en Bolivie.

    Depuis février 2006, date de l’arrivée de la première brigade de médecins cubains, au milieu des graves inondations dont souffrait le pays, et jusqu‘à maintenant, les médecins cubains ont sauvé 9 382 vies et apporté leur aide lors de 6 543 accouchements, précise scientifiquement ce texte.

    En outre, grâce à la présence de médecins cubains en Bolivie depuis août 2005 -date du début de l’opération Miracle-, 184 080 personnes pauvres ont retrouvé la vue. (PL) »

    -Les seules fois où vous verrez autant de médecins états-uniens ailleurs dans le monde, c’est quand il s’agit des médecins militaires, les brancardiers! Pis c’est pas pour sauver le monde!

  52. Guillemette a dit:
    « Essais de te renseigner avant de déblater des stupidités. Après 3 ans, l’hôtel en question, n’importe lequel, devient la propriété de Cuba. Pauvre con! »

    ?????????? WTF?

    Guillemette, avec une telle compréhension de l’économie, il n’est pas étonnant que vous tiriez le diable par la queue. Je ne vais pas vous expliquer comment fonctionne le partenariat avec le gouvernement cubain lorsque vous investissez là-bas, c’est probablement au-dessus de vos forces. Vous pouvez lire ceci si vous voulez: http://www.escapeartist.com/international/cuba.htm

    Mais je vais simplement vous dire, pensez-y: qui investirait là-bas si son hôtel lui était enlevé après 3 ans?

    Zouf.

  53. sylvainguillemette said

    Imbécile! J’ai travaillé dans le secteur touristique et je vendais des voyages, j’ai également été agent de réservation et je connais très bien le secteur hôtelier de Cuba, vas faire tes propres recherches pauvre imbécile! Les hôteliers construisent des hôtels et après trois ans, ils tombnet aux mains des cubains, c’est un fait le zouf en chef! Quel con!

    En trois ans, crois-moi, ils en font assez du fric pour le rendre aux cubains et en construire un autre juste à côté! C’est pas drôle d’être aussi con!

  54. sylvainguillemette said

    En plus, t’as, comme les autres prétendants démocrates, fait fît de la note de la C.I.A. et ça ne fait que 4 FOIS que je la colle!

  55. sylvainguillemette said

    Les réformes pourront passer quand même, sous formes de loi, par décret présidentiel dont il a obtenu le droit par l’Assemblée Nationale. C’est donc, gagné quand même et plus de 50% de la population soutient Chavez, alors… Snif pour les bourgeois!

  56. sylvainguillemette said

    Une question de temps, il reste 6 mois de décret et ce droit n’a jamais encore été utilisé.

  57. sylvainguillemette said

    La plupart des vénézuéliens n’ont même pas lu le texte soumis au référendum. C’est triste!

  58. Cowboy said

    Au contraire! Ca prouve qu’ils ont un bon travail et qu’ils ont pas de temps à perdre

  59. sylvainguillemette said

    Là, ce n’est que mensonge. La majorité vénézuélienne est toujours pauvre et ce, pas à cause des multiples réformes de Chavez, mais bien à cause de la survie de la bourgeoisie. Chavez doit faire le ménage et exproprier les moyens de production pour les nationaliser. Là, il aura un appui inconditionnel. C’est d’ailleurs sa seule promesse non tenue.

    Jean-François Grenier vient d’inventer qu’au Vénézuéla, les habitants ont tous des bons boulots. Plus déconnecté que ça de la réalité, il s’appellerait David G! C’est pas étonnant que J-F Grenier soit justement un de ses disciples!

  60. Cowboy said

    Ce qui manque au vénézuela c’est des jobs, pas un dictateur de plus

  61. camarade said

    Ce qui faut au vénézuéla c’est que le monde se lève et sacre dehor tout les bourgeois….c’est pas en se fesant exploité qu’on va vire heureux et bien avec des bon moyens pour etre en santé!!

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