Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Archive for décembre 2007

La télévision et les enfants

Posted by Libertad ! sur 30 décembre, 2007

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Baby Einstein, Sesame Street, Dora l’exploratrice… toute des émissions pour enfants, qui semblent à première vue, à la fois innofensive et éducative pour des enfants de moins de 3 ans. La réalité nous démontre le contraire, selon une étude fait par des spécialistes américains.

Selon cette étude, quelque 40% des enfants de moins de 3 mois et environ 90% des enfants de 2 ans regarderaient quotidiennement la télévision et ce, dans un contexte dans lequel les enfants en bas âge sont de moins en moins actifs, une chose qui va se développer en grandissant. N’oublions pas le fait que ces enfants sont également exposés à des milliers de publicités chaque année…

La publicité pour ces émissions «éducatives» est également pointée du doigt. L’un des auteurs de l’étude, le docteur Dimitri Christakis pensent que les affirmations des concepteurs des DVD de «Baby Einstein» et d’autres émissions pour enfants ne sont pas scientifiquement prouvés.

« Ce que nous savons, c’est que les affirmations faites par les fournisseurs de ces produits, explicitement et implicitement, voulant qu’ils puissent rendre vos enfants plus intelligents ou plus éveillés musicalement ou plus habiles avec les mathématiques, ne sont absolument pas corroborées », a-t-il indiqué.

Selon lui, la réalité est plutôt le contraire de ce qui est affirmé. Le fait que des enfants de moins de deux ans regardent trop la télévision peut être nuisible pour leur développement cognitif et leurs habiletés de concentration et d’attention, choses qui se remarquent à l’entrée à l’école.

Pour leur étude publiée dans l’édition de mardi de « Archives of Pediatrics and Adolescent Medicine », les chercheurs ont effectué un sondage téléphonique auprès de 1009 parents d’enfants âgés de 2 à 24 mois.

Rendu a 9 mois, les enfants passent en moyenne 40 minutes devant la télévision par jour. Pour ceux qui commencent à la regarder dès l’âge de 3 mois, c’est plus de 60 minutes. Ce chiffre montre à 1h30 par jour lorsqu’ils sont rendus à 2 ans.

Cette étude démontre que 29% des parents pensent que la télévision peut avoir des qualités éducatives. 23% affirment qu’il s’agit de quelque chose de relaxant pour les enfants et un autre 21% affirme que ça tient les bambins occupés durant les travaux ménagers.

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Ahmadinejad, un p’tit comique

Posted by Libertad ! sur 30 décembre, 2007

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Il y a de ça quelques années, un terrible tremblement de terre à secoué la ville iranienne de Bam, faisant ainsi plus de 40 000 morts et 50 000 blessés. Par contre, il y aurait un critère que les sismologues n’auraient pas pris en compte, selon le président iranien Mamoud Ahmadinejad. Selon lui « il n’y a pas de tremblement de terre là où la population est croyante. »

Source : Iran Manif

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Image de la semaine

Posted by L'Agitateur sur 29 décembre, 2007

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La citation de la semaine

Posted by Libertad ! sur 29 décembre, 2007

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« Dans la presse, seules les publicités disent la vérité. » – Thomas Jefferson

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L’opposition fédérale canadienne veut une enquête

Posted by L'Agitateur sur 29 décembre, 2007

Bhutto
Quelques moments après l’assassinat de Bhutto

Suite à l’assassinat de Benazir Bhutto, une pro-occidentale très appuyée par l’impérialisme étatsunien, une vague d’émotions a touché le monde entier, passant par les plus ignorant-e-s de la situation pakistanaise aux plus informé-e-s. Tous les États occidentaux, comme l’Italie, la France et l’Angleterre, ont déclaré leur empathie pour le peuple pakistanais et ont accusé l’action barbare qui a été commise contre la policitienne corrompue Benazir Bhutto.

Le Canada a aussi fait sa part du gâteau : une enquête doit s’imposer ! Cette idée est venue uniquement après la participation opportuniste de plusieurs députés de l’opposition fédérale à une commémoration à Toronto de l’opposante pakistanaise. En ajout à cette idée, Jack Layton, chef du NPD, a affirmé dans une langue de bois que la communauté internationale (vision wilsonienne) doit enquêter pour connaître la véritable cause de la mort de Bhutto. De plus, toujours selon cet opportuniste modéré, le Canada devrait superviser les élections au Pakistan afin d’y assurer la démocratie (!) et le bon déroulement des élections.

Une telle « supervision » est automatiquement un impérialisme. Cette attitude wilsonienne de croire que le monde tourne autour de l’Occident et que seul ce dernier peut, sait et doit agir augmente drastiquement la colère des peuples opprimés de ce monde, ici et ailleurs. Rappelons que le soi-disant soutient de l’Occident, principalement les États-Unis, envers Benazir Bhutto n’a rien d’étonnant ; cette dernière était népotiste qui centrait très profondément son parti envers sa famille, et uniquement elle. C’était, pour les États-Unis, une nouvelle alternative à Musharraf – son gouvernement ayant changé trois fois de version en ce qui concerne le décès de Bhutto – qui débutait à être de plus en plus instable dû à la montée très forte d’un certain impérialisme fondamentaliste islamiste au sein même du Pakistan, ce dernier affirmant à grande majorité un soutient total aux Talibans.

Nous vous citons un très petit extrait de Mike Ely, l’ancien rédacteur de la presse du RCP USA, un parti politique maoïste, qui écrivit à ce sujet :

Il y a eu précédemment d’intenses conflits entre Musharraf et les islamistes de l’ISI – à propos de son approbation à l’invasion impérialiste de l’Afghanistan et aux intrusions américaines au Pakistan. Il est probable que des islamistes étaient derrière plusieurs tentatives d’assassinat contre Musharraf. Toutefois, quand il était question de Bhutto, ces forces avaient un vrai terrain d’entente. N’importe lequel d’entre eux pourrait l’avoir tuée, ou il pourrait fort bien s’agir d’un complot conjoint contre un ennemi commun.

Bref, l’assassinat de Benazir Bhutto est bien triste, malgré qu’elle était vendue à l’Occident afin d’apaiser les rivalités au sein même de l’appareil étatique pakistanais qui pourrait, dans un futur temps, s’en prendre à l’armement atomique que possède ce pays. C’est bien cela précisément qui terrorise actuellement l’Élite étatsunienne. Pour le Canada, une simple « supervision » est exigée pour mettre à bien le Pakistan, alors qu’autrefois … on s’en fichait ! Ne trouvez-vous pas que ce fameux mot qu’est « démocratie » devient biaisé par nos compagnons orthodoxes de la Droite réactionnaire ?

Pour mieux comprendre les conséquences envisagées et possibles suite à cet assassinat sur la situation globale des États-Unis, nous vous invitons à lire le court texte de Mike Ely.

==> Bhutto : l’opposition veut qu’Ottawa participe à l’enquête
==> Bhutto Dead, U.S. Failures Deepen
==> L’assassinat de Benazir Bhutto ruine la stratégie de Washington

Posted in États-Unis, Bourgeoisie, Canada, Corruption, Droite, Impérialisme, Pakistan, Réactionnaire, Terrorisme, Violence | 4 Comments »

Benazir Bhutto a été assassinée

Posted by phenixrouge1 sur 27 décembre, 2007

Elle participait à un meeting de son parti, le Parti du peuple du Pakistan qui d’ailleurs est membre de l’Internationale Socialiste. Une balle d’arme à feu l’a touché et elle est décédé officiellement  au Rawalpindi General Hospital à 13:16 GMT. Celle qui a occupé le poste de première ministre 2 ans , c’est à dire de 1988-1990 a été sauvagement tuée par un kamikaze et ensuite celui-ci a actionné sa ceinture de bombes emportant avec eux une vingtaine de personnes. Quand une personne parle trop fort dans le monde, on l’a fait taire par n’importes quels moyens. L’homicide sera toujours aussi ignoble même pour les personnalités politiques.

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Une vraie histoire de père noël Part II

Posted by Libertad ! sur 23 décembre, 2007

UNE VRAIE HISTOIRE DE PÈRE NOËL

Partie 2 

IV 

Après s’être vêtu de son traditionnel manteau rouge à col de fourrure blanc et de sa tuque assortie, celui qui semblait être réellement le Père Noël enfourcha la motoneige, pendant que Godefroy terminait d’enfiler son ensemble hivernal.

  • Allez mon Garçon! il n’y a pas de temps à perdre!
  • Un petit instant et j’arrive… Voilà! dit le jeune homme qui avait de la difficulté à croire ce qu’il s’apprêtait à faire. Mais avant de partir, pouvez-vous m’expliquer comment fonctionne cette espèce de « mitraillette ».
  • Ce n’est pas une « mitraillette », jeune homme, mais bien un M-16A4 fabriqué par une filiale nord-américaine de FN, une entreprise belge. Son calibre 5.56 X 45mm en fait un fusil d’assaut et non une mitraillette. Les mitraillettes sont de plus petit calibre, 9mm pour la plupart…
  • Bon, bon, d’accord, mais pouvez-vous me montrer comment fonctionne ce « fusil d’assaut »?

Le Père Noël lui expliqua comment charger, armer, sélectionner le tir, puis finalement comment viser et tirer.

  • Vous ne croyez pas qu’on va se faire massacrer par ces mercenaires? Moi, je ne pense pas qu’on va faire le poids… dit Godefroy.
  • Croyez-vous au Père Noël maintenant?
  • Euh, oui… répondit-il, en se sentant quelque peu ridicule.
  • Alors tout est possible : montez derrière!

La motoneige démarra et ils se lancèrent vers leur destination.

Après avoir zigzagué au travers des amoncellements de glace pendant une quinzaine de minutes, le Père Noël donna un coup de coude à Godefroy, puis lui pointa une immense masse de glace qui se tenait à quelques kilomètres devant eux. Il immobilisa la motoneige, puis dit à notre environnementaliste :

  • Ils sont là dedans!
  • Dans une montagne de glace?
  • Erreur, ce n’est pas une montagne de glace, mais bien une base.

Godefroy recommençait à douter…

  • Vous ne me croyez pas, hein? Venez, vous allez voir!

Ils marchèrent jusqu’à ce que le vieil homme lui fasse signe de se coucher au sol, ce qu’il fit.

  • Voyez-vous? lui chuchota-t-il, il y a un poste de guet, juste là.
  • Je ne vois vraiment pas…
  • Regardez, vous voyez le petit tas de glace, juste là? dit-il en lui pointant une masse blanche devant lui à environ 500 mètres d’eux.
  • Je ne vois que le gros que vous m’avez montré toute à l’heure?
  • Non, non! un autre plus petit, juste là.
  • Un poste de guet??? lança Godefroy incrédule.
  • Tient ton arme prête au cas où… nous allons essayer de ne pas nous faire voir.

Ils se placèrent en position accroupie et marchèrent lentement vers le poste de garde jusqu’à ce qu’ils ne soient qu’à quelques mètres, puis le Père Noël lui fit signe de s’arrêter. Godefroy regarda le gros monceau de glace de trois mètres de haut par quatre de large et, ne voyant pas ce que ça avait à voir avec un poste de garde, dit négligemment au vieil homme d’une voix mi-étouffée: « Ce n’est qu’un tas de glace! » Mais un bruit soudain capta son attention : un son de porte qui s’ouvre venait précisément de l’amoncellement de glace. Il se retourna vers le Père Noël, mais ce dernier n’y était plus : disparu! Toutefois maintenant un homme en uniforme, le visage caché par un passe-montagne l’épaulait de son arme :

– Pas un geste ou bien je te transforme en passoire! Dépose lentement ton arme… Godefroy obtempéra. Mais au même moment il vit le Père Noël s’avancer furtivement derrière l’ennemi, sa ceinture à la main. Il la leva au dessus de la tête du mercenaire, puis d’un seul coup il la descendit sur la gorge au même moment qu’il lui donnait un coup de pied derrière le genou droit, ce qui lui fit perdre l’équilibre et basculer par derrière. Le Père Noël, étendu sur le dos sous son adversaire qui se tortillait en tentant désespérément de se libérer de la ceinture qui l’étranglait, la serra sans pitié jusqu’à ce que le mercenaire cesse tout mouvement.  

Il se libéra du corps du soldat de fortune et s’adressa à Godefroy :

  • Tu vois? Retire ta mitaine et touche ça – tout en lui pointant l’amoncellement de glace – tu vois bien que ce n’est pas de la glace!
  • Euh, oui.
  • Viens avec moi!

Ils contournèrent le poste de garde et se retrouvèrent devant une porte ouverte donnant accès à une pièce chauffée munie d’un bureau sur lequel il y avait un écran d’ordinateur, où on y voyait des images de l’extérieur, et un casque d’écoute munie d’un micro. Au fond de la pièce, un petit réfrigérateur, une cafetière pleine de café et un four à micro-ondes reposaient dans une armoire prévue à cet effet. Sur le sol : une caisse de grenades ouverte. Ils pénétrèrent à l’intérieur :

  • Ferme la porte!  dit le Père Noël.

Godefroy s’exécuta.

  • C’est incroyable! dit-il, on dirait vraiment un amoncellement de glace.
  • Alors tu n’as rien vu : imagine la base! Maintenant, tu vas prendre l’uniforme de notre copain qui fait un gros dodo : il doit te faire comme un gant et n’oublie surtout pas le passe-montagne.

Ils traînèrent le corps à l’intérieur et lui retirèrent ses vêtements. Godefroy se hâta de les enfiler. Soudain, une lumière verte placée sur l’écran d’ordinateur clignota.

  • Répond et demande un eescorte en disant que tu m’as capturé, il a dû nous voir arriver et nous a signalé avant de sortir… pendant ce temps je me ramasse quelques grenades… s’ils te découvrent, ils seront plus nombreux, ce qui ne serait pas très grave.

Le jeune homme se coiffa du casque d’écoute et répondit à l’appel en suivant les instructions du Père Noël. Blackwater l’avisa qu’ils enverraient une escorte de deux hommes. Ils eurent à peine le temps de cacher le corps dans la salle de toilette qu’un son de motoneige se fit entendre avant de s’arrêter, puis l’on frappa à la porte. Il appuya sur le bouton de déclenchement et deux hommes en uniforme apparurent :

  • Salut Jack! T’as eu ce gros imbécile? dit le premier en pointant le Père Noël.
  • J’prendrais bien un café, mon Jack! dit le second. Tu peux enlever ton passe-montagne…

Mais au même moment où le mercenaire s’apercevait que quelque chose clochait, Godefroy pointa prestement son arme vers eux et tenta sans succès de faire feu : il avais omis de retirer le cran de sûreté et de sélectionner le tir automatique. Heureusement que le Père Noël fut plus rapide que les mercenaires : il vida sur eux tout un chargeur du MP5K1 qu’il cachait derrière son dos.

  • Ha! Voilà pour ces rats!
  • Désolé, dit Godefroy, j’ai encore failli nous faire tuer…
  • Pas de problème mon gars, t’es avec le Père Noël! Allez, prend quelques grenades et suis-moi, nous allons nous occuper du reste de cette racaille en allant chercher tes amis.

Il changea de chargeur et arma le pistolet mitrailleur.

  • Tu vas me suivre derrière en me pointant ton arme comme si j’étais prisonnier et moi, naturellement, j’aurai celle-ci derrière mon dos… dit-il souriant en montrant son MP5K.
  • Et une fois à l’intérieur, c’est quoi le plan?
  • On tire et on fait exploser tous ces salauds!
  • Hum, vous n’avez pas un plan plus… disons… sophistiqué?
  • On pourrait dynamiter leur base de l’extérieur et la faire exploser, mais tes amis ne seraient pas très contents de toi.
  • Bon, c’est OK, on y va!

Une dizaine de minutes de marche furent nécessaires pour se rendre à la base. À la droite de  l’entrée de l’immense montagne de glace, il y avait un trou de la dimension d’un index. Le Père Noël fouilla dans sa poche et en sortit dix doigts sectionnés :

  • Eurk! dit Godefroy.
  • Jeune homme, je suis désolé, mais il n’existait pas d’autres façons d’aller chercher tes amis! Bon, celui-ci devrait faire l’affaire!

Il inséra le doigt dans le trou prévu à cet effet et une porte coulissante s’ouvrit sur un immense entrepôt.  Au centre, il y avait le traîneau du Père Noël et les rennes, tous attelés et aucun mercenaire n’était en vue.

  • Tes amis sont au bout du couloir là! dit le vieil homme en pointant du doigt une porte. Prends ça, tu vas en avoir besoin pour leur ouvrir la porte! il lui lança un index que Godefroy attrapa aussitôt. Pendant ce temps, je m’occupe des mercenaires.
  • Merci!

Il n’avait pas passé la porte qui menait au couloir, qu’une série de détonations se firent entendre, suivi d’une multitude de coups de feu. Godefroy n’avait plus de temps à perdre; il devait aller chercher ses amis. Le corridor avait une dizaine de mètres et donnait sur un autre passage à sa gauche. Au moment où il tournait le coin, il tomba face-à-face avec un mercenaire qui courrait en sa direction. Cette fois-ci, une longue rafale s’échappa de son fusil d’assaut, ne laissant aucune chance à l’homme qui s’effondra au sol sans perdre l’élan de sa course. Il changea de chargeur et continua au bout du corridor qui débouchait sur un petit bureau semblable à celui du poste de garde extérieur, adjacent à une porte métallique. Sans perdre de temps, il introduisit le doigt dans la cavité prévue à cet effet, puis la porte s’ouvrit :

  • Godefroy?! s’écrièrent à l’unisson les deux hommes et la femme qui était à l’intérieur.
  • Venez, suivez-moi, je vous expliquerai plus tard!

Ils le suivirent dans les couloirs, puis arrivèrent dans le grand entrepôt où reposaient les corps d’une quinzaine de mercenaires. Mais quelle ne fut pas leur stupeur de voir le Père Noël dans son traîneau leur faire signe de le rejoindre : « Venez vite! Ils va certainement arriver des renforts, dépêchez-vous!!! » Ils coururent à toute jambe vers le traîneau et au moment où ils se jetaient à l’intérieur, la grande porte coulissait laissant en laissant entrevoir une trentaine de mercenaires embusqués derrière leurs motoneiges qui faisaient feu sur eux. D’un coup, au travers des projectiles qui sifflaient à leurs oreilles, le Père Noël cria : « Allez, Rudolf! Ha! Ha! Allez!!! ». D’un seul coup, l’immense traîneau leva de terre et sortit de la base à une vitesse fulgurante, faisant rouler les passagers vers l’arrière.

V 

Après que Godefroy eut expliqué toute son aventure à ses compagnons d’infortune, bien blottis sous une immense couverture de peaux, le Père Noël s’adressa à eux :

  • Vous savez quel jour on est?
  • La veille de noël, répondit Cassandra.
  • Exactement, ma fille! Voulez-vous m’accompagner pour ma distribution?
  • Mais, vous n’avez pas de cadeaux! dit Godefroy.
  • Tu as raison, jeune homme. Mais nous allons en chercher où il y en a!
  • Et c’est-à-dire?.. demanda Jules.
  • Chez Wal-Mart!!! Vous allez voir qu’on va en avoir pour notre argent! Ha! répondit le Père Noël.

Il regarda son GPS et fit exécuter à ses rennes un léger virage à gauche.

  • Attention, nous allons sortir du cadre temporel normal!
  • ???
  • Comment croyez-vous que je puisse distribuer des cadeaux à des centaines de millions d’enfants? il abaissa une manette et les flocons de neige qui tombaient alors restèrent en suspension. Voilà! le temps est arrêté. Regardez vos montres et vous verrez : il est 21 heures! et dans deux heures, il sera encore 21 heures…

Le temps s’était bel et bien arrêté. Alors qu’ils s’approchaient d’une ville, ils commencèrent à perdre de l’altitude pour finalement apercevoir une enseigne Walt-Mart.

  • Bon commençons notre ménage!
  • Ménage? demanda Godefroy.
  • Celui-ci!

Le Père Noël regarda dans ce qui était une sorte de viseur, puis tira un levier : « cloum! », une soute à bombe s’ouvrit. Puis il tira une autre manette : « clock! fffffffiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii! ». Une bombe tombait sur le magasin. « Boum », un nuage de fumée noire indiquait qu’ils avaient touché la cible.

  • HA! Ils vont regretter d’avoir modifié mon traîneau pour en faire une arme secrète! Mais il n’y a que moi qui puisse l’utiliser! HA! Bon voyons voir si mon système de chargement fonctionne encore!

Il tira une autre manette, puis un bruit d’aspirateur se fit entendre. Derrière eux, une grosse poche rouge se remplissait de cadeaux. « Incroyable! » pensaient-ils tous, « le Père Noël va distribuer gratuitement des cadeaux aux enfants. Et ces cadeaux proviendraient du plus vil des magasins à grande surface, c’est-à-dire Wal-Mart! »

  • Qu’allons-nous faire, lorsque la poche sera vide, Père Noël? demanda naïvement Cassandra.
  • Nous allons faire exploser un autre magasin, n’est-ce pas Père Noël? répondit Godefroy en riant.

Ce dernier lui adressa un clin d’œil en guise d’approbation et leur dit :

  • Ce sera la nuit la plus longue de votre vie : elle durera l’équivalent de plusieurs semaine! Mais on va s’amuser, ça je vous le garanti! Ha! Après tout ça, cette chaîne de bandits de grands chemins fera banqueroute. HA! L’année prochaine, je m’occuperai d’une autre chaîne et je continuerai jusqu’à ce qu’ils ferment tous! HA! Entre temps, je délivrerai mes associés-lutins afin de redémarrer notre coopérative de travail et de recommencer à fabriquer nos propres jouets ! HA!

Ils firent exploser un à un tous les Wal-Mart du monde entier et en distribuèrent tous les items qu’ils contenaient aux jeunes et moins jeune. Le matin de noël, alors que tous profitaient de leurs cadeaux, les chaînes de télévision annonçaient avec incompréhension que tous les Magasins de la chaîne Wal-Mart avaient été bombardés et vidés de leurs contenus. Ils ajoutèrent que les compagnies d’assurance ne paieraient pas pour ce qu’ils considéraient un « act of God ». La compagnie s’en allait droit vers la faillite. Pendant ce temps, notre ami Godefroy était retourné au campement de l’expédition avec ses amis où les autres scientifiques furent très heureux de les revoir tous sain et sauf en ce 25 décembre. Notre jeune héro passa le plus beau noël de sa vie en compagnie de sa copine Cassandra. 

De son côté, notre Père Noël qui s’ennuyait mortellement de sa chère Mère Noël, qu’il n’avait pas vu depuis près de 40ans, mit le cap avec son traîneau vers l’île où elle vivait maintenant séparée de Jim Morrison. Après avoir eu des liaisons avec Elvis, JFK et même Marilyn, elle fut très heureuse de retrouver son cher Père Noël, qui s’avérait être le seul homme à la hauteur de ses attentes et de ses besoins!

FIN 

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Une vraie histoire de père noël

Posted by Libertad ! sur 23 décembre, 2007

Comme promis, c’est le temps des fêtes et voici un conte de noël qui met en scène des choses pas mal d’actualité comme les mercenaires de Blackwater ou le réchauffement climatique. Nous tenons à remercier notre camarade Étienne Hallé pour la rédaction de cette histoire. Nous vous souhaitons de joyeuses fêtes ! L’équipe du Reactionism Watch.

UNE VRAIE HISTOIRE DE PÈRE NOËL 

I 

Depuis maintenant plus de six heures que Godefroy marchait d’un pas lent au travers de la tempête. Après avoir ressenti la morsure du froid sur ses doigts et son visage, il commençait maintenant à sentir ses extrémités s’engourdir. Où était-il? Avait-il parcouru plusieurs kilomètres depuis que sa motoneige était tombée en panne sèche? Il se damnait de ne pas avoir écouté les conseils d’Armstrong, le responsable de l’expédition internationale de recherche sur la fonte de la calotte polaire. Plutôt que d’être resté tranquillement bien au chaud dans leurs installations avec leur relatif confort, il avait décidé en cette avant-veille de Noël de partir à la recherche de l’équipe de prélèvement de carottes glacières, avec laquelle ils avaient perdu tout contact depuis plusieurs heures. « La tempête qui va bientôt se lever pourrait bien être fatal pour eux, il fait que j’y aille! » avait-il lancé avant d’enfourcher une motoneige munie d’un traîneau. Il se trouvait maintenant vraiment ridicule de ne pas avoir fait le plein avant de partir. La moitié du réservoir aurait dû suffire, n’eut été de cette damnée tempête qui s’était levé après seulement quelques kilomètres de parcourus. Les rafales de neige dans la pénombre de la perpétuelle nuit de l’hiver nordique; la panne; la marche; l’espoir; le désespoir… à chaque pas l’engourdissement minait peu à peu sa volonté de vivre. Il songea à ses proches; à Cassandra de l’équipe vers laquelle il s’était lancé si négligemment à la recherche, puis – alors qu’il était sur le point de tout abandonner – il vit une lueur aux travers de ses cils enneigés, une lueur diffuse qui embrumait sa vue au-delà des flocons de neige. 

Il se traîna péniblement vers elle, se disant que cette lumière était synonyme de présence humaine. Peu à peu, pas à pas, la forme d’une vieille bicoque se dessina devant lui, lui livrant un ultime espoir. « Mais que fait une cabane ici en plein Pôle Nord? Peu importe pourvu que je m’en sorte… » Pensa-t-il en respirant une vague odeur de feu de bois au travers de la poudrerie. Il s’approcha de la petite maison et constata qu’elle plutôt délabrée; ses vitres recouvertes de givre l’empêchaient de voir clairement à l’intérieur où seule la vision d’une lueur dansante lui indiquait qu’elle était habitée. Il frappa à la vieille porte de bois une première fois sans réponse. Il frappa à nouveau, puis il entendit une vieille voix rauque, qui semblait sortir d’une bouche édentée, dire sur un ton impatient : « Foutez-moi le camp d’ici bande d’abrutis; chiens puants dévoreurs de vidanges; vous avez ce que vous voulez, alors dégagez de ma propriété avant que je vous fasse goûter aux fruits de mon tromblon1! ». Au point où il était rendu, Godefroy était prêt à prendre le risque de recevoir une volée de plombs. Toutefois, avant de frapper à nouveau, il ne resta pas devant la porte et s’exécuta à l’aide de sa main gauche maintenant insensible. Poum! Une détonation se fit entendre et une décharge de tromblon transperça la porte la faisant craquer en deux avant de se briser définitivement en s’écrasant au sol. « Foutez-moi le camp sales mercenaires merdeux; j’en ai assez de vous! Ha! C’est terminé, comprenez-vous? Ha! C’est fini!!! ». Notre jeune désoeuvré pensa : « Heureusement que je ne suis pas resté devant cette damnée porte… mais qui est ce fou? ». « Ha! Ha! Attendez un peu, vous ne perdez rien pour attendre! » dit la voix du vieil homme qui s’affairait à recharger son fusil.  

Godefroy décida de tenter quelque chose :

  • Excusez-moi, mais je ne suis manifestement pas celui que vous croyez! Je ne suis qu’un environnementaliste perdu dans la tempête et je vais mourir de froid!
  • Alors foutez le camp! Vous n’avez rien à faire ici… Voyez ce que vous m’avez fait faire à ma porte… dit la voix d’un vieil homme qui s’approchait de l’embrassure de l’entrée par laquelle la neige pénétrait abondamment.

Godefroy eut devant ses yeux la vision d’un vieil homme barbu en combinaisons une pièce crasseuses qui pointait sur son visage un vieux fusil dont l’embouchure du canon était en forme de trompette. Ses cheveux hirsutes étaient gris et sales et son odeur se mélangeait avec celle de la vieille maison; mélange de moisi, de crasse et de fumée de poudre noire. Son nez était rouge, gonflé et quelque peu difforme; il ressemblait à celui d’un vieil ivrogne. Ses yeux globuleux, d’un mélange de rouge sang et de jaune, exprimaient bien son désarroi sous ses sourcils broussailleux. Et sa bouche… était sans dents cachée derrière une grande barbe blanche jaunie par la fumée du tabac.

  • Allez-vous en, ou bien la prochaine décharge sera la bonne et je ne serai plus le seul édenté de la place! Mourir de froid… soyez patient, le jour où des Clubs Med vont ouvrir au Pôle Nord n’est pas loin! Ha! Ça réchauffe, ça réchauffe… Patience!

Godefroy n’en pouvait plus; il était épuisé et ce vieux cinglé l’exaspérait au plus haut point. Il tenta de risquer le tout pour le tout et, réunissant ses dernières forces, il s’élança vers le vieil homme dont l’arme n’émit qu’un « clic » avant que notre déshérité ne lui enlève.

  • Merde, dit le vieillard, j’avais oublié que mon bon fusil n’est pas très fiable par temps humide. Pas pour rien qu’ils me l’ont laissé… Ha! Les abrutis; les chiens puants dévoreurs de vidanges… Godefroy le coupa.
  • Assez! hurla-t-il, je ne suis pas un de ceux dont vous parlez et j’ai simplement besoin de partager votre maison le temps que la tempête passe. Entrons, voulez-vous!

Le vieillard le regarda de ses yeux vitreux et acquiesça en lui faisant signe de pénétrer à l’intérieur.

II 

Les deux hommes pénétrèrent à l’intérieur, et notre vieillard barbu en combinaison une pièce, sans se soucier de son invité obligé, regarda pensivement quelques instants l’entrée par laquelle soufflait la poudrerie tout en se grattant les cheveux d’une main  et l’entrejambe de l’autre. Soudain, il regarda le buffet, qui était juste à côté du cadre de porte, puis observa l’ouverture, puis s’écria : « Ha! Aidez-moi à pousser le buffet à la place de la porte! » Godefroy s’exécuta lentement, épuisé par tous ces événements. Ensemble, ils poussèrent avec difficulté le meuble massif devant l’entrée.  

Godefroy, qui s’était assis devant le feu du foyer, sentait enfin ses membres revivre avec d’abord une sensation de picotement, puis d’élancement. Le vieillard, de son côté, buvait à même la bouteille un vin rouge Saint-Émilion 1986, ne disant mot, les yeux absents et la respiration sifflante. Après une dizaine de minutes de silence, il s’adressa à celui qui était son invité forcé:

  • Tu as été chanceux d’arriver jusqu’ici sans qu’ils ne te tuent! Du vin?
  • Merci, ça va aller… dit Godefroy en laissant transparaître malgré lui un certain dédain.
  • Prend-toi une bouteille, il y en a pour tous les goûts… le vieil homme lui pointa un cellier au fond de la pièce. J’ai des Bordeaux, des Cahors, des Bourgognes, que des grands crus, de toute façon, c’est tout ce qu’ils me donnent…Ha! les hyènes puantes, les putois merdeux…
  • Mais qui ils? De qui parlez-vous?
  • Les mercenaires de Blackwater qui surveillent le périmètre interdit! Ceux qui me tiennent prisonnier ici! Ha! En voilà des questions!

Godefroy n’en croyait pas ses oreilles : Blackwater au pôle nord qui tenaient un vieux fou prisonnier? Le pauvre devait être proie à des troubles mentaux… Le vieillard s’adressa à lui :

  • Vous croyez que je suis fou, n’est-ce pas? Vous vous dites que le vieux n’a plus toute sa tête… vous ne savez manifestement pas qui je suis!
  • Vous êtes qui, le Père Noël? lui lança Godefroy avec sarcasme, visiblement fatigué.
  • Exactement! répliqua le vieux.

Décidément, le vieux était vraiment maboul. Le Père Noël et quoi encore… Le jeune homme se dit alors en lui-même que tant qu’à être pris ici, il pourrait peut-être essayer de s’amuser un peu en attendant que la tempête ne passe. 

  • Ah oui, bien sûr! Comme je suis con de ne pas m’en être aperçu… Mais Père Noël, où donc avez-vous mis Mère Noël, vos lutins et vos rennes?
  • Ma femme? Pfff… partie avec Jim Morrison en 1971.
  • Quoi??? s’esclaffa Godefroy, le chanteur des Doors?
  • Absolument!
  • À bien y penser, Père Noël, je prendrais bien un peu de vin!

« Finalement, pensa-t-il, ce n’est pas si pire que ça. Je vais m’amuser un bon coup: de toute façon, je ne peux rien pour l’équipe de prélèvement. Ils devraient être en mesure de passer une nuit sous la tente dans la tempête. Et Cassandra… 

Le vieillard le fit sortir de ses pensées en lui tendant une bouteille Cahors 1998, puis s’assied. Il fouilla dans sa poche et en sortit un sac « ziplock » de taille « sandwich » contenant une substance verte ressemblant à du cannabis. « Non, pas possible, ce vieux fou va se rouler un joint! », pensa Godefroy. Après avoir collé trois papiers et roulé un joint grotesque en forme de trompette, il l’alluma et prit une longue bouffée qu’il conserva dans ses poumons plusieurs secondes, puis après avoir réprimé une toux, souffla lentement la fumée, l’air satisfait. 

  • Tiens, dit le vieillard en tendant le joint au jeune homme, c’est de la qualité, d’ailleurs tout ce qu’ils me donnent est de qualité…
  • Pourquoi pas, mon cher Père Noël! prenant la cigarette illicite entre ses doigts avant d’en tirer une bouffée qui enclencha une longue quinte de toux.

Godefroy n’en revenait pas, il était là dans une vieille cabane sans porte au Pôle Nord et ce, au beau milieu d’une tempête avec un vieux cinglé alcoolique et toxicomane qui se prenait pour le Père Noël : personne n’allait le croire. 

  • Printemps 1971, à Paris, elle a rencontré le jeune chanteur et a organisé sa « mort » avec le concours de la CIA. Après quoi ils sont partis sur l’île.
  • L’île?
  • Celle achetée par la CIA en 1960 pour ceux qui menaçaient le système. Ils y ont envoyé d’abord Marilyn Monroe en 1962, puis Le Kennedy en 1963…
  • Marilyn Monroe, une menace pour le système? dit le jeune homme en riant.
  • Bien sur que non, mais ils l’ont envoyé là pour que JFK accepte d’y aller. Comme ils avaient une liaison, il a accepté d’y aller en 1963.
  • Et les images de sa mort? dit Godefroy hilare.
  • Il avait des sosies pour certaines apparitions en public. Pensiez vous qu’il était assez fou pour s’exposer ainsi dans une voiture décapotable dans un État comme le Texas?
  • Et sa femme, elle ne s’en serait pas aperçue?
  • Ha! Des substances comme celle-ci peuvent altérer le jugement, mon cher! lança joyeusement le vieillard en lui tendant le joint. Tout ça pour dire que le président Nixon, qui avait engagé ma femme après l’avoir convaincu de me quitter lui a demandé de séduire Morrison afin qu’elle le convainc de venir avec elle sur l’île; ce qu’il a accepté. Bah, Jimmy Hendrix et Janis Joplin étaient déjà là, alors il s’est dit pourquoi pas! C’est pas mal des vacances tout-inclus à vie! Ha! En plus, Mère Noël avec lui… Cette femme connaissait bien des façon de procurer du plaisir à son homme… termina-t-il en laissant transparaître un brin de nostalgie dans sa voix.

« Fou à lier, le vieux » pensa Godefroy. Mais la substance fumée aidant, il avait tout de même envie de savoir le reste de l’histoire.

  • Continuez, je vous écoute!
  • Voilà pour mon ex. Mes lutins ont été envoyé d’abord au Mexique, dans une usine de jouets, puis ensuite en Chine…
  • Votre traîneau et vos rennes?
  • Dans un laboratoire, dans leur base secrète à quelque kilomètre d’ici. Ça fait plus de quarante ans qu’ils font des expériences sur eux afin de découvrir le gène qui les fait voler pour l’implanter aux humains pour en faire des super soldats!
  • Et vous, que faites-vous ici?
  • En 1969, l’année où ma femme m’a quittée, les pressions des magasins à grandes surfaces états-uniens sur le gouvernement ont finalement eu du succès. Ce que je veux dire, c’est que ça faisait plusieurs années qu’ils se plaignaient de ce qu’ils appelaient une « concurrence déloyale » de ma part. Je donnais de cadeaux à tous les enfants du monde gratuitement! Alors bien entendu c’était contre les principes du libéralisme. Les lobbys des grands magasins ont réussi à convaincre – avec l’aide d’économistes à leur solde – le gouvernement que s’il ne faisait pas cesser mes activités, une terrible crise économique – pire encore que celle qui a suivi le crash de 1929 – allait survenir. Nixon est donc arrivé ici en hélicoptère et m’a offert d’aller sur l’île, ce que j’ai bien entendu refusé! Toutefois, ma femme – qui en avait assez de passer ses journées à tricoter et qui trouvait que je déclinait un peu, un tant soit peu faut bien le dire, disons… au lit – décida de repartir avec lui, m’abandonnant ici. Je dois préciser, mon garçon, que Mère Noël ne se satisfaisait pas d’une fois ou deux par jour! Non, non! Un fois, deux fois, trois fois à la limite ça me va, mais cinq ou six, alors là! Sans compter tout ce qu’elle me faisait faire. Imaginez, une fois elle m’a même…
  • Ça va pour les détails, je comprends… dit Godefroy en riant.
  • Alors voilà! Depuis ce temps, je suis prisonnier ici, surveillé par un groupe de mercenaires. D’ailleurs, ils devraient venir m’approvisionner demain, et figurez-vous que je les attends de pied ferme, cette fois… Bon ça suffit pour ce soir : allez vous coucher, jeune homme. Prenez la chambre de mon épouse; c’est celle de droite, en haut de l’échelle.

Godefroy, grimpa jusqu’en haut  et entra dans la chambre que son hôte lui avait indiqué. La pièce était exiguë et ses murs étaient parsemés de photos de Jim Morrison et d’accessoires fétichiste et sado-masoscistes. Avant de se laisser tomber dans le lit qui aurait appartenu à Mère Noël, il enleva le fouet et les menottes qui y étaient posés puis sombra dans un sommeil profond. 
 

III 

Une odeur d’œufs et de poisson le réveilla. Non, il n’avait pas rêvé. Tout cela était bien vrai : la motoneige; la panne; la marche dans la tempête; la cabane; le vieux fou. Le vieux fou! C’était incroyable, il était dans une cabane au beau milieu du Pôle Nord chez un cinglé qui se prenait pour le Père Noël. La tempête avait cessé. Il eut l’impression que la chambre lui semblait plus propre que la veille. « Il faut que je parte d’ici au plus tôt et que je retrouve l’équipe » se dit-il. Il sortit de la chambre et remarqua, sur le mur près de l’échelle, un cadre avec la photo de son hôte habillé en Père Noël. Il remarqua au bas du cadrage une plaque munie du marteau et de la faucille – emblème du mouvement communiste – et l’inscription « Père-Noël, premier secrétaire du Parti communiste du Pôle Nord ». Perplexe, il descendit l’échelle et eut toute une surprise : tout était maintenant si propre! La pièce était bien rangée et même qu’une nouvelle porte était en place. Le vieil homme, rajeuni de plusieurs années n’avait plus les allures d’un ivrogne, mais ressemblait vraiment au Père Noël : il était maintenant vêtu de rouge et avait manifestement prit un bain. Il s’adressa à lui :

  • Venez, cher ami, que je vous serve des œufs au caviar!

Godefroy s’assied à table.

  • Mais comment avez-vous fait pour changer à ce point l’allure de la maison?
  • J’ai fait un peu de ménage cette nuit…
  • Ah, oui… Godefroy avait quelque peu de difficulté à comprendre. Vous mangez des œufs au caviar?
  • Oui, dans le pays où j’ai habité si longtemps, nous mangeons du caviar et comme je vous l’ai dit hier, Blackwater ne me donnent que de la qualité!
  • Vous êtes Russe?
  • Pas tout à fait. Mais réfléchissez un peu, voyons! Je suis le Père Noël…

« Bon, pensa Godefroy, il recommence à divaguer… »

  • …et vous savez que le Père Noël, ou Santa Claus s’appelait auparavant Saint Nicolas, et que Saint Nicolas a habité longtemps la Russie. En fait, j’y ai habité à partir d’après ma mort à Constantinople en 343, jusqu’en 1929; année ou Staline m’a exilé en Sibérie. Toutefois, il a bien pris soin de garder le père fouettard comme conseiller du GPU… Imaginez! Un saint, membre du Parti communiste d’Union soviétique! Ha! et bolchévik-léniniste en plus, Ha! ça c’en était trop pour Joseph… Alors je me suis évadé du goulag et me suis rendu au Pôle Nord, zone internationale, là ou Staline ne penserait pas me retrouver. J’ai changé de nom et voilà!
  • C’est donc ça le cadre avec l’inscription de « premier secrétaire du parti communiste du Pôle Nord »… dit Godefroy semblant quelque peu découragé.
  • Mais oui! Pourquoi m’habillerai-je en rouge si je n’étais pas communiste, jeune homme? Comme je suis le seul citoyen du Pôle Nord, je me suis élu chef du PCPN, le parti au gouvernement. Mais le Pôle Nord est sous occupation illégitime depuis 1969, depuis qu’ils ont mis leur base secrète et qu’ils me tiennent prisonnier ici. Mais c’est terminé! Nous allons changer tout ça!
  • Qui ça vous?
  • Nous! Vous et moi! Ha! Des œufs? dit le vieil homme en lui présentant un poêlon impeccablement propre.
  • Oui, oui … dit Godefroy un peu troublé, mais…
  • Merci d’avoir accepté de m’aider à mettre en pièce ces foutus mercenaires!
  • Euh, non, j’ai dit oui pour les œufs, mais…
  • Vous allez m’aider à récupérer mon traîneau et mes rennes et je vous aide à libérer vos amis!
  • Comment, libérer mes amis??!
  • Ah oui, vous l’ignorez… Vos amis que vous recherchez se sont aventurés sur le territoire interdit et se sont fait prendre par les mercenaires.
  • Comment pouvez-vous savoir ça? Vous n’avez aucun moyen de communication…
  • Mais vous devenez agaçant à la fin! Combien de fois vais-je devoir vous le répéter? JE-SUIS-LE-PÈRE-NO-ËL!!! Ha!

Un bruit de motoneige qui s’approchait se fit entendre. 

  • Ha! Les voilà!
  • Ça doit être les secours de l’expédition! dit Godefroy en se levant de table.
  • Prenez l’échelle et retournez en haut, si vous voulez vivre! Allez!

Au même moment, au travers de la fenêtre, la vision de deux homme descendant d’une motoneige vêtu d’une tenue militaire hivernale, M-16 en bandoulière, le décida d’obtempérer. Rapidement, il monta dans l’échelle qui menait à l’étage supérieure.  

  • Ouvre, vieux schnock! on vient te porter ta bouffe et ta merde pour le mois! dit le premier en frappant à la porte.

Poum! Le tromblon du vieil homme pulvérisa la porte, de même que l’homme en arme qui était derrière. Son compagnon se jeta au sol, armant son fusil d’assaut derrière son compagnon qui gisait dans la neige la poitrine ensanglantée. Il tira quelques coups de feu à l’aveuglette dans l’embrasure de la porte. Soudain, un bâton de dynamite allumé lancé de la maison fut la dernière image qu’il vit. Boum! Toutes les vitres de la maison volèrent en éclat et seul un cratère noir et rouge, d’où s’échappait de la fumée, venait contraster avec le blanc de la neige. Godefroy descendit, constatant avec effroi le drame qui s’était déroulé devant lui :

  • Merde! Vous êtes fou? Vous avez tué ces hommes; probablement des policiers ou des militaires!
  • Des mercenaires! Ha! Regarde, ici.

Le vieil homme prit un morceau déchiqueté d’uniforme et lui montra un badge à l’effigie de Blackwater.

  • Tu vois? Prend-toi une arme et suis-moi!
  • Mais elles sont maintenant en mille miettes avec la dynamite!
  • Non, regarde!

Godefroy n’y comprenait plus rien : il était certain d’avoir bien vu des pièces d’armes brisées éparpillés autour de l’onde de choc. Pourtant, le vieil homme lui pointait deux M-16 en parfaite condition et aucune arme démantibulée ne se trouvait sur le sol. Même que des étuis à chargeur étaient à côté d’elles, impeccables. « Allez, habillez-vous! Nous devons délivrer vos amis! » 

Étienne Hallé

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Poutine, l’homme de l’année du magazine Time

Posted by Libertad ! sur 20 décembre, 2007

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Quel est votre avis sur la personnalité de l’année du Time ?

Chaque année depuis la création du magazine, le Time élit une personnalité au niveau international qui a le plus marqué l’année. Parfois, les choix sont excellents (Charles Lindbergh) ou très mauvais (Adolf Hitler, Georges W. Bush). Cela signifie qu’être élue personnalité de l’année ne signifie pas forcément que cette personne est un bon samaritain.

Cette année, c’est le controversé président russe Vladimir Poutine. Accusé par l’Occident de vouloir revenir aux méthodes autoritaires de l’URSS, le président russe semble tout de même très apprécié par une majorité de la population.

Ses partisanEs affirment que Poutine est l’homme qui a sauvé la Russie du chaos économique amené par les réformes de Boris Elstine. Aussi, il est vu comme étant un défenseur des gens ordinaires, en s’attaquant notamment à la corruption et aux grandes fortunes qui ont profitées du démantèlement du système soviétique pour s’en mettre plein les poches.

Par contre, ses détracteurs l’accusent d’être un obstacle au développement de la démocratie en Russie et de faire taire les voix d’opposition. Les dernières élections russes ont été truquées, chose qui fut prouvée par des organisations internationales. La dernière guerre en Tchéchénie amena de graves violations des droits humains les plus élémentaires. Il est accusé aussi d’être trop proche de l’Iran et de d’autres régimes autoritaires.

Le passé soviétique semble refaire surface avec l’actuel président russe. En 2000, il rétablissait la musique de l’hymne national de l’Union Soviétique. Quelques années plus tard, il prometta de faire en sorte que le corps de Lénine (exposé sur la place rouge depuis plus de 80 ans) soit conservé pour les générations futures. Boris Elstine demandait quant à lui que le mausolée soit détruit et Lénine enterré mais la population de Moscou refusa.

Staline, un personnage qu’on aurait pu croire oublié depuis 1956 en U.R.S.S. (suite au rapport de Khrouchtchev sur les crimes de Staline), semble refaire surface depuis quelques années ; les sondages montrant que les jeunes russes sont majoritairement favorables à la personne de Staline. Selon les nouveaux livres d’histoire pour les écoles commandés par le gouvernement, Staline serait un grand modernisateur, au même titre que Ivan le terrible, Pierre le Grand, Lénine et… Vladimir Poutine. Cependant, pour le cas de Staline, il est considéré qu’il a du être autoritaire pour mener à bien ses réformes.

Poutine est un homme incontestablement populaire en Russie et même dans d’autres pays. Par contre, cela n’empêche pas qu’il soit un président autoritaire, quoique pas tout blanc, pas tout noir.

Nous vous posons cette question : que pensez-vous de Vladimir Poutine et du choix du magazine Time ? Bon ou mauvais ? Pourquoi ? Veuillez amener des arguments intelligents.

Par ailleurs, le Reactionism Watch choisira une personnalité qui, selon lui, a marqué l’année. Ce sera pour notre revue de fin d’année, prévue pour la semaine prochaine, qui inclura un résumé de l’année 2007, de ses principaux acteurs, des principales luttes de la gauche et une réflexion sur l’année qui va suivre.

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Des personnalités américaines s’opposent à l’embargo sur Cuba

Posted by Libertad ! sur 17 décembre, 2007

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L’embargo contre Cuba fait très mal à ce pays depuis plus de 40 ans. En prétextant vouloir amener la «démocratie» à Cuba, les gouvernements américains qui se sont succédés, qu’ils soient «libéraux» ou «conservateurs» ont empêché de développement de plusieurs domaines dans l’île. Encore aujourd’hui, les cubains manquent de tout parce qu’il est interdit aux américains d’acheter ou de vendre à Cuba des produits de consommation, des équipements médicaux et des médicaments.

Cependant, beaucoup s’y opposent à travers le monde. L’assemblée générale des Nations Unies à fait voter de nombreuses résolutions afin de lever le blocus. Tous les pays ont acceptés, sauf les États-Unis qui imposent toujours leur veto pour faire reculer la proposition, avec l’aide du gouvernement israélien et des Îles Marshall et Palau.

Cette opposition aux politiques agressives du gouvernement n’est pas qu’extérieur. Beaucoup de célébrités, d’auteur et de professeurs d’universités américaines veulent faire savoir au gouvernement américain que le blocus est mauvais pour tous, que ce soit pour les américains ou les cubains.

Dernièrement, plus de 500 personnalités américaines ont apposé leur signature sur un texte dirigé à l’endroit du président Bush, lui demandant de lever le blocus contre Cuba (dans un contexte où la maison blanche intensifie le blocus) et de lever l’interdiction relative aux échanges culturelles entre les deux pays.

« Nous vous écrivons en tant que représentants de la sphère culturelle des Etats-Unis. Nous vous écrivons en tant que citoyens nord-américains. Nous vous écrivons pour exprimer notre profonde consternation en ce qui concerne l’hostilité persistante de votre gouvernement envers Cuba. Nous vous écrivons pour faire part de notre opposition aux politiques qui nous maintiennent éloignés de nos collègues cubains et représentant des obstacles à l’échange culturel entre les deux pays. Nous pensons qu’il est temps de promouvoir la coopération et une relation constructive avec Cuba », déclare le texte.

L’initiative à été lancée le 26 octobre dernier par l’Organisation pour les échange culturels Cuba-Etats-Unis, suite à l’envoi d’une lettre aux membres par Alicia Alonso qui appellait les gens des milieux culturelles américains à se prononcer contre le blocus et à demander que les artistes cubains puissent montrer leur talent aux États-Unis et vice-versa.

Parmi les signataires, nous pouvons noter les acteurs Sean Penn, Peter Coyote, Danny Glover, les musiciens Carlos Santana et Tre Cool du groupe Green Day et Tom Morello de Rage against the machine. Les écrivains William Kennedy, Alice Walker, Gore Vidal et Cristina Garcia ont signés aussi cette lettre au président des États-Unis, qui en ce moment multiplie les attaques contre Cuba tout en justifiant l’arrestation des 5 anti-terroristes cubains.

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