Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

L’horrible face cachée de l’armée américaine

Posted by Olivia sur 14 janvier, 2008

Je viens de tomber sur un blogue (La menace vient des USA) présentant ce que les médias nous cachent habituellement, au sujet des agissements des soldats américains en Irak. Viols, meurtres…tout ce que la propagande Bushienne et davidienne nous cache, jour après jour.

Il est d’ailleurs important de vous aviser que ce blogue n’est pas pour les coeurs sensible.

Voici le lien: http://usa-menace.over-blog.com/

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12 Réponses to “L’horrible face cachée de l’armée américaine”

  1. Bof. Le même blog aurait pû être fait avec les soldats de Saddam, les soldats de Chavez qui répriment de façon sauvage leur propre population, les soldats de Castro, etc..

    Des contigents de soldats, c’est autant de micro-sociétés qu’on envoient à travers le monde et il y aura nécessairement le même nombre de morons qu’il y a ici. Et n’oubliez pas que des photos, aujourd’hui, c’est tellement facile à maquiller.

    Bref, pas très convaincant comme blog. Et on est en droit de se demander quelles sont les motivations exactes de la blogueuse. En fait, on peut se demander qui blogue exactement, un individu ou un groupe de pression?

  2. «Bof. Le même blog aurait pû être fait avec les soldats de Saddam, les soldats de Chavez qui répriment de façon sauvage leur propre population, les soldats de Castro, etc..»

    – Bon, encore Chavez le pro-terrorisme ! C’est des images manipulées par tes médias néo-libéraux contrôlés pour diaboliser Chavez. Vous voulez le faire passer pour un dictateur mais regardez donc le trou du cul non-élu qui sévit à la maison blanche depuis bientôt 8 ans. Il a plus fait reculer plus la démocratie à lui seul que tout les autres présidents américains réunis. Chavez n’est pas un dictateur, comparativement à votre bande de dictateurs du moyen-orient soumis à l’impérialisme américain et à Karzai, le pantin.

    «Des contigents de soldats, c’est autant de micro-sociétés qu’on envoient à travers le monde et il y aura nécessairement le même nombre de morons qu’il y a ici. Et n’oubliez pas que des photos, aujourd’hui, c’est tellement facile à maquiller.»

    – Vous en avez fait parfaitement la démonstration dernièrement avec vos images manipulés sur l’Iran. C’est pas la gauche qui contrôle les médias et qui ment, c’est la droite qui doit faire ça pour se maintenir au pouvoir.

    «Bref, pas très convaincant comme blog. Et on est en droit de se demander quelles sont les motivations exactes de la blogueuse. En fait, on peut se demander qui blogue exactement, un individu ou un groupe de pression?»

    – Ahahahaha !!!!! Olivia voulait simplement démontrer que ceux que tu montre comme étant des «héros» ne sont en fait que des terroristes.

  3. Vous en avez fait parfaitement la démonstration dernièrement avec vos images manipulés sur l’Iran. C’est pas la gauche qui contrôle les médias et qui ment, c’est la droite qui doit faire ça pour se maintenir au pouvoir.

    Mais à qui croyez-vous donc vous adresser? Serais-je, sans le savoir, membre du congrès américain? Serais-je, sans le savoir, un magnat de la Presse?

    Et cette droite que vous imaginez concertée, organisée, constamment en réunion pour « régner sur le monde », croyez-vous sincèrement qu’elle existe ailleurs que dans vos hallucinations?

    Ce « Vous », dont vous m’affublez, n’existe pas. Les médias rapportent des nouvelles, exactes, inexactes, ou même, probablement parfois, inventées. C’est à vous et à moi de juger de celles-ci en nous appuyant sur nos valeurs. Si vous croyez que l’Iran est un état admirable et que les USA représentent l’antre du diable, vous écrirez ce que vous venez d’écrire.

    Si, au contraire, vous croyez que l’Iran cherche également la confrontation, et que les USA sont une puissance somme toute responsable et humaniste, vous écrirez autre chose.

  4. sylvainguillemette said

    Jacques Saint-Pierre, Chavez n’a encore jamais utilisé la répression, tu viens de l’inventer. C’est d’ailleurs l’un des premiers présidents vénézuéliens à ne pas le faire, les précédents étant tous de mèche avec la droite conservatrice et répressive, états-unienne.

    Carlos Perez, lui, a utilisé la répression, le meurtre, etc. Lui, il était soutenu de Washington et de droite, tout comme toi.

    Ne viens pas réécrire l’histoire ici, y a des historiens qui me confirment que Chavez n’a jamais utilisé la répression.

    Quant aux soldats de l’armée cubaine, ils sont entre autre ceux qui ont aidé à jeter à terre les bases de l’appartheid en Afrique, etc.

    Les soldats de Saddam, obéissaient à Saddam et étaient pour la plupart, corrompus, etc. Et Saddam était le copain de Washington, le royaume du double-standard. « Vous avez pas le droit de posséder des ADM, mais Washington oui! Vous avez pas le droit de faire du terrorisme, mais Washington oui! Vous avez pas le droit de faire de la répression, mais Washington et ses alliés? Oui! ».

    Saddam Hussein a été l’allié de Washington et même, du père du plus grand terroriste du monde, George W Bush.

    Maitenant, sur les photos, Jacques ne fait que dire que c’est comme ça dans l’armée, faut faire avec. Faux, le gouvernement états-uniens, dès qu’il complote pour cacher les sévices, devient automatiquement complice de ces sévices, dont le gouvernement états-unien ments, et fait bien sûr, de la torture, des viols et des meurtres à l’étranger, en toute impunité, ce que Jacques semble approuver les deux doigts dans le nez.

    À Olivia,

    c’est pas si terrible que ça, quand « OGRISH » n’était pas encore « LIVELEAK », il y avait les meurtres sur vidéo, on voyait les soldats impérialistes états-uniens tirer sur des civils et en rire, ils se pratiquaient. On voyait très bien les civils se faire toucher puis s’effondrer dans l’agonie. Les cervelles éclatées des civils ayant passé trop près des convois états-uniens, abattus par des gros calibres, ça ne laisse pas grande marque sur le visage, il n’y a tout simplement plus de visage. Bref, il est cute le site, j’en ai vu des pires. Les crimes commis en Irak et en Afghanistan, sont ignobles. Encore hier, les « vrais médias » ont avoué que ces crimes se déroulaient fréquemment dans les deux pays occuppés. En fait, le documentaire sur Dick Cheney d’hier soir sur RDI, en aurait bien appris à notre pro-terrorisme Jacques Saint-Pierre. Il aurait appris tout ce qu’il supporte, qui est insuportable aux yeux de bien des gens.

    Ce qui est drôle avec Saint-Pierre et les autres fana-tata-tiques du capitalisme impérialiste bushien, c’est que même aux États-Unis, cette popularité s’est affaissée. Alors nos fana-tata-tiques québécois, le sont encore plus que les amerloques! C’est comme si je vénérais Chavez, alors qu’il était détesté là-bas, pour crimes contre l’humanité, terrorisme, pillage, meurtres, etc. Tous des crimes que n’a jamais commis Chavez, contrairement au terroriste #1 Bush, que Saint-Pierre soutient sans réserve.

    « Et cette droite que vous imaginez concertée, organisée, constamment en réunion pour “régner sur le monde”, croyez-vous sincèrement qu’elle existe ailleurs que dans vos hallucinations? »

    -Effectivement, les Bilderberg.
    Ensuite, il est tout à fait logique d’arriver à cette conclusion, vous mentex constamment, vous le faites dnas le but de rester au pouvoir, etc. Exemple? Hier, les médias parlaient des cols bleux et de la fête des neiges. La ville a dit que c’était la faute des cols bleux qui ne voulaient pas mettre de l’eau dans leur vin, or, c’est la ville qui a refusé de s’asseoir à la table de négociation, mais les médias, de mèche, ont réitéré les mêmes conneries que la ville, malgré que le président du syndicat ait dit à la conne de la tv, « non, c’est la ville qui veut pas s’asseoir avec nous ». Les médias changenet la réalité, vous contrôlez l’information, vous la filtrez. Ensuite, viennent les contre-mensonges, « C’est la faute des syndicats », etc.

    Et la bourgeoisie cher pro-terrorisme Saint-Pierre sans scrupule, c’est quoi si c’est pas une organisation? Vous avez le conseil du patronat, etc. Tu es en train de me dire que vous vous organisez pas? Pis viennent les bonnes nouvelles LCN, en faisant l’éloge d’un bourgeois par jour, tu veux me faire croire que vous essayez pas de vous redorer la couette? Ce que tu es farceur!

    « Ce “Vous”, dont vous m’affublez, n’existe pas. »

    -Tu t’es dit bourgeois, donc oui, le « vous » existe bel et bien.

    « Les médias rapportent des nouvelles, exactes, inexactes, ou même, probablement parfois, inventées. C’est à vous et à moi de juger de celles-ci en nous appuyant sur nos valeurs. »

    -Quelles valeurs? Comme l’annonce avec Véronique Cloutier, Jacques Saint-Pierre voudrait nous faire croire que nous avons des valeurs en commun. Attends là! C’est pas aux médias qu’il faut se fier? (Une chance qu’il l’a dit) C’est pas toi qui disait que les « vrais médias », eux, disaient la réalité? Alors selon ton jugement verreux, quand ce que les médias disent, ne te plaît pas, c’est automatiquement de la propagande de gauche et vice-versa?

    Pour ce qui est de l’Iran et des États-Unis, je les mets sur le même pied d’égalité. Deux pays dirigés par des maîtres du monde, par une poignée d’oligarques, toutes deux religieuses et profondément débiles. Ces deux pays, sous leur direction actuelle, représentent l’antre du diable, bien que je ne sois en rien croyant. Faut être assez réduit pour croire aux enfers et aux paradis, m’enfin. Les deux cherchent le trouble, les États-Unis les premiers. Dis-moi pauvre clown de bas étage, quel pays accepterait d’avoir une flotte complète à ses frontières? Certainement pas les États-Unis! Alors Bush, celui qui a amené des nouveaux bâtiments de guerre aux portes de l’Iran, est selon moi et toute vraissemblance, celui qui cherche le trouble! Ça me parraît logique, non? En plus, tu sais quoi Jacques Saint-Pierre le crétin de double-standardiste? Ces mêmes bâtiments de guerre possèdent des armes de destruction massive parmi leur armement.

    Imaginez! Le cowboy Bush qui fait le m.nage des ADM, avec à bord de sa flotte, un tas d’armes nucléaires! elle est bonne celle-là! Et en plus, c’est son armée à lui qui envahit et qui encercle les pays du moyen-orient. Quelle bande de cons les gens qui adorent Bush et le suivent honteusement dans ses crimes de guerres, ses crimes contre l’humanité, son terrorisme, etc.

    J’ai pitié de toi Jacques Saint-Pierre…

  5. sylvainguillemette said

    « États-Unis
    Anciens combattants meurtriers

    Au moins 121 vétérans des guerres d’Irak et d’Afghanistan ont commis un meurtre ou ont été inculpés d’homicide après leur retour aux États-Unis. C’est ce que rapporte le New York Times dans sa livraison de dimanche »

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2008/01/13/004-veterans-meurtriers-usa.shtml

    Et un bon témoignage à lire:

    « Témoignage d’un ex-US Marine de retour d’Irak

    Jimmy Massey : « J’étais un assassin psychopathe »
    par Rosa Miriam Elizalde

    Pendant près de douze ans, le sergent Jimmy Massey a été un US Marine aux nerfs d’acier et au cœur de pierre. Il a servi en Irak où il a participé à des atrocités, avant d’ouvrir les yeux et de lutter contre la politique belliciste de son pays. Il anime aujourd’hui l’association des vétérans d’Irak contre la guerre. Au Salon du livre de Caracas, où il a présenté son témoignage Cowboys del infierno, il a répondu aux questions de la journaliste cubaine Rosa Miriam Elizalde, de Cubadebate.

    « J’ai 32 ans et je suis un assassin psychopathe bien entraîné. Tout ce que je sais faire dans la vie, c’est vendre aux jeunes l’idée de s’enrôler dans les Marines et de tuer. Je suis incapable de conserver un travail. Pour moi, les civils sont des êtres méprisables, des arriérés mentaux, des faibles, un troupeau de brebis. Et moi, je suis le chien de berger. Le déprédateur. Dans l’Armée, on m’appelait « Jimmy le Requin ».

    Ceci est le deuxième paragraphe du livre écrit il y a trois ans par Jimmy Massey avec l’aide de la journaliste Natasha Saulnier. Kill ! Kill ! Kill ! a été présenté au Salon du livre de Caracas ; il s’agit du témoignage le plus violent jamais écrit par un ex-membre du corps des marines, arrivé en Irak avec les troupes d’invasion en 2003. Il a décidé de raconter aussi souvent qu’il le faudra comment il a pu jouer pendant douze ans le rôle d’un Marine impitoyable et pourquoi cette guerre l’a changé.

    Jimmy a participé au principal débat du Salon du livre, dont le titre était pour le moins polémique : « Une révolution est-elle possible aux États-Unis ? », et son témoignage est sans doute celui qui a le plus impressionné le public. Il a les cheveux courts (coupe militaire), des lunettes noires, une démarche martiale et les bras couverts de tatouages. Il a l’air, très exactement, de ce qu’il était : un Marine. Quand il parle, c’est autre chose : il est profondément marqué par une expérience hallucinante qu’il voudrait épargner à d’autres jeunes gens naïfs. Comme il le dit dans son livre, il n’est pas le seul à avoir tué en Irak : l’exercice était quotidien pour ses compagnons aussi. Quatre ans après avoir quitté le théâtre des opérations, ses cauchemars le poursuivent encore.

    Rosa Miriam Elizalde : Que signifient tous ces tatouages ?

    Jimmy Massey : J’en ai beaucoup. Je me les suis fait faire à l’armée. Sur la main (il montre la zone comprise entre le pouce et l’annulaire), le symbole de Blackwater, une armée de mercenaires qui s’est constituée là où je suis né, en Caroline du Nord. Je me le suis fait faire par esprit de contestation, parce qu’il est interdit aux Marines de se tatouer les poignets et les mains. Un jour, avec les membres de mon peloton, on s’est tous saoulés et on s’est tous fait faire le même tatouage : un cow-boy aux yeux injectés de sang sur plusieurs as, l’image de la mort. Oui, cela veut dire exactement ce que tu penses : « tu as tué quelqu’un ». Sur le bras droit, le symbole des marines, le drapeau des États-Unis et celui du Texas, où je me suis enrôlé. Sur la poitrine, du côté gauche, un dragon chinois qui déchire la peau et signifie que la douleur est la faiblesse qui s’échappe du corps. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts.

    Rosa Miriam Elizalde : Pourquoi dites-vous avoir trouvé chez les Marines les les pires individus que vous ayez jamais rencontrées ?

    Jimmy Massey : Les États-Unis utilisent leurs Marines de deux façons : soit dans l’humanitaire, soit pour assassiner. J’ai passé douze ans dans le Corps des Marines des États-Unis et je ne suis jamais parti en mission humanitaire.

    Rosa Miriam Elizalde : Avant de partir pour l’Irak, vous recrutiez des jeunes pour l’armée ? Qu’est-ce que cela représente d’être recruteur aux États-Unis ?

    Jimmy Massey : Pour recruter il faut mentir. L’administration Bush a forcé la jeunesse étasunienne à s’enrôler dans l’armée. De quelle manière ? En usant d’un procédé qui était aussi le mien : des offres économiques. En trois ans, j’en ai recruté soixante-quatorze, aucun ne m’a dit qu’il voulait entrer dans l’armée pour défendre son pays, aucun n’avait de motivation d’ordre patriotique. Ils voulaient de l’argent pour entrer à l’Université ou pour avoir une couverture de santé. Je commençais par leur parler de tous ces avantages, et seulement à la fin, je leur faisais valoir qu’ils allaient servir la cause de la patrie. Jamais je n’ai pu recruter un seul fils de riche. Pour garder son travail quand on est recruteur, il ne faut pas s’embarrasser de scrupules.

    Rosa Miriam Elizalde : Le Pentagone a revu à la baisse les conditions requises pour entrer dans l’armée. Qu’est-ce que cela signifie ?

    Jimmy Massey : Les standards du recrutement ont beaucoup baissé, parce que presque personne ne veut s’enrôler. Avoir des problèmes de santé mentale ou un casier judiciaire ne constitue plus un obstacle. Des personnes ayant commis des actes qui leur ont valu plus d’un an de prison, des délits considérés comme sérieux, peuvent entrer dans l’armée, de même que des jeunes qui n’ont pas fini leurs études secondaires. S’ils réussissent le test mental, ils sont admis.

    Rosa Miriam Elizalde : Vous avez changé après la guerre, mais quels étaient vos sentiments avant ?

    Jimmy Massey : J’étais un troufion quelconque, qui gobait tout ce qu’on lui disait. C’est quand je suis devenu recruteur que j’ai commencé à ressentir un malaise : il fallait tout le temps que je mente.

    Rosa Miriam Elizalde : Pourtant, vous étiez convaincu que votre pays s’engageait dans une guerre juste contre l’Irak.

    Jimmy Massey : Oui, les rapports que nous recevions indiquaient que Saddam possédait des armes de destruction massive. Ce n’est que plus tard que nous avons appris que c’était pur mensonge.

    Rosa Miriam Elizalde : Quand l’avez-vous appris ?

    Jimmy Massey : En Irak, où je suis arrivé en mars 2003. Mon peloton a été envoyé sur les lieux qui avaient été ceux de l’armée irakienne, et nous y avons trouvé des milliers et des milliers de munitions dans des caisses étiquetées aux États-Unis : elles s’y trouvaient depuis que les États-Unis avaient décidé de soutenir le gouvernement de Saddam dans sa guerre contre l’Iran.
    J’ai vu des caisses avec le drapeau nord-américain et même des chars nord-américains. Mes Marines —j’étais sergent de catégorie E6, un grade supérieur à celui de simple sergent, et je commandais 45 Marines—, mes hommes me demandaient pourquoi il y avait des munitions des États-Unis en Irak. Ils ne comprenaient pas. Les rapports de la CIA nous avaient convaincus que Salmon Pac était un camp de terroristes et que nous allions trouver des armes chimiques et biologiques. Or, nous n’avons rien trouvé de tout ça. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à soupçonner que le contenu de notre mission était le pétrole.

    Rosa Miriam Elizalde : Les passages les plus terribles de votre livre sont ceux où vous reconnaissez que vous êtes alors un assassin psychopathe. Pouvez-vous expliquer pourquoi vous le dites ?

    Jimmy Massey : Je suis devenu un assassin psychopathe parce que j’ai été entraîné à tuer. Je ne suis pas né avec cette mentalité. C’est le Corps d’infanterie de Marine qui a fait de moi un gangster au service des grandes multinationales étasuniennes, un vulgaire délinquant. J’ai été entraîné pour exécuter aveuglément les ordres du président des États-Unis et rapporter au pays ce qu’il avait demandé, hors de toute espèce de considération morale. J’étais un psychopathe parce que j’ai appris à tirer d’abord et à interroger après, comme un malade et non comme un soldat professionnel qui ne doit affronter qu’un autre soldat. Or, s’il fallait tuer des femmes et des enfants, nous le faisions. Par conséquent nous n’étions plus des soldats, mais des mercenaires.

    Rosa Miriam Elizalde : Comment êtes-vous parvenu à cette conclusion ?

    Jimmy Massey : À la suite de plusieurs expériences. Notre travail consistait à entrer dans des quartiers urbains déterminés et à nous occuper de la sécurité des routes. Il y a eu un incident, parmi tant d’autres, qui m’a mis au bord du précipice : une voiture qui transportait des civils irakiens. Tous les rapports des services secrets qui nous tombaient entre les mains disaient que les voitures étaient chargées de bombes et d’explosifs. Nous ne recevions pas d’autre information. Les voitures arrivaient et nous tirions quelques salves d’avertissement ; si elles ne ralentissaient pas pour rouler à la vitesse que nous indiquions, nous tirions sans hésiter.

    Rosa Miriam Elizalde : Avec des mitraillettes ?

    Jimmy Massey : Oui, et nous attendions des explosions puisque les véhicules étaient criblés de balles. Il n’y a jamais eu d’explosion. Après, on ouvrait la voiture, et que trouvait-on ? Des morts et des blessés, mais pas une seule arme, aucune propagande d’Al Qaeda, rien. Des civils arrivés au mauvais endroit et au mauvais moment.

    Rosa Miriam Elizalde : Vous racontez aussi que votre peloton a mitraillé une manifestation pacifique. Comment cela s’est-il passé ?

    Jimmy Massey : C’était aux abords du complexe militaire de Rasheed, au sud de Bagdad, près du Tigre. Il y avait des manifestants au bout de la rue. C’étaient des jeunes, et ils n’avaient pas d’armes. Nous avons avancé et nous avons vu un char stationné sur un côté de la rue. Le conducteur du char nous a dit qu’il s’agissait de manifestants pacifiques. Si les Irakiens avaient voulu faire quelque chose, ils auraient pu faire sauter le char, mais ils ne l’ont pas fait. Nous étions tranquilles, nous pensions : « s ‘ils avaient eu envie de tirer, ils l’auraient déjà fait ». Ils étaient à environ deux cents mètres…

    Rosa Miriam Elizalde : Et qui a donné l’ordre de mitrailler les manifestants ?

    Jimmy Massey : Le haut commandement nous a indiqué de ne pas perdre de vue les civils, parce que pas mal de feddayins de la Garde républicaine retiraient leur uniforme et s’habillaient en civil pour lancer des attaques terroristes contre les soldats étasuniens. Les rapports de renseignement étaient connus de chacun des membres de la chaîne de commandement. Tous les Marines avaient une idée très claire de la structure de la chaîne de commandement organisée en Irak. Je crois que l’ordre de tirer provenait des hauts fonctionnaires de l’Administration, tant des centres de renseignement militaire que gouvernemental.

    Rosa Miriam Elizalde : Qu’avez-vous fait ?

    Jimmy Massey : J’ai regagné mon véhicule, un humvee (une jeep fortement équipée) et j’ai senti passer une balle au-dessus de ma tête. Les Marines ont commencé à tirer et moi aussi. Il n’y a pas eu de riposte de la part des manifestants. J’avais tiré douze fois, et pas une riposte… J’ai voulu m’assurer que nous avions tué selon les normes de combat de la Convention de Genève et les procédés réglementaires des opérations. J’ai essayé d’oublier leurs visages et je me suis mis à chercher leurs armes, mais il n’y en avait pas une seule.

    Rosa Miriam Elizalde : Comment ont réagi vos supérieurs ?

    Jimmy Massey : Ils m’ont dit : « Ça arrive de merder ».

    Rosa Miriam Elizalde : Quand vos camarades ont appris qu’ils avaient été trompés, comment ont-ils réagi ?

    Jimmy Massey : J’étais chef en second. Mes Marines me demandaient pourquoi on tuait tant de civils. « Tu ne peux pas parler au lieutenant ? » me disaient-ils. « Dis-leur qu’il nous faut un matériel adapté ». La réponse a été : « Non ! » Quand mes Marines se sont rendus compte qu’il s’agissait d’un grand mensonge, ils sont devenus comme fous.
    Notre première mission en Irak n’avait pas pour objectif d’apporter une aide alimentaire, comme le disaient pourtant les médias, mais d’assurer le contrôle des exploitations pétrolières de Bassora. Dans la ville de Karbala nous avons utilisé notre artillerie vingt-quatre heures d’affilée. C’est la première ville que nous avons attaquée. Moi, je croyais que nous devions apporter de l’aide médicale et alimentaire à la population. Non. Nous avons suivi notre chemin jusqu’aux exploitations pétrolières. Avant l’Irak, nous étions allés au Koweït.

    Nous sommes arrivés en janvier 2003. Nos véhicules étaient pleins de vivres et de médicaments. J’ai demandé au lieutenant ce que nous allions en faire, parce qu’avec tout ce matériel à bord il n’y avait presque plus de place pour nous. Il m’a répondu que son capitaine lui avait donné l’ordre de tout laisser au Koweït. Peu après, nous avons été chargés de tout brûler : toutes les vivres et tout le matériel médical humanitaire.

    Rosa Miriam Elizalde : Vous avez aussi dénoncé l’usage d’uranium appauvri…

    Jimmy Massey : J’ai 35 ans et ma capacité pulmonaire a été réduite de 20 %. Selon les médecins, je souffre d’une maladie dégénérative de la colonne vertébrale qui s’accompagne de fatigue chronique et de douleurs dans les tendons. Autrefois, je courais tous les jours dix kilomètres pour le plaisir, et maintenant j’arrive tout juste à marcher sur cinq ou six kilomètres. J’ai même peur d’avoir des enfants. J’ai des inflammations du visage. Regarde cette photo (il me montre celle qui apparaît sur son badge du Salon du livre), elle a été prise peu après mon retour d’Irak. Je ressemble à une créature de Frankenstein et cela, je le dois à l’uranium appauvri. Imagine un peu ce que les Irakiens ont dû endurer…

    Rosa Miriam Elizalde : Que s’est-il passé à votre retour aux États-Unis ?

    Jimmy Massey : Je passais pour un fou, un lâche, un traître.

    Rosa Miriam Elizalde : Vos supérieurs disent que tout ce que vous dites n’est que mensonge.

    Jimmy Massey : Mais les preuves contre eux sont accablantes. L’armée nord-américaine est épuisée. Plus cette guerre durera, plus ma vérité aura de chances de se faire jour.

    Rosa Miriam Elizalde : Le livre que vous avez présenté au Venezuela existe en espagnol et en français. Pourquoi n’a–t-il pas été publié aux États-Unis ?

    Jimmy Massey : Les éditeurs ont exigé que les noms des personnes impliquées soient retirés et que la guerre en Irak soit présentée dans une sorte de brouillard, de manière moins crûe. Or, je n’y suis pas disposé. Des maisons d’édition comme New Press, censées être de gauche, ont refusé de me publier de crainte des poursuites judiciaires, les gens concernés par le livre pouvant porter plainte.

    Rosa Miriam Elizalde : Pourquoi des médias comme le New York Times et le Washington Post ne reproduisent-ils pas votre témoignage ?

    Jimmy Massey : Je ne répétais pas l’histoire officielle, selon laquelle les troupes étaient en Irak pour aider le peuple, je ne disais pas non plus que les civils meurent accidentellement. Je refuse de le dire. Je n’ai jamais vu de tir accidentel contre des Irakiens et je refuse de mentir.

    Rosa Miriam Elizalde : Cette attitude a-t-elle changé ?

    Jimmy Massey : Non, ils ont ouvert leurs pages à l’objection de conscience : les opinions et les livres de personnes qui sont contre la guerre mais qui n’ont pas vécu ce genre d’expérience. Ils ne veulent toujours pas regarder la réalité en face.

    Rosa Miriam Elizalde : Avez-vous des photographies ou d’autres documents qui prouvent ce que vous racontez ?

    Jimmy Massey : Non. Tout ce qui m’appartenait m’a été retiré quand j’ai reçu l’ordre de rentrer aux États-Unis. Je suis revenu d’Irak avec deux armes : ma tête et un couteau.

    Rosa Miriam Elizalde : Y a-t-il une issue à la guerre, à court terme ?

    Jimmy Massey : Non, ce que je constate, c’est que républicains et démocrates sont d’accord sur cette politique. La guerre est une grande affaire pour les deux partis, qui dépendent du complexe militaro-industriel. Il nous faudrait un troisième parti.

    Rosa Miriam Elizalde : Lequel ?

    Jimmy Massey : Celui du socialisme.

    Rosa Miriam Elizalde : Vous avez participé à un débat qui s’intitulait : « États-Unis : la révolution est possible ». Y croyez-vous vraiment ?

    Jimmy Massey : Elle a commencé. Dans le Sud, où je suis né.

    Rosa Miriam Elizalde : Mais le Sud est, traditionnellement, la région la plus conservatrice du pays.

    Jimmy Massey : Après l’ouragan Katrina, les choses ont changé. La Nouvelle-Orléans ressemble à Bagdad. Les gens du Sud s’indignent et se demandent tous les jours comment il est possible qu’on investisse des fortunes dans une guerre inutile à Bagdad et qu’on ait pas un sou pour la Nouvelle Orléans. Rappelez-vous que c’est dans le Sud qu’a commencé la plus grande rébellion du pays.

    Rosa Miriam Elizalde : Iriez-vous à Cuba ?

    Jimmy Massey : J’ai beaucoup d’admiration pour Fidel Castro et pour le peuple de Cuba. Si je suis invité, bien sûr que j’irai. Je me fiche de ce que dit mon gouvernement. Personne ne décide où je peux ou ne peux pas aller.

    Rosa Miriam Elizalde : Savez-vous que le symbole du mépris impérial envers notre nation est une photographie de Marines en train d’uriner sur la statue de José Marti, le Héros de notre indépendance ?

    Jimmy Massey : Bien sûr. Lorsque j’étais au Corps des Marines on nous parlait de Cuba comme s’il s’agissait d’une colonie des États-Unis et on nous enseignait un peu d’histoire. Un Marine est censé apprendre des choses sur le pays qu’il va envahir, comme dit la chanson…

    Rosa Miriam Elizalde : La chanson des Marines ?

    Jimmy Massey : (Il chante) « From the halls of Montezuma, to the shores of Tripoli… » (Depuis les salons de Montezuma jusqu’aux plages de Tripoli…)

    Rosa Miriam Elizalde : Autrement dit, le monde entier…

    Jimmy Massey : Le rêve est effectivement de dominer le monde… même si pour le réaliser nous devons tous devenir des assassins.

    ******************************

    http://www.voltairenet.org/article153248.html

  6. fredlev said

    Je suis vraiment content que l’auteur de ce blog ne soit pas un Québécois, j’aurais eu honte que mon peuple soit constitué de personnes avec une mentalité aussi merdique,voyant des complots Américains partout. Malgré que ça existe presque au Québec aussi des merdes de ce genre. Une chance qu’ils sont bien cachés dans le sous-sol de leur parents et qu’on en entend aucunement parlé dans les médias. Ils ne font qu’écrire des petits blogs sans importance sur internet et faire des manifestations anti-mondialisation où ils se retrouvent par dizaine pour jouer à la victime.

  7. internationaliste said

    C’est encore plus honteux d’entendre des droitistes tarés qui crachent sur tous ceux qui pensent différement de leur pensée néoconservatrice et qui voient des complots socialistes partout.

  8. Voici très chèrEs camarades, quelqu’un qui vient de découvrir les anti-capitalistes et ceux qui s’opposent à l’impérialisme américain et international.

    Tes «complots américains», ils existent, et même la CIA l’a avouée. Fais une recherche dans la section recherche du site, c’est là pour ça. Tu pourra même y trouver les «bijoux de famille» du gouvernement américain.

  9. sylvainguillemette said

    Pour ne commencer qu’à voir les anti-impérialistes, anti-terroristes et les anti-capitalistes, il faut justement, être crissement enfermé dans sa bulle de fiction, dans le sous-sol de ses parents « Fredlèvedespoidspoursedonnerraisonenseregardantdanslemiroir ».

    Juste à te lire une seule fois, on sait que tu es du genre à montrer les poings dès que tu es contrarié.Fasciste? Il faut être déconnecté rare et adorer la violence d’aplomb (regarder trop de films hollywoodiens de guerre) pour voir en George W Bush, en super-héros qui fait rien de mal.

    On hallucine pas des complots, il fait des chasses aux possesseurs d’armes de destruction massive tout en possédant. Il accuse certaines figures de faire des crimes de guerre, tout en faisant. Il accuse des « régimes » de dictature, alors qu’il en met en place ailleurs dans le monde. Il condamne la torture, mais pourtant…

    George W Bush est un terroriste et un criminel de guerre et il serait dans son propre système, passible de la peine de mort pour le nombre de morts qu’il a causé.

    De plus, c’est un cochon un pollueur qui appelle au complot socialiste quant aux changements climatiques, dont il a d’abord nié l’existence. Les États-Unis, avec les autres pays industrialisés, comme le Canada, sont très responsables de l’état actuel de la planète Terre. De toute façon, à te lire, j’oserais croire que tu nies les changements climatiques, mais comme tes amis et le Doc Mailloux, tu n’as pas de preuve ou elles sont restées dans ta voiture.

    « Fredquivientnousdérangerpendantdesdiscussionsd’adultesdevraitallerretournerjoueràHalo,commeçcasaintpierrepourraitsefairedesamisenligne »,
    oses dire que Bush a jamais rien fait de mal, s’il te plaît, fais-le pour nous. On va être fixé sur ton cas.

  10. durandal1492 said

    On le connais ce blog c’est de la merde.

  11. internationaliste said

    Pas autant que le tien Durandal le cancre.

  12. sylvainguillemette said

    C’est un type qui louange les frappes contre les civils en Afgahnistan qui dit que c’est de la merde. Durandal a déjà dit sur ce blogue-ci, que lors de frappes qui avaient tué des femmes et des enfants en Afghanistan, que ça faisait des terroristes en devenir, de moins. Il a applaudit le meurtre de ces civils, par les impérialistes états-uniens, très loin de leur territoire originel.

    Durandal est un dangereux fana-tata-tique qui louange les massacres de civils, entre autre ceux du Liban de 2006, ou l’armée fasciste israélienne (qui d’ailleurs a fait pas mal de morts ces derniers jours) a tué plus de 1100 civils libanais, tout en utilisant des armes de destruction massive, dont du NAPALM, du phosphore blanc et des bombes à fragmentation.

    Aucune pénitence ne s’en est suivie et Durandal a pu appuyer du terrorisme très ouvertement et ce, publiquement ici même!

    Durandal est probablement un terroriste anti-infidèle en devenir. Sa place est derrière un pupitre, qu’on puisse recommencer son éducation du début, il en a grandement besoin!

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