Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Pourquoi les prochaines élections américaines ne changeront rien…

Posted by Libertad ! sur 28 janvier, 2008

news0273.jpg

Les américains débutent en ce moment leur campagne électorale, mais selon leur système qui est assez différent du nôtre. Les électeurs doivent choisir avant toute chose qui sera candidat pour chacun des deux principaux partis : parti républicain et parti démocrate.

Historiquement, il est reconnu que le parti républicain s’occupe davantage de la politique des riches et les démocrates sont plus vus comme étant ceux qui sont proche des syndicats et favorable à une meilleure redistribution de richesses. Cependant, cette même histoire nous aura prouvée que ce n’est pas nécessairement le cas, que ces croyances populaires sont souvent erronés.

Du côté des démocrates, il y a bien sûr Barack Obama et Hilary Clinton, la femme de l’ancien président Bill Clinton. Ces deux personnes sont vus par de nombreux américains comme étant ceux qui vont amener le changement, qui vont sortir l’Amérique de leur situation économique et de la guerre en Irak qui commence à fatiguer pas mal tout le monde.

De l’autre côté, celui des républicains, John McCain, Mike Huckabee et Mitt Romney sont vus comme ceux qui ont les meilleures chances de l’emporter. Bien que le parti républicain soit stigmatisé à cause de la politique du président Georges W. Bush, ils ont quand même remportés plusieurs succès depuis le début de la campagne. Les autres candidats sont Ron Paul (libertarien anti-guerre très populaire sur les forums et blogs) et l’ancien maire de New York, Rudolph Giuliani, qui fait en ce moment une campagne désespérée du côté de la Floride.

Évidemment, la question de la  guerre en Irak fait partie intégrante des primaires. Les démocrates semblent favorables au retrait de troupes tandis que les républicains veulent qu’ils restent, bien qu’il existe des candidats qui s’opposent à la guerre (Ron Paul entre autre). Ça, ce n’est qu’en apparence.

Hilary Clinton est très conservatrice et fut longtemps favorable directement aux guerres en Irak et en Afghanistan. Elle souhaite un retrait progressif des soldats mais est réticente à un retrait total. Obama quant à lui semble le plus pragmatique de tous, sans que cela représente un réel espoir de changement. Bien que souhaitant un retrait des soldats américains en Irak, il s’est dit favorable à des «frappes préventives» sur le Pakistan (l’une des marques de commerce des néo-conservateurs…).

Les Républicains quant à eux ne nous étonnent aucunement. John McCain, qui est un ancien soldat fait prisonnier pendant plusieurs années au Vietnam, veut une augmentation du nombre de soldats dans le pays et à toujours soutenu la politique du gouvernement Bush. Il semble néanmoins opposé à la torture sur les prisonniers (ce dont il fût victime au Vietnam). Rudolph Giuliani prône aussi la ligne dure sur l’Irak, tout comme Mike Huckabee, candidat créationniste qui compare l’homosexualité à la bestialité.

Giuliani qui était auparavent considéré comme étant l’un des candidats favoris à l’investiture est désormais en danger d’être éliminé de la campagne si il ne gagne dans l’État de la Floride (il y fait campagne depuis des semaines). Il est connu comme étant le candidat qui ne fait que ne parler de terrorisme et de rien d’autre. C’est important de parler de la lutte au terrorisme, mais il n’y a pas que ça comme sujet dans la vie…

Le plus conservateur des candidats républicains, Mike Huckabee, est assez populaire chez les fondamentalistes chrétiens dans le sud du pays. Il ne croit pas à la théorie de l’évolution, il souhaite durcir les politiques sur les recherches scientifiques controversées et est un homophobe de première. Il compara notamment l’homosexualité à un acte de bestialité…

La candidate Hilary Clinton est très conservatrice au niveau des idées également. Elle veut une restiction du droit à l’avortement et est favorable à la peine de mort, alors que les démocrates dans de nombreux États ont abolis cette peine barbare d’une autre époque.

Finalement, qu’est qu’il faut penser de cette campagne qui se déroule chez nos voisins du sud ? Il faut croire qu’encore une fois, il ne semble y avoir presque aucun espoir… de changement. Depuis toujours, la politique américaine est guerrière et cela ne semblera pas finir demain…

Advertisements

9 Réponses to “Pourquoi les prochaines élections américaines ne changeront rien…”

  1. Je crois que vous surestimez l’importance de la question de l’Irak dans l’électorat. L’enjeu, le seul et le principal dans les élections américaines depuis bien des lunes, c’est l’économie. Le candidat (ou la candidate) qui réussit à prouver que son programme met plus d’argent dans les poches des gens, et créé de l’emploi est souvent celui qui l’emporte. Le rêve, les idéaux, les Américains ne jouent pas avec ça dans les élections.

    Pas qu’ils ne soient pas idéalistes eux aussi. Mais quand ils votent, ils votent avec leur portefeuille, ça c’est certain. TOUS les Américains que je connais (et j’en connais de toutes les orientations politiques, je vous jure) commence par regarder les candidats de leur parti et, si aucun ne fait leur affaire, ils iront voter de l’autre bord sans aucun remord.

  2. Je crois que j’ai fait l’erreur de ne pas avoir assez analyser les questions économiques dans mon analyse.

    C’est évident que les gens vont pour la plupart voter avant tout pour leur porte-feuille, mais c’est tellement réducteur en même temps.

    Enfin, je crois que nous avons trouvés un début de terrain d’entente. C’est très bien, continuons comme ça.

  3. Par contre, il reste que la question irakienne n’est toujours pas résolue et qu’une majorité d’américains souhaitent qu’il y ait une fin à cette guerre, destinée à être sans fin selon les dires du président Bush.

  4. Vous avez raison, la question irkienne est quand même un facteur (en fait, il en est un surtout à cause du puits d’argent sans fond qu’il représente), mais je ne faisais que mentionner le fait que pour l’Américain moyen, ce n’est pas le domaine politique qui influencera son choix en premier lieu. Les « vrais » problèmes vécus aux États-Unis font rarement la manchette ici, parce qu’ils ne sont pas très « vendeurs » comme nouvelles: dégradation des caisses de retraite privés (principalement dans les « vieilles compagnies comme les manufacturiers automobiles, les transports, etc..), prises de contrôle d’entreprises phares par des intérêts étrangers, les prix des habitations qui ne se stabilisent jamais, etc… Tous ces aspects sont plus importants au niveau individuel et finissent par guider leur choix.

    Un peu comme si on comparait les priorités des gens des régions avec celles des gens de Montréal ou Québec, elles sont à des années lumières. Le citoyen de Ste-Anne-des-Monts veut entendre parler d’emplois et de relance, celui de Montréal veut entendre parler d’environnementalisme. Deux mondes, deux réalités.

  5. Cette fois-ci, j’ai envie d’être naïf et d’espérer…

    Et en passant, ça faisait longtemps que je n’étais pas tombé sur des propos aussi posés, ça fait du bien à lire!

  6. Quand je parle de « propos posés », je parle bien sûr des commentaires…

  7. sylvainguillemette said

    Effectivement, le débat est calme ce matin, tant mieux.

    Une autre chose qui commence à faire jaser pas mal aux États-Unis, c’est le système de santé. Hillary Clinton a promis de mettre sur pied un système de santé public, si elle était élue, et c’est une demande grandissante, dans un pays où plus de 55 millions de prolétaires n’ont aucun accès aux assurances privées ou collectives.

    Il y a aussi la question de l’attitude impérialiste et la réouverture de l’enquête du 11 septembre, celle-ci promise par les démocrates s’ils sont élus. Cette question aussi a fait son chemin et de plus en plus d’états-uniens demandant à savoir enfin la vérité, ce qu’ils nient savoir en ce moment.

    Mais très certaienement, c’est la question économique, bien qu’elle soit en fait un leurre, qui prévaut. Alors c’est possible que les gens votent d’un côté comme de l’autre. Jéviterais à l’avenir, à me fier aux sondages, on a vu le résultat avec Obama l’autre jour.

  8. L’électoralisme est la plus grande perte de temps dite « démocratique » du monde.

  9. sylvainguillemette said

    Jusqu’ici oui, c’est pourquoi les conseils populaires seraient favorables, et des porte-parole sans pouvoir éxécutif sur qui que ce soit.

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :