Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Archive for mars 2008

Les deux côtés de la médaille

Posted by Libertad ! sur 23 mars, 2008

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Ce billet est simplement pour clarifier celui écrit précédemment sur le Tibet. En ayant pris du recul, je me suis rendu compte que le billet était très incomplet et pouvait laisser croire un appui au régime chinois.  J’ai essentiellement fait ressortir les casseurs tibétains qui s’en sont pris à des chinois et à leurs commerces, sans pour autant montrer l’autre côté de la médaille. Merci de votre compréhension.

Antho

La Chine à comme on le sait, envahi le Tibet dès 1950, essentiellement pour des raisons stratégiques. Certains affirment que le Tibet fut toujours une part de la Chine. Jusqu’à un certain niveau, c’était vrai. Mais par contre, depuis près de 60 ans, les tibétains sont contraints de laisser de côté une bonne partie de leur héritage culturel, ce qui est très malheureux. Le gouvernement chinois ne fait pas dans la dantelle : ils interdisent les écoles de langue tibétaine (l’enseignement général se faisant en mandarin, en se basant sur le programme d’éducation nationale de la RPC), ce qui signifie une grande défavorisation de la culture tibétaine, au profit de la culture de l’occupant.

Il ne faut pas l’oublier, la Chine est une dictature. Les tibétains sont particulièrement exposés aux moindres caprices du régime. Le gouvernement chinois applique une politique de colonisation, non officielle, pour noyer ce qui reste de la culture tibétaine, mais aussi pour stimuler une croissance économique favorable aux colons, toujours au détriment des tibétains.

Devant un tel constat, est-ce qu’un retour au régime du Dalai-Lama serait souhaitable ? Sûrement pas !

Le Dalai Lama actuel, Tenzin Gyatso, est vu par une majorité de gens dans le monde comme étant un symbole de la non-violence, de la paix et de la compréhension entre les peuples. Mais est-ce vraiment la réalité ?

Tout d’abord, son régime au Tibet n’était pas démocratique, il était théocratique. Les tibétains de l’époque devaient donner de leurs récoltes aux moines, et étaient exploités. Il y avait des castes, allant des seigneurs jusqu’aux esclaves, qui pouvaient être vendus comme n’importe quelle marchandise.

Le culte religieux était fanatique. Une personne qui parlait en mal du régime avait les lèvres coupés. L’autre qui regardait de travers des moines pouvait avoir les yeux crevés. Les gens devaient donner des offrandes dont ils ne pouvaient se permettre aux dieux, profitant ainsi aux quelques familles qui dirigeaient le Tibet. Pays de paix et de lumière, vous dites ?

Le sort des femmes n’était guère plus reluisant de celui des femmes afghanes sous les fondamentalistes. Le mot femme en tibétain,  »kiemen », signifie naissance inférieure. Au delà des droits économiques et sociaux dont elles étaient privés, les femmes n’avaient pas le droit de regarder un homme au-dessus des genoux.

Même si ils se sont débarassés de la vieille classe dirigeante religieuse et féodale, les tibétains sont maintenant opprimés par une puissance étrangère hostile à leurs intérêts nationaux. Par contre, ce n’est pas une raison pour autant d’appuyer l’hypocrite Dalai Lama, qui n’était en réalité qu’un dictateur religieux.

Quelle position prendre alors ? Il faut soutenir les tibétains dans leur lutte pour l’autodétermination, mais ne pas appuyer le Dalai Lama, qui est possiblement le pire hypocrite religieux du XXe siècle.

À bas la clique du Dalai Lama ! À bas l’impérialisme américain dans sa quête d’instabilité ! À bas la dictature de la RPC sur le Tibet ! À bas le fondamentalisme religieux !

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L’invasion du Kurdistan irakien n’est que le prolongement d’une politique de génocide

Posted by sylvainguillemette sur 22 mars, 2008

Le 21 février de cette année,  l’armée Turque a militairement agressé les Kurdes sous protectorat irakien.  Cette situation choque l’opinion mondiale et avec raison.  Le Parti communiste français a déjà dénoncé cette agression lâche et immonde de la part de l’état bourgeois turque.  Le parti communiste du Québec en fait de même.  Pourtant cette agression en territoire étranger n’est que le prolongement de la politique de génocide de l’état turque à l’endroit de la nation kurde.

Dénoncer l’attaque barbare de la Turquie est nécessaire,  c’est l’ABC de l’internationalisme.  Mais il semble que plusieurs personnes dénonçant cette attaque se préoccupent beaucoup plus de la violation du territoire irakien que du sort des kurdes eux même. Ce à quoi la Turquie s’attaque est la PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan).  C’est le parti qui actuellement, mène avec le plus de courage et de détermination la lutte de libération nationale kurde.  Ce parti qui a appelé aux armes les kurdes de Turquie en 1984, est la pire épine dans le pied d’Ankara.  Les kurdes vouent à ce parti un grand respect, car c’est le PKK qui a donné une portée internationale à la lutte de libération nationale kurde. Menant une guerre de guérilla courageuse,  le PKK est fiché comme organisation terroriste par les États-Unis,  l’Union Européenne et le Canada. Le PKK n’est pourtant pas une organisation terroriste. C’est une armée de lutte de libération nationale, qui combat pour un Kurdistan indépendant et socialiste. Ce parti est l’arme la plus redoutable de la nation kurde contre le génocide qu’elle subit depuis des décennies.

Une politique de génocide

Les kurdes forment la nation sans état indépendant, ayant la plus forte population monde.  Les Kurdes seraient approximativement entre 25 et 30 millions. Il est difficile d’avoir des statistiques plus précises sur leur nombre, car le Kurdistan est actuellement découpé géographiquement entre la Turquie, la Syrie, l’Irak, l’Iran et l’Arménie. La politique de génocide que pratiquent ces états, fait en sorte qu’ils ne forcent pas la note sur les recensements de la population kurde. La majorité de ce territoire appartient à l’état turque, dont l’existence est entre autre basée sur la négation de la nation kurde.  Excepté en Irak, où après l’invasion états-unienne, les kurdes ont obtenu une autonomie très relative. Les kurdes sont partout discriminés et considérés comme des citoyens de seconde classe. Ils ne réussissent que très rarement à obtenir des emplois intéressants. Leurs médias sont aussi interdits, les divers états qui occupent leur territoire refusent également d’ouvrir des écoles de langue kurde. Nous sommes encore face à une politique d’oppression nationale qui ne diffère en rien de celle que pratique la Fédération de Russie contre les tchétchènes.

Les kurdes d’Irak avaient enfin gagné une paix relative après la chute de Saddam.  Ils n’avaient pourtant pas eu la vie facile.  Après la première guerre du Golfe,  Saddam Hussein s’était vengé contre les kurdes en appliquant une politique de massacre, avec le feu vert de Washington. Les kurdes sont les mieux placés pour ne pas regretter le tyran de Bagdad. Avant l’implantation d’une force multinationale de maintient de la paix dans le Kurdistan irakien en 1992,  Saddam a fait régner la terreur quotidiennement auprès des populations kurdes, durant son terrible règne.  Les miliciens de Saddam avaient le feu vert du régime pour kidnapper au hasard des jeunes filles kurdes qu’ils abattaient, après les avoir violé collectivement durant plusieurs jours.  Toute personne identifiée comme nationaliste kurde était abattue sommairement. Suite aux massacres de 1991,  des camps de réfugiés furent construits pour les populations kurdes. Ceux qui étaient contrôlés par l’armée turque, furent pillés par cette dernière. L’intervention de l’armée états-unienne, fût malheureusement nécessaire pour arrêter cette politique de banditisme, appliqué par l’armé turque qui était sensée secourir les kurdes.

L’Acharnement Turc et la détermination du PKK

La Turquie menaçait depuis plus d’un an d’entrer au Kurdistan irakien pour en déloger le PKK. Ce dernier n’a jamais cessé de mener la lutte armée au Kurdistan turc. Les guérilleros se réfugiaient au Kurdistan irakien après ses attaques contre les soldats turcs. Cette guérilla insaisissable, jurait qu’elle n’arrêterait jamais la lutte tant et aussi longtemps que le Kurdistan n’aurait pas son propre état indépendant. L’état bourgeois turc, refusant d’accepter la perte d’un territoire aussi immense, ne pu se faire à l’idée de respecter le droit des nations à disposer d’elle même. L’armée turque décida donc d’en finir avec le PKK.

Ce n’est pourtant pas aussi facile que cela peut en avoir l’air. Les rebelles ne sont que 4000, mais connaissent parfaitement leur territoire. Se rendre dans le nord de l’Irak est une tâche difficile, le ravitaillement des troupes est pire encore. Les hélicoptères ne sont pas une solution vraisemblable. La géographie du Kurdistan ressemble à celle de l’Afghanistan, où les Moudjhaïdhins surnommaient les hélicoptères russes, ‘tombeaux volants’, dû au nombre impressionnant d’appareils qu’ils abattaient, grâce aux « stingers » états-uniens fournis par la maison blanche. Le PKK, telle une armée fantôme, disparait dans la nature que pour réapparaître aussitôt que les Turcs baissent la garde. La population Kurde est en aucun cas disposée à collaborer avec l’assaillant. Même au contraire,  l’attaque turque ne fait que pousser encore plus de kurdes à la lutte armée. Le PKK a appelé l’ensemble des kurdes de Turquie et d’Irak à la lutte armée, en spécifiant de ne pas s’en prendre aux populations civiles. Nous sommes en droit de douter que l’armée turque se soit donné des directives semblables à propos des civils kurdes, à l’instar des armées impérialistes états-uniennes. Le succès de ce type de campagne militaire, ne peut être garanti qu’en terrorisant la population et il est peu probable que l’armée turque se prive d’utiliser cette stratégie.

À l’heure actuelle, les deux camps se contredisent sur le nombre de morts et de blessés.  L’armée turque prétend avoir tué 230 guérilleros et n’avoir perdu que 27 hommes. Du côté du PKK, on déclare avoir éliminé 108 soldats turques et que seulement 5 de leurs camarades auraient perdu la vie. Il y a peu de chance que l’un, ou l’autre bilan soit représentatif de la réalité. Le PKK se doit en tant que guérilla de sembler indestructible. De son côté, l’armée turque ne veut pas perdre la face comme l’a fait Israël au Liban en 2006. Les journaux de Turquie, eux, rapportent que lors des heurts survenus mardi, un commandant du PKK, Kadir Celik, alias ‘Ape Hüseyin ‘ a été tué. Celui-ci était considéré comme l’homme ayant donné l’ordre aux rebelles d’attaquer en octobre dernier, un poste de gendarmerie turque près de la frontière irakienne, tuant 12 soldats turques. C’est cet évènement, qui sert actuellement de prétexte pour la campagne militaire que mène actuellement l’armée turque. Le PKK a démenti ces informations sur l’agence kurde Firat News. Il ne serait pas surprenant que cette histoire soit de même nature que les décès multiples de Fidel Castro et Che Guevarra durant la lutte contre le dictateur Cubain Fulgencio Batista.

La seule solution:  un état indépendant kurde

Peu importe ce qu’en pensera l’armée turque,  la question kurde ne peut que se régler que par la création d’un état indépendant kurde. Malheureusement, beaucoup d’organisations de gauche dans le monde s’y opposent. C’est toujours le même problème en ce qui attrait de la question nationale. Pour certaines de ces organisations, on dirait que seuls les palestiniens ont le droit à un état indépendant. La nécessité d’un état indépendant palestinien, n’est pas à remettre en question, mais les palestiniens ne forment pas plus un peuple élu de dieu que les israéliens. Les luttes de libération nationales kurdes,  tchétchènes,  kosovars,  québécoises et toutes les autres, sont toutes aussi valables que la lutte de libération nationale palestinienne et méritent tout autant notre appui.

Le génocide kurde ne pourra s’arrêter que si les kurdes finissent par enfin avoir un état indépendant, couvrant les Kurdistan turc,  irakien,  syrien,  iranien et arménien, tout comme le revendique le PKK. Le droit des nations à disposer d’elles même, s’applique à tout le monde et les Kurdes ont depuis longtemps prouvé à la terre entière qu’ils souhaitaient avoir cet état indépendant. Il est donc de notre devoir de les soutenir dans cette lutte héroïque.

Rital-Soviet

Vidéos: http://www.youtube.com/watch?feature=related&v=1Sqm30lRoBQ

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Mais qu’est qu’il se passe réellement au Tibet ?

Posted by Libertad ! sur 21 mars, 2008

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De violentes émeutes secouent Lhassa. De nombreux manifestants seraient morts suite à une violente répression du mouvement démocratique par les autorités chinoises. Du moins, ça c’est la version des grandes agences de presse internationales. On nous présente comme à l’habitude l’image du «pays martyr» et de son «chef spirituel», le Dalai Lama. Difficile en effet d’avoir l’heure juste sur ce qui se passe là-bas réellement. Les médias occidentaux montrent l’image de manifestations dans lesquels des moines se font battres à coup de bâton par des policiers chinois. Est-ce la réalité ou plutôt une sélection d’image pour mieux nous vendre le «Tibet libre» ?

Selon certains touristes qui ont dû fuir le Tibet, les manifestations en questions n’avaient aucunement un but pacifique. James Miles, journaliste pour «the economist», affirme qu’il s’agissait en fait de violentes émeutes. Selon lui, tout aurait commencé lorsque de jeunes tibétains, armés de gourdins, de sabres et de cocktails molotov auraient commencés à s’en prendre aux commerces des Hui (une minorité musulmane tibétaine).

Des commerces Hans auraient également été détruis et de nombreux chinois ont été blessés dans ces émeutes. C’est ce que raconte Juan Carlos Alonso, un touriste espagnol de 46 ans. « Les jeunes voulaient détruire tout ce qui était chinois et qui se trouvait sur leur chemin. Ils avaient des couteaux, des pierres, des machettes, des couteaux de boucher. De nombreux Chinois couraient pour sauver leur vie. J’ai vu au moins 35 Chinois blessés. Je les ai vu arracher une jeune fille à sa maison et la frapper avec des pierres. Elle criait ‘Au secours! »…»

Le bilan officiel serait de 15 morts pour les autorités chinoises (13 civils et 2 policiers) et pour le «gouvernement tibétain en exil», au moins 100, voire des centaines selon certains. Il est fort peu problable que ces données soient exactes et que l’on puisse avoir une idée réelle du nombre de morts un jour.

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Le « peuple juif » : une invention

Posted by sylvainguillemette sur 20 mars, 2008


 

Par Tom Segev

 

La Déclaration d’indépendance d’Israël dit que le peuple juif est né sur la terre d’Israël et a été exilé de son pays natal. Chaque écolier israélien apprend que cela s’est passé pendant la période de domination romaine, en 70 après J-C.. La nation est restée fidèle à sa terre, à laquelle elle a commencé à revenir après deux millénaires d’exil. Faux, dit l’historien Shlomo Sand, dans l’un des livres les plus fascinants et stimulants publiés ici depuis longtemps. Il n’y a jamais eu de peuple juif, seulement une religion juive, et l’exil non plus n’a jamais eu lieu – il n’y a donc pas eu de retour. 

 

Source : Haaretz

 

Article original publié le 1er Mars 2008

 

Sand rejette la plupart des histoires de la formation de l’identité nationale dans la Bible, y compris l’exode d’Égypte et, de façon plus satisfaisante, les horreurs de la conquête sous Josué. Tout cela est de la fiction et un mythe qui a servi d’excuse à la création de l’État d’Israël, affirme-t-il.

 

Selon Sand, les Romains n’ont généralement pas exilé des nations entières, et la plupart des Juifs ont été autorisés à rester dans le pays. Le nombre de ces exilés a été tout au plus de quelques dizaines de milliers. Lorsque le pays a été conquis par les Arabes, beaucoup de Juifs se sont convertis à l’Islam et ont été assimilés parmi les conquérants. Il s’ensuit que les ancêtres des Arabes palestiniens étaient des Juifs. Sand n’a pas inventé cette thèse, 30 ans avant la Déclaration d’indépendance, celle-ci a été endossée par David Ben Gourion, Yitzhak Ben-Zvi et d’autres.

 

Si la majorité des Juifs ne se sont pas exilés, comment se fait-il qu’un si grand nombre d’entre eux a atteint presque tous les pays sur la terre? Sand affirme qu’ils ont émigré de leur propre gré, ou, s’ils étaient parmi ceux exilés à Babylone, ils y sont restés par choix. Contrairement à une croyance conventionnelle, la religion juive a tenté d’inciter les membres d’autres confessions à devenir Juifs, ce qui explique comment on en est venu à compter des millions de juifs de par le monde. Comme le Livre d’Esther, par exemple, le note : «Et la plupart des gens du pays sont devenus Juifs, par crainte que les Juifs ne les attaquent. »
Sand cite de nombreuses études existantes, dont certaines ont été écrites en Israël, mais évacués du discours central. Il décrit également en détail le royaume juif de Himyar, dans le sud de la péninsule arabique et les juifs berbères en Afrique du Nord. La communauté des Juifs d’Espagne était issue d’Arabes devenus juifs et arrivés avec les forces qui capturèrent l’Espagne des Chrétiens, et d’individus nés en Europe qui étaient aussi devenus juifs.

Les premiers Juifs d’Ashkenaz (l’Allemagne) ne provenaient pas de la terre d’Israël et ne sont pas parvenus en Europe de l’Est d’Allemagne, mais étaient devenus des juifs dans le royaume khazar dans le Caucase. Sand explique les origines de la culture yiddish: ce n’était pas une importation juive d’Allemagne, mais le résultat de la connexion entre la lignée des Khazars et des Allemands ayant voyagé vers l’Est, dont certains en tant que marchands.

 

Nous constatons donc que les membres d’une variété de peuples et de races, blonds et noirs, bruns et jaunes, sont devenus des juifs en grand nombre. Selon Sand, le besoin des sionistes de s’inventer une ethnicité partagée et une continuité historique a produit une longue série d’inventions et de fictions, ainsi que le recours à des thèses racistes. Certaines ont été concoctés dans l’esprit de ceux qui ont conçu le mouvement sioniste, tandis que d’autres ont été présentées comme les conclusions d’ études génétiques menées en Israël.

 

Le professeur Sand enseigne l’histoire à l’université de Tel Aviv. Son livre, «Quand et comment le peuple juif a-t-il inventé? » (publié par Resling en hébreu), est destiné à promouvoir l’idée selon laquelle Israël doit être un «État de tous ses citoyens » – Juifs, Arabes et autres – en opposition à son identité déclarée comme un État « juif et démocratique » état. Des histoires personnelles, une longue discussion théorique et une profusion de sarcastiques phrases assassines n’aident pas le livre, mais ses chapitres historique sont bien écrits et citent de nombreux faits et idées que de nombreux Israéliens seront étonnés de lire pour la première fois.

 

Traduit par Fausto Giudice, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d’en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

 

URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=4781&lg=fr

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Reporters Sans Frontières, la face cachée

Posted by sylvainguillemette sur 20 mars, 2008

L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a décidé
de retirer à l’ONG française propagandiste mensongère, (RSF) Reporters sans frontières, la codirection du « Jour pour la liberté » sur la toile.

L’agence Prensa latina fût avertie par des sources diplomatiques de l’UNESCO, que l’organisme de l’O.N.U. avait pris cette décision, à cause entre autre, du manque d’éthique flagrant et répétitif du paravent de la C.I.A.., dans sa campagne propagandiste contre les pays en voie de développement, mais surtout, à tendance socialiste!

Selon plusieurs organes médiatiques, l’évidente connivence entre RSF et la C.I.A., les agissements de RSF démontrant de façon flagrante ces faits, ne correspondent en rien aux buts visés par l’UNESCO. Ce dernier trouve que RSF agit de façon sensationnaliste, en voulant d’abord jouer un rôle de tribunal d’inquisition face aux pays en voie de développement, mais toujours surtout, les pays à tendance socialiste!!

Pour ces raisons et l’ensemble des agissements de l’ONG française anti-démocratique et à tendance complotiste, l’UNESCO a décidé de mettre fin, définitivement, à ses relations avec celle-ci.

Rappelons que RSF fût accusé (prouvé) d’entretenir des liens étroits avec la C.I.A., laquelle joua aussi un grand rôle dans le coup d’état contre Hugo Chavez en 2002. RSF soutenait à cet instant, RCTV, une chaîne utilisant le terrorisme médiatique, qui appelait à l’assassinat d’un président démocratiquement élu! Ironique non?

Cette ONG s’attaque aujourd’hui à « cybercensure », mais curieusement, comme le soulignent certains diplomates désirant préserver leur anonymat, aucun pays occidental n’apparaît sur la liste noire de RSF, un peu comme l’Axe du Mal de George Bush. RSF préfère plutôt concentrer ses efforts contre les pays en voie de développement, du tiers monde, mais encore surtout, à tendance socialistes!!!

Jean-Guy Allard, un journaliste québécois, a révélé à maintes reprises, les évidences. RSF recevait des subventions de la NED (National Endowment for Democracy), une agence paravent de la C.I.A.. Monsieur Allard a même prouvé qu’il existait des liens entre RSF et des agents « overt », avoués, de la CIA. L’Union européenne a également versé plus d’un million d’Euros en 2005, à RSF.

RSF prétend toujours bénéficier de l’appui de l’UNESCO, or, cela n’est que mensonge. L’organisation de la campagne lancée par RSF (Cybercensure), se retrouve dans les faits financée par Saatchi & Saatchi, à New-York. Il s’agit d’une filiale de la multinationale Publicis, la 4e en importance dans le monde. Parmi ses clients se retrouvent; Citibank, General Motors, Philip Morris, Mc Donald’s, Heinz, Coca-Cola, Visa, Toyota, Johnson & Johnson, General Mills, mais le pire reste à venir! L’armé états-unienne!

Et par-dessus tout, RSF prétend, sous la forme d’ONG, défendre la liberté d’opinion! Mais quoi encore?!?

Source: Prensa latina et Jean-Guy Allard. Traduit de l’espagnol par Jacques Lanctôt.

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Surveillez votre publi-sac, les cathos l’ont envahi !

Posted by Libertad ! sur 19 mars, 2008

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«Tiens, on va pouvoir boire de la crème de menthe, pour chier vers demain…» – Jean-Luc Soucy, retraité de l’enseignement et ami de la famille

Vous vous souvenez de ce billet dans lequel nous parlions du journal ultra-catholique «vers demain» ? Journal qui qualifie de marxiste et de franc-maçon tout ceux qui veulent une séparation de l’État et de l’église ?

Si vous vivez à Montréal, il y a beaucoup de chances que vous ayez reçu une copie de ce journal dans votre publi-sac. Il y en avait également quelques copies froissées à l’UQAM. Les gens de Sherbrooke ont reçus une deuxième copie pour leur part. N’étant pas très originaux, les bérêts blancs n’ont fait que reprendre une vieille édition de leur journal pour le redistribuer à nouveau (est-ce que la parole de «Dieu» passe la deuxième fois?). Si vous voulez vraiment une bonne action, renvoyez leur votre copie, car grâce à votre sacrifice, une âme pourra possiblement être «sauvée», les bérêts blancs seront ravis de les remettres à nouveau dans vos publi-sacs !

Parce que nous ne pouvons passer une occasion de faire sortir les meilleures citations du journal, voici des extraits qui, sont, espérons-le, assez amusants.

Quelques extraits :

«C’est à cette place-là, la place fait à la religion, qu’en veulent les agnostiques et les franc-maçons de chez nous, avec leur Mouvement laique de Langue Française, affilié à la Ligue d’Enseignement de France, elle-même fille de la Loge maçonnique, radicalement sectaire, du Grand-Orient.»

«On voulait sortir les évêques de l’instruction publique pour les remplacer par un ministre de l’éducation qui deviendrait le ministre du culte pour y imposer un jour une religion maçonnique. Le peuple et son clergé ont resisté à ce plan maçonnique pendant une soixantaine d’années.»

«La religion de satan est déjà enseignée dans les écoles du ministère de l’éducation, avant même la mise en vigueur de la loi 95 qui aura lieu en septembre 2008 (note de RW : il s’agit du nouveau cours d’éthique et culture religieuse). En voici des preuves : dans les écoles, les livres de Harry Potter – une initiation à la sorcellerie, aux sciences occultes, au satanisme – circulent abondamment entre les mains des enfants; des notions d’occultisme sont même présentées à l’intérieur du «cours de français». Et par surcroît, le tout est couronné par des cours d’initiation sexuelle qui plongent les enfants dans les égouts de l’impureté. «Populariser le vice dans la multitude» pour tuer le catholicisme dans l’âme est un plan franc-maçonnique. »

«Le système scolaire du Québec, contrôlé par l’État et officiellement athée, est la victoire de la Franc-Maçonnerie, l’Église de Satan sur terre.»

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5 ans d’enfer!

Posted by sylvainguillemette sur 19 mars, 2008

 

Déjà 5 ans que les États-Unis et leurs alliés sont illégalement en guerre en Irak, bien des crimes s’y sont commis depuis. Il me semble qu’encore hier, nous marchions dans les rues de Montréal, pour dénoncer cette intrusion illégale et impérialiste. Nous étions pour notre faible population, tout de même 300 000 à manifester alors qu’ailleurs, c’est par millions qu’ils le faisaient. Malgré l’évidente colère collective internationale que nous éprouvions, malgré que l’O.N.U. ait déclaré illégitime cette intervention impérialiste dite « préventive », George W. Bush a fait à sa tête, à sa tête, que dis-je?

En fait, Bush le génocidaire n’est qu’un porte-parole d’une très large coalition de pilleurs, de vendeurs d’armes, d’exploiteurs des misères humaines, bref, d’opportunistes. Ce n’est pas le plan Bush qui fût mis de l’avant, mais bien le vieux plan de certains vautours qui ne cherchaient qu’un endroit pour larguer des bombes devenues encombrantes et coûteuses lorsqu’elles étaient entreposées. C’est alors qu’ils ont choisi l’Irak pour sa situation stratégique, ses cibles de choix et n’était-il pas facile de dépeindre Saddam Hussein comme le roi de la terreur? C’est donc ensuite qu’a commencé la campagne de propagande mensongère sur l’Irak de Saddam Hussein.  

Tous y sont passés; liens avec Al-Qeada (démenti par le Pentagone mars 2008), possession d’armes de destruction massive (Elles ne furent jamais trouvées, par contre, le placard états-uniens lui, était bien plein de ces armes et l’est encore.), utilisation des armes chimiques contre les kurdes et les chiites (Par le passé, Washington a donné le feu vert à ses deux répressions lorsque Saddam appela la maison blanche pour l’autorisation.* Washington détient également des armes chimiques, bactériologiques et nucléaires.), « axe du mal » et Saddam avait à ce qu’il parait tenté d’assassiner le père de Bush, selon ses dires que l’on sait aujourd’hui mensongers, bien sûr.  Bush alla même jusqu’à dire que Saddam Hussein était impliqué dans les attentats du 11 septembre 2001, ce qui était aussi, bien entendu, faux, comme pratiquement tout le reste. Aucune mention des relations Bush père et Saddam Hussein( époque où Rumsfeld avait vendu des armes à l’Irak et l’Iran.), ce qui aurait pourtant été pertinent à veille de l’invasion illégale.

20 mars 2003, les premières explosions retentissent à Baghdad, les premières victimes aussi. La campagne semble aller bon train. En quelques jours, les troupes impérialistes états-uniennes prennent le contrôle de la capitale et renversent symboliquement une statue de Saddam Hussein, à la grande joie du peuple irakien, à majorité chiite surtout, qui avait après tout, subit les barbaries de Saddam Hussein durant tout son règne.

Alors que la guerre semble gagnée, le président impérialiste Bush fait son arrivée triomphale à la César sur un porte-avion où l’on peut apercevoir une banderole  « Victoire! » flotter au gré du vent. Mais cela ne fait que commencer, les coupes de champagnes seront mises au rancart. La rébellion commence, les insurgés se multiplient, les morts aussi.

Et c’est alors qu’ Abu Musab Al-Zarkawi fait ses premières apparitions télévisées, non pas pour montrer ses belles dents blanches, mais plutôt ce qu’a l’air, l’intérieur d’un cou tranché. Vive la libération de l’Irak! (sic!) Il en mène large et terrorise les populations avec plusieurs attentats qui réveillent les vengeances de toute part. La colère gronde, les chiites et les suniites entrent alors dans une spirale de violence haineuse, voire infernale. Les assassinats en pleine rue deviennent quotidiens, de même que les kamikazes. Les morts se comptent alors par centaines et rapidement, par milliers. On estimait alors qu’il mourrait en moyenne, 100 civils par jour. Le bain de sang était alors à son plus haut, mais encore…

L’aventure s’est déclarée plus périlleuse que promise par les généraux du Pentagone et le calme relatif, ne s’est jamais présenté au rendez-vous sauf peut-être dernièrement. C’est qu’une trêve de 6 mois, d’ailleurs bien évidemment terminée, fût signée unilatéralement par l’armée du Mahdi, laquelle est sous contrôle de Moqtada Sad’r. Cela fait toute la différence. Imaginez, près de 55 000 hommes en armes, prêts à massacrer quiconque au nom d’un seigneur de guerre religieux qui tout d’un coup, cessent de se battre pour aller pousser des crayons au sein du gouvernement. Et toujours est-il que dans les faits, ils vont participer aux escadrons de la mort créés par le nouveau gouvernement élu démocratiquement (Les chiites sont de façon flagrante, majoritaires en Irak. Il est clair que même si des irrégularités peuvent avoir eu lieu lors des élections, comme par exemple l’attaque à la grenade d’un bureau de scrutin (ce qui est arrivé en passant), les parti des chiites aurait gagné haut-la-main après le règne interminable de Saddam Hussein.

 5 ans à subir les bombes, les armes de destruction massive états-uniennes, les crimes collectifs, les viols collectifs, la torture et le terrorisme états-unien. En 5 ans, c’est plus de 4000 morts qu’a fait ce conflit chez les troupes impérialistes états-uniennes et leurs alliés. Et c’est par centaines de milliers que l’on compte les morts civils du côté irakien.

 Environ 2.5 millions d’irakiens furent aussi déplacés, en raison de l’impossibilité de vivre dans les régions occupées irakiennes. Depuis l’arrivée des États-Unis dans la région, les tribus s’acharnent sur les troupes de la coalition impérialiste et sur le peuple irakien, faisant fuir ces derniers.

Mais au-delà des morts et des misères subites par tout être humain, tout être vivant compris, qu’aura coûté la guerre en argent aux États-Unis? Et où cet argent est-il? Le budget militaire pour la guerre en Irak est estimé à près de 800 milliards et ça continue de grimper. À qui sont destinés ces 800 milliards? Et bien nous venons juste de le dire, aux armements, donc aux compagnies qui fabriquent ces armements. Ces dernières ne sont pas qu’aux États-Unis, on les retrouve même chez nous.  Bombardier, CAE, SNC Lavalin n’en sont que quelques uns. Ce sont donc, entre autre, eux qui se mettent les profits de cette guerre très violente et coûteuse en vies humaines dans les poches.

Est-ce que le monde est plus sûr depuis l’invasion de l’Irak? Vous, si je venais bombarder votre maison avec votre famille à l’intérieur, seriez-vous disposé(e)s à baisser les armes et à vous plier à mes caprices voraces et impérialistes envers vos ressources naturelles? Auriez-vous envie de dire à vos enfants, que je suis un libérateur? Et si ensuite, par ma faute aussi, les tribus locales se mettraient à tout faire péter autour de vous, y compris votre famille, auriez-vous envie de jouer à copain-copain avec moi?

N’ont-ils pas, ces impérialistes à la maison blanche, empirer les choses? N’ont-ils pas apporté plus de misère avec eux, que de bonté? N’ont-ils pas mis à feu et à sang l’Irak, dans les faits?

Je vous laisse juger…

(Ce matin encore, un attentat a tué plusieurs irakiens, hier aussi, avant-hier aussi, et avant…)

Merci,  monsieur le boucher, monsieur Bush voulais-je dire.

*La maison blanche ne voulait surtout pas d’une révolution chiite, ces derniers étant très près du pouvoir iranien, quant aux kurdes, ils sont à tendance socialiste et désirent former un pays indépendant.

En passant,

Les États-Unis ont commis des crimes de guerre, des attentats terroristes dont l’utilisation de phosphore blanc (Le phosphore blanc est une ADM, ce qu’ont cherché sans résultat les troupes impérialistes états-uniennes.) à Fallujah en 2004, sur une zone pleine de civils. Ils ont aussi engagé des tueurs à gage en Irak, dont la plus connue des firmes de tueurs à gage, « BlackWater ».  Les États-Unis ont utilisé la torture à souhait, entre autre à Abu Ghraib. Ils ont commis des exécutions sommaires. Ils ont employé les troupes chiites et suniites à leur avantage, les invitant à commettre des actes terribles et impardonnables. Ils ont fait à peu près tout ce qu’ils accusaient Saddam Hussein de faire, comme prétexte pour aller en guerre.

Sylvain Guillemette (Opinion majoritairement partagée sur Terre.)

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Un groupe revendique l’action contre des voitures de police

Posted by Libertad ! sur 17 mars, 2008

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Dans la nuit de jeudi à vendredi, 6 voitures de police du SPVM ont été incendiés par un groupe inconnu. Au début, nous aurions pû penser qu’il s’agissait d’un coup fait par les Hell’s ou par un autre gang criminalisé. Il s’agissait plutôt d’une action faite par un groupe inconnu, le «collectif Ton Père». Radicalement anti-capitaliste, ce mystérieux groupe appelle les gens à faire «cramer» les symboles bourgeois et capitalistes et à appuyer les luttes pour les peuples autochtones. Étant donné que le communiqué à été censuré sur le CMAQ (ce qui pourrait sembler naturel à première vue), nous vous invitons à aller lire le communiqué sur le site du collectif Anarkhia.

Nous n’appuyons pas l’action, mais nous croyons qu’il serait pertinent de lire le communiqué de ce mystérieux groupe que personne connaît.

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La fin de la domination perpétuelle d’Israël?

Posted by sylvainguillemette sur 16 mars, 2008

 

Il semblerait qu’une nouvelle vague de militants plus résistants commence à voir le jour en sol palestinien. On ne compte plus sur nos doigts les nombreuses et nouvelles interventions des militants palestiniens, peut-être au bout de leur rouleau. Ils dynamitent les murs frontaliers égyptiens, détruisent les véhicules blindés à l’instar des rebelles irakiens, les hélicoptères et planifient même des attaques organisées en sol israélien, en particulier contre centre de formation idéologique sioniste.

Pour Abdel Bari Atouan, la double-mesure occidentale entretient le répétitif cycle de la violence, surtout envers les palestiniens. Ce dernier pense par contre que ce fait jouera un rôle décisif dans la victoire des palestiniens, un jour.

George Bush a bien entendu condamnée la récente attaque du Hamas envers l’école religieuse juive, située à l’ouest de Jérusalem occupée, rien de surprenant. Qu’Abbas en ait fait autant, ne surprend guère non plus. Toutefois, lorsque Bush se dit dégoûté par la réjouissance de certains palestiniens dans la bande de Gaza, il s’agit clairement de racisme et de mépris envers les victimes arabes et musulmanes qui ne saurait être toléré.

George Bush, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel n’ont éprouvé aucune compassion pour les martyrs palestiniens tués dans les dernières attaques meurtrières et terroristes israéliennes. L’une des dernières victimes de ces massacres est un bébé de moins d’un mois.

La double-mesure présente, ces mêmes chefs d’état ont bien entendu, un parti pris évident envers les victimes israéliennes, vues comme une race supérieure. Le silence honteux qui pèse sur les autres victimes est entre autre, l’une des raisons pour laquelle le 11 septembre ne fût pas le premier, encore moins le dernier des évènements violents et extrémistes qui touche et touchera notre monde occidental, si hypocrite. Le désordre international et les attentats n’ont pas fini de retentir.

À titre de vengeance du 11 septembre 2001, George Bush aura ni plus, ni moins, lancé deux guerres terroristes et impérialistes qui auront coûté jusqu’ici, plus d’un million de victimes. Le trésor national US aura aussi eu sa part de coût, soit plus de 800 milliards de dollars. Il est donc regrettable de constater que George Bush attende des palestiniens, la docilité la plus servile qui soit, surtout après la mort de 125 de leurs camarades en moins d’une semaine dans les récentes attaques terroristes israéliennes.

Israël utilise les chars d’assaut, les avions, les missiles, les hélicoptères contre Gaza, après l’avoir d’abord affamé, lui avoir coupé les arrivées de pétrole, de nourriture, de médicaments, après avoir fermé tous les accès au monde extérieur, après avoir menacé Gaza d’une Shoa encore plus odieuse, mais nul mot de condamnation de la part de la maison blanche. Bien au contraire! Les justifications des châtiments inhumains collectifs se multiplient, au nom du droit à l’autodéfense. Pire encore, les États-Unis, au conseil de sécurité, utilisent leur Véto contre une résolution condamnant les crimes contre l’humanité israéliens et ses attentats terroristes envers la population palestinienne prise en otage.

Sans approuver la violence faite par les militants palestiniens envers les civils israéliens, l’hypocrisie occidentale nous laisse toutefois sur les dents, plus particulièrement celle des États-Unis d’Amérique. Ce grand pays de la liberté, autorise les massacres de civils palestiniens, tout condamnant les palestiniens de se défendre contre l’État terroriste israélien et cela, depuis plus de 60 ans. Non seulement les États-Unis d’Amérique appuient, mais ils arment aussi Israël, leur fournissent des plans stratégiques, comme ils l’ont fait d’ailleurs pour les attaques terroristes envers les civils libanais en 2006. Rappelons-nous que les États-Unis d’Amérique avaient envoyé d’urgence, des caisses de bombes toutes neuves à Israël, alors que pas moins de 1100 civils libanais mourraient dans les attaques terroristes à l’arme de destruction massive.

Ces mêmes gouvernements hypocrites précédemment cités, ont créé de par le monde, des États pour les autres peuples opprimés, mais lorsqu’il s’agit des palestiniens, ces soit-disantes valeurs défendues pour les uns, ne comptent plus, car la vache sacrée qu’est Israël est intouchable!

Une question précise s’impose envers ces États hypocrites et d’abord au grand leader de ceux-ci : Comment l’attaque de l’école religieuse juive peut être interprétée comme un attentat terroriste, alors que l’attaque contre une école musulmane fondamentaliste au Pakistan ou en Afghanistan, est tout simplement considérée comme un acte héroïque, surpassé d’éloges et de chauds applaudissement, dont les auteurs, méritent des honneurs et des décorations de toute sorte? L’école juive en question, celle qui fût récemment attaquée, n’est que le berceau d’extrémistes juifs à l’image de Baruch Goldstein, l’auteur du massacre de la mosquée Ibrahimi à Elkhalil (Hébron, ndt), qui avait surgi dans la mosquée, et tiré hypocritement par derrière les fidèles concentrés à prier, en tuant une bonne vingtaine, sans autre motivation que la haine religieuse, le ressentiment et le racisme.

Ces écoles et les autres centres semblables, sont celles qui produisent les colons juifs extrémistes, qui n’hésitent pas à empiéter sur les accords de paix, pour s’installer sur les territoires occupés palestiniens.

Tout le monde sait bien que les palestiniens ne possèdent pas d’armée conventionnelle, de chars d’assaut, d’hélicoptères d’assaut, de missiles guidés, d’avions de chasse, etc. et même s’ils en possédaient, combien de temps les posséderaient-ils? La lutte est définitivement inégale. Les palestiniens sont également soumis à plus d’un siège, soit celui des israéliens par la force, ensuite celui des alliés de ce dernier, qui économiquement, étouffent toute possibilité pour les palestiniens de s’en sortir. Et que dire des ingérences étrangères, telles que le coup d’état qui mit au pouvoir Abbas, en toute connaissance du fait que le Hamas fût réellement l’élu démocratique? Ce peuple n’a donc certes pas d’autre choix que de résister avec les seules façons qu’il connaisse, de toute façon les seules façons à sa disponibilité. C’est un David et Goliath qui ne fait que se répéter dans l’histoire de l’humanité.

L’effet Ghandi pourrait être mis sur table comme façon pacifique de régler ses comptes, mais les palestiniens doivent faire face à une réalité bien plus dramatique. Ils ont devant eux, un ennemi qui jubile devant les meurtres d’enfants, de civils et ce, par masse et de façon totalement gratuite. Ils doivent aussi conjuguer avec les fréquentes incursions militaires des israéliens qui même, vont parfois jusqu’aux portes du cabinet du gouvernement palestinien.

Israël qui se dit pour la paix, fait d’une autre part, tout son possible pour torpiller le processus qui fût d’ailleurs enclenché plus d’une fois. Massacres provocateurs, terrorisme, humiliation, donnant ainsi à n’importe lequel des spectateurs, l’impression de manque de sérieux de ces dits, processus de paix. À travers ses 620 barrages, ses murs érigés, ses attaques dites punitives, Israël n’a toujours pas réussi à mettre en déroute les palestiniens qui d’ailleurs, reprennent de plus belle leurs activités « terroristes » soit, mais qui nous semblent aussi être leur dernière carte. N’ont-ils pas en réalité, plus rien à perdre?

Le problème se trouve dans la direction d’Israël, à la Knesset. Les campagnes de mensonges, la diabolisation des palestiniens à travers les médias de masse, tant que ça continuera, les tueries aussi continueront d’une part et d’autre, dans une proportion de 20 palestiniens pour 1 israélien.

Déjà 65% des israéliens réclament du gouvernement, le dialogue avec le Hamas en espérant tirer de celui-ci, une trêve durable. Toutefois, la Knesset se disant seule démocratie au Moyen-Orient, préfère la guerre et refuse quelconque dialogue. Le gouvernement israélien préfère à la paix, le massacre de palestiniens, le châtiment collectif et le meurtre d’enfants, voire de bébés palestiniens. Il faut comprendre que la Knesset est dirigée par un petit groupe d’extrémistes terroristes juifs, qui voit au destin du Moyen-Orient.

Quand on observe les palestiniens fêter dans la rue, les attentats perpétrés en sol israélien, ne faut-il pas plutôt se demander : « Merde! Sont-ils à ce point dans la misère? » À un tel point où, ils en oublient la possibilité de se faire tirer dessus par des hélicoptères de combat? Non, ils n’ont tout simplement plus peur de la mort, c’est du quotidien chez eux. Il faut plutôt comprendre que ce peuple n’est plus effrayé par la mort, que celle-ci représente peut-être même, à un certain niveau, une délivrance. C’est peut-être là aussi, l’une des faiblesses du gouvernement terroriste israélien. Un mauvais calcul, certes!

Longue vie à la résistance!

« Les massacres de Gaza marquent peut-être le début du compte à rebours de l’écroulement et de l’anéantissement d’Israël, parce que ses élites ont choisi la guerre plutôt que la paix, qu’ils ont dénié tout humanité à leurs victimes et qu’ils ont, malheureusement, trouvé des gens pour les aider à disparaître. » – Abdel Bari Atouan

*Toute allusion aux juifs, ne doit pas être considérée comme du racisme, ce n’en est tout simplement pas. L’état d’Israël est gouverné par des juifs et il se trouve que Israël agit tel un État voyou, terroriste. Si la totalité de la communauté juive appuie les massacres d’Israël, ce qui n’est pas le cas, qu’elle en assume les actions illégales également. Or, plusieurs regroupements juifs condamnent les actions d’Israël et nous les en remercions grandement, car cela demande un énorme courage de s’opposer quelque fois, à des frères, des sœurs, des parents proches, etc.. Merci à vous!

(Pour ma part, je condamne tout acte terroriste, d’où qu’il puisse provenir et n’appuie en rien les meurtres de civils, d’une part ou d’une autre.)

Sylvain Guillemette

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L’indépendance du Québec : un projet révolutionnaire.

Posted by sylvainguillemette sur 13 mars, 2008


Au Québec, la question nationale est un débat quotidien. Pour la majorité des Québécois, se positionner en politique est d’abord se dire souverainiste ou fédéraliste. La question est incontournable au Québec, c’est le cas de le dire. Pour tout parti politique, vouloir rester hors du débat équivaut à un suicide politique.

L’éclatement des organisations maoïstes en est un excellent exemple. D’En Lutte!, du PCO et du PCC-ML, le seul qui ait survécu est celui qui a choisi d’appuyer l’indépendance du Québec. Cela s’explique facilement : un parti qui ne sert pas l’histoire est éliminé par celle-ci.

Le Parti communiste du Québec est un parti indépendantiste. Mais pourquoi l’est-t-il? Seulement pour ne pas subir le sort du PCO et d’En Lutte? Bien sûr que non!! Le Parti communiste du Québec est un parti indépendantiste car l’indépendance du Québec est un projet révolutionnaire.

Le but d’un parti communiste est de renverser l’impérialisme, stade suprême du capitalisme. Mais l’impérialisme a son système « humanitaire » bien à lui pour contrer « la peste rouge »: l’état. La bourgeoisie se munit d’une machine d’état pour protéger le système économique qui répond à ses besoins, et on pourrait même dire, à sa propre survie. La machine d’état bourgeois est donc le mur que les communistes cherchent à abattre pour changer de système économique.

Chaque état bourgeois a sa stratégie pour protéger l’impérialisme sur le territoire qui lui est propre. Dans certains états c’est la théocratie. Dans d’autres c’est la monarchie absolue. Au Canada, la machine d’état bourgeoise a pour stratégie principale l’oppression nationale. Le fédéralisme est un système s’appuyant sur une ou plusieurs nations privilégiées pour opprimer les autres. La stratégie est simple : on donne des avantages à une ou plusieurs nations et on pousse cette ou ces dernières à écraser les autres pour protéger ses privilèges. C’est ni plus ni moins une forme de colonialisme. Au Canada, ce sont les « British Americans » ou Ontariens qui sont privilégiés par le système. Cette nation, descendante des loyalistes ayant quittés les États-Unis lors de la révolution américaine, centralise le pouvoir entre ses mains et pousse les autres nations anglo-saxonnes du Canada (Terre-neuviens, les anglophones des maritimes, ceux des Prairies et de la Colombie-Britannique) à faire un front commun pour protéger l’État fédéral contre les nations francophones (Québécois, Acadiens, Métis) et les nations autochtones (Micmac, Mohawk, Huron, etc.).

Diviser les travailleurs pour régner

On se retrouve donc avec un pays où il y a une hiérarchisation des nations. Mais pour cacher tout cela, on crée une nation artificielle du nom de « canadienne » pour maintenir la situation en place. Il en résulte donc des querelles nationales institutionnalisées dans lesquelles les classes ouvrières des diverses nations du Canada se confrontent entre elles, liguées derrière leurs bourgeoisies nationales respectives. On démontre tout cela comme étant des querelles sans importances n’ayant aucune conséquence sur l’unité de tous les Canadiens. L’union des prolétaires devenant donc impossible, la bourgeoisie a donc la belle vie. Diviser pour régner!

Mais le système a ses imperfections. Les bourgeois des nations dominantes en sont bien heureux. Les bourgeois qui ont des intérêts sur l’ensemble du territoire du Canada le sont tout autant, peu importe de quelle nation ils sont originaires. Mais dans certains secteurs du monde des affaires, les bourgeoisies des nations oppressées peuvent y être désavantagées. Les bourgeois de l’industrie du disque francophone ne veulent pas se faire manger tout cru par ceux de la musique anglophone. Quebecor fera tout pour protéger « Star Académie » de « American Idole ». L’oppression nationale peut menacer les marchés acquis par des bourgeoisies nationales francophones. Cela mène donc aussi à des disputes entre les diverses bourgeoisies.

Par contre, ces dernières ne remettent pas en question pour autant le système en place. Elles y sont bien en général, elles ne veulent que le réformer. L’autonomie provinciale leur suffirait parfaitement. La bourgeoisie nationale québécoise veut bien sûr protéger ses marchés dans l’industrie culturelle, mais n’a aucun problème à se livrer à une compétition impérialiste avec les bourgeois des autres nations du Canada dans d’autres domaines. Ces bourgeois sont représentés politiquement par le Parti québécois.

Mais pour réformer le système, les bourgeoisies nationales des nations oppressées doivent travailler selon les règles de ce dernier. Elles doivent utiliser le système parlementaire canadien et montrer qu’elles ont un soutien solide de leur classe ouvrière respective. De ce fait, les bourgeois nationaux doivent mobiliser les travailleurs de leur nation derrière eux avec de fausses promesses, questions d’obtenir ce qu’ils souhaitent. C’est là que le jeu commence à devenir risqué. Car pour mobiliser les travailleurs à un projet, il faut le faire leur. Mais les intérêts de classe étant contradictoires, la bourgeoisie marche sur des oeufs.

De plus, les bourgeois des nations opprimés ne pourront jamais obtenir quoi que ce soit sans menacer d’une sanction leurs collègues s’ils n’obtiennent pas gains de cause. Les menaces de sécessions deviennent donc la stratégie. Ces menaces son creuses, mais cela reste leur unique salut. Il se joue donc, entre les bourgeois réclamant l’autonomie provinciale et les bourgeois voulant le statu quo, un jeu de chantage continuel. Mais pour la bourgeoisie nationale, ce chantage doit avoir l’air d’un projet réel et ils doivent donc mobiliser leur classe ouvrière respective sur la base de cette menace et toujours en démontrant à cette dernière que tout cela est à l’avantage de ces même travailleurs même si les intérêts de classe sont contradictoires. Le jeu commence donc à être vraiment dangereux, et de ce fait, peu rapidement faire paniquer les bourgeois partisans du statu quo.

Et les travailleurs dans tout cela?

Les bourgeois jouent avec le feu, car les travailleurs prenant cette cause à coeur en font la leur. Ces derniers y voient une possibilité d’améliorer leurs conditions et d’avoir de l’influence dans la société. Les travailleurs finissent donc par désirer réellement le projet que les bourgeois nationaux utilisent pourtant comme un leurre.

Car au Québec, l’indépendance nationale n’a jamais eu réellement d’impact tant et aussi longtemps quelle ne fût pas aussi un projet de société. Le projet indépendantiste a été grandement popularisé par René Lévesque; un bourgeois issu du Parti libéral du Québec. Mais quel homme était René Lévesque avant de devenir le symbole du mouvement indépendantiste? René Lévesque avait premièrement été animateur d’une émission du nom de « Point de mire » où il se faisait pédagogue sur divers sujets politiques. Il avait été un des principaux meneurs de la grève contre Radio-Canada. En tant que ministre libéral, il avait été le père d’Hydro-Québec. Lors de la victoire de l’Union nationale, on l’avait même accusé d’avoir « fait peur à l’électorat avec ses mesures socialistes »! Lévesque était donc un symbole de mesures sociales et des sociétés d’État avant de se déclarer pour la souveraineté-association. Pour les travailleurs québécois, l’indépendance du Québec devenait donc un espoir réel pour la réalisation de nombreuses autres « Hydro-Québec » lorsque le mouvement avait pour chef René Lévesque.

Il est facile aussi de remarquer comment l’idée de l’indépendance du Québec a toujours connu ses pires reculs dans les sondages lors de mesures de type néo-libérales, appliquées par le Parti québécois. D’autre part, les mesures de type social du Parti québécois ont toujours moussé la popularité du projet indépendantiste. On est donc en droit de constater que c’est bel et bien pour ses intérêts de classe propre que les travailleurs québécois veulent faire l’indépendance et non pas par simples ferveurs nationalistes.

Mais pourquoi l’indépendance nationale est-il un projet révolutionnaire?

Tout cela est très intéressant, mais en quoi l’indépendance du Québec est-il un projet révolutionnaire? La raison est simple. La sécession du Québec provoque le démantèlement de l’état fédéral canadien : donc de l’État bourgeois canadien. Car si l’indépendance nationale québécoise se fait, plusieurs autres nations opprimées du Canada chercheront elles aussi à en faire de même. Les Acadiens n’auront aucune autre alternative que l’indépendance nationale pour ne pas subir l’assimilation totale. Les nations autochtones verront l’opportunité de réclamer leurs terres ancestrales pour en avoir le contrôle total réel. Il se peut même que certaines nations anglo-saxonnes du Canada finissent par elles-mêmes vouloir briser le carcan fédéral pour ne plus s’en laisser montrer par Ottawa. Cela créera un éclatement du territoire Canadien qui mettra les bourgeois « cul par-dessus tête ».

La machine qui protège les bourgeois du Canada, peu importe de quelle nation ils sont originaires, se retrouvera donc brisée. L’indépendance du Québec devient l’opportunité rêvée de désarmer la bourgeoisie du Canada. C’est pourquoi les bourgeois du Québec, regroupés dans le Parti québécois, ne cherchent pas à faire réellement l’indépendance. Eux aussi ils se retrouveront sans défense. Ils ne leur reste donc qu’une opportunité: le parti indépendantiste unique. De cette manière, ils peuvent s’assurer de ne pas voir le mouvement indépendantiste sortir des limites qu’ils lui ont attribuées.

Québec solidaire : un danger indépendantiste pour le PQ

Mais un problème se pose pour la bourgeoisie péquiste : Québec solidaire. Ce parti de gauche, dont la bourgeoisie est absente, s’est déclaré indépendantiste. Le Parti québécois voit donc un danger à son hégémonie, et la bourgeoisie québécoise partisane de l’autonomie provinciale voit un danger pour les limites qu’elle a imposées au mouvement indépendantiste : le simple chantage.

Québec solidaire est donc vu comme un danger par les bourgeois québécois, car les « cinglés de gauchistes » pourraient peut-être avoir dans l’idée de réellement faire l’indépendance!! Sans compter que si le mouvement syndical et les travailleurs s’organisent sur leur propre base pour faire eux-mêmes l’indépendance nationale, il n’y a qu’un pas pour qu’ils s’organisent sur leur propre base pour exercer le pouvoir!! Rien d’étonnant dans ce cas que le PQ bourgeois autonomiste soit aussi agressif envers Québec solidaire parti de travailleurs indépendantistes!

La stratégie et les tâches des communistes québécois.

Québec solidaire est donc un danger pour la bourgeoisie québécoise, car ce parti remet entre les mains des travailleurs le mouvement indépendantiste québécois. Permettant aux travailleurs québécois de construire eux-mêmes leur propre mouvement indépendantiste avec leur propre projet de société, Québec solidaire met en danger la collaboration de classe qui autorise les bourgeois à conserver le statu quo général.

Il est clair que c’est exactement ce que les communistes recherchent : l’indépendance de classe des travailleurs et la paralysie de l’État fédéral canadien!! Le Parti communiste du Québec doit donc à tout prix s’assurer que Québec solidaire continue dans la voie d’un mouvement indépendantiste des travailleurs. Un mouvement indépendantiste qui sur ses propres bases s’assure que l’indépendance nationale soit menée jusqu’au bout sans donner un seul instant l’opportunité à la bourgeoisie québécoise de saboter la marche vers l’indépendance du Québec et donc de la décomposition politique de l’État fédéral bourgeois canadien.

Il faut donc s’assurer que Québec solidaire ne se laisse pas tenter par une alliance avec le Parti québécois qui dans les faits serait, de redonner à ce dernier parti le leadership dans la lutte de libération nationale, lutte que ce dernier ne veut de toute façon pas mener. Bien sûr, si le Parti québécois enclenche un référendum, il sera essentiel de voter Oui. Une victoire d’un référendum péquiste mettrait le Parti québécois dans une situation très problématique pour se dernier, car il devra jongler avec des travailleurs marchant vers l’indépendance nationale et dont on ne pourra peut-être pas freiner la détermination. Mais notre dévouement à la victoire du « Oui » à un référendum péquiste devra se faire sur une base indépendante du Parti québécois et sur nos propres positions. Et nous devrons continuer de prévenir les travailleurs qu’une victoire du « Oui » à un référendum péquiste ne doit pas signifier que ce sera de leur part, donner carte blanche au Parti québécois durant le processus de sécession.

Sans référendum péquiste, comment faire l’indépendance?

Mais le référendum péquiste est-il la meilleure solution? Les deux échecs démontrent clairement que non. Premièrement, faire un référendum autour d’une indépendance nationale qui n’a aucun projet clair, fait peur à la majorité des Québécois et Québécoises. Il apparaît que les stratèges péquistes refusent obstinément de mettre un projet de société clair sur la table. La stratégie gagnante est donc de mettre carte sur table et présenter un projet de pays qui rassemblera les travailleurs.

La seule manière possible de le faire est donc de faire une constituante, où les travailleurs pourront construire eux-mêmes collectivement le projet de constitution Québécoise. De cette manière, ce qui sera soumis au référendum sera le reflet du projet d’indépendance qui proviendra de la constituante. Il serait très surprenant que les travailleurs votent contre un projet qu’ils auront construit eux-mêmes. De plus, y étant attachés dur comme fer, ils seront prêts le défendre jusqu’au bout et donc de mener l’indépendance nationale jusqu’à la victoire. Il est donc essentiel pour les communistes québécois de faire valoir comme stratégie, celle de la constituante pour réaliser l’indépendance nationale; sans compter que la constituante réduit à néant toute hégémonie péquiste sur le processus post-référendaire.

Pour conclure.

Donc le Parti Communiste du Québec fait valoir l’indépendance du Québec pour mener à bien l’effondrement politique et structurel de l’État fédéral canadien. Mais est ce que ce processus s’arrêtera aux frontières du Québec ou du Canada? Rien n’est moins sûr. Si les Mohawks décident de faire de leur territoire un pays, ils remettent ainsi en cause les frontières des États-Unis!! Ils ne sont pas la seule nation autochtone du Canada dans cette situation. Plusieurs États américains ont aussi des partis indépendantistes (au Vermont entre autres). Les États-Unis d’Amérique sont également un État fédéré basé sur l’oppression nationale, et ce dernier pourrait en être ébranlé et même plus. Il faut se rappeler qu’en 1995, les États du Sud croyaient pouvoir voter des lois pour faire de l’anglais leur langue officielle, car ils craignaient que les hispanophones, devenus majoritaires, se décident à faire l’indépendance!! Les états-uniens n’ont-ils pas de toute façon, fait eux-mêmes le coup au Mexique au XIXe siècle en s’installant au Texas? L’indépendance nationale des Québécois et des autres nations opprimées du Canada pourrait mettre en péril l’État fédéral américain. Et si l’État fédéral américain est en péril, c’est tout le système Économique impérialiste mondiale qui l’est. Qu’attendons-nous donc pour faire l’indépendance!!

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Alexandre Pouliot-Roberge

Québec, 28 août 2006

(Ce n’engage que moi-même au RW, chacun ici possède sa propre perception du combat qui nous oppose toutes et tous au même ennemi de la classe prolétaire, à la bourgeoisie internationale.)

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