Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Archive for mai 2008

La mort de l’ADQ

Posted by Libertad ! sur 29 mai, 2008

L’an dernier, c’était dans un total mépris que les militantEs adéquistes ridiculisaient les résultats électoraux de Québec Solidaire et du Parti Vert. En effet, tandis qu’ils avaient élus 41 députés (qui sont restés de véritables inconnus par la suite, même dans leurs régions) ces deux partis de gauche lorsqu’ils rassemblaient ensemble leurs résultats obtenaient difficilement 10-11%. Cependant, un an plus tard, c’est plutôt les solidaires et les écologistes qui devraient commencer à rire des résultats des adéquistes. Dans un sondage CROP publié aujourd’hui dans les journaux de Gesca, les libéraux de Jean Charest obtiennent 41% des appuis, un record depuis plusieurs années. Le Parti Québécois suit avec 32% et finalement, les adéquistes obtiennent… 14% des voix ! Le Parti d’Amir Khadir et Françoise David obtient quant à lui 6%, tout comme les écologistes du Parti vert, ce qui leurs donnent 12%.

Mais qu’est qui peut expliquer cette véritable chute de l’ADQ ? Au moins, il semble y avoir eu un véritable réveil collectif de la population qui se rend compte que le Parti de Mario Dumont est en réalité conservateur et populiste et qui ne sert en rien ses intérêts, ne servant que les intérêts des classes aisées francophones et anti-immigrantes.

Comme quoi Mario Dumont à une véritable équipe du tonnerre !

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Rien ne va plus à la maison blanche

Posted by sylvainguillemette sur 29 mai, 2008

Rien ne va plus pour l’administration terroriste et impérialiste états-unienne du génocidaire président George W. Bush. Son administration, comme l’ensemble de ses actions, n’ont pas valu les deux mandats, dont un possiblement volé, que la population états-unienne, cet immense prolétariat souvent ignoré, leur ont légué par la voie électoraliste.

Un ancien porte-parole, Scott McClellan, très connu pour ses propos souvent réactionnaires et primitivement largués sur la voie publique, se prépare à dénoncer l’incompétence de son président et du parti au pouvoir, le Parti Républicain, fidèle allié de nos conservateurs et de nos adéquistes conquis par la voix dumonienne.

Dans un livre intitulé « What happened: inside the Bush White House and Washington’s culture of deception » (Ce qui s’est passé: au coeur de la Maison Blanche de Bush et la culture de la tromperie à Washington), monsieur McClellan soulignera dès la semaine prochaine, un lot énorme de mauvaises décisions et de mensonges du gouvernement et du président lui-même. McClellan, un homme ayant pratiquement toujours été près de la famille Bush, un ami intime en fait, leur fait ainsi faux bond. Il en va de l’ouragan Katrina de 2005 à la guerre en Irak, n’oubliant pas de préciser la presque indifférence du génocidaire et terroriste président Bush, face aux désastres et ratées que représentent du moins, ces deux seuls évènements.

Monsieur McClellan, néanmoins complice de ces crimes qu’il dénonce, en va de sincères et très franches accusations à l’endroit de son allié et ami, monsieur Bush. « Personne ne peut savoir avec certitude comment sera jugée cette guerre dans des décennies, quand nous pourrons vraiment comprendre son impact. Ce que je sais, c’est que la guerre doit être engagée seulement quand elle est nécessaire et que celle d’Irak ne l’était pas, ».

Avec ce livre qui paraîtra la semaine prochaine, où certains de ses proches camarades ne seront pas épargnés d’être écorchés au passage de l’ouragan McClellan, ce dernier risque fort bien de terminer sa carrière comme Maxime Bernier, c’est à dire, à l’arrière scène. Le génocidaire n’a d’ailleurs pas voulu commenter le livre du « traître ».

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Et une monarchie de moins !

Posted by Libertad ! sur 28 mai, 2008

C’est aujourd’hui que le parlement népalais, à majorité communiste, à voté l’abolition pure et simple de la dernière monarchie hindoue dans le monde. L’ex-roi Gyanendra aura 15 jours pour quitter son palais, qui sera par la suite transformé en musée national. Il a dit ne pas vouloir quitter le pays mais ne s’est pas exprimé vis-à-vis de la proclamation de la république mercredi. La monarchie féodale très impopulaire dans la population était au pouvoir depuis plus de 239 ans. Par le fait même, le Népal est devenu république et les nouveaux maîtres républicains de Katmandou auront à gérer la construction d’une nouvelle société laique, démocratique et plus juste.

4 attentats à la bombe ont secoués la capitale depuis le début de la semaine, dans un climat politique encore très tendu entre les différents partis de gauche népalais et les forces pro-monarchistes. Il a eu un blessé, mais aucun mort.

Cette proclamation est l’aboutissement d’années de travail révolutionnaire du peuple népalais. Maintenant débarassés de la royauté qui opprimait la population, ils vont pouvoir se concentrer sur le développement du pays.

À suivre…

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Harper, le stalinisme et le communisme…

Posted by sylvainguillemette sur 27 mai, 2008

D’une ignorance partisane, crasse et flagrante, le premier ministre canadien conservateur, ce pollueur en costûme cravate, ce chef d’État qui appuie le terrorisme et l’utilisation d’ADM sur des civils de la part de ses alliés idéologiques sectaires et suicidaires et même, par ses propres troupes, Stephen Harper a confondu lors d’un discour à la chambre des communes; le communisme, le stalinisme et le dictat, entremêlant bien sûr des mots tels la liberté, la démocratie et l’équité, comme si les communistes voulaient autre chose que cela.

Le pro-terrorisme et pro-traficant en cravate*, n’a eu que d’éloges face à la liberté qu’ont obtenu les ukrainiens, et avec raison parfois, sauf qu’il entremêlait encore une fois, les termes et les idéologies, comme si les communistes voulaient; centraliser le pouvoir, créer un État plus fort, parasiter le travail des autres (comme l’ont fait certains imposteurs présumés communistes par les occidentaux capitalistes, ceux qui servent d’exemples « COMMUNISTES » aux médias de masse.), amasser du Capital, bref, être aussi inutile que l’est vraiment le bourgeois minoritaire et parasitaire.

Monsieur Harper, ce suicidaire** capitaliste crasse qui bourre les poches des pétrolières à souhait pendant que nous, majorité prolétarienne, peinons à nous rendre au travail grâce à l’exhorbitant prix de l’essence, dit du communisme que c’est une idéologie malfaisante, pleine d’injustices. « Contradiction facile à prouver dira » le marxiste, certes, mais Harper dispose tout de même des médias de masse pour répéter ses mensonges, dont la société d’État Radio-Canada.

Il dit également que le régime stalinien était une dictature communiste, or, je me demande sincèrement s’il y a plus démocratique que le communisme. Stephen Harper, je vous rappelle, est le premier ministre du Canada, ne devrait-il pas, étant le P-M, connaître les bases de l’économie et le marxisme? Le marxisme remet logiquement le capitalisme à sa place, alors qui est monsieur Harper pour venir démentir le communisme, ou le marxisme? Qu’en connait-il, ce concédé? Et trouver un lien entre le marxisme et le stalinisme, serait plus long que de trouver Ben Laden lui-même ou une ADM non fabriquée aux États-Unis en Irak. Aucun lien n’existe entre les deux, monsieur Harper est le bon exemple de la droite sur son 31. Une ineptie parlante et un être incapable d’argumenter intelligemment.

Il rappelle également que nous ne devons pas oublier ce malheur, et là dessus, je suis d’accord. Les actes de la dite Union Soviétique, laquelle n’était déjà plus « soviétique », depuis Staline, sont certes, répréhensibles et condamnables. Ils ne représentent toutefois pas du tout ce que nous, communistes du territoire québécois, prônons. Je regrette donc également, ce génocide d’ukrainiens, mis en action par une élite nationaliste parasitaire de cette époque, dite « soviétique », alors qu’elle était dans le faits, presque l’égale du 3e Reich.

Mais mélanger ce génocide impérialiste et l’idéologie communiste, qui ne fut jamais aboutie où que ce soit, c’est aussi mensonger que de dire la Terre plate, aucun lien n’est possiblement fait, ni ne sera jamais fait, encore moins par le petit pois que représente le cerveau d’un conservateur, tel celui qui sert à cet homme en cravate à nous gouverner, toutes et tous, prolétaires. C’est presque embêtant pour le prolétariat de s’être fait à ce point duper, et je parle ici de nos camarades dans l’Ouest de la fédération. Le conservatisme est je le rappelle, un retranchement de l’individu face à sa société et ses révolutions momentanées ou préparées de longues date.

Ce qui aura du moins terminé le périple de façon plus amortissante, ce sera le constat du président ukrainien lui-même, rappelant l’horreur du régime « STALINIEN » et j’insiste. Monsieur Iouchtchenko confirme le régime, comme stalinien, non comme communiste, ce qu’entreprend comme accusation le gouvernement terroriste écologique harperien, fidèle à son allié anti-communiste primaire, Washington. Le partage des richesses, c’est mal selon Washington, c’est donc aussi mal pour Ottawa.

Où est donc le sens critique de ces dits conservateurs, que je nommerai ici concédés, où est donc leur sens argumentaire? En  ont-ils un? Il semble que non, d’ailleurs, c’est aussi quelque chose que l’on peut reprocher à leur fanatiques sur la bloguosphère. La droite argumente très rarement… Sinon, je mets ici au défi, M Harper de nous faire l’exposé d’explications qui s’imposent au communisme, au stalinisme et à la dictature, celle du prolétarait, comme celle de la bourgeoisie.

* Alvaro Uribe est un narco-traficant et un terroriste qui dirige en ce moment, d’une main de fer, la Colombie. Le Canada soutient le terroriste et narco-traficant qu’est monsieur Uribe.

** Suicidaire parce que le système nord-américain nécessiterait, s’il était globalisé, de 5 à 7 planètes Terre de ressources suplémentaires, ce qui n’est tout simplement, non-viable. C’est autrement dit, un suicide collectif.

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Révolution cinéma, nouveau blogue relié à RW

Posted by Libertad ! sur 25 mai, 2008

Sur ce nouveau blogue sans prétention, relié à Reactionism Watch, le cinéma y est abordé selon une perspective toujours révolutionnaire et anti-impérialiste. Parce qu’il y a la politique, mais également l’art, j’ai cru qu’il serait pertinent de créer quelque chose de nouveau, pour y développer des idées sur la culture. Je vois Révolution cinéma comme étant un espace de liberté, dans lequel il n’existe aucune contrainte. Bien sûr, il faut prendre certaines critiques de films avec humour. Les classiques révolutionnaires et communistes, tout comme les films d’actualités seront à l’honneur sur ce site. Même si les ajouts ne seront pas fréquents, je vous invite à visiter ce site, en plus de Reactionism Watch. Pour des suggestions, des questions ou si vous êtes intéressés à collaborer, vous pouvez communiquer avec la même adresse courriel que pour RW : reactionismwatch(a)gmail.com .

http://revolutioncinema.blogspot.com/

Merci.

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SOLIDARITÉ AVEC ÉCOSOCIÉTÉ

Posted by sylvainguillemette sur 23 mai, 2008

Barrick Gold, la plus grosse compagnie aurifère du monde, poursuit Écosociété pour 6 millions $ avec pour seul objectif de l’écraser et de la pousser à la faillite. Suite à la publication de Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique, Barrick réclame de la petite maison d’édition québécoise à but non lucratif, et des auteurEs de Noir Canada, 5 millions $ pour dommages moraux compensatoires, ainsi qu’un million à titre de dommages punitifs, ce qui représente 25 fois le chiffre d’affaires annuel d’Écosociété.

Cette poursuite-bâillon, ou SLAPP*, est une lourde menace pour le droit à l’information, pour la liberté d’expression et donc pour la démocratie. Nous refusons de nous faire museler et entendons poursuivre notre travail d’éditeur engagé.

Écosociété demande toutes les formes d’appui possible pour mener ce combat de David contre Goliath.

Pour nous aider, vous pouvez :

Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique est la synthèse et l’analyse de documents nationaux et internationaux déjà rendus publics (rapports, livres, documentaires…), portant sur de nombreux abus de plusieurs sociétés canadiennes présentes en Afrique, notamment dans le domaine minier et pétrolier. Il porte aussi sur le soutien dont bénéficient parfois ces sociétés de la part du gouvernement canadien. Le débat que ce livre veut rendre public est d’autant plus légitime que les actifs des Canadiens (fonds de retraite, REER, fonds publics) sont souvent indirectement investis dans ces sociétés via la Bourse de Toronto.

*Strategic lawsuit against public participation

(Tiré directement du site)

http://slapp.ecosociete.org/

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La voiture électrique est enfin disponible au Québec et à bas prix!

Posted by sylvainguillemette sur 22 mai, 2008

Bonne nouvelle chers camarades, chères camarades. La voiture électrique est enfin disponible au Québec et ce, à juste prix.  Ma conjointe me faisait part de cette publicité entendue alors qu’elle se rendait au boulot. Voilà le site et n’allez pas croire que ces futurs nouveaux bourgeois ont mis la main sur moi, je ne suis pas payé, je prône toujours la nationalisation d’un projet de voitures électriques à grandeur nationale et nationalisé.

Vitesse maximale 120 km/h
Autonomie 100 km
$/recharge 1,80$
Prise électrique requise prise résidentielle
(fusible de 20A)

http://www.voitureselectriques.ca/Fr/main.htm

Mazda 3 électrique

21 500$

Lecteur CD, commandes audio sur le volant, Dévérouilleur à distance, Freins ABS, Jantes d’aluminium, Détecteur de pluie, Direction assistée,  Miroirs & Vitres électriques

Il ne nous reste qu’à nationaliser le tout!

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La nationalisation va bon train au Venezuela

Posted by sylvainguillemette sur 22 mai, 2008

Ce 9 avril dernier, le gouvernement d’Hugo Chavez, président démocratiquement élu du Venezuela, a annoncé la nationalisation de SIDOR, la 4e plus grande aciérie d’Amérique latine, dans l’État de Bolivar. Jusque là, le principal actionnaire, Techint, une multinationale italo-argentine, refusait obstinément de rendre justice aux salariées qui demandaient de meilleures conditions de travail.

Le prolétariat demande, le bourgeois refuse, sauf si cela mène à une escalade des demandes chez le prolétariat, une éternelle soupape bourgeoise aux révoltes que mènent les opprimés, les oppressés, le prolétariat.

Durant 15 mois, les prolétaires de SIDOR ont manifesté leur besoin d’une amélioration des salaires, de leurs conditions sanitaires et du niveau des retraites, qui sont inférieures au salaire minimum. Ils réclamaient également l’intégration des 9000 salariés, oeuvrant ceux-ci dans la sous-traitance privée, sur les 15 000 travailleurs de l’usine, mais en vain.

C’est en 1997 que fut privatisé SIDOR, sous Caldera. Elle fut ensuite cédée à la multinationale Techint, qui a su soutirer d’énormes profits du travail des prolétaires à son emploi, sur la base d’une exploitation massive crasse de ces derniers.

Les accidents de travail par exemple, souvent très graves, voire mortels, ont augmenté en flèche sous la direction de Techint, « productivité » explique. 19 morts en une seule décennie, ce qui a porté José Rodriguez, dirigeant du syndicat SUTISS, aux barricades. Ce dernier décrit la dernière décennie comme suit: d’« humiliation et de traitement indignes, qui ont choqué les travailleurs et le pays ».

En janvier 2007, lors d’un discours d’Hugo Chavez qui appelait à « nationaliser tout ce qui a été privatisé », les prolétaires de SIDOR avaient appuyé avec enthousiasme le discours du président démocratiquement élu. En guise d’approbation, ils avaient hissé le drapeau vénézuélien sur le toit de l’usine. Ils exigeaient la nationalisation de SIDOR, Chavez semble donc, avoir entendu l’appel à l’aide de la majorité prolétarienne.

Toutefois, Kirchner, le gouvernement argentin voisin, avait opté pour une autre solution, soit un taux préférentiel pour le marché intérieur vénézuélien, sans nationalisation. Chavez plia d’abord à cette demande. Mais encore, la direction de l’usine refusait de traiter la question des conditions de travail, ce qui après 15 mois, avait amené les prolétaires de SIDOR à faire grèves ponctuelles et successives en janvier, février et mars 2008.

Malheureusement, le ministre du Travail, José Ramon Rivero, a d’abord ordonné un accord aux travailleurs. Ensuite, le 14 mars 2008, la Garde Nationale a chargé les prolétaires pendant une grève de 80 heures. Il y a bien sûr eu plusieurs salariés arrêtés et blessés par la charge de l’État. La Garde Nationale a été accusée par les salariés, d’avoir agit brutalement et vicieusement contre les travailleurs de SIDOR. Elle aurait même détruit des voitures et d’autres possessions des salariés. Les masses de la région se sont ensuite empressés de se joindre aux grévistes, menaçant de faire grève eux aussi. La solidarité s’est au moins répandue.

Depuis l’élection démocratique de monsieur Chavez, rappelons-le, c’était le plus sérieux des incidents entre la Garde Nationale et les prolétaires. Mais ajoutons que le commandant local de la Garde Nationale, était étroitement lié à la direction de SIDOR et suivait les ordres de cette dernière, non ceux de Chavez lui-même ou quelconque conseil populaire. On ne peut donc pas accuser le gouvernement Chavez de faire répression, ce n’était pas de lui. D’ailleurs, aucune répression violente n’a eu lieu sous Chavez, comme en avaient l’habitude les anciens gouvernements à tendance capitaliste. Rappelons que Washington soutenait toute répression du Venezuela à l’époque, même si la répression amenait son lot de cadavres.

Il est à noter que même pendant une révolution socialiste, l’appareil d’État, anciennement capitaliste, préserve les cicatrices du capitalisme et de la corruption pro-patronale qui y sévissait. L’État est encore, nous ne sommes pas arrivés encore au communisme, nous en sommes même encore assez loin. El Zabayar, un député bolivarien qui militait pour la nationalisation de SIDOR, explique : « Il y a des secteurs de l’appareil d’État qui utilisent l’autorité gouvernementale pour mener une politique pro-patronale ». Mener une révolution socialiste avec un État capitaliste, c’est impossible.

Le dirigeant syndical José Melendez critique sévèrement le rôle du ministère : « Ils nous accusent d’être des fauteurs de trouble parce que nous rejetons leur référendum. Plus d’une fois nous avons montré notre soutien à la révolution, mais cela ne signifie pas que nous allons laisser le ministre du Travail appliquer une politique anti-ouvrière qui, au final, ne profite qu’à la droite. »

Le ministre du travail, après la violente répression, a demandé aux ouvriers de répondre à un référendum, ce qu’ont rejeté les ouvriers. Ils ont plutôt offert au ministre du travail une solution alternative. Ils ont organisé leur propre consultation, le 3 avril 2008, en présentant 2 options;

1) Accepter la proposition de la direction

2) Mandater le syndicat pour poursuivre les négociations.

Le deuxième choix l’a emporté à 3338 voix contre 65, ce qui démontre encore une fois, la petitesse, enfin, la minorité des bourgeois et leur appui réel dans toute entreprise, toute société, etc., qui se veut politisée et conscientisée par la conjoncture du moment. Nous pouvons voir, au Venezuela, depuis Chavez surtout, cette fameuse conscientisation à l’œuvre.

Le 4 avril, les prolétaires ont fait grève et jusqu’à l’Université Bolivar, là où Chavez donnait un discours, ils ont marché tout en manifestant pacifiquement. Désirant être entendus, les ouvriers ont réussi à faire plier Chavez qui, suite à ces pressions, a ensuite, lors d’un programme à la télévision le 6 avril, pris position officiellement sur la question. Il a donc rappelé que les ouvriers de SIDOR avaient affronté un lock-out en 2002, qu’ils avaient reçu des menaces de mort entre temps et qu’ils n’avaient pas hésité à affronter la police pour leur combat. Il en a profité pour remémorer la loi du 1er mai 2007, laquelle interdit la sous-traitance, mais qui n’est pas respectée par les bourgeois et l’oligarchie locale, qui font tout pour sauver les privilèges parasitaires qu’ils soutirent du labeur d’autrui. Le parasitisme va jusque là, jusqu’au sabotage, jusqu’à la tricherie, jusqu’aux coups d’État, jusqu’aux assassinats, etc..

« J’essaye toujours de trouver un compromis par la négociation », a dit Chavez, « mais dans le cas de SIDOR, je pense que trop c’est trop. » Ce n’est pas la première fois que le gouvernement Chavez en laisse passer dans les attitudes droitistes de l’opposition, car dans les faits, la presque totalité des absurdités commises, le furent PAR les droitistes. Des lock-outs aux gonflements des prix des denrées essentielles, ainsi de suite. Les mauvaises actions ne servent-elles pas leurs opposants? Bien, mais au-delà de ce bris de condition signé, contracté par ce ou ces bourgeois, n’y avait-il pas là, dans les faits, une mauvaise foi mêlée à un contrat juteux en fruits du labeur d’autrui? En 10 ans, Techint a fait des profits énormes, comparativement à ses investissements dans la masse prolétaire et dans l’usine comme telle.

Bien entendu, aux oreilles du gouverneur régional et à celles du ministre du travail, l’intervention de Chavez fut bien embarrassante. Ils furent tous deux, contournés en autorité, en ligne de hiérarchie. Mais au-delà des règles non respectées, Hugo Chavez s’est clairement rangé du côté des travailleurs sur cette question prise à partie par les éléments contre-révolutionnaires du Parti Socialiste Unifié du Venezuela, et bien sûr, prise par opportunisme par les « sectes » suicidaires*, lécheuses de scrutum et de rectum de bourgeois.

La direction de SIDOR, a immédiatement accordé son volonté de rencontrer à nouveau les prolétaires concernés. Par peur de se faire nationaliser? Allez savoir, mais il est trop tard pour ces parasites désormais.

Le 8 avril 2008, les syndiqués, les V-P du Venezuela et SIDOR se rencontrent, suite de laquelle, SIDOR cède certains points discutés. La réunion dura toutefois plusieurs heures et SIDOR, juste après minuit, refusa toute autre concession sur les salaires. Puis alors, le V-P vénézuélien, Carrizalez, appela aussitôt Chavez. SIDOR a ainsi donc, refusé la volonté du peuple, refusé de négocier son parasitisme intolérable et inutile, que représente en fait, la totalité de la bourgeoisie internationale issue de la secte capitaliste suicidaire**.

SIDOR n’est pas une petite entreprise en faillite : c’est le seul producteur d’acier du pays et le quatrième en Amérique latine. Sa nationalisation est donc remarquable, importante et révélatrice de la direction que prend visiblement, le gouvernement de Chavez, le gouvernement socialiste vénézuélien de Chavez, démocratiquement élu. Il est donc ici, très important, que les travailleurs de SIDOR participent à la défense des intérêts qu’ils défendent jusqu’à maintenant, par représentation, etc.. Le contrôle ouvrier doit s’imposer, il le doit. Les entreprises privées, avec l’aide de l’État que représentent les juges, etc., savent user des influences de ces derniers.

Bien sûr, les parties discuteront de dédommagement, mais dans les faits, l’ouverture des livres de compte le confirme, l’entreprise a très peu investi et payé pour ce qu’elle a amassé en profit en une seule décennie, elle n’aura donc pas grand-chose, sinon rien. Sage décision.

C’est donc l’acier, juste après le ciment, qui se nationalise sous ce gouvernement socialiste, pour les intérêts des ouvriers, de la masse prolétarienne, bref, pour la majorité de la population. Cela dit, la nationalisation n’a pas empêché par le passé d’installer par exemple, à la tête de la PDVSA, des bureaucrates au service des oligarchies et des bourgeois étrangers. Il faut rester vigilant, ne prenons pour exemple qu’Hydro-Québec chez nous. Depuis longtemps, ils y collent une sous-traitance privée, alors que dans les faits, Hydro-Québec est nationalisé, Québec joue donc ici aussi, contre ses propres règles, au service de la bourgeoisie minoritaire et parasitaire.

Il est donc temps, plus que jamais, important de poursuivre l’élan de nationalisation, car dans les autres sphères de l’économie vénézuélienne, les oligarchies mènent la vie dure au prolétariat et au reste de la masse de pauvres, comme par exemple dans le secteur alimentaire, où les bourgeois ont haussé le prix de certaines denrées essentielles de 200%, comme celui du lait ou du pain. Le sabotage bourgeois de la révolution, est chose commune dans un mouvement ouvrier. Les contre-révolutionnaires vont jusqu’à faire des coups d’État et bien pire encore, pour préserver leurs minoritaires et parasitaires privilèges, au dépens des masses, comme toujours.

Courage camarades vénézuélien(ne)s! Le socialisme est enfin à votre porte et vous serez bientôt débarrassé de ces sales parasites bourgeois minoritaires et de ces oligarchies, qu’Ottawa s’empressera d’accueillir comme il fait depuis longtemps.

*Le système capitaliste ne tient pas compte du « stock » des ressources nécessaires Per Capita, réellement disponibles pour la totalité de la population mondiale, voire terrienne pour être plus précis dans la démagogie perpétrée par la droite en général.

**Suicidaire parce que le système est non-viable et que je mets ici même, au défi, quelconque parasite droitiste de prouver le contraire. Le système nord-américain, même sans les changements climatiques, est complètement ridicule et inapproprié compte tenu des réelles ressources sur Terre. C’est tout simplement, une ineptie. Globaliser le système nord-américain, nécessiterait plus de 7 planètes Terre de ressources. Bonne chance!

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Pour bientôt…

Posted by Libertad ! sur 20 mai, 2008

En ce moment, c’est la fin de session qui mange notre temps, ce qui fait qu’on a pas beaucoup de temps à consacrer pour l’écriture. Nous vous attendons dans les prochaines semaines pour de nombreuses nouveautés ! Merci de votre compréhension.

La gang de Reactionism Watch

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Deuxième citation de la semaine 2/2

Posted by sylvainguillemette sur 14 mai, 2008

« La démocratie et les droits de l’homme ne nous intéressent que très peu. Nous utilisons simplement ces mots pour cacher nos véritables motifs. Si la démocratie et les droits de l’homme nous importaient, nos ennemis seraient l’Indonésie, la Turquie, le Pérou ou la Colombie, par exemple. Parce que la situation à Cuba, comparée à celle de ces pays-là et de la plupart des pays du monde, est paradisiaque. »

Wayne S. Smith, chef de la section des intérêts nord-américains à la Havane.

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