Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Et une monarchie de moins !

Posted by Libertad ! sur 28 mai, 2008

C’est aujourd’hui que le parlement népalais, à majorité communiste, à voté l’abolition pure et simple de la dernière monarchie hindoue dans le monde. L’ex-roi Gyanendra aura 15 jours pour quitter son palais, qui sera par la suite transformé en musée national. Il a dit ne pas vouloir quitter le pays mais ne s’est pas exprimé vis-à-vis de la proclamation de la république mercredi. La monarchie féodale très impopulaire dans la population était au pouvoir depuis plus de 239 ans. Par le fait même, le Népal est devenu république et les nouveaux maîtres républicains de Katmandou auront à gérer la construction d’une nouvelle société laique, démocratique et plus juste.

4 attentats à la bombe ont secoués la capitale depuis le début de la semaine, dans un climat politique encore très tendu entre les différents partis de gauche népalais et les forces pro-monarchistes. Il a eu un blessé, mais aucun mort.

Cette proclamation est l’aboutissement d’années de travail révolutionnaire du peuple népalais. Maintenant débarassés de la royauté qui opprimait la population, ils vont pouvoir se concentrer sur le développement du pays.

À suivre…

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8 Réponses to “Et une monarchie de moins !”

  1. À suivre car il risque de s’en passer des choses au Népal dans les prochaines semaines.

  2. camaradevez said

    Bonne chance a nos camarades du Népal!!

  3. sylvainguillemette said

    Bonne nouvelle! Mais le dessin n’est pas représentatif, ils ont gagné le parlement par la voie démocratique, non par les armes. Bonne chance aux camarades du Népal quand même!

    N’empêche qu’ils se sont battus assez longtemps merci avant d’en arriver là.

  4. rackhamlerouge said

    Juste une petite question, Sylvain: comment penses-tu que ça a été possible de tenir une élection pour former cette fameuse assemblée constituante (qui n’est pas un « parlement », soit dit en passant)? Ne crois-tu pas que les armes y ont été pour quelque chose?

    Les maoïstes au Népal disposent d’une armée de 30 000 combattantes et combattants, qui existe toujours d’ailleurs. On se retrouve donc dans une situation totalement inédite, où cohabitent deux armées, donc en pratique deux « États », dans un contexte où les maoïstes ont désormais l’initiative politique et une légitimité aux yeux de la « communauté internationale ». Intéressant…

  5. sylvainguillemette said

    Rackhamlerouge, je n’ai pas dit que les armes n’ont pas été utiles, j’ai dit qu’elles n’avaient pas été LA clé. Ils ont tout de même décidé de laisser tomber les armes et depuis, les gains sont venus en même temps.

    Mais au-delà de ce fait, prônez-vous la prise d’armes au Québec Rackhamlerouge?

    « Les maoïstes au Népal disposent d’une armée de 30 000 combattantes et combattants, qui existe… »

    Certes, mais comme autre exemple, les F.A.R.C. sont en train de laisser tomber les armes, non totalement, mais quand même, pour joindre le parti d’opposition, un parti communiste, qui risque fort bien de péter des « SCORE » aux prochaines élections. L’Amérique du Sud a bien plus en commun avec nous que les népalais. L’électoralisme a quand même, jusqu’ici, pris la presque totalité de l’Amérique Centrale et du Sud.

    Mais cela dit, je crois que les armes, au Népal, étaient utiles et justifiées. Nous devons je crois, considérer, cas par cas, quelle est la meilleure approche pour trouver l’appui populaire. Je ne crois donc pas, qu’au Québec, les armes soient la solution.

  6. rackhamlerouge said

    La question n’est pas de savoir si les armes permettraient, ou pas, de « péter des scores » aux élections, ou encore s’il faudrait les mettre de côté un peu, beaucoup, passionnément: la question est de savoir comment on va mettre fin au capitalisme, au pouvoir d’État de la bourgeoisie. Refuser d’envisager la confrontation directe et violente avec la bourgeoisie (et donc de la préparer), comme vous le faites, c’est, au mieux, une attitude politique parfaitement désinvolte; au pire, c’est préparer un massacre dont les masses paieront le prix (l’exemple du Chili, dans cette Amérique latine « plus proche de nous que le Népal », l’a prouvé amplement).

    Pour en revenir au Népal, n’importe quel observateur le moindrement informé conviendra que contrairement à ce que vous dites, ce sont les armes qui ont été la clé dans le dénouement actuel. Sans la guerre populaire, sans la lutte armée initiée par les maoïstes, il n’y aurait pas eu d’élection, et vos camarades de l’UML auraient continué à soutenir la monarchie (cela ne fait même pas deux ans qu’ils ont retiré l’appui à la « monarchie constitutionnelle » de leur programme)!

    Je conviens toutefois parfaitement que la situation du Népal ne se compare pas à celle du Canada. Reste néanmoins que la question du pouvoir d’État demeure posée — à moins que notre objectif ne soit pas de mettre fin au capitalisme, mais seulement de l’aménager ou de créer un capitalisme d’État (auquel cas la préparation de la révolution ne se pose évidemment pas).

    On peut bien dire que d’envisager la révolution armée au Canada est « farfelu », mais je crois quant à moi que c’est plutôt le fait d’envisager le passage au socialisme sans même réfléchir à la question qui l’est.

    Cela dit, tant mieux si vous vous réjouissez de la victoire des maoïstes au Népal! Dans le contexte international actuel, cette avancée est loin d’être négligeable. Elle vient prouver, notamment, que le MLM est loin d’être un dogme figé; c’est, au contraire, un puissant outil qui permet d’adopter une tactique souple et adaptée aux circonstances dans un pays donné.

    Je me demande bien ce que les trotskistes dans votre parti en pensent.

  7. sylvainguillemette said

    « Pour en revenir au Népal, n’importe quel observateur le moindrement informé conviendra que contrairement à ce que vous dites, ce sont les armes qui ont été la clé dans le dénouement actuel. Sans la guerre populaire, sans la lutte armée initiée par les maoïstes, il n’y aurait pas eu d’élection, et vos camarades de l’UML auraient continué à soutenir la monarchie (cela ne fait même pas deux ans qu’ils ont retiré l’appui à la “monarchie constitutionnelle” de leur programme)! »

    Camarade, je n’appuie pas et ne connais pas assez l’UML, alors s’il vous plaît, ne me collez pas à un parti dont je ne connais le programme. Ne me mettez tout simplement pas d’étiquette, car en passant, je n’ai jamais mis au rancart (les armes), car je sais aussi pertinemment que vous que la bourgeoisie, comme nous la préparons à le faire, usera bien avant longtemps de sa répression à notre endroit, dès lors que nous demanderons plus. Je serai, ce jour là, il viendra, à vos côtés. Cela dit, nous n’y sommes pas. Devons nous laisser de côté la préparation au conflit armé? Je n’ai pas dit cela. J’ai dit que je ne prônais pas la voie armée, pour l’instant.

    Oui, oui, je connais la phrase du Che quant au ravin, au précipice, etc., à savoir, comment fait-on pour savoir reconnaître LE moment, lorsqu’il vient, de prendre les armes. N’est-il pas plus souvent qu’autre chose (comme la répression d’un crime sans prévention première), trop tard? Peut-être, mais vous, prendriez-vous une arme, demain, pour abattre un individu aussi froidement qu’on peut le faire au Népal (Je ne sous-entends pas ce que cela se fasse sans raison, mais pas du tout)? La réponse, je la connais peut-être, peut-être pas. Mais je ne crois que je pourrai la lire ici, en tout cas, sincèrement avec toutes les pensées qui s’y imposent. Mais là aussi, la conjoncture népalaise n’a rien de celle du Québec. Ils se sont faits tirer d’abord, les népalais, par cette monarchie. Ils y ont goûtté à la répression, eux. Mais vous? Y avez-vous si sévèrement gouté? Ne pouvez-vous pas, manifester en toute quiétude (C’est inquiétant, certes, mais ça réveille quand même les masses en attendant)?

    « On peut bien dire que d’envisager la révolution armée au Canada est “farfelu”, mais je crois quant à moi que c’est plutôt le fait d’envisager le passage au socialisme sans même réfléchir à la question qui l’est. »

    Je suis d’accord avec vous, mais laissez-les nous montrer l’exemple. rien ne vous empêche de vous entraîner en attendant, le Québec est vaste, bien pkus que Cuba.

    « Je me demande bien ce que les trotskistes dans votre parti en pensent. »

    Demandez-lui, je crois qu’il prépare justement un texte sur la question. Je le publierai en son nom. J’attends impatiemment, d’ailleurs, ce texte.

  8. sylvainguillemette said

    Rackhamlerouge, pouvez-vous entrer en contact avec Antho pour lui demander mon courriel? On pourrait jaser ailleurs…

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