Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Archive for juin 2008

Cuba trouve un vaccin contre le cancer du poumon

Posted by sylvainguillemette sur 30 juin, 2008

Des chercheurs du Centre d’immunologie moléculaire de La Havane ont conçu un vaccin luttant contre le cancer du poumon et promettent qu’il sera bientôt offert sur le marché mondial.  Un long processus d’essais et de recherches s’étalant sur 15 années et qui porte maintenant ses fruits.

Elle est bien bonne celle-là.  Un système de santé public a pu faire une percée scientifique remarquable dans un domaine dans lequel les richissimes hôpitaux américains et centres privés de recherche médicale ont échoué.

Une véritable prouesse pour un pays soumis à un blocus américain depuis 50 ans et ne possédant que des moyens limités.  Cuba n’a pas seulement le meilleur système de santé au monde, mais aussi des universités publiques de premier ordre où le savoir est utilisé à bon escient et dans un but altruiste contrairement à celles des États-unis où la gloire personnelle et l’argent sont valorisés.

Inefficace la santé publique?  Cela devrait clouer le bec aux partisans de la privatisation en santé.

Jimmy St-Gelais

http://pourquedemainsoit.wordpress.com/

(Jimmy St-Gelais est un camarade du Parti vert du Québec qui tient un pertinent blogue sur l’environnement et les conditions sociales des couches populaires de notre ère. C’est avec son consentement que je publie l’un de ses textes qui, comme vous l’avez deviné, défend mes intérêts, ceux des masses populaires et ceux de nos camarades socialistes à Cuba.)

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Intimidation à Québec

Posted by quebecsocialiste sur 30 juin, 2008

 « Trois militants indépendantistes, membres du Réseau de résistance du Québécois, ont été écartés par un juge de la contre-manifestation que tiendra cette organisation demain à Québec, à l’occasion de la fête du Canada.

Des agents du Service de police de la Ville de Québec ont procédé le 25 juin à l’arrestation de Yannick Racine, de son frère Patrice et de Jonathan Labine. Les trois militants étaient accusés d’avoir fait des graffitis politiques sur les murs de la capitale nationale.

Après avoir été soumis à la fouille réglementaire, les membres du trio ont dû passer la nuit en cellules, au Parc-Victoria, avant d’être conduits devant le juge le lendemain, au Palais de justice de Québec, menottes aux poignets et aux pieds, selon le porte-parole de l’organisation Le Québécois, Patrick Bourgeois.

 

Le juge a émis une série de conditions à leur remise en liberté, dont celles de ne pas être présents à la manifestation du RRQ le 1er juillet, ne pas participer à une activité du RRQ, ne pas assister à une réunion du RRQ, garder la paix et bien se conduire, être présents devant la Cour lorsque requis et que les frères Racine ne communiquent pas avec Jonathan Labine. Une caution de 1000 $ par individu a aussi été exigée. Les trois hommes reviendront devant le tribunal le 4 juillet.

 

Patrick Bourgeois est évidemment scandalisé du traitement réservé à ces militants indépendantistes, pour une infraction courante et mineure. »

Cet article est paru aujourd’hui dans « Le journal de Québec ». Je ne sais pas ce que vous en pensez chers lecteurs, mais je trouve que c’est un méchant coup bas. Et puis, que se passera-t-il ensuite? La cour aura bientot le droit de décider de la « légalité » de telle ou telle manifestation? Les partis indépendantistes seront interdits? La décision du « juge » semble terriblement arbitraire selon moi. J’espère sincèrement que Québec sera submergée par des manifestants indépendantistes le 1er juillet, question de montrer aux adéquistes que cette région ne leur est pas du tout acquise et d’envoyer un message à ce « juge » de pacotille!

VIVE LE QUÉBEC LIBRE!

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Des priorités impérialistes, coûteuses…

Posted by sylvainguillemette sur 28 juin, 2008

https://i2.wp.com/imagesforum.doctissimo.fr/mesimages/3997500/FRIC.pngLe front irakien de l’Empire états-unien coûterait selon une étude très sérieuse menée par Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’économie 2001, 3 000 milliards de dollars. Et Joseph Stiglitz croit que ce chiffre, amené grâce à de sérieuses études appuyées d’arguments, serait inférieur à la réalité pour divers faits divulgués par Washington. Notez tout de même, la marge entre les 200 milliards déclarés par la maison blanche.

La seule tâche d’armement des troupes a coûté plus de 800 milliards de dollars états-uniens, fournissant au complex-militaro-industriel des sommes gigantesques d’argent pendant qu’ailleurs, on mourrait sous ces ADM « Made in USA ». Bombardier et SNC-Lavalin ont par exemple toutes deux touché de cet argent taché du sang de plus d’un million d’irakiens tués par les combats sanglants. Indirectement ou directement liées au conflit irakien, certaines compagnies ont enregistré des profits records inégalables en ratio depuis les dernières grandes guerres.

Si ces sommes astronomiques étaient déclarées de façon transparente, comme il devrait être, parions que les chiffres à la bourse prendraient une débarque aussi vertigineuse.

Mais qu’est-ce que 3000 milliards de dollars? C’est au moins un système de santé universel humanitaire, un système d’éducation universel humanitaire et je ne sais quoi d’autre. 3000 milliards de dollars! Pensez-y!

Comme on dit par chez nous, à chacun ses priorités!

Source: http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4779

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Cuba et les sanctions de l’Union européenne

Posted by sylvainguillemette sur 28 juin, 2008

(Par Salim Lamrani)

Le 23 juin 2008, après d’âpres discussions, l’Union européenne a décidé de supprimer définitivement les sanctions politiques et diplomatiques contre Cuba en vigueur depuis 2003 et suspendues depuis 2005. Imposées à La Havane suite aux pressions exercées par Washington, ces sanctions se justifiaient officiellement en raison de la « situation des droits de l’homme ». En réalité, l’Union européenne (UE) était surtout préoccupée par le système politique, économique et social de la nation caribéenne et s’alignait docilement sur la position d’ingérence étasunienne. En adoptant cette décision rationnelle et constructive, l’Europe des 27 s’est démarquée de la politique obsessionnelle et anachronique des Etats-Unis et a fait preuve, pour la première fois depuis 1996, d’indépendance à l’égard de Washington dans ses relations avec Cuba1.

Les débats se sont avérés houleux notamment en raison des positions de la Suède, des Pays-Bas et surtout de la République tchèque, tous trois favorables à un alignement continu sur la position de Washington et au maintien des sanctions contre Cuba. Isolés par les autres nations de l’UE, ils ont finalement accepté de suivre la majorité à la condition que la situation soit réexaminée chaque année2. L’Europe a malheureusement réaffirmé son « engagement renouvelé3 » à l’égard de la Position commune de 1996, élaborée par Washington, discriminatoire et inique, qui ternit quelque peu la décision d’annuler les sanctions4.

Les sanctions de 2003, qui obligeaient les nations européennes à limiter les visites gouvernementales bilatérales, à réduire la participation des Etats européens aux évènements culturels cubains et à inviter les dissidents aux célébrations de fêtes nationales dans les ambassades, se sont surtout caractérisées par le caractère à la fois illégitime et contre-productif.

En effet, il suffit de jeter un œil au rapport d’Amnesty International (AI) de 2008 pour se rendre compte que Cuba présente l’une des situations des droits de l’homme les moins graves du continent américain, malgré le fait que l’organisation y dénonce certaines violations. Pourtant, Cuba est le seul pays du continent américain à avoir été victime de telles sanctions de la part de Bruxelles. Cette contradiction confirme ainsi le caractère arbitraire du traitement réservé à La Havane5.

Par ailleurs, les sanctions se sont avérées inutiles car Cuba n’est pas sensible au langage de la force et de la menace comme le montre le refus du gouvernement cubain de se plier aux exigences de Washington depuis un demi-siècle malgré l’imposition de sanctions économiques inhumaines et obsolètes. Cuba ne courbera pas l’échine devant l’Europe.

Les droits de l’homme au sein de l’Union européenne

De la même manière, il suffit de consulter le rapport d’AI de 2008 sur la situation des droits de l’homme au sein de l’Europe des 27 pour conclure que Bruxelles ne dispose d’aucune autorité morale pour s’ériger en donneur de leçons. En effet, AI y fait état de cas de tortures et de mauvais traitements par les forces de sécurité (Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Portugal, Royaume-Uni, Slovaquie), de crimes commis par les forces de l’Etat (Allemagne, Autriche, Espagne, Grèce, Italie, Roumanie, Royaume-Uni), d’impunité pour les responsables de crimes (Espagne, Royaume-Uni), de violations des droits fondamentaux pour les demandeurs d’asile et réfugiés (Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Italie, Malte, Pologne, Portugal, Royaume-Uni, Slovaquie) et de collaboration avec les disparitions forcées orchestrées par la CIA (Danemark, Irlande, Italie, Pologne, Portugal, Roumanie, Royaume-Uni)6.

AI évoque également des cas d’exportations d’armes vers des pays où persistent « de graves atteintes aux droits humains » (Autriche), de manque d’impartialité de la justice (Belgique), de discrimination contre les minorités (Bulgarie, Danemark, Espagne, Estonie, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Roumanie, Slovaquie, Slovénie), de manque de soins adaptés pour les handicapés mentaux (Bulgarie, Roumanie), de traitements inhumains et dégradants à l’égard des détenus (Estonie, Grèce, Irlande, Malte), d’objecteurs de conscience emprisonnés (Finlande), d’utilisation par la justice de confessions obtenues sous la torture (France), de trafic d’êtres humains (Grèce, Royaume-Uni), de violences à l’égard des minorités sexuelles (Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Roumanie), de crimes de guerre (Royaume-Uni), de ségrégation raciale (Slovaquie), d’enfants non scolarisés en raison de leur origine ethnique (Slovaquie), de stérilisation forcée de femmes issues de minorités (Slovaquie), d’expulsions forcées de personnes issues de minorités (Slovaquie) ou de personnes radiées illégalement du registre des résidents permanents (Slovénie)7.

Il convient maintenant de s’arrêter plus précisément sur la situation des droits de l’homme aux Pays-Bas, en Suède et en République tchèque, qui se sont tous prononcés contre la levée des sanctions.

Les Pays-Bas

Selon AI, la discrimination est l’un des grands fléaux qui frappent le pays. « Les autorités locales n’ont pas adopté de mesures suffisantes afin de lutter contre la discrimination ». L’organisation internationale a également souligné « la persistance du racisme aux Pays-Bas ». AI accuse également Amsterdam de « crimes de guerre ». En effet, « des agents des services de renseignement militaires néerlandais auraient torturé des détenus en Irak en 20038 ».

La Suède

A l’égard de la Suède, AI note que le Comité contre la torture et le Comité des droits de l’homme des Nations unies « ont conclu que les autorités suédoises étaient responsables des multiples violations des droits fondamentaux endurées » par deux hommes envoyés en Egypte.

L’organisation a également dénoncé « les renvois forcés » des demandeurs d’asile en Erythrée « malgré les recommandations faites à tous les pays par le Haut-Commissariat des Nations unies9 ».

La République tchèque

La République tchèque présente la pire situation des droits de l’homme d’Europe. Selon AI, « les Roms continuaient d’être victimes de discrimination et d’intolérance […] en particulier dans le domaine du logement, de l’éducation, de la santé et de l’emploi ». Un sondage d’opinion a montré que les préjugés à l’égard des Roms étaient très répandus. En effet, 90% des personnes interrogées ont estimé que le fait « d’avoir des voisins roms pouvait constituer un ‘problème’ ». Le Comité des droits de l’homme des Nations unies a stigmatisé les autorités tchèques pour ne pas avoir adopté de loi contre la discrimination.

AI a également dénoncé les « appels à la haine » lancé par le dirigeant chrétien-démocrate Jiri Cunek, alors vice-Premier ministre du pays et maire de la ville de Vsetín, « d’où plusieurs familles roms avaient été expulsées en 2006 ». Cunek a déclaré que « pour avoir droit à des subventions de l’Etat, comme les Roms, les autres devraient se faire bronzer la peau, se comporter n’importe comment et faire des feux sur les places publiques, pour que les responsables politiques les considèrent enfin comme étant dans le besoin ». La police a refusé d’enregistrer la plainte déposée par des associations des droits de l’homme à son encontre.

Le commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Thomas Hammarberg, et le rapporteur spécial des Nations unies sur le logement convenable, Miloon Kothari, ont publié une déclaration commune dans laquelle ils accusaient la République tchèque « de violer le droit au logement de la population rom ». Ils reprochaient également aux autorités « d’encourager la montée de l’intolérance vis-à-vis des Roms », soulignant que les pouvoirs publics avaient désormais « comme politique d’expulser les Roms du centre des villes pour les envoyer dans des zones loin de tout ».

Le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale des Nations unies a fait part de sa préoccupation au sujet de « l’absence de prohibition claire, dans la loi tchèque, de toute discrimination en matière de droit au logement. Le Comité des droits de l’homme des Nations unies a quant à lui condamné « la poursuite des expulsions et la survivance de véritables ‘ghettos’ roms ».

La Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme a pris un arrêt en novembre 2007 confirmant « que la République tchèque avait fait preuve de discrimination à l’égard d’enfants roms, en les plaçant dans des écoles spéciales pour les élèves souffrant de problèmes d’apprentissage, uniquement en raison de leurs origines ». Le Comité des droits de l’homme et le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale ont noté qu’un « nombre disproportionné de petits Roms restaient séparés des autres enfants, dans des classes à part mises en place dans des établissements classiques et appliquant un programme différent de celui des autres classes ». Le Comité des droits de l’homme s’est également inquiété du « nombre élevé d’enfants roms retirés à leurs familles pour être placés dans des foyers d’accueil ».

Le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale et le Comité européen pour la prévention de la torture (CPT) ont fait part de leur inquiétude au sujet des « brutalités et de mauvais traitements commis par la police, en particulier contre des Roms et des mineurs ».

Le Comité des droits de l’homme et le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale ont souligné « qu’un certain nombre de femmes, la plupart d’origine rom, avaient été stérilisées sans leur consentement ». Le Comité des droits de l’homme a également noté que la prise en charge des personnes atteintes de maladies mentales était « inhumaine et dégradante », déplorant que les « lits-cages » continuent à être utilisés dans les hôpitaux psychiatriques.

Toujours selon le Comité des droits de l’homme des Nations unies, la République tchèque a activement participé aux disparitions forcées orchestrées par la CIA, notant que les aéroports tchèques ont été utilisés par Washington à cet effet, alors que « ces personnes risquaient d’être soumises à la torture ou à des mauvais traitements ».

Enfin, AI constate que la République tchèque est « le seul pays membre de l’Union européenne à ne pas avoir ratifié le Statut de la Cour pénale internationale10 ».

Légitimité morale inexistante

Comme cela est aisément constatable, aucune nation européenne ne dispose d’autorité morale pour ergoter sur le respect des droits de l’homme à Cuba. En effet, AI, qui est une organisation extrêmement critique à l’égard de Cuba, n’a jamais rapporté de faits similaires à l’égard de l’île des Caraïbes. L’immense majorité des pays européens présentent une situation bien plus déplorable que celle de Cuba.

AI a été implacable à l’égard du Vieux continent :

« Il faut malheureusement reconnaître que l’Europe, si prompte à se présenter comme un modèle en matière de droits humains, continue de s’accommoder du gouffre qui sépare les discours de la réalité, les normes de leur application et les principes de la pratique. Des États qui avaient adhéré de manière déterminée aux engagements pris par les institutions régionales ont lancé des attaques tout aussi déterminées contre les droits humains. Ils ont affaibli ces droits, se sont soustraits à leurs obligations et n’ont pas témoigné de la volonté politique nécessaire pour combattre les abus les plus graves11 ».

La réaction de Washington

Du côté de Washington, on a évidemment regretté cette démonstration d’autonomie de la part de l’Union européenne. En effet, depuis le mois d’avril, la Maison-Blanche n’a cessé de faire du lobbying auprès des capitales du vieux continent dans l’espoir de maintenir les sanctions contre La Havane. Le porte-parole du Département d’Etat Tom Casey a fait part du mécontentement des Etats-Unis à ce sujet12.

La réaction de l’opposition cubaine

Les opposants cubains, fidèles à la ligne promue par Washington dans la mesure où il s’agit là de leur principal mécène, ont également condamné la décision de l’Union européenne, ce qui ne fait que démontrer l’instrumentalisation dont ils sont objets. Il n’y a rien de surprenant à cela car ils sont complètement coupés de toute base populaire et dépendent intégralement du soutien financier et logistique des Etats-Unis13.

L’élimination de la Position commune de 1996 est indispensable

Bruxelles a fait montre d’indépendance en supprimant les sanctions de 2003. Il s’agit là d’une décision constructive et rationnelle. Cependant, il est indispensable que l’Union européenne élimine, sans plus attendre, la Position commune de 1996 qui est injuste et illégitime, qui jette une ombre sur sa crédibilité et qui est un obstacle à une normalisation totale des relations avec Cuba.

Notes

1 Agence France-Presse, « L’Union européenne lève officiellement ses sanctions contre Cuba », 24 juin 2008.

2 EFE, « La República Checa insiste en mantener las ‘sanciones’ », 10 juin 2008.

3 El Nuevo Herald, « La UE levanta sanciones diplomáticas contra Cuba », 19 juin 2008.

4 Salim Lamrani, Double Morale. Cuba, l’Union européenne et les droits de l’homme (Paris : Editions Estrella, 2008).

5 Amnesty International, « Rapport 2008 ».

6 Ibid.

7 Ibid.

8 Ibid.

9 Ibid.

10 Ibid.

11 Ibid., p. 49.

12 El Nuevo Herald, « EEUU y disidentes cubanos contrariados por levantamiento de sanciones », 19 juin 2008.

13 Agence France-Presse, « Levée des sanctions de l’UE contre Cuba : les dissidents déçus et inquiets », 20 juin 2008 ; Maité Rico, « La oposición teme quedar fuera del diálogo », El País, 21 juin 2008.

(Cet article est publié avec la permission de monsieur Lamrani. N’y voyez pas de plagiat, il insiste pour que ce soit publié et cet article soulève pertinemment l’incohérence des actes commis par la dictature bourgeoise états-unienne. Ces vautours impérialistes se vouent à recréer le monde à leur image, coûte que coûte et peu importe les moyens devant être pris pour atteindre le but.

Outre l’absurdité du blocus états-unien contre les cubains, outre les liens qui lient étroitement la dictature batistienne et les prochaine du genre, « ouvertement » préparée (plan Bush/2000), outre le terrorisme pratiqué par le même État voyou, outre les multiples doubles-mesures commises par l’U-E, bref, outre le tas de doubles-mesures, Washington ne plie pas, persiste et signe. Et comptez sur la minorité québécoise conservatrice/adéquiste anti-gauche primaire pauvre d’argument pour appuyer telle ineptie.)

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Bonne Saint-Jean à tous

Posted by quebecsocialiste sur 24 juin, 2008

En cette journée de festivités qu’est la fête nationale du Québec, j’aimerais souhaiter à tout le monde, une bonne Saint-Jean. Le jour viendra où nous pourrons tous fêter cette fête en tant que pays indépendant et uni, mais pour l’instant, nous devons travailler sans relache afin que ce jour arrive le plus vite possible, sous la banière du progressisme. Le jour viendra où nous célèbrerons dans un Québec indépendant où règne la justice, l’égalité et l’entraide pour un monde meilleurs. D’ici là chers amis: Bonne Saint-Jean à tous! Et vive le Québec libre!

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alerte à la paranoïa

Posted by quebecsocialiste sur 23 juin, 2008

Chers camarades, malheureusement, comme je l’ai déjà dis précédement sur le dernier article de Sylvain, j’ai découvert un nouveau site extrêmement réactionnaire sur le web récemment. Ce site-poubelle, recommandé à tous ses lecteurs par nul autre que le « King » des réactionnaires du Québec, Richard Martineau, est au sommet de l’absurdité. La préocupation principale de ce site parano? Rien de moins que « le complot islamiste mondial » mes amis! Les teneurs de ce site voient des menaces islamistes partout: Dans les jeux vidéos, dans les conférences internationales sur le racisme, dans la gauche et même dans des manifestations pacifistes! Ce site fait également l’éloge de Geert Wilders* comme « un amant de la liberté » et fait un parallèle douteux entre le viol en général et l’islam! Moins crédible que ça, on obtient Mario Dumont sur le LSD! Là où j’ai découvert ce tas d’ordures, sur le blogue de Martineau l’parano, ceux qui osent se poser des questions sur la pertinence de ce lien raciste se font immédiattement assaillir par une horde de suprémacistes en manque de sang et autres naïfs en tout genre buvant dans les paroles de Martineau. On y entend entre autres absurdités: « Les musulmans sont partout et ils essaient de détruire nos valeurs de l’intérieur »… (toussotements) Paranos! « Ils ne s’intègrent pas »… On se demande pourquoi maintenant (surtout qu’ils ne sont pas les seuls à avoir de la difficulté à s’intégrer)… « Ils nous volent notre travail »… Un classique!

C’est donc avec une parfaite désinvolture que Martineau, l’islamophobe par excellence, ne se limite pas uniquement à recommander ce site à tout le monde, il le défends aussi! Seulement un billet plutard, il recommanda, sans aucune gêne et le plus sérieusement du monde, un lien supposé prouver que ce site n’est pas racistre. Le hic, c’est que ce lien mêne justement… au site en question! Bravo Martineau! Tes patrons vont être fiers de toi! Le pire, c’est que le texte (très très TRÈS long en passant) ne fait rien de plus que s’enfoncer davantage dans le: « Nous ne sommes pas raciste, nous ne faisons que mettre les honnêtes concitoyens de droite (sans blague) en garde contre la menace très sérieuse qu’est la religion musulmane. (aucune nuance ici) »… Voici le lien vers ce site-poubelle de seconde zone:

http://pointdebasculecanada.ca/

Comme je l’ai dit sur le billet de Sylvain: « Si l’idéologie nazie avait vu le jour à l’ère d’internet, c’est sans doute avec des sites comme celui-là qu’elle aurait voulu faire avaler l’histoire du “complot juif mondial” à des abrutis naïfs en manque de haine! »

*Le gros cave d’extrême droite néerlandais qui a sorti un « documentaire » raciste suggérant que l’islam soit le pire problème de l’histoire de l’humanité. Le but de sa présence au parlement est ni plus ni moins l’expulsion de toutes les ethnies qui ne font pas son affaire. Un grand « démocrate occidental » pour les naïfs, suprémacistes de la race blanche et nazis de ce monde, pas de doutes là-dessus.

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Radio-Canada la totalitariste

Posted by sylvainguillemette sur 20 juin, 2008

Dans un esprit malsain, Radio-Canada, l’outil de propagande maintenant harperien, a dépeint Cuba comme un régime autoritaire où rien n’est permis et où la censure serait de mise. Mais qu’en est-il véritablement de leurs accusations?

Les propagandistes annoncent une ouverture à Cuba depuis que Raùl Castro a été démocratiquement élu par l’Assemblée nationale cubaine, ce qui n’a strictement rien d’anti-démocratique, comme le prétend Radio-Canada qui d’ailleurs, continue de nous faire croire dans un totalitarisme des plus profonds, qu’Hamid Karzaï, ce maire de Kabul, aurait été démocratiquement élu alors que le pays était en guerre. L’Afghanistan est évidemment, encore en guerre et le mensonge persiste. Radio-Canada parle, elle, de succession à Fidel Castro, alors que les faits démentent cette puante propagande.

Pour ce qui serait de la soi-disant ouverture de Cuba, laquelle n’est fermée qu’aux états-uniens, par les États-Unis, il est évident que Radio-Canada fait dans la propagande, omettant de parler des faits et des effets du blocus états-unien, ce dernier condamné pour la 17e fois consécutive par l’O.N.U. (176 pays/182 pays). Mais encore, R-C ne prend même pas le temps d’aborder l’historique de Cuba, encore moins des années où Batista, dont les cubano-miamiains cités par R-C sont nostalgiques, qui dictait avec l’appui de Washington, aux cubains comment vivre. C’est simple, Batista n’en avait que pour les bourgeois et les riches opportunistes, ces derniers envieux d’atteindre ce summum dont une minorité parasitant le travail d’autrui se privilégiait.

Mais au-delà de ce que ne dira jamais R-C, il y a aussi les autres faits. Comme par exemple la faible offre énergétique que possédait Cuba, il n’y de cela que 10 ans! Les priorités cubaines, louables soient-elles, privaient donc les cubains de luxure aussi inutile, si l’on compare l’ordinateur à un système de santé universel ou même, un système d’éducation universel, ce dont Cuba et les cubains peuvent jouir aujourd’hui. R-C ne s’efforce donc pas de parler des succès, nombreux, mais que des dits « échecs », sans pour autant en pointer la cause principale, soit l’impérialisme et le terrorisme de Washington à l’endroit de la toute jeune et souveraine Cuba socialiste. Et qu’y a t-il de mal à ne pas posséder un téléphone cellulaire, quand on sait que ces derniers sont néfastes pour la santé des humains, mais surtout, quand on connait la provenance du Coltan, lequel est nécessaire à la fabrication du téléphone en question et qui est acheté aux milices terroristes congolaises, les mêmes qui tiennent en otage la République « démocratique »* du Congo et qui y commettent des massacres au nom des diamants, ces roches inutiles lorsque portées sur un doigt ou dans le cou, que d’ailleurs seuls les bourgeois se paient.

Ensuite, R-C sous-entend que la liberté d’expression n’existerait pas à Cuba, mais ne dénonce pas le fait que Québec-solidaire, le Parti vert du Québec et les autres partis tiers, n’ont aucunement eu le droit de se prononcer lors du dernier débat des chefs au Québec. Double-mesure? Et encore, où se trouvait R-C lorsque les premiers manifestants états-uniens furent battus par la police et jetés en prison à New-York même, pour simple manifestation pacifique contre une guerre dont on sait aujourd’hui qu’elle a été déclenchée sur un tissu de mensonges du génocidaire Bush? Mais allons plus loin… De quelle liberté d’expression bafouée parle R-C?

Celle des « putchistes » retranchés à Miami, ces nostalgiques de Batista? Ou encore, celle de Luis Posada Cariles, ce terroriste ayant fait sauter un avion bourré de civils (73 morts), ayant commis des attentats terroristes dans les hôtels cubains et les discothèques? Sinon, des bourgeois? Ceux-même qui en 1959 et avant, tenait l’île à la merci des États-Unis et d’eux-mêmes?

Une chose est certaine, R-C ne parle aucunement des gestes malsains que Washington commet ou a commis, encore moins des bourgeois cubains exilés, lesquels ont tenu dans la misère la majorité cubaine pendant toute son existence et sa présence à Cuba. R-C démontre certes son penchant en ne divulguant qu’un versant de la médaille, tout en modifiant ce même versant avant de le présenter, plutôt hypocrite et complice quant à moi.

R-C fait déjà un procès d’intention à la Havane sur la question de l’accessibilité et de la censure sur Internet. Je serais quand même curieux de voir le nombre de sites communistes s’affichant aux États-Unis. Je serais également curieux de voir comment sont traités les gens se disant communistes aux États-Unis. Déjà ici, je sens les regards se tourner lorsque je porte mes chandails rouges « Marteau-Faucille », grâce entre autre à R-C qui, dans sa démagogie complice de Washington, fait le procès d’une idéologie qu’elle ne sait même pas reconnaître!** Qu’est-ce que ne verront pas les cubains que l’on voit nous? Le blogue Antagoniste? Excellent! Sinon, quel autre espèce de débilité ne sont-ils pas capables de voir sur leur ordinateur? De la télé-réalité? De la pornographie? Les mensonges proférés sur Radio-Canada? Chanceux sont-ils!

R-C souligne le travail de Reporters Sans Frontières, mais ne parle moindrement pas de son appui au coup d’État au Venezuela contre un président démocratiquement élu, par le biais de RCTV que RSF soutenait, alors même que la station « putchiste » appelait à l’assassinat du président Chavez! Cela n’aurait-il pas joué sur l’opinion du lecteur? R-C la totalitariste, n’offre en fait aucune neutralité, mais un appui hypocrite aux idéologies impérialistes et terroristes états-uniennes. Et je ne parle même pas des liens qu’entretient RSF avec la C.I.A.!

Parlons maintenant des acquis gagnés au bout de dures luttes des cubains.

La santé à Cuba

En 1959, Cuba ne comptait que 6000 médecins, réservés à une élite bourgeoise. Aujourd’hui, Cuba possède environ 70 000 médecins. En le comparant au Canada, Cuba offre 60 médecins pour 10 000 habitants alors que le Canada n’en offre que 16 pour 10 000 habitants. Les cubains n’ont rien à nous envier. Et lorsque Cuba se débarrassa de la dictature bourgeoise, celle-ci emporta la moitié des 6000 médecins avec elle à Miami. La Cuba socialiste est donc partie de 3000 médecins à 70 000, c’est inouï! Qui dans le monde, dans la liste de ces pays du tiers monde, peut se vanter de telle réussite?

En 1958, Cuba ne possédait aucune polyclinique, elle en possédait 399 en 1999! Même époque, 1958, un seul hôpital rural est alors disponible pour les bourgeois cubains. En 1999, on pouvait en compter pas moins de 56, réservés aux cubains, car les bourgeois étaient déjà partis pour Miami.

Cuba offre désormais ses services aux autres pays en voie de développement, comme par exemple au Venezuela, où elle a envoyé dans les Barios, près de 30 000 médecins. Quel grand pays industrialisé peut en faire autant, ou se vanter de tel mérite?

Le taux de mortalité infantile n’est que de quelques centièmes plus bas que celui du Canada, tout comme la longévité. On dit, et c’est juste, que les cubains vivent comme des pauvres, mais meurent comme des riches. Et pour cause, car les cubains meurent bel et bien de maladies cardio-vasculaires et de cancers, comme nous.

L’éducation à Cuba

En 1959, 24% de la population cubaine est illettrée, ce qui équivaut environ à 1 000 000 de cubains. L’enseignement était surtout le privilège des classes dominantes, l’université elle, réservée à la bourgeoisie minoritaire et parasitaire. En 1961, Cuba nationalise l’éducation, ce qui changera radicalement l’avenir de l’île socialiste. Dans un élan populaire sans précédent, des milliers d’instituteurs et d’alphabétisateurs volontaires se mobilisent et gagnent sur l’analphabétisme. En moins d’un an, sans dépense extraordinaire, le taux d’analphabétisme passe de 24% à 3.9%! L’UNESCO prend encore cet effort populaire à titre d’exemple.

En 1979, Cuba ne compte pas moins de 212 678 enseignants, c’est 9.4 fois plus qu’avant la révolution! À partir des années 1970-80, les cubains envoient ailleurs, comme en Amérique latine et centrale, des enseignants par milliers afin d’alphabétiser les masses populaires et leur rendre ce droit fondamental qui dans nos sociétés si complexes, n’est pas luxure.

Les écoles se multiplient, tout comme les universités, lesquelles sont aussi universelles que les écoles, pour l’ensemble de la population cubaine! Et oui! Les hautes études à Cuba sont gratuites!

Bref, Cuba n’est plus la même… Lever le nez sur pareille victoire, relève d’une hypocrisie des plus frappantes, mais à quoi puis-je m’attendre d’autre des capitalistes (conservateurs et libéraux confondus)?

*On peut conclure qu’il suffit de se dire démocratique pour le devenir. L’habit semble faire le moine pour certaines impostures puantes. Nous avons le même problème au Québec…

**Qui n’a pas entendu à RDI, SRC ou quelconque média de masse, « La Chine communiste », « Le régime communiste de Pol-Pot », « Le régime communiste de la Corée du Nord », et j’en passe.

Lien de l’article de Radio-Canada:

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2008/06/10/007-Cuba-www-accueil.shtml

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Le retour d’Elian Gonzales

Posted by sylvainguillemette sur 18 juin, 2008

Vous rappelez-vous de ce jeune homme, Elian Gonzales, qui avec sa mère, avait effectué le dangereux périple, au péril de sa vie, de Cuba à Miami? En fait, il serait plus juste de dire que c’est sa mère, une opportuniste aliénée, qui l’avait amené de force au pays des exploités, où ces prolétaires apprivoisés et dociles, vénèrent leurs bourgeois comme nulle part ailleurs. Et parmi les clandestins, sur 14 embarqués, seulement 3* purent survivre à la traversée. Peu importe, Elian vit aujourd’hui avec son père, à Cuba.

Aujourd’hui, le jeune Elian a intégré l’Union des jeunes communistes à Cuba, laquelle ne compte pas moins de 18 000 étudiants. Pour le père d’Elian, Juan Miguel Gonzalez, ayant lui même été étudiant dans l’UJC, il s’agit tout simplement du plus cadeau de la fête des père qu’un père pouvait recevoir. Ça lui rappelle d’ailleurs sa propre entrée dans l’UJC. «On m’a demandé un jour si Elian, une fois plus grand, ne déciderait pas de quitter le pays. J’ai alors répondu que je ne le pensais pas, pour deux raisons essentielles, pour l’éducation que m’ont donné mes parents et que j’ai transmise à mon fils, et pour sa propre histoire, car il serait incapable de trahir son peuple qui a tant lutté pour lui.» a commenté son père.

Elian Gonzales dans des déclarations citées par le journal Juventud Rebelde : «Nous disons au leader de la Révolution, Fidel Castro, et au président Raùl Castro, qu’ils peuvent compter sur cette troupe expérimentée, que nous suivrons leur exemple et que nous ne les décevrons jamais.»

Ainsi, avec cette relève toute jeune et déjà instruite, gratuitement, soulignons-le, le peuple cubain peut compter sur les éléments pro-actifs de la révolution socialiste qui depuis 1959, font de Cuba une place privilégiée parmi les trop nombreux pays du tiers-monde. Rappelons que depuis les années 60-70, déjà, les cubains pouvaient se vanter de ne pas présenter de statistiques aussi déplaisantes et gênantes que celles des autres pays en voie de développement.

Avec un taux de natalité identique à celui du Canada, avec une longévité comparable à celle du Canada, avec ses soins universels gratuitement donnés au pays et ailleurs dans le monde, avec l’accessibilité à l’éducation universelle jusqu’aux études supérieures, Cuba se démarque même de certains pays dits modernes. Toutefois, même dans un pays où l’exploitation de l’être humain par ses semblables est en voie de disparition, il y a tout de même, fort à faire. Le combat ne s’arrête jamais, la révolution y est permanente.

Même avec les récentes américanisations** offertes aux cubains, Cuba n’en n’est pas moins sur la bonne voie, sauf peut-être sur la question de la viabilité de ce système face aux ressources naturelles terriennes. Mais on ne peut comparer celui-ci avec celui, auto-destructeur, des nord-américains, aucune comparaison n’est possible, sauf peut-être quant aux accessibilités des droits universels qui sont bien entendu à nos yeux; le droit de manger, d’avoir un toit sur la tête, le droit à l’éducation et à une bonne santé, peu importe le travail effectué par le prolétaire. Et si l’on compare ceux-ci avec les priorités de Washington, les États-Unis sortent vite perdants de la course!

Avec Elian Gonzales et ses semblables, Cuba s’assure d’un avenir progressiste, socialiste, voire communiste.

*Washington, malgré l’effrayant nombre de morts aux traversées, continue d’inviter les cubain à en faire autant que leurs défunts camarades, dans le seul but de titiller la révolution socialiste qui en 1959 et après, a su botter le gros derrière impérialiste états-unien hors de Cuba.

**Il est important de noter que les salaires ne sont plus égaux depuis belle lurette et que la fermeture aux appareils électriques, en était une de stratégie énergétique. À l’époque, Cuba avait d’autres priorités (santé, éducation) et ne pouvait pas se permettre d’augmenter la demande énergétique. Les récents changements sont apportés en ce sens, grâce à une meilleure offre de l’énergie. Chaque chose en son temps.

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La pause Kit Kat : Merci patron !

Posted by Libertad ! sur 17 juin, 2008

Est-ce que vous vous souvenez de la chanson des patrons d’entreprises que nous avons mis sur le site il y a quelques mois ? Dans cette chanson visiblement parodique, les patrons sont idéalisés et vus comme des bienfaiteurs…

En navigeant sur les blogues de nos camarades de la NEFAC, j’ai trouvé une autre chanson, cette fois-ci d’un groupe français qui se nomme Les Charlots (une référence à Chaplin?). Dans ce clip, c’est la lutte de classe qui en est le centre et avec de l’humour en plus ! Merci aux camarades du collectif 19 juillet de Sherbrooke pour la découverte.

 

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Profession : chroniqueur réactionnaire

Posted by Libertad ! sur 15 juin, 2008

Ancien péquiste aujourd’hui devenu néo-conservateur

Nathalie Elgrably est une partisane pure et dure du néo-libéralisme sauvage. Richard Martineau quant à lui fait plus penser à une poule sans tête qu’à un journaliste. Mais par contre, tout les Martineau, Lagacé et Elgrably de ce monde sont des enfants d’écoles face à Jacques Brassard, l’ancien ministre péquiste devenu chroniqueur pour le journal Le Quotidien au Saguenay.

Auparavent dans un parti qui se prétend «social-démocrate», il est maintenant le défenseur le plus à droite du terrorisme et de l’exploitation des gouvernements occidentaux dans les pays du tiers-monde. Se décrivant lui-même comme un pro-Bush, il écrit régulièrement dans Le Quotidien des articles à saveur néo-conservatrice qui ont essentiellement pour thème la soi-disant menace de l’Islam en Occident, l’approbation de la guerre en Irak, le nucléaire iranien et j’en passe.

Dans un récent article, ce démagogue écrivait dans un article portant sur Barack Obama qu’il était de gauche, défaitiste et qu’il représentait une «menace» pour l’Occident. Non seulement Obama n’est pas de gauche (vous n’avez qu’à aller voir les propositions qu’il fait sur son site web) mais il se révèle même plus agressif que Bush lorsqu’il vient le temps de parler du conflit israélo-palestinien devant un puissant lobby sioniste. Donc, ne comptez pas sur le sénateur de l’Illinois pour changer la politique étrangère impérialiste des États-Unis… Il joue sur les clichés et vient raconter une série de mensonges que ce soit sur le moyen-orient ou encore sur le parti démocrate (qu’il dit être d’extrême gauche quand il est de centre-droit en réalité).

Dans cet article publié le 11 juin, il parle de la guerre en Irak, comme toujours. Possiblement le plus grand défenseur Québécois de cette vaste opération terroriste (ensuite vient l’Antagoniste, David Gagnon), il dit que ce sont les américains qui ont amenés la sécurité en Irak. Il serait bon de lui rappeller que les irakiens ne connaissaient pas ça les attentats suicides avant l’invasion américaine en 2003 et que cette baisse relative des attaques contre des civils est due à la trêve de la milice chiite de Moqtada al-Sadr et non au général David Patraeus.

Il fait également mention du fameux «programme nucléaire» iranien, arrêté depuis 2003 (confirmé par la CIA). Encore une fois, il se fait le mécène de la propagande de guerre, qui prône le bombardement de l’Iran.  Même si ce programme était vraiment en marche comme ils le disent, les iraniens sont alliés des russes et des chinois, et si les américains, par volonté suicidaire, attaquaient l’Iran, ces deux pays répondraient sûrement par la force et nous nous retrouverions avec un conflit d’envergure mondiale ou sinon, à des barils de pétrole à 300$. 

Brassard semble ici ne pas comprendre qu’il est devenu supporter d’un groupe de gens, particulièrement dangereux, qui oeuvrent pour le compte des entreprises multinationales et qui représentent le plus grand danger pour la paix dans le monde ! Quand je pense que certaines personnes puissent accorder du crédit face à de tels tarés !

Je t’en prie, prend ta retraite Brassard !

Pour voir l’article en question, il a été repris sur plusieurs blogues réactionnaires, mais je l’ai lu sur Majorité silencieuse. http://www.majoritesilencieuse.net/index.php?option=com_myblog&show=Et-si-Barack-Obama-etait-elu-president-.html&Itemid=60

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