Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Archive for 22 octobre 2008

Le message de Sarkozy: « Je n’ai rien à foutre du Québec »

Posted by quebecsocialiste sur 22 octobre, 2008

Ainsi donc, ce que j’ai entendu dire à mon retour du congrès du PCQ était vrai: Sarkozy, « invité d’honneur » du sommet de la francophonie tenue à Québec en fin de semaine, s’est royalement foutu de nous! Je dois avouer ne pas être tant surpris que ça. Après tout, cet être méprisable et raciste a déjà tenu des discours bien pires que ça au sujet de l’Afrique et du Moyen-Orient (ces « barbares » à qui la « civilisation » à supposément apporté le « savoir »… à coup de pillages et de massacres basés sur l’impérialisme colonial et le fanatisme religieux qui dépendait, à l’époque, des humeurs du Pape), mais disons que ça a quand même volé bas. Nous nous rappellons sans doute tous de la dernière campagne présidentielle française au cours de laquelle, contrairement à son adversaire centriste Ségolène Royal, il n’avait même pas voulu prononcer le mot tabou « Québec » lors de la visite du très à droite André Boisclair… eh bien, chers camarades et lecteurs, nous savons maintenant que ce cher franco-hongrois totalitaire nous avait plutot fait une fleur se la fermant durant sa sale campagne populiste crasse! Aussitôt qu’il ouvre sa grande gueule de condescendant à notre sujet, ça ressemble à ça: « l’unité canadienne est nécessaire à la refondation du capitalisme à la suite de la crise financière internationale. » (Le capitalisme est mort, pauvre petit naïf de Sarko.) « Le Canada uni est un grand ami de l’Europe et de la francophonie » (Et le Québec lui? C’est pas un ami? En passant, pauvre petit ignorant de Sarko, le Canada serait un pays unilingue anglophone sans le Québec) « Franchement, s’il y a quelqu’un qui aimerait dire que le monde aujourd’hui a besoin d’une division supplémentaire, c’est qu’on n’a pas la même lecture du monde. » (Effectivement, le reste du monde n’est pas complètement dans l’champs, contrairement au pauvre petit ignorant naïf totalitaire de Sarko et sa gang de néo-cons débiles)

Pour un résumé en détail, en plus d’un gros bon sens quant à ce cirque démagogue honteux, je vous laisse sur la savoureuse chronique du 20 octobre dernier et intitulée « Un sommet de la honte » de Jacques Lanctôt:

Alors, Louise Beaudoin, comment on se sent quand, après avoir tant couru après la France dans l’espoir de recevoir une petite tape dans le dos pour appuyer notre lutte pour l’indépendance, on se fait dire par le prince du moment, Nicolas Sarkozy, que «l’unité canadienne est nécessaire à la refondation du capitalisme à la suite de la crise financière internationale.»

On continue à faire confiance à cette France sarkozienne aux amitiés douteuses ou on ravale sa salive et on cherche ailleurs les appuis nécessaires?

Non content de refroidir les ardeurs de cette cour improvisée autour de sa petite personne, le président Sarkozy, cette figure autoritaire de l’Europe nouvelle rêvée par Bush et Rumsfeld, en a rajouté, comme pour être bien sûr d’être compris: «Franchement, s’il y a quelqu’un qui aimerait dire que le monde aujourd’hui a besoin d’une division supplémentaire, c’est qu’on n’a pas la même lecture du monde.»

Avez-vous applaudi à cette attitude des plus paternaliste et condescendante, mesdames Louise Beaudoin et Pauline Marois, et messieurs Lucien Bouchard et Bernard Landry? Il semble bien que oui, même si, quelques heures plus tard, après la condamnation sans équivoque de Jacques Parizeau, certains d’entre vous ont réajusté le tir.

Quel triste spectacle, tout de même!

N’est-ce pas Jean-François Lizée qui a raison, en qualifiant la prise de position de Sarkozy de «faux pas diplomatique important»? N’est-ce pas Mario Dumont qui a raison et qui voit dans ces propos, tout en s’en réjouissant bêtement, une condamnation de nos luttes, faisant des souverainistes «un parti du passé»?

Mario Dumont, n’avez-vous point honte de vous réjouir ainsi parce que, selon vous, les péquistes se sont fait enfoncer dans la gorge «que leurs obsessions sont du passé»? Hier, vous tentiez un rapprochement avec les conservateurs, ce qui a été loin de vous servir, étant donné leur déconfiture au Québec, et maintenant vous cherchez à faire copain-copain avec celui qui nous fout des gifles en pleine face alors qu’on s’attendait à recevoir un baiser. Le combat pour faire du Québec un pays, ce n’est pas juste l’affaire du PQ.

C’est l’affaire de tous les Québécois, vous devriez le savoir, puisque même nos adversaires ont reconnu que nous formons une nation. Parce que vous vous réjouissez de nos reculs, de nos méprises, de nos défaites, vous ne méritez que notre plus profond mépris.

En effet, on n’a pas la même lecture du monde, M. Sarkozy, vous n’avez jamais si bien dit. Nous venons de deux mondes totalement différents, l’un qui s’est nourri du pillage des nations conquises, l’autre qui cherche à s’affranchir de toutes les tutelles. Et nous ne luttons pas pour les mêmes objectifs. Comment pourrait-il en être autrement, en effet, quand parmi vos amis les plus intimes se trouve un ennemi juré de notre lutte, Paul Desmarais, sans qui vous ne seriez pas à l’Élysée, selon votre propre aveu?

Il est bon de rappeler d’ailleurs que lorsque vous avez remis la Légion d’honneur à votre «ami canadien», en février dernier, il y avait, parmi vos invités, de nombreux hommes d’affaires impliqués dans les négociations pour la gestion et le contrôle de l’eau et le traitement des déchets, de grosses pointures qui brassent de non moins grosses affaires des deux côtés de l’Atlantique, ainsi que le premier ministre du Québec, Jean Charest, «en voyage privé»! Il a applaudi, lui aussi, à vos propos, mais cela n’est pas une grosse surprise.

Voici comment un écrivain africain résumait justement les agissements de la France en Afrique francophone: «Envahir, intimider, manipuler, affronter les peuples, exproprier leurs richesses…»

Rappelons que la France a, en permanence, 12 000 effectifs militaires dans des pays africains, dont Djibouti, le Tchad, la République centrafricaine et la Côte d’Ivoire. Alors, ce genre d’amis «intéressés», on peut s’en passer.

Finalement, quelle honte, ce Sommet de la francophonie, où les dignitaires du monde entier sont placés sous la protection de policiers unilingues anglais dans cette deuxième ville française du Québec, des policiers de la Gendarmerie royale du Canada accoutrés de leur uniforme de bouffon.

Et sous le patronage de l’omniprésente représentante de la Reine d’Angleterre au Canada, madame la gouverneure générale. On en a marre!

Pendant ce temps, à Caracas, au Venezuela, 139 intellectuels provenant de 65 pays ont participé à la VIIIe Rencontre mondiale du Réseau d’intellectuels et d’artistes en défense de l’humanité.

Plutôt que de réclamer, comme l’a fait Sarkozy, une réforme du capitalisme qui ne ferait qu’aggraver la situation des pays pauvres, ils ont plutôt plaidé en faveur d’une autre alternative qui tienne compte des réels besoins des populations, surtout celles du Sud, qui sont les plus vulnérables. On en redemande!

Posted in Article | 5 Comments »

Un « appui de taille » pour John McCain

Posted by quebecsocialiste sur 22 octobre, 2008

Je vous suggère ici de lire un petit article d’Associated Press (AP) qui montre bien à quel point John « guerre de cent ans » McCain est une menace non seulement pour la sécurité de bien des pays de notre chère planète Terre, mais également pour son propre pays: Les États-Unis. On voit bien ici quel genre de personnes « saines d’esprit » appuient ce fou furieux:

Course à la Maison-Blanche

Al-Quaëda apporte son soutien à John McCain

Voilà un soutien dont John McCain se serait volontiers passé. Dans un message publié sur le Net lundi, Al-Qaïda estime que le meilleur moyen de ruiner militairement et économiquement les États-Unis est d’envoyer John McCain à la Maison-Blanche et en saluant son élection par un attentat sur le sol américain.

Dans ce message diffusé sur le site al-Hesbah, un site accessible uniquement avec un mot de passe, le réseau terroriste d’Oussama ben Laden souligne que «l’impétueux» candidat républicain est plus susceptible de poursuivre les conflits d’Irak et d’Afghanistan que son adversaire démocrate, Barack Obama.

«Al-Qaïda doit soutenir McCain dans la prochaine élection afin qu’il poursuive la marche d’échec de son prédécesseur, Bush», peut-on lire dans ce message traduit par le SITE Intelligence Group, une association basée à Bethesda (Maryland).

«Si Al-Qaïda lance une grande opération contre les intérêts américains, cet acte sera un soutien apporté à McCain parce que cela incitera les Américains à voter pour McCain afin qu’il se venge d’Al-Qaïda; Al-Qaïda pourra alors clamer sa victoire dans sa quête pour ruiner l’Amérique».

En 2004, Oussama ben Laden avait diffusé une vidéo quatre jours seulement avant le scrutin présidentiel pour s’adresser aux Américains.

Les illuminés racistes qui prétendent qu’Obama est « un islamiste » peuvent aller se cacher, ou bien commencer à le critiquer pour des vrais raisons. Oups! C’est vrai: Les partisans de l’extrême-droite internationale ne peuvent pas vraiment le critiquer sur autre chose que « ses racines musulmanes », puisqu’il ne représente en fait qu’une alternative « soft » pour l’impérialisme criminel mondial des USA et de leurs sbires totalitaires!

McCain est donc, pour la énième fois de cette campagne présidentielle plate à mort, dans un sale pétrain.

Posted in Article | 2 Comments »

Une journaliste réputée dénonce l’alliance de McCain avec des terroristes

Posted by sylvainguillemette sur 22 octobre, 2008

https://i0.wp.com/yellowcakewalk.net/2006-09-30/posada.jpg//www.digitaljournal.com/img/8/7/3/i/4/0/6/o/JohnMcCain.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Jean-Guy Allard

ANN Louise Bardach, la reporter nord-américaine célèbre pour son entrevue avec Luis Posada Carriles et ses recherches au sujet du terrorisme cubano-américain expose dans un important article rédigé pour le site Web http://www.slate.com les profonds liens existant entre le candidat présidentiel républicain John McCain et des terroristes notoires de Miami.

Bardach souligne que la campagne de McCain possède «ses propres connexions contestables avec des terroristes».

«McCain a associé sa campagne avec le Cuban Liberty Council, un groupe anti-Castro intransigeant qui a dicté sa politique à George W. Bush», écrit la reporter. «Deux des membres les plus éminents de cette organisation, la personnalité médiatique Ninoska Perez-Castellón et son mari, Roberto Martín Perez, se retrouvent parmi les propagandistes et défenseurs les plus acharnés de McCain à Miami».

C’est ainsi que la campagne de McCain et ses propres conseillers se trouvent alliés avec des individus «qui ont commis des actes que tout observateur raisonnable qualifierait de terroristes», dit la réputée journaliste d’enquête.

Bardach rappelle que dans son livre Los caminos del guerrero, le terroriste international Luis Posada Carriles remercie deux dirigeants actuels du Cuban Liberty Council pour leur aide.

Elle confirme ensuite que «des centaines de pages» de documents déclassifiés du FBI, de la CIA et du Département d’État «ne laissent pas de doutes» sur le fait que les autorités nord-américaines concordent «avec les services de renseignement du Venezuela, de Trinidad et de Cuba» selon lesquels Posada et Bosch ont planifié la destruction en vol d’un avion civil cubain survenue en 1976.

«DES PREUVES IRRÉFUTABLES» LIVRÉES EN 2007

Bardach, que le ministère public a tenté en vain de forcer à témoigner au sujet de Posada devant un Grand Jury de New York, a aussi révélé qu’un avocat des complices du terroriste lui a dit que cette enquête se trouvait maintenant paralysée pour ne pas faire tort à la campagne républicaine.

Ces individus avaient été avisés par le FBI qu’ils seraient invités à comparaître en 2007.

«Il dit maintenant qu’il est convaincu que rien ne se passera en raison des élections et des torts qui pourraient être causés au ‘ticket’ de McCain, aux Díaz-Balart et à (Ileana) Ros Lehtinen».

Selon la journaliste, Posada avait reçu des garanties avant son arrivée en territoire nord-américain.

«Des partisans de Posada m’ont dit qu’ils avaient été discrètement assurés par plusieurs leaders de l’exil de Miami qu’il lui serait permis de vivre librement aux États-Unis comme (Orlando) Bosch», écrit Bardach.

«Après le scandale international au sujet de sa libération, un Grand Jury a été convoqué à Newark (New Jersey) en janvier2006 pour écouter les dépositions contre Posada en relation avec les attentats de La Havane», précise-t-elle en racontant comment des enquêteurs du FBI, dans leurs témoignages, ont affirmé que Posada avait introduit des explosifs «dans des flacons de shampoing et des souliers» à Cuba.

«Des douzaines de témoins on déposé devant le Grand Jury en deux ans et demi. Les 19 et 20 septembre 2007, deux témoins ont été contraints de livrer des preuves irréfutables qui impliquent Posada et ses complices».

Le dossier de Posada est géré «au plus niveau» au Département de la justice, lui a confirmé un défenseur du vieil agent de la CIA.

LIEBERMAN S’ENTRETIENT AVEC L’ÉPOUSE DE AROCENA

Bardach révèle comment, le 20 juillet dernier, tandis qu’il se trouvait à Miami pour soutenir la campagne de McCain, le sénateur Joe Lieberman (qui s’était porté candidat à la vice-présidence) s’est réuni avec l’épouse du terroriste incarcéré Eduardo Arocena, ex chef de l’organisation Omega 7, et l’a assuré qu’il tenterait d’obtenir la grâce présidentielle pour son mari.

Arocena est un capo terroriste qui a semé la mort en territoire nord-américain de 1975 à 1983. Son groupe a alors été qualifié par le FBI comme l’organisation terroriste la plus dangereuse du continent.

La reporter explique qu’en choisissant le congressiste Lincoln Diaz-Balart comme conseiller principal pour l’Amérique latine, McCain fait confiance à un homme qui, avec sa collègue Ileana Ros Lehtinen, a obtenu la libération de deux autres terroristes, Jose Dionisio « Flaque de Sang » Suarez Esquivel et Virgilio Paz Romero, tous deux condamnés pour l’assassinat en 1976 de l’ex ministre chilien Orlando Letelier et de sa collègue Ronni Moffitt, survenu à Washington.

Bardach révèle ensuite comment Valentín Hernández, condamné à la perpétuité pour avoir assassiné Luciano Nieves, un émigré cubain qui promouvait la normalisation des relations avec Cuba, se trouve maintenant libre à Miami, grâce aux pressions exercées par Díaz-Balart.

Nieves a été surpris par Hernández et un complice, le 21 février 1975, à sa sortie de l’hôpital pédiatrique Variety Children’s de Miami où il était allé rendre visite à son fils de onze ans malade. De sa chambre, l’enfant a entendu les tirs.

Le 2 mai 2005, un gala de collecte de fonds en faveur de Luis Posada a eu lieu au Big Five Club. « Lincoln Diaz-Balart et Ros Lehtinen ont été invités« , écrit la reporter.

Quelques mois plus tôt, un Posada «détendu et causeur» a assisté à un autre évènement en faveur d’un contre-révolutionnaire connu. «À peu de distance de lui, au milieu des ping et des cling des verres, se trouvaient les représentants Lincoln Diaz-Balart et Ros Lehtinen».

Le plus probable est que si le ‘ticket’ McCain-Palin triomphe en novembre, les procédures contre Posada seront abandonnées, commente la journaliste de longue expérience.

Ann Louise Bardach est l’auteure de Cuba Confidential (Vintage). Elle dirige le Media Project de l’Université de la Californie à Santa Barbara. Elle collabore régulièrement à des publications nord-américaines de renom.

Elle a réalisé pour le New York Times la célèbre entrevue avec Luis Posada Carriles où l’assassin avoue être financé par la Fondation nationale cubano-américaine.

En 2006, elle a rappelé comment le dossier de Posada, conservé par le FBI de Miami, a soudainement été jeté aux poubelles en 2003.

Granma

http://www.granma.cu/frances/2008/octubre/mar21/43bardachf.html

Posted in Article | 1 Comment »