Reactionism Watch

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Archive for novembre 2008

Les libéraux et le culte de la personnalité

Posted by quebecsocialiste sur 27 novembre, 2008

Voyez-vous la ressemblance? Eh oui, les deux vivent dans un monde parallèle déconnecté de la réalité du peuple et semblent croire obstinément qu’ils ont raison sur tout, qu’ils sont omniscients. Bref, n’importe qui ayant l’idée de remettre leur vision tordue du monde en question n’est qu’un hérétique dont il ne faut surtout pas se soucier.

Aujourd’hui, j’aimerais vous présenter un autre bon texte de Jacques Lanctôt intitulé « Saint Jean Charest » qui démontre à quel point les publicités des libéraux vantant leur chef frisent le ridicule… ou peut-être que c’est le culte de la personnalité… quoi qu’il en soit, la même chose pourrait s’appliquer aussi bien au PQ de Marois qu’à l’ADQ/Équipe Mario Dumont (surtout l’ADQ), mais le présent texte ne parle que des libéraux, alors on va se concentrer sur leur cas. Bonne lecture:

Je sais, on va m’accuser d’être jaloux, envieux, rabat-joie, petit, mesquin, bref, on va m’accuser de tout ce que je ne suis pas, alors que j’ai plein d’autres vrais défauts, mais j’y reviendrai.

Je veux parler de la publicité à propos de l’actuel premier ministre Jean Charest.

Vous l’avez entendue et vue? Et comment réagissez-vous? Vous sentez-vous un moins que rien, vous aussi, un héros plus qu’ordinaire, un deux de pique dans cette chienne de vie qui n’en finit plus de nous en faire voir de toutes les couleurs, sans parler de ce qui nous attend dans un an, dans deux ans, avec tous les scénarios de catastrophe qu’on nous prédit en raison de la crise actuelle? Vous qui en arrachez pour joindre les deux bouts, Monsieur et Madame Toutlemonde, êtes-vous impressionnés par la feuille de route de cette bête de la politique?

Aux dires de ses amis, députés et ministres du Parti libéral du Québec, Jean Charest serait un saint, oui, rien de moins qu’un saint qui n’attend plus qu’on lui érige, de son vivant, une statue, que dis-je, un monument et qu’une avenue, que dis-je, un boulevard porte son nom.

Même Fidel Castro dont on n’arrête pas de prédire la fin et qu’on a accusé à tort d’entretenir le culte de la personnalité (si cher au défunt président Mao) n’a jamais eu droit à un tel traitement et pourtant, avec tous ses états de service, il l’aurait bien mérité. Jean Charest serait ni plus ni moins qu’une sorte de Simon le Magicien dont les disciples croyaient qu’il était un dieu ayant pris la forme d’un humain.

Ainsi, dans cette publicité, on voit le ministre Raymond Bachand dire qu’il a découvert un être profondément humain en la personne du premier ministre Charest, avec qui on a du plaisir à travailler. Il n’a sûrement pas dit la même chose de René Lévesque, dont il fut pourtant le secrétaire particulier de 1979 à 1981. Quel contraste pourtant entre les deux hommes d’État! On se demande quelle mouche a piqué le ministre du Développement économique pour se fendre d’une telle déclaration d’amour envers son patron qu’il côtoie depuis peu, somme toute. Le craint-il à ce point?

Dans cette même publicité, un autre ministre dit qu’il a découvert un être profondément humain, un grand frère, un véritable ami, non pas chez Jean Coutu, mais à l’Assemblée nationale: nul autre que Jean Charest! Une autre, une femme ministre cette fois-ci, affirme que tout ce qu’elle a acquis comme femme, c’est à Jean Charest qu’elle le doit. C’est assez fort, non? Jean Charest, féministe engagé, c’est Françoise David qui doit être contente. Une autre en ajoute. Elle aussi ne tarit pas d’éloge pour son premier ministre.

Tout ce qu’elle a réussi dans la vie, elle le doit à cet homme de courage dont la force de caractère serait, ma foi, exceptionnelle.

Jean Charest serait une source d’inspiration, un modèle qui a un énorme bagage politique, un homme de passion, quelqu’un qui a des tripes, un homme d’équipe, un politicien né. À son contact, on deviendrait meilleur.

Bref, tout le contraire de ce qu’il dégage, le petit frisé de Westmount, comme se plaisait à l’appeler Michel Chartrand.

Vous lui trouvez toutes ces qualités, vous, à Jean Charest? Je vous le répète, je ne suis pas jaloux et je suis le plus imparfait des hommes. Mais je me questionne sur ce déchaînement de louanges envers cet homme qui ne m’impressionne guère. Et mon scepticisme n’a rien d’une supposée «maladie de la vieillesse». Je me dis simplement que la présente époque n’en est pas une de héros, nous n’avons traversé aucun cataclysme, aucune révolution, aucune tragédie si ce n’est celle que le commun des mortels doit affronter tous les jours.

Tout le monde sait que Jean Charest a déclenché des élections par pur opportunisme, à la suite de sondages qui l’avantageaient. Son flair politique se limite à ça: le bon moment. Le reste relève des faiseurs d’images, essentiellement l’agence BCP, qui a remodelé Jean Charest, qui l’a transformé en un saint homme. Rien à voir avec des valeurs de solidarité, rien à voir avec une volonté de résoudre la crise économique et financière, rien à voir avec ce portrait de grand protecteur des intérêts du Québec.

Et c’est ce faux saint qu’une majorité de votants — ne pas confondre avec une majorité de Québécois — vont élire prochainement. Ne lui manque plus qu’une couronne d’épines pour que le compte soit complet. Mais je me console en paraphrasant un écrivain dont j’ai oublié le nom: «La victoire a quelque chose de négatif, elle n’est jamais définitive. Par contre, la défaite a quelque chose de positif, elle ne sera jamais définitive.»

Je propose que la ville de Westmount renomme son fameux Summet Circle, tout en haut de la montagne, en Sommet Jean Charest. N’est-il pas un grand défenseur de la langue française, après tout?

Et qu’on réserve le Stade olympique au lendemain du 8 décembre, pour y accueillir notre nouveau saint en personne. Au Québec, on croit encore beaucoup aux miracles.

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Image de la semaine

Posted by quebecsocialiste sur 27 novembre, 2008

Cette photo-montage comique est une grâcieuseté du camarade Francis GB.

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Les conservateurs anti-démocratiques!

Posted by sylvainguillemette sur 27 novembre, 2008

https://i2.wp.com/argent.canoe.com/archives/lca/infos/canada/media/2006/06/20060626-143247-g.jpg

Les conservateurs envisagent présentent un projet de loi qui couperait ni plus, ni moins, le financement publique des partis politiques.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que les partis politiques devront désormais compter sur le financement des dons individuels, donc du bon vouloir de l’électorat.

Il faut ajouter qu’avec une idéologie conservatrice et bourgeoise à souhait, le parti conservateur peut lui, compter sur les dons des riches bourgeois. Si le parti conservateur a les caisses pleines, ce n’est pas tant par mérite, que par les moyens financiers de ceux et celles qui votent pour ce genre de parti, ultra bourgeois!

Certains ont pourtant affirmé cette raison pour expliquer les coffres pleins du parti conservateur, mais il est indéniable que plus de pauvres, par exemple, voteront pour des partis comme Québec-solidaire au provincial, ou NPD au fédéral.

Les conservateurs se targuent d’avoir su soutirer les dons, or, il en est tout autre! Ici par exemple, au Québec, nous pouvons donner jusqu’à 3000 dollars individuellement à un parti politique. Mais qui, dans la classe plus pauvre, pourra faire une telle transaction? Qui, parmi les nouveaux chômeurs issus du secteur manufacturier ou de la foresterie, pourra faire des dons de 3000$?!?

Il s’agit en fait, de la mesure la plus anti-démocratique présentée aux canadiens depuis bien longtemps. Désormais, vos moyens dicteront la politique du Canada, peut-être bientôt celle du Québec.

Ceux qui préfèrent encore vivre dans l’abstinence politique, pourront bientôt en payer le prix avec nous, prolétaires de tout le Canada… Fini l’égalité des électeurs!

Il y a déjà cette barrière du don individuel, lequel met déjà en doute la démocratie de ce pays, nous n’avions pas besoin que cette barrière soit la seule représentante de la démocratie au Canada!

On dirait bien ici, que ce sera «À chacun son pouvoir, selon ses moyens!»! 

Au revoir démocratie!

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Citation de la semaine

Posted by quebecsocialiste sur 26 novembre, 2008

« Ne dédaignez pas un animal faible. Il pourrait devenir le tigre brutal. »

-Proverbe mongol

(Genghis « Temudgin » Khan, un ancien esclave, en était la preuve vivante.)

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En autre exemple d’aliénation syndicale

Posted by sylvainguillemette sur 26 novembre, 2008

http://www.greenpeace.org/france/assets/graphics/filiere-nucleaire

À mon grand regret, la Fédération des travailleurs du Québec a salué le projet de réfection de la centrale nucléaire Gentilly-2, ignorant ainsi les inquiétudes de divers groupes de médecins, dont un en regroupant une trentaine au Québec.

Ce faisant, les syndiqués de la FTQ mettent aux oubliettes une de leur priorité, qu’est la sécurité de ses membres ou de leurs proches. C’est que les études vont d’ailleurs en ce sens, elles permettent de signaler que les cas de cancers et de leucémies sont élevés en périphérie de plus de 136 centrales nucléaires à travers le monde, d’après une étude états-unienne entre autre.

Également, on répète que le combustible nucléaire est encore plus limité que le charbon ou le pétrole et qu’il polluant dès l’extraction, avant même d’être envoyé dans les centrales nucléaires.

Quant au déchets nucléaires, un problème majeur s’impose, car on ne sait pas quoi en faire. Pour l’instant , ils sont envoyés sous le tapis, comme c’est le cas pour la poussière dans la maison d’un paresseux irresponsable.

Mais le ministre de la santé, armé d’aucune étude en main, renvoie les médecins spécialistes chez eux. (Ça me fait drôlement penser aux «médecins» de la CSST (BEM) qui contestent sans cesse mes médecins spécialistes et détenteurs de vrais diplômes. 70% des contestations du BEM sont renversées à la Commission des Lésions Professionnelles, puisqu’elles ne sont jamais scientifiquement prouvables.)

Pour une seule et maigre contribution de 3% dans notre réseau énergétique au Québec, Québec octroiera  1,9 milliard de dollars. Cela faisait l’affaire des membres de la FTQ, bien que ces 800 emplois génèrent en fait, un haut taux de pollution vis-à-vis l’humanité. Une aliénation pure et simple.

Est-ce qu’il faudrait défendre des emplois comme; «marcheur sur braise», «coureur à pied d’autoroute» ou encore, «pompier de Volcan»? Cela n’agace t-il pas la FTQ, de savoir que ses membres risquent leur vie à: polluer d’avantage la planète, en y déposant des déchet nucléaires non-recyclables pour l’instant, tout en participant à une si faible contribution énergétique?

Si le «peek» de Hubert en effraie quelques uns, sachez que le «peek» du combustible nucléaire viendra bien avant!

J’ai certes une chose à dire sur le sujet, étant moi-même au courant des problèmes engendrés par une blessure au travail. Les syndicats devraient d’avantage se soucier des dangers que comportent ce genre de travail et se fier un peu plus aux scientifiques qui s’inquiètent pour eux.

Sinon, le cas me fait également penser à la foresterie, où les travailleurs s’en prennent aux groupes environnementaux et aux autres scientifiques alors que dans les faits, ils devraient s’en prendre à leurs élus n’ayant pas envisagés les émissions de craintes de la classe scientifique. Les élus ont le pouvoir de changer les choses, comme de réorganiser le travail, en donnant par exemple, la chance à ces travailleurs de se réorienter dans d’autres domaines. Les bucherons et les autres travailleurs de bois ont certes contribué comme nul autre au Québec quant à l’avancée de celui-ci, mais aujourd’hui, ce n’est pas la qualité de leur travail qui est remise en question…

En 2008, on peut conclure que la Terre est ronde, et que le combustible nucléaire est limité, polluant, dangereux pour la santé et impertinent vis-à-vis les besoins énergétiques de l’humanité. J’ose espérer que la FTQ se mette à l’heure juste, pour le bien de ses membres au moins!

Source:
http://www.radio-canada.ca/regions/mauricie/2008/11/25/001-gentilly-medecins_n.shtml

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Dan Bigras écrit sur les émeutes de Montréal-Nord

Posted by quebecsocialiste sur 25 novembre, 2008

La faute de la répression

Au lieu de bêtement réclamer plus de répression face à un gang de rue qui n’était même pas là lorsque le jeune Fredy Villanuava et deux de ses amis ont été criblés de balles le 8 août, au lieu d’être indignés par la révolte des citoyens de Montréal-Nord, il me semble que nos politiciens auraient pu être révoltés par la mort inutile d’un jeune garçon arraché à sa famille.

 

Pas un ne l’a même mentionné. C’est assez révoltant. C’est révoltant pour une famille brisée, un quartier blessé et inquiet, et pour la population en général.

 

Je ne critiquerai pas le travail en général des policiers sur le terrain, ils sont tous différents. Des humains. Il y a des policiers sympathiques et d’autres non. Il y a des chanteurs sympathiques et d’autres non.

 

Je sais qu’il est difficile d’être policier, et cela dans bien des quartiers, pas seulement dans Montréal-Nord. Sauf qu’aujourd’hui, un jeune garçon est mort pour rien, une famille est anéantie et un quartier, déchiré.

 

Je ne critiquerai pas non plus l’intervention policière, elle fait l’objet d’une enquête… menée par un autre corps policier, qui vient de se faire renvoyer faire ses devoirs par les procureurs de la Couronne. Cela inquiète grandement la population de Montréal-Nord.

 

La vérité, c’est que cette fois-ci, c’est la répression qui a tout commencé. Peu après, une manifestation a tourné en émeute et ça a foutu la trouille à tout le monde. Il y a eu des casseurs, mais il y a eu autre chose. Quelque chose d’autre qui m’a fait froid dans le dos.

 

La population, les «Monsieur et Madame Tout-le-monde» de Montréal-Nord, qui applaudissaient les casseurs. Des gens paisibles qui essaient juste d’habiter en paix dans un quartier qui le leur refuse.

 

PROFILAGE

 

Ce coup-ci, ce ne sont pas les gangs de rue, c’est le profilage. Celui des jeunes, mais aussi celui des bonnes gens qui ne veulent pas d’histoires et qui se font harceler. Je me le fais raconter presque tous les jours par les gens qui la subissent.

 

Voyez-vous, la première version officielle est que les policiers se seraient retrouvés entourés d’une vingtaine de membres de gangs de rue hostiles et qu’ils ont dû faire feu. Nous savons tous maintenant que c’était un mensonge éhonté élaboré à la hâte. Il n’y avait que cinq jeunes qui jouaient tranquillement aux dés.

 

La population de Montréal-Nord est inquiète. Elle redoute profondément une version de l’enquête plus perfectionnée mais pas plus honnête.

 

Cela devrait aussi inquiéter la population. Avez-vous remarqué ? Je n’ai pas dit la population de Montréal-Nord. J’ai voulu dire «nous».

 

Les «autres», ce sont les soi-disant «différents» de la majorité. Selon la situation, ce sont les Arabes, les Noirs, les jeunes, les vieux, les gais, les B. S… Les «autres».

 

Ce serait un de «nos» enfants qui se serait fait tuer, il y aurait une méchante levée de boucliers. Mais non, c’est un enfant des «autres». Moi, ça me coupe l’envie d’être un «nous».

 

Ces «autres» qui, évidemment, aiment leurs enfants comme «nous», ont pété les plombs d’indignation et de tristesse et nos politiciens, qui gagnent leurs jobs avec les votes de la majorité, ont simplement joué les vierges offensées en oubliant délibérément ceux qui souffraient. Un simple mot à la famille aurait été un début. Ils ne l’ont pas fait.

 

C’est triste et dangereux.

 

>Réagissez à cet article en ligne à :

 

bigras_commentaire@journalmtl.com

Source

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Témoignage d’une infirmière honnête

Posted by quebecsocialiste sur 24 novembre, 2008

Voici le témoignage touchant d’une infirmière, paru dans le Journal De Montréal aujourd’hui:

« Je suis infirmière depuis 35 ans et je vous assure que les soins de santé se détériorent de façon inquétante. Je vais quitter la profession car ce n’est plus conforme à mes valeurs. Je trouve difficile le traitement qu’ondoit faire subir à des gens fragilisés par la maladie. Je déplore que des professionnels de la santé adhèrent à des pratiques comme celle-là pour répondre à des critères de rentabilité et de performance car c’est bien les mots à la mode dans la santé. Moi, j’avais appris empathie, respect, humanité, dignité. »

-Nicole Côté

Les « professionnels » dont elle parle devraient refaire leurs cours à Cuba si vous voulez mon avis. La même chose s’applique pour tous ces odieux personnages qui désirent faire du profit sur la souffrance humaine…

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Une double mesure mortelle

Posted by quebecsocialiste sur 24 novembre, 2008

(Une monarchie sanguinaire reconnue)

(Un monarque en puissance)

Le Canada se targue mondialement d’être un « défenseur de la paix » et d’être « opposé à la peide de mort ». Vous vous rappellez sans doute l’homme condamné à mort dans « l’état de droit » (selon Harpeur) qui pratique la torture et commet des crimes de guerres terrorisants et génocidaires que sont les États-Unis et qui fut finalement abandonné à son sort inhumain (en plus du fait qu’on ne peut jamais être certains à 100% de la culpabilité de l’accusé) par le Canada conservateur (républicain) de Stephen Harper. Voyez maintenant comment le « juste et équitable » Canada réagit lorsque c’est un autre pays que les USA qui veut condamner à mort ses ressortissants, selon un article de la Presse Canadienne:

Le gouvernement fédéral a récemment accentué ses manoeuvres diplomatiques pour empêcher l’exécution de deux jeunes Montréalais, les frères Mohamed et Sultan Kohail, trouvés responsables de la mort d’un homme en Arabie saoudite.

Le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a indiqué plus tôt cette semaine que des fonctionnaires canadiens avaient abordé la question avec les diplomates saoudiens à Ottawa, il y a une dizaine de jours, et qu’une note diplomatique avait été envoyée aux autorités du royaume wahhabite.

M. Cannon prévoit d’autre part s’entretenir de ce sujet avec son homologue saoudien à son retour du Pérou, où il participe ces jours-ci à la réunion des pays membres de la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique (APEC). «Le Canada a et continuera de prendre tous les moyens à sa disposition pour assister Sultan et Mohamed Kohail», a-t-il insisté.

Son secrétaire parlementaire, Deepak Obhrai, a précisé que tous les échelons de la bureaucratie et du pouvoir politique étaient impliqués dans cette affaire, «des responsables consulaires aux conseillers et jusqu’au ministre». «Nous sommes très engagés dans ce dossier», a-t-il confié, vendredi, à l’issue de la période des questions.

M. Obhrai a rappelé que le processus judiciaire suivait son cours en Arabie saoudite, qu’aucune date d’exécution n’avait été fixée et que les jeux n’étaient donc pas faits pour les deux frères, qui ont passé une partie de leur adolescence à Brossard, en banlieue de Montréal.

Mohamed Kohail, 23 ans, est emprisonné en Arabie saoudite depuis le printemps 2007 pour son rôle dans le décès d’un adolescent qui s’en était pris à son frère dans une cour d’école, à Jeddah. Il a été condamné à mort au terme de son procès et doit être décapité.

Son dernier appel a été rejeté au début du mois de novembre. Ses seuls espoirs reposent désormais sur la Cour suprême d’Arabie saoudite ou sur la grâce du roi saoudien.

Sultan Kohail, 17 ans, a pour sa part été condamné à un an d’emprisonnement et à 200 coups de fouet. Il doit toutefois subir un nouveau procès et risque la peine de mort, lui aussi.

Les deux jeunes d’origine palestinienne ont la citoyenneté canadienne depuis 2005. Ils bénéficient de l’appui de plusieurs politiciens canadiens, dont le député libéral ontarien Dan McTeague, qui a proposé de se rendre en Arabie saoudite à ses frais pour tenter de leur porter secours.

Jusqu’à l’an dernier, le gouvernement canadien avait l’habitude de toujours demander la clémence pour ses ressortissants condamnés à mort à l’étranger.

Les conservateurs ont toutefois laissé savoir le printemps dernier qu’ils n’entendaient plus intervenir dans le cas de Canadiens trouvés coupables au terme d’un procès équitable dans un Etat de droit.

Cette déclaration qui visait principalement les Etats-Unis a placé le gouvernement fédéral dans une position délicate pour discuter avec l’Arabie saoudite. En demandant la clémence pour les Kohail, Ottawa risque en effet de froisser les dirigeants du royaume.

Ce n’est pas la première fois qu’un Canadien est condamné à mort en Arabie saoudite. Le consultant en marketing William Sampson a lui aussi été condamné à la décapitation, en 2000, pour sa participation alléguée à une série d’attentats. Il a été gracié par le roi, après avoir croupi en prison pendant 32 mois.

M. Sampson a toujours reproché à Ottawa de ne pas avoir fait le nécessaire pour lui venir en aide.

Défendre ces deux hommes est certes honorable, mais serait-ce possible d’agir ainsi dans tous les cas? Il me semble que ce serait logique…

Et que dire du mépris anti-démocratique total que le Cadenas con-servateur de S. Harpeur nous démontre en refusant maintenant d’appuyer les résolutions en faveur de l’abolition mondiale de la peine de mort? Des double-mesures comme celle-là, le Canada de S. Harper en regorge.

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Méfiez-vous!

Posted by sylvainguillemette sur 24 novembre, 2008

https://i1.wp.com/www.ulb.ac.be/medecine/rdvdoc/sommaire_fichiers/attention.gif

Cette fin de semaine a été percutante pour le roi du populisme, non pas positivement, mais décisivement plutôt.

Mario Dumont, parlant du soit disant «couple royal» (Charest-Marois), demande aux québécois de se méfier…

Alors je vais lancer le même message, mais à l’endroit, donc à l’endroit de Mario Dumont, le populiste démagogue par excellence.

Méfiez-vous, chers québécoises et québécois, parce que Mario Dumont, tout en disant avoir à cœur les conditions des travailleurs du Québec, veut leur brimer le droit de se syndiquer, même si cela est anticonstitutionnel. Il reprochait, sans farce, à Jean Charest son recul devant une décision de la cour supérieure, quant au droit de se syndiquer des employés des garderies. C’est tout dire la crédibilité des dires de cet imposteur qui se dit être la relève aux dinosaures de gauche –encore faudrait-il que la gauche prenne le pouvoir au Québec!-.

Aucune surprise ici, car Mario Dumont, en 2007, à «Tout le monde en parle», avait justement affichées ses couleurs sur le droit de se syndiquer. Il disait des syndicats, qu’ils devaient être abolis, qu’ils n’étaient que des outils désuets venus d’un passé qu’il fallait vite oublier. En dirait-il autant du conseil du patronat, certainement pas! Et de toute façon, l’un des anciens présidents de cet outil bourgeois, Gilles Taillon, le remettrait vite sur les rails! Alors, si on suit la logique de ce tordu personnage, personnage au service de la bourgeoisie minoritaire, l’un des clans peut se regrouper et discuter des tactiques à utiliser pour crosser plus de travailleurs et de travailleuses et l’autre n’a pas le droit de se réunir pour se défendre de l’exploitation des parasites minoritaires bourgeois, il ne peut que dire «Merci Mario!»…

Ce faisant, Mario démontre qu’il n’aurait pas peur de nous imposer des baillons, tout comme le Roi –selon Mario- le faisait, des baillons anticonstitutionnels qui brimeraient les droits des prolétaires et des autres travailleurs du Québec. Ensuite, cet imposteur aux multiples visages a l’audace de faire des discours aux travailleurs d’Abitibi-Bowater, à la manière « Lénine » sur une caisse de bois, disant aux travailleurs et travailleuses concernés, qu’ils se sont fait avoir par Charest… Quel culot!  Ces travailleurs et travailleuses, si Mario est élu, verront que Charest était un enfant de cœur à ses côtés –n’empêche qu’ils ont les mêmes intérêts en bout de ligne-!

Que l’on parle du nombre d’heures de travail réduit, des congés gagnés sous de difficiles manifestations -bien mérités par le labeur des travailleurs et que les bourgeois n’hésitent pas à prendre, sans passer par la voie politique ou démocratique-, sinon même du droit des travailleurs de se réunir afin de discuter de leurs conditions de travail communes, les syndicats sont en fait responsables de toutes nos avancées sociales dans le monde du travail. Quiconque est syndiqué, sait très bien ce qu’il a de plus que son voisin qui ne l’est pas! Ce n’est d’ailleurs pas surprenant que le secteur privé soit difficilement accessible aux syndicats et que derrière le décor, les amis de Mario soient visiblement présents (Conseil du patronat et cie..) sur la ligne de front. Les syndicats sont indéniablement les responsables de nos meilleures conditions de travail, Mario n’a qu’à bien se tenir s’il veut les abolir. Ce n’est certainement pas son parti -qui désire l’abolition du salaire minimum-, qui en fera autant pour la classe ouvrière. Parti bourgeois pour des intérêts bourgeois, aucune énigme à l’horizon.

Alors travailleurs et travailleuses du Québec, méfiez-vous de cet oiseau moqueur, qui ne saurait que, faire reculer vos conditions de travail comme jamais! Méfiez-vous également de cette espèce, puisqu’elle envisage de plus redistribuer aux riches, les richesses créées par la classe prolétaire, comme nul autre ne le propose, d’ailleurs en abaissant ou en faisant disparaître le salaire minimum.

Mario Dumont voudrait ensuite que l’on avale sans moyen, la pilule du privé en santé, tout en omettant d’avertir son électorat que le privé coûte plus cher que le publique, et qu’il ne sert en fait qu’à engraisser les mêmes parasites minoritaires, déjà avantagés par la disparition des syndicats et du salaire minimum! Le privé en santé, c’est un mythe construit par les idéologues de la bourgeoisie, comme Mario Dumont. C’est un mythe qui vise à ouvrir de nouvelles brèches aux bourgeois qui n’attendent que cela, afin d’exploiter cette fois, la misère humaine, souvent due à des hasards de la vie, en plus du labeur des prolétaires à leur emploi! Du parasitisme pur et simple!

Que propose aussi cet oiseau de malheur? De privatiser, au profit de la même minorité parasitaire, Hydro-Québec que les québécois ont eux, nationalisé sans le moindre regret. Ainsi, vous verriez, tout en acceptant -sans droit de grève-  des baisses de salaire, des interdictions de se syndiquer -donc de se réunir- le tarif d’Hydro-Québec prendre une vertigineuse hausse! Et les profits engraisseraient du coup, les mêmes parasites déjà avantagés par les autres mesures dumonistes dénoncées ci-haut.

Qu’a-t-il proposé d’autre, sinon que d’avantager cette classe minoritaire et parasitaire qui, alors que nous entrons en récession, peut-être même en déflation, continuera d’exploiter notre labeur sans notre consentement, maintenant sans entrave –grâce à Mario-, et que le prolétariat lui, encaissera tous les coûts et coups de cette crise?

Rien du tout!

Méfiez-vous de ces impostures, qui disent vouloir votre bien, tout en prônant vos maux. Mario Dumont, c’est l’homme de la bourgeoisie, pas l’homme du peuple qu’il pense et dit être. C’est un vendu, un vendu à la bourgeoisie!

Méfiez-vous des bourgeois!

Méfiez-vous de Mario Dumont et de son parti bourgeois!

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Hugo Chávez face aux élections régionales

Posted by sylvainguillemette sur 23 novembre, 2008

https://i0.wp.com/www.intal.be/files/u217/chavez.jpg

Par Salim Lamrani,

(Le 23 novembre 2008 auront lieu les élections régionales et locales au Venezuela qui désigneront les nouveaux gouverneurs ainsi que les maires.)

Le Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV) de Hugo Chávez devrait largement remporter ce scrutin dans un contexte tendu, exacerbé par l’opposition du pays qui refuse toujours de reconnaître la légitimité du président vénézuelien malgré plus d’une dizaine de victoires électorales dont la transparence et le caractère démocratique ont été soulignés par la plupart des organisations internationales.

En effet, depuis son élection en 1998, Chávez n’a cessé de remettre en jeu son mandat et son autorité, en se soumettant au suffrage populaire. En dix ans, les Vénézueliens auront été consultés pas moins de 13 fois, c’est-à-dire presque autant de fois que durant les quarante ans précédant la Révolution bolivarienne, entre 1958 et 1998, où eurent lieu 15 élections .

L’opposition, qui contrôle actuellement deux Etats (Zulia et Sucre) sur 24, pourrait perdre ses ultimes bastions au profit des candidats gouvernementaux, notamment dans l’Etat de Zulia dirigé par le gouverneur Manuel Rosales, farouche opposant de Chávez. Rosales a déjà prévu d’ignorer les résultats du scrutin en cas de victoire de Giancarlo Di Martino, candidat du PSUV à Zulia, conscient que les électeurs vénézueliens sont favorables au parti présidentiel
.
Ce dernier avait déjà participé au coup d’Etat du 11 avril 2002 en signant le décret reconnaissant la junte putschiste de l’éphémère Pedro Carmona Estanga. Il fut également un éminent protagoniste du sabotage pétrolier en décembre 2002, et a multiplié les campagnes médiatiques contre le pouvoir en place. Il se trouve désormais gravement impliqué dans un scandale de corruption .

Hugo Chávez a mis en garde contre toute nouvelle tentative de déstabilisation.  » Ils veulent de nouveau incendier le pays […]. Ils sont à la recherche de militaires pour fomenter un coup d’Etat « , a-t-il dénoncé. Il en a également profité pour lancer un avertissement ferme à l’encontre de l’actuel gouverneur de Zulia :  » Si Monsieur Manuel Rosales refuse de passer le pouvoir au vainqueur du 23 novembre […], il sera arrêté le jour même « .

Depuis son arrivée au pouvoir, Chávez a constamment été la cible de menaces. L’administration Bush a tout tenté, du coup d’Etat de 2002 jusqu’au financement actuel de l’opposition, pour se débarrasser de l’homme politique le plus populaire d’Amérique latine. En septembre 2008, les autorités vénézueliennes ont déjoué de justesse une conspiration visant à assassiner le leader bolivarien et réitérer un putsch. Plusieurs militaires à la retraite et en activité – mais sans commandement de troupes – des forces armées ont été arrêtés .


Les services de renseignements vénézueliens avaient réussi à enregistrer plusieurs conversations téléphoniques entre le général de division de l’Armée Wilfredo Barroso Herrera, le vice-amiral Millán Millán et le général de brigade de l’Aviation Eduardo Baez Terrealba. Les putschistes avaient élaboré un plan pour prendre d’assaut le Palais présidentiel de Miraflores et éliminer Chávez :  » S’il se trouve à Miraflores nous ciblerons nos efforts dans cette direction. […] Nous allons prendre le Palais de Miraflores, nous allons nous emparer des chaînes de télévision. L’objectif doit être unique […] Cet effort d’unité doit se diriger vers le Palais « .

En plus d’une attaque contre le Palais, les militaires avaient prévu de s’en prendre à l’avion présidentiel et de le faire exploser par un missile au moment du décollage ou de l’atterrissage. Ainsi,  » une opération possible [aurait lieu] au retour de voyage du président Chávez. L’une des actions serait de le faire exploser, ou de le capturer avec des avions en plein vol « .

Mario Isea, président de la Commission spéciale d’enquête sur l’assassinat de l’Assemblée nationale vénézuelienne, a confirmé l’existence d’indices avérés concernant ce plan de coup d’Etat.  » Il y a suffisamment d’élément de preuves pour confirmer les plans d’assassinat et de coup d’Etat « , a-t-il signalé. Il a également souligné l’implication d’éléments internationaux, d’hommes politiques de l’opposition, de médias privés et d’hommes d’affaires locaux. Les individus en question s’étaient réunis à plusieurs reprises au Venezuela, en Colombie et aux Etats-Unis .

L’implication de l’administration Bush dans cette affaire est indéniable. En effet, l’opposition vénézuelienne ne se risquerait jamais à une telle entreprise si elle ne bénéficiait pas du soutien politique et financier de la Maison-Blanche. En septembre 2008, lassé par les multiples ingérences des Etats-Unis, Caracas a expulsé l’ambassadeur étasunien et rappelé son représentant diplomatique de Washington.

L’élection de Barack Obama à la présidence étasunienne pourrait entraîner une normalisation des relations entre les deux nations. Hugo Chávez a salué la victoire du sénateur démocrate et lui a tendu un rameau d’olivier :  » Le gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela fait part de sa volonté et de sa détermination d’élaborer, sur la base du respect absolu de la souveraineté, un agenda bilatéral constructif pour le bien-être des peuples vénézuélien et étasunien « .

L’opposition vénézuelienne se trouve dans une situation désespérée. La révolution politique, économique et surtout sociale du président Chávez l’a coupée de toute base populaire. Le leader bolivarien jouit d’un prestige hors norme dans son pays grâce à sa politique de redistribution des richesses qui a sensiblement amélioré le niveau de vie des catégories les plus démunies. Les résultats atteints en une décennie sont spectaculaires . L’implication de l’ensemble des citoyens dans le processus de transformation lancé en 1998 a permis à la société toute entière d’atteindre un degré de maturité politique suffisant pour être consciente des enjeux nationaux et comprendre que l’oligarchie n’est pas la meilleure représentante de ses intérêts.

*Salim Lamrani est enseignant, chargé de cours à l’Université René Descartes Paris V et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis

Tiré de Radio Habana Cuba

http://www.ahora.cu/francais/index.php?option=com_content&task=view&id=460&Itemid=29

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