Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Archive for 8 novembre 2008

Un ignorant qui parle de ce qu’il ne connaît pas

Posted by quebecsocialiste sur 8 novembre, 2008

Cré Martineau! Il semble que ce cher réactionnaire vient tout juste de réaliser que le PCQ fait parti de Québec Solidaire! Comment je le sais? Il a écrit un billet là-dessus hier (7 novembre 2008) intitulé (soupir) « Vive Staline! »… et il avait ceci à dire sur cette idéologie qu’il semble connaître comme le fond de sa poche (sarcasme) :

Québec Solidaire a accepté… le parti communiste dans ses rangs!

Le parti communiste, bordel!!!!!!

On est en 2008, ou en 1958?

Et après ça, on se demande pourquoi la gauche n’est pas prise au sérieux.

Mardi prochain, Jean-François Lisée publie un essai sur le renouvellement de la gauche: « Pour une gauche efficace », édité chez Boréal.

Il dit que la gauche doit se renouveler et s’actualiser si elle veut survivre.

On devrait envoyer une copie de ce bouquin à tous les membres de QS!

Avec un calendrier, pour qu’ils puissent mettre leur montre à l’heure…

Ça paraît qu’il sait parfaitement de quoi il parle, n’est-ce pas? lol. Blagues à part, voici ma réponse à son endroit:

 Monsieur Martineau,
En tant que membre en règle de QS et du PCQ, je peux vous affirmer que vous ne savez pas de quoi vous parlez. Staline, ce gros moustachu parano et anti-intellectuels (il était jaloux de Lénine et Trotsky parce qu’ils étaient plus intelligents et qu’ils comprenaient ce qu’est le marxisme, contrairement à lui, qui n’était qu’un égoïste crasse et pro-élite), qui a aboli les « soviets » (Signifie littéralement « conseils populaires » en russe, une forme de démocratie bien plus représentative que n’importe quel système occidental et rêvée par Lénine, qui est mort avant d’avoir pu vraiment finaliser le projet. Depuis des décennies donc, l’occident se trompe en qualifiant de « soviets » ou de « communistes » ceux qui vivaient en ex-union staliniste) et qui a massacré des millions de travailleurs innocents en plus de faire du copinage avec l’extrême droite représentée par le monstre Hitler à l’époque… était aussi « communiste » que Bush!

En fait, Staline, ce n’est maintenant rien de plus qu’un vieil épouvantail censé faire peur au monde afin de discréditer une doctrine qui n’a absolument aucun rapport avec son totalitarisme anti-peuple odieux et justement nommé « stalinisme ». Et puis, il faut avouer qu’en 2008, cet épouvantail est rendu assez ridicule pour dire que les gens qui s’en servent encore pour « discréditer » le communisme (parfois même la gauche toute entière), vivent effectivement dans le passé.

Le PCQ est 100% anti-Staline et pro-droits des travailleurs. Le PCQ (indépendantiste en passant, tout comme QS) a adopté, dans ses statuts, des positions bien plus « années 2000 » que les arrièristes du bloc monolithique de Mario Dumont. Trouvez notre site et lisez-les donc, nos politiques et projets, au lieu de chialer pour rien dire. Le vrai communisme, c’est tout sauf « retourner à l’âge de pierre » comme vous dites.

Et puis, que voulez-vous au fond? Que la gauche ne puisse plus se présenter aux élections? La base même de QS est le pluralisme des idées. Leur idéologie, tout comme le PCQ, sont bien plus démocratiques que ceux qui passent leur temps à toujours dire que « la gauche » est responsable de tous les maux du Québec, alors que la dite gauche n’a jamais été au pouvoir. Les problèmes du Québec, c’est à des années de mauvaise gestion néo-libérale (le système de droite chérie qu’on en commun le PLQ, le PQ et l’ADQ) qu’on les doit.

Pour finir, ne nous faites pas rire avec Jean-François Lisée. Lui, tout comme les « lucides » qui vivent à l’époque de Duplessis, voudrait privatiser Hydro-Québec (vous l’avez même écrit dans votre chronique d’aujourd’hui). Hydro-Québec, c’est une entreprise d’état que les travailleurs ont payé pendant des années à la sueur de leur front afin de pouvoir payer leur électricité à un coût décent, contrairement au peuple des USA qui doit « dealer » avec des entreprises énergétiques privées qui font la pluie et le beau temps en faisant passer les $$$$ avant tout, surtout bien avant les honnêtes travailleurs qui les paient. Vouloir privatiser Hydro-Québec, c’est tout sauf être à gauche. Ce bonhomme (Jean-François Lisée) parle donc à travers son chapeau puisqu’il semble qu’il ne connaît en fait vraiment pas grand chose sur cette « gauche » dont il parle dans son « essai » hypocrite.

J’espère vous avoir bien informé sur le sujet,
Gabriel Proulx,
Québec Solidaire
Parti Communiste du Québec

J’espère bien que ça passera la censure, parce que ça met les choses dans leur contexte et que ça fermerait bien le clapet des ti-drètistes qui sont en train de dire que « la gauche, c’est Hitler et les dictatures qui massacrent le monde ». Dire que ce sont nos opposants les plus « sérieux »…

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L’indépendance du Québec: Un projet révolutionnaire (déjà paru, mais d’actualité comme jamais…)

Posted by sylvainguillemette sur 8 novembre, 2008

Au Québec, la question nationale est un débat quotidien. Pour la majorité des Québécois, se positionner en politique est d’abord se dire souverainiste ou fédéraliste. La question est incontournable au Québec, c’est le cas de le dire. Pour tout parti politique, vouloir rester hors du débat équivaut à un suicide politique.

L’éclatement des organisations maoïstes en est un excellent exemple. D’En Lutte!, du PCO et du PCC-ML, le seul qui ait survécu est celui qui a choisi d’appuyer l’indépendance du Québec. Cela s’explique facilement : un parti qui ne sert pas l’histoire est éliminé par celle-ci.

Le Parti communiste du Québec est un parti indépendantiste. Mais pourquoi l’est-t-il? Seulement pour ne pas subir le sort du PCO et d’En Lutte? Bien sûr que non!! Le Parti communiste du Québec est un parti indépendantiste car l’indépendance du Québec est un projet révolutionnaire.

Le but d’un parti communiste est de renverser l’impérialisme, stade suprême du capitalisme. Mais l’impérialisme a son système “humanitaire” bien à lui pour contrer “la peste rouge”: l’état. La bourgeoisie se munit d’une machine d’état pour protéger le système économique qui répond à ses besoins, et on pourrait même dire, à sa propre survie. La machine d’état bourgeois est donc le mur que les communistes cherchent à abattre pour changer de système économique.

Chaque état bourgeois a sa stratégie pour protéger l’impérialisme sur le territoire qui lui est propre. Dans certains états c’est la théocratie. Dans d’autres c’est la monarchie absolue. Au Canada, la machine d’état bourgeoise a pour stratégie principale l’oppression nationale. Le fédéralisme est un système s’appuyant sur une ou plusieurs nations privilégiées pour opprimer les autres. La stratégie est simple : on donne des avantages à une ou plusieurs nations et on pousse cette ou ces dernières à écraser les autres pour protéger ses privilèges. C’est ni plus ni moins une forme de colonialisme. Au Canada, ce sont les “British Americans” ou Ontariens qui sont privilégiés par le système. Cette nation, descendante des loyalistes ayant quittés les États-Unis lors de la révolution américaine, centralise le pouvoir entre ses mains et pousse les autres nations anglo-saxonnes du Canada (Terre-neuviens, les anglophones des maritimes, ceux des Prairies et de la Colombie-Britannique) à faire un front commun pour protéger l’État fédéral contre les nations francophones (Québécois, Acadiens, Métis) et les nations autochtones (Micmac, Mohawk, Huron, etc.).

Diviser les travailleurs pour régner

On se retrouve donc avec un pays où il y a une hiérarchisation des nations. Mais pour cacher tout cela, on crée une nation artificielle du nom de “canadienne” pour maintenir la situation en place. Il en résulte donc des querelles nationales institutionnalisées dans lesquelles les classes ouvrières des diverses nations du Canada se confrontent entre elles, liguées derrière leurs bourgeoisies nationales respectives. On démontre tout cela comme étant des querelles sans importances n’ayant aucune conséquence sur l’unité de tous les Canadiens. L’union des prolétaires devenant donc impossible, la bourgeoisie a donc la belle vie. Diviser pour régner!

Mais le système a ses imperfections. Les bourgeois des nations dominantes en sont bien heureux. Les bourgeois qui ont des intérêts sur l’ensemble du territoire du Canada le sont tout autant, peu importe de quelle nation ils sont originaires. Mais dans certains secteurs du monde des affaires, les bourgeoisies des nations oppressées peuvent y être désavantagées. Les bourgeois de l’industrie du disque francophone ne veulent pas se faire manger tout cru par ceux de la musique anglophone. Quebecor fera tout pour protéger “Star Académie” de “American Idole”. L’oppression nationale peut menacer les marchés acquis par des bourgeoisies nationales francophones. Cela mène donc aussi à des disputes entre les diverses bourgeoisies.

Par contre, ces dernières ne remettent pas en question pour autant le système en place. Elles y sont bien en général, elles ne veulent que le réformer. L’autonomie provinciale leur suffirait parfaitement. La bourgeoisie nationale québécoise veut bien sûr protéger ses marchés dans l’industrie culturelle, mais n’a aucun problème à se livrer à une compétition impérialiste avec les bourgeois des autres nations du Canada dans d’autres domaines. Ces bourgeois sont représentés politiquement par le Parti québécois.

Mais pour réformer le système, les bourgeoisies nationales des nations oppressées doivent travailler selon les règles de ce dernier. Elles doivent utiliser le système parlementaire canadien et montrer qu’elles ont un soutien solide de leur classe ouvrière respective. De ce fait, les bourgeois nationaux doivent mobiliser les travailleurs de leur nation derrière eux avec de fausses promesses, questions d’obtenir ce qu’ils souhaitent. C’est là que le jeu commence à devenir risqué. Car pour mobiliser les travailleurs à un projet, il faut le faire leur. Mais les intérêts de classe étant contradictoires, la bourgeoisie marche sur des oeufs.

De plus, les bourgeois des nations opprimés ne pourront jamais obtenir quoi que ce soit sans menacer d’une sanction leurs collègues s’ils n’obtiennent pas gains de cause. Les menaces de sécessions deviennent donc la stratégie. Ces menaces son creuses, mais cela reste leur unique salut. Il se joue donc, entre les bourgeois réclamant l’autonomie provinciale et les bourgeois voulant le statu quo, un jeu de chantage continuel. Mais pour la bourgeoisie nationale, ce chantage doit avoir l’air d’un projet réel et ils doivent donc mobiliser leur classe ouvrière respective sur la base de cette menace et toujours en démontrant à cette dernière que tout cela est à l’avantage de ces même travailleurs même si les intérêts de classe sont contradictoires. Le jeu commence donc à être vraiment dangereux, et de ce fait, peu rapidement faire paniquer les bourgeois partisans du statu quo.

Et les travailleurs dans tout cela?

Les bourgeois jouent avec le feu, car les travailleurs prenant cette cause à coeur en font la leur. Ces derniers y voient une possibilité d’améliorer leurs conditions et d’avoir de l’influence dans la société. Les travailleurs finissent donc par désirer réellement le projet que les bourgeois nationaux utilisent pourtant comme un leurre.

Car au Québec, l’indépendance nationale n’a jamais eu réellement d’impact tant et aussi longtemps quelle ne fût pas aussi un projet de société. Le projet indépendantiste a été grandement popularisé par René Lévesque; un bourgeois issu du Parti libéral du Québec. Mais quel homme était René Lévesque avant de devenir le symbole du mouvement indépendantiste? René Lévesque avait premièrement été animateur d’une émission du nom de “Point de mire” où il se faisait pédagogue sur divers sujets politiques. Il avait été un des principaux meneurs de la grève contre Radio-Canada. En tant que ministre libéral, il avait été le père d’Hydro-Québec. Lors de la victoire de l’Union nationale, on l’avait même accusé d’avoir “fait peur à l’électorat avec ses mesures socialistes”! Lévesque était donc un symbole de mesures sociales et des sociétés d’État avant de se déclarer pour la souveraineté-association. Pour les travailleurs québécois, l’indépendance du Québec devenait donc un espoir réel pour la réalisation de nombreuses autres “Hydro-Québec” lorsque le mouvement avait pour chef René Lévesque.

Il est facile aussi de remarquer comment l’idée de l’indépendance du Québec a toujours connu ses pires reculs dans les sondages lors de mesures de type néo-libérales, appliquées par le Parti québécois. D’autre part, les mesures de type social du Parti québécois ont toujours moussé la popularité du projet indépendantiste. On est donc en droit de constater que c’est bel et bien pour ses intérêts de classe propre que les travailleurs québécois veulent faire l’indépendance et non pas par simples ferveurs nationalistes.

Mais pourquoi l’indépendance nationale est-il un projet révolutionnaire?

Tout cela est très intéressant, mais en quoi l’indépendance du Québec est-il un projet révolutionnaire? La raison est simple. La sécession du Québec provoque le démantèlement de l’état fédéral canadien : donc de l’État bourgeois canadien. Car si l’indépendance nationale québécoise se fait, plusieurs autres nations opprimées du Canada chercheront elles aussi à en faire de même. Les Acadiens n’auront aucune autre alternative que l’indépendance nationale pour ne pas subir l’assimilation totale. Les nations autochtones verront l’opportunité de réclamer leurs terres ancestrales pour en avoir le contrôle total réel. Il se peut même que certaines nations anglo-saxonnes du Canada finissent par elles-mêmes vouloir briser le carcan fédéral pour ne plus s’en laisser montrer par Ottawa. Cela créera un éclatement du territoire Canadien qui mettra les bourgeois “cul par-dessus tête”.

La machine qui protège les bourgeois du Canada, peu importe de quelle nation ils sont originaires, se retrouvera donc brisée. L’indépendance du Québec devient l’opportunité rêvée de désarmer la bourgeoisie du Canada. C’est pourquoi les bourgeois du Québec, regroupés dans le Parti québécois, ne cherchent pas à faire réellement l’indépendance. Eux aussi ils se retrouveront sans défense. Ils ne leur reste donc qu’une opportunité: le parti indépendantiste unique. De cette manière, ils peuvent s’assurer de ne pas voir le mouvement indépendantiste sortir des limites qu’ils lui ont attribuées.

Québec solidaire : un danger indépendantiste pour le PQ

Mais un problème se pose pour la bourgeoisie péquiste : Québec solidaire. Ce parti de gauche, dont la bourgeoisie est absente, s’est déclaré indépendantiste. Le Parti québécois voit donc un danger à son hégémonie, et la bourgeoisie québécoise partisane de l’autonomie provinciale voit un danger pour les limites qu’elle a imposées au mouvement indépendantiste : le simple chantage.

Québec solidaire est donc vu comme un danger par les bourgeois québécois, car les “cinglés de gauchistes” pourraient peut-être avoir dans l’idée de réellement faire l’indépendance!! Sans compter que si le mouvement syndical et les travailleurs s’organisent sur leur propre base pour faire eux-mêmes l’indépendance nationale, il n’y a qu’un pas pour qu’ils s’organisent sur leur propre base pour exercer le pouvoir!! Rien d’étonnant dans ce cas que le PQ bourgeois autonomiste soit aussi agressif envers Québec solidaire parti de travailleurs indépendantistes!

La stratégie et les tâches des communistes québécois.

Québec solidaire est donc un danger pour la bourgeoisie québécoise, car ce parti remet entre les mains des travailleurs le mouvement indépendantiste québécois. Permettant aux travailleurs québécois de construire eux-mêmes leur propre mouvement indépendantiste avec leur propre projet de société, Québec solidaire met en danger la collaboration de classe qui autorise les bourgeois à conserver le statu quo général.

Il est clair que c’est exactement ce que les communistes recherchent : l’indépendance de classe des travailleurs et la paralysie de l’État fédéral canadien!! Le Parti communiste du Québec doit donc à tout prix s’assurer que Québec solidaire continue dans la voie d’un mouvement indépendantiste des travailleurs. Un mouvement indépendantiste qui sur ses propres bases s’assure que l’indépendance nationale soit menée jusqu’au bout sans donner un seul instant l’opportunité à la bourgeoisie québécoise de saboter la marche vers l’indépendance du Québec et donc de la décomposition politique de l’État fédéral bourgeois canadien.

Il faut donc s’assurer que Québec solidaire ne se laisse pas tenter par une alliance avec le Parti québécois qui dans les faits serait, de redonner à ce dernier parti le leadership dans la lutte de libération nationale, lutte que ce dernier ne veut de toute façon pas mener. Bien sûr, si le Parti québécois enclenche un référendum, il sera essentiel de voter Oui. Une victoire d’un référendum péquiste mettrait le Parti québécois dans une situation très problématique pour se dernier, car il devra jongler avec des travailleurs marchant vers l’indépendance nationale et dont on ne pourra peut-être pas freiner la détermination. Mais notre dévouement à la victoire du “Oui” à un référendum péquiste devra se faire sur une base indépendante du Parti québécois et sur nos propres positions. Et nous devrons continuer de prévenir les travailleurs qu’une victoire du “Oui” à un référendum péquiste ne doit pas signifier que ce sera de leur part, donner carte blanche au Parti québécois durant le processus de sécession.

Sans référendum péquiste, comment faire l’indépendance?

Mais le référendum péquiste est-il la meilleure solution? Les deux échecs démontrent clairement que non. Premièrement, faire un référendum autour d’une indépendance nationale qui n’a aucun projet clair, fait peur à la majorité des Québécois et Québécoises. Il apparaît que les stratèges péquistes refusent obstinément de mettre un projet de société clair sur la table. La stratégie gagnante est donc de mettre carte sur table et présenter un projet de pays qui rassemblera les travailleurs.

La seule manière possible de le faire est donc de faire une constituante, où les travailleurs pourront construire eux-mêmes collectivement le projet de constitution Québécoise. De cette manière, ce qui sera soumis au référendum sera le reflet du projet d’indépendance qui proviendra de la constituante. Il serait très surprenant que les travailleurs votent contre un projet qu’ils auront construit eux-mêmes. De plus, y étant attachés dur comme fer, ils seront prêts le défendre jusqu’au bout et donc de mener l’indépendance nationale jusqu’à la victoire. Il est donc essentiel pour les communistes québécois de faire valoir comme stratégie, celle de la constituante pour réaliser l’indépendance nationale; sans compter que la constituante réduit à néant toute hégémonie péquiste sur le processus post-référendaire.

Pour conclure.

Donc le Parti Communiste du Québec fait valoir l’indépendance du Québec pour mener à bien l’effondrement politique et structurel de l’État fédéral canadien. Mais est ce que ce processus s’arrêtera aux frontières du Québec ou du Canada? Rien n’est moins sûr. Si les Mohawks décident de faire de leur territoire un pays, ils remettent ainsi en cause les frontières des États-Unis!! Ils ne sont pas la seule nation autochtone du Canada dans cette situation. Plusieurs États américains ont aussi des partis indépendantistes (au Vermont entre autres). Les États-Unis d’Amérique sont également un État fédéré basé sur l’oppression nationale, et ce dernier pourrait en être ébranlé et même plus. Il faut se rappeler qu’en 1995, les États du Sud croyaient pouvoir voter des lois pour faire de l’anglais leur langue officielle, car ils craignaient que les hispanophones, devenus majoritaires, se décident à faire l’indépendance!! Les états-uniens n’ont-ils pas de toute façon, fait eux-mêmes le coup au Mexique au XIXe siècle en s’installant au Texas? L’indépendance nationale des Québécois et des autres nations opprimées du Canada pourrait mettre en péril l’État fédéral américain. Et si l’État fédéral américain est en péril, c’est tout le système Économique impérialiste mondiale qui l’est. Qu’attendons-nous donc pour faire l’indépendance!!

Alexandre Pouliot-Roberge

Québec, 28 août 2006

(Cette publication n’engage que moi-même, Sylvain Guillemette, membre de l’équipe de RW, n’est pas une publicité faite à Québec-solidaire et n’est pas mandatée par celle-ci. Purement personnel…)

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