Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

UNE CRISE POLITIQUE OU LA RÉORGANISATION DE L’ORDRE CANADIEN?

Posted by sylvainguillemette sur 1 décembre, 2008

Le gouvernement canadien n’a plus la confiance des partis officiels d’opposition suite à sa volonté de leur couper les fonds!

Il faut se demander pourquoi, maintenant.  Pourquoi l’État canadien choisit-il ce moment pour réaffirmer son autorité impérialiste sur les forces productives canadiennes, sur les masses de travailleurs et travailleuses qui créent la richesse de ce pays par leur labeur quotidien? Car c’est bien de cela dont il s’agit et rien d’autre!

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Dans les derniers mois, la Haute finance internationale s’est réunie en différents points du Globe pour décider des mesures à prendre pour approfondir son contrôle sur les marchés mondiaux, i.e. sur le marché du travail à l’échelle internationale comme aux niveaux locaux.  Elle s’est réunie pour mettre sur pied des mesures pour endiguer leur crise financière, sauver leur système de rapine, assurer la pérennité des privilèges des familles richissimes de la planète.  Comme je l’ai mentionné à plusieurs reprises dans mes billets et pamphlets, le Canada est un « marché local » aux yeux des familles richissimes qui composent les Cercles impérialistes qui dictent leur volonté aux gouvernements locaux.  La marche à suivre par contre pour rencontrer ces exigences est la responsabilité des gouvernements locaux comme celui dirigé par les conservateurs de Stephen Harper au Canada.

Aujourd’hui, nous assistons à une mise en scène de la politique bourgeoise canadienne qui a pour but d’une part, d’assurer le contrôle de la Haute finance internationale sur le marché local canadien, et d’autre part donner l’illusion aux masses travailleuses que le jeu démocratique bourgeois peu tourner à leur avantage.

ATTENTION!  Il n’y a rien à gagner à entrer dans ce jeu ridicule, cette farce monumentale qui consiste à « renverser démocratiquement » le gouvernement conservateur pour installer à sa place un « gouvernement de coalition » qui viendra « sauver les travailleurs » du désastre économique.  C’est un sophisme de la pire espèce, du type le plus arrogant, condescendant et carrément insultant que la bourgeoisie nationale canadienne lance à la face des masses travailleuses.  Les partis officiels d’opposition n’auraient jamais levé le petit doigt, encore moins leurs boucliers si les conservateurs n’avaient pas menacé de leur retirer leurs subventions d’État!  Jamais des partis bourgeois d’opposition au Canada ne se seraient rebellés à ce point contre un budget qui consiste à répondre positivement aux exigences de leurs maîtres de la Haute finance internationale.

Mais cet événement cache un drame encore plus sérieux que les jeux pleurnichards des suppôts de la finance internationale.  L’approfondissement du contrôle sur les marchés locaux du travail est l’enjeu majeur ici.  Un gouvernement de coalition formé par les libéraux et les sociaux-démocrates devront nécessairement répondre positivement à leurs maîtres de la Haute finance internationale et prendre les mesures qui leurs sont imposées pour casser les syndicats, réprimer les groupes de pressions de la base laborieuse, miner la confiance des travailleurs dans leurs propres forces et ouvrir un champs libre à l’exploitation la plus profonde, la plus rentable possible pour la Haute finance internationale et ainsi « attirer les capitaux » des monopoles contrôlés par les familles possédantes vers le Canada et ses provinces.

Qu’en est-il pour le Québec ?

Si les monopoles internationaux investissent massivement au Québec, c’est que le feu en vaut la chandelle pour eux.  S’ils investissent c’est que le marché du travail est dans une situation avantageuse pour eux, i.e. qu’ils peuvent avoir l’esprit tranquille et s’assurer d’une force productive soumis à leur dictat retransmis par leurs chiens de garde gouvernementaux.

Avons-nous déjà oubliées toutes ces réunions aux divers sommets pour que les gouvernements bourgeois en arrivent à croire possible de nous fermer la gueule, de si insultante façon?

Avons-nous déjà oubliées les manifestations contre le PSP?  Les réunions du G4 européens?  Les réunions du G7 pour qu’ils s’ « entendent » sur les mesures à prendre pour qu’ils puissent reprendre la situation en main?  Et qui croyez-vous, en paiera la frais?

Ne nous laissons pas berner par les coups de théâtre des politiciens bourgeois.  Nous entrons dans une période électorale en ce moment au Québec.  Nous allons voter pour élire un gouvernement qui doit représenter nos intérêts au Québec.  Aujourd’hui, le Parti qui représente nos meilleures chances de nous doter d’outils de défenses et d’organisations militantes pour imposer nos voix et nos intérêts de classe au Québec.  Le Parti qui peut nous donner l’opportunité de participer activement au mouvement international des travailleurs en lutte contre la misère que nous réservent les chiens de garde des intérêts des familles possédantes, c’est Québec Solidaire.

Québec Solidaire est composé de la base la plus militante des forces vives du Québec.  Ceux et celles qui produisent et qui doivent avoir leur mot à dire et puissent prendre les décisions les plus éclairées sur ce que nous devons faire collectivement pour créer au Québec, une situation dans laquelle il sera possible de nous doter d’un gouvernement qui nous représente vraiment, nous travailleurs et travailleuses de toutes les sphères de l’activité économique du Québec.

Le 8 décembre, votons toutes et tous Québec Solidaire!

Claude Vallée (Ce texte n’engage que l’auteur et ce dernier n’a pas été mandaté par Québec-solidaire pour ce. Il ne s’agit donc pas d’une dépense électorale, mais d’un avis personnel non signé par un parti politique.)

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7 Réponses to “UNE CRISE POLITIQUE OU LA RÉORGANISATION DE L’ORDRE CANADIEN?”

  1. camaradevez said

    Excellent texte , bon cri de ralliement merci camarade!

    Voilà une raison de plus de faire l’indépendance avec et pour le peuple et non pour des bourgeois québécois comme le PQ veut le faire sans vraiment le dire.

  2. rackhamlerouge said

    D’accord avec l’auteur pour dire qu’on n’a rien à gagner dans ce jeu ridicule.

    J’ose toutefois espérer que les camarades du PCQ ne vont pas sortir leurs pancartes «J’ai jamais voté pour ça!», car ils et elles ont justement voté pour ça: en votant pour le NPD et le Bloc – deux partis bourgeois – ils et elles ont leur part de responsabilité dans le fait que la face de rate à Dion va peut-être se retrouver premier ministre.

    Et vive la monarchie, avec le soutien des nationalistes bourgeois (et du PCQ, par ricochet!).

  3. sylvainguillemette said

    Ouf! Alors si je fais comme Rackhamlerouge, je peux dire que par abstention, le PCR a soutenu les conservateurs avec leur énoncé qui brimait le droit de grève des fonctionnaires publiques, qu’il a également soutenu l’interdiction des femmes de se prévaloir de la justice pour défendre leur équité salariale et que le PCR, était d’accord avec le reste des politiques anti-syndicalistes et idéologiques conservatrices!

    N’importe quoi!

    J’ai voté Bloc Québécois, je n’ai pas voté pour une coalition. Seule solution -pour reprendre votre slogan-, une élection! C’est le peuple qui doit décider et la coalition ne devrait pas voir le jour. La démocratie passe par des élections, par la voix du peuple.

    Donc cher Rackhamlerouge, j’aime mieux soutenir le Bloc québécois qu’un parti conservateur et ses idées réductrices et débiles!

    Le PCQ n’a jamais soutenu une coalition libéralo-néo-démocrate-bloquiste. Mais le PCQ n’est pas resté assis sur ses deux mains non plus, lorsque le danger d’un gouvernement terroriste-conservateur majoritaire a pris la forme d’une éventualité!

    Si les conservateurs avaient été majoritaires, nous aurions eu droit à ces idées citées dans l’énoncé économique et vous en seriez partiellement responsables, vous au PCR! Honte à vous!

  4. sylvainguillemette said

    Incroyable quand même! Quel culot! J’en reviens pas! Rackhamlerouge ne s’est-il pas rendu compte que s’ils avaient été majoritaires, l’énoncé n’aurait été qu’un dictat? Et que ce aurait été en partie de la faute du PCR et des autres abstentionnistes?

    Faut le faire!

    Grâce à nous, « méchants pécéquistes », le Canada ne sera frappé de plein fouet par une vague anti-syndicale ou par un retour à l’âge de pierre quant à la démocratie et l’égalité HOMME-FEMME.

    Grâce au PCR, on a failli se faire empiffrer de force, de caca conservateur non-comestible!

    Merci d’être passé, cher ami des conservateurs!

  5. francisgb said

    Je ne suis pas d’accord avec les arguments de Claude et Sylvain sur la question de la coalition.

    Voici la position de l’exécutif du PCQ a propos de cette question :
    http://www.pcq.qc.ca/Dossiers/PCQ/Politique/AnalyseSituationAottawa.htm

  6. sylvainguillemette said

    Première partie du texte:

    -Tous les arguments énumérés ont été retirés par Harper et ne constituaient plus une menace depuis déjà 48 heures.

  7. sylvainguillemette said

    N’empêche que le Bloc aurait pu démontrer la force de l’indépendance, indirectement.

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