Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Du papier…

Posted by sylvainguillemette sur 3 mars, 2009

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Que sortirez-vous ce matin au commis du dépanneur lorsque vous achèterez votre journal, votre café ou un billet de loto qui sait? Vous lui tendrez votre carte de débit? Vous lui donnerez une pièce de monnaie, un billet de banque? Mais que valent ces papiers, maintenant qu’on les imprime sans compter, au fur et à mesure que le besoin se fait sentir?

Aux États-Unis, les contribuables se partagent désormais une dette que les enfants des enfants de leurs enfants n’auront pas fini de payer dans plusieurs décennies. On imprime tout de même ces billets impériaux qui, dans les faits, ne sont que papiers peints. Ces billets n’ont plus de valeur puisqu’on les imprime également dans les autres nations capitalistes du monde avec la même facilité et rapidité, c’est un mode de survie, un repli. Le capitalisme est mort.

On vous dit d’ailleurs d’un côté, «débrouillez-vous avez vos comptes», alors que vous savez nettement insuffisants vos revenus en rapport à vos dettes, mais d’un autre côté, le même gouvernement vous refusant cette aide plonge la main dans vos économies pour éponger les dettes de la bourgeoisie. AIG par exemple, a reçu sa quatrième injection de plusieurs dizaines de milliards, tout en dévoilant un trimestre des plus appauvrissant avec une perte de près de 62 milliards de dollars. Que dire de GM? Et des autres?

Au moment où vous lisez ces lignes, après la vertigineuse chute du 2 mars 2009, les investisseurs de par le monde retirent leurs avoirs craignant un krach boursier brutal. La panique est installée. Vous ne possédez que des billets de Monopoly, ça ne vaut plus rien. Au train où on les imprime, la dépréciation de ces billets est inévitable et même, probablement déjà en vigueur, mais on ne vous en soufflera point mot, par souci de confiance au marché. Mais il est mort, ce marché, il ne veut plus rien dire…

Faites-donc une blague aux banques, allez donc y déposer vos billets de jeu, sinon, fabriquez-en! Allez remplir les coffres de la banque de billets de Monopoly, c’est de toute façon ce qui s’y trouve déjà! Allez-y si vous voulez. Sinon, allez jouer au Monopoly avec les autres dupés, car c’est tout ce qui subsiste du capitalisme. Pour les autres, aidez-nous à faire tomber ce qui reste de ce système parasitaire et battons le fer pendant qu’il est encore chaud!

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17 Réponses to “Du papier…”

  1. Pour maximiser tout ce profit, un profit qui n’est plus qu’une accumulation de chiffre, délaissant l’aspect social et humain, on divise de plus en plus le travail, on machinise le tout pour moins payer les travailleurs et les faire produire davantage. Lorsque les profits ne suivent plus les chiffres, il y a des mises à porte, des lock-out, des faillites, des baisses de salaires et plus encore. Tout ça parce que le travail est conditionné en relation avec le Capital : plus le Capital demande, plus le travail et demandé, et moins il doit coûté pour parvenir à combler la faim du Capital. Il désire de plus en plus de gros gâteaux dans la bouche, alors il faut en produire d’avantage, mais les humains (l’aspect social) se fatiguent, ne sont plus concentrés, s’épuisent, ont faim, sont malades, ont soif, veulent dormir, veulent s’amuser et se reposer : il y a des crises. Ces crises affament le Capital qui cri famine, et engendre des grèves, des émeutes, des révoltes, des destructions matérielles, des sabotages, des surproductions (gaspillages incroyables), etc. Les capitalistes ont essayé de faire à croire pendant plus d’un siècle et demi que les bonbons étaient un gâteau, chose que le Capital vient de se rendre compte puisque ces bonbons n’ont pas la même « valeur intrinsèque » que le gâteau. Le gâteau a une consistance ; le bonbon en a pas. Pourtant, les capitalistes ont mis sur le même pied d’égalité la monnaie (bonbon) et la marchandise (gâteau). Les bonbons ça goûte bon, mais ça ne rempli pas le ventre : crise financière. Nous avons faim et perdons tout ce que nous avons donc au détriment du Capital.

  2. Excellent billet!

  3. papamarx said

    Vous avez bien raison
    Le capitalisme, ce système criminel et insoutenable, doit disparaître.
    http://papamarx.wordpress.com/

  4. Un billet sur le capitalisme écrit par Guillemette, c’est aussi crédible qu’un billet sur la beauté qu’écrirait Françoise David.

    Que connait-il à l’économie? Rien.

    « La panique est installée »
    « Mais il est mort, ce marché, il ne veut plus rien dire…  »

    Rappelez-vous ces écrits et reparlons-en dans un an. On rira bien.

  5. internationaliste said

    Bien sûr Jacques St-Pierre connait tout! Côté crédibilité t’en a pas vraiment mon cher! Tu devrais écrire un billet sur la réflexion et l’intelligence et on verrait encore plus que t’en a pas du tout!

  6. eberhardt1972 said

    « […], c’est aussi crédible qu’un billet sur la beauté qu’écrirait Françoise David. »

    Jacouille bat des records… Plus ça va, plus il brille par son insignifiance et son mépris.

    Ce genre de commentaire ne trompe personne sur la nature de JSP.

    Merci de te montrer sous ton vrai jour!

  7. Bof, criez autant que vous le voudrez, c’est quand même pas moi qui a écrit une histoire de bonbons et de gâteaux pour illustrer le capitalisme. Quand je lis: « Le gâteau a une consistance ; le bonbon en a pas », c’est difficile de ne pas être complètement estomaqué.

    L’insignifiance a une adresse, et elle commence par reactionismwatch….

  8. Oui Jacques, continue de donner des bonbons.

  9. sylvainguillemette said

    «Un billet sur le capitalisme écrit par Guillemette, c’est aussi crédible qu’un billet sur la beauté qu’écrirait Françoise David.»

    Une critique émise par un bourgeois, c’est aussi valable qu’un voleur qui demande à tenir mon porte feuille un instant ou qu’une critique sur les pacifistes émises par le gros minable Labeaume.

    «“La panique est installée”
    “Mais il est mort, ce marché, il ne veut plus rien dire… ”
    Rappelez-vous ces écrits et reparlons-en dans un an. On rira bien.»

    Si dans un an ce marché se replace, c’est que le prolétariat l’aura financé, sans son consentement toutefois. Ce sera donc, et c’est déjà cela, le plus gros pillage de l’histoire de l’humanité. Nous ne rirons pas, non…

    Sans le prolétariat et le capital qu’il vous lègue, vous n’êtes qu’un gros zouf méprisant incapable de vous débrouiller seul. J’aimerais voir un Saint-Pierre dans le désert avec des lingots d’or pour ma fête…

    «L’insignifiance a une adresse, et elle commence par reactionismwatch….»

    C’est pour ça que Jacques Saint-Pierre se tient sur ce blogue…

  10. internationaliste said

    Encore une fois St-Pierre si ce blogue ne te plait pas tu peux t’en aller, personne ne te retient ici. C’est drôle il passe son temps à chiâler contre RWatch et il est toujours là. C’est vraiment pas sérieux et conséquent comme attitude.

  11. @Jacques St-Pierre

    Êtes-vous d’accord ou pas avec le fond de ce billet?

    « Aux États-Unis, les contribuables se partagent désormais une dette que les enfants des enfants de leurs enfants n’auront pas fini de payer dans plusieurs décennies. On imprime tout de même ces billets impériaux qui, dans les faits, ne sont que papiers peints. Ces billets n’ont plus de valeur puisqu’on les imprime également dans les autres nations capitalistes du monde avec la même facilité et rapidité, c’est un mode de survie, un repli. »

    Il me semble que ça a beaucoup de sens, même si je ne partage pas tous les opinions de Guillemette!

  12. internationaliste said

    Jacques St-Pierre ne viens ici que pour répandre sa petite vermine. Aucun propos constructif, aucune réflexion. Il ne faut pas trop lui en demander tout de même!

  13. @Anarcho-pragmatiste:

    Êtes-vous d’accord ou pas avec le fond de ce billet?

    “Aux États-Unis, les contribuables se partagent désormais une dette que les enfants des enfants de leurs enfants n’auront pas fini de payer dans plusieurs décennies. On imprime tout de même ces billets impériaux qui, dans les faits, ne sont que papiers peints. Ces billets n’ont plus de valeur puisqu’on les imprime également dans les autres nations capitalistes du monde avec la même facilité et rapidité, c’est un mode de survie, un repli.”

    En fait, l’extrait que vous présentez n’est pas le fond du billet. Je suis d’accord avec cet extrait (sauf le mot « impériaux »), mais ce n’est pas le propos principal.

    Le fond qu’on tente de faire avaler ici est que l’argent n’est qu’une illusion. Ça peut se débattre. Mais je ne suis pas de ceux qui débattent constamment en dehors de la réalité. Nous vivons dans un monde où l’argent est nécessaire pour vivre et prospérer. Si la méthode était autre (troc, communes, whatever), je m’adapterais, tout simplement. Mais il faut vivre de son temps et s’adapter.

    Ce fanatisme affiché par les auteurs au sujet du « mal » que représente le capitalisme est l’une des raisons principales de mes interventions ici. Si je répétais sans cesse : « Il faut éliminer les médicaments, car ils sont une invention humaine inutile, il faut revenir à la bonne vieille méthode: laisser les gens mourir à 30 ans », je suis certain que ceux qui souffrent, ou pour qui la médecine a sauvé un enfant, me trouveraient pas mal sans coeur. Je trouve que la médecine va parfois trop loin, mais je ne rejette pas l’ensemble de cette branche scientifique pour autant.

    Il en va de même pour le capitalisme: il y a du bon et du mauvais. Sachons faire la part des choses et revenir à l’essentiel. Un bon début serait de vivre selon ses propres moyens.

  14. eberhardt1972 said

    Alors commence donc par montrer l’exemple et donne-nous quelques exemples de mauvais…

  15. Des exemples de « mauvais » comme le demande eberhardt1972:
    – Des cas de fraudes massives par des gestionnaires verreux, c’est dégueulasse
    – Des investissements massifs par le gouvernement pour sauver des entreprises qui auraient dû s’éteindre, c’est dégueulasse
    – La surconsommation maladive, c’est dégueulasse

    Des exemples de « bon » même si eberhardt1972 ne le demande pas:
    – Utiliser sa fortune pour faire le bien, comme Gates, par exemple
    – Encourager des producteurs locaux, et voir l’effet immédiat de ses achats ou investissements
    – Faire plaisir à ses proches, offrir des cadeaux, etc…
    – Offrir une éducation décente à ses enfants
    – Donner des emplois de qualité avec une entreprise
    – Créer, inventer, innover, améliorer la qualité de vie

    Et j’en passe, bien sûr…

  16. internationaliste said

    On pourrait ajouter exploiter des gens pour faire plus de profits, diminuer la qualité des biens de consommation pour favoriser la surconsommation, accroître démesurément la charge de travail des employés au lieu d’embaucher plus de personnel et ainsi augmenter les risques de maladies professionnelles, etc.

  17. sylvainguillemette said

    @JSP

    «. Si la méthode était autre (troc, communes, whatever), je m’adapterais, tout simplement. Mais il faut vivre de son temps et s’adapter.»

    Et le capitalisme a foiré, encore une fois. Il faut donc s’adapter et renouveler les méthodes par les alternatives existantes, quitte à améliorer celles-ci.

    Quant à la comparaison avec la médecine, elle ne fait aucun sens. Le capitalisme n’a pas amélioré les conditions des gens, c’est le labeur de ces derniers qui améliore chaque jour nos conditions matérielles. Pour ce qui est du social, le capitalisme n’a rien fait. Encore moins pour les pays du tiers monde qu’il pille impunément, appuyé par des instances hautement douteuses comme le FMI et la Banque Mondiale, toutes deux à l’origine des dettes du tiers-monde.

    Le capitalisme n’a rien de médical, il ne partage pas les richesses, mais les concentre plutôt, sur la minorité parasitaire bourgeoise. Les cartels sont internationaux, vous ne pouvez pas les nier. Ce serait comme nier «le coucher et le lever» du Soleil.

    «Il en va de même pour le capitalisme: il y a du bon et du mauvais. Sachons faire la part des choses et revenir à l’essentiel. Un bon début serait de vivre selon ses propres moyens.»

    Effectivement, le mauvais est entre autre que le capitalisme légitime l’exploitation des majoritaires prolétaires par la minorité parasitaire bourgeoise, laquelle justifie son exploitation par le capital qu’elle possède, même si c’est souvent sans mérite véritable. Nous avons je crois, fait le tour de la question. Sans parler du fait que votre système vient de mourir, encore une fois. Peu importe les chiffres que me présentent la bourse, on m’affiche jour après jour la concentration de richesses dans certaines multinationales.

    Par exemple, le TSX se base sur les valeurs minières (ressources naturelles), alors que tout le Canada sait que cette industrie minière est liée aux crimes abominables commis dans les pays d’Afrique, ce que l’on connait sous le nom de la Mafiafrique. Barrick Gold et plein d’autres, soutiennent des milices ont en ont soutenu sous des bannières, comme celle de l’AMFI par exemple. Alors quand l’épaisse de RDI me dit que le TSX grimpe, elle m’annonce le profit d’une mafia fait sur les ressources africaines pillées, gracieuseté du FMI et de la Banque Mondiale. (Quiconque, lisez Noir Canada de Alain Denault.)

    « Des exemples de “bon” même si eberhardt1972 ne le demande pas:
    – Utiliser sa fortune pour faire le bien, comme Gates, par exemple
    – Encourager des producteurs locaux, et voir l’effet immédiat de ses achats ou investissements
    – Faire plaisir à ses proches, offrir des cadeaux, etc…
    – Offrir une éducation décente à ses enfants
    – Donner des emplois de qualité avec une entreprise
    – Créer, inventer, innover, améliorer la qualité de vie »

    -Gates est milliardaire bien des fois, il aurait gardé tous ces milliards pour lui, qu’aurait-on pu en dire? Y a des pauvres qui, en rapport avec Gates, donnent beaucoup plus que ce dernier.

    -Encourager la bourgeoisie locale ne règle en rien le problème d’exploitation d’autrui, mais certes, offre un exemple de protectionnisme qui pourrait changer quelque chose sur la pollution émise.

    -Offrir des cadeaux achetés avec le labeur d’autrui, ça n’a rien de gratifiant selon moi. Un bourgeois, lorsqu’il paie le BBQ à ses employés, le fait avec leur labeur, donc avec leur capital à eux. Il ne fait que redistribuer leur du. Ce que c’est ironique, non?

    -Offrir la gratuité scolaire?

    -Je connais des «plus pauvres» entrepreneurs qui donnent des emplois de qualité, quoique exploités tout de même, et des entreprises plus respectueuses des droits des travailleurs.

    -Le riche, le bourgeois, ne crée pas, n’améliore pas et n’innove pas, le génie humain fait tout cela, peu importe le système économique en place. Prétentieux…

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