Reactionism Watch

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Le capitalisme est décédé

Posted by sylvainguillemette sur 26 mars, 2009


https://i1.wp.com/medias.68mai08.org/affiches/Le_capitalisme_ne_recule_A4nb.jpg

Le capitalisme, dans sa forme initiale, n’est plus. Quant à sa forme évoluée, celle que l’on connaissait pleine de règlementation, elle est également morte. Tout s’est écroulé, la croisée des chemins est arrivée, mais…

Mais les capitalistes n’ont pas dit leur dernier mot, ils trichent et mettent au rancart les règles capitalistes, les règles du «privé», pour laisser place à l’indulgence, au «pardon aux mauvais gestionnaires», puis aux secondes, puis troisièmes chances. On rembourse collectivement LEURS dettes!

Nous y sommes. En vue de discréditer le socialisme, prêt à remplacer le défunt ayant cumulé les échecs, les capitalistes se hâtent de redémarrer leur modèle décédé en ajoutant des capitaux non-existants aux comptes des fautifs, tout comme on ajoute de l’eau dans un verre, sauf que l’on sait d’où provient l’eau lorsque l’on ouvre la champlure. Mais tout comme l’eau de la champlure, ces capitaux viennent forcément de quelque part, non pas juste d’une imprimante à qui l’on ordonne l’imprimerie.

Ces capitaux, ils sont en fait la dette future de nos enfants, de nos petits-enfants, puis des leurs, ainsi de suite. Ces capitaux, sans notre consentement, on nous les a volés, volés sur notre futur labeur, c’est une hypothèque. Aucun référendum n’a été effectué afin de nous piller pour faire survivre l’entreprise privée, faisant également fi des règles du capitalisme, du moins, auprès des entreprises privées X ou Y. Car si vous faites une faillite personnelle, les chances sont bien minces, voire nulles pour que les banques et les assureurs se regroupent devant votre demeure afin de payer VOS dettes. C’est un sens unique, un sens unique qui n’a pas de sens moral.

Ainsi, les capitalistes effectuent, visiblement, le plus grand pillage de l’histoire de l’humanité sans que celle-ci ne s’insurge, alors qu’elle s’insurge pourtant pour des riens, pour des conflits anodins, anodins vis-à-vis ce pillage du moins. Aux États-Unis par exemple, les propriétaires perdant leur maison se chiffrent par milliers quotidiennement, et ces mêmes anciens propriétaires doivent maintenant se serrer la ceinture au nom des banques ou des assureurs ayant procédé à la saisie de leur maison. N’est-ce pas là ironique?

Le capitalisme n’est tout simplement plus ce qu’il était et quoiqu’en disent les économistes travaillant pour les médias complices du pillage, s’il reprend, le capitalisme aura toutefois une dette immense envers le prolétariat, envers les contribuables qui n’ont jamais consenti à payer les dettes de leurs exploitants. Mais ces mêmes médias, vous l’aurez remarqué, ne parlent aucunement de ce pillage pourtant bien réel! On évite même le débat, on n’en parle point, parce qu’on tente d’éviter, visiblement, la révolte.

À quoi sert-il donc de suivre ces règles capitalistes (payer nos hypothèques), si les capitalistes eux-mêmes, ces banques à qui l’on paie des intérêts sur de l’argent qu’ils ne possèdent même pas, ne paient pas leurs propres dettes, donc ne respectent pas leurs propres règles? À quoi suivre les règles du jeu si les principaux acteurs ne cessent de tricher –et j’écarte là le débat sur les paradis fiscaux!-?

Le capitalisme serait-il un système à sens unique? Serait-il finalement, ce que nous communistes et socialistes disions depuis le début? Ne serait-ce qu’un système d’exploitation du labeur humain? En tous les cas, nos exigences sociales ont pris le bord avec les dettes bourgeoises!

Je vous encourage chers prolétaires, chers contribuables, à vous révolter contre ce système qui, indéniablement, ne sert que les intérêts d’une minorité parasitaire bourgeoise, exclue et exemptée de ses propres lois!

À mort le capitalisme!

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15 Réponses to “Le capitalisme est décédé”

  1. jeanlucproulx said

    Cessez de blâmer le capitalisme pour les échecs du gouvernement!

    En commentant sur la crise, le président français, Nicolas Sarkozy, a affirmé récemment que le “laisser-faire” économique était terminé, que le règne des marchés tout puissants qui savent tout mieux que tout le monde est terminé.

    Au Québec, l’ex-premier ministre, Bernard Landry, nous parle dans ses conférences de plus de réglementations pour solutionner la crise. Plus à gauche, il y a Québec solidaire qui, par le biais de son unique député, Amir Khadir, met la faute sur «ces pouvoirs financiers de Wall Street, de Bay Street, de Québec inc.» qui auraient imposé leur loi économique, «leur appétit pour la spéculation, le profit maximum, une économie-casino». Au fédéral, Stephen Harper joue le jeu de la gauche, afin de garder le pouvoir.

    En fait, ils partagent le point de vue de bien des gens, incluant, en partie, celui du président américain, Barack Obama, qui pense que la crise a été causée par “l’avidité effrénée” du marché qui aurait été déclenchée par des décennies de dérégulations de l’économie. La solution proposée, afin de résoudre la crise, consiste en une intervention massive de l’État. Que ce soit plus de fond de dépannage (bailout), plus de réglementations, des nationalisations ou d’autres combines du genre! La seule question que l’on entend depuis le premier jour c’est, comment le gouvernement va-t-il intervenir?, et non, le gouvernement devrait-il intervenir?

    Aux États-Unis, le problème est plus large que la crise. Il y a des millions d’Américains sans assurance-maladie? C’est parce que l’on a laissé le système de santé aux mains de la libre-entreprise, nous dit-on! La solution : la prise de contrôle complète de la médecine par le gouvernement! Quelques entreprises auraient commis de la fraude? Cela doit être parce que l’on n’a pas assez réglementé le monde des affaires. La solution : ralentissons les corporations avec des lois du genre Sarbanes-Oxley!

    Au Québec, suite aux pertes de la Caisse de dépôt et placement, on réclame plus d’intervention gouvernementale tout en mêlant politique et affaires.

    «Québec solidaire a raison de dénoncer leur influence excessive : elles n’ont pas de leçons à donner au Québec.», nous dit Louis Préfontaine dans son billet intitulé “La dictature des agences de notation”. Par le Québec, il entend le gouvernement du Québec. Alors qu’en fait, c’est le gouvernement du Québec qui devrait se désengager de la CDPQ et laisser les lois du marché suivre leurs cours sans “contrôle démocratique”. Le contrôle démocratique est contraire à la liberté que doit avoir le monde des affaires. Le problème, c’est que démocratie ne veut pas dire liberté. La démocratie, c’est simplement le majoritarisme qui est, par nature, incompatible avec la vraie liberté offerte par le capitalisme pur.

    Le capitalisme est un bouc émissaire pratique ces jours-ci. Pourtant, il n’a causé aucun des problèmes précités. En effet, vous pouvez appeler cet espèce de mélange indiscipliné de liberté et de contrôle gouvernemental que l’on connaît depuis des décennies comme vous voulez, mais ne l’appelez pas «capitalisme», parce que les gens d’affaire au Canada, aux États-Unis et dans le reste du monde occidental ne sont malheureusement pas, croyez-le ou non, dans un système capitaliste!

    Prenez du recul et rappelez-vous le temps juste avant les années de Ronald Reagan aux États-Unis! La croissance explosive du gouvernement américain durant les années 1960-1970 a conduit le pays et le monde dans une récession. Il y avait un fardeau fiscal écrasant, un taux élevé d’inflation, un taux de chômage brutal et une stagnation économique qui ont mené les Américains vers une autre alternative. Cette alternative, c’est le président Reagan qui l’a offerte en dénonçant l’intervention de l’État qui a créé la récession et en promettant «un jour nouveau pour l’Amérique.»

    Sous Reagan, les taxes ont été réduites, l’inflation s’est calmée, des réglementations ont été abandonnées et l’économie a subitement repris des forces. Alors que les marchés avaient la capacité de fonctionner a un degré supérieur que par le passé, la plus grande partie des réglementations et de l’État-Providence sont restés intacts et les dépenses gouvernementales ont continué à augmenter. Cela a été de mal en pis avec les administrations suivantes. Prenons le cas du président George W. Bush qui se disait le champion des marchés libres et qui a, malgré tout, présidé à un contrôle gouvernemental massif via la Loi Sarbanes-Oxley, ainsi qu’à un énorme programme d’assistance sociale pour les prescriptions de médicaments! Si c’est ça la liberté de marché, je me demande dans quel monde on vit?!?

    Rien de tout cela n’est compatible avec le capitalisme! Le capitalisme est le seul système économique qui reconnaît pleinement les droits individuels, incluant celui de la propriété privée. La philosophe Ayn Rand a défini le capitalisme comme étant “l’abolition de toute forme d’intervention gouvernementale dans la production et le commerce, une séparation totale de l’économie et du gouvernement.” “Laisser-faire” veut dire “laisser-faire” : aucun droit d’assistance gouvernementale, aucune manipulation de la banque fédérale, aucune réglementation intimidante, aucun contrôle et aucune interférence gouvernementale dans l’économie. Le rôle du gouvernement dans une société capitaliste se limite à protéger les droits des individus en les protégeant de toute violation de ces droits tout en les protégeant aussi contre la force et la fraude.

    Les États-Unis et le Canada ont été proches de ce système dans la dernière partie du XVIIIe siècle. Cela a résulté en une explosion des richesses et une augmentation du niveau de vie. Même aujourd’hui, alors que les restants de capitalisme sont estropiés par les contrôles gouvernementaux incessants, on constate que ce sont les pays les plus libres et ceux qui ont le plus d’éléments capitalistes qui ont le plus haut niveau de vie.

    Pourquoi blâmerait-on le capitalisme, alors qu’il n’est pas vraiment mis en pratique? Observons la crise actuelle! Les causes de celle-ci sont complexes, mais sa force directrice, c’est l’interventionnisme de l’État et l’interventionnisme de l’État est contraire à l’essence même du capitalisme : la Réserve fédérale des États-Unis et la Banque du Canada gardent leurs taux d’intérêts sous le taux d’inflation, encourageant ainsi les gens à emprunter en donnant un élan à la bulle immobilière. Aux États-Unis, il y a le Community Reinvestment Act qui force les banques à prêter aux familles pauvres ou qui ont un mauvais crédit. La création de Fannie Mae et Freddie Mac avec des dettes garanties par le gouvernement a créé des taux hypothécaires artificiellement en créant l’illusion que ces prêts subprime étaient globalement sûrs et rentables.

    Des agences licenciées par le gouvernement donnaient alors une cote de crédit AAA à ces prêts hypothécaires garantis par le gouvernement en créant ainsi un faux sentiment de sécurité. L’assurance-dépôt et les tenants de la doctrine du “c’est trop gros pour faire faillite” ont corrompu le système financier. Ceci explique pourquoi que c’est l’intervention gouvernementale qui a créé la Crise des subprimes de 2007. Qui peut alors affirmer sérieusement que les subprimes et les marchés financiers étaient aux limites d’un “capitalisme de cow-boy”, alors que le tout a été créé avec l’intervention même de l’État?

    Cela est juste un exemple de pattern qui survit depuis que le capitalisme a pris son essor : le capitalisme est toujours blâmé pour les maux causés par l’intervention du gouvernement! Alors, on propose encore plus d’interventions gouvernementales comme remède. Que dire de la Grande Dépression? Malgré les preuves historiques démontrant que c’est la Réserve fédérale américaine et le gouvernement qui ont causé la Crise de 1929, tout en rendant l’économie incapable de se ressaisir, on a blâmé le laisser-faire. Conséquemment, le pouvoir du gouvernement n’a pas été réduit, mais élargi. Que dire aussi de la Crise de l’énergie des années 1970? Malgré les preuves irréfutables que cette crise fut causée par l’inflation monétaire aggravée par l’abandon du «gold standard» par l’administration de Richard Nixon et empirée par le contrôle des prix, ce sont les pétrolières «cupides» qui ont subi les reproches. La solution fut encore d’apporter plus de contrôle gouvernemental.

    Il est temps de cesser de blâmer le capitalisme pour les péchés de l’interventionnisme gouvernemental et de donner à la politique du “laisser-faire” sa chance.

    http://harakiri.ca/2009/03/15/cessez-de-blamer-le-capitalisme-pour-les-echecs-du-gouvernement/

  2. internationaliste said

    Que tu le veuilles ou non les gouvernements capitalistes en Occident vont devenir plus interventionnistes car ils ne savent plus quoi faire pour défendre leur système. La dérèglementation a été à l’honneur depuis des années et a causé bien des scandales dont celui de l’eau contaminée à Walkerton en Ontario en 2000 ou celui de la viande contaminée l’année dernière.

    L’intervention de l’État n’est pas incompatible avec le capitalisme. Au contraire quand les bourgeois sentent leur pouvoir menacé ils n’hésitent pas à piétiner les droits et libertés, Maurice Duplessis l’a fait amplement avec sa Loi du Cadenas et autres mesures répressives. Bush l’a fait avec son Patriot Act qui est une véritable mesure d’État policier.

  3. internationaliste said

    Un excellent article de Pierre Dubuc et Marc Laviolette sur la Caisse de dépôt et de placement du Québec dont le démantèlement est réclamé par divers fédéralistes:

    Le véritable enjeu : le démantèlement de la Caisse de dépôt
    06 mars 2009
    Marc Laviolette et Pierre Dubuc

    Pendant que des centaines de milliers de Québécoises et de Québécois s’inquiètent à juste titre de leur sécurité financière future et exigent des comptes des responsables de la gestion de la Caisse de dépôt et de placement du Québec, le premier ministre Jean Charest, la ministre des Finances Monique Jérôme-Forget et l’ex-p.d-g. de la Caisse, Henri-Paul Rousseau, cherchent à se défiler.

    Se précipitent à leur rescousse, soi-disant pour « dépolitiser » le débat, la firme de cotation Standard and Poor’s et la Chambre de commerce de Montréal. Standard & Poor’s place la cote de crédit triple A du gouvernement « sous observation négative » par crainte que les débats actuels réduisent « le niveau d’indépendance dans le choix des investissements ».

    Quant à la Chambre de commerce, elle offre à Henri-Paul Rousseau une tribune à l’abri des questions pointues au moment où la ministre des Finances annonce l’annulation de la commission parlementaire demandée par les partis d’opposition à l’Assemblée nationale.

    Au même moment, sans crainte de se faire accuser de « politiser » le débat, des gens comme Marcel Côté de Secor, Léon Courville, autrefois de la Banque Nationale, et le journal The Gazette profitent de la perte de près de 40 milliards par suite d’un rendement catastrophique de moins 25 % pour relancer le débat sur l’utilité de la Caisse et demander son démantèlement en plusieurs unités.

    On aura beau tourner autour du pot, la question du rôle de la Caisse et de son avenir est posée et il faut y répondre clairement en montrant les enjeux tant économiques que politiques en cause.

    La Caisse contre le syndicat financier

    Créée le 21 juin 1965 par le gouvernement Lesage pour gérer la caisse de retraite des fonctionnaires, elle a été dès l’origine objet de controverses. Dans l’esprit d’un de ses principaux concepteurs, Jacques Parizeau alors haut fonctionnaire à Québec, elle avait entre autres pour but de mettre fin au chantage que les milieux financiers exerçaient sur le gouvernement du Québec.

    À plusieurs reprises, M. Parizeau a rappelé comment la rue St-Jacques avait provoqué la défaite du gouvernement de Maurice Duplessis en 1939. Même après la création de la Caisse, les milieux financiers ont cherché à favoriser l’élection d’un gouvernement fédéraliste, comme lors du coup de la Brink’s en 1970, ou à faire capituler un premier ministre trop nationaliste, comme lorsque la rue St-Jacques a planifié une fausse sortie de capitaux pour obliger Daniel Johnson à signer la Déclaration d’Hawaï dans laquelle il renonçait à son programme « Égalité ou Indépendance ».

    Une fois au pouvoir, le ministre des Finances Jacques Parizeau a congédié la firme A.E Ames & Co., alliée de la Banque de Montréal, qui, à la tête du syndicat financier chargé d’écouler les obligations du Québec, cherchait à dicter sa conduite au gouvernement.

    M. Parizeau a pu procéder ainsi parce que l’essentiel de la dette de la province était désormais financé par la Caisse de dépôt et d’autres institutions francophones, alors que les institutions financières du Canada boudaient les titres du Québec depuis l’élection de Daniel Johnson en 1966.

    Bien entendu, l’existence de la Caisse n’empêche pas les milieux financiers de vouloir intimider les gouvernements. Au lendemain du référendum de 1995, de l’aveu même de Lucien Bouchard, la firme Standard & Poor’s l’a convoqué en secret à New York pour menacer le Québec de décote s’il ne réduisait pas sa dette.

    Certains politiciens ne craignent pas d’affronter les banquiers et de résister à leurs diktats. D’autres cèdent. Lucien Bouchard fait partie de la deuxième catégorie. Il a convoqué le Sommet du Déficit zéro dont les mesures ont eu pour conséquence le démantèlement des Partenaires pour la souveraineté.

    La Caisse, le Québec Inc. et la souveraineté

    Dans l’esprit de Jacques Parizeau, la Caisse ne devait pas se cantonner dans le rôle de simple investisseur comme une caisse de retraite ordinaire, mais intervenir activement dans l’économie du Québec. En nommant sur son conseil d’administration des gens comme Alfred Rouleau du Mouvement Desjardins, Pierre Péladeau et Louis Laberge, il amène la Caisse à partir de 1979 à jouer un rôle plus actif dans l’économie du Québec, en conjonction avec les sociétés d’État et d’autres institutions québécoises. Cela donnera le Québec Inc.

    La Caisse était également appelée à jouer un rôle crucial dans la perspective d’un référendum gagnant. En 1995, la Caisse se trouve au centre du triangle financier imaginé par M. Parizeau pour soutenir la valeur des obligations du Québec en cas de perturbations. La Caisse, Hydro-Québec et le ministère des Finances accumulèrent à cet effet 17 milliards de réserves liquides. Le Mouvement Desjardins, la Banque Nationale et la Banque Laurentienne, également dans le coup, avaient augmenté leurs liquidités pour un montant de 20 milliards.

    C’est ce triple rôle de la Caisse – préserver l’indépendance d’action du gouvernement, promouvoir l’économie du Québec et être un instrument d’émancipation dans la perspective de la souveraineté du Québec – qui en fait la cible des milieux financiers et des fédéralistes.

    Une gestion au profit de Power Corporation

    Les derniers événements nous amènent à nous questionner sur l’indépendance du gouvernement Charest à l’égard des milieux financiers et plus particulièrement de la famille Desmarais. Standard & Poor’s – une firme complètement discréditée aux États-Unis pour avoir coté triple A la compagnie d’assurance American International Group (AIG), Fannie Mae et Freddie Mac – s’invite dans le débat. Puis, c’est au tour de la Chambre de commerce, dirigée par Hélène Desmarais, d’offrir une tribune dorée à Henri-Paul Rousseau, repêché par Power Corporation à la suite de ses déboires à la Caisse.

    Bien qu’il n’y ait qu’un coin du voile qui ait été levé, il est évident que la Caisse a été gérée en fonction du nouveau mandat que lui a imposé le gouvernement Charest, soit la recherche du « rendement optimal », tout en investissant le moins possible dans l’économie québécoise.

    Lors de la démission d’Henri-Paul Rousseau, un journaliste de La Presse a calculé qu’à peine 15,7 % de l’actif total des déposants gérés par la Caisse était détenu au Québec, dont près de la moitié portait exclusivement sur des obligations émises par le gouvernement et des organismes du secteur parapublic. En fait, seulement 8 % des actifs de la Caisse étaient directement investis dans l’économie du Québec. C’était moins que les investissements de la Caisse en Russie!

    Cependant, sous la gouverne d’Henri-Paul Rousseau, la Caisse ne négligea pas d’investir dans Power Corporation et ses filiales. Au 31 décembre 2007, la Caisse détenait 4,6 millions d’actions de Power, représentant 187,5 millions de dollars. Elle possédait également des titres dans les filiales de Power, soit Corporation Financière Power (212,9 M$), Pargesa (500 000 $) et Groupe Bruxelles Lambert (5,4 M$). La Caisse avait aussi un investissement de 131 millions $ dans Total, la pétrolière française dont Power Corp est le principal actionnaire.

    À contre-courant des nouvelles tendances mondiales

    Soulignons que la volonté exprimée par le gouvernement et ses alliés fédéralistes d’empêcher la Caisse de s’ingérer dans l’économie du Québec va à contre-sens du courant actuel en faveur d’une intervention musclée des gouvernements dans l’économie.

    En France, le président Nicolas Sarkozy, l’ami de Paul Desmarais, vient d’annoncer la création d’un fonds stratégique doté d’un capital de 20 milliards d’euros pour contrer les « prédateurs » qui voudraient s’emparer d’entreprises industrielles stratégiques pour les délocaliser ou pour accaparer leurs technologies. Au cœur de cette intervention du gouvernement français, on retrouve la Caisse des dépôts et des consignations qui a servi de modèle à la Caisse de dépôt et de placement du Québec.

    Au Québec, la Caisse n’est pas intervenue et a laissé filer le contrôle de l’Alcan au groupe minier anglo-australien Rio Tinto qui est en voie de passer sous le contrôle du géant public chinois de l’aluminium Chinalco dont c’est un secret de polichinelle qu’il reluque les innovations technologiques de l’Alcan pour ses installations chinoises.

    Ce qui est bon pour l’ami de Paul Desmarais en France ne serait donc pas bon pour son protégé québécois Jean Charest?!

    La Caisse et l’indépendance du Québec

    En fait, tout s’explique par la volonté de maintenir le Québec dans un état de domination et de lui enlever les moyens de s’émanciper. Déjà, en 1963, la ministre libérale fédérale Judy LaMarsh s’opposait violemment à la création de la Caisse en déclarant : « La puissance d’un gouvernement possédant autant d’argent serait effarante. En contrôlant les capitaux d’investissement, il serait en position de dominer les affaires. On risquerait de déboucher sur une sorte de national-socialisme, tel qu’il s’exerçait dans l’Allemagne nazie ». (1)

    Même Jean Lesage exprimait ses appréhensions. Il s’en était ouvert, lors de sa création, à Éric Kierans : « Croyez-vous qu’il est vrai, comme certains le disent au Canada anglais, que l’apparition de la Caisse de dépôt et de placement nous met sur la route de l’indépendance de façon inévitable? »

    Éric Kierans avait alors rassuré le chef libéral mais, en 1980, à deux semaines du référendum, le même Éric Kierans démissionnait avec fracas du conseil d’administration de la Caisse en déplorant le manque d’« indépendance » de la Caisse et en qualifiant d’« intolérable l’ingérence toujours croissante du ministère des Finances ». Deux ans plus tard, il reconnaîtra avoir agi de la sorte parce « je ne désirais pas un Oui au référendum ». (2)

    Aujourd’hui, la Caisse est en crise par suite de sa gestion néolibérale. Ses opérateurs financiers, excités par la perspective d’alléchants bonis, ont joué l’argent des contribuables sur les places boursières à l’aide de modèles mathématiques aussi « performants » que les logiciels de gestion des pêches et des forêts qui voyaient des poissons et des arbres où il n’y en avait plus.

    Il n’en fallait pas davantage pour rameuter les chacals fédéralistes. Ceux-ci – souvent les mêmes qui exigent la privatisation d’Hydro-Québec – reviennent à la charge pour demander le démantèlement de la Caisse.

    Le dernier clou dans le cercueil du Québec Inc.

    La partition de la Caisse en plusieurs entités la priverait d’intervenir efficacement dans l’économie du Québec. Elle parachèverait l’opération de déconstruction du modèle québécois dont M. Parizeau a fait le constat lors de son allocution publique du 18 février 2008 à l’occasion des événements entourant la prise de contrôle de la Bourse de Montréal par la Bourse de Toronto.

    M. Parizeau avouait que le Québec Inc. dont il avait patiemment contribué à l’édification n’existait plus. Le Mouvement Desjardins s’était allié à la Bourse de Toronto qui avait elle-même signé une entente avec Standard & Poor’s pour faire main basse sur 9% du marché des produits dérivés détenu par la Bourse de Montréal.

    Quant à la Banque Nationale, des modifications apportées à Loi des banques par le gouvernement fédéral la rend vulnérable à une prise de contrôle étrangère en permettant à un seul actionnaire d’en détenir 65 % des actions.

    M. Parizeau ajoutait que si, à l’époque, les opérations simples de la Bourse de Montréal avaient été gérées à Toronto – comme c’est désormais le cas – il n’aurait pas pu, lorsqu’il était ministre des Finances, lancer le Régime d’épargne actions qui a tant contribué à transformer les PME en grandes entreprises québécoises.

    Couper les ailes et les pattes du mouvement souverainiste

    La quasi-victoire souverainiste lors du Référendum de 1995 a causé la panique à Ottawa. La réaction des fédéralistes a été à la mesure de leur frousse. À la loi sur la Clarté se sont ajoutés le programme des commandites et les menaces de partition du territoire québécois – le député réformiste Stephen Harper a déposé un projet de loi à cet effet en 1996.

    Deux autres leviers du mouvement souverainiste se sont également retrouvés dans leur collimateur : la reconnaissance diplomatique d’une déclaration d’indépendance par la France et le rôle de la Caisse de dépôt. Paul Desmarais s’est chargé de contrer le premier en courtisant assidûment les milieux politiques et culturels français et en prenant Nicolas Sarkozy sous son aile. La prochaine cible est-elle le démantèlement de la Caisse de dépôt et de placement?

    Marc Laviolette
    Président, Syndicalistes et progressistes pour un Québec Libre (SPQ Libre)

    Pierre Dubuc
    Secrétaire, Syndicalistes et progressistes pour un Québec Libre (SPQ Libre)

    (1) et (2) Pierre Duchesne, Jacques Parizeau, tome 1. Québec Amérique

  4. krymz said

    Le capitalisme est décédé

    À mort le capitalisme!

    alors il est mort ou pas??? (je « rigole »)

  5. sylvainguillemette said

    « La seule question que l’on entend depuis le premier jour c’est, comment le gouvernement va-t-il intervenir?, et non, le gouvernement devrait-il intervenir? »

    Sauf que si le gouvernement n’intervient pas auprès des travailleurs, auprès de ceux et celles qui perdent leur emploi faute d’une mauvaise gestion capitaliste, le gouvernement confirme ainsi, que le risque n’est pas seulement pris par l’entreprise, par le bourgeois ayant soit disant pris tous les risques à lui tout seul. Bref, si le gouvernement n’intervient pas auprès des nouveaux chômeurs, vous pouvez dire bonjour à la révolution!

    Sans soupape, ce système d’exploitation ne tient pas la route, c’est ce que vous, la droite radicale économique, n’avez jamais compris! Mais tant mieux!

    « Aux États-Unis, le problème est plus large que la crise. Il y a des millions d’Américains sans assurance-maladie? C’est parce que l’on a laissé le système de santé aux mains de la libre-entreprise, nous dit-on! La solution : la prise de contrôle complète de la médecine par le gouvernement! »

    Ce que propose la droite, c’est de laisser à elle-même cette population sans couverture médicale, afin de laisser le ô capital nous dicter la vie et la mort, n’importe quoi! Plus de 55 millions d’états-uniens n’avaient pas de couverture médicale avant même le début de la crise, c’est près du double de la population canadienne! Depuis la chute des bourses, ce chiffre s’est sans aucun doute multiplié! Et que propose la droite? Le dictat du ô capital! C’est chacun pour soi avec la droite…

    Et que se passe t-il ailleurs, où les pays ont universalisé les soins de santé? Ça coûte moins cher, c’est disponible pour tout le monde, il y a moins d’attente et le ô capital ne dicte pas qui vit, qui meurt!

    « Au Québec, suite aux pertes de la Caisse de dépôt et placement, on réclame plus d’intervention gouvernementale tout en mêlant politique et affaires. »

    Le gouvernement Charest, ultra-capitaliste, a changé le dessein de la caisse afin qu’elle aille faire de la spéculation en bourse, on sait où cela a mené. Bravo les capitalistes!

    « Alors qu’en fait, c’est le gouvernement du Québec qui devrait se désengager de la CDPQ et laisser les lois du marché suivre leurs cours sans “contrôle démocratique”. Le contrôle démocratique est contraire à la liberté que doit avoir le monde des affaires. Le problème, c’est que démocratie ne veut pas dire liberté. La démocratie, c’est simplement le majoritarisme qui est, par nature, incompatible avec la vraie liberté offerte par le capitalisme pur. »

    Le capitalisme pur, c’est la jungle, c’est chacun pour soi, c’est le «je m’en foutisme des autres», c’est le singe qui l’emporte sur l’humanité en proie à un désire de travailler collectivement afin de faciliter sa vie sur Terre, c’est la cartellisation des richesses au détriment des masses populaires qui elles, créent le capital en bâtissant de leur force de travail, cette PLUS-VALUE nécessaire à toutes entreprises privées!

    La caisse de dépôt est le bas de laine des québécoises et québécois, ce n’est pas une palette de fric à passer au casino. Le capitalisme pur, c’est le piétinement de l’espèce humaine, c’est la stagnation de l’évolution, c’est la glorification de parasites profitant du labeur d’autrui, alléguant que le bourgeois est le seul méritant alors que les faits prouvent sans aucun doute le contraire!

    « Le capitalisme est un bouc émissaire pratique ces jours-ci. Pourtant, il n’a causé aucun des problèmes précités. En effet, vous pouvez appeler cet espèce de mélange indiscipliné de liberté et de contrôle gouvernemental que l’on connaît depuis des décennies comme vous voulez, mais ne l’appelez pas «capitalisme», parce que les gens d’affaire au Canada, aux États-Unis et dans le reste du monde occidental ne sont malheureusement pas, croyez-le ou non, dans un système capitaliste! »

    Effectivement, parce que si nous étions dans un capitalisme pur, sans soupape gouvernementale, il y aurait des révoltes, puis une véritable révolution. Nous n’aurions aucune misère à rassembler des milliers de frustrés du système. En fait, les gouvernements capitalistes, sans prétendre que le capitalisme est appliqué purement, sont beaucoup plus intelligents que vous! Ils volent aux contribuables les vivres nécessaires à la survie du système capitaliste, sans pour autant brusquer ces dits contribuables, souvent prolétaires. Mais ce faisant, ils n’oublient pas d’accompagner ce pillage de mots doux comme; «nous allons traverser cela ensembles!», etc.. Bref, on nous passe des magouilles, mais on nous lance des cadeaux empoisonnés pour que la population se calme. Les capitalistes comme Obama savent très bien que sans soupape, c’est la fin de la dictature bourgeoise! Mais les imbéciles comme vous, les pseudo-capitalistes se disant plus purs que les autres, n’y ont toujours rien compris! Heureusement! Et tant mieux!

    Comme ça, si vous prenez le pouvoir, la révolution sera moins loin que prévue!

    « ainsi qu’à un énorme programme d’assistance sociale pour les prescriptions de médicaments! Si c’est ça la liberté de marché, je me demande dans quel monde on vit?!? »

    Citer Bush et Reagan, deux tueurs de masse, deux criminels, afin de démontrer comment fonctionne l’économie, ouf! Faut le faire! Sous Reagan, les mesures sociales se dégradaient, comme sous Bush d’ailleurs. Bush a abaissé les budgets alloués aux aides gouvernementales (personnes âgées, pauvreté, vétérans, etc..), ce qui fut l’une des raisons de son impopularité d’ailleurs, il a même été jusqu’à abaisser les aides gouvernementales auprès des soldats vétérans de la guerre en Irak! Pus capitaliste que ça…

    « Rien de tout cela n’est compatible avec le capitalisme! Le capitalisme est le seul système économique qui reconnaît pleinement les droits individuels, incluant celui de la propriété privée. »

    Faux! Le capitalisme est le seul système qui fait passer les droits individuels avant les droits collectifs! Ça, c’est vrai! Ensuite, à Cuba ou ailleurs dans certaines tentatives socialistes, les maisons appartenaient aux prolétaires, d’une certaine façon. La propriété privée n’est qu’un moyen dérisoire pour faire croire à la liberté, mais la liberté ne commence certainement pas avec la possession de biens qui de toute façon, finissent eux par vous posséder d’une autre façon. N’importe quoi, comme d’habitude! Le soleil brille plus sous le capitalisme, bla bla bla… Et pourtant, c’est aussi sous le capitalisme, surtout quand il est appliqué comme JLP en rêve, que les écarts s’accentuent entre les riches et les pauvres! Ha ha! Ce qu’il est mourant celui-là!

    « La philosophe Ayn Rand a défini le capitalisme comme étant “l’abolition de toute forme d’intervention gouvernementale dans la production et le commerce, une séparation totale de l’économie et du gouvernement.” »

    Karl Marx a dit que le communisme était l’absence de l’État, tout simplement!

    « “Laisser-faire” veut dire “laisser-faire” : aucun droit d’assistance gouvernementale, aucune manipulation de la banque fédérale, aucune réglementation intimidante, aucun contrôle et aucune interférence gouvernementale dans l’économie. Le rôle du gouvernement dans une société capitaliste se limite à protéger les droits des individus en les protégeant de toute violation de ces droits tout en les protégeant aussi contre la force et la fraude. »

    Mais depuis longtemps on s’aperçoit dans les stratégies capitalistes que sans l’État, sans l’intervention de celui-ci à titre de Père-Noël ou de répresseur, la population, les contribuables non-bourgeois, les prolétaires quoi, n’acceptent pas leurs conditions devenant médiocres. Le gouvernement agit en plaçant des effets soupapes ici et là, mais vous êtes trop bête pour le comprendre. La stratégie des libéraux par exemple, revient en dernier lieu à la même chose que ce que propose l’ADQ, mais ils l’appliquent sournoisement, intelligemment! Contrairement aux esprits pressés comme le vôtre! Mais ce n’est rien! C’est même tant mieux! J’ai au moins l’assurance que si vous prenez le pouvoir, nous le reprendrons aussitôt!

    « Même aujourd’hui, alors que les restants de capitalisme sont estropiés par les contrôles gouvernementaux incessants, on constate que ce sont les pays les plus libres et ceux qui ont le plus d’éléments capitalistes qui ont le plus haut niveau de vie. »

    Comme quels pays? Le mythe s’arrête malheureusement pour vous, à votre affirmation!

    « Aux États-Unis, il y a le Community Reinvestment Act qui force les banques à prêter aux familles pauvres ou qui ont un mauvais crédit. La création de Fannie Mae et Freddie Mac avec des dettes garanties par le gouvernement a créé des taux hypothécaires artificiellement en créant l’illusion que ces prêts subprime étaient globalement sûrs et rentables. »

    Et sans le droit d’obtenir une maison, des millions d’états-uniens ne pouvaient et ne pourraient jamais atteindre le rêve états-unien! C’est l’effet soupape dont je parlais! Ha ha! Pas de maison, pas de «rêve américain»! Pas de santé? Pas de «rêve américain»! Quel crétin!

    JLP nous dit donc, «Vous, les pauvres qui n’avez pas les moyens de vous tenir en santé, de vous éduquer ou d’acheter une maison, séchez! C’est le ô capital qui le dicte, soumettez-vous!» Ha ha! Quel con! Ce même imbécile s’est fait payé les études et sa santé par ses parents! Mourant!

    « Ceci explique pourquoi que c’est l’intervention gouvernementale qui a créé la Crise des subprimes de 2007. Qui peut alors affirmer sérieusement que les subprimes et les marchés financiers étaient aux limites d’un “capitalisme de cow-boy”, alors que le tout a été créé avec l’intervention même de l’État? »

    Hé hé! Mais sans cette intervention divine du gouvernement, le peuple s’en serait lassé de ce système, n’étant pas capable d’atteindre le même niveau de vie que d’autres autour d’eux. Les prolétaires ont besoin de satisfaire des besoins, le gouvernement capitaliste le sait. C’est pourquoi il insiste sur les soupapes, sans trop en donner… Imaginez le nombre d’états-uniens qui auraient rêvé alors, d’une maison, mais qui n’auraient jamais été en mesure d’en acheter une puisque ils n’avaient pas les moyens, selon le ô capitalisme.

    En fait, tout ceci se serait passé bien avant, il n’aurait pas fallu de crise, tout se serait emballé tout seul! J’en suis quasiment à souhaiter que vous preniez le pouvoir, tellement les chances de faire la révolution seraient bonnes sous un gouvernement Proulx!

    On peut affirmer que les États-Unis étaient plus capitalistes qu’ailleurs, sans pour autant dire qu’ils étaient aussi capitalistes que vous le souhaitiez! Et les plus de 55 millions de non-assurés médicalement, on peut, pour eux, les attribuer au p’tit capitalisme de Washington!!! 55 millions de fois bravo!

    « Cela est juste un exemple de pattern qui survit depuis que le capitalisme a pris son essor : le capitalisme est toujours blâmé pour les maux causés par l’intervention du gouvernement! Alors, on propose encore plus d’interventions gouvernementales comme remède. »

    Et sans l’État, tout s’écroule comme un château de cartes. J’ai hâte que des types comme vous prennent le pouvoir, ce sera la révolution à coup sûr! Je n’aurai même plus besoin de recruter, ils viendront eux-mêmes cogner à la porte des partis de gauche!

    « Il est temps de cesser de blâmer le capitalisme pour les péchés de l’interventionnisme gouvernemental et de donner à la politique du “laisser-faire” sa chance. »

    Il est temps de saisir les moyens de production et de renvoyer au travail les parasites bourgeois qui exploitent le labeur des autres. Il est temps de laisser sa véritable chance à une économie planifiée, socialiste, et de contrer toute forme de sabotage avec une vive répression des plus décisives!

  6. C’est bizarre, la caricature n’est pas en lien avec le titre.

    Le titre dit « le capitalisme est décédé » et sur le dessin, le capitalisme fout une baffe à la personne.

    Incohérence, quand tu nous tiens…

  7. Armee Révolutionnaire said

    Lorsqu’on voit que les grands patrons d’entreprise profitent de la crise qu’ILS ont causée pour se mettre des millions dans les poches alors que les démunis n’ont même pas de quoi manger, on comprend l’ampleur de l’injustice qui est à la base de ce système.
    À mort le capitalisme ! Un jour, le peuple en aura assez et il descendra dans la rue pour en finir avec les exploiteurs.

  8. sylvainguillemette said

    @ Jacques Saint-Pierre

    C’est vrai, la caricature n’a pas de lien direct avec le titre, mais elle a un lien avec les faits, avec la réalité. Le capital, même s’il est mort, vient chambouler la vie des travailleurs, des salariés, des syndiqués surtout, lesquels se voient perdre leurs avantages sociaux si chèrement gagnés, au bout de luttes parfois difficiles, souvent difficiles devrais-je plutôt dire. Bref, la caricature ne porte pas autant sur le titre que sur le résultat final de la résurrection du capital.

    L’un ne va pas sans l’autre.

    L’incohérence ici, on la trouve parfois, plutôt souvent devrais-je dire, chez nos adversaires de droite.

    @ Armée révolutionnaire,

    Je l’espère et je les joindrai avec plaisir! Mais pur ce, il faut continuer de conscientiser les masses populaires afin de s’assurer de leur camp, de leur inaliénation, etc..

    A mort le capitalisme! Débarrassons-nous des bourgeois!

  9. sylvainguillemette said

    N’empêche que l’essentiel de mon texte demeure d’actualité. Le système capitaliste, sans l’aide des prolétaires, lesquels n’ont même pas consenti à payer cette aide, est cliniquement mort. Sans les nombreux plans de pillage des prolétaires offerts par les capitalistes internationaux, le capitalisme est mort et enterré. Il n’est pas question que je laisse cette chance passer, il est temps de changer de système économique.

  10. camaradevez said

    @ Armee Révolutionnaire

    Je crois que ce jour sera plus près qu’on le pense au rythme que les choses prennent de l’ampleur.

  11. jeanlucproulx said

    @ Guillemette.

    Je t’invite à écouter ceci: http://www.youtube.com/watch?v=RijpW3oxUHE&feature=channel_page

    Et ceci: http://www.youtube.com/watch?v=xWqouBvy2sM

    Le gouvernement forçait les banques à faire des hypothèques sur des maisons à des BS et à des gens insolvables. Ça a commencé sous Clinton. C’est comme ça que tu définis le libre-marché? Dans un libre-marché, cela ne se serait jamais produit.

  12. DooM said

    « Et que se passe t-il ailleurs, où les pays ont universalisé les soins de santé? Ça coûte moins cher, c’est disponible pour tout le monde, il y a moins d’attente et le ô capital ne dicte pas qui vit, qui meurt! »

    Ah oui? Où ça par exemple?

    Pour le reste du discours, c’est le bout où on peut rire. Les commies disaient que le capitalisme allait mourir et le voilà en train de se relever après une simple crise. Ils patinent et changent de discours pour maintenir leurs dogmes.

    Moi je n’aurais pas eu de trouble avec le fait que le gouvernement n’intervienne pas, ne fasse pas de bailout, mais des gens très à gauche, mais pas à l’extrême auraient critiqué les gouvernements. Ils ont alors intervenu avec les effets négatifs que ça aura un jour.

  13. internationaliste said

    Le plan de sauvetage des banques de Bush a été abondamment critiqué par toutes sortes d’organisations progressistes et révolutionnaires aux États-Unis. Il y a eu des manifs importantes organisées pour dénoncer cette façon de payer encore les riches.

  14. sylvainguillemette said

    « Le gouvernement forçait les banques à faire des hypothèques sur des maisons à des BS et à des gens insolvables. Ça a commencé sous Clinton. C’est comme ça que tu définis le libre-marché? Dans un libre-marché, cela ne se serait jamais produit. »

    C’est ce que je viens de vous expliquer pauvre bêta! Sans cet effet soupape, le peuple s’en serait pris au pouvoir. Point final! C’est une soupape capitaliste, qui bénéficiait à celles et ceux incapables de se permettre une maison, mais ayant toutefois besoin d’un toit!?! Crétin… C’est pour ça qu’un gouvernement Proulx alimenterait la venue de nouveaux membres dans notre parti! Ha ha!

    @ DooM le capitaliste fini

    « Ah oui? Où ça par exemple? »

    France, Grande-Bretagne, Cuba, Venezuela, etc.. Ouf! Et en Nouvelle-Zélande, le gouvernement a fait un «pharma-Québec», il a créé une production de médicaments, comme Québec-solidaire veut créer ici au Québec, cela a permis de baisser le coût des médicaments de près de 70%!

    «Pour le reste du discours, c’est le bout où on peut rire. Les commies disaient que le capitalisme allait mourir et le voilà en train de se relever après une simple crise. Ils patinent et changent de discours pour maintenir leurs dogmes.»

    Et y a des capitalistes qui refusent de reconnaître la défaite de leur modèle et qui voient en le pillage du prolétariat, une nouvelle vie capitaliste! Le dogme, il est capitaliste! Sans le fric du prolétariat, c’est la fin du système! Sans les contribuables, les banques, GM, Ford et les autres font tous faillite et la dégringolade continue! Les capitalistes font tout pour qu’on regarde ailleurs, pendant qu’ils plongent leurs mains sales dans nos poches pour payer la dette des non-méritants.

    «Moi je n’aurais pas eu de trouble avec le fait que le gouvernement n’intervienne pas, ne fasse pas de bailout, mais des gens très à gauche, mais pas à l’extrême auraient critiqué les gouvernements. Ils ont alors intervenu avec les effets négatifs que ça aura un jour.»

    Mais sans cette intervention, les gens vont crever de faim, c’est le capitalisme qui en est responsable. Alors on paie, mais on paie également les pots cassés des capitalistes incapables de tenir de bonnes gestions. Ainsi survit GM, AIG, CITI GROUP et cie! Ainsi survit le capitalisme! Et pourquoi pas imprimer du fric qui n’existe pas avec ça! Ben ils le font ciboire!

    Bonne semaine les capitalistes! Bande de sectaires!

  15. sylvainguillemette said

    J’ai repensé à ça toute la journée et je n’en revenais toujours pas. Imaginez, après tous les cadeaux qu’ils se sont faits, les bourgeois et leurs lèches-anus nous font croire que ce serait mieux de donner aux nouveaux seigneurs de guerre des temps modernes, le pouvoir entier, sans que l’État n’intervienne. C’est incroyable… Mon NIP de carte avec ça? Vous êtes pour le non interventionnisme? Ah oui?

    Alors imaginez un instant une majorité populaire en déroute, n’ayant aucun moyen de se payer un simple toit, pourtant tenu pour une norme de base en ce qui attrait des droits humains. Imaginez ce même individu avec des enfants, et l’on sait aujourd’hui que les travailleurs ne géraient pas les comptes des grandes compagnies frappées de parfaite incompétence et n’étaient donc pas responsables de leur avenir en travaillant chez X, se cherchant toujours un toit, mais cette fois, pour sa p’tite famille. Vous lui dites quoi déjà? «C’est ton problème mon vieux…»? C’est entre autre l’une des différences entre le socialisme et le capitalisme. Le côté humain ou celui du singe. C’est peut-être au fond, la seule confrontation de deux espèces distinctes, confirmant ainsi partiellement la théorie de monsieur Darwin. L’être humain et le singe…….

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