Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Archive for 15 avril 2009

Les versets de Martineau

Posted by quebecsocialiste sur 15 avril, 2009

 

 En allant surveiller les conneries de Martineau sur son blogue, aujourd’hui, je suis tombé sur un billet où il nous étale une fois de plus son légendaire égoïsme crasse (applaudit par ses disciples arriérés), franchissant cette fois assez les limites de l’effroyable pour me forcer de nouveau à écrire un article sur ce personnage des plus mesquins.

Tout d’abord, tout ceci semble découler de la semaine qu’il a passé à « bullshiter » le monde (encore…) dans ses chroniques illégitimes de scab « oeuvrant » pour le JDM illégal. Après nous avoir « exposé », dans deux chroniques relatant les dires de DEUX sheiks nazis (autoproclamés sur combien de dizaines de milliers au juste?) qui, selon sa logique plus que douteuse, seraient censés « prouver » que la religion musulmane est la pire de toutes et qu’au final, tout cela est lié (selon lui) à l’ONU et à la conférence Durban II contre le racisme (tenue en Afrique du Sud il y a quelques mois), dont la suite aura lieu à Genève, en Suisse, où seront discutés des thèmes comme l’adoption d’une déclaration contre l’islamophobie (inacceptable selon le grand sage de l’objectivité Martineau, qui reproche à l’ONU son « manque de couilles »… même si des déclarations similaires existent pour pratiquement chaque groupe ethnique de la planète), le retour du sionisme sur la liste des idéologies racistes après presque deux décennies d’absence (ce qui a fait péter une coche aux lobbys sionistes et à leurs organes de propagandes haineux tel le « Point de bascule » islamophobe qui prône rien de moins que la déportation des musulmans, la « source d’information » du grand sage Martineau dans cette affaire), ainsi que diverses autres sujets en lien avec le racisme et l’intolérance sous diverses formes. Plusieurs pays européens, ainsi qu’Israël et le Canada ont annoncé leur boycott irresponsable de cette conférence symbolique, pendant que les USA d’Obama « hésitent ». Cette « hésitation », rien de plus, est assez pour faire s’enflammer le lobby sioniste qui en déchire sa chemise, révélant par la même occasion son intolérance à toute dissidence de la part d’un gouvernement étranger. La position de Martineau sur cet événement, ainsi que sa « source d’information » ne sont pas la raison première de ce billet, je ne voulais que le souligner. Le pire, le voici:

Étant au courant de l’affaire Nathalie Morin, cette québécoise retenue contre son gré avec ses enfants en Arabie-Saoudite par une merde misogyne, j’ai salué le geste de sa mère qui, sans ressources dans sa cause et découragée par l’attitude hypocrite du gouvernement fédéral, a décidé de poursuivre ce dernier pour 500 000$ à la lumière de leur manque flagrant d’effort et de courage dans cette affaire, comme dans pratiquement… non… comme dans toutes les affaires où des ressortissants canadiens à l’étranger ont besoin d’aide. Connaissant la haine de Martineau contre l’islam et le monde arabe en général, je m’attendais à ce que sa pique de colère prévue contre cette religion serait justifiée pour une fois… et ce n’est absolument pas ce qui s’est produit. Martineau a « merdé », comme d’habitude. Comment « merder » sur un sujet aussi facile me demandez vous? Comme ça:

La mère de Nathalie Morin, la Québécoise qui est retenue prisonnière par son mari en Arabie saoudite, songe à poursuivre le Ministre des Affaires étrangères Lawrence Cannon.

Ce que vit cette femme est triste, tragique.

Mais entre vous et moi, déménager en Arabie Saoudite quand on est une femme… A-t-on le droit de dire que ce n’est peut-être pas l’idée du siècle ?

Déménageriez-vous dans un village dirigé par le chef du Ku Klux Klan si vous étiez un Noir, vous ?

C’est bien beau, l’amour. Mais il faut aussi garder la tête froide ! L’Arabie Saoudite traite mieux les chameaux que les femmes. C’est bien simple, un dromadaire a plus de chance de devenir Roi de ce pays qu’une Saoudienne d’être traitée comme l’égale d’un homme.

Et c’est là que la dame a décidé d’aller vivre, avec ses deux enfants ?

Bonne chance…

Je ne dis pas qu’il faut laisser cette dame dans la misère.

Mais on ne peut pas demander à l’État de tout faire pour nous.

Avant de déménager dans un pays, la moindre des choses est de s’informer des us, coutumes et lois en vigueur dans ce pays!

C’est bien beau, blâmer le gouvernement. Mais qu’en est-il de la RESPONSABILITÉ PERSONNELLE?

Le gouvernement du Canada ne peut tout de même pas dire à l’Arabie Saoudite comment vivre! On ne peut pas s’immiscer dans les affaires internes des pays…

C’était à Nathalie Morin de s’informer sur les lois en vigueur en Arabie saoudite!

C’est plate à dire, mais elle n’a qu’elle à blâmer…

« C’est plate à dire, mais elle n’a qu’elle à blâmer »?… « la responsabilité personnelle »?… « Ce n’est pas à l’état de s’occuper de ça »!?… « On ne peut pas s’immiscer dans les affaires internes des pays »!?! TAB******! Il a de la merde à la place du cerveau ce type! On parle ici du même cinglé (à moins qu’il ne possède des personnalités multiples) qui supporte l’occupation impérialiste de l’Afghanistan (un pays étranger), qui a déjà suggérer que l’invasion de l’Iran ne serait pas une si mauvaise chose et qui n’a de cesse de citer des auteurs (liés à la mafia des expatriés « cubains » de Miami et qui supportent le terrorisme contre Cuba) de livres et de documentaires bidons qui vont jusqu’à attribuer des attentats contre le peuple cubain perpétrés par le terroriste international Luis Posada Carilles à l’armée cubaine! Il devrait avoir honte d’écrire pareilles bassesses! Son employeur devrait avoir encore plus honte de donner du travail à ce désaxé!

« Je ne dis pas qu’il faut laisser cette dame dans la misère. » Non, presque pas! Vous êtes juste en train d’affirmer, monsieur Martineau, que cette situation inhumaine est de SA faute, que le gouvernement n’a rien à faire là-dedans et que sa mère devrait prendre son trou et attendre pendant que sa fille crève à petit feu, ce qui est pratiquement la même chose!! En fait, comme d’habitude, vous êtes juste irrité parce que la « petite populace » revendique quelque chose à ses élus. Et que dire de l’hypocrite « Ce que vit cette femme est triste, tragique » suivit du toujours aussi pratique (pour les paresseux intellectuels) « Mais entre vous et moi« … qui nous signale que son fiel est prêt.

Pour ce qui est de la « responsabilité personnelle », cette jeune femme avait 17 ans lorsqu’elle a rencontré ce salaud et pour votre information, « l’amour aveugle » peut frapper fort à cet âge là (aucun jeu de mot n’était voulu). Bien entendu, cet argument ne vaut rien aux yeux du divin omniscient infaillible qu’est Riri Martineau, cet être de lumière qui n’a jamais fait d’erreur de toute sa vie! « Jean Charest est un gros trou du cul de merde qui mange du vomi! » (par Richard Martineau, qui n’a cessé de cracher tout ce qu’il a à Dieudonné depuis)…

« Déménageriez-vous dans un village dirigé par le chef du Ku Klux Klan si vous étiez un Noir, vous ? » HEY! « FOCUS » là! On parle d’une adolescente qui s’en est fait passer une vite ici. Ça n’a absolument rien à voir!

« Le gouvernement du Canada ne peut tout de même pas dire à l’Arabie Saoudite comment vivre »… Il dit pourtant « comment vivre » aux afghans, aux chinois, aux iraniens, aux palestiniens, aux russes et aux québécois, alors je ne vois pas en quoi ça dérangerait de dire à un « allié » qu’il doit garantir la sécurité physique de nos ressortisants!

« A-t-on le droit de dire que ce n’est peut-être pas l’idée du siècle? »… Effectivement, mais vous donner une tribune pour écrire des torchons comme ÇA est tout aussi stupide et irresponsable, sinon même plus si vous voulez mon avis!

« Mais on ne peut pas demander à l’État de tout faire pour nous. » C’est vrai: Martineau semble avoir un penchant pour les thèses libertariennes ces temps-ci, alors pour lui, « Demander au gouvernement, c’est mal, voyez. »

Sa bassecourt n’est pas en reste non plus: « Donna Talbot » par exemple, s’en prend lâchement à la mère dans cette affaire, parce qu’elle « fait honte au gouvernement » et qu’elle serait « irresponsable »… pas mal moins que ce commentaire merdique en tout cas. « Jean-Claude St-Yves » quant à lui, parle de « proscrire l’Islam en Occident » et de « c’est ce qui arrive quand une chrétienne tombe amoureuse d’un islamiste ». Le reste n’est que pure merde presque identique, mais dans des mots différents, et à part de très rares commentaires, la majorité des hurluberlus s’en prennent surtout à Nathalie Morin et au « complot islamiste »… gracieuseté de la publicité de Richard Martineau au site raciste et paranoïaque « Point de bascule ».

Tenez, pour conclure, voici un lien vers un site qui devrait faire très plaisir à ceux qui ont le goût de « basher » ce sale connard fasciste de Martineau:

http://martineaudeconstruction.wordpress.com/

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Morales victorieux! Vive la démocratie!

Posted by quebecsocialiste sur 15 avril, 2009

VS.

 La semaine dernière, dans le cadre de la nouvelle constitution adoptée par référendum, Evo Morales, président démocratiquement élu de la Bolivie et premier indigène à occuper cette fonction dans ce pays pourtant à forte majorité indigène (qui était autrefois laissée à l’écart du pouvoir sur des bases raciales), a décidé de faire adopter une loi qui fixerait la date des prochaines élections dans les environs de décembre prochain, au lieu d’attendre deux années de plus avec un sénat de droite illégitime qui cherche sans relâche à bloquer les réformes mises de l’avant par le gouvernement pour améliorer les conditions de vie de la population indigène du pays, comme Morales l’avait promis. Connaissant les allégeances politiques du guru de l’opposition d’extrême droite (disons carrément fasciste) du pays, que croyez-vous que cette « opposition démocratique » issue de l’oligarchie a décidé de faire? Serait-il possible qu’elle laisse le peuple s’exprimer librement dans les urnes dans la joie et l’allégresse? Bien sûr que non! La droite, en bonne « démo-crasse » qu’elle est, a cherché à bloquer le processus démocratique en refusant de faire voter le sénat en faveur de ce projet de loi dans le cadre d’un référendum approuvé par le peuple. Morales répondit à cette attaque contre la volonté du peuple, usant de sa toute puissante « main de fer gauchiste » en… faisant une grève de la faim. Sans doute une mesure proprement totalitaire selon la droite…

Le résultat fut qu’au bout de cinq jours de régime ne consistant qu’à boire de l’eau et à mâcher des feuilles de coca pour Morales, régime imité par les syndicats et plus de 1800 autres citoyens boliviens, la colère populaire contre la droite fut assez grande pour que celle-ci abandonne sa positions antidémocratique et accepte (à contrecoeur) d’emboîter le pas au processus démocratique.

Les jeunesses nazies du riche et puissant propriétaire terrien croate Branko Marinkovic (son nom complet et une ancienne photo de lui juste en haut) de Santa Cruz peuvent aller se rhabiller, car le fascisme a une fois de plus perdu contre un président démocratique beaucoup trop déterminé pour ces lâches tueurs d’indigènes et de sans-habris. Ces blancs en provenance d’Europe de l’est qui n’ont aucune racine dans la région, cette misérable farce d’opposition oligarchique, vont se faire écraser dans les urnes d’ici quelques moi et Evo aura enfin le champ libre pour véritablement mettre en pratique ses réformes souhaitées par la majorité du peuple bolivien, des réformes socialistes qui auront tôt fait de renforcer encore plus la crédibilité du socialisme démocratique de l’ALBA, ainsi que la perspective d’une réelle indépendance régionale face aux multinationales nord-américaines.

Viva Morales! Hasta la victoria siempre!

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Le pire est passé

Posted by sylvainguillemette sur 15 avril, 2009


https://i1.wp.com/domi33.blogsudouest.com/files/2008/10/pyramide_capitalisme1.png

Les économistes sont divisés, paraît-il, sur les débouchées de la crise bourgeoise dite «économique», mais certes, leur analyse ne sera pas la même que la mienne, s’ils sont capitalistes et totalitaires. Certains d’entre eux croient que le pire de la crise serait passé, mais d’autres, septiques, y voient une simple accalmie qui sera brève. Quant à moi, j’y vois le pire, déjà passé. Pourquoi?

Parce que le prolétariat, majoritairement, paiera de sa poche, malgré ses propres difficultés financières potentielles, ou éventuelles -pour un employé de quelconque entreprise ayant fermées ses portes-, les manques à la gestion de certaines entreprises privées ayant malheureusement pour elle, mais aussi pour le prolétariat lui créant la PLUS-VALUE, fermées leurs portes. La demande n’étant plus au rendez-vous, l’entreprise privée ferme et mène tout droit à la ruine ses cadres et ses prolétaires qui lui vendaient leur force de travail –Vendre ou louer sa force de travail…, peu importe, il y a exploitation en bout de ligne et celle-ci n’est permise que parce que la bourgeoisie s’octroie ces droits «divins» qui jadis, étaient réservés à des empereurs, à des rois –comme on peut encore en trouver dans ce drôle de monde- ou à quelconques personnes se réclamant d’un quelconque mérite plus grand que les autres –démesurément- . -.Mais qu’en disent donc les capitalistes?

Ils nous l’ont dit ce qu’ils en pensaient, rappelez-vous le ministre des finances du Canada qui nous disait tout bonnement «Nous allons traverser cela ensembles!». Ensembles? Et qui donc a traversé «ensembles» toutes les autres faillites états-uniennes ou canadiennes personnelles? Quelle banque a donc épongé, ainsi qu’il est proposé pour GM, pour AIG et pour toutes les banques en déroute aux États-Unis et ailleurs dans le monde, les dettes des contribuables et des prolétaires –créateurs de richesse-? Quelle banque a défilé devant les maisons des contribuables sur le point de perdre leur demeure, afin de récolter des fonds pour aider ces contribuables? Aucune et il est simple d’en expliquer les raisons.

C’est en fait parce que le régime capitaliste n’est qu’une façade à l’exploitation des masses laborieuses, une simple excuse pour continuer de bafouer les droits humains, en perpétuant cette exploitation, laquelle n’enrichit malheureusement que la bourgeoisie récoltant les fruits du labeur d’autrui et laquelle concentre sur elle-même, l’ensemble de la richesse créée de fait par un labeur véritablement exploité. Il s’agit donc d’une double-mesure…, on vous dit d’un côté, «Si VOUS faites faillite, c’est VOTRE problème!» et d’un autre, «Si les entreprises privées de la grande bourgeoisie font faillite, c’est aussi VOTRE problème!». Ainsi règnera, jusqu’à la fin des temps, la dictature bourgeoise avec VOTRE soutien non nécessairement consenti, mais toutefois réceptif à la propagande de la dite bourgeoisie.

Et la concentration des richesses se dévoile à travers les hausses et baisses de la bourse, on peut effectivement y percevoir la concentration de richesse telle que décrite par Karl Marx il y a plus d’un siècle. La cartellisation. Elle se caractérise par l’achat d’une société par une autre ou d’actifs d’une société par une autre, les grosses mangent les petites. Bref, l’impérialisme fait son œuvre à travers l’économie «planifiée», et je dis planifiée parce que comme on peut le démontrer, les faillites des grands -Révélatrices des échecs du capitalisme parce qu’elles frappent l’ensemble, contrairement au soit disant mythe du risque pris par le bourgeois.- sont tout simplement proscrites par les États servant les intérêts de la minorité parasitaire bourgeoise. GM par exemple, ne fera pas faillite comme vous feriez faillite. Une loi spéciale, développée à l’époque de la grande crise de 1929, aidera GM à s’e remettre, à s’en remettre surtout aux aides qui pleuvent de l’État, mais le capital découlant d’un État n’est nul autre que celui des contribuables, des prolétaires donc. Ainsi, le prolétariat sert de respirateur artificiel aux mauvais jours du capitalisme. Oui, le capitalisme triche perpétuellement. Il n’accepte pas ses échecs, il blâme les syndicats, il blâme les «trop généreuses» attributions de salaire aux employés syndiqués, bref, la faute est remise aux travailleurs qui pourtant ne se réclamaient d’aucun soit disant mérite de «gestion de risque» pour obtenir ces faveurs, mais se réclamaient plutôt de leur labeur, difficile, mais créateur de richesse. Bref, les bourgeois ont géré parce qu’ils revendiquaient ce droit par l’injection de leurs capitaux, mais quand vient le temps de juger la gestion de ces mêmes parasites, la faute passe sur le dos des prolétaires. La bourgeoisie demande ainsi le pain et le beurre, en exploitant le labeur d’autrui, puis en attribuant les échecs de leur gestion d’entreprise sur les seules faveurs attribuées à leurs exploités. Lâcheté et paresse font très bon ménage comme vous pouvez voir.

Quoiqu’il se passe désormais avec la bourse, avec cette dite «économie», le résultat est connu d’avance. Les prolétaires se sont fait flouer, carrément. Aux États-Unis par exemple, les contribuables paieront encore pendant des décennies les mauvaises gestions bourgeoises (GM, Ford, Chrysler, AIG, CITI GROUP, Lehman, etc.. Des milliers de milliards de dollars en dette publique! Ils impriment au fur et à mesure, donnant ainsi aussi, une valeur ridiculement basse au capital du trésor états-unien et à l’argent même qui circule dans nos poches.), alors qu’eux, devront également se serrer la ceinture pour payer leurs propres comptes sans compter sur l’appui de ces mêmes banques qu’ils aident pourtant. Le pire est passé, les prolétaires viennent de contribuer à la survie de l’exploitation des masses au profit d’une minorité parasitaire, au dépend de la majorité laborieuse. Les prolétaires viennent de se faire voler. Le plus grand pillage de l’histoire de l’humanité vient de se produire…, alors oui, même si la bourse regrimpe, obtient un bon rendement, etc., rappelez-vous que sans le pillage systématique des prolétaires et des autres contribuables, cela n’aurait aucunement été possible. La bourgeoisie, sans le prolétariat, n’est rien du tout. Mais le contraire n’est pas vrai, le prolétariat, sans bourgeoisie, pourrait tout de même répondre à la demande, aux besoins d’un peuple humain. Les efforts collectifs sont notre point fort, pourquoi ne pas en faire bénéficier l’ensemble de la population, plutôt que d’engraisser des flasques personnages aux seuls attributs de posséder le capital nécessaire à la création d’entreprises privées?

La solution passe en fait, dès maintenant, par les alternatives économiques. Le capitalisme n’a pas à survivre, l’exploitation des masses n’est pas une essentialité, elle n’est pas indispensable au bon développement de l’humanité. Le bourgeois n’est que l’intermédiaire entre le labeur d’un travailleur et son pain, il n’est qu’un parasite, aisément remplaçable par un panier d’oseille. Mais, le pire est passé, le prolétariat n’a pas bronché après s’être fait annoncer qu’il allait se faire voler. Peu importe ce qui arrivera ces prochaines années, rappelez-vous que la bourgeoisie a triché -encore-, en 2008-2009. Rappelez-vous que sans votre support, ces parasites ne sont rien d’autre que des détenteurs de capitaux. Rien d’autre.

Nous avons perdue une guerre, admettons-le. Celle de la propagande. Car en effet, la propagande fait reposer le blâme de la crise, comme dit plus haut, sur l’ensemble, alors qu’il repose en fait sur la mauvaise gestion des entrepreneurs, de ces dits bourgeois. Les médias se sont en effet succédés à blâmer les syndicats, sinon les conditions de travail des travailleurs exploités, en les comparant par exemple aux conditions de travail d’un pays éloigné. Pourquoi pas le Japon, où le labeur sert srvilement l’employeur? Et encore, lorsque les spécialistes de la bourse vous annoncent une «forte hausse», c’est par omission de rapporter le fait que sans ce pillage des prolétaires, rien de tout cela ne serait possible. Alors oui, la bourgeoisie nous doit une fière chandelle, mais vous n’entendrez pas un seul merci de leur part puisque selon eux, ce pillage n’était nul autre que le déroulement normal du capitalisme. Et ils ont raison.

Le pire est passé. Maintenant, le capitalisme peut nous exploiter pour un autre siècle ou deux, comprenez qu’il s’agit pour nous, socialistes et récalcitrants du système actuel, d’un momentum. Il n’est pas certain que vous trouviez une occasion semblable de changer votre monde dans  les prochaines décennies. Bonne continuation à toutes et tous!

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L’opposition vénézuélienne et la démocratie par Salim Lamrani

Posted by sylvainguillemette sur 15 avril, 2009


La justice vénézuélienne accuse de corruption deux leaders de l’opposition, le maire de Maracaibo (droite) et le président du parti Podemos (gauche), lesquels crient au complot politique. Dépourvue de perspective électorale, face à un président Chávez qui a gagné quatorze consultations populaires sur quinze, l’opposition n’envisage de reprendre le pouvoir que par la force. Le maire de Caracas a encore une fois appelé l’armée à réaliser un coup d’État pour chasser Hugo Chávez.

Manuel Rosales, principal leader de l’opposition, candidat présidentiel défait lors du scrutin de décembre 2006 et actuel maire de la ville de Maracaibo, est dans la ligne de mire de la justice vénézuélienne. Celle-ci le soupçonne de corruption et d’enrichissement illicite lors de son mandat de gouverneur de l’État du Zulia entre 2002 et 2004. Confirmant les soupçons qui pèsent à son encontre, ce dernier, au lieu de se présenter à la justice et de prouver son innocence, a préféré prendre la fuite tout en accusant le président Hugo Chávez d’avoir ordonné son arrestation [1].

JPEG - 22.2 koManuel Rosales, maire de Maracaibo

Le procureur de la République Katuiska Plaza a souligné que Rosales s’est montré incapable de justifier la provenance des fonds qui ont substantiellement augmenté la valeur de son patrimoine personnel. Ce dernier, s’il est reconnu coupable, risque entre 3 et 10 ans de prison. Interrogé par l’agence de presse états-unienne Associated Press, l’avocat de Rosales Alvaro Castillo n’a pas souhaité donner plus de détails [2].

Rosales, dont le procès a été transféré à Caracas après qu’il se soit entretenu avec quatre juges de l’État du Zulia, est soupçonné, entre autres, d’avoir fait don à ses proches de plus de 300 véhicules appartenant à l’État, d’avoir ouvert des entreprises à Miami dont les actifs dépassent les 11 millions de dollars et d’avoir touché des pots-de-vin de la part de l’entreprise allemande Siemens pour la construction du métro de Maracaibo. Cette multinationale a reconnu avoir versé certaines sommes pour obtenir le contrat, sans citer de noms [3].

Omar Barboza, président du parti Un Nuevo Tiempo auquel appartient Rosales, a confirmé la fuite du maire de Maracaibo, tout en accusant le gouvernement bolivarien de vouloir éliminer un adversaire politique. Mais il a omis de préciser que la mise en examen de Rosales en 2009 n’est en réalité que la conséquence d’une enquête ouverte en septembre 2004, c’est-à-dire il y a près de cinq ans [4].

Cilia Flores, présidente de l’Assemblée nationale, a rejeté les accusations de Barboza : « Il a commis un certain nombre de délits qui ne sont pas politiques, ce sont des faits de corruption, des délits d’enrichissement illicite ». Elle a ajouté que Rosales, en plus de fuir ses responsabilités personnelles à l’égard de la justice vénézuélienne, n’assumait plus sa fonction de maire de la ville de Maracaibo [5].

De son côté, le ministre de l’Information Jesse Chacón a affirmé que les preuves à l’encontre de Rosales étaient suffisamment nombreuses pour qu’il soit présenté à la justice : « Il y a une série de faits contenus dans un dossier, des maisons, des propriétés et des centres commerciaux qui sont inscrits à son nom et à celui des membres de sa famille. A lui de se défendre ». Il a rejeté les tentatives de politisation d’une affaire de corruption : « La question est de savoir s’il existe ou non suffisamment d’indices pour ouvrir une enquête et c’est le cas pour Rosales [6] ».

Chacón a admis ne pas être surpris du comportement de l’opposition. Elle « s’est toujours comportée ainsi. On a pu le voir lors du coup d’État du 11 avril 2002, le 12, ils sont tous apparus dans la presse, ils avaient tous participé au coup d’État, mais le 14, personne n’a parlé, et il n’y a eu aucun coup d’État », a-t-il ajouté d’un ton sarcastique, en référence au refus du Tribunal suprême de l’époque contrôlé par l’opposition d’admettre la réalité du coup de force du putschiste Pedro Carmona Estanga [7].

En effet, Manuel Rosales avait activement participé au coup d’État d’avril 2002 contre le président Hugo Chávez. Il avait signé le décret qui avait dissout toutes les institutions de la nation. Il avait été ensuite acquitté par le Tribunal suprême lors d’un verdict qui a choqué l’ensemble de la société vénézuélienne. Le 3 avril 2009, la justice a condamné 3 commissaires et six policiers responsables des assassinats de manifestants en avril 2002. Ce furent les premières condamnations de responsables de crimes perpétrés lors du putsch [8].

Rosales doit se présenter au plus tard le 20 avril 2009 au tribunal pour répondre des 26 chefs d’accusations qui pèsent à son encontre. Dans le cas contraire, il sera considéré comme fugitif par la justice vénézuélienne [9]. Il a d’ores et déjà abandonné temporairement sa fonction de maire pour une durée de 90 jours [10]. Selon certaines informations, il se trouverait en Colombie [11].

La plainte déposée par les avocats de Rosales auprès de la Commission interaméricaine des droits de l’homme n’a pas été admise par cette instance, montrant ainsi son désaccord par rapport à la tentative de politiser une affaire relevant du délit commun [12].

Raúl Isaías Baduel en détention préventive

L’ancien ministre de la Défense Raúl Isaías Baduel, général à la retraite et farouche détracteur d’Hugo Chávez, a été arrêté le 1er avril 2009 par les services de renseignement militaires. Il est soupçonné de détournement de fonds des forces armées durant son mandat ministériel pour un montant de 14,5 millions de dollars. Le général Ernesto Cedeño, procureur général militaire, a signalé qu’il existait « des éléments de preuves suffisants » pour mettre en examen liberté Baduel [13].

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Général Raúl Isaías Baduel, président de Podemos

Tout comme Rosales, le général Baduel, au lieu de répondre aux accusations qui pèsent à son encontre, s’en est pris à Hugo Chávez, qu’il a accusé d’être le responsable de son incarcération [14]. En réalité, Baduel avait été cité à comparaître à cinq reprises pour être entendu et n’a répondu à aucune de ces convocations. Ce n’est que suite à ces refus réitérés qu’il a été arrêté, a souligné Cedeño [15].

De son côté, Chávez a catégoriquement rejeté les allégations de l’opposition [16]. Les accusations de Rosales et de Baduel à son encontre ne sont guère crédibles pour une raison bien simple. La justice vénézuélienne a également lancé un autre mandat d’arrêt à l’encontre de Carlos Giménez, un ancien gouverneur partisan du président, destitué en juin 2008 pour une affaire de corruption [17].

L’appel au coup d’État de l’opposition vénézuélienne

L’opposition vénézuélienne a opté pour la déstabilisation. Elle a lancé un appel à la « résistance démocratique » face aux réformes administratives, économiques et sociales du gouvernement bolivarien. En effet, l’Assemblée nationale a décidé de confier la gestion des ports, aéroports et autoroutes au gouvernement central afin de contrecarrer les plans sécessionnistes de certains gouverneurs [18].

Le maire de la capitale Caracas, Antonio Ledezma, a lancé un appel au coup d’État : « Je lance un appel aux Forces armées nationales pour qu’elles prennent en compte le concept de désobéissance ». Il a annoncé la création d’un « front national » contre d’Hugo Chávez [19]. Le leader bolivarien est un « grand cauchemar » pour les Vénézuéliens, a-t-il affirmé. Il n’a pas daigné expliquer pourquoi les électeurs ont choisi de voter en faveur de ce « grand cauchemar » quatorze fois sur quinze depuis 1998, date de la première élection de Chávez [20].

L’opposition vénézuélienne joue un jeu dangereux en refusant de reconnaître à la fois la volonté souveraine du peuple vénézuélien et l’autorité d’Hugo Chávez. Ce dernier est, sans nul doute, le président qui jouit de la légitimité démocratique la plus importante de l’histoire du Venezuela et de l’Amérique latine. En retombant dans les travers du passé et dans la tentation putschiste, l’opposition apparaît aux yeux du monde comme le principal obstacle à la démocratie.

[1] El Nuevo Herald, « Fiscalía ordena arresto de alcalde y líder opositor », 20 mars 2009 ; Fabiola Sanchez, « Acciones contra opositores elevan tensiones en Venezuela », 20 mars 2009.

[2] Fabiola Sanchez, « Venezuelan Prosecutor Calls for Arrest of Opposition Leader on Corruption Charge », 19 mars 2009.

[3] Casto Ocando, « La corrupción chavista no se investiga », 21 mars 2009 ; Fabiola Sanchez, « Ordenan trasladar a Caracas el juicio al líder opositor Manuel Rosales », 25 mars 2009.

[4] EFE, « Rosales en lugar ‘seguro’, pero el gobierno insiste en que huyó », 1er avril 2009.

[5] Agencia Bolivariana de Noticias, « CNE podría aplicar abandono de cargo a Manuel Rosales », 31 mars 2009.

[6] Agencia Bolivariana de Noticias, « Si Rosales está en Venezuela debe dar la cara ante la justicia », 31 mars 2009.

[7] Ibid.

[8] Agencia Bolivariana de Noticias, « Carlos Escarrá ratificó que Rosales no está en el país y evade justicia venezolana », 6 avril 2009 ; Fabiola Sanchez, « Condenan entre 17 y 30 años a policías por muertes de manifestantes », The Associated Press, 3 avril 2009.

[9] EFE, « Rosales deberá comparecer ante la justicia el 20 de abril », 1er avril 2009.

[10] The Associated Press, « Alcalde venezolano opositor se separa del cargo por proceso », 3 avril 2009.

[11] Agencia Bolivariana de Noticias, « Carlos Escarrá ratificó que Rosales no está en el país y evade justicia venezolana », op.cit.

[12] Agencia Bolivariana de Noticias, « Cancillería aclara que CIDH no admitió denuncia de Manuel Rosales », 3 avril 2009.

[13] Jorge Rueda, « Detienen a ex ministro de Defensa en Venezuela », The Associated Press, 2 avril 2009.

[14] The Associated Press, « Ex ministro responsabiliza a Chávez de su detención », 3 avril 2009.

[15] Agencia Bolivariana de Noticias, « Privación preventiva de libertad de Baduel garantiza la investigación », 3 avril 2009.

[16] Fabiola Sanchez, « Ex-Defense Minister Blames Chavez for Detention », The Associated Press, 3 avril 2009.

[17] EFE, « Ordenan arresto de ex gobernador afín a Chávez », 5 avril 2009.

[18] Agence France Presse, « Oposición venezolana declara resistencia democrática a gobierno de Chávez », 25 mars 2009.

[19] EFE, « Ledezma llama a militares a no respaldar a Chávez », 28 mars 2009.

[20] EFE, « El frente antichavista ‘no es una aventura’ », 31 mars 2009.

Salim Lamrani

Enseignant chargé de cours à l’Université Paris-Descartes et à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les États-Unis. Auteur de Cuba face à l’empire : Propagande, guerre économique et terrorisme d’État, dernier ouvrage publié en français : Double Morale. Cuba, l’Union européenne et les droits de l’homme.

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