Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Le pire est passé

Posted by sylvainguillemette sur 15 avril, 2009


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Les économistes sont divisés, paraît-il, sur les débouchées de la crise bourgeoise dite «économique», mais certes, leur analyse ne sera pas la même que la mienne, s’ils sont capitalistes et totalitaires. Certains d’entre eux croient que le pire de la crise serait passé, mais d’autres, septiques, y voient une simple accalmie qui sera brève. Quant à moi, j’y vois le pire, déjà passé. Pourquoi?

Parce que le prolétariat, majoritairement, paiera de sa poche, malgré ses propres difficultés financières potentielles, ou éventuelles -pour un employé de quelconque entreprise ayant fermées ses portes-, les manques à la gestion de certaines entreprises privées ayant malheureusement pour elle, mais aussi pour le prolétariat lui créant la PLUS-VALUE, fermées leurs portes. La demande n’étant plus au rendez-vous, l’entreprise privée ferme et mène tout droit à la ruine ses cadres et ses prolétaires qui lui vendaient leur force de travail –Vendre ou louer sa force de travail…, peu importe, il y a exploitation en bout de ligne et celle-ci n’est permise que parce que la bourgeoisie s’octroie ces droits «divins» qui jadis, étaient réservés à des empereurs, à des rois –comme on peut encore en trouver dans ce drôle de monde- ou à quelconques personnes se réclamant d’un quelconque mérite plus grand que les autres –démesurément- . -.Mais qu’en disent donc les capitalistes?

Ils nous l’ont dit ce qu’ils en pensaient, rappelez-vous le ministre des finances du Canada qui nous disait tout bonnement «Nous allons traverser cela ensembles!». Ensembles? Et qui donc a traversé «ensembles» toutes les autres faillites états-uniennes ou canadiennes personnelles? Quelle banque a donc épongé, ainsi qu’il est proposé pour GM, pour AIG et pour toutes les banques en déroute aux États-Unis et ailleurs dans le monde, les dettes des contribuables et des prolétaires –créateurs de richesse-? Quelle banque a défilé devant les maisons des contribuables sur le point de perdre leur demeure, afin de récolter des fonds pour aider ces contribuables? Aucune et il est simple d’en expliquer les raisons.

C’est en fait parce que le régime capitaliste n’est qu’une façade à l’exploitation des masses laborieuses, une simple excuse pour continuer de bafouer les droits humains, en perpétuant cette exploitation, laquelle n’enrichit malheureusement que la bourgeoisie récoltant les fruits du labeur d’autrui et laquelle concentre sur elle-même, l’ensemble de la richesse créée de fait par un labeur véritablement exploité. Il s’agit donc d’une double-mesure…, on vous dit d’un côté, «Si VOUS faites faillite, c’est VOTRE problème!» et d’un autre, «Si les entreprises privées de la grande bourgeoisie font faillite, c’est aussi VOTRE problème!». Ainsi règnera, jusqu’à la fin des temps, la dictature bourgeoise avec VOTRE soutien non nécessairement consenti, mais toutefois réceptif à la propagande de la dite bourgeoisie.

Et la concentration des richesses se dévoile à travers les hausses et baisses de la bourse, on peut effectivement y percevoir la concentration de richesse telle que décrite par Karl Marx il y a plus d’un siècle. La cartellisation. Elle se caractérise par l’achat d’une société par une autre ou d’actifs d’une société par une autre, les grosses mangent les petites. Bref, l’impérialisme fait son œuvre à travers l’économie «planifiée», et je dis planifiée parce que comme on peut le démontrer, les faillites des grands -Révélatrices des échecs du capitalisme parce qu’elles frappent l’ensemble, contrairement au soit disant mythe du risque pris par le bourgeois.- sont tout simplement proscrites par les États servant les intérêts de la minorité parasitaire bourgeoise. GM par exemple, ne fera pas faillite comme vous feriez faillite. Une loi spéciale, développée à l’époque de la grande crise de 1929, aidera GM à s’e remettre, à s’en remettre surtout aux aides qui pleuvent de l’État, mais le capital découlant d’un État n’est nul autre que celui des contribuables, des prolétaires donc. Ainsi, le prolétariat sert de respirateur artificiel aux mauvais jours du capitalisme. Oui, le capitalisme triche perpétuellement. Il n’accepte pas ses échecs, il blâme les syndicats, il blâme les «trop généreuses» attributions de salaire aux employés syndiqués, bref, la faute est remise aux travailleurs qui pourtant ne se réclamaient d’aucun soit disant mérite de «gestion de risque» pour obtenir ces faveurs, mais se réclamaient plutôt de leur labeur, difficile, mais créateur de richesse. Bref, les bourgeois ont géré parce qu’ils revendiquaient ce droit par l’injection de leurs capitaux, mais quand vient le temps de juger la gestion de ces mêmes parasites, la faute passe sur le dos des prolétaires. La bourgeoisie demande ainsi le pain et le beurre, en exploitant le labeur d’autrui, puis en attribuant les échecs de leur gestion d’entreprise sur les seules faveurs attribuées à leurs exploités. Lâcheté et paresse font très bon ménage comme vous pouvez voir.

Quoiqu’il se passe désormais avec la bourse, avec cette dite «économie», le résultat est connu d’avance. Les prolétaires se sont fait flouer, carrément. Aux États-Unis par exemple, les contribuables paieront encore pendant des décennies les mauvaises gestions bourgeoises (GM, Ford, Chrysler, AIG, CITI GROUP, Lehman, etc.. Des milliers de milliards de dollars en dette publique! Ils impriment au fur et à mesure, donnant ainsi aussi, une valeur ridiculement basse au capital du trésor états-unien et à l’argent même qui circule dans nos poches.), alors qu’eux, devront également se serrer la ceinture pour payer leurs propres comptes sans compter sur l’appui de ces mêmes banques qu’ils aident pourtant. Le pire est passé, les prolétaires viennent de contribuer à la survie de l’exploitation des masses au profit d’une minorité parasitaire, au dépend de la majorité laborieuse. Les prolétaires viennent de se faire voler. Le plus grand pillage de l’histoire de l’humanité vient de se produire…, alors oui, même si la bourse regrimpe, obtient un bon rendement, etc., rappelez-vous que sans le pillage systématique des prolétaires et des autres contribuables, cela n’aurait aucunement été possible. La bourgeoisie, sans le prolétariat, n’est rien du tout. Mais le contraire n’est pas vrai, le prolétariat, sans bourgeoisie, pourrait tout de même répondre à la demande, aux besoins d’un peuple humain. Les efforts collectifs sont notre point fort, pourquoi ne pas en faire bénéficier l’ensemble de la population, plutôt que d’engraisser des flasques personnages aux seuls attributs de posséder le capital nécessaire à la création d’entreprises privées?

La solution passe en fait, dès maintenant, par les alternatives économiques. Le capitalisme n’a pas à survivre, l’exploitation des masses n’est pas une essentialité, elle n’est pas indispensable au bon développement de l’humanité. Le bourgeois n’est que l’intermédiaire entre le labeur d’un travailleur et son pain, il n’est qu’un parasite, aisément remplaçable par un panier d’oseille. Mais, le pire est passé, le prolétariat n’a pas bronché après s’être fait annoncer qu’il allait se faire voler. Peu importe ce qui arrivera ces prochaines années, rappelez-vous que la bourgeoisie a triché -encore-, en 2008-2009. Rappelez-vous que sans votre support, ces parasites ne sont rien d’autre que des détenteurs de capitaux. Rien d’autre.

Nous avons perdue une guerre, admettons-le. Celle de la propagande. Car en effet, la propagande fait reposer le blâme de la crise, comme dit plus haut, sur l’ensemble, alors qu’il repose en fait sur la mauvaise gestion des entrepreneurs, de ces dits bourgeois. Les médias se sont en effet succédés à blâmer les syndicats, sinon les conditions de travail des travailleurs exploités, en les comparant par exemple aux conditions de travail d’un pays éloigné. Pourquoi pas le Japon, où le labeur sert srvilement l’employeur? Et encore, lorsque les spécialistes de la bourse vous annoncent une «forte hausse», c’est par omission de rapporter le fait que sans ce pillage des prolétaires, rien de tout cela ne serait possible. Alors oui, la bourgeoisie nous doit une fière chandelle, mais vous n’entendrez pas un seul merci de leur part puisque selon eux, ce pillage n’était nul autre que le déroulement normal du capitalisme. Et ils ont raison.

Le pire est passé. Maintenant, le capitalisme peut nous exploiter pour un autre siècle ou deux, comprenez qu’il s’agit pour nous, socialistes et récalcitrants du système actuel, d’un momentum. Il n’est pas certain que vous trouviez une occasion semblable de changer votre monde dans  les prochaines décennies. Bonne continuation à toutes et tous!

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15 Réponses to “Le pire est passé”

  1. darksid1 said

    Je me permet une citation « J’ai trouvé une faille [dans mon idéologie]. Je ne sais pas à quel point elle est significative ou durable, mais ce fait m’a plongé dans un grand désarroi. » -Alan Greenspan

    Alan Greenspan, le président de la banque centrale américaine(pendant 18 ans) et libertarien proclamé. Il a vanté les mérites de la dé-régularisation des marché et maintenant, il admet qu’il a eu tord! Probablement plus pour que l’état intervienne et sauve ses amis bourgeois, que par réel volonté de contrition.

    Et en ce moment la bourse se remet a chuter…

  2. darksid1 said

    Quand la télé joue avec la crise

    Moi j’appelle ça ajouter l’insulte a l’injure…

  3. Je ne sais plus si j’ai déjà posé la question, mais j’aimerais bien connaître la réponse ici: à partir de quel salaire quelqu’un est-il un bourgeois selon votre définition?

    La raison de cette question est que Guillemette indique dans son billet qu’une société pourrait se passer de toute la bourgeoisie et bien fonctionner quand même. Or, il se trouve que je suis employeur et que le monde ne semble pas fonctionner ainsi. Pour dégoter, disons, un ingénieur décent, il faut débourser pas mal d’argent. Pour un avocat, ou un comptable aussi. Même chose pour un électricien. Plusieurs de ces métiers font de ces gens, au sens où vous devez certainement l’entendre, des genres de bourgeois. Ils roulent en voiture luxueuse, ils ont des maisons assez chères, etc.. Est-ce qu’un comptable est prolétaire lorsqu’il travaille seul mais devient un bourgeois lorsqu’il ouvre une firme de comptables et engage des employés?

    Alors, qu’est-ce qu’un bourgeois, qu’est-ce qu’un prolétaire?

  4. kalinke said

    un bourgeois est quelqu’un qui detient des moyens de production et qui engage un prolétaire:celui qui vend sa capaciter de travail

  5. Ça ne répond à ma question: est-ce qu’un ingénieur qui gagne 150K$ par année est un prolétaire? À quel salaire n’est-on plus un prolétaire?

  6. darksid1 said

    Relit la définition ce n’est pas une question de salaire.

  7. Ah, Ok, donc, un ouvrier que je paierais 500K$ par année serait un prolétaire. Parfait, c’est noté.

  8. darksid1 said

    Oui, mais c’est quand même rare, le salaire moyen des patron est 420 fois supérieur au salaire moyen des employées.

  9. darksid1 said

    Quoi que si on s’en tient à la version d’Engels les prolétaires sont ceux qui sont obligé de vendre leur force de travaille pour vivre:
    « Par bourgeoisie, on entend la classe des capitalistes modernes, qui possèdent les moyens de la production sociale et emploient du travail salarié ; par prolétariat, la classe des travailleurs salariés modernes qui, ne possédant pas en propre leurs moyens de production, sont réduits à vendre leur force de travail pour vivre. (Note d’Engels pour l’édition anglaise en 1888). »

  10. sylvainguillemette said

    Tenez-vous en aux définitions des termes monsieur Saint-Pierre.

  11. « les prolétaires sont ceux qui sont obligé de vendre leur force de travaille pour vivre »

    Donc, au sens strict du terme, tous les patrons et professionels modernes, ou à très peu d’exceptions près, sont des prolétaires. Un Henri-Paul Rousseau, qui ne possède aucun moyen de production, et est réduit à vendre ses services à des entreprises, est un prolétaire, et vous devriez donc le défendre lorsqu’il se fait vilipender par les médias.

    Un Stephen Harper est aussi un prolétaire, car il est réduit à vendre d’abord ses services à son parti, et ensuite, est élu par le peuple pour gouverner. Il ne possède aucun moyen de production.

    Un courtier à la bourse est aussi un prolétaire, car il est réduit à vendre ses services à des maisons de courtages ou à des clients privés. Il ne possède aucun moyen de production et n’emploie aucun salarié.

    Un « party planner » d’Hollywood (salaire moyen: 4 M$ par année) est aussi un prolétaire, car il est réduit à vendre ses services à des clients privés. Il ne possède aucun moyen de production et n’emploie aucun salarié.

    Un joueur de hockey de la ligue nationale (salaire moyen: 1,8 M$ par année) est aussi un prolétaire, car il est réduit à vendre ses services à des équipes. Il ne possède aucun moyen de production et n’emploie aucun salarié.

    Vous voyez où je veux en venir? Non? Vos dogmes, ceux sur lesquels vous appuyez toute votre vie, sont dépassés, caduques. Puisque votre idéal est fondé sur des préceptes du 19e siècle, comment voulez-vous qu’ils soient applicables à une époque qui vous dépasse complètement?

  12. krymz said

    Vos dogmes, ceux sur lesquels vous appuyez toute votre vie, sont dépassés, caduques. Puisque votre idéal est fondé sur des préceptes du 19e siècle, comment voulez-vous qu’ils soient applicables à une époque qui vous dépasse complètement?

    alors que faire Jaques? continuer à se vendre?

  13. krymz said

    Et tes exemples sont de ceux qui ont le gros bout du bâton. Combien prend-t-il de personnes pour qu’un millionnaire puisse vivre dans le luxe à perpétuité?

  14. darksid1 said

    Quand tu gagnes 4 millions de $ tu n’as plus vraiment besion de travailler pour vivre.

  15. sylvainguillemette said

    «Un Henri-Paul Rousseau, qui ne possède aucun moyen de production, et est réduit à vendre ses services à des entreprises, est un prolétaire, et vous devriez donc le défendre lorsqu’il se fait vilipender par les médias.»

    Henri-Paul Rousseau ne crée pas la PLUS-VALUE, il ne vend pas sa force de travail afin qu’elle donne à un bourgeois, le profit recherché par les capitalistes.

    « Un Stephen Harper est aussi un prolétaire, car il est réduit à vendre d’abord ses services à son parti, et ensuite, est élu par le peuple pour gouverner. Il ne possède aucun moyen de production. »

    Il ne vend pas non plus, sa force de travail à quelconque bourgeois, mais sert leurs intérêts à travers un gouvernement profondément capitaliste et impérialiste.

    « Un courtier à la bourse est aussi un prolétaire, car il est réduit à vendre ses services à des maisons de courtages ou à des clients privés. Il ne possède aucun moyen de production et n’emploie aucun salarié. »

    Et ne crée pas la richesse, il ne fait que brasser des actifs. La PLUS-VALUE est ainsi écartée de l’équation. L’exemple est boiteux.

    S’il travaille pour la bourgeoisie, qu’il crée la richesse pour elle, qu’il vend ses services à celle-ci, certes, c’est un prolétaire. Mais de la façon dont vous décrivez la situation, il n’en n’est point un.

    « Un joueur de hockey de la ligue nationale (salaire moyen: 1,8 M$ par année) est aussi un prolétaire, car il est réduit à vendre ses services à des équipes. Il ne possède aucun moyen de production et n’emploie aucun salarié. »

    Il ne crée pas plus la richesse, il ne fabrique pas la PLUS-VALUE. Les gens ne font que payer pour voir un show, mais à la limite, on pourrait dire qu’ils en sont. Mais encore, les outils de production de richesse leur appartiennent en majorité, sauf peut-être la patinoire, qu’ils sont capable de se permettre. Et cela dit, qui a dit que le prolétariat gagnait le même salaire partout? Les déviances de salaire ne sont pas accidentels et n’ont pas toujours de lien avec la demande ou l’offre. Par exemple, l’ouverture envers Cuba du président Obama n’a pas d’autre objectif que de créer un déséquilibre des propriétés privées, car il sait que cela occasionnera une division des cubains.

    « Vous voyez où je veux en venir? Non? Vos dogmes, ceux sur lesquels vous appuyez toute votre vie, sont dépassés, caduques. Puisque votre idéal est fondé sur des préceptes du 19e siècle, comment voulez-vous qu’ils soient applicables à une époque qui vous dépasse complètement? »

    Non, au contraire, le prolétariat s’est plutôt, même, agrandi. Par exemple, celui qui fait les hot-dogs au restaurant du coin, lui, est un prolétaire, ainsi que la vendeuse de boutique –luxueuse ou non-, puisqu’elle offre le sourire (une PLUS-VALUE) aux clients qui achètent leur produit, tant qu’elle n’est pas propriétaire des moyens de production. Le concept a plutôt survécu, sauf qu’il faudrait effectivement revoir la formule de Marx, qui se limitait bien sûr, à l’époque, aux mineurs, aux ouvriers, etc..

    Mais par contre, le mythe du méritant capitaliste, lui, est détruit. Ainsi que celui du risque, celui de la légitimité de l’exploitation du labeur d’autrui également, etc.. Et j’allais oublier celui du partage des richesses que tout le monde sait aujourd’hui totalement faux. La concentration des richesses est un fait dans le système capitaliste.

    Ensuite, il est très important de spécifier que seuls 10 000 000 d’êtres humains sont millionnaires, ce qui représente un total de 0.15% de la population mondiale. Saint-Pierre ne parle donc pas d’un bloc de gens qu’il faille vraiment considérer, mais d’un groupe à part, mieux nantis que toute la planète et lesquels se fichent éperdument du sort des autres. Des opportunistes et des capitalistes en réalité, qui ne forment même pas un bloc considérable sur la totalité de la planète.

    Saint-Pierre se fait vieux, ses attaques et ses arguments se répètent et chaque fois, il est dans le champ. Pauvre type.

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