Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Archive for 18 avril 2009

Fidel Castro sur le blocus

Posted by quebecsocialiste sur 18 avril, 2009

Réflexions de Fidel

« Du blocus, pas un mot… »

Le gouvernement des Etats-Unis a fait savoir à travers la CNN qu’Obama visiterait cette semaine le Mexique, point de départ de son voyage à Port-d’Espagne (Trinité-et-Tobago) où il arrivera dans quatre jours pour participer au Sommet des Amériques. Il a aussi annoncé la levée de certaines des restrictions odieuses imposées par Bush aux Cubains vivant aux Etats-Unis en ce qui concerne leur possibilité de rendre visite à leurs familles à Cuba. A la question : cette levée concerne-t-elle les Etasuniens ? la réponse a été non.

Du blocus, la plus cruelle des mesures, pas un mot. Ce qui est d’ailleurs un pieux euphémisme pour désigner ce qui constitue tout simplement une mesure génocidaire dont les dommages ne se mesurent pas seulement à ses retombées économiques : elle ne cesse de coûter des vies humaines et de causer de douloureuses souffrances à nos citoyens.

Nos malades n’ont pas accès à de nombreux équipements de diagnostic et médicaments cruciaux, proviendraient-ils d’Europe, du Japon ou d’autres pays, s’ils contiennent des composantes ou des programmes étasuniens.

Les sociétés étasuniennes qui produisent des biens ou prêtent des services n’importe où dans le monde doivent appliquer ces restrictions parce que celles-ci sont de nature extraterritoriale.

Richard Lugar, un sénateur républicain influent, plusieurs autres de son parti au Congrès et d’autres importants sénateurs démocrates sont partisans de l’élimination du blocus. Les conditions sont créées pour qu’Obama, jouant de son talent, s’engage dans une politique constructive qui mette fin à celle qui a fait fiasco depuis presque un demi-siècle.

Notre pays, qui a résisté et qui est prêt à résister autant qu’il le faudra, n’accuse pas Obama des atrocités commises par d’autres administrations. Il ne conteste pas non plus sa sincérité et son désir de changer la politique et l’image de marque des Etats-Unis. Il comprend qu’il a livré une bataille très difficile pour être élu, malgré des préjugés centenaires.

C’est en fonction de cette réalité que le président du Conseil d’Etat cubain a exprimé sa disposition à dialoguer avec Obama et, sur la base du respect le plus rigoureux de notre souveraineté, à normaliser les relations avec les Etats-Unis.

Le chef de la Section des intérêts de Cuba à Washington, Jorge Bolaños, a été cité à 14 h 30 au département d’Etat par le sous-secrétaire Thomas Shannon. Rien de ce qu’il a conversé ne diffère des informations de la CNN.

Une longue conférence de presse a débuté à 15 h 15. L’essence de ce qui s’y est dit est contenue dans cette déclaration textuelle de Dan Restrepo, assistant spécial du président aux affaires continentales :

  « Le président Obama a ordonné aujourd’hui une série de mesures en direction du peuple cubain afin de soutenir son souhait de jouir des droits de l’Homme fondamentaux et de déterminer librement l’avenir de son pays. Le président a donné pour instruction au secrétaire d’Etat, aux secrétaires au Trésor et au Commerce de faire le nécessaire pour que soient levées toutes les restrictions à la possibilité  des individus de rendre visite à des membres de leurs familles à Cuba et de leur envoyer de l’argent. Il a aussi donné des instructions pour que des mesures soient prises afin de faciliter le flux d’information le plus libre parmi le peuple cubain, et entre ceux qui vivent à Cuba et le reste du monde, ainsi que de faciliter l’envoi direct de ressources humanitaires au peuple cubain.

            « En prenant ces mesures pour contribuer à refermer la brèche entre des familles cubaines divisées et pour promouvoir l’accroissement du flux d’information et des ressources humanitaires au peuple cubain, le président Obama fait en sorte d’atteindre les objectifs qu’il a identifiés durant sa campagne présidentielle et depuis son entrée en fonction.

            « Tous ceux  qui font leurs les valeurs démocratiques essentielles rêvent d’une Cuba qui respecte les droits humains, politiques et économiques fondamentaux de tous ses citoyens. Le président Obama croit que la mesure qu’il a adoptée aujourd’hui contribuera à faire de cet objectif une réalité. Il encourage tous ceux qui le partagent à continuer d’appuyer indéfectiblement le peuple cubain.»

« Je vous remercie. »

A la fin de la conférence, l’assistant spécial a avoué franchement : « Tout se fait pour la liberté de Cuba. »

Cuba ne se félicite pas des prétendus Sommets des Amériques où nos pays ne discutent pas sur un pied d’égalité. S’ils devaient servir à quelque chose, ce serait à faire une analyse critique des politiques qui divisent nos peuples, saccagent nos ressources et entravent notre développement.

Il ne reste plus maintenant à Obama que d’y persuader tous les présidents latino-américains que le blocus est inoffensif.

Cuba a résisté et résistera. Elle ne tendra jamais la main en quête d’aumônes. Elle ira de l’avant le front haut, coopérant avec les peuples frères d’Amérique latine et des Caraïbes, qu’il y ait ou non des Sommets des Amériques, qu’un Obama préside les Etats-Unis ou non, ou un homme ou une femme, ou un Blanc ou un Noir.

 

Fidel Castro Ruz

Le 13 avril 2009

18 h 12

(Traduction ESTI)

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Sommet des Amériques

Posted by sylvainguillemette sur 18 avril, 2009


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Hier s’ouvrait le sommet des Amériques et les capitalistes se hâtent d’apprendre ce qui adviendra de la réaction de Cuba face à une éventuelle levée du blocus états-unien. Mais dans un totalitarisme des plus abyssaux, les capitalistes s’attendent à un changement de Cuba face au marché international, une ouverture au privé, aux capitalistes.

Pourtant, Cuba a déjà fait savoir qu’elle ne changerait pas son système socialiste pour un système capitaliste et de plus, pourquoi est-ce qu’une île confrontant l’impérialisme des capitalistes se heurtant aux krachs boursiers systématiques –aux 30 ans- depuis plus d’un siècle, se résoudrait-elle à se plier au chantage d’une minorité parasitaire bourgeoise, pour laisser en plus de côté les acquis tels le système de santé universel –Qui comprend le dentiste, et oui!- ou le système d’éducation universel? Pourquoi une île qui ne se tire pas si mal des misères que tentent de lui créer les capitalistes se plierait-elle aux caprices de ceux-ci, lesquels n’ont ni plus ni moins l’ambition de dévaliser les ressources naturelles et humaines de ce pays du tiers-monde, comme au bon vieux temps? Pourquoi est-ce que la voie collective cèderait quelconque terrain, en une posture qui de loin est meilleure que la rude période de l’après- guerre-froide, à des capitalistes ayant fait faillite?

Les États-Unis d’Amérique viennent de faire faillite, les banques ont tombées, elles ne valent plus un clou –Les banques sont le pilier du capitalisme, elles vous prêtent, elles sont le CAPITAL.-. Pour redonner une vigueur à ces cadavres, les gouvernements Bush et Obama ont multiplié les milliards en aide à des entreprises privées comme CITI GROUP, AIG (assureur), GM, Chrysler et bien d’autres banques, assureurs et entreprises privées, mais le faisant, ils pillaient également les contribuables états-uniens, sans leur consentement et en ne respectant de plus, aucunement leurs propres règles du jeu, le capitalisme. Par exemple, si vous faites faillite, qui donc paiera les comptes à votre place? Et bien, si les banques font faillite, c’est vous qui réglez la note! Serait-ce du capitalisme? Pas vraiment, c’est plutôt, ce qu’est vraiment LE capitalisme, c’est-à-dire une dictature bourgeoise se servant d’un quelconque outil –des partis politiques- pour gouverner et faire croire à la liberté, mais il n’en n’est rien.

Ces porcs se graissent la patte au passage et sont l’intermédiaire entre un labeur que vous effectuez et le salaire qui s’y raccorde. Et ces porcs, auparavant, à Cuba, se graissait également la patte.  En 1958, avant la chute du dictateur Batista, les bourgeois de par le monde, surtout états-uniens, possédaient l’entière île, à 90% en fait. L’île n’était que le bordel des États-Unis, un peu comme c’était le cas dans la dernière décennie avec la République Dominicaine, mais en pire. La dictature bourgeoise de l’époque profitait largement des travailleurs cubains et la dictature de Batista, elle, réprimait violemment les militants de tout acabit, surtout les syndicalistes et manifestants. Elle abattait en pleine rue les opposants du régime. La médecine, aujourd’hui disponible et accessible à toutes et tous, n’était réservée qu’aux gens capables de se le permettre. Il fallait sinon, soudoyer un bourgeois ou un proche du gouvernement. Que dire de l’éducation, sinon qu’elle était également réservés aux mieux nantis…

Nous savons désormais que la bourgeoisie n’est pas indispensable à l’existence de l’humanité, Cuba le sait. Nous savons aussi désormais que la richesse créée par le capitalisme n’est jamais redistribuée, mais se concentre plutôt chez une minorité, laquelle parasite justement le labeur des travailleurs. Par exemple, il n’y a que 10 000 000 de millionnaires sur Terre, ce qui à première vue paraîtrait énorme, mais ce ratio ne représente en fait que 0.15% de la population mondiale, population dont une partie n’a même pas de quoi manger, boire ou se vêtir. Nous savons bref, que le système capitaliste n’est qu’une supercherie destinées à enrichir la même minorité parasitaire, la bourgeoisie, au détriment de la masse, du collectif que forme l’humanité.

Ce serait donc être aux socialistes d’attendre une réaction de la part des États-Unis face à l’intransigeance d’un dirigeant socialiste rejetant un modèle permettant le parasitisme du labeur d’autrui, un modèle révolu. Le capitalisme a de nouveau échoué, le système capitaliste en est aujourd’hui arrivé à payer une fois de plus les dettes des grands bourgeois, arrivés eux, à la phase terminale de leur long parasitisme, de leur trop longue exploitation du labeur des travailleurs. Mais les médias capitalistes embarquent dans la danse et vite, nous apercevons l’attention poussée à l’inverse, que réservent les médias aux leaders du pays socialiste. Ils attendent la fin du socialisme, la fin de la réplique, la fin de la contestation de la dictature bourgeoise. Parce que sachez-le, peu importe où le socialisme naîtra, et il renaîtra et renaîtra, la bourgeoisie agira de la sorte. Elle rendra le socialiste coupable de ses propres attaques envers lui, elle le rendra coupables de refuser l’exploitation de ses humains, elle le rendra coupable de contester une formule mathématique erronée.

Cuba ne doit surtout pas changer de voie, au contraire! Washington n’a qu’à larguer son vieux capitalisme et se rendre à l’évidence, le socialisme est la solution, l’évolution de l’humanité. Nous ne sommes plus des singes et l’époque où les gros bras suffisaient à maintenir un peuple dans l’ignorance est révolue. Le sommet des Amérique est une occasion en or pour remettre les pendules à l’heure, une occasion en or pour détruire l’idéologie capitaliste, puisqu’en plus d’avoir l’heure juste, Cuba a désormais une flopée d’alliés idéologiques en Amérique du sud et centrale. Cuba n’est plus isolée, malgré le blocus. Le socialisme est maintenant possible.

Le socialisme ou la mort!

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