Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Liberté de choix…

Posted by sylvainguillemette sur 26 avril, 2009

https://i0.wp.com/2.bp.blogspot.com/_ejcQ9Zy-wbA/SPvMAAuwjeI/AAAAAAAAAJM/DLCpvco5aeg/s320/programme.jpg

Hier, pas loin de 2000 québécois ont manifesté dans le but de critiquer la position du gouvernement Charest quant à son cours d’«éthique et culture religieuse». Ces parents exigent ni plus, ni moins l’exemption de leurs enfants de ce cours ajouté au programme depuis septembre 2008. Pourquoi donc?

Parce qu’ils exigent le droit d’abrutir à leur image, leurs enfants et les empêcher de savoir la vérité sur ce qu’est une religion, plus communément appelé, une secte –parce qu’elles en sont toutes-. Par exemple, il n’est pas question pour ces parents d’apprendre à leurs enfants que la totalité des histoires religieuses ne sont que pure fiction, pure invention des prophètes nombreux à prétendre détenir la vérité. Il existe des milliers de «détenteurs de vérité», exprimant chacun une omniscience sans pareil, mais qui dit vrai? Ainsi exemptés, les enfants seraient à l’abri de la vérité, de celle connue du moins.

Nous savons désormais que l’histoire de Jésus s’adapte à tous les siècles, comme quoi elle n’est pas coulée dans le béton, mais accommodante aux diverses découvertes à son sujet, ou à ses prétendus miracles. Comme par exemple, la présence de Marie-Madeleine dans son lit, sinon comme la possibilité qu’il ait eu des enfants avec elle, etc.. Également, le raélien voit ses prophéties déconcertés, voire détruites par les faits et la soucoupe n’est pas au rendez-vous. Et encore, l’ensemble des religions et sectes n’ont rien d’autre à l’appui de leur message que des oui dires ou des affirmations de la sorte. Rien n’appuie leur thèse, puisqu’on ne parle pas ici de théorie, mais bien d’affirmations gratuites.

Pourquoi les religieux sont-ils frustrés de voir l’État détruire leur propagande? Parce que justement, leur emprise sur l’avenir de leurs proches se retrouve maintenant entre les mains d’un autre, sinon des sujets visés par ces propagandistes. Un curé présent à la manifestation va même jusqu’à traiter les soutenants du cours de fascistes, mais que connait-il donc du fascisme celui-là? Le fascisme était une description au sens strict, décrivant le régime dictatorial et totalitaire établi par Benito Mussolini en Italie entre 1922 et 1945*. De dire qu’un gouvernement capitaliste est totalitaire, soit, mais dictatorial, passons…, le peuple est toujours libre de voter pour un parti autre que celui des capitalistes, si un parti du genre se présente. Aucun des professeurs donnant ce cours n’a le droit de dicter à un élève une quelconque façon de penser ou de croire. Le cours n’est qu’un supplément, tout comme on avertit quelqu’un de ne pas utiliser son séchoir dans la douche. La personne lisant la mise en garde est tout en droit de prendre sa douche avec son séchoir et sa télévision si elle le désire, mais elle sera du moins avertie. Sans quoi, chez les Tremblay la Terre serait ronde, chez les Maheux plate, chez les Richer triangulaire, etc..

Bref, beaucoup de bruit pour pas grand-chose. D’ailleurs, la majorité québécoise soutient ce cours et applaudit sa venue. Seule une minorité ultra religieuse se manifeste aux barricades, et nous parlons ici de près de 2000 manifestants. Les médias capitalistes en font un plat, mais de fait, lorsque nous manifestons contre la guerre et que nous réunissons des dizaines de milliers de «frustrés», quel média nous donne autant de couverture? Je crois qu’il y a lieu de se questionner également sur l’impartialité des médias, mais là, qui ne se questionnait déjà pas sur leur dite impartialité?

Le cours d’«éthique et culture religieuse» est une bonne chose! Les enfants ont le droit de savoir, indépendamment de leurs parents, ce qu’est une secte, une religion ou une affirmation sans preuve destinée à abrutir une population visée aux seules fins d’enrichir quelques gourous ici et là. Pendant que les travailleurs suent, se blessent et se tuent, les curés vivent sur la dîme, au dépend des autres, tout en affirmant des imbécilités comme le «déluge de Noé», détruisant l’explication de l’érosion du Grand Canyon au passage, ou la théorie de l’évolution, sans même argumenter ces affirmations. Soit, les croyants ont le droit de croire ce qu’ils veulent, mais si les gourous ont le droit d’ainsi mentir, le gouvernement est en droit d’éclairer les innocents qui eux, ont le droit de savoir la vérité, ou l’inexistence de vérité dans les affirmations parentales.

Autrement dit, ces manifestants nous en voudraient de dire à leurs enfants que la Terre est ronde, tant qu’ils leur diraient eux, qu’elle est plate! Les parents crient libre-choix, bien, qu’ils laissent leurs enfants choisir leur destinée alors!

Vive le cours d’éthique et culture religieuse! Vive l’éducation! Vive la liberté de choix!

*Notons que ce curé accusant les autres de dictateurs, voudrait bien dicter «LA vérité» aux enfants, comme quoi l’arroseur s’arrose parfois lui-même.

17 Réponses to “Liberté de choix…”

  1. mjcq said

    C’était des crétins, oups chrétiens qui manifestaient? J’ai entendu parler de la manif mais c’était pas clair.. Scander libre-choix alors qu’un cours n’impose rien c’est étrange..

  2. darksid1 said

    Je n’aime pas beaucoup le principe du cours d’«éthique et culture religieuse». Pour d’autre raison que les manifestants biensur

    Parce que pour moi

    1 La religion n’a pas sa place dans le domaine de l’éducation public(primaire, secondaire, cégep, université, …)
    2 Le nom du cours «éthique et culture religieuse» porte à confusion et semble mélangé, culture et religion, qui sont selon moi trois domaine distinct.
    3 Je ne suis pas sur que le cour soit très critique sur la religion.

    Pour plus de détails vous pouvez aller sur site du mlq(Mouvement laïque québécois): http://www.mlq.qc.ca/

    Sinon je pense comme vous les enfants devraient avoir le droit de connaitre la vérité sur les religions.

  3. jv said

    Moi j’aurais adoré, du temps ou j’étais étudiant, avoir un cours sur l’histoire des différentes religion.

    – apprendre les schismes de l’église catholique.

    – apprendre comment les musulmans, ont fait avancé les sciences durant l’age sombre pendant que les catholiques condamnait à l’hérésie tout ceux qui déviait des philosophes grecs.

    – les légendes amérindienne, (quetzacoatl)

    – le polythéismes égyptiens, grecs et romains.

    aussi la symbolique comme on en voit un extrait au début de davinci code.

    Autrement dit comprendre comment l’homme a créé tant de légende et de mythe pour explliquer son monde et comment cela lui a permis ou empecher d’évoluer.

    Je crois que de montrer de tel chose, est aussi importante que d’avoir 5 années de suite un cours de catholiscisme ou de moral.

  4. eberhardt1972 said

    Qu’on le veuille ou non, les religions ont façonné notre histoire. Comment comprendre le monde sans avoir un minimum de connaissances en terme de religions? Les valeurs occidentales découlent beaucoup des religions judéo-chrétiennes. Comment comprendre les États-Unis sans connaître le protestantisme? Comment comprendre le proche-Orient sans connaître l’islam?

    Les religions, ça s’étudie comme n’importe quel phénomène social, et détenir un minimum de connaîssance des religions fait partie d’une bonne culture générale.

    Puis, les composantes éthiques et dialogue du programme aident les jeunes à se construire un esprit critique, ce qui manque terriblement dans notre société. Regardez les zouf à la Saint-Pierre qui interviennent sur ce blogue…

    Le seul hic du programme, à mon avis, est la trop grande place qu’y occupe la religion. Mais la grande lattitude dont dispose les enseignants permet d’y remédier. En tout cas, ça ne me causera pas problème dans mon rôle.

  5. darksid1 said

    Un cours sur l’histoire des religions, si il est enseigné de façon impartial, serait probablement constructif et instructif. Mais, je ne pense pas que cela soit pertinent au secondaire(a tout de moins dans le cheminement obligatoire) et encore moins au primaire. Les religions sont serte présentes dans notre histoire et elles sont déjà mentionné dans les cours d’histoires au secondaire.

    Je pense qu’il serait plus utiles d’augmenter les effectifs en soutient pédagogiques, qui ont été coupé drastiquement ces dernières années.

    Pour l’instant je vois plus ce cours comme une brèche dans la laïcité.

  6. eberhardt1972 said

    Ce cours va plus loin que l’histoire des religions, il touche également à la phénéménologie. C’est-à-dire la religion telle que vue par le pratiquant. Dis-moi où, dans les cours d’histoire du secondaire, il est question des croyances amérindiennes, ou encore de l’indouinsme et du bouddhisme? La réforme protestante est à peine abordée au premier cycle, pour le reste il n’y a que le catholiscisme et le protestantisme au Québec (encore une fois très sommairement) en histoire de 4e sec. Rien pour élargir les horizons de ceux qui croient que tous les musulmans sont des terroristes islamistes – comme on en voit tant sur les blogues – et tous les sikhs des fous de la lame assoiffés de sang.

    Un modèle efficace de laïcité ne consiste pas à faire comme si les religions n’existaient pas, elle les place toutes sur un même pied. Le modèle de laïcité fermée, ce que tu sembles préférer, a des conséquences indésirables comme le communautarisme. Les affinités religieuses entraînent la ghettoïsation et un renforcement du pouvoir des religions sur leurs membres. C’est ce que tu souhaite? Pas moi. Par un enseignement non confessionnel des religions, elles deviendront ce qu’elles doivent être: des objets d’étude et de culture.

    As-tu lu le programme? Tu ne peux pas être contre les parties sur le dialogue et sur l’éthique, qui visent le développement de l’esprit critique. Tu dis que tu enlèverais le seul cours qui touche le développement personnel des jeunes? C’est franchement fonctionnaliste. En plus, ils ont enlevé le cours de formation personnelle et sociale. Retirer un cours qui revient une fois ou deux par cycle de neuf jours ne libérerait pas beaucoup de ressources pour le soutient pédagogique.

    L’étude des religions est une branche de la sociologie, alors oui elle a sa place dans le système public d’éducation. La foi religieuse, elle? Non, évidemment, et le nouveau cours d’ECR évacue totalement la transmission de la foi religieuse.

  7. eberhardt1972 said

    La partie « culture religieuse » ne représente que le tiers du programme, ce que beaucoup semblent ignorer.

  8. darksid1 said

    Oui, j’ai disons survolé le programme; http://www.mlq.qc.ca/interventions-militantes/cours-ethique-et-culture-religieuse/apercu-des-contenus-religieux-ecr

    Il n’y a aucune mention de l’athéisme, d’ailleurs.

    Et vous avez vous lu la critique du mlq sur le sujet?

    Oui, je suis pour des cours sur le développement personnel, mais est-ce que ce cours développe vraiment l’esprit critique?

    Je serais plus favorable à un cours sur unique l’éthique. Je ne suis radicalement opposé à ce cours, mais je reste très critique.

  9. eberhardt1972 said

    Dans le programme: « les expressions culturelles et celles issues de représentations du monde et de l’être humain qui définissent le sens et la valeur de l’expérience humaine en dehors des croyances et des adhésions religieuses sont abordées au cours d’un cycle. »

    L’athéisme fait partie de cette catégorie. Le MLQ fait preuve de mauvaise foi dans sa critique lorsqu’il écrit que malgré cela, il n’est pas abordé. C’est dans le programme. De plus, il faut l’analyser dans son ensemble, pas en citant des bouts hors contexte. En tant qu’athée, je trouve dommage que ce mouvement fasse autant preuve d’amateurisme dans sa critique du cours. Pour avoir vu le président de ce mouvement – dont le nom m’échappe – en entrevue, il serait grandement temps qu’ils renouvellent leur vision.

    En passant, regarde dans la partie dialogue, il est question d’esprit critique. Le dialogue inclut même des travaux écrits de réflexion.

  10. darksid1 said

    Le programme ne cite pas explicitement le mot athée. Est-ce qu’il est mentionne dans le cahier? et les légendes amérindienne, le polythéismes égyptiens, grecs et romains?

    Personnellement, je considère que mon esprit critique a vraiment commence a se développer lorsque j’ai eu, mes cours de philo au cegep.

    Mais si un enfant est assez mature pour comprendre les religions, alors pourquoi on ne leur enseigne pas la philosophie?

  11. eberhardt1972 said

    L’éthique, c’est de la philo et le but est de commencer à développer l’esprit critique avant le cégep. En plus, c’est pas tout le monde qui s’y rend. Et pour ton info, il y a des cours de philo au secondaire dans certaines écoles.

    Non, le programme ne cite pas explicitement le mot « athée », mais l’athéisme fait tout de même partie du volet culture religieuse. À l’intérieur, l’enseignant peut aborder Marx, Nietsche ou encore Sartre. Mais on peut aussi les insérer facilement tout au long de la compétence éthique et dialogue.

  12. eberhardt1972 said

    Désolé, j’aurais dû écrire « Nietzsche », j’ai toujours de la difficulté avec ce nom…

  13. zachpm said

    Il ont testé, ce concept sur notre classe il y à deux ans. Bien que je suis pour se cour je ne sais pas si c’était le cour en temps que t’elle ou le prof en tant que t’elle, mais le cour ma énormément déçu.

    premièrement:Il ne parlait pas des horreurs fait par les religions, quand j’ai abordé des sujets t’elle l’inquisition espagnol, le prof changeais vite de sujet.
    Deuxièmement:Le cour traitais l’athéisme comme une religion, comme si tout le monde est croyants et qu’il est impossible de ne pas croire en une religions ou une force supérieure.
    En conclusion je crois que se cour est important, mais pas de la manière que l’on me la amené.

  14. eberhardt1972 said

    L’enseignant n’a pas bien fait son travail, car l’approche dont tu parles (le postulat d’une force supérieure) est théologique. Ou bien c’est un ancien prof de religion, ou il n’a simplement pas bien compris.

    Pour ma part, j’ai abordé dans un cours le conflit entre Marx et Bakounine au sein de l’internationale. J’ai aussi présenté le film Persépolis, ou il est question de la révolution iranienne, de marxisme-léninisme et de théocratie, avec un joli petit travail d’intégration. Avec ce thème on a touché aux trois compétences: éthique, culture religieuse et dialogue. Comme je l’ai déjà dit, l’ECR laisse beaucoup de lattitude à l’enseignant. J’aime bien, car il y a place à la créativité!

    Les enseignants compétents pour ce cours sont pour la plupart encore à l’université. Ceux qui enseignent actuellement n’ont pas reçu une formation appropriée. Certains sont compétents, d’autres non. Plusieurs ont de la difficulté de se détacher du cadre confessionnel. Ça va prendre quelques années à s’arranger.

  15. darksid1 said

    Ça serait bien aussi de les initier a la rhétorique avec un « baloney detection kit » a la Carl Sagan ou kit de détection de poutine en québécois. Cela leur permettraient d’être plus critique sur les discours politique et religieux.

  16. Je pense qu’il faut voir ce cour comme une première ébauche témoignant d’une bonne volonté de démythifier, mais qui restera sujet à critique aussi longtemps que le curriculum n’aura pas un contenu formel, incontestable qui pourra faire l’objet d’un apprentissage et d’examens. En laissant trop de discrétion à l’enseignant quant au contenu – alors que c,est la pédagogie qui devrait être à sa discrétion – on risque des infiltrations et une récupération, voire un sabotage. On a dit l’essentiel quand on a dit que toutes les religions sont un tissus d’absurdités- ce qui est bien facile à prouver -mais si on veut entrer dans leur conséquences sociologiques, il faut traiter le sujet comme toute autre recherche scientifique.

    Pierre JC Allard

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/10/116-un-pape-et-une-eglise/

  17. eberhardt1972 said

    Le contenu est prescrit par le programme, c’est le comment qui ne l’est pas. Il s’agit d’un cours de culture générale religieuse et de réflexion éthique. Les compétences ne sont pas basées sur un contenu disciplinaire figé, et heureusement. Dans les autres matières, les enseignants choisissent les manuels et les méthodes qu’ils utilisent pour enseigner. En ECR, c’est la même chose. Le but est d’amener le jeune à réfléchir, pas de l’enterrer sous un contenu théorique.

    Infiltrations? Sabottages? Faut pas sombrer dans la paranoïa… Il faut faire confiance aux enseignants, ils sont tout à fait aptes à se distancier de leurs propres idéologies. De toute façon, c’est ce qui leur est demandé dans le programme. Évidemment, les intérêts de chacun transparaissent dans la manière d’aborder la matière, mais n’est-ce pas là la bases d’un enseignement sain, passionné et intéressant? Rien de plus ennuyant qu’un prof blasé qui s’accroche à son manuel.

    Pour ce qui est de l' »asbsurdité » des religions, il me semble que c’est un peu simple comme « essentiel ». Les jeunes acquéreront certainement une opinion différente des religions après avoir vu leur évolution doctrinale au gré des l’histoire et des nécessités politiques. Pour ce qui est de la recherche scientifique, elle a un rôle à jouer dans la formation des maîtres.

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