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Propagande populiste et promotion d’une économie inefficace, le capitalisme

Posted by sylvainguillemette sur 17 février, 2010

https://i0.wp.com/mai68.org/tracts/patrons/patrons.bmpHier, à Québec, Lucien Bouchard, cet ancien premier ministre au service de la bourgeoisie, s’en est pris ardemment contre les nouveaux intérêts, volés aux adéquistes, des péquistes. Certainement populistes, les péquistes ont adopté une ligne plus dure sur ce qu’ils nomment, leur identité nationale. Je ne m’y attarderai pas. Je ne voudrais surtout pas perdre de temps à m’embarrasser à discuter de ces sujets sans intérêt pour moi.

Ce que Bouchard passait dans son discours quant aux finances publiques, par contre, m’intéresse d’avantage, vous comprendrez. Celui-ci nous prie d’intervenir auprès des finances publiques, auprès de l’éducation et de la santé, et cela, il faut qu’on s’y attarde. D’abord parce que la position de Bouchard, ce gros paresseux quant à la pratique de la «productivité» qu’il prône, est intenable, autant moralement que dans les faits, et cela est aisément vérifiable.

D’abord, nous ne sommes pas sans savoir que Bouchard prône un capitalisme sauvage et qu’il est cosignataire du manifeste des soit disant lucides –ils se disent lucides-. Il prône ainsi, une privatisation de la santé, une participation plus mince, pour ne pas dire maigre de l’État, dans les affaires publiques, autant économiquement, que socialement, puisque l’un ne va pas sans l’autre.

Nous n’aurons pas besoin de chiffres, ceux-ci parcourent déjà les nombreux blogues et sites officiels gouvernementaux,  sinon toutes et tous savent déjà que les États-Unis d’Amérique, dont se régalent certains fanatiques aveuglés par leur idéologie, et fermant les yeux sur ses dérives criminelles ou ses ratées quant à la pratique du capitalisme, comptent plus de 55 millions (1/6 de la population) de non-couverts médicalement, sinon, plus de 49 millions de mendiants de la fameuse soupe populaire. Ce pays affiche pourtant une privatisation, non totale, mais partielle de sons système de santé, et des services en général. Il a également fait faillite, mais s’est imprimé des milliers de milliards de billets de banque pour palier à celle-ci, en sauvant ses banques et en priant les autres pays capitalistes de ce monde, d’en faire autant. Ce pays a également du faire la guerre à des dizaines de pays pour étaler son Empire, plus loin que ses propres frontières. Ce pays a renversé plus de 45 États pour s’assurer un capitalisme bien étendu, et totalitaire. Ce pays a fait assassiner des centaines d’opposants, tant militaristes que pacifistes, pour faire durer son régime. Cela, en laissant de côté ses moins nantis, ses immigrants, et ceux qui s’opposaient, même démocratiquement, à leur doctrine arbitraire et totalitaire.

André Pratte et Michel C. Auger en rajoutent, disant de Bouchard, de ce prophète apocalyptique, «que les québécois lui font confiance»… Qui s’en surprend? Pratte  est lui-même également, cosignataire du manifeste des soit disant lucides. Et de quels québécois Pratte et Auger parlent t-ils? De ceux qui ont eu pitié de sa souffrante mise à l’épreuve par la  bactérie mangeuse de chair? Ou plus sarcastiquement, des employés d’Olymel, qui l’ont affronté dans le débat qui coûta 47% de leur salaire? Le populisme n’est pas la compréhension de son auditoire.

Rappelez-vous comment Bouchard parlait de la productivité des québécois, la comparant à celle des chinois ou des mexicains, sinon même, de ces états-uniens qui sont laissés pour contre par leur propre État, utile aux seuls intérêts des riches et de la bourgeoisie. Donc, après avoir voulu mondialiser les mauvaises conditions des travailleurs de ces autres pays capitalistes, le voilà qu’il veut mondialiser le capitalisme sauvage, qui ne fonctionne pas dans ces mêmes pays capitalistes.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que, les finances publiques, si elles semblent fragiles, elles ne seraient pas mieux sous un capitalisme plus sauvage. Pourquoi? Parce que le capital qui paie ces finances ou ces services, peu importe l’intensité du capitalisme, vient de la même poche! Si ce n’est pas l’État qui paie vos soins de santé, ce sera vous qui les paierez, à plus haut coût, parce que toutes les études le prouvent, le privé, per capita, coûte plus cher que le public, que cet effort collectif qui en vaut la peine. Et c’en sera de même avec les autres services, cela, sans même aborder le fait que de plus, certaines personnes pourraient désormais profiter de vos besoins, autant que de vos maladies, donc de ces besoins essentiels.

Bref, en bout de ligne, même si l’assainissement des finances publiques semble urgente, elle ne vous rendra pas plus riche, vous, qui payez de toute façon, pour ces services qui vous sont chers. Vos soins de santé seront plus coûteux et plus accessibles donc. Ils ne seront pas meilleurs non plus. Vos services en général seront plus coûteux, et profiteront surtout, à ceux et celles qui prônent ouvertement cette voie capitaliste, plus sauvage. Aux bourgeois, qui possèderont ces moyens de production permettant l’offre à votre demande. Ils y exploiteront également, le labeur d’autrui, comme ils le font déjà, dans d’autres domaines.

Les prolétaires se plaignent souvent que les riches ont le pouvoir, et que la politique ne sert que leur intérêt. Ils devraient plutôt se demander, ces salariés, quels sont leurs intérêts, et qui pourraient les servir, mieux qu’eux-mêmes. Les prolétaires doivent s’unir, tant au Québec que partout dans le monde, pour contrer la propagande populiste de ses adversaires de classe, qui n’ont pas les mêmes intérêts.

Mise à part la conscience du prolétariat de son appartenance à cette classe, mise à part sa conscience sur ses intérêts de classe, pour le reste, le temps travaille pour nous.

9 Réponses to “Propagande populiste et promotion d’une économie inefficace, le capitalisme”

  1. americocorico said

    Soit.
    Monsieur, puis-je vous poser une question simple.
    Vous êtes de ceux qui êtes pour la lutte des classes, les exploités contre les exploiteurs. Les prolétaires contre les bourgeois.

    Ma question est la suivante;
    Pouvez-vous me définir ce que constitue une classe?

    Merci de me renseigner par votre intelligence.
    Et merci de me dire que vous êtes dans un trip, qui espérons le, sera passagère.

  2. sylvainguillemette said

    Si je suis si intelligent, il est édifiant de voir ;à quel point vous l’êtes! Vous posez un question, à laquelle vous répondez en première partie de votre intervention!

    Allons-y quand même.

    Le bourgeois, c’est celui qui possède les moyens de production. Le prolétaire, c’est celui qui vend sa force de travail pour subvenir à ses besoins. Vous serez d’accord que ce sont les seuls choix qui existent dans notre société, et que le travailleur autonome, se retrouve dans les petits bourgeois, et exploités en même temps, puisqu’il peut également vendre sa force de travail, en sous traitance, à un autre bourgeois. Rien n’y change.

    Bref, celui qui possède les installations permettant de répondre aux demandes, le fait parce qu’il a eu les moyens de le faire, soit donc, qu’il a eu le capital nécessaire pour ce. Il est peu probable que le simple travailleur, puisse acheter des usines, puis d’autres et d’autres encore. Mais contrairement à celui là, le bourgeois, possédant déjà des moyens de production lui amenant une plus-value que les prolétaires créent de leur labeur, peut en acheter d’autres, et d’autres encore.

    La cartellisation des richesses commence peu à peu. La concentration de celles-ci si vous préférez. D’ailleurs, c’est un constat qu’un enfant de cinq ans, comprenant le système boursier, peut observer. Chaque jour, on y voit des gros manger des petits. C’est inévitable. Depuis déjà quelques siècles, on voit les gros manger les petits. Vous ne pourriez le nier.

    Bref, on en revient au point de départ. Pour posséder un moyen de production, ça prend du capital, seules les bonnes idées, ne suffisent pas. On a beau travaillé fort, faire des sacrifices, et les travailleurs en font, on ne peut pas toujours s’enrichir au point d’en posséder des moyens de production. Et ceux-ci, ne vous en déplaise, sont une façon d’exploiter le labeur d’autrui.

    Il n’y a pas de mérite qui le permette, ni même des efforts plus considérables que ceux des travailleurs. Je vous mettrais au défi de me le prouver, vous vous retrouveriez toujours à court d’argument… Essayez si vous voulez.

    Aucune entreprise ne peut survivre sans le profit, et le profit est créé par le labeur des travailleurs, non pas par le seul mérite observable des bourgeois, soit celui d’avoir posséder les capitaux, au bon endroit, au bon moment.

    Ensuite, après les faussetés répandues comme le mérite et les sacrifices, viennent les absurdités de la succession. Les héritiers, s’ils sont méritants, ne peuvent sortir cette carte du mérite par l’effort, et l’autre des sacrifices. C’est impossible. Les Péladeau de ce monde, et les Desmarais, n’ont rien fait pour mériter tant de pouvoir économique, donc social par conséquent. Que vous aimiez cette idée ou non, il s’agit là d’une dictature bourgeoise.

    Les prolétaires sont donc majoritaires, les bourgeois minoritaires, et pourtant, ce sont ces derniers qui dictent notre mode de vie. Il n’y a jamais eu de partage de richesse, comme nous le promettaient ces capitalistes. Aujourd’hui, sur Terre, on compte 10 000 000 de millionnaires, ils ne constituent que 0.15% de la population mondiale. Aux États-Unis d’Amérique, le pays que vous chérissez tant, malgré ses crimes extrêmes, 1% de la population possède 40% des richesses. Devinez quelle classe.

    Mais encore, je n’ai pas abordé la question des guerres, que nous savons désormais, toutes économiques. Et qui prônent ces invasions? Les bourgeois, encore… Pour la guerre en Irak, les bourgeois de l’industrie de l’armement ont pesé lourd à Washington. Les pétrolières également. Osez le nier.

    y a t-il autre chose que je puisse faire pour vous, ô cher adorateur des criminels de guerre et des putchistes états-uniens?

    Que vous aimiez ou non cette idée, il y a des classes, et des intérêts de classe. Moi, contrairement à Jacques Saint-Pierre par exemple, je crée la richesse de mon labeur. Ce singe n’a comme mérite que celui de posséder une entreprise, qu’il a pu acquérir parce qu’il avait les capitaux pour ce. Aucune invention non plus, ne voit le jour dans le champ de blé, mais encore, le champ de blé également, si possédé, doit être considéré comme un moyen de production. On ne s’en sort pas, voyez-vous?

    Donc, rectifions. Je travaille pour gagner ma vie, et celle des bourgeois. Le bourgeois, lui, n’a qu’à me payer, avec la plus-value que je crée de mon labeur. Donc, autrement dit, c’est moi qui gagne sa vie, et non pas le contraire. Aussi, seul son capital explique sa position dans la hiérarchie actuelle, soit celle qui fait trôner la bourgeoisie, bien au-dessus de l’État.

    C’est une dictature bourgeoise, ne vous en déplaise. Prouvez le contraire.

  3. sylvainguillemette said

    Pour le trip, avec les arguments que vous me servirez, nous verrons bien qui en souffre le plus!

  4. americocorico said

    Selon les notes d’Engels à l’édition 1888, «bourgeois» se réfère aux «capitalistes, les propriétaires des moyens de production sociale, et les employeurs de travailleurs salariés. » Prolétaires sont définis comme des personnes «dans la classe des ouvriers salariés modernes qui, n’ayant pas de moyens de production qui leur est propre, sont réduits à vendre leur force de travail pour vivre. »

    Le processus par lequel le capitalisme simplifie les antagonismes de classe sont présentées en détail dans un livre du Capital. La bourgeoisie sont en mesure de dresser les travailleurs contre les travailleurs, conservant ainsi les taux de salaires à des niveaux de subsistance. Et

    Les classes moyennes, petits fabricants, les détaillants, artisans, paysans, tous combattent la bourgeoisie, pour sauver de l’extinction de leur existence en tant que fractions de la classe moyenne.
    Leur lutte, cependant, c’est en vain: ils sont incapables de rivaliser avec les grandes usines établies par les capitalistes. Ils font faillite et « sont transformés en prolétaires». Ainsi, dit Marx, «les autres classes périr et disparaître dans le visage de l’industrie moderne». Avec le temps, seulement deux classes demeurent: la bourgeoisie, qui «usurpent et monopolisent tous les avantages», et le prolétariat, pour qui «la masse de la misère, l’oppression, l’esclavage, la dégradation, [et] l’exploitation » continue de croître. Finalement, cette classe va devenir si nombreux, et leur misère si grave, qu’ils vont se soulever et à «exproprier les expropriateurs».

    En surface, la définition de la classe de Marx est simple et clair. Pourtant, ses implications, comme Marx lui-même vint à réaliser, sont dévastateurs pour son analyse. Marx suppose que ceux qui possède ou contrôle les moyens de production ont été riches et des puissants, tandis que ceux qui ont vendu leur force de travail l’ont fait parce qu’ils étaient faibles et les pauvres. Bien qu’il ait reconnu qu’il s’agissait de types «purs», Marx pensait que le système capitaliste a suivi son cours et la classe de petits et moyens exploitants indépendants ont été progressivement éliminées, le système de classe devient de plus en plus pur.

    En fait, la distinction entre bourgeoisie et prolétariat, n’est ni clair ni simple. Premièrement, la caractérisation du prolétariat comme ceux qui travaillent pour gagner leur vie et de la bourgeoisie comme ceux qui engagent les autres à travailler pour eux a une conséquence évidente et insidieuse: un seul groupe dans la société, le prolétariat, ne fait aucun travail productif, tandis que le bourgeoisie vivent à l’extérieur ou «exploiter» les travailleurs. Marx réduit ainsi le travail à un travail physique, passant sous silence le fait que le revenu est gagné par la fourniture de services à d’autres, et que le travail physique n’est qu’une façon d’y parvenir. Néanmoins, nuance de définition de Marx entre le travailleur et le propriétaire était un coup de maître de la propagande politique.

    En outre, la taxonomie de Marx conduit à certaines particularités assez intéressant. Depuis la bourgeoisie sont ceux qui possèdent les moyens de production et emploient des travailleurs salariés, cela permettrait au propriétaire de la boulangerie du coin ou un garage de réparation automobile qui emploie un ou deux aides dans la même classe que Donald Trump, John D. Rockefeller, et Andrew Carnegie. Selon la définition de Marx, ils sont tous membres de la bourgeoisie ou la classe dirigeante. Bien sûr, il est douteux que le boulanger ferait des voyage dans les mêmes milieux que ces derniers. De même, une célébrité sportifs comme Michael Jordan, qui gagne plusieurs millions de dollars par an, serait un membre du prolétariat opprimés, car «il a été réduit à vendre sa force de travail. »

    D’après la taxinomie marxiste, Michael Jordan serait dans la même classe que le concierge de nuit qui passerait l’aspirateur sur le tapis de bureau et ramasserait la corbeille dans la vie. Il est également intéressant de constater qu’un médecin qui a son propre cabinet et qui emploie une réceptionniste ou une infirmière est membre de la bourgeoisie. Mais s’il vend sa pratique de prendre une position plus lucratifs comme chirurgien en chef dans un grand hôpital, il est réduit dans les rangs du prolétariat.

    « Le fragment sur les classes a été effectivement écrite avant la publication initiale du volume 1 du Capital en 1867. Marx est mort en 1883. N’avoir jamais retourné au fragment donne fortement à penser qu’il n’avait pas de théorie satisfaisante de la classe. »
    Et comment peut-on classer un humble bureaucrate du gouvernement? Comme les allégations de Marx que «l’exécutif de l’État moderne n’est travailleurs salariés d’un comité pour gérer les affaires communes de toute la bourgeoisie, et puisque le bureaucrate n’est pas propriétaire, les outils de production, ni emploie, il semble être un employé de la bourgeoisie, et donc un membre du prolétariat. Mais puisque ses revenus sont tirés des impôts sont extraites des travailleurs, on pourrait tout aussi logiquement faire l’affaire qu’il est membre de la bourgeoisie à exploiter.

    Enfin, Marx décrit souvent la bourgeoisie uniquement en fonction de leur propriété des moyens de production. Mais ce serait faire un menuisier qui possède un marteau un membre de la classe dirigeante.

    Marx aurait presque certainement le recul de ce type de critiques, mais il est pleinement compatible avec sa distinction entre prolétariat et bourgeoisie. L’absurdité même de la distinction ne fait que souligner l’insuffisance de cette caractérisation des classes sous le capitalisme.

    Par ailleurs, Marx a prédit que le capitalisme permettrait de simplifier le système des classes en minimisant la classe moyenne, ne laissant que les «deux grandes classes antagonistes. » En fait, Marx lui-même reconnu que non seulement le système des classes sous le capitalisme, devenu plus compliqué, mais aussi que, loin d’être éliminés, la classe moyenne devenait réalité plus élevés. Dans ses théories de l’excédent de la valeur, Marx a même l’outrecuidance de reprocher à Ricardo d’avoir omis d’observer cette tendance. «Ce que [Ricardo] a omis de mentionner est l’augmentation continuelle du nombre des classes moyennes … situé à mi-chemin entre les travailleurs d’un côté et les capitalistes de l’autre. »

    Et dans son commentaire sur Thomas Malthus dans le même ouvrage, les commentaires Marx que Malthus

    plus grand espoir – ce qu’il considère lui-même plus ou moins utopique – est que la classe moyenne va croître en taille et que la classe ouvrière constitueront une proportion diminue sans cesse, de la population totale (même si elle croît en chiffres absolus). C’est, en effet, la tendance de la société bourgeoise.
    Bien que cela va à l’encontre exactement aux conclusions de Marx lui-même tire de sa propre analyse, c’est précisément ce que l’on pourrait s’attendre sur le marché libre. Sous le capitalisme, il ya une tendance naturelle pour les entreprises à investir dans les zones à bas salaires, entraînant une hausse de ces taux à un niveau en rapport avec ceux des autres régions, et inciter les travailleurs à faible rémunération des emplois à émigrer là-bas. De même, comme les entrepreneurs d’investir dans des domaines où les profits sont élevés, leur production augmente et les prix et les profits dans ces domaines ont tendance à baisser. Ainsi, loin d’évincer la classe moyenne, le marché libre a tendance à éliminer les extrêmes de richesse et de pauvreté, ce qui augmente la taille de la classe moyenne.

    Marx était conscient de l’insuffisance de son analyse de classe, et dans le dernier chapitre du troisième et dernier volume de la capitale, il revient au problème. Le chapitre intitulé «Les classes » n’est plus qu’un fragment, mais les intentions de Marx sont claires. «La première question à résoudre », écrit-il, est la suivante: Qu’est-ce qu’une classe? Et cela découle naturellement de l’autre question, à savoir: Ce qui constitue travailleurs salariés, des capitalistes et des propriétaires en trois grandes classes sociales.  » À première vue, poursuit-il,

    il pourrait sembler que l’identité de leurs revenus et leurs sources de revenus que cela. Ils sont trois grands groupes sociaux, dont les composants, les individus qui les composent, en direct sur les salaires, les profits et la rente foncière, ou par l’utilisation de leur force de travail, leurs capitaux et leurs terres privées.
    Mais ce serait une erreur, car il ya une «division infinie des intérêts et des postes créés par la division sociale du travail entre les travailleurs, les capitalistes et les propriétaires. »

    Qu’est-ce donc qui constitue une classe? Curieusement, Marx ne fournit aucune réponse. Au lieu de cela, à la fin du manuscrit, Engels, qui a compilé trois volumes à partir de notes de Marx, insère la ligne «Ici, le manuscrit se termine. »

    http://mises.org/daily/4062

  5. sylvainguillemette said

    «Marx réduit ainsi le travail à un travail physique, passant sous silence le fait que le revenu est gagné par la fourniture de services à d’autres, et que le travail physique n’est qu’une façon d’y parvenir. Néanmoins, nuance de définition de Marx entre le travailleur et le propriétaire était un coup de maître de la propagande politique.»

    La plus value est créée. Et alors? Qu’essayez-vous de prouver? Cette analyse est bornée, et se résume, bref, à voir le capitalisme comme le seul modèle économique possible ou potentiel. Je ne crois pas que vous soyez capable de comprendre ce dont vous parlez.

    «En outre, la taxonomie de Marx conduit à certaines particularités assez intéressant. Depuis la bourgeoisie sont ceux qui possèdent les moyens de production et emploient des travailleurs salariés, cela permettrait au propriétaire de la boulangerie du coin ou un garage de réparation automobile qui emploie un ou deux aides dans la même classe que Donald Trump, John D. Rockefeller, et Andrew Carnegie. Selon la définition de Marx, ils sont tous membres de la bourgeoisie ou la classe dirigeante. Bien sûr, il est douteux que le boulanger ferait des voyage dans les mêmes milieux que ces derniers. De même, une célébrité sportifs comme Michael Jordan, qui gagne plusieurs millions de dollars par an, serait un membre du prolétariat opprimés, car «il a été réduit à vendre sa force de travail. »»

    Cela fait donc fi, des grands bourgeois, des prolétaires opportunistes et de bien d’autres classes et sous-classes. Cette analyse ne révèle qu’une partie infime des analyses de Karl Marx, et d’Engels, sans parler qu’elle ne fait ni vent de celle de Lénine, développée après ces premières et optimisant l’analyse jusqu’à ces points précis soulevés frauduleusement. Par exemple, certes, Jordan est millionnaire, et se fiche éperdument de la classe dont il fait partie néanmoins. C’est un opportuniste, et ces si hauts salariés sont plutôt rares, concédez-le. Ensuite, vous faites-vous-même fi du fait que les petits bourgeois aspirent à devenir grands, mais que toutes et tous ne peuvent y parvenir, puisque le système capitaliste est en forme de pyramide, et qu’il n’y a pas de place au sommet, pour tout le monde. Par exemple, en regardant 2 minutes la bourse, vous me concéderez là également, que des gros mangent des petits, et qu’ainsi, le capital se concentre, ne vous en déplaise, dans les poches d’une minorité. Le boulanger n’atteindra pas ce sommet, sauf si le champ se libère, et il devra marquer ses choix d’égoïsme prononcé, d’avidité et d’impérialisme même, s’il veut atteindre ces sommets. Mais cela dit, vous ne nierez pas l’existence des sociétés riches, dont font partie les Donald Trump et les Buffet. Vous ne pouvez donc pas nier l’existence de la cartellisation des richesses, et ne pourrez pas non plus, prétendre son partage. D’ailleurs, l’exemple que vous citez, Jordan, est plutôt rare dans notre société, étant donné par exemple qu’on compte 10 000 000 de millionnaires, et que ceux-là ne représentent que 0.15% de la population mondiale. Dommage donc, que les faits démentent les propos de cette analyse maladroite.

    «Enfin, Marx décrit souvent la bourgeoisie uniquement en fonction de leur propriété des moyens de production. Mais ce serait faire un menuisier qui possède un marteau un membre de la classe dirigeante.»

    Aucunement, il faudrait que ce menuisier emploie des menuisiers à son tour, avec ses moyens de production. Cette analyse est maladroite, et totalement déconnectée des dires de Marx. Encore plus de ceux de Lénine, qui a passé à travers le temps et les changements de classe, qui ne cessent, d’ailleurs, de changer. Mais le principe demeure, et le bourgeois continue d’employer, pour créer la richesse, et en donner la part qu’il désire à celui qui la crée.

    Vous devriez analyser ces aspects vous-même, plutôt que de vous arrêter sur une analyse maladroite, qui fait comme si Marx avait été le dernier écrivain du marxisme. Comme si le temps s’était figé… pathétique.

    Et si ce menuisier possède les outils de production, qu’il emploie des ouvriers, vous ne serez aucunement apte à ne pas le positionner dans la classe dirigeante, il en fera bel et bien partie, même si ce n’est qu’à un petit niveau.

    «L’absurdité même de la distinction ne fait que souligner l’insuffisance de cette caractérisation des classes sous le capitalisme.»

    Aucunement, c’est l’analyse qui est totalitaire, et qui fait fi des débats successifs qui ont suivi le marxisme premièrement établi. L’histoire a continué, d’autres ont pavé les manques de cette époque et ont modifié l’analyse pour qu’elle s’accorde et se conjugue à la réalité de chaque époque. C’est d’ailleurs, ce que l’on nomme, par exemple, le matérialisme, ou même, le marxisme. Celui-ci n’est pas figé, et s’adapte. Je ne rendrai que l’exemple des ajouts de Lénine, quant aux nouveautés de la science naturelle.

    ««Ce que [Ricardo] a omis de mentionner est l’augmentation continuelle du nombre des classes moyennes … situé à mi-chemin entre les travailleurs d’un côté et les capitalistes de l’autre. »»

    Mais cela dit, même si dans nos sociétés la classe moyenne s’est accrue, elle offre néanmoins un blocage quant à la redistribution de richesse et dans les sociétés capitalistes avancées, un bassin de très moins nantis se creuse, avec de l’autre côté, l’enrichissement net et clair d’une minorité d’individus, à savoir, ces Trump que vous nommiez ci-haut.

    «Sous le capitalisme, il ya une tendance naturelle pour les entreprises à investir dans les zones à bas salaires, entraînant une hausse de ces taux à un niveau en rapport avec ceux des autres régions, et inciter les travailleurs à faible rémunération des emplois à émigrer là-bas.»

    On voit dans notre monde, une mondialisation des conditions de travail. Et on voit également, justement en regardant les discours de Bouchard, que des individus de la haute bourgeoisie qui tentent de nous empêcher de repousser les bornes de l’ignorance. Bouchard, parlant de productivité, nous pointait la Chine, le Mexique et bien d’autres endroits, où les droits humains ne sont pas respectés pour affaiblir le coût de production.

    «Ainsi, loin d’évincer la classe moyenne, le marché libre a tendance à éliminer les extrêmes de richesse et de pauvreté, ce qui augmente la taille de la classe moyenne.»

    Ce n’est pas le cas aux États-Unis, dommage que cette idée ne fasse pas avec les faits. Ce n’est pas le cas ici non plus. Encore dommage.

  6. sylvainguillemette said

    Aussi, l’analyse en entier est bornée au capitalisme, elle porte des œillets, et ne débat aucunement du droit divin d’exploiter le labeur d’autrui. Elle ne fait pas le ménage des prétentions capitalistes, qui rapportent que le «mérite», les «sacrifices« et bien d’autres hérésies seraient à l’origine de ce droit divin d’exploiter le labeur d’autrui. Vous devriez lire sur le totalitarisme, cette analyse en est un exemple patent. Pour l’auteur de l’analyse, le questionnement même du système capitaliste ne droit pas exister, et ce serait, comme étant un suivi normal de l’humanité, si l’on ne devrait que s’en tenir aux propos tenus dans cette analyse. Pourtant, il serait aisé pour moi de définir le travailleur comme le véritable méritant et comme celui qui prend tous les risques, pour que l’employeur empoche sur son labeur, les profits qu’il crée par cette force de travail. Il serait également aisé de détruire le mythe du mérite, dès lors que des bourgeois ne sont que des héritiers.

    Bref, il y a véritablement eu des trous dans les analyses de Karl Marx, à son époque, mais ces trous, pour la plupart, furent remblayés par d’autres, comme Lénine alors que jamais l’argumentaire ne s’est présenté pour expliquer l’existence du parasitisme constituant le capitalisme. D’ailleurs, dans ce texte, nous n’en voyons aucune trace. On parle de libre-marché, alors qu’il faut définitivement du capital pour en prétendre une soit disant liberté. Également, on pourrait utiliser ce terme frauduleusement employé, «libre» pour définir un prolétaire débarrassé du capitalisme qui l’asservit à la bourgeoisie dans le cas contraire, puisqu’il doit de toute façon, subvenir à ses besoins.

    Des essais comme ceux-là, j’en ai détruit des tas, et ce ne sera pas le dernier. Que vous, ou l’auteur de cette analyse maladroite le vouliez ou non, il est un fait qu’une classe de gens travaille pour subvenir à ses besoins, et qu’elle le fait à travers l’exploitation de son labeur, que la classe bourgeoise paie avec les capitaux qu’elle détient préalablement. Dommage, mais le capitalisme est bel et bien un système d’exploitation des masses, qui n’enrichit visiblement qu’une minorité parasitaire. La bourgeoisie. Bien que celle-ci ne soit pas toute riche comme les Trump, elle y aspire, et chaque jour, on voit un gros qui mange un petit. Sinon, vous nieriez l’essence même de ce système. Vous y nieriez en même temps, ce qui se passe à la bourse. Ce serait quelque chose!

    Et ne vous en déplaise, l’exploitation du prolétariat par la bourgeoisie demeure une vérité.

  7. sylvainguillemette said

    Et plutôt que me servir les efforts des autres, même si moindres aux côtés des dires de ces marxistes, faites donc un effort vous-même. Essayez donc, vous, de détruire le marxisme? Et tentez donc, en même temps, de défendre le capitalisme, de le légitimer. Ça fera changement.

  8. americocorico said

    OK, et qu’est-ce que vous et votre clique d’extrémistes voulez au juste?
    La guillotine à ceux qui ont du capital? l’abolition de l’argent? le retour au troc, le retour aux terres pour la vie en campagne? C’est quoi, la DICTATURE du prolétaire (mais comme je vous est mentionner, le terme que vous n’avez pas été capable de définir, reste vague et changeable)? La syndicalisation de tout le monde?

    C’est quoi, la famine généraliser, des magasins vides, du chômage à plus finir, des guerres civiles, des «révolutions», le contrôle des territoires par des bandes ethniques et trafics de drogues, l’insécurité?

  9. sylvainguillemette said

    «La syndicalisation de tout le monde? »

    D’une certaine façon. Mais que ces conseils populaires, dictent au peuple. Qu’ils soient considérés comme ce qu’ils sont dans le fond, la majorité. J’entendais l’autre jour, «doit-on confier les commandes d’un bateau de Rafting à celui qui connait ça, ou soumettre les choix à la majorité de l’équipage, sans expérience?» La question elle-même, était teintée d’une idéologie, comme si les humains, n’étaient pas conditionnés, ou «conditionnables». Or, le contraire s’observe. L’être humain pourrait être conditionné à gérer une entreprise, dont il serait à part entière, propriétaire, avec l’humanité qui l’entoure.

    Il n’est pas vrai que les humains soient comme ceci, ou comme cela, dans diverses situations, mais plutôt, comme ceci, comme cela, dans des situations X, Y ou Z, où ils sont différemment conditionnés. par exemple, quelqu’un quine pratique pas un sport, y sera forcément moins fortuné en talent, que celui qui y passe sa vie. Ne me demandez pas d’imiter Joannie Rochette, je ne connais rien au patin.

    Je suis contre la peine de mort. Je ne préconise les peines de prison, que pour les criminels. Qu’ils assument leurs actes. L’abolition de l’argent vient avec le programme du Parti communiste, que Marx et Engels ont écrit jadis -c’est d’ailleurs un autre exemple de l’inexistence du communisme-.

    Le communisme, ce serait également l’appui à la communauté scientifique, ce qui veut dire que, les sciences génétiques par exemple, seraient grandement plus étudiées, avant d’être mises en pratique, comme c’est le cas actuellement.

    Ensuite, juste pour vous faire remarquer, dans les pays capitalistes, il y a; de l’insécurité, de la famine, certains magasins plus vides que d’autres sinon moins abordables, du chômage, des guerres impérialistes, des contrerévolutions, des contrôles de territoires par la bourgeoisie, de la vente de drogue –y compris par de la bourgeoisie, sinon, qui avec ses profits, peut devenir bourgeois pour ensuite, blanchir son argent sale…-, etc..

    Je suis ouvert aux discussions sérieuses monsieur, ou madame. Si vous demeurez poli€, j’en ferai autant.

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