Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Les islandais renvoient aux banques, leur propre fardeau!

Posted by sylvainguillemette sur 7 mars, 2010

https://i0.wp.com/www.e24.fr/multimedia/dynamic/00007/islande_manifestation_7050b.jpgEn Islande, au lendemain du référendum appelé par la grogne populaire sur le remboursement des dettes privées de certaines banques,  l’humeur est à la joie et la fierté. Majoritairement, les islandais rejettent à plus de 93% la loi qui aurait consenti au remboursement des dettes privées de banques, comme cela fut fait partout dans le monde, à l’instar de ce qui sauva Wall-Street de la faillite certaine.

Ainsi, les islandais rejettent le blâme et les responsabilités sur l’entreprise privée elle-même, n’ayant pas su gérer comme il se fallait ses propres affaires. Révolutionnaire en soi, ce jugement populaire donne encore une fois une leçon aux capitalistes, eux, tentés de tricher une fois de plus pour sauver leur règne via des gouvernements qui leur sont tout concédés.

Ici aussi, l’État eut à intervenir pour sauver les entreprises privées de la faillite, comme GM, qui nous aura coûté quelques milliards, au fil de son existence. Comme Bombardier, qui continue de nous coûter en subventions. Ainsi qu’aux autres, aux PME, etc..

Le soutien aux entreprises privées, appelées à exploiter notre labeur, n’est pas notre responsabilité. Tout au contraire. Comme celle qui veut porter la Burka, l’entreprise privée, surtout la banque, n’a qu’à s’accommoder de ses soucis, comme doit le faire, généralement, tous ménages pris à la gorge dans ces contextes économiquement voués au capitalisme.

Si l’inverse est impossible, pourquoi légitimer le remboursement de dettes privées des banques? Parce que soyons clairs, les banques, elles, ne rembourseront pas les hypothèques des islandais, ni les vôtres, où que vous soyez.

Il est certain, maintenant, que le FMI exercera une pression contre cette grogne populaire, qu’elle fera payer en ne versant pas une aide promise jadis. Mais c’est ainsi, dans un Empire totalitaire capitaliste. Et le FMI ne sera pas le seul acteur de cette pression qui rendra la vie difficile aux islandais.

Peu importe, les islandais peuvent aujourd’hui se clamer de cette fierté que devraient avoir tous les prolétaires de la Terre, s’ils étaient unis, comme dans une grande armée appelée à renverser la dictature bourgeoise.

6 Réponses to “Les islandais renvoient aux banques, leur propre fardeau!”

  1. […] Les islandais renvoient aux banques, leur propre fardeau … […]

  2. Bravo aux islandais, enfin du vrai capitalisme.

  3. sylvainguillemette said

    Mais même le vrai capitalisme laisse en plan des humains cher Jean-François. Et on sait très bien, ce qui ce serait produit si les banques états-uniennes n’avaient pas été soutenues. Les épargnants auraient perdu leurs épargnes, des faillites en bien plus grand nombre encore, auraient vu le jour. Les états-uniens auraient peut-être même, avec assez de misère sur le dos, tenté de renverser leur régime pseudo-capitaliste.

    Une chose est certaine, même quand il est appliqué plus brutalement, le capitalisme enrichit une minorité, sur le labeur de la majorité prolétarienne. Il ne tient pas compte non plus, des véritables facteurs humains, dont le «social» en général. Il individualise, des problèmes de société.

    Le capitalisme est tout de même une ratée mon cher Jean-François. Il ne fait pas le débat quant au mérite, que vous ne pourrez jamais affirmer chez des êtres tels Péladeau et cie. Il ne fait pas le débat non plus, sur les chances égales que les humains ont soit disant dans ce système. Il ne fait pas non plus, le débat quant aux risques que prennent les bourgeois, vis-à-vis ceux que prennent les prolétaires, qui n’hésitent pas à risquer leur vie pour créer la richesse dont ils ne se régaleront jamais, et qui se concentrera, quoique vous en disiez, chez la minorité parasitaire qu’est la bourgeoisie.

    Sans parler de l’impérialisme qui découle directement de cette concentration de richesses chez une minorité. L’impérialisme est aujourd’hui un fait observable, et observé. C’est indéniable comme on dit…

    Mais encore, je ne crois pas que les islandais soient autant capitalistes que vous ne le souhaitiez. Ils le sont, ici, par erreur. Et au fond, les véritable les capitalistes savent que sans l’État, leur système n’est que chimères et prétentions. Sans l’intervention de l’État, dans les guerres ou la répression par exemple, vos bourgeois se seraient fait zigouiller depuis des lunes. Les «grands» de ce monde, qui n’ont comme grandeur que leurs capitaux, se sont fait des ennemis au cour de leur vie. Ils ont brisé des vies, des ménages et des rêves. Ils ont également tué la compétition, s’ils sont parvenus à se distinguer de leurs compétiteurs. Parce qu’il n’y a pas que des gagnants, dans un système capitaliste. Ils sont même plutôt rares.

  4. C’est toujours amusant de te voir nier la différence entre capitalisme et corporatisme.

    D’ici à ce que tu évolues: le communisme, c’est les goulag, et longue vie à la liberté!

  5. sylvainguillemette said

    Les goulags, ce sont les décisions d’autrefois, prises par des gens comme Staline, qui dictait par exemple, au prolétariat, alors que le prolétariat aurait du lui dicter. Tant que vous ne comprendrez pas que le communisme n’a jamais existé, vous ne comprendrez pas de quoi vous parlez quand vous parlez de goulags.

    Ensuite, c’est bien ce que je dis. Si le corporatisme n’était point, vous auriez un vrai monde capitaliste, pire en soi. Car l’État ne pourrait plus intervenir pour palier aux problèmes que crée le capitalisme. L’exploitation des travailleurs, par des non-méritants, serait tout aussi d’actualité et j’irais même plus loin, ne serait plus condamnable, puisque l’État ne pourrait plus intervenir pour jouer au «juge».

    Ce serait donc, chacun pour soi. Une vraie jungle. Vous êtes aussi réalistes que les anarchistes à vrai dire!

  6. sylvainguillemette said

    C’est toujours amusant de vous voir nier la différence entre la dictature d’un seul homme sur le prolétariat, et la dictature du prolétariat sur l’ensemble d’une nation sans État.

    L’arroseur arrosé, encore…

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