Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Les limites de l’absurde

Posted by sylvainguillemette sur 12 mars, 2010

https://i1.wp.com/tech-max.fr/wp-content/images/chine.jpgL’absurdité du capitalisme n’a semble t-il, pas de limite et c’est avec stupeur et crainte que les québécois apprennent que leurs terres sont convoitées par le nouvel Empire ayant détrôné l’ancien, la Chine. Des agents chinois, accompagnés d’une pair d’agent de vente québécois, ont été mandatés par leur pays afin d’acheter 40 000 hectares de terre cultivable du Québec.

Ainsi, les terres internationales seront mises en pâture aux plus offrants, et comme ceux-ci ne sont pas nombreux, qu’ils forment une minorité, les terres appartiendront donc  à une minorité, capable de se permettre ces terres que les cultivateurs québécois délaissent de plus en plus, justement, faute de moyen ou par absence de relève. Mais même dans ces cas où la relève n’est pas au rendez-vous, elle ne l’est souvent pas, elle aussi, par manque de moyens.

Les quotas sur les terres coûtent une fortune, mais la Chine n’est pas en reste. Elle est la nouvelle puissance économique capitaliste, la nouvelle élite, qui mondialisera, au plaisir du patronat québécois et international, les conditions de travail crasses qui lui permettent de se hisser loin de la compétitivité.

Donc, avant longtemps, vous vendrez probablement votre force de travail à des chinois, dont le nom du pays rappelle que l’habit ne fait pas le moine. La Chine communiste n’est point communiste, même qu’elle est plus capitaliste que les États-Unis d’Amérique. Vous achèterez également, des fruits et les légumes produits au Québec, mais dont les profits iront tout droit en Chine. C’est l’essence même de l’impérialisme qui se dessine ici.

Que pouvons-nous faire pour éviter cela? Rien! C’est la loi du marché, elle est sensée réguler elle-même nos problèmes…, c’est ce qu’on dit. Le système capitaliste permet cela, c’est ainsi. Le plus offrant, peu importe ses mérites réels, et/ou ses ambitions, a le droit d’acheter les plus petits fabricants, les plus petits propriétaires, etc.. Le capitalisme à son plus beau fait son entrée au Québec. Sans attente trop longue, on vous annoncera également la vente d’eau, ou de terres où les arbres sont nombreux, que les chinois achèteront. Ainsi se joindra aux terres agricoles, l’ensemble du patrimoine québécois d’ici peu.

Avant longtemps, ces mêmes propriétaires privés auront leur police privée, et des barrières pour empêcher qu’on accède à leurs terres. D’un bout à l’autre du monde, vous aurez ces propriétés étrangères, surement chinoises, qui parsèmeront les pays du monde. Et puisque la police s’offre maintenant aux plus offrants, elle aussi, d’imaginer qu’ils protègent les terres privées de ces nouveaux propriétaires ne sera pas exagéré.

L’absurdité du capitalisme n’a pas de limite. D’abord, on nous a fait longtemps croire que le bourgeois méritait les fruits du labeur de la classe laborieuse, du prolétariat. Faussement argumenté, sinon même, inargumenté, le débat n’a pas vraiment eu lieu avec les capitalistes. On voit depuis longtemps l’inexistence du partage des richesses dans ce système et la concentration de cette richesse, chez une minorité parasitaire. Déjà, les bourgeois s’offraient des moyens de production qu’il était impossible d’acquérir pour la classe ouvrière. Ces mêmes bourgeois se sont payés des îles paradisiaques, des bateaux gigantesques, des terrains de Golf à même leur terrain, etc.., et aujourd’hui, c’est à leur propre jeu qu’ils perdront, aux mains des bourgeois chinois, leurs bébelles inatteignables pour la classe ouvrière.

5 Réponses to “Les limites de l’absurde”

  1. Dire qu’on se chicane sur le « québec libre »…
    Pendant ce temps, rien n’est fait pour protéger les terres du Québec. Dans 15 ans, il n’y aura plus de Québec.
    Il sera libre comme il l’est: achetable et rachetable et rachetable. La richesse a tous les droits et pas de pays.
    __
    « Ces mêmes bourgeois se sont payés des îles paradisiaques, des bateaux gigantesques, des terrains de Golf à même leur terrain, etc.., et aujourd’hui, c’est à leur propre jeu qu’ils perdront, aux mains des bourgeois chinois, leurs bébelles inatteignables pour la classe ouvrière. »
    ___
    Avec ça la grande lutte de l’industrie de la démolition au Québec.
    Bonne journée!
    P.S.: Je viens de découvrir votre site et j’ai mis un lien su mon blogue

  2. […] L’absurdité du capitalisme n’a pas de limite. D’abord, on nous a fait longtemps croire que le bourgeois méritait les fruits du labeur de la classe laborieuse, du prolétariat. Faussement argumenté, sinon même, inargumenté, le débat n’a pas vraiment eu lieu avec les capitalistes. On voit depuis longtemps l’inexistence du partage des richesses dans ce système et la concentration de cette richesse, chez une minorité parasitaire. Déjà, les bourgeois s’offraient des moyens de production qu’il était impossible d’acquérir pour la classe ouvrière. Ces mêmes bourgeois se sont payés des îles paradisiaques, des bateaux gigantesques, des terrains de Golf à même leur terrain, etc.., et aujourd’hui, c’est à leur propre jeu qu’ils perdront, aux mains des bourgeois chinois, leurs bébelles inatteignables pour la classe ouvrière. Sylvain Guillemette, Reactionism Watch […]

  3. sylvainguillemette said

    Merci Geatan Pelletier!

  4. americocorico said

    Pourquoi vendrions-nous nos terres aux Chinois? Surement par manque de liquidité. La dette québécoise nous amènera droit à ce désastre. Tous nos beaux programmes qui nous coûtent des fortunes nous endettent année après année. Soit on privatise, soit on augmente nos revenus pour des programmes improductifs.

    Notre taux de décrochage est découragent. Pendant que nos étudiants ont des cours sur le vivre ensemble, la sacro-sainte tolérance des religions étrangères par le dialogue dans l’égalité multiculturalisme… les petits Chinois en Chine travaillent, les autres étudient.
    À la différence de vous, je crois que si nous perdons du territoire, ce n’est uniquement de notre faute.

    Les Chinois travaillent pour la Chine.
    Nous, on a des dizaines de groupes communistes écolos-féministes-égalitaristes-syndicalistes qui veulent diminuer notre croissance économique, que dis-je, qui veulent la destruction du capitalisme (mais en même temps, anéantissent l’entreprenariat individuelle) et font tout pour lui nuire et pour enrichir leur groupe et leur cause.
    Le gouvernement québécois est lâche et sans envergure et le politiquement correct nous nuit plus qu’autre chose. Il n’est qu’un buffet à piger des subventions.

    Conjuguons avez cela une diminution de la fertilité des canadiens-français, je vous dis pas comment je vois le futur.
    Je ne vous dis pas comment je vois la liberté et l’occident dans 100 ans. Alors seulement là vous rendrez-vous compte que les États-Unis d’Amérique n’étaient pas si pires qu’on le dit.

  5. sylvainguillemette said

    Votre critique est manifestement bornée au programme capitaliste en place. C’est dommage. Dans vos choix concernant la soit disant misère du Québec dans le rouge, seuls ceux reliés au système en place s’offrent à nous.

    D’abord, la dette québécoise n’est pas celle que la droite prétend au Québec. Elle est en de ça de celle, en moyenne, des pays de l’OCDE. De près de 10% à vrai dire.

    Ensuite, nos programmes coûtent ce qu’ils coûtent en capital, dans un système capitaliste. Mais allons donc débattre de deux points ici. Soit du coût de ces services au privé, et des priorités d’une nation d’une autre part.

    De fait, le système de santé public coûte beaucoup moins cher que ne le coûterait, per capita, un service semblable au privé. Le privé n’améliore pas la productivité, car celle-ci est en lien avec la gestion, et non avec le financement d’une entreprise ou d’un service. D’ailleurs, les infirmières du réseau privé sont plaintes par celles du réseau public, qui leur reprochent leurs piètres connaissances et performances au sein du système actuel. De plus, comme prévu, elles nous coûtent plus cher. Mais encore, tout cela n’améliore pas non plus, l’accessibilité. Puisqu’on déshabille Pierre, pour habiller Paul. Les mêmes infirmières par exemple, pourraient œuvrer au sein du public, si le privé, comme la loi l’exige d’ailleurs, ne serait pas permis. Elles n’auraient, sinon, que le choix de choisir une carrière autre.

    D’amblée, il faut de toute façon questionner les priorités d’une nation, ou d’une société. La santé passe avant la création de richesse, ou les deux vont-ils de pair de toute façon? Moi, je crois que les deux vont de pair, et que la santé, lorsque nous n’avons pas d’envie impérialiste, passe avant la création de richesse dans des domaines comme l’armement, ou l’invasion de pays souverains pour les occuper par la suite. Je crois également que si les États-Unis d’Amérique n’avaient pas tant de soif des ressources étrangères, que leur oblige leur capitalisme en phase terminale, auraient un meilleur système de santé, accessible à plus de gens et ne laissant pas en plan 55 millions des leurs.

    Vous dites que nos beaux programmes augmentent en coût? Or, il en est de même pour tous les coûts reliés à une société. L’inflation est un de ces exemples. Et c’est le système qui en est père ou mère. D’autre part ici, ces programmes coûtent moins cher per capita, que si ils étaient offerts au privé, et de plus, ils permettraient à cette minorité bourgeoise, exploitant déjà notre labeur, de profiter désormais de nos maux. Ainsi, le même bourgeois profitant déjà du labeur d’autrui, pourrait garnir sa caisse, en profitant des maladies d’autrui –pourquoi celles de leurs travailleurs?-.

    Vous ne donnez ici, que deux choix. Et dans l’un de ces choix, vous parlez d’improductivité. Or, le constat de l’étude de la firme IRIS, sur la privatisation de la santé, en dit tout le contraire. La productivité du privé n’a jamais fait ses preuves en santé. D’ailleurs, j’ai ici même, mis en lien des données du système états-unien, comparé au nôtre, qui démontrait clairement que notre système tuait moins que le leur. Ensuite, parlant seulement du coût, celui des états-uniens, mixte comme certains le souhaitent au Québec, est le plus coûteux des systèmes de santé en ratio, vis-à-vis ceux de toute la planète Terre. Il n’est pas non plus, accessible à tout le monde…, puisque plus de 55 millions de ces états-uniens n’y ont pas accès. Quant au choix de privatiser, il n’est que le reflet de votre collaboration de classe avec la bourgeoisie, ou de l’aliénation dont sont capables certains travailleurs parmi tant d’autres. Et il n’y a pas que ces deux pistes qui s’offrent à nous.

    Et par rapport à ces «manque de liquidité», comment se fait-il que ce soit un problème observable sur tous les continents de la planète, où le capitalisme sévit? Comment se fait-il qu’on observe, et pas vous, qu’il y ait des Empires plus forts que d’autres, et que finalement, nous ayons eu raison quand à l’aspect pyramidal de ce système pourri qui permet l’exploitation des êtres humains par d’autres êtres humains? Quand par exemple, Bombardier obtient un contrat, il faut admettre et comprendre que plusieurs autres compagnies ne l’ont pas obtenu. Ce système, ne vous en déplaise, connait ses gagnants comme ses perdants. Nous sommes tous en compétition les uns aux autres. Et c’est là, que vous dites que c’est notre avenir décidé, certain… Privatiser, ou aller de l’avant avec la ratée…? N’importe quoi! Je n’envie aucunement les États-Unis d’Amérique pour leur système de santé, et l’ensemble des services qu’ils ont, mais qui sont aussi inaccessibles à plusieurs états-uniens.

    Et à la différence de vous, je crois que nous perdons de notre territoire, parce qu’il est privatisé, et que les plus offrants peuvent se les permettre. Et je crois aussi, à la différence de vous, que de privatiser des territoires fut une des plus grossières erreurs du capitalisme québécois. Aussi, là encore, je n’envie point les conditions de travail des chinois, et je ne crois pas que vous soyez en mesure de répondre par l’affirmative, si je vous demande si vous enviez vous, leurs conditions de travail. Mais c’est pourtant ça, le capitalisme. Tout au plus offrant. Et pourtant, les chinois qui offrent leur labeur n’en sont point récompensés, eux.

    Maintenant, pour étudier, il faut des moyens pour le faire. Et c’est encore, dans le capitalisme, un choix qui ne s’offre pas à tout le monde. Cela dépend encore des priorités de l’État, comme par exemple, celles de notre État, de bourrer de capitaux des entreprises privées en difficultés, ou en départ de production de richesses –que créent les travailleurs salariés-. Aux États-Unis d’Amérique, le soit disant pays de la liberté, il n’est pas possible pour tout le monde d’accéder aux hautes études. C’est pourtant le cas, à Cuba, qui n’a semble t-il, pas les moyens de se permettre ce programme que vous diriez certes, improductif! Pourtant, c’est par l’éducation que passe d’abord, la création de richesses.

    Les communistes ne veulent pas affaiblir l’économie, mais mettre fin à l’exploitation des travailleurs, par d’autres êtres humains. Les communistes d’ailleurs, sont tenants des discours pro-productivité, à condition que cette productivité aille tout droit dans les mains de ceux qui la créent. C’est là, la différence ultime entre vous et moi. Cessez donc de nous prétendre des intentions.

    Quant aux syndicats, ils sont l’union libre des travailleurs, tout comme le Conseil du patronat et certains partis politiques voués à leur cause, sont permis de le faire. Les travailleurs créent la richesse, et non pas le contraire parlant des bourgeois. Ceux-ci n’ont comme mérite, que leur possession des moyens de production. Ne leur donnez pas le crédit de l’entreprenariat, tout cela est bel et bien relatif aux possibilités d’entreprendre, soit donc, aux capitaux que vous détenez préalablement. Et le syndicalisme n’est pas tel ou tel syndicat. On ne remet pas en cause le syndicalisme, mais certains syndiqués ou syndicats, profitant largement de la confiance des supposés leurs. Comme à la FTQ par exemple. Les communistes, qui ne font pas que porter les habits du moine, mais qui respectent plutôt leur idéologie, n’ont que faire des gains et de l’appât du gain.

    Et si le gouvernement est si lâche comme vous dites, c’est qu’il se mettrait affront aux travailleurs en vous donnant la joie de ne pas plier aux demandes syndicales, ou affront aux couches populaires moins nanties, en coupant dans leurs services essentiels.

    Vous comparez ensuite les «méchants syndicats» avec les États-Unis… Vous faites erreur, encore là. Les syndicats n’envahissent pas de pays, ils se battent pour les droits des travailleurs exploités. Les syndicats ne pratiquent pas la torture, ils la dénoncent. Les syndicats ne possèdent pas d’armes de destruction massive, dont des armes nucléaires. Ils n’ont que des pancartes dénonçant leurs conditions de travail. Les syndicats n’ont pas de dessein impérialiste et ne renversent pas des démocraties populaires, ils représentent, en partie, ce que veulent mettre en place les communistes, soit donc, des conseils populaires, dont les membres sont aptes et capables de gérer les décisions importantes les concernant.

    Les États-Unis d’Amérique ne sont pas si pires que cela, en comparaison de quoi? Des tyrans qu’ils ont mis en place un peu partout dans le monde? Des talibans et d’Al-Qeada qu’ils ont financé? Des patrons qu’ils manifestement aidé en 20027-2008, à remonter la pente de la faillite? De qui donc, je vous prie?

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