Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Le mythe de l’apport du privé

Posted by sylvainguillemette sur 5 avril, 2010

https://i2.wp.com/a6.idata.over-blog.com/300x327/0/58/28/37/R-pertoire-3/capitalisme.jpgIl y a un mythe existant, faisant état d’un apport du privé dans notre société. J’aimerais si vous me le permettez, mettre les choses au point en ce qui concerne les acteurs du privé, soit donc sur le soit disant «apport» dont fait l’objet la bourgeoisie, en ce qui concerne notre société.

D’abord, pour jouer quelque rôle que ce soit, un capital se fait indispensable, si nous vivons bien sûr, dans un modèle capitaliste. Il faut donc préalablement constater qu’il faille posséder des capitaux dans un système basé sur les échanges de capitaux, ou si vous préférez, dans un système capitaliste. Ainsi, nous éviterons de faire dans le totalitarisme, comme se plaisent à le faire certains démagogues de la droite, aisés également à faire dans le populisme par la bande.

Constatant donc la nécessité de posséder les capitaux pour faire un quelconque apport, nous constatons avec raison ensuite, que certaines personnes possèdent plus que d’autres, ces dits capitaux. Il est donc normal, si nous constatons que seule une minorité possède autant de capitaux qu’il faille avoir pour la cause, de visualiser par la suite que seule une minorité pourra exercer un «apport» à notre collectivité.

Cette autre constatation faite, comment peut-on par la suite, prétendre que cette minorité soit celle qui apporte, inversement que de ne s’en tenir qu’aux faits qui suggèrent plutôt la concentration de richesses chez cette minorité –résultant du capitalisme- , qui vient ici rendre cette dernière indispensable aux yeux des économistes, également capitalistes d’idéologie et ne tenant que compte du fait de leur possession, et non de leur mérite ou des risques qu’ils ont pu prendre vis-à-vis par exemple, les créateurs de richesses, les prolétaires?

L’apport là, du privé dans notre système, n’est donc que le reflet d’une réalité tout autre, soit celui qu’une minorité particulière –la classe bourgeoise, possédant les moyens de production…-possède les capitaux indispensables aux apports quelconques. Ensuite, viennent et interviennent les idéalistes de cette même idéologie. S’en suivent des affirmations telles que : «Il ne faut pas diaboliser le privé, il fait des apports énormes à notre système de santé par exemple…» (Marie Grégoire). Ce type d’affirmation, justement, ne fait qu’affirmer qu’il y a apport du privé, sans se soucier du fait que cet apport n’est possible que si l’on possède des capitaux, et que manifestement, la bourgeoisie concentrant  chez elle la richesse créée par le prolétariat international, elle est également la seule à pouvoir intervenir auprès de la société, mis à part du prolétariat lui-même uni. Celle-ci, la bourgeoisie, peut donc intervenir, par exemple en intermédiant entre la demande et l’offre –par le biais de ses capitaux-, par sa capacité de s’approprier les moyens de production. Ironiquement, ces moyens de production sont également fabriqués par le prolétariat…

Je ne peux donc que constater que les idéalistes continueront tant qu’ils le pourront, d’abrutir les masses, sinon, c’est qu’ils se sont tellement abrutis, qu’ils ont fini par croire à leurs dogmes sempiternels, également invincibles aux échecs.

Le privé n’apporte rien à l’humanité qui en vaille la peine. Le capitalisme explique la concentration de richesse chez une minorité, et cela de suite, explique pourquoi certains acteurs du privé peuvent intervenir -dans une telle économie-, précisons-le. Je ne vois pas là, une concrétisation d’une loi divine, mais une  manifestation d’un totalitarisme, qui en est des plus patentes.

5 Réponses to “Le mythe de l’apport du privé”

  1. Selon votre logique implacable, donc, il faudrait voir à éliminer, immédiatement, tous les marchands de fruits des marchés de la ville, toutes les boutiques du type « Poubelle du ski », par exemple, qui tentent de rendre des services privés à la population. Évidemment, par cette même logique, ce blogue disparaîtra aussi immédiatement, étant un locataire d’espace virtuel auprès d’une sale entreprise privée. Il faudra aussi jeter vos ordinateurs aux poubelles jusqu’à ce qu’ils soient produits dans une bonne vieille usine fonctionnant au charbon national sous les auspices d’un parti officiel.

    Il faudrait, toujours selon votre réflexion, rendre ces entreprises publiques en les nationalisant et en les enlevant à leur propriétaire. Bien sûr, lorsque la grève des cols bleus rendra les fruits rares, on mangera le charbon de l’usine.

    Bande de tarés.

  2. Jacques Saint-Pierre : le troll anti-RW.

  3. sylvainguillemette said

    Selon votre logique, d’éradiquer l’entreprise privée, nous priverait de services qui dépendent de fait, de notre propre demande, à laquelle donc, on pourrait aisément répondre par des moyens nationalisés. Tout ce qu’il faut, de l’entreprenariat bien remercié, mais d’une tout autre façon qu’il l’est sous le capitalisme. Par exemple, nous ne donnerions pas de droit d’exploitation du labeur d’autrui. Telle une coopérative par exemple.

    En regardant le merveilleux film de Micheal Moore sur le capitalisme, je me suis aperçu qu’aux États-Unis mêmes, les coopératives étaient fonctionnelles, profitables et qu’elles plaisaient aux propriétaires, égaux sur le plan de la propriété et des rentabilités.

    Donc, résumons… Votre logique tordue à vous, exprime ici que nous n’aurions plus rien à nous mettre sous la dent, sans la bourgeoisie… Or, la nourriture, même aujourd’hui, n’est pas conçue par la bourgeoisie, mais par le prolétariat qu’elle emploie, dans les moyens de production qu’elle s’approprie, parce qu’elle en a les moyens!

    La seule raison pour laquelle la bourgeoisie peut se payer ses moyens de production, c’est parce qu’elle possède le capital. Mais ce seul constant fait, ne nous permet pas d’expliquer la provenance du capital, ni le mérite de celui qui la possède. Il n’y a donc pas matière là, à défendre des droits d’exploitation de labeur d’autrui! Aucunement! Sinon, prouvez-nous au moins le contraire! Ou ne nous faites pas perdre notre temps.

    Cela dit, avec votre intervention, j’ai pu démystifier votre «importance» parmi nous. Tout le monde ayant lu nos échanges, sait désormais que vous n’avez comme mérite, que le fait de posséder du capital. Vous n’êtes pas méritant par la suite, de l’investir afin de faire plus de profit. Tout au contraire, puisque ces profits sont créés par le labeur de ceux que vous employez, parce que vous pouvez vous permettre de les employer, grâce encore, à votre capital.

    Vous vous donnez trop d’importance mon cher. Vous devrez un jour ou l’autre, vous rendre à l’évidence. Vous ne servez à rien, si on vous soustrait de votre capital.

    Et pourquoi tomber dans les insultes aussi facilement monsieur Saint-Pierre? Vous n’aimez pas que l’on questionne votre utilité parmi nous? Je crois que c’est un exercice important, et qu’il faille le faire. On sauverait d’énormes coûts en nous débarrassant de classe parasitaire à laquelle vous souscrivez.

  4. sylvainguillemette said

    Tous les biens matériels ne disparaîtraient pas. Ils seraient simplement créés dans une autre usine, et non au charbon, comme l’entend monsieur Saint-Pierre, mais probablement avec des énergies plus propres. J’ai confiance en la demande des humains en ce sens. Ne suffit ensuite, que d’y répondre.

    Au charbon…

    Aux États-Unis d’Amérique privatisés de bord en bord, le charbon est la première source énergétique! Je ne crois pas que les états-uniens mangent du charbon…

    Les ordinateurs, les fruits, etc.., sont tous le résultat de labeur, dont les prolétaires sont responsables, dans le plus souvent des cas.

    En fait, c’est même tout le contraire des propos de monsieur Saint-Pierre qui s’impose! Sans prolétaires, les bourgeois cesseraient de vivre, car c’est de fait, le prolétariat qui gagne sa vie!

  5. Jean-Sébastien Vézina-Girard said

    Le privé coûte plus cher aux contribuables, il vole du personnel pouvant être utile au public qui en manque cruellement. Il est accessible à ceux et celles qui ont les moyens donc il exclus une parti plus pauvre de la population dans un système plus pauvre en ressources, mains d’oeuvre et financement. Il contribut à enrichir une minorité de la population et ce au détriment de la maladie et de la misère du monde. Il n’offre pas nécessairement un meilleur service, il individualise les problèmes de société, il contrôle l’information pour ses fins, il influence les politiciens aussi pour ses intérêts et non ceux de la majotiré. L’exemple du privé est là à nos portes, nous n’avons qu’à observer au États-Unis pour nous rendre compte que le privé est en train de détruire la société.

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